On la surnomme Beast — la Bête, en anglais. Un coup d’œil suffit à comprendre pourquoi. Cette voiture aux dimensions démesurées fait un retour sur le marché des collectionneurs. Elle figure parmi les vedettes de la vente aux enchères que présentera Historic Auctioneers au complexe Mercedes-Benz World du circuit Brooklands en Angleterre, le 29 novembre prochain.

La Beast a fait son apparition sur la scène automobile britannique au début des années 70, époque où l’économie de la fière Albion était au plus bas et que les salariés peinaient à joindre les deux bouts à cause d’une inflation galopante. Dans ce contexte, avec ses dimensions exagérées et sa motorisation qui relève de l’improbable, cette voiture ressemblait à une moquerie sur quatre roues…

Son histoire remonte à 1966, année où l’ingénieur Paul Jameson, qui prépare une voiture de sa conception, construit un châssis capable d’accueillir un moteur de char d’assaut Rolls-Royce Meteor. Ce projet attire alors l’attention d’un spécialiste des boîtes de vitesses : John Dodd. Une collaboration inattendue voit alors le jour et, lorsqu’un incendie détruit la voiture originale, Dodd se montre déterminé à la reconstruire en l’améliorant.

Achevée en 1972, la nouvelle voiture est propulsée par le redoutable V12 Rolls-Royce Merlin, un moteur de 27 L. C’est le moteur qui, durant la Seconde Guerre mondiale, a permis aux Supermarine Spitfire et Avro Lancaster de remporter la victoire.

By Jove ! It’s a shooting brake

Dodd conçoit une boîte de vitesses automatique renforcée capable de maîtriser le couple démentiel du Merlin. Quant à la carrosserie, elle prend la forme d’un coupé sport à hayon; le genre de voiture que les Britanniques surnomment shooting brake et les Français break de chasse.

Construite par Fiber Glass Repairs de Bromley, sa carrosserie a deux portes aux proportions imposantes : elles mesurent environ 5,80 mètres de long ! Elle découvre un habitacle garni de cuir fin et de noyer, à l’image d’une voiture raffinée. À l’extérieur, sa proue arbore la calandre traditionnelle d’une Rolls-Royce coiffée de la mascotte Spirit of Ecstasy, une initiative qui n’a pas plu au constructeur de voitures de prestige.

En outre, elle a une suspension indépendante, des freins à disque aux quatre roues et une puissance étonnamment bien dosée. Bref, des attributs qui la rendent parfaitement utilisable au quotidien, bien que sa répartition de masse très inhabituelle exige un certain savoir-faire de la part du conducteur.

Voiture de promenade la plus puissante au monde

Ses performances restent cependant sujettes à débat, aucun test officiel n’ayant été réalisé dans des conditions contrôlées. Cependant, divers rapports de l’époque évoquent une puissance gravitant entre 750 et 850 ch. De plus, des témoignages font état d’une vitesse dépassant les 290 km/h; une vitesse que Dodd aurait d’ailleurs atteint sur une Autobahn allemande. Par ailleurs, le club automobile britannique RAC aurait enregistré une vitesse de pointe de 294,5 km/h à une autre occasion.

Or, à cette époque, les voitures de sport italiennes les plus exotiques peinaient à dépasser les 270 km/h. Ces performances placent donc la Beast parmi les bolides routiers d’alors. En 1977, le Livre des records Guinness lui a d’ailleurs attribué le titre de « Voiture de promenade la plus puissante au monde » !

Plus tard, lorsque Dodd s’installe en Espagne, sa création l’accompagne. La sonorité tonitruante de son échappement devient alors une signature sonore familière sur les routes de Malaga et des environs, sur la Costa del Sol.

