Chez Volkswagen, la transition écologique ne se limite plus aux voitures électriques. Le constructeur allemand vient de mettre en place une initiative pour le moins originale en Pologne : remplacer les tondeuses à gazon par une centaine de moutons afin d’entretenir la végétation de sa ferme solaire. L’idée peut sembler amusante, mais elle s’inscrit dans une stratégie bien réelle visant à réduire encore davantage l’empreinte environnementale de ses installations industrielles.

Les moutons prennent le relais des tondeuses

L’usine Volkswagen Poznań, en Pologne, est alimentée en partie par une centrale photovoltaïque d’une puissance de 18,3 MW. Comme toute installation de ce type, les panneaux solaires sont installés sur de vastes terrains gazonnés qui nécessitent un entretien régulier afin d’éviter que la végétation ne nuise au rendement des panneaux. Plutôt que d’utiliser des tondeuses électriques ou des débroussailleuses, Quanta Energy, l’entreprise responsable de la construction et de l’exploitation de la centrale solaire, a choisi une solution beaucoup plus naturelle : un troupeau de 100 moutons. Les animaux broutent librement l’herbe entre les rangées de panneaux, y compris sous les installations où les machines ont parfois plus de difficulté à accéder.

Réduire les émissions… et favoriser la biodiversité

L’objectif dépasse largement la simple tonte du gazon. En éliminant l’utilisation d’équipements motorisés, même électriques, Volkswagen réduit les besoins en entretien mécanique, la consommation d’énergie et les émissions indirectes associées à la maintenance. Le projet contribue également à accroître la biodiversité sur le site tout en soutenant l’agriculture locale et la recherche scientifique sur les interactions entre les fermes solaires et les écosystèmes. « Aujourd’hui, cette ferme photovoltaïque produit bien plus que de l’électricité verte. Elle est aussi devenue un lieu où nous soutenons la biodiversité, l’agriculture locale et la recherche scientifique. Ce projet démontre que l’industrie moderne peut coexister harmonieusement avec la nature », explique Marzena Pillich-Grońska, directrice de l’usine Volkswagen Poznań.

Des moutons parfaitement adaptés

Selon Justyna Nowak-Gajek, propriétaire du troupeau, les animaux se sont rapidement acclimatés à leur nouvel environnement. Les moutons se déplacent naturellement en petits groupes pour brouter les différentes sections du terrain. Ce comportement est d’ailleurs un excellent indicateur de leur bien-être. « Les animaux se sont très bien adaptés. Lorsqu’un troupeau se sent menacé, les moutons restent regroupés. Ici, ils se dispersent tranquillement pour paître, ce qui démontre qu’ils se sentent en sécurité », explique-t-elle. Les animaux demeureront sur le site jusqu’à l’automne, sous la supervision d’éleveurs spécialisés.

Une tendance qui gagne du terrain

Volkswagen n’est d’ailleurs pas le premier constructeur ni la première entreprise à utiliser des animaux pour l’entretien de ses infrastructures. De plus en plus d’exploitants de centrales solaires en Europe et en Amérique du Nord ont recours au pâturage contrôlé, une pratique connue sous le nom d’agrivoltaïsme. Cette approche permet non seulement de limiter les coûts d’entretien, mais aussi de préserver les sols, d’améliorer la biodiversité et de réduire l’utilisation de machinerie.

Une stratégie environnementale

Au-delà des images attendrissantes de moutons déambulant entre les panneaux solaires, cette initiative illustre une tendance de fond : les constructeurs automobiles cherchent désormais à réduire l’empreinte carbone de l’ensemble de leurs activités industrielles, et non seulement celle des véhicules qu’ils produisent. Dans ce cas précis, tout le monde semble y trouver son compte. Volkswagen réduit son impact environnemental, Quanta Energy simplifie l’entretien de la centrale photovoltaïque et les moutons profitent d’un vaste pâturage ombragé… avec repas à volonté.

Avec des renseignements d’Inside EV’s

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C’est la fin d’une époque chez Porsche. Après plus de douze ans de production, le dernier Porsche Macan à essence quittera la chaîne d’assemblage de Leipzig à la fin du mois de juillet. Lancé en 2014, ce VUS compact, présenté à l’époque comme « la voiture sport parmi les utilitaires », tire sa révérence alors que le constructeur allemand mise désormais sur son successeur 100 % électrique… du moins pour le moment. Cette décision marque un tournant important pour Porsche, qui reconnaît aujourd’hui avoir sous-estimé l’attachement de sa clientèle aux motorisations thermiques.

Porsche reconnaît une erreur stratégique

Au début de l’année, le chef de la direction du groupe Volkswagen, Oliver Blume, également ancien PDG de Porsche, a admis que la marque avait mal évalué l’évolution du marché. Lorsque Porsche a décidé d’abandonner le Macan thermique, l’entreprise croyait que les acheteurs migreraient naturellement vers la deuxième génération entièrement électrique. La réalité a été bien différente. « Nous nous sommes trompés avec le Macan. En fonction des données dont nous disposions à l’époque, nous aurions pris la même décision. Aujourd’hui, le marché a changé. Nous avons réagi en réintroduisant des modèles à essence et hybrides dans notre stratégie », a reconnu Oliver Blume.

Le Macan à essence reprend l’avantage

Même si le Macan électrique avait surpassé son homologue thermique en 2025 avec 45 367 ventes contre 38 961, la tendance s’est inversée en 2026. Au cours des six premiers mois de l’année, Porsche a livré 35 315 Macan dans le monde : 19 695 modèles à essence et 15 620 modèles électriques. Ces chiffres sont d’autant plus significatifs que le Macan thermique n’est déjà plus commercialisé en Europe depuis plusieurs années. Il avait été retiré du marché européen en raison des nouvelles exigences de cybersécurité imposées par le règlement GSR2 (General Safety Regulation). Selon plusieurs analystes, si le modèle avait continué d’être vendu sur le Vieux Continent, l’écart en faveur de la version à essence aurait probablement été encore plus marqué.

L’Amérique profitera des derniers exemplaires

Consciente de la forte demande persistante, Porsche a constitué d’importants stocks destinés au marché américain avant l’arrêt de la production. Le constructeur estime que ces véhicules permettront d’alimenter les concessionnaires américains jusqu’en 2027, offrant ainsi un sursis aux amateurs de moteurs à combustion.

Un nouveau VUS thermique attendu… mais pas avant 2028

L’arrêt du Macan à essence crée toutefois un vide dans la gamme Porsche. Aucun remplaçant immédiat n’est prévu. Le constructeur travaille déjà sur un nouveau VUS compact à essence et hybride, développé en parallèle du Macan électrique. Son lancement est attendu en 2028. Contrairement aux attentes, ce futur modèle ne portera toutefois pas le nom Macan. Porsche souhaite désormais réserver cette appellation exclusivement à la famille électrique.

Une base Audi… mais une personnalité Porsche

Comme le Macan de première génération, le futur utilitaire partagera plusieurs éléments techniques avec l’Audi Q5. Le président de Porsche, Michael Leiters, insiste toutefois sur le fait qu’il ne s’agira pas d’un simple exercice de changement de logo. Selon lui, le véhicule bénéficiera d’une ingénierie propre à Porsche, de technologies exclusives et d’un comportement routier fidèle à l’ADN sportif de la marque.

Un autre modèle thermique disparaît

Le Macan n’est pas le seul modèle à essence qui quitte récemment le catalogue de Porsche. À l’automne 2025, le constructeur avait également mis fin à la production des 718 Boxster et 718 Cayman à moteur thermique. Là aussi, aucun successeur n’est encore disponible, même si de nouvelles générations électriques sont attendues d’ici la fin de la décennie.

Une stratégie appelée à évoluer

Porsche devrait dévoiler davantage de détails sur son avenir lors de sa présentation Strategy 2035, prévue cet automne à l’occasion de sa journée destinée aux investisseurs. Le constructeur devrait notamment préciser comment il compte rééquilibrer son offre entre véhicules électriques, hybrides rechargeables et modèles à essence, alors que le ralentissement de la demande pour les véhicules électriques oblige plusieurs fabricants de prestige à revoir leurs plans. La disparition du Macan thermique illustre parfaitement ce changement de cap. Porsche avait parié sur une transition rapide vers l’électrique, mais le marché en a décidé autrement. En attendant l’arrivée d’un nouveau VUS à essence en 2028, le Macan électrique devra porter seul les ambitions commerciales de la marque dans ce segment stratégique.

Avec des renseignements de Motor1

Le texte Porsche met officiellement fin au Macan à essence provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’industrie automobile européenne entre dans une période de profonde transformation. Selon Hildegard Müller, présidente de la Verband der Automobilindustrie (VDA), le puissant lobby allemand de l’automobile, les suppressions d’emplois et les fermetures d’usines sont désormais inévitables si le secteur veut retrouver sa compétitivité face à une concurrence mondiale de plus en plus féroce. Dans une entrevue accordée à Bloomberg Television, Mme Müller a expliqué que les constructeurs européens paient aujourd’hui le prix de plusieurs années marquées par des coûts de l’énergie et de la main-d’œuvre parmi les plus élevés au monde, auxquels s’ajoutent un environnement réglementaire complexe et une transition coûteuse vers les véhicules électriques.

Volkswagen illustre les difficultés du secteur

La déclaration de la présidente de la VDA survient alors que le groupe Volkswagen, premier constructeur européen, doit discuter le 9 juillet d’un nouveau plan de restructuration qui pourrait doubler le nombre de suppressions d’emplois prévues en Allemagne et mener à la fermeture de plusieurs sites de production. Pour Hildegard Müller, la situation de Volkswagen n’a rien d’exceptionnel. « La situation dans l’ensemble de l’industrie automobile ressemble à celle de Volkswagen. Tous les sites de production ne pourront pas survivre à long terme », a-t-elle affirmé. Selon elle, des programmes de restructuration seront nécessaires dans pratiquement tous les grands groupes automobiles européens.

La concurrence chinoise accentue la pression

Les constructeurs européens doivent également composer avec l’arrivée rapide des fabricants chinois sur le marché continental. Des marques comme Leapmotor, MG et Chery multiplient les investissements afin de produire directement en Europe, réduisant ainsi les coûts logistiques et les effets des barrières commerciales. Pendant ce temps, les coûts de fabrication des véhicules électriques demeurent nettement plus élevés en Europe qu’en Chine, ce qui réduit la marge de manœuvre des constructeurs historiques.

Une proposition surprenante : partager les usines

Pour limiter les pertes d’emplois, Hildegard Müller avance une idée qui aurait été difficilement envisageable il y a quelques années : permettre aux constructeurs étrangers d’utiliser les usines européennes existantes. Selon elle, cette approche permettrait de maintenir une partie des capacités industrielles, de préserver des milliers d’emplois et de renforcer les chaînes d’approvisionnement européennes. « Le partage des chaînes d’approvisionnement continue de rapprocher les entreprises et les pays », a-t-elle expliqué dans une déclaration transmise à Bloomberg.

Bruxelles prépare son plan « Made in Europe »

L’Union européenne travaille actuellement sur une série de mesures regroupées sous l’Industrial Accelerator Act, qui comprend notamment des dispositions favorisant les véhicules fabriqués localement grâce à une approche « Made in Europe ». Toutefois, ce projet législatif progresse lentement, alors que les constructeurs chinois prennent déjà position en installant des capacités de production sur le territoire européen. Pour la présidente de la VDA, les possibilités d’éviter une profonde restructuration s’amenuisent rapidement. « Les options se réduisent, mais elles sont devenues encore plus urgentes. Les changements seront importants pour les travailleurs et modifieront profondément leurs attentes ainsi que celles de l’industrie », a-t-elle conclu.

Une industrie à un tournant

L’automobile européenne fait face à l’un des plus grands défis de son histoire récente. Entre la transition électrique, la montée en puissance des constructeurs chinois, des coûts d’exploitation élevés et une demande qui ralentit sur plusieurs marchés, les grands groupes n’ont plus beaucoup de marge de manœuvre. Les prochains mois pourraient ainsi redessiner durablement la carte industrielle de l’Europe, avec des conséquences importantes pour l’emploi, les investissements et la place du continent dans l’industrie automobile mondiale.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte L’industrie automobile européenne en crise provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le gouvernement fédéral espérait transformer le plus important contrat militaire de l’histoire du Canada en levier pour revitaliser l’industrie automobile nationale. Finalement, cette stratégie n’aura pas porté ses fruits. Malgré plusieurs mois de négociations, aucun engagement concret visant la construction d’une nouvelle usine d’assemblage automobile au Canada n’a été obtenu dans le cadre du contrat de sous-marins remporté par le groupe allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS). L’annonce, faite le 6 juillet par le premier ministre Mark Carney à Halifax, met fin à plusieurs mois de spéculation entourant ce contrat évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Jusqu’à 12 sous-marins construits par TKMS

Le Canada prévoit acquérir jusqu’à 12 sous-marins auprès de TKMS, sous réserve de la conclusion d’un contrat définitif. L’entreprise allemande a devancé le constructeur sud-coréen Hanwha Ocean, également finaliste dans cet important appel d’offres. Au-delà de la construction des navires, le contrat comprend plusieurs décennies d’entretien et de soutien technique, ce qui représente des retombées économiques considérables. Selon Mark Carney, TKMS s’est engagé à générer des investissements au Canada d’une valeur équivalente à celle du contrat, notamment dans les secteurs de la défense, des technologies autonomes, de l’aérospatiale, des minéraux critiques, des munitions et de la recherche et développement.

L’automobile espérait profiter du contrat

L’industrie automobile canadienne comptait également bénéficier de ces négociations. En février dernier, la ministre fédérale de l’Industrie, Mélanie Joly, avait indiqué que le gouvernement souhaitait obtenir l’engagement d’un constructeur étranger pour implanter une nouvelle usine d’assemblage de véhicules au Canada dans le cadre des discussions entourant le contrat naval. Cette ambition s’inscrivait dans un contexte particulièrement difficile pour le secteur automobile canadien, confronté aux nouveaux tarifs douaniers américains sur les véhicules et aux incertitudes entourant les investissements manufacturiers.

Volkswagen et Hyundai n’ont pas suivi

Le gouvernement fédéral avait tenté de convaincre Volkswagen de lier ses projets industriels au Canada au succès de TKMS. Le constructeur allemand aurait toutefois refusé d’associer ses décisions d’investissement à l’appel d’offres militaire. Du côté sud-coréen, Hyundai avait participé activement aux discussions visant à soutenir la candidature de Hanwha Ocean, sans toutefois promettre la construction d’une usine d’assemblage au Canada. Résultat : malgré les attentes d’Ottawa, aucune annonce concernant de nouveaux investissements automobiles n’a accompagné l’attribution du contrat.

Ottawa affirme poursuivre ses démarches

Le ministère de l’Industrie soutient néanmoins que les efforts pour attirer de nouveaux investissements dans le secteur automobile se poursuivent. Selon sa porte-parole, le gouvernement continue d’évaluer différents projets industriels, notamment la possibilité de convertir certaines installations de fabrication automobile afin d’y produire des véhicules blindés ou d’autres équipements destinés à la défense. Ces projets pourraient éventuellement offrir une nouvelle avenue aux manufacturiers et aux équipementiers canadiens.

L’avenir du partenariat entre Hanwha et l’APMA demeure incertain

La défaite de Hanwha Ocean soulève également des interrogations quant à l’avenir de plusieurs protocoles d’entente conclus avec des entreprises canadiennes. L’un des projets les plus importants concernait une coentreprise avec l’Automotive Parts Manufacturers’ Association (APMA). Ce partenariat visait à permettre à plusieurs fournisseurs automobiles canadiens de fabriquer au pays des équipements militaires, notamment des obusiers automoteurs et des lance-roquettes mobiles. Le président de l’APMA, Flavio Volpe, précise toutefois que ce projet était conditionnel à l’obtention du contrat de sous-marins par Hanwha. Il n’écarte cependant pas la possibilité que les discussions se poursuivent malgré la décision du gouvernement.

Des retombées importantes… mais ailleurs

Même si le secteur automobile repart les mains vides, le contrat générera d’importantes retombées économiques dans plusieurs autres industries canadiennes. TKMS a déjà signé près de deux douzaines d’ententes de collaboration avec des entreprises canadiennes, notamment dans les domaines de la construction navale, de l’aérospatiale, des technologies de défense, des minéraux critiques et de la recherche industrielle. Pour l’industrie automobile canadienne, qui espérait obtenir un nouveau moteur de croissance grâce à ce mégacontrat, il faudra toutefois attendre une autre occasion.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Le contrat de sous-marins échappe à l’industrie automobile canadienne provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ford poursuit une année 2026 particulièrement chargée sur le front des rappels. Le constructeur américain vient d’annoncer deux nouvelles campagnes touchant 110 626 véhicules aux États-Unis, dont les Mustang 2024 à 2026 et certains Mustang Mach-E. Les défauts concernent respectivement le système d’essuie-glaces et le différentiel arrière. Depuis le début de l’année, Ford a déjà lancé 56 campagnes de rappel, totalisant plus de 11 millions de véhicules aux États-Unis, un rythme qui demeure nettement supérieur à celui de la plupart des autres constructeurs.

Les Mustang pourraient perdre une partie des fonctions des essuie-glaces

Le plus important des deux rappels vise 67 842 Ford Mustang des années-modèles 2024 à 2026, y compris l’exclusive Mustang GTD. Selon les documents déposés auprès de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), des températures de 0 °C ou moins peuvent provoquer une perte de communication entre le moteur des essuie-glaces et le module de la colonne de direction. Dans une telle situation, les essuie-glaces pourraient demeurer bloqués à leur vitesse la plus élevée, tandis que le système de lave-glace deviendrait inopérant. En présence de neige, de pluie verglaçante ou de gadoue, cette défaillance peut réduire considérablement la visibilité du conducteur.

Une erreur de programmation chez un fournisseur

L’enquête de Ford a permis d’identifier l’origine du problème : un fournisseur a installé un logiciel destiné à une mémoire de 32 kilooctets sur une puce ne disposant que de 16 kilooctets, entraînant une incompatibilité de programmation. Le problème a été découvert en janvier 2026 lorsqu’une Mustang 2026 assemblée à Flat Rock présentait uniquement le mode rapide des essuie-glaces. Ford indique avoir enregistré 35 réclamations sous garantie, sans qu’aucun accident ni blessure ne soit associé à cette anomalie. Les concessionnaires inspecteront les véhicules concernés et remplaceront gratuitement le moteur d’essuie-glaces lorsque nécessaire.

La Mustang Mach-E visée par un problème de différentiel

Le second rappel touche la Ford Mustang Mach-E, dont le différentiel arrière pourrait subir une rupture de l’arbre du pignon.

Une telle défaillance peut entraîner une perte soudaine de propulsion ou, dans certains cas, permettre au véhicule de se déplacer alors que le levier de vitesses est en position P (stationnement).

Avant la panne, les propriétaires pourraient voir apparaître un témoin d’anomalie au tableau de bord accompagné de codes de diagnostic tels que P174E, P0A2F, P019C ou P27B2.

Une enquête amorcée après un cas en Europe

Ford a commencé son enquête en mars 2026 après l’analyse d’une Mustang Mach-E 2023 provenant d’Europe. Les ingénieurs ont ensuite étudié six autres différentiels défectueux et ont conclu que les arbres de pignon présentaient tous une fatigue par flexion.

Les analyses menées avec le fournisseur ont également révélé des écarts dans la dureté du matériau utilisé, même si la cause exacte de cette faiblesse n’a pas encore été entièrement déterminée.

À ce jour, Ford a recensé 62 réclamations sous garantie, sans signalement d’accident ni de blessure.

Une réparation plus robuste

Pour corriger le problème, les concessionnaires répareront ou remplaceront gratuitement l’ensemble du différentiel arrière des véhicules concernés. La nouvelle pièce intégrera un arbre de pignon renforcé afin d’améliorer sa durabilité.

Une année encore marquée par les rappels

Même si Ford pourrait émettre moins de rappels qu’en 2025, année où le constructeur avait lancé 153 campagnes touchant plus de 13 millions de véhicules, le rythme observé en 2026 demeure exceptionnel. Avec déjà 56 rappels en seulement quelques mois, Ford reste de loin le constructeur le plus actif en matière de campagnes de sécurité aux États-Unis.

Le texte Ford rappelle plus de 110 000 Mustang et Mustang Mach-E provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les propriétaires de certaines Honda Odyssey devront passer chez leur concessionnaire. Honda Motor America procède au rappel de 325 588 fourgonnettes aux États-Unis en raison d’un défaut pouvant empêcher l’affichage de l’image de la caméra de recul. Le rappel a été annoncé par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA).

L’eau peut endommager la caméra

Selon les documents de la NHTSA, le problème touche certains modèles Honda Odyssey 2018, 2019 et 2020. De l’eau peut s’infiltrer dans la caméra de recul, ce qui risque d’endommager ses composants électroniques. Si la caméra cesse de fonctionner, aucune image ne s’affiche lorsque le conducteur sélectionne la marche arrière. Cette défaillance réduit la visibilité derrière le véhicule et augmente le risque de collision, particulièrement lors des manœuvres dans les stationnements ou les zones fréquentées par des piétons.

Une réparation gratuite

Pour corriger le problème, les concessionnaires Honda remplaceront gratuitement la caméra de recul par une nouvelle unité répondant aux spécifications du constructeur. Les propriétaires concernés recevront un avis les invitant à prendre rendez-vous pour effectuer la réparation.

Le Canada pourrait aussi être concerné

Au moment d’écrire ces lignes, le rappel concerne uniquement le marché américain. Toutefois, comme les Honda Odyssey vendues au Canada proviennent de la même chaîne de production, il est fréquent que Transports Canada annonce un rappel similaire dans les jours ou les semaines suivant une campagne américaine. Les propriétaires canadiens devraient donc surveiller les communications de Honda ainsi que la base de données des rappels de Transports Canada.

Avec des renseignements de Reuters

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