À la fin de l’été dernier, Jeep présentait à la presse automobile son plan consistant à dévoiler quatre nouveautés en autant de mois. Le lot comprenait une nouvelle génération du Cherokee, la présentation du Recon 100% électrique et la mise à jour des Grand Wagoneer et Grand Cherokee. La semaine dernière, l’équipe éditoriale de L’Annuel de l’automobile s’est rendue à Westlake Village en Californie pour mettre à l’essai les Jeep Cherokee 2026 et Grand Cherokee 2026. Nous vous livrons de ce pas nos premières impressions de ces deux modèles.

Jeep Cherokee 2026: il est enfin de retour

En cours d’année 2023, Jeep nous apprenait qu’elle cessait la commercialisation du Cherokee. Une décision insensée à nos yeux, étant donné la popularité du modèle et l’importance du segment des VUS compacts sur notre marché. Or, en creusant, on a saisi que le véhicule était assemblé à l’usine de Belvidere en Illinois et que le constructeur avait d’autres plans pour cet endroit. Une décision crève-coeur pour la marque Jeep aussi, qui n’a jamais réussi à remplir le vide avec le Compass.

Consciente de ce fait, Jeep nous ramène le Cherokee pour l’année-modèle 2026.

Cherokee 2026: une formule 100% hybride

Elle est loin derrière nous l’époque du moteur V6 sous le capot du Cherokee. En effet, avec l’introduction du modèle de sixième génération, Jeep adopte plutôt une formule 100% hybride. Il s’agit du même groupe motopropulseur pour l’entièreté de la gamme. Le capot renferme un moteur turbocompressé à quatre cylindres de 1,6 L. Ce dernier travaille conjointement avec deux moteurs électriques, une batterie de 1,08 kWh et une transmission EVT. Il faut savoir que le bloc a été d’abord développé par les enseignes Peugeot et Citroën en Europe. C’est toutefois la première fois que Jeep emploie une formule hybride en Amérique du Nord. Il s’agit d’une stratégie certainement audacieuse. Ceci dit, le constructeur justifie sa décision en affirmant que l’hybride est une technologie qui compte déjà une clientèle établie et conquise.

Dès les premiers kilomètres parcourus avec le nouveau Cherokee, on a apprécié son comportement. La transition entre l’électrique et l’essence s’effectue de manière subtile. Quant à la puissance de 210 chevaux et au couple de 230 lb-pi, ils sont livrés de manière linéaire. Franchement, force est de constater que Jeep a réalisé du beau boulot avec le groupe motopropulseur, puisque le résultat est convaincant.

Cela étant dit, nous attendons impatiemment l’annonce de la venue d’une version plus costaude et aventurière. Une version Trailhawk, par exemple, qui serait dotée de pneus tout-terrain, d’un rouage plus réactif, de crochets de remorquage et de plaques de protection serait totalement pertinente. L’idée ne serait pas de détrôner le Wrangler, mais plutôt d’en faire un Cherokee plus baroudeur. Ça nous apparaît comme étant essentiel.

Cherokee 2026: prions pour qu’il soit fiable

On n’a assez peu de reproches à adresser au nouveau Cherokee. La motorisation semble plutôt bien adaptée, l’aménagement à bord est adéquat et à peu près tous les autres critères sont satisfaits également. Or, la question de la fiabilité demeure. En effet, à l’exception de la Fiat 500e, aucun véhicule électrifié de Stellantis n’a su démontrer sa fiabilité au cours des dernières années. Vous admettrez que les Wrangler 4XE, Wagoneer S, Charger Daytona et autres ont connu leur lot de pépins. Ce faisant, comment peut-on recommander les yeux fermés le nouveau Jeep Cherokee. Bien que le produit soit hautement convaincant, nous faisons preuve de prudence et nous devons le laisser nous prouver sa fiabilité.

Jeep Grand Cherokee 2026: un renouvellement de mi-génération, mais pas pour tout le monde

Parmi les autres nouveautés promises par Jeep pour 2026, citons le renouvellement partiel du Grand Cherokee. Autrement dit, la génération actuelle du Grand Cherokee a été introduite pour l’année 2022 dans le cas du modèle à cinq places et elle bénéficie de quelques changements.

Histoire de s’assurer que les concessionnaires autant que les clients soient mêlés comme un jeu de cartes, Stellantis n’applique pas la mise à jour sur les versions Laredo et Laredo X. Ces deux versions de base poursuivent leur route sans aucune amélioration pour 2026.

En ce qui concerne les autres déclinaisons du catalogue, elles bénéficient de quelques changements. Bien qu’un oeil de lynx soit nécessaire pour percevoir les différences, mentionnons tout de même que le carénage, les phares et la grille de calandre ont été redessinés. Le constructeur a également revu la liste des équipements en plus de la palette des couleurs. Enfin, à l’intérieur, l’écran tactile de 8,4 pouces est remplacé par un écran de 12,3 pouces parce que, paraît-il, il faut toujours que ce soit plus gros. N’empêche, la technologie fonctionne généralement bien, ce qui n’est pas une surprise pour le système Uconnect 5.

