Plus de 32 000 véhicules touchés au Canada

Toyota Motor Corp. procède à un vaste rappel touchant environ 430 000 véhicules en Amérique du Nord, dont 32 733 au Canada, en raison d’un problème d’affichage de la caméra de recul. Ce rappel vise principalement certains Toyota Tundra et Tundra hybrides des années 2022 à 2025, ainsi que des Sequoia hybrides produits entre 2023 et 2025. Selon la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), tous les véhicules concernés pourraient présenter ce défaut logiciel.

Un écran vert ou noir à la place de la caméra

Le problème provient d’un bogue logiciel pouvant faire apparaître à l’écran une image partiellement verte, entièrement verte ou noire au moment où le véhicule est en marche arrière, plutôt que l’image réelle de la caméra de recul.

Toyota affirme avoir été informée du problème dès 2022, à la suite de rapports de clients mentionnant des anomalies d’affichage. Pour le moment, aucun accident ni blessure liés à ce défaut n’ont été confirmés.

Correctif gratuit en concession

Les propriétaires des véhicules touchés pourront faire mettre à jour gratuitement le logiciel de leur système multimédia dans les concessions Toyota. Les concessionnaires ont été avisés le 1er octobre, tandis que les clients seront contactés entre le 16 et le 30 novembre 2025. Ce rappel illustre encore une fois la complexité croissante des systèmes électroniques embarqués, où un simple bogue peut compromettre une fonction de sécurité pourtant essentielle.

Avec des renseignements d’Automotive News Canada

Le texte Toyota rappelle près de 430 000 véhicules en Amérique du Nord provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Nous sommes en 1972. Chez nous, c’est l’année où les Nordiques de Québec disputent leur première saison, pendant qu’à Montréal, l’administration Drapeau dévoile la maquette du Stade Olympique en annonçant que ses JO ne coûteront pas plus de 310 M$ ! Par ailleurs, trois bébés nés cette année-là deviendront de personnalités bien connues : Martin Brodeur (gardien de but au hockey), Pierre Garand (qu’on connaîtra sous le nom de Garou) et Patrick Lagacé (journaliste et animateur à la télé). Pendant ce temps, de l’autre côté de la frontière, Morris Sarnoff, un résident du New Jersey, achète cette Chrysler Town & Country 1972 qu’il va conserver pendant près d’un demi-siècle.

Car il faut se souvenir qu’avant la fourgonnette du même nom, au sein de la marque Chrysler, il y a eu la familiale Town & Country. Mais c’était une tout autre époque. Une époque où les familiales du genre pouvaient avoir jusqu’à 9 places, avec 3 banquettes à 3 places. La plus reculée faisait parfois face à l’arrière de la voiture !

À cette époque, les fourgonnettes pour passagers servaient généralement de véhicules commerciaux. Rares étaient les familles qui en utilisaient une. Et puis, les automobilistes n’avaient pas encore commencé à délaisser les automobiles au profit des véhicules utilitaires, expression à laquelle les gurus du marketing ont rapidement accolé l’adjectif sport pour rendre les VUS encore plus alléchants.

Une familiale qui a coûté cher

Bref, en 1972, M. Sarnoff, un vétéran de l’armée et fidèle acheteur de produits Chrysler vivant à Vineland, fait l’achat de cette rutilante familiale chez Garden State Motors. Il verse 7 052 $US à son concessionnaire, une somme gonflée par les nombreux accessoires optionnels ajoutés à la dotation de base, puisqu’aux États-Unis cette voiture était offerte à partir de 4 973 $US.

En effet, la facture du concessionnaire nous apprend que M. Sarnoff s’est offert une version « toute équipée » avec, entre autres, la climatisation, des vitres et un système de verrouillage électriques, une banquette avant divisée (50/50) à six positions, une horloge électrique, des supports à bagages sur le toit, des poignées verticales extérieures à l’arrière, du verre teinté, une radio AM/FM avec deux haut-parleurs à l’arrière et une antenne électrique, un volant inclinable et télescopique, une boussole et les incontournables pneus à flancs blancs.