De jaune à gris métallisé

Sous la garde de son propriétaire actuel, qui en a fait l’acquisition en 2023 (un an après le décès de Dodd), cette voiture a bénéficié d’améliorations esthétiques notables. Le véhicule a été recouvert d’un élégant film bicolore gris métallisé. Le vendeur a opté pour cette solution plutôt que pour une peinture neuve, afin de permettre à un futur propriétaire de retrouver sa couleur jaune d’origine, s’il le désire, ce film étant facilement amovible. En outre, l’intérieur a bénéficié d’une restauration complète et soignée.

Plus d’un demi-siècle après sa création, la Beast demeure unique, témoignant avec brio de l’ingéniosité, de l’excentricité et de l’enthousiasme débordant de son créateur. Elle a maintes fois fait l’objet de reportages dans la presse et à la télévision, ce qui lui a donné une renommée internationale comme l’une des automobiles uniques les plus remarquables jamais construites.

Au terme de cette vente, l’encanteur espère en tirer de 75 000 £ à 100 000 £ (entre 140 000 $ et 185 000 $). Une estimation qui paraît plausible, si l’on se fie aux 72 500 £ (environ 120 000 $) obtenus par l’avant-dernier propriétaire au moment de la vendre, en mars 2023.

Photos : Historic Auctioneers et Car Classic

Le texte La « Beast » est de retour sur le marché des collectionneurs provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Stellantis se retrouve au cœur d’un nouveau bras de fer politique au Canada après avoir refusé de se présenter à une audience de la Chambre des communes portant sur la relocalisation de la production du Jeep Compass. L’entreprise s’est excusée en évoquant des problèmes informatiques, mais les élus fédéraux ne digèrent pas cette justification jugée peu crédible.

La séance devait examiner les ententes entourant l’usine Stellantis de Brampton, en Ontario, après l’annonce surprise que le prochain Jeep Compass serait construit plutôt à l’usine de Belvidere en Illinois. Cette décision s’inscrit dans un investissement de $3 milliards $US aux États-Unis. Or, selon les ententes initiales, l’assemblage devait avoir lieu au Canada.

L'usine Stellantis à Brampton, en Ontario
L’usine Stellantis à Brampton, en Ontario | Auto123.com

Une décision qui irrite les élus et les travailleurs
Ce revirement a déclenché la colère au Canada, surtout dans le contexte de la guerre commerciale de l’administration Trump. L’avenir de l’usine de Brampton — et des milliers d’emplois — s’est retrouvé dans l’incertitude, laissant les travailleurs et le gouvernement fédéral sur les nerfs.

Les élus espéraient obtenir des explications claires, mais le responsable des affaires publiques de FCA Canada (filiale de Stellantis) ne s’est jamais présenté, malgré une séance de près de deux heures.

Les parlementaires dénoncent
Le président du comité, Kelly McCauley, a qualifié la situation de « stupéfiante », alors que la vice-présidente Marie-Hélène Gaudreau s’est dite carrément « sans mots ». Plusieurs élus ont remis en question l’excuse informatique, rappelant que les réunions virtuelles se sont multipliées pendant la pandémie et qu’en cas d’urgence, il est toujours possible de se connecter, ne serait-ce que par téléphone.

Stellantis se défend … sans conviction
Dans une déclaration faite à CBC Windsor, Stellantis a affirmé être « prête et disponible pour apparaître à distance ». Toutefois, l’entreprise évoque des « problèmes TI » non divulgués les empêchant de se connecter, et ce, malgré un test réussi plus tôt avec l’équipe technique du comité.

Cette absence alimente évidemment les soupçons à l’effet que Stellantis aurait rompu ses engagements envers le Canada et les employés de Brampton.

L’enquête se poursuit
Malgré l’absence du constructeur, l’audience a eu lieu et l’enquête parlementaire se poursuit. Stellantis a été invitée à se présenter de nouveau la semaine prochaine. Les élus espèrent enfin obtenir des réponses… et une connexion qui fonctionne.

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Les jours d’Apple CarPlay et d’Android Auto à bord des voitures Cadillac sont comptés. On le savait pour les versions électriques de la marque de luxe, mais il semble que même les modèles à moteur thermique abandonneront ces systèmes.