Grand Cherokee 2026: Jeep introduit le moteur Hurricane 4

Outre ces changements esthétiques et ces nouveautés technologiques, le Grand Cherokee, à l’exception des versions Laredo et Laredo X, reçoit aussi une nouvelle motorisation. Il s’agit d’un moteur turbocompressé à quatre cylindres de 2,0 L. Stellantis le baptise “Hurricane 4”, mais il n’a aucune composante en commun avec le moteur Hurricane à six cylindres en ligne que l’on retrouve sous l’enseigne Ram, par exemple. Il n’a rien à voir non plus avec le bloc de même cylindrée qui anime le Wrangler. Il s’agit d’une nouvelle motorisation pour le constructeur automobile. Elle développe une puissance de 324 chevaux et un couple de 332 lb-pi. Sur papier, ça paraît suffisant. Or, dès les premiers tours de roue, on s’aperçoit que cette mécanique est mésadaptée à ce véhicule, à son gabarit et à sa vocation. Dans le segment des VUS intermédiaires, le Grand Cherokee a toujours visé plus haut que la moyenne et ce n’est pas avec ce moteur qu’il parviendra à atteindre l’objectif. Et ça, c’est sans parler de sa sonorité complètement artificielle.

Bien que nous fantasmions à l’idée que Stellantis ramène le moteur V8 Hemi sous le capot du Grand Cherokee, nous sommes tout à fait conscients qu’il ne représentait qu’un très faible pourcentage des ventes à ces dernières années de commercialisation. De manière plus réaliste, nous sommes persuadés que le moteur Hurricane à six cylindres en ligne aurait été un choix infiniment plus judicieux. En terminant, soulignons que Jeep conserve une capacité de remorquage de 6200 livres. On ne peut qu’imaginer la crise d’asthme qu’il fera en tirant une roulotte pour monter les côtes de Charlevoix.

Forces du Jeep Cherokee 2026

  • Motorisation hybride intéressante
  • Échelle de prix compétitif
  • Facilité d’utilisation du système Uconnect

Faiblesses du Jeep Cherokee 2026

  • Fiabilité à déterminer
  • Version Trailhawk inexistante pour le moment
  • Capacité de remorquage inférieure à celle du modèle d’ancienne génération avec le V6

Forces du Jeep Grand Cherokee 2026

  • Bon rouage
  • Aménagement intérieur de bon goût
  • Système Uconnect facile à utiliser

Faiblesses du Jeep Grand Cherokee 2026

  • Confusion dans le catalogue pour la clientèle
  • Le moteur Hurricane Hurricane n’a pas sa place
  • Facture salée

Le texte Premier essai des Jeep Cherokee et Grand Cherokee 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le manufacturier finlandais Nokian Tyres frappe fort avec un nouveau pneu d’hiver qui pourrait redéfinir l’usage des crampons métalliques. Le Hakkapeliitta 01 est doté de crampons capables de se déployer ou de se rétracter automatiquement selon la température de la chaussée.

Des crampons intelligents

Les pneus à crampons demeurent imbattables sur glace vive. Le problème : sur chaussée sèche ou tiède, ils augmentent l’usure de la route, le bruit et réduisent le confort. Avec le Nokian Hakkapeliitta 01, les crampons restent enfouis dans la gomme lorsque la surface est relativement chaude. Dès que la température chute — typiquement dans des conditions de glace — ils émergent automatiquement pour mordre dans la surface.

Contrairement aux concepts précédents à activation par bouton, ce système fonctionne sans capteur ni électronique. Tout repose sur un composé de base adaptatif sensible à la température.

Une chimie avancée au cœur du système

La clé technologique réside dans ce que Nokian appelle un « composé de base adaptatif ».

  • À froid : le matériau devient très rigide, poussant les crampons vers l’extérieur.

  • À chaud : il s’assouplit, permettant aux crampons de se rétracter sous la surface du pneu.

Selon Nokian, le développement de ce matériau a représenté le principal défi technique depuis les premiers prototypes dévoilés en 2014. Nokian avance plusieurs gains mesurables. Vous avez jusqu’à 30 % de réduction de l’usure de la chaussée par rapport au modèle précédent, +10 % d’adhérence sur glace, +5 % d’adhérence sur sol mouillé et une réduction du bruit de roulement d’environ 1 décibel. Des chiffres intéressants, surtout pour des marchés comme le Québec ou les pays nordiques où l’usage des crampons est répandu mais de plus en plus réglementé.

Une réponse aux hivers imprévisibles

Les cycles répétés de gel-dégel compliquent la gestion saisonnière des pneus à crampons. Il devient risqué de les installer trop tôt… ou de les retirer trop tard. Avec un système autorégulé, le conducteur n’a plus à choisir entre performance maximale sur glace et comportement acceptable sur asphalte sec.

C’est une solution particulièrement pertinente dans un contexte de changements climatiques où les variations de température sont plus fréquentes.