Mesurant plus de 5,5 mètres de long, cette familiale partageait le V8 de la New Yorker, la berline haut de gamme de Chysler. Ce moteur de 7,2 L (440 po cu) à carburateur à 4 barils et allumage électronique était jumelé à une boîte de vitesses automatique à 3 rapports.

Au final, M. Sarnoff a très très peu utilisé sa familiale, ce qui ne l’a pas empêché de lui faire un entretien méticuleux. Aujourd’hui, l’odomètre n’affiche que 10 130 mi (16 300 km) et sa peinture Rallye Red, ses flancs en similibois, son toit en vinyle noir et ses garnitures noires sont impeccables.

Et au Canada ?

Au Canada, cette familiale était offerte à partir de 5 717 $ CAN (avant options et taxes). Parmi toutes les marques de Chrysler, c’était le troisième modèle le plus cher, après les berlines Imperial (8 316 $) et New Yorker (5 880 $).

Pour mettre ces chiffres en perspective, sachez qu’en 1972, le constructeur de Chelsea offrait aux Canadiens la sous-compacte Cricket (vendue par les concessionnaires Dodge et Plymouth) à partir de 2 169 $, la Plymouth Valiant compacte à partir de 2 800 $, la grande berline Plymouth Fury à partir de 3 770 $ et le coupé sport Dodge Challenger à partir de 3 151 $.

Bref séjour dans la collection Suzy Q

Il y a quelques années, cette imposante familiale a été cédée à Saul Schwartz (alias Sonny), un collectionneur bien connu du New Jersey. Ce dernier est cependant décédé peu après, en 2022. Si bien qu’aujourd’hui cette Chrysler Town & Country, de même que les 50 autres voitures de sa collection qu’il avait baptisée « Suzy Q », se retrouve au catalogue de la vente aux enchères de RM Sotheby’s. Cette vente sera présentée au Hershey Lodge, à Hershey, en Pennsylvanie, les 8 et 9 octobre prochains. L’encanteur estime que cette familiale pourrait trouver preneur pour une somme située entre 30 000 $US et 45 000 $US.

Photos : RM Sotheby’s

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L’univers des bolides routiers destinés aux gens bien nantis compte un nouveau constructeur : Vittori Motors. Le 4 octobre dernier, les dirigeants de cette jeune pousse ont dévoilé la Turbio, le prototype de la voiture de haute performance qu’ils souhaitent produire en petite série sous peu. Son dévoilement a eu lieu au complexe de sports motorisés The Concours Club à Opa-locka, une municipalité située à une quinzaine de kilomètres au nord de Miami, en Floride.

Performance et simplicité

L’élégante biplace a été conçue grâce aux efforts de diverses entreprises italiennes, à commencer par le studio de design Pininfarina, qui a produit un communiqué soulignant ce dévoilement.

On y apprend que le design de sa carrosserie, axé sur les performances aérodynamiques, « mise sur des surfaces épurées s’intégrant aux prises d’air et aux sorties d’échappement nécessaires à la gestion du flux de refroidissement ». De plus, un aileron arrière mobile doit permettre au conducteur de réduire la traînée ou d’augmenter l’appui, selon le trajet et le style de conduite.

En outre, l’intérieur de la Turbio fait preuve de simplicité afin de « restituer le contrôle au conducteur ». Le designer italien explique, en outre, qu’au lieu de surcharger l’habitacle d’écrans tactiles, « des commandes et interrupteurs physiques ont été méticuleusement restaurés, chaque élément étant positionné de manière à restituer le plaisir pur de la conduite ». Cela dit, on n’a pas déconnecté entièrement cette voiture des tendances actuelles, puisqu’on retrouve un écran tactile vertical au centre de la planche de bord et des cadrans numériques derrière le volant.

Sur les traces de Bugatti

Destinée à être assemblée en Italie, l’architecture de la Turbio fait usage de matériaux légers, comme l’aluminium et le titane, ce dernier permettant une meilleure réduction et régulation thermique. Sa fabrication intégrera aussi des freins en carbone-céramique et des pièces en fibre de carbone pour la carrosserie.