Selon la marque, ce duo de connectivité pour téléphone intelligent sera progressivement remplacé par une plateforme multimédia intégrée développée en interne, mais conçue en collaboration avec Google.

À partir de 2028
Depuis 2016, Cadillac offre CarPlay et Android Auto sur toute sa gamme. Il faut dire que le système constituait un atout certain et était en demande par de nombreux consommateurs. On peut facilement comprendre pourquoi, étant donné la facilité de diffusion des informations du téléphone directement sur l’écran central.

Ce virage, annoncé depuis quelques mois, s’amorcera avec le lancement, attendu en 2028, du système informatique centralisé de Cadillac. Concrètement, cela signifie que les futurs modèles, électriques comme à essence, n’offriront plus la compatibilité CarPlay / Android Auto.

Le gigantesque écran du Cadillac Escalade
Le gigantesque écran du Cadillac Escalade | Auto123.com

Pour l’instant, les véhicules déjà en circulation ne sont pas affectés. CarPlay et Android Auto continueront de fonctionner tant que le propriétaire ne change pas de voiture. De plus, les modèles thermiques restants sont encore disponibles avec ces systèmes aujourd’hui.

Un certain mécontentement
Mais ce changement suscite quelques questionnements chez les utilisateurs. Plusieurs craignent de perdre la flexibilité offerte par la connexion avec le téléphone. On se demande notamment quelle sera la facilité d’accès aux applications, à la musique ou à la navigation.

Du côté de Cadillac, l’argument est l’intégration : le nouveau système devrait offrir un accès plus cohérent aux fonctions du véhicule sans dépendre du téléphone. L’objectif est de créer un environnement plus homogène et mieux intégré.

General Motors, par la voix de sa présidente Mary Barra, a déjà confirmé l’abandon d’Apple CarPlay au profit d’un système interne développé conjointement avec Google. Ici non plus, on ne fera plus appel au téléphone pour les applications et la navigation, mais plutôt au système interne. Le tout devrait se mettre en place d’ici quelques années.

Jusqu’à maintenant cependant, cette décision ne semblait affecter que les véhicules électriques. Or, il semble que Cadillac ait décidé d’élargir cette position à la totalité de sa gamme.

Rappelons que Google et son système d’exploitation Android Automotive OS sont en train de s’implanter un peu partout. Les véhicules Volvo notamment l’utilisent, mais conservent l’accès aux applications téléphoniques.

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Aux États-Unis, l’organisme fédéral NHTSA a donné son feu vert à la création du tout premier mannequin d’impact féminin basé sur l’anatomie réelle des femmes. Jusqu’à maintenant, l’industrie utilisait simplement des versions réduites de mannequins masculins, un compromis dénoncé depuis des décennies par les experts en sécurité.

Avec ce nouveau modèle, développé par Humanetics — le leader mondial des mannequins d’essais de collision — l’objectif est de mieux comprendre comment les femmes réagissent physiquement lors d’un accident. Le résultat : un mannequin nommé THOR-05F, dévoilé en novembre et conçu à partir de données anatomiques beaucoup plus réalistes.

Représenter l’anatomie féminine pour sauver des vies

Selon Chris O’Connor, PDG d’Humanetics, l’un des avantages les plus significatifs est la forme du bassin : « Le bassin féminin est plus arrondi et ne retient pas la ceinture de sécurité de la même manière », explique-t-il. Ce détail, d’apparence triviale, influence directement le risque de blessures graves, notamment au niveau de l’abdomen et des hanches en cas d’impact.

THOR-05F simule aussi plus précisément le cou, la cage thoracique et l’abdomen féminins, permettant la collecte de données inédites. Cette précision pourrait mener à des ceintures mieux adaptées, des coussins gonflables optimisés, et une meilleure protection globale pour tous les occupants.

La NHTSA dévoile enfin un vrai mannequin d’impact féminin | Auto123.com

Un mannequin jugé trop petit par certains

Malgré l’enthousiasme scientifique, ce nouveau mannequin ne fait pas l’unanimité. Certains spécialistes critiquent sa taille, jugeant qu’il ne représente pas suffisamment la diversité des silhouettes féminines en Amérique du Nord. Le débat met en lumière un enjeu plus vaste : faut-il créer plusieurs modèles féminins plutôt qu’un seul ?

Le département américain des Transports soutient toutefois l’initiative, affirmant que ce mannequin offre plus de points de données que n’importe quel modèle précédent, avec des réponses biomécaniques nettement plus réalistes.

Une adoption prévue d’ici 2027-2028

Le programme NCAP des États-Unis — qui attribue les cotes de sécurité aux véhicules neufs — prévoit l’intégration du mannequin vers 2027 ou 2028. À titre de comparaison, la Suède a déjà introduit en 2023 le premier mannequin féminin utilisé à grande échelle, le SET 50F, mais celui-ci tarde encore à s’imposer sur le marché mondial.

L’arrivée de THOR-05F pourrait donc enfin mettre l’Amérique du Nord au diapason, et surtout, mieux protéger des millions de conductrices et passagères.

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Les électromobilistes du Royaume-Uni devront, dès l’année 2028, s’acquitter d’une taxe kilométrique sur toutes les distances parcourues. Cette décision a été annoncée par la ministre des Finances, Rachel Reeves, dans l’espoir de compenser les pertes de recettes fiscales sur les ventes de carburant. Ces recettes, argue le gouvernement, servent à financer l’entretien des routes empruntées par tous les véhicules, électriques ou non.

Selon les premières informations, les véhicules totalement électriques devront payer 3 pences (environ 5,5 cents canadiens) par mile (soit 1,6 km, tandis que les hybrides rechargeables se verront imposer une taxe de 1,5 pence (soit environ 3 cents canadiens) pour la même distance.

On estime que les résidents du Royaume-Uni parcourent en moyenne 8500 miles (soit près de 14 000 km par an, ce qui représenterait un versement annuel de £ 255, soit environ 434 $ CA. Selon l’Office for Budget Responsibility, cela permettra de récolter £1,1 milliard la première année, et £1,9 milliard (soit 3,2 milliards de dollars canadiens) à compter de 2030.

Selon les estimations du même organisme, les pertes de taxes sur l’essence liées aux véhicules hybrides et électriques s’élèveraient à environ 0,6% du PIB en 2030. Les sommes amassées par la taxe kilométrique suffiraient à couvrir les pertes anticipées.

 

Trois modèles électriques de Kia offerts en Grande Bretagne
Trois modèles électriques de Kia offerts en Grande Bretagne | Auto123.com

Sans surprise, les représentants de l’industrie, réunis dans la Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT) du Royaume-Uni, se sont montrés inquiets et insatisfaits de la mesure, affirmant que la taxe kilométrique allait « réduire la demande, décourageant les consommateurs et rendant les objectifs de vente toujours plus ambitieux encore plus coûteux et difficiles à atteindre. »

Rappelons que le Royaume-Uni a mis en place une recommandation de diminuer les ventes de véhicules diesel et à essence d’ici 2030. Le gouvernement s’est même engagé à verser une aide financière de £ 7500 aux acheteurs de véhicules électriques dont la valeur est inférieure à £ 37 000.

Pour le moment, rien n’a été confirmé quant à la méthode de vérification du kilométrage annuel des véhicules. En Nouvelle-Zélande, où une mesure semblable a été instaurée, les automobilistes doivent payer d’avance annuellement une redevance de 76 $ pour 1000 km au moment de leur vérification obligatoire. Une affichette doit alors être apposée sur le pare-brise du véhicule.

On estime que la mise en place de cette mesure a cependant diminué considérablement les ventes de véhicules électriques au pays, passant de 21 621 à 10 632, soit une baisse de 51%.

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L’organisation du Salon de l’Auto de Montréal 2026 ne cache pas sa fierté de voir deux marques réintégrer l’événement. C’est le cas d’Audi et de BMW.

La dernière participation d’Audi au salon montréalais remonte à 2019. Quant à BMW, elle brille par son absence depuis 2020.

Audi et BMW seront de retour au Salon de l’Auto de Montréal en 2026 | Auto123.com

Alors que les préparatifs de l’événement vont bon train, de nombreuses marques ont confirmé leur présence : Allard, Audi, BMW, Buick, Cadillac, Campagna, Chevrolet, Chrysler, Dodge, Felino, Fiat, Ford, GMC, Hyundai, Infiniti, Jeep, Kia, Lamborghini, Lexus, Lincoln, Lotus, McLaren, Mercedes-Benz, Mitsubishi, Nissan, Ram, Subaru, Toyota et Volvo.

Parmi les constructeurs qui n’on pas confirmés leur présence, on compte Acura, Genesis, Honda, Mazda, Polestar, Tesla et Volkswagen.

Audi et BMW seront de retour au Salon de l’Auto de Montréal en 2026 | Auto123.com

Trois nouvelles zones s’intègrent au parcours
Parmi les nouveautés apportées à la prochaine édition du salon, citons l’intégration de trois nouvelles zones: la Zone Famille St-Hubert, la Zone plein air Overlanding et la Zone Performance.

Comme le veut la tradition depuis quelques années déjà, les visiteurs pourront s’inscrire à des essais routiers de véhicules électriques grâce à une initiative mise en oeuvre par CAA-Québec et PowerQ.

Bertrand Godin : porte-parole du salon de Montréal pour une 24e année 
L’édition 2026 du Salon de l’Auto de Montréal marquera la 24e année de Bertrand Godin, coureur automobile et expert en sécurité routière, en tant que porte-parole.

Par voie de communiqué, il a commenté que « Le Salon de l’Auto de Montréal réussit encore cette année à se réinventer tout en restant fidèle à ce qui le rend unique : la passion, l’innovation et le contact humain. Le public a envie de vivre une expérience, de s’émerveiller, de toucher et de découvrir… Le Salon 2026 promet une expérience renouvelée et immersive, capable de rassembler tous les publics et toutes les générations ».

Le Salon International de l’Auto de Montréal 2026 aura lieu du 16 au 25 janvier au Palais des congrès.

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D’Argentine nous arrive un projet improbable : une imposante biplace néorétro baptisée SP40 Restomod Speedster qui fait renaître une icône de l’histoire de la société Ford : la légendaire Modèle 40 Special Speedster construite pour Edsel Ford en 1934. Et comme le hasard fait parfois bien les choses, cette séduisante biplace est le fruit d’une entreprise appelée Iconic Auto Sports.

Établie dans d’humbles installations à San Isidro, une ville de la banlieue de Buenos Aires, Iconic Auto Sports est une entreprise spécialisée dans la restauration de voitures de collection et la fabrication d’automobiles en très petite série. Francisco Orden et Arturo Arrebillaga, ses fondateurs, sont bien connus dans l’entourage des collectionneurs pour avoir remporté quelques prix prestigieux au concours d’élégance Autoclasica, un événement annuel organisé par le Club de Automoviles Clasicos dans leur ville.

En 2016 et 2017, ils ont décroché des prix pour deux « reconstitutions » (des modèles anciens restaurés de manière à reproduire de manière fidèle un véhicule rare ou disparu) : une Mercedes-Benz SSK Count Trossi 1931 et une Alfa Romeo DV C52 Fianchi Stretti 1952. C’est toutefois le prix Autoclasica obtenu en 2018, pour leur reconstitution spectaculaire de la Ford 40 Special Speedster 1934 d’Edsel Ford qui a inspiré pour la mise en chantier de la SP40.

Véritable hommage à la voiture d’Edsel Ford, la SP40 se réclame néanmoins du 21e siècle avec son châssis de conception moderne habillé d’une carrosserie en fibre de carbone rehaussée de garnitures en aluminium. Sa silhouette qui demeure fidèle à l’original préserve l’esprit Art déco d’origine tout en dissimulant de manière efficace une mécanique moderne et un aménagement bien de son temps.

À l’intérieur, chaque SP40 sera conçue sur mesure selon les attentes de l’acheteur, avec un choix de cuirs raffinés et des garnitures en noyer, en aluminium usiné à la main et en fibre de carbone. Le conducteur disposera d’un tableau de bord analogique et de commandes minimalistes évoquant la pureté tactile et le design de l’ancêtre qui l’a inspirée. Cela dit, des équipements modernes jugés incontournables, tels qu’un climatiseur et un système de recharge sans fil, s’intégreront discrètement à un aménagement fidèle à la conception de l’original.

Pour animer la SP40, les deux concepteurs ont également préservé le lien avec l’ancêtre puisque son long capot cache un V8 « Coyote » de Ford. Ce moteur de 5,0 L fournit plus de 480 ch et il est jumelé à une boîte de vitesses manuelle Tremec à 5 rapports, assurément plus malléable que la 3-vitesses non synchronisée qu’Edsel Ford devait utiliser au volant de sa biplace.

Un système de freinage Brembo, une suspension indépendante à doubles leviers triangulés, des amortisseurs réglables et des roues en aluminium forgé contribueront à assurer un comportement équilibré à la SP40, affirment ses concepteurs.

Il n’empêche qu’avec une masse de 1 190 kg, la SP40 s’avère légèrement plus lourde que celle dont elle s’inspire. Avec sa quincaillerie moins sophistiquée et un V8 produisant un peu plus de 100 ch, la voiture de Ford ne pesait que 952 kg !

Produite en petite série dans les installations argentines de l’entreprise, la SP40 sera vendue en sol nord-américain par le biais d’une succursale qu’Iconic a inaugurée récemment à Miami, en Floride.

Pour le moment, le prix demeure inconnu. Cependant, lorsqu’on sait que la voiture originale a été vendue pour la somme de 1,8 M$ US en 2008, alors qu’une réplique fidèle a trouvé preneur pour 88 000 $ US à une vente aux enchères de RM Sotheby’s, l’année dernière, on peut facilement imaginer une facture dans les six chiffres pour cette belle argentine fabriquée sur mesure pour acheteurs bien nantis.

Photos : Iconic Auto Sports

Le texte La Ford modèle 40 Special Speedster d’Edsel Ford renaît en Argentine provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Un nouveau sondage mené par le Canadian International Auto Show (CIAS), le plus grand salon automobile au pays, confirme que les automobilistes canadiens ne veulent pas être forcés d’acheter un véhicule électrique. Les résultats proviennent des visiteurs des éditions 2024 et 2025 de l’événement à Toronto.

Les autos à essence restent le premier choix
Malgré les objectifs du gouvernement fédéral qui vise à imposer 100 % de ventes de véhicules zéro émission (VZE) d’ici 2035, les Canadiens ne semblent pas prêts à abandonner les moteurs à essence.

•    68 % des répondants se disent en désaccord ou fortement en désaccord avec l’obligation d’un marché 100 % VZE en 2035.
•    Parmi ceux qui refusent cette mesure, 72 % ont entre 20 et 39 ans, un résultat qui contredit l’idée que les jeunes sont majoritairement « pro-électrique ».

Les Canadiens préfèrent toujours les véhicules à essence, selon les responsables du Salon de l’auto de Toronto | Auto123.com

À l’achat ou à la location, voici les choix les plus populaires :

  • •    47 % choisiraient un véhicule à essence seulement
  • •    30 % opteraient pour un hybride
  • •    11 % choisiraient un hybride rechargeable
  • •    10 % iraient vers un VÉ à 100 %
  • •    Le diesel ferme la marche à 1,5 %

Les consommateurs veulent plus de choix et plus d’infrastructures
Le sondage révèle aussi que 61,6 % souhaitent harmoniser les normes canadiennes avec celles de l’Europe et de l’Asie, permettant l’arrivée de plus de modèles sur notre marché.

En ce qui concerne les incitatifs, 54 % souhaitent le retour du rabais fédéral pouvant aller jusqu’à 5000 $, aboli plus tôt cette année. De plus, 77 % estiment que l’expansion du réseau public de recharge est essentielle pour encourager les ventes de VÉ.

Les participants ont également dit que le gouvernement devrait protéger l’industrie automobile canadienne au cours des deux prochaines années. Ce point obtient un fort taux d’appui de 77 %.

Conduite agressive et distraction : les pires irritants sur la route
Le sondage s’est aussi intéressé aux habitudes qui irritent le plus les conducteurs. Sans surprise, quelques comportements ressortent clairement :

  • 1.    La distraction au volant (surtout due à l’utilisation de téléphone mobile) ;
  • 2.    La conduite agressive et/ou dangereuse ;
  • 3.    Les conducteurs qui suivent de trop près ;
  • 4.    Les conducteurs qui n’utilisent pas leurs clignotants ;
  • 5.    La conduite trop lente.

Fait intéressant : les plaintes concernant l’agressivité au volant proviennent majoritairement des femmes, tandis que les gens âgés de 20 à 39 ans sont les plus frustrés par les conducteurs trop lents.

En résumé
Le message est clair : les Canadiens veulent des options, pas des obligations. Tant que les infrastructures de recharge et les prix des véhicules électriques ne sont pas à la hauteur, le moteur à essence n’est pas près de céder sa place.

Il convient toutefois de nuancer les résultats de ce sondage, mené auprès des visiteurs du salon de l’auto de Toronto. Cet échantillon de consommateurs est-il représentatif de l’ensemble des acheteurs de véhicules ? Autrement dit, les salons automobiles attirent-ils un plus grand pourcentage d’adeptes des moteurs à essence que de « partisans » des véhicules électriques, comparé à la population dans son ensemble ?

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Stellantis lance un vaste processus d’embauche pour rétablir un troisième quart de travail dans son usine d’assemblage de Windsor, en Ontario. Ce quart, supprimé il y a cinq ans, devrait reprendre en février 2026 et nécessitera environ 1500 nouveaux employés.

Ce regain d’activité survient alors que la demande augmente pour les véhicules produits dans cette installation stratégique.

Windsor, seule usine à fabriquer la Pacifica et la nouvelle Charger
L’usine de Windsor est l’unique site d’assemblage de la Chrysler Pacifica — incluant la Pacifica hybride rechargeable — ainsi que des versions canadiennes Chrysler Grand Caravan et, pour les États-Unis, Chrysler Voyager.

La Chrysler Grand Caravan
La Chrysler Grand Caravan | Auto123.com

L’usine assemble aussi les nouvelles Dodge Charger Scat Pack et R/T propulsées par le moteur « Sixpack ». Selon James Stewart, président du syndicat Unifor Local 444, aucun autre site Stellantis ne produit ces véhicules.

Engagement envers les syndicats et pression du marché
Stellantis affirme respecter une promesse faite lors des négociations avec Unifor en 2023. L’entreprise assure que ce retour au troisième quart s’explique par une hausse anticipée de la demande pour la Pacifica et la nouvelle Charger.

La compagnie confirme donc l’ajout d’environ 1500 postes dès le début de 2026, un geste bien accueilli par les travailleurs mis à pied ces dernières années.

L’ombre de Brampton et le dossier du Jeep Compass
Cette annonce arrive dans un contexte tendu : la production de la prochaine génération du Jeep Compass a été transférée de l’usine de Brampton (près de Toronto) vers une installation en Illinois. Ce changement serait lié aux tarifs américains visant les produits importés.

Cette décision a soulevé des questions à Ottawa et à Queen’s Park, qui ont investi pour moderniser l’usine de Brampton et bâtir une usine de batteries à Windsor. Le gouvernement fédéral, mené par la ministre des Finances, Mélanie Joly, a ouvert un processus formel d’arbitrage afin de vérifier si Stellantis respecte son obligation de maintenir un certain nombre d’emplois au Canada.

Une usine de batteries réorientée
Stellantis a confirmé que l’usine de batteries récemment inaugurée à Windsor demeurera ouverte, mais servira désormais à la production d’unités de stockage d’énergie plutôt qu’aux batteries de véhicules électriques, comme annoncé initialement.

Priorité aux travailleurs mis à pied
Les employés précédemment mis à pied à Windsor auront accès en premier aux nouveaux postes liés au troisième quart. Ensuite, les travailleurs touchés par la situation à Brampton pourront demander un transfert, bien que les syndicats prévoient peu de déménagements étant donné l’éloignement de 350 km entre les deux villes.

Plus de 3000 personnes avaient déjà postulé lorsque Stellantis avait lancé un appel en 2023. Ces candidatures seront rouvertes si des postes restent libres.

Brampton : fermeture temporaire ou incertitude durable ?
Stellantis maintient que l’usine de Brampton n’est pas condamnée, mais n’a toujours pas dévoilé ce qu’elle compte y produire. La compagnie promet d’annoncer ses plans « lors de discussions additionnelles » avec Ottawa.

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En prévision du Rally Dakar, Defender Rally a dévoilé le Defender Dakar D7X-R. Ce véhicule compétitionnera en janvier prochain à l’occasion de l’épreuve d’endurance World Rally-Raid Championship 2026 (W2RC).

5000 km à parcourir
Au cours de cette épreuve, les équipes composées de Stéphane Peterhansel et Mika Metge, Rokas Baciuška et Oriol Vidal ainsi que Sara Price et Sean Berriman, auront à parcourir pas moins de 5000 kilomètres et à affronter de nombreux obstacles.

Le Defender Dakar D7X-R bientôt à l’assaut du Rally Dakar | Auto123.com

Comme l’exigent les règles de la compétition, le Defender Dakar D7X-R est produit sur la même ligne de montage en Slovaquie que les modèles destinés à la vente au grand public. La version Dakar D7X-R est composée de la même architecture et le même groupe motopropulseur que le Defender Octa. Il reçoit donc le même moteur V8 de 4,4 L agrémenté de deux turbocompresseurs.

Parmi les modifications apportées, notons le réservoir d’essence de 550 litres permettant de parcourir des distances allant jusqu’à 800 km entre les lieux de ravitaillement. Par conséquent, les suspensions ont également été retravaillées afin de pouvoir composer avec cette masse supplémentaire.

Le Defender Dakar D7X-R bientôt à l’assaut du Rally Dakar | Auto123.com

Le Dakar D7X-R est également équipé de pneus de 35 pouces et de voies élargies de 60 mm. Histoire que le véhicule soit en mesure d’affronter des conditions de chaleur extrême, le système de refroidissement du moteur a aussi été revu.

Les commentaires du pilote Stéphane Peterhansel
Parmi les pilotes qui s’échangeront le volant du Defender Dakar D7X-R, citons Stéphane Peterhansel. Ce dernier, qui a remporté cette épreuve à 14 reprises, a exprimé que « L’expérience ne rend pas le Dakar plus facile, elle permet seulement de comprendre à quel point c’est difficile. Nous avons mis à l’épreuve le Defender Dakar D7X-R de façon intensive, et ça a été brutal — mais c’est normal. Nous devons être prêts à tout. »

Le Rally Dakar débutera le 3 janvier prochain en Arabie Saoudite.

Le Defender Dakar D7X-R bientôt à l’assaut du Rally Dakar | Auto123.com

Le Defender Dakar D7X-R bientôt à l’assaut du Rally Dakar | Auto123.com

Le Defender Dakar D7X-R bientôt à l’assaut du Rally Dakar | Auto123.com

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