Comme les véhicules d’occasion et le pétrole, les salaires sont dictés par le marché

Par Louis-Martin Jannard

Les récents bouleversements du marché pétrolier mondial rappellent une réalité économique fondamentale : même les plus grands pays producteurs, ne contrôlent pas les prix.

Malgré leur statut de premier producteur mondial, les États-Unis subissent eux aussi les hausses causées par les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient. La raison est simple : le pétrole est une commodité mondiale, dont le prix est déterminé par l’équilibre global entre l’offre et la demande.

Ce principe dépasse largement le secteur énergétique. Il s’applique aujourd’hui avec force à un autre marché en pleine transformation : celui de l’emploi.

Le marché dicte les règles

Dans l’industrie automobile, cette logique est bien comprise, en particulier dans le segment des véhicules d’occasion.

Un concessionnaire ne fixe pas le prix d’un véhicule uniquement en fonction de ses coûts ou de ses préférences. Il observe les comparables, analyse la demande et ajuste son prix en conséquence. Un écart trop important par rapport au marché se traduit rapidement par un manque d’intérêt.

Le parallèle avec le recrutement est frappant.

Le salaire comme prix de marché

Longtemps considéré comme une variable interne, le salaire est désormais soumis à des dynamiques beaucoup plus ouvertes.

Les candidats disposent aujourd’hui d’un accès sans précédent à l’information. Plateformes d’emploi, comparateurs salariaux et réseaux professionnels leur permettent d’évaluer rapidement leur valeur sur le marché. Dans ce contexte, une offre sans indication salariale ou en décalage avec les conditions du marché est souvent ignorée.

Comme pour un véhicule affiché « prix sur demande », l’absence de transparence peut freiner l’engagement dès le départ.

Un déséquilibre coûteux

Les conséquences pour les employeurs sont bien réelles.

Un salaire non compétitif entraîne généralement une diminution du nombre de candidatures, un allongement des délais de recrutement et, dans certains cas, une pression accrue sur les équipes déjà en place.

À l’inverse, les organisations qui s’appuient sur des données de marché pour positionner leurs offres constatent une amélioration significative de leurs résultats en recrutement.

Une adaptation nécessaire

La transformation du marché du travail s’accélère. La transparence salariale gagne du terrain, et les attentes des candidats évoluent rapidement.

Dans ce contexte, la question pour les employeurs n’est plus de déterminer ce qu’ils souhaitent offrir, mais plutôt de comprendre ce que le marché exige pour attirer les talents recherchés.

Une leçon tirée de l’énergie

Qu’il s’agisse de pétrole, de véhicules d’occasion ou de main-d’œuvre, le constat est le même : les prix ne se fixent plus en vase clos.

Ils émergent d’un équilibre complexe, influencé par une multitude de facteurs externes.

Et dans cet environnement, une réalité s’impose :

les entreprises peuvent proposer un prix, mais elles ne peuvent plus l’imposer.


Le 19 octobre 2025, le Musée du Louvre a été victime d’un vol digne d’un film : des bijoux de la Couronne, d’une valeur estimée à 88 millions d’euros, ont été dérobés en plein jour. En quelques minutes à peine, les voleurs ont contourné la sécurité et disparu avec des pièces inestimables.
La direction a reconnu un « terrible échec » : caméras obsolètes, procédures floues, sous-évaluation du risque.

Une leçon? Même les institutions les plus prestigieuses peuvent perdre ce qu’elles ont de plus précieux… faute de vigilance.

Et si, dans votre concession ou atelier, le bijou le plus précieux, ce n’était pas une voiture de collection, mais vos employés ?

Il s’appelle Arber Xhekaj.
Pas simple à prononcer.
Et soyons honnêtes : y’a des employeurs qui n’auraient même pas pris la peine de l’essayer.
Son CV serait tombé dans une pile.
Peut-être même mis de côté juste à cause de son nom.
Trop compliqué. Trop “étranger”. Trop risqué, pensent certains.

Aujourd’hui?

Il joue pour le Canadien.
Et son nom — que plus personne n’ose massacrer — est dans le dos de milliers de chandails de fans.

Dans l’industrie automobile, chaque rôle contribue à la performance globale d’une concession ou d’un atelier. Les gestionnaires de département, qu’il s’agisse des ventes, des pièces ou du service, sont souvent rémunérés à la commission ou selon un modèle combinant salaire de base et bonus. Ce système reflète directement leur contribution aux résultats financiers de l’entreprise.

Depuis son lancement en 2019, Canada Motor Jobs utilise l’intelligence artificielle (IA) sous différentes formes pour transformer le recrutement dans l’industrie automobile. Grâce à des outils innovants, notre plateforme identifie et met en valeur les compétences, qualifications, formations, et maîtrises linguistiques des candidats avec une rapidité et une précision exceptionnelles.

L’industrie automobile au Québec est un secteur clé de l’économie, regroupant 162 305 travailleurs dans plusieurs sous-secteurs essentiels, chacun avec des dynamiques uniques. Grâce aux données fournies par Innoviste (anciennement CSMO-Auto), nous avons pu identifier des tendances d’emploi par sous-secteur et analyser les hausses et baisses observées.

En période de pénurie de main-d’œuvre, envisagez-vous le recrutement international pour votre entreprise ? Malgré les nouvelles restrictions imposées par Ottawa et Québec sur l’embauche de travailleurs étrangers temporaires à bas salaire (moins de 27,47 $/heure ou 57 000 $ par an), nous avons de bonnes nouvelles pour vous !

Note : Le terme “mécanicien / technicien” inclut également les mécaniciennes / techniciennes.

Vous désirez réussir le recrutement d’un mécanicien / technicien ? Suivez ces 3 étapes :

1. Comprendre le mécanicien / technicien automobile

Avant de rédiger votre offre d’emploi, prenez le temps de bien cerner la personnalité des mécaniciens et techniciens automobiles. Ces professionnels réfléchissent longuement avant de prendre une décision, surtout lorsqu’il s’agit de changer d’emploi. Changer d’atelier représente, pour eux, un changement de « famille », car les relations de travail dans un atelier sont très soudées : on partage les outils, les repas, et même des activités en dehors du travail.

La CCAQ a récemment lancé le site “Ma carrière en concessionnaire”, une initiative visant à promouvoir les métiers de l’industrie automobile et à attirer de nouveaux talents, y compris ceux provenant de l’extérieur de notre secteur. C’est une démarche louable et essentielle que nous supportons pour diversifier et renforcer notre main-d’œuvre.

En surplus de cette campagne, Canada Motor Jobs observe que plusieurs nouveaux diplômés des écoles de métiers de l’automobile n’arrivent pas à débuter leur carrière chez les concessionnaires.