Conclusion

Sur le plan technique, Nokian demeure une référence en matière de pneus d’hiver. L’approche purement mécanique — sans connectivité ni moteur miniature — inspire davantage confiance à long terme qu’un système électronique exposé aux conditions extrêmes.

Reste deux inconnues majeures :

  1. La durabilité du composé adaptatif après plusieurs saisons.

  2. Le prix, qui n’a pas encore été dévoilé.

Le texte Nokian dévoile un pneu à crampons rétractables qui s’adapte à la température provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le nouveau PDG de Nissan Motor Co., Ivan Espinosa, refuse de fermer la porte à une éventuelle vente du constructeur japonais. Dans un contexte de pertes massives et de restructuration radicale, le dirigeant admet que « tout peut arriver dans ce monde fou ». Un aveu lucide qui illustre l’ampleur du défi.

Une restructuration sans précédent

Nommé après le départ de Makoto Uchida, Espinosa pilote un plan de redressement musclé qui inclut la fermeture de 7 usines, de 2 studios de design et la suppression de 20 000 emplois. Malgré ces mesures drastiques, Nissan prévoit une perte nette annuelle de 4,2 milliards $ US pour l’exercice 2026 (se terminant le 31 mars), après une perte de 4,5 milliards $ US l’année précédente.

Autrement dit, la maison brûle encore pendant que les pompiers restructurent.

Un constructeur vulnérable

Dans une entrevue accordée au Financial Times, Espinosa reconnaît que les journées sont chaotiques et que la pression est constante. Il souligne surtout un enjeu de taille : il devient de plus en plus difficile pour un constructeur de la taille de Nissan de demeurer pertinent seul dans un environnement ultra concurrentiel.

Cette déclaration prend tout son sens quand on se rappelle l’échec des discussions avec Honda Motor Co. l’an dernier. Les pourparlers, initialement présentés comme une fusion entre égaux, auraient déraillé lorsque Honda aurait proposé de nommer la majorité des administrateurs et le PDG de la nouvelle entité — une perspective perçue comme une tentative de prise de contrôle par Nissan.

Aujourd’hui, même si aucune négociation n’est en cours, le PDG ne ferme plus complètement la porte à un scénario de vente.

Renault prend ses distances

Historiquement, l’allié stratégique de Nissan demeure Renault. Mais le groupe français a graduellement réduit son implication.

Renault détient toujours 35,71 % de Nissan, mais seulement 17,05 % directement. Le reste (18,66 %) est logé dans une fiducie française dont Renault est bénéficiaire. Plus révélateur encore : Renault vient de conclure une entente avec Ford Motor Company pour développer et produire deux véhicules électriques sous la bannière Ford, dont le premier est attendu en 2028. Un signal clair que la priorité stratégique n’est plus exclusivement orientée vers Nissan.

Un plan produit accéléré

Malgré les incertitudes, Nissan affirme vouloir rester indépendant et redevenir compétitif par ses propres moyens. L’objectif est ambitieux : réduire le temps de développement d’un tout nouveau modèle à 37 mois, et à 30 mois pour les variantes subséquentes. Au Canada, NIssan mise sur la technologie e-power qui fera son chemin dans plusieurs modèles de la marque. En Chine, la coentreprise Dongfeng Nissan a lancé les berlines hybrides rechargeables N6 et électriques N7, ainsi que le camion Frontier Pro hybride rechargeable.

Clairement, Nissan multiplie les offensives produits pour regagner du terrain.

Conclusion

La déclaration d’Espinosa ne signifie pas que Nissan est officiellement à vendre. Mais elle reflète une réalité : dans une industrie marquée par l’électrification accélérée, les investissements colossaux en logiciels et la pression réglementaire, la taille critique devient essentielle. Seul, Nissan devra exécuter son plan sans faux pas. Avec un partenaire ou via une consolidation, le fardeau serait partagé.

La question n’est peut-être pas de savoir si Nissan veut se vendre, mais plutôt si l’environnement concurrentiel lui laissera réellement le choix.

Avec des renseignements du Financial Times

Le texte le PDG de Nissan n’exclut pas une vente de l’entreprise provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran a provoqué une flambée immédiate des prix du pétrole et ravivé les craintes d’un nouveau choc pour l’industrie automobile. Déjà fragilisée par les tarifs douaniers, l’inflation et les tensions logistiques, elle pourrait devoir encaisser un autre coup dur si l’instabilité persiste au Moyen-Orient.

Le détroit d’Ormuz

Au cœur des inquiétudes : le détroit d’Ormuz. Près de 20 millions de barils de pétrole brut y transitent chaque jour, en plus d’importants volumes de gaz naturel liquéfié, d’aluminium, d’acier et de plastiques industriels (éthylène, polyéthylène, polypropylène). Depuis le début de l’offensive militaire le 28 février, le transport maritime dans la zone est pratiquement paralysé. Plusieurs transporteurs de conteneurs ont suspendu leurs opérations. Une fermeture prolongée perturberait lourdement les chaînes d’approvisionnement automobiles, notamment entre l’Asie et l’Europe — deux axes essentiels pour les semi-conducteurs, les matériaux de batteries et les composants électroniques.

