Le constructeur japonais Subaru revoit sérieusement sa stratégie d’électrification. Confrontée à une demande plus faible que prévu pour les véhicules électriques et à l’impact brutal des tarifs douaniers américains, l’entreprise retarde la production de ses futurs VÉ développés à l’interne. Le PDG Atsushi Osaki a confirmé le 15 mai que le nouveau complexe d’Oizumi, actuellement en construction au Japon et prévu pour entrer en activité vers 2028, débutera finalement avec des véhicules hybrides et à moteur thermique avant d’ajouter des modèles électriques plus tard, lorsque le marché sera jugé plus favorable. Subaru prévoyait initialement faire de cette usine le cœur de sa nouvelle génération de véhicules électriques conçus sans partenaire externe.

Une facture salée de 362 millions $

Le ralentissement du virage électrique coûte déjà cher à Subaru. Le constructeur a inscrit une charge exceptionnelle de 57,8 milliards de yens, soit environ 362 millions de dollars américains, liée à des dépréciations et révisions de projets VÉ. Selon Osaki, le marché américain — principal débouché de Subaru — n’évolue plus au rythme espéré. « Le rythme d’adoption des véhicules électriques à batterie a ralenti en partie à cause de l’assouplissement des politiques environnementales aux États-Unis », a déclaré le dirigeant. Subaru affirme vouloir poursuivre le développement des composantes clés de futurs VÉ, mais avec des investissements beaucoup plus prudents.

Les tarifs américains frappent durement

Le plus gros problème demeure toutefois les tarifs américains sur les véhicules importés du Japon. Plus de 70 % des ventes mondiales de Subaru proviennent des États-Unis et environ la moitié de ce volume est encore assemblée au Japon. Ces modèles sont désormais frappés par un tarif de 15 %, ce qui a amputé les profits du constructeur de près de 227 milliards de yens, soit environ 1,42 milliard de dollars américains. Résultat : le bénéfice d’exploitation de Subaru s’est effondré de 90 % pour l’exercice financier terminé le 31 mars 2026, passant de 405,3 milliards à seulement 40,1 milliards de yens. Le bénéfice net a aussi plongé de 73 % pour s’établir à 90,8 milliards de yens.

Subaru mise encore sur Toyota

Même