La Turbio est animée par un V12 atmosphérique hybride (non branchable) baptisé Orion. Ce moteur de 6,8 L a été mis au point par Italtecnica Engineering, un motoriste italien bien connu, et devrait livrer plus de 1 100 ch. Autant de puissance devrait permettre à la Turbio d’abattre les 100 km/h en 2,5 s, pour ainsi s’élever au rang de bolides de grande notoriété, tels que les Bugatti Veyron et Chiron Sport, qui réalisent cette accélération en un dixième de seconde de moins.

Vittori compte limiter la production de son bolide à 50 exemplaires. Offerte à partir de 2,5 M$ US, chaque voiture sera produite sur mesure et les premiers modèles de série sont promis pour 2027.

IA et impression 3D

À l’instar des grands constructeurs, Vittori mise largement sur l’intelligence artificielle et la production des composants par impression 3D pour assurer le développement de sa voiture.

À ce titre, Totum 3D et ShapeUp Studios, deux autres partenaires italiens, contribuent à la conception, au prototypage et à la fabrication des pièces en titane imprimés en 3D. Ce partenariat pourrait d’ailleurs mener plus loin, si l’on se fie aux projets annoncés par les dirigeants de l’entreprise italo-étatsunienne.

Car, après le coupé sport, Vittori espère produire des aéronefs électriques haut de gamme : d’abord des appareils à décollage vertical, puis des avions d’affaires.

En attendant ces prochaines étapes d’un projet qui paraît pharaonesque, Pininfarina rappelle que le bolide dévoilé dans la région de Miami n’est qu’une voiture-concept. « C’est le début du parcours de Vittori vers la version de série », peut-on lire de son communiqué.

Origines italo-étatsuniennes

Il n’en demeure pas moins que les origines de Vittori Motors demeurent obscures. Lancé à Modène, en Italie, en 2023, ce projet aurait mené à la fondation de cette entreprise par Carlos Cruz, en septembre 2024.

Actuel PDG, ce jeune homme d’affaires a à son actif quelques années de direction d’entreprises dans des secteurs financiers et de technologie. Son frère, Armando, occupe le poste de chef des opérations. De plus, l’entreprise aurait un siège social étatsunien à Palo Alto, en Californie.

Fait à noter, le nom Vittori est emprunté à l’italien et se traduit par le mot victoire.

Photos : Pininfarina

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Honda Canada fait face à un recours collectif intenté devant la Cour supérieure du Québec, accusée d’avoir vendu des véhicules équipés de moteurs 1,5 litre turbo présentant un défaut de conception au niveau du joint de culasse. Le problème toucherait des Civic (2016–2022), CR-V (2017–2022) et Accord (2018–2022), causant des fuites de liquide de refroidissement, une perte de compression et parfois une défaillance complète du moteur.

Le cas à l’origine du recours

La poursuite, Martine Lupien contre Honda Canada Inc., allègue que la plaignante a vu sa Civic 2016 subir une défaillance du joint de culasse malgré un entretien régulier. La facture estimée pour la réparation s’élèverait à 5 000 $ CAD. Un recours similaire avait déjà été déposé en Colombie-Britannique plus tôt cette année, soulevant des plaintes identiques et accusant Honda d’avoir ignoré le problème sans procéder à un rappel ni offrir de remboursement.

D’où vient le problème?

Selon la poursuite et plusieurs témoignages d’utilisateurs sur des forums canadiens de Civic et CR-V, le défaut serait lié aux tolérances du système de refroidissement et à la qualité du joint de culasse du moteur 1.5T. Sous haute température, le liquide de refroidissement pourrait s’infiltrer dans la chambre de combustion ou se mélanger à l’huile, provoquant des ratés d’allumage, de la corrosion interne et une usure prématurée du moteur. De nombreux propriétaires affirment que les bris surviennent peu après la fin de la garantie, certains ayant dû effectuer plus d’une réparation. Ce moteur, largement utilisé dans les modèles populaires de Honda, pourrait donc affecter des milliers de véhicules au pays.

Aucune action corrective de Honda

Honda Canada n’a publié aucun rappel ni bulletin de service technique concernant ce problème précis. Les avocats du recours soutiennent que le constructeur connaissait la défaillance, mais a continué à vendre les véhicules sans en informer les clients. Si le recours est certifié et jugé favorablement, Honda pourrait être forcée de rembourser les réparations, couvrir les frais de remorquage et de location de véhicule, et indemniser les propriétaires déjà affectés.

Des conséquences financières et d’image importantes

Le remplacement d’un joint de culasse figure parmi les réparations les plus coûteuses d’un moteur à essence. Compte tenu du volume de Civic, CR-V et Accord vendus, les enjeux financiers pour Honda Canada sont considérables.
Des experts juridiques rappellent que si ces recours collectifs peuvent durer des années, les tribunaux canadiens ont récemment favorisé les consommateurs lorsqu’un défaut mécanique systémique était démontré.

Une réputation en jeu

Cette affaire tombe à un moment délicat pour Honda, alors que la marque mise sur la fiabilité pour soutenir le lancement de ses nouveaux VUS HR-V et CR-V. Face à une concurrence accrue — notamment du côté de Nissan ou Kia —, la transparence et la durabilité à long terme pèseront lourd dans la confiance des acheteurs.

Avec des renseignements d’Automotive News Canada

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Nissan Canada Inc. a annoncé un partenariat pluriannuel avec Lithion Technologies Inc., une entreprise montréalaise pionnière dans le recyclage de batteries au lithium-ion. Cette alliance vise à recycler les batteries de véhicules électriques en fin de vie et à renforcer l’engagement de Nissan envers une mobilité plus durable et une gestion responsable des ressources.

Un procédé de recyclage parmi les plus avancés au monde

Grâce à la technologie hydrométallurgique de Lithion, jusqu’à 95 % des matériaux critiques et 98 % des minéraux peuvent être récupérés, réduisant ainsi la dépendance à l’exploitation minière et l’impact environnemental global.
Cette initiative s’intègre à la stratégie d’électrification mondiale de Nissan, favorisant la réutilisation des matériaux issus des batteries dans la production de nouveaux véhicules.

Un acteur québécois au cœur de la transition énergétique

Le site commercial de Lithion à Saint-Bruno-de-Montarville, au Québec, est conçu pour traiter efficacement les batteries de véhicules électriques à grande échelle. Cette infrastructure soutient l’essor rapide du marché canadien des VE et s’aligne sur les objectifs de Nissan pour une chaîne d’approvisionnement plus verte et plus locale. « Nous sommes ravis de nous associer à Nissan et de soutenir sa vision de circularité des minéraux critiques issus des véhicules électriques », a déclaré Yves Noël, vice-président et directeur du développement commercial chez Lithion Technologies.

Vers un futur plus vert pour la mobilité

Ce partenariat représente une étape clé vers une économie circulaire canadienne et une réduction tangible de l’empreinte carbone de Nissan. En s’appuyant sur le savoir-faire technologique de Lithion, Nissan Canada contribue à bâtir un modèle durable de gestion des batteries – un enjeu central de la mobilité électrique du futur.

Source : Nissan Canada

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Nissan Canada a annoncé le départ de son président Trevor Longley, qui quitte l’entreprise pour saisir une nouvelle opportunité professionnelle à l’extérieur du groupe. La décision, effective immédiatement depuis le 3 octobre, laisse la direction canadienne entre les mains de Steve Rhind, vice-président des opérations de ventes, qui assurera l’intérim jusqu’à la nomination d’un successeur permanent.

Près de dix ans chez Nissan

Trevor Longley a passé près d’une décennie au sein de Nissan, occupant divers postes en ventes et développement du réseau de concessionnaires, avant de prendre la tête de Nissan et Infiniti Canada en août 2024.
Son départ marque la fin d’une période de stabilité pour la filiale canadienne du constructeur japonais.

Une transition en douceur selon Nissan

« Nous avons pleinement confiance en Steve et en l’équipe de direction canadienne pour maintenir notre élan sur le marché durant cette transition », a déclaré Didier Marsaud, porte-parole de Nissan Canada, dans un courriel à Automotive News Canada.

Des ventes canadiennes en hausse malgré un contexte mondial difficile

Alors que Nissan Motor Co. traverse une période complexe à l’échelle mondiale, marquée par des baisses de ventes et des pertes financières en 2025, le marché canadien fait figure d’exception. De janvier à septembre 2025, les marques Nissan et Infiniti ont cumulé 87 412 ventes au pays, soit une hausse de 8,5 % par rapport à la même période l’an dernier.

Cette performance reflète la forte demande pour les VUS et véhicules électrifiés de la marque, ainsi qu’un réseau de concessionnaires parmi les plus dynamiques du marché canadien.

Avec des renseignements d’Automotive News Canada

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Le constructeur Stellantis s’apprête à investir environ 10 milliards $US aux États-Unis afin de relancer ses activités sur son marché le plus stratégique, selon Bloomberg. L’annonce officielle pourrait survenir d’ici quelques semaines. Selon des sources internes, environ 5 milliards $US de nouveaux fonds s’ajouteraient à une enveloppe équivalente déjà annoncée plus tôt cette année. Ces investissements, étalés sur plusieurs années, viseraient à moderniser des usines, créer de nouveaux emplois et lancer de nouveaux modèles, notamment dans des États comme l’Illinois et le Michigan.

Une volonté de redorer l’image de Jeep et Dodge

Le PDG Antonio Filosa, en poste depuis mai, souhaite redonner à Jeep son lustre d’antan tout en ravivant la flamme de Dodge, avec la possible renaissance d’une muscle car à moteur V8. Même la marque Chrysler pourrait bénéficier de nouveaux fonds à long terme, bien que les plans demeurent à confirmer. Filosa tente ainsi de rééquilibrer les investissements mondiaux de Stellantis, après une période où son prédécesseur Carlos Tavares avait favorisé les opérations à faible coût au Mexique et en Europe, où la rentabilité demeure fragile.

Un message politique clair envers Washington

Cette annonce s’inscrit aussi dans un contexte politique : plusieurs multinationales augmentent leurs investissements américains afin de gagner les faveurs du président Donald Trump et d’atténuer l’impact des tarifs douaniers. Hyundai, par exemple, a récemment accru ses engagements aux États-Unis à 26 milliards $US d’ici 2028. Pour Stellantis, ces fonds pourraient notamment relancer l’usine de Belvidere, en Illinois, mise en veilleuse, où 1 500 emplois devraient être restaurés pour produire un nouveau pick-up intermédiaire.

Des défis persistants en Europe

Pendant que Stellantis redirige ses ressources vers l’Amérique, les syndicats européens s’inquiètent. Le groupe, propriétaire de Fiat et Peugeot, fait face à une surcapacité de production et à une concurrence féroce de BYD et d’autres constructeurs chinois.
Huit usines européennes sont actuellement à l’arrêt temporaire, en raison d’une demande en baisse pour des modèles comme l’Alfa Romeo Tonale et la Fiat Panda. Filosa doit rencontrer les syndicats italiens le 20 octobre, alors que la pression monte pour qu’il respecte les promesses faites à l’Italie en matière de production.

Une restructuration mondiale en marche

Le nouveau PDG a déjà amorcé un nettoyage stratégique, suspendant un projet de véhicules à hydrogène avec Michelin et Forvia, tout en envisageant la vente de Free2move, sa division d’autopartage. Il aurait également mandaté McKinsey & Co. pour redéfinir l’avenir de Maserati et Alfa Romeo — sans toutefois prévoir de vendre Maserati. Malgré la turbulence, Stellantis commence à voir quelques signes de redressement : ses ventes américaines ont augmenté au troisième trimestre, rassurant les investisseurs.

Avec des renseignements de Bloomberg

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Le constructeur bavarois tourne une page importante de son histoire. BMW annonce la fin de trois modèles phares — les X4, 8 Series et Z4 — dans le cadre de sa transition vers la nouvelle plateforme électrique Neue Klasse. Aucun de ces véhicules ne sera remplacé dans la nouvelle gamme.

Nouvelle ère électrique : BMW fait le ménage

La Neue Klasse constituera la base de 40 nouveaux modèles BMW d’ici 2027, en commençant par le VUS électrique iX3. Cette restructuration marque un virage clair : éliminer les modèles à faible volume pour concentrer les ressources sur les véhicules électriques à fort potentiel. Les X4, Série 8 et Z4, lancés en 2018, ne représentaient qu’environ 3 % des ventes mondiales de BMW cette année.

Fin d’une époque : adieu au roadster Z4

Le BMW Z4, dernier roadster de la marque, tirera sa révérence après l’année-modèle 2026. Les versions sDrive30i et M40i continueront d’être produites jusqu’au printemps 2026 à l’usine Magna Steyr de Graz, en Autriche. Ce modèle partageait sa plateforme avec la Toyota GR Supra, elle aussi en fin de cycle, Toyota préparant désormais une nouvelle génération sans BMW. Avec cette disparition, BMW quitte le segment des roadsters, emboîtant le pas à Mercedes-Benz et Audi, qui ont respectivement abandonné les SLC et TT Roadster.

Série 8 : le grand tourisme en bout de route

La Série 8— coupé, cabriolet et Gran Coupé — sera aussi retirée graduellement d’ici 2026. Malgré une mise à jour en 2022, ses ventes demeuraient marginales face à des concurrentes comme Aston Martin et Bentley. Une édition spéciale, la M850i Edition M Heritage, limitée à 500 unités dans le monde, marquera la fin de ce modèle de prestige. Aucune remplaçante n’est prévue, et les rumeurs d’un retour de la Série 6 n’ont jamais été confirmées.

X4 : le coupé utilitaire ne passe pas à l’ère électrique

Enfin, le BMW X4, version coupé du populaire X3, ne sera pas renouvelé. Sa disparition s’explique par la montée en puissance des VUS électriques dans la gamme, notamment le futur iX4 basé sur la Neue Klasse.

Et après ?

BMW n’a pas encore confirmé si de futurs coupés ou roadsters électriques verront le jour. Des prototypes d’un coupé électrique ont été aperçus récemment, mais aucune annonce officielle n’a suivi. Ce grand ménage annonce toutefois une nouvelle ère centrée sur l’électrification et la rentabilité, au détriment de la passion mécanique qui a longtemps défini la marque.

Avec des renseignements de carscoops

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Conserver un client est souvent plus difficile que d’en gagner un. Pourtant, certaines marques automobiles semblent y parvenir sans effort. Selon la nouvelle étude annuelle de fidélité automobile de JD Power, Ford domine le classement nord-américain avec un taux de fidélité de 66,6 % dans la catégorie des camions, bien au-dessus de la moyenne de l’industrie fixée à 49 %. Les propriétaires de Série F, notamment du Ford F-150, demeurent farouchement loyaux à la marque. Derrière Ford, Toyota arrive en deuxième position avec un taux de 61,2 %.

Porsche, Toyota et Lexus séduisent aussi leurs clients

Dans le segment des voitures de luxe, Porsche arrive en tête avec une fidélité de 58,2 %, suivie de Mercedes-Benz à 49,7 %. Malgré une baisse de popularité en Chine, la marque allemande conserve donc un solide noyau de partisans aux États-Unis. Du côté des VUS de luxe, Lexus prend la première place avec 57,4 %, devançant BMW à 54 %. Ces chiffres restent toutefois légèrement inférieurs à ceux des constructeurs grand public les plus performants.

Toyota et Honda mènent le bal dans le segment grand public

Dans la catégorie des voitures grand public, Toyota domine une fois de plus avec un taux de fidélité de 62 %, preuve que sa réputation de fiabilité et de valeur continue de faire effet. Honda suit de près avec 55,5 % pour les voitures, mais se hisse en première place des VUS grand public avec 62 %, juste devant Subaru à 60,6 %.

La fidélité, reflet de la confiance et de l’habitude

Selon JD Power, les acheteurs fidèles reviennent vers une marque en raison de la qualité perçue, de la fiabilité des produits et du rapport qualité-prix. Cependant, la fidélité tend à diminuer lorsque les consommateurs changent de catégorie de véhicule — par exemple, en passant d’une voiture compacte à un VUS. Le cas de Ford illustre bien un autre facteur clé : l’attachement culturel et émotionnel. Les propriétaires de camions, surtout ceux des F-Series, se montrent particulièrement loyaux, souvent pour la vie.

Avec des renseignements de Carscoops

Le texte Ford dépasse Porsche et Lexus en fidélité de marque selon JD Power provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Un moteur de Toyota Prius détruit à cause d’une pompe à eau défectueuse, un Land Cruiser condamné après qu’une bougie fondue ait endommagé son cylindre, et un Camry immobilisé à cause d’un démarreur prématurément brisé. Ces défaillances ont toutes un point commun : les pièces provenaient de sites de vente en ligne et semblaient être des pièces d’origine Toyota, mais étaient en réalité des contrefaçons.

Un phénomène amplifié depuis la pandémie

Selon Bob Stewart, président du Automotive Anti-Counterfeiting Council (A2C2) — un regroupement nord-américain d’automobilistes et de constructeurs —, la pandémie a fait exploser la vente de pièces contrefaites. Les confinements ont poussé des millions de consommateurs vers les achats en ligne, ouvrant la porte à des revendeurs douteux. L’augmentation du prix des pièces d’origine a aussi contribué au problème. Les automobilistes, à la recherche d’aubaines, se tournent vers des plateformes où les contrefaçons circulent librement. En 2024, les autorités américaines ont saisi plus de 211 000 pièces contrefaites, soit près du double de l’année précédente, selon le département américain des Transports.

Une menace directe pour la sécurité routière

Les pièces contrefaites ne causent pas que des pannes coûteuses : elles peuvent aussi coûter des vies. La NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) a recensé sept cas connus de défaillance d’airbags contrefaits entre 2023 et 2024, dont cinq mortels. Ces coussins gonflables de remplacement, installés dans des ateliers indépendants, n’ont pas déployé correctement lors de collisions. Bob Stewart compare la dangerosité de ces pièces à celle d’« un explosif artisanal dans une colonne de direction ». Le ministère des Transports recommande aux consommateurs de vérifier l’historique d’un véhicule usagé avant l’achat, et de s’assurer que les pièces de sécurité (airbags, ceintures, freins) soient remplacées par des composants certifiés par le constructeur.

Des contrefaçons de plus en plus sophistiquées

Les faussaires utilisent désormais l’intelligence artificielle, des scanners 3D haute précision et même des machines industrielles authentiques pour produire des copies presque parfaites. « Aujourd’hui, même les fabricants ont parfois du mal à distinguer une pièce authentique d’une fausse », explique Roei Ganzarski, PDG d’Alitheon, une entreprise spécialisée dans la détection numérique de produits contrefaits grâce à des “empreintes digitales numériques”.

Comment reconnaître une fausse pièce

Quelques indices peuvent trahir une contrefaçon :

  • un prix anormalement bas ;

  • un emballage différent ou de faible qualité ;

  • des erreurs de traduction sur la boîte.

Un propriétaire d’atelier mécanique se souvient avoir reçu cinq moteurs de direction pour Lexus : quatre authentiques, mais le cinquième, au texte mal traduit, s’est révélé être un faux produit chinois. Les techniciens indépendants et les départements de service peuvent signaler les pièces suspectes via le site de l’Automotive Anti-Counterfeiting Council. Une bonne affaire n’est pas toujours une bonne affaire. « Acheter des pièces “originales” sur Amazon, c’est jouer avec le feu. »

Avec des renseignements d’Automotive News

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