Le pétrole flambe, l’automobile retient son souffle

Hier, le baril a bondi de près de 7 %, franchissant brièvement les 82 $ US avant de redescendre autour de 78 $. Certains analystes évoquent un scénario à plus de 100 $ US si le conflit s’enlise.

À court terme, les prix à la pompe demeurent relativement stables, mais l’histoire nous a appris que l’effet retard est souvent brutal. Une hausse durable du brut signifie des coûts de production plus élevés, un transport plus dispendieux, une pression accrue sur les fournisseurs et unrisque de ralentissement des ventes. Ironiquement, cette pression survient alors que plusieurs constructeurs réinvestissent dans les modèles à essence, après un ralentissement de la demande pour les véhicules électriques.

Les constructeurs les plus exposés

Selon un rapport de la firme Bernstein, les ventes au Moyen-Orient pourraient être affectées en priorité. Le constructeur chinois Chery est le plus exposé (12 % de ses ventes mondiales), suivi de SAIC Motor (11 %) et Great Wall Motor (6 %).Du côté des grands groupes mondiaux, la prudence domine. Magna International évalue encore l’impact potentiel. Volkswagen se dit préoccupé, tout en affirmant ne voir aucun effet immédiat sur sa production et n’avoir aucune activité commerciale en Iran. Volvo Cars indique également ne subir aucune perturbation pour le moment.

Un risque d’inflation et de récession

Au-delà de la logistique, c’est l’effet macroéconomique qui inquiète le plus. Une flambée durable du pétrole alimenterait l’inflation, déjà accentuée par les tarifs douaniers et les coûts de transition technologique.

L’industrie automobile nord-américaine fait déjà face à un problème d’accessibilité chronique. Toute hausse supplémentaire des coûts de production pourrait être refilée au consommateur, ce qui freinerait encore davantage la demande.

À plus long terme, un conflit prolongé pourrait geler les investissements des entreprises et entraîner un ralentissement économique, voire une récession. L’automobile, secteur cyclique par excellence, serait alors parmi les premiers touchés.

Une crise de plus dans un secteur sous tension

Après la pandémie, la crise des semi-conducteurs, les tensions commerciales et la transition énergétique, l’industrie automobile pourrait devoir composer avec un nouveau choc géopolitique majeur.

Pour l’instant, les usines tournent. Mais si le conflit s’étend vers la mer Rouge ou le canal de Suez, ou si la production pétrolière régionale est perturbée, les conséquences pourraient être rapides et sévères.

Dans un contexte où les marges sont sous pression et où les consommateurs sont déjà fragilisés par le coût de la vie, le moindre baril supplémentaire à 100 $ US pourrait devenir le catalyseur d’un nouveau ralentissement mondial.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Comment le conflit avec l’Iran pourrait ébranler l’industrie automobile mondiale provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Mitsubishi prépare un retour offensif dans l’électrique avec un nouveau VUS compact à silhouette coupé, dérivé de la prochaine génération de la Nissan Leaf. Surprise : le prototype aperçu sur la route affiche un style plus tranchant que son cousin japonais. Ce modèle sera le premier véritable nouveau nom chez Mitsubishi depuis le lancement du Mitsubishi Eclipse Cross il y a sept ans.

Un style plus affirmé que la Leaf

Repéré entre les centres techniques du Michigan de Mitsubishi et de Nissan Motor Co., le prototype camouflé laisse deviner une personnalité distincte. Mitsubishi a musclé le dessin avec un bouclier avant plus anguleux, des prises d’air inférieures bien découpées, un pare-chocs arrière plus carré, des feux arrière spécifiques et des jantes au design exclusif. Là où la Leaf adopte une approche plus douce et arrondie, Mitsubishi joue la carte d’un style plus incisif, presque plus dynamique visuellement.

Sous l’Outlander PHEV

Ce nouveau modèle viendra se positionner sous le Mitsubishi Outlander PHEV dans la hiérarchie de la marque. L’objectif est clair : proposer une porte d’entrée électrique plus abordable. Le prix de base pourrait se situer dans la même zone que le Chevrolet Bolt EUV ou le Hyundai Kona Electric, deux références du segment des VUS électriques compacts accessibles.

Pour Mitsubishi, c’est une manière pragmatique d’entrer dans l’ère moderne des VÉ sans investir seul dans une plateforme dédiée.

Plateforme Nissan

Le véhicule sera assemblé au Japon par Nissan et reposera sur la plateforme CMF-EV, la même architecture que celle de la Nissan Ariya (retirée du marché américain). Cette base technique permet des batteries de capacité variable et une architecture adaptée aux VÉ purs, ce qui laisse présager des performances et une autonomie compétitives dans le segment. Mitsubishi entend d’ailleurs pousser encore plus loin sa collaboration avec Nissan. Un VUS intermédiaire à trois rangées, possiblement électrifié, est déjà dans les cartons. Les concessionnaires parlent d’un modèle plus imposant que l’Outlander actuel.

À plus long terme, la marque étudierait aussi d’autres segments, dont une fourgonnette à caractère sportif et éventuellement un pick-up.

Conclusion

Mitsubishi adopte une stratégie réaliste : capitaliser sur l’ingénierie de Nissan pour accélérer sa transition électrique, tout en injectant une identité visuelle plus audacieuse. Si le positionnement prix est compétitif et que l’autonomie suit, ce VUS pourrait enfin donner à la marque une crédibilité électrique au-delà du seul Outlander PHEV.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Mitsubishi prépare sa version de la Nissan Leaf provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

La future Hyundai Elantra de huitième génération s’apprête à tourner le dos au style anguleux de l’actuelle mouture pour adopter une silhouette plus mature, un habitacle revu en profondeur et une gamme mécanique modernisée. Son lancement est attendu pour 2027.

Changement de cap assumé

Même si elle n’est pas la compacte la plus vendue partout, l’Elantra demeure un pilier pour le constructeur coréen.  Codée CN8, cette nouvelle génération marque une rupture nette. Hyundai cherche visiblement à repositionner son modèle un cran plus haut, avec un style plus épuré et une prestance accrue.

Fini le festival de diagonales et d’arêtes tranchantes : place à une signature lumineuse horizontale qui traverse la proue et se prolonge vers les ailes. Les blocs optiques DEL sont intégrés sous une fine calandre, tandis qu’une large prise d’air trapézoïdale domine la partie inférieure. De profil, la surface vitrée adopte une allure plus verticale, avec une petite glace arrière intégrée dans le pilier de caisse, créant un effet presque flottant. À l’arrière, une bande lumineuse mince traverse le coffre, encadrée par des éléments verticaux.

Habitacle

La grande nouveauté à bord s’appelle PLEOS Connect, le nouveau système multimédia développé à l’interne par Hyundai Motor Group. Il remplace l’ancienne configuration à deux écrans intégrés par un grand écran central accompagné d’un combiné numérique plus mince. Le système fonctionne sous Android Automotive OS, permettant le téléchargement d’applications, les mises à jour à distance (OTA) et l’intégration d’un assistant conversationnel maison, Gleo AI.

Le style intérieur évoque une mini-Hyundai Palisade : planche de bord haute, design épuré, formes ovales omniprésentes. Bonne nouvelle pour les allergiques au tout tactile : une rangée de boutons physiques subsiste sous l’écran principal, notamment pour la ventilation. Les dimensions progressent également: Longueur : 4 765 mm (+55 mm), largeur : 1 855 mm (+35 mm) et empattement : 2 750 mm (+30 mm)

Concrètement, on parle de plus d’espace pour les jambes à l’avant comme à l’arrière, et d’une meilleure largeur aux épaules. Hyundai vise clairement une clientèle qui souhaite davantage qu’une simple compacte abordable.

 3 Motorisations

Sous le capot, la stratégie reste prudente mais efficace, avec une offre calquée sur celle de la Kia K4. Au menu une version Hybride 1,6 litre développant environ 140 chevaux, un 4 cylindres 2,0 litres atmosphérique de 147 chevaux et un 1,6 litre turbo de 200 chevaux. Certains marchés pourraient également recevoir une version alimentée au GPL.

Toutes les variantes demeureraient à traction et jumelées à une boîte automatique à double embrayage à 8 rapports. Mauvaise nouvelle pour les puristes : la transmission manuelle semble condamnée, même pour la future Hyundai Elantra N, qui devrait dépasser les 300 ch grâce à un 4 cylindres turbo de 2,5 litres.

Conclusion

Avec des dimensions en hausse, une technologie embarquée plus poussée et un style plus affirmé, l’Elantra 2027 semble vouloir rivaliser autrement que par le prix. Elle mise désormais sur l’espace, la connectivité et une image plus sophistiquée. Le dévoilement officiel est attendu dans les prochains mois, avec une commercialisation prévue au début de 2027. En Amérique du Nord, elle pourrait être commercialisée comme modèle 2027 ou 2028 selon le calendrier.

Avec des renseignements de carscoops

Le texte Une nouvelle hyundai Elantra pour 2027 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

 BMW accélère l’intégration de robots humanoïdes dans ses usines et lance son premier projet pilote européen à Leipzig. Objectif : faire travailler des robots aux côtés des employés humains dans l’assemblage automobile. Le constructeur bavarois suit une tendance lourde dans l’industrie, alors que Tesla, Hyundai et Mercedes-Benz multiplient eux aussi les initiatives.

Selon Morgan Stanley Research, le marché mondial des robots humanoïdes pourrait atteindre 5 000 milliards $ US d’ici 2050, avec plus d’un milliard d’unités en service.

Leipzig, laboratoire technologique européen

Le projet allemand se déroule à l’usine BMW de Leipzig, l’un des sites les plus polyvalents du groupe. On y retrouve un atelier d’emboutissage, de carrosserie, de moulage par injection, de fabrication de composants et l’assemblage de batteries haute tension. BMW y testera deux robots humanoïdes basés sur la plateforme Aeon, développée par Hexagon Robotics.

Aeon adopte une morphologie humanoïde, dispose d’une grande amplitude de mouvements des mains et d’un système de roues lui permettant de naviguer dans des espaces restreints et de parcourir de longues distances en usine. Les essais cibleront particulièrement l’assemblage de batteries haute tension, une tâche exigeant précision et répétition — deux domaines où la robotique peut faire la différence, notamment sur le plan ergonomique.

Succès préalable aux États-Unis

Avant Leipzig, BMW a testé des robots humanoïdes dans son usine de Spartanburg, en Caroline du Sud, en collaboration avec Figure AI. Pendant environ dix mois, deux robots Figure 02 ont travaillé sur la chaîne de carrosserie du X3 . Ils ont produits plus de 30 000 véhicules sur 1 250 heures d’opération avec 90 000 pièces manipulées. Les robots ont effectué des tâches répétitives de chargement de tôles pour les dispositifs de soudage, validant leur capacité à fonctionner en toute sécurité aux côtés d’ouvriers humains.

BMW indique que l’intégration dans son écosystème robotique intelligent s’est faite plus rapidement que prévu, grâce à des interfaces standardisées et à l’adaptation des protocoles de sécurité.

La prochaine phase à Leipzig débutera en avril, avec une intégration complète visée pour l’été.

Une course mondiale à la robotique humanoïde

BMW n’est pas seul.

  • Mercedes-Benz a présenté en 2024 son robot Apollo dans son usine de Berlin, avec une intégration partielle envisagée autour de 2030.

  • Tesla mise fortement sur son robot Optimus, que son PDG Elon Musk considère comme un pilier stratégique à long terme.

  • Hyundai prévoit un Robot Metaplant Application Center aux États-Unis afin de former des systèmes comme Atlas pour des tâches répétitives dès 2028.

L’enjeu est clair : accroître la flexibilité industrielle dans un contexte où la production automobile doit jongler avec électrification, personnalisation accrue et pénurie de main-d’œuvre spécialisée.

Conclusion

Pour l’instant, ces projets demeurent des pilotes. Aucun constructeur n’a encore déployé massivement des robots humanoïdes sur ses lignes. Cela dit, le positionnement de BMW est stratégique. Tester à Leipzig, une usine polyvalente, permet de valider l’adaptabilité du robot dans plusieurs environnements industriels.

Si la technologie atteint la maturité promise, elle pourrait :

  • Réduire les tâches physiquement exigeantes

  • Améliorer la constance de qualité

  • Stabiliser les coûts de production à long terme

Mais la rentabilité réelle et l’acceptation sociale en usine seront les véritables baromètres.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte BMW intensifie son offensive en robotique humanoïde  en Allemagne provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

La saison des nids-de-poule bat son plein et la ville d’Akron, en Ohio, mise sur une approche technologique plutôt que sur la méthode traditionnelle à la pelle et au cône orange. La municipalité a acquis deux camions spécialisés P5 DuraPatcher, chacun au coût de 300 000 $ US, capables de réparer un nid-de-poule en moins de deux minutes — avec un seul opérateur à bord.

Une réparation complète… sans sortir du camion

Traditionnellement, la réparation d’un nid-de-poule mobilise jusqu’à cinq travailleurs pour  le nettoyage manuel du trou, l’ajout d’asphalte, le compactage et le scellement. Un processus long, coûteux et souvent temporaire. Avec le P5 DuraPatcher, tout se fait depuis la cabine grâce à une commande. Le processus se déroule en quatre étapes :

  1. Projection d’air à haute pression pour éliminer les débris

  2. Application d’un liquide de scellement favorisant l’adhérence

  3. Injection d’un mélange d’agrégats d’asphalte et de liant

  4. Ajout d’une couche de pierre sèche pour créer une surface non collante immédiatement praticable

Le tout en moins de deux minutes.

Une solution plus durable que le « throw-and-go »

Contrairement aux réparations rapides dites throw-and-go, qui tiennent parfois à peine une saison, la méthode par injection sous pression permet une liaison plus étroite avec le pavage existant. La ville d’Akron affirme qu’il s’agit d’une réparation permanente — une affirmation ambitieuse, mais appuyée par le fait que cette technique est reconnue pour sa meilleure durabilité comparativement aux colmatages de surface.

Opérationnel même en hiver

Le camion est équipé d’un réservoir chauffé de 300 gallons (1 135 litres), ce qui permet de travailler à des températures aussi basses que 5 °F (-15 °C). Résultat : des réparations possibles presque toute l’année, un avantage stratégique dans les régions nordiques où les cycles gel-dégel accélèrent la dégradation des chaussées.

Productivité en forte hausse

Akron a augmenté son programme de resurfaçage annuel de 30 km de rues à presque 100 km au cours des dernières années. L’arrivée des DuraPatcher vise non seulement à améliorer la qualité des réparations, mais aussi à réduire les coûts de main-d’œuvre, les risques pour les travailleurs et les entraves à la circulation

Un modèle exportable au Canada

Pour les municipalités canadiennes, particulièrement au Québec et en Ontario, où les nids-de-poule sont une véritable tradition printanière, cette approche pourrait être intéressante. À 300 000 $ US par unité, l’investissement est important. Mais si la durabilité est au rendez-vous et que la main-d’œuvre nécessaire est réduite de cinq personnes à une seule, le retour sur investissement pourrait être rapide. La vraie question demeure : la promesse de « réparation permanente » tiendra-t-elle face aux hivers rigoureux et aux charges lourdes du transport routier ?

Avec des renseignements de carscoops

Le texte Un camion de 300 000 $ pour réparer les nids-de-poule en quelques minutes provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Montebello, Québec- Une incursion dans le froid nous a permis de constater que Volvo n’a rien perdu de sa superbe quand la météo n’est pas à notre avantage. C’est sur une rivière des Outaouais gelée que nous avons pris le volant du nouveau Volvo EX30 Cross Country pour un essai hivernal du Volvo EX30 Cross-Country.

Quelques changements de style

Au premier coup d’œil, vous risquez de ne pas distinguer un modèle EX30 régulier d’une version Cross Country. En y regardant par deux fois vous verrez que la garde au sol de la version Cross Country est plus généreuse. Elle gagne 19 mm (190 mm au total) et la suspension est légèrement assouplie pour les escapades hors route. Malgré cela, le comportement demeure étonnamment plat en virage. Vous ajoutez à cela des protections de plastiques au-dessus des roues et des options comme le support de toit qui ajoute au style hors-route.

Même motorisation

La version Cross Country adopte la configuration bimoteur du haut de gamme de l’EX30 avant un moteur avant de 154 chevaux et un moteur arrière de 268 chevaux pour une puissance combinée de 422 chevaux. Le couple est de 400 chevaux et le tout passe par un rouage intégral de série. Pour un VUS qui pèse 1 908 kg, c’est copieux. Volvo annonce un 0-100 km/h en 3,6 secondes. Sur la glace bien damée de la rivière, les reprises sont instantanées et musclées. On est loin de l’électrique « rationnel ». Ici, c’est le petit suédois qui a fait du gym. Il faut apprendre à jouer de l’accélérateur pour éviter que la conduite à une pédale exécute un transfert de poids involontaire . Pour notre journée d’essai, Volvo avait installé des pneus Continental cloutés pour offrir plus de mordant sur la glace. La direction, légère par défaut, gagne à être réglée en mode ferme via l’écran central : sur chaussée rapide, cela stabilise la trajectoire et réduit l’effet de flou.

Conduite et tenue de route

Sur surface bosselée – ou sur les ondulations glacées de la rivière – la suspension rappelle toutefois que le confort n’est pas sa priorité. C’est ferme. Très ferme. Pour cette journée sur la glace, nous avions peu d’intérêt à connaître notre autonomie. Mais, pour rappel, l’EX 30 vient avec une batterie de 69 kWh (64 kWh utilisables)
et une autonomie estimée pour notre modèle à 402 km. En conditions hivernales, on peut s’attendre à une baisse notable. Cela dit, notre moyenne observée sur notre essai en été d’une version intégrale était de 17,0 kWh/100 km. Au moment de la recharge, vous serez en mesure de mettre 150 kW en vitesse rapide ce qui permet une recharge de 10 à 80 % en environ 26 minutes.

Habitacle épurée

L’ambiance mélange harmonieusement des fibres naturelles et une sellerie Nordico biosourcée. La planche de bord épurée est dominée par un écran vertical de 12,3 pouces qui regroupe presque toutes les fonctions. Les informations essentielles sont intégrées dans la partie supérieure de l’écran central. Il faut aimer l’approche minimaliste, car il n’y a pratiquement pas de boutons. La qualité perçue est remarquable pour le segment. La barre de son Harman Kardon intégrée à la planche de bord donne une signature visuelle forte et une sonorité convaincante. On ne peut faire la même affirmation pour l’espace arrière. Disons que c’est convivial pour deux adultes… de taille modérée. Le coffre de 400 litres est logeable, mais on reste dans le sous-compact assumé.

Positionnement et prix

La gamme EX30 débute à 56 470 $ (version Core, moteur unique).
La version Twin Ultra atteint 64 870 $. Le Cross Country se situe dans le milieu des 60 000 $, avant options. C’est substantiel pour un VUS de ce format et de cette autonomie. Mais on paie la signature Volvo, le design distinctif et la performance hors norme pour la catégorie.

Conclusion

Sur la rivière des Outaouais, le EX30 Cross Country a démontré une chose : il n’a rien d’un compromis mou. C’est un VUS électrique compact, rapide, techniquement abouti et visuellement affirmé. Son autonomie plus modeste et son espace restreint limiteront son attrait pour les familles. Mais pour un couple urbain ou un conducteur solo cherchant luxe, format compact et conduite inspirée, il propose une alternative rafraîchissante dans un marché obsédé par le gigantisme.

Le Cross Country ajoute surtout du style et une posture plus aventurière. Ce n’est pas un véritable aventurier, mais il est capable de se salir les roues.

Forces

Accélérations impressionnantes
Tenue de route dynamique
Intérieur distinctif et haut de gamme
Excellente efficacité énergétique

Faiblesses

Autonomie limitée face aux rivaux
Suspension ferme
Espace arrière et coffre restreints
Interface 100 % écran qui demandera adaptation

 

Le texte Volvo EX 30 Cross Country provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le gouvernement canadien commencera dès le 1er mars à délivrer des permis d’importation pour des véhicules électriques fabriqués en Chine, concrétisant ainsi une entente commerciale conclue récemment avec Pékin. Au total, jusqu’à 49 000 véhicules pourront entrer au pays au cours des 12 prochains mois, une première étape d’un mécanisme qui élargira progressivement l’accès au marché canadien.

Un tarif ramené à 6,1 %

Selon l’avis publié le 24 février par Affaires mondiales Canada, un premier bloc de 24 500 véhicules pourra être importé entre le 1er mars et le 31 août, sur la base du principe « premier arrivé, premier servi ». Bonne nouvelle pour les importateurs : les véhicules admissibles seront assujettis au tarif de la nation la plus favorisée de 6,1 %, comparativement au tarif punitif de 106,1 % imposé en 2024 dans le contexte des tensions commerciales sino-canadiennes. Il s’agit d’un revirement stratégique majeur. En échange du quota d’importation de VÉ chinois, Pékin a réduit ses droits de douane sur plusieurs produits agricoles canadiens, notamment le canola.

Un quota appelé à croître d’ici 2030

Le plafond initial de 49 000 unités passera à 70 000 véhicules d’ici 2030. Le quota englobe les véhicules 100 % électriques (BEV), les hybrides conventionnels et les hybrides rechargeables (PHEV). Aucun dépassement annuel ne sera autorisé. Les importations excédentaires seront bloquées. Affaires mondiales Canada précise qu’il n’y a « aucune limite prédéterminée » par constructeur durant la première période, mais que le gouvernement surveillera les demandes afin d’assurer un accès équitable au quota. Une deuxième période d’attribution, couvrant du 1er septembre 2026 au 28 février 2027, permettra l’entrée de 24 500 véhicules additionnels, plus les permis non utilisés.

Conformité obligatoire aux normes canadiennes

Un avis de l’Agence des services frontaliers du Canada publié le 26 février rappelle que tout véhicule importé devra respecter l’ensemble des normes canadiennes de sécurité automobile. À ce stade, Ottawa indique ne pas être au courant d’un éventuel mécanisme de permis d’exportation imposé par la Chine.

Quels constructeurs sont prêts ?

Le nombre de joueurs réellement positionnés pour profiter rapidement du quota demeure limité. Les candidats qui peuvent débarquer demain incluent Tesla, Polestar et Volvo. Tesla a été le principal importateur de VÉ assemblés en Chine vers le Canada avant l’entrée en vigueur des tarifs de 2024. Volvo et Polestar — toutes deux contrôlées par le groupe chinois Geely — ont indiqué être en phase d’évaluation, sans décision officielle pour l’instant. Du côté des marques chinoises émergentes, BYD observe attentivement la situation. L’entreprise a récemment qualifié l’accord commercial de « signal positif » et mène des analyses internes quant à une éventuelle entrée sur le marché canadien.

Impact réel sur le marché canadien

En perspective, 49 000 unités représentent un volume significatif mais loin d’être dominant dans un marché canadien qui dépasse annuellement les 1,6 million de véhicules neufs.

L’impact pourrait toutefois être stratégique avec une pression accrue sur les prix des VÉS, une offre élargie dans les segments compacts et intermédiaires et un rééquilibrage des chaînes d’approvisionnement nord-américaines. La vraie question demeure : les constructeurs chinois oseront-ils s’implanter officiellement au Canada, ou laisseront-ils les marques déjà établies occuper l’espace ? À court terme, il est probable que « les mêmes acteurs qu’avant 2024 » monopolisent la majorité du quota.

Conclusion

Ottawa envoie un signal clair de détente commerciale tout en gardant un contrôle strict sur les volumes. Le quota agit comme une soupape réglementée : ouverture stratégique, mais sans déferlante. Pour le consommateur canadien, cela pourrait signifier davantage de choix et, potentiellement, une pression à la baisse sur les prix. Pour l’industrie, c’est une partie d’échecs géopolitique où chaque mouvement sera calculé.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Le Canada commence demain à délivrer des permis d’importation à la Chine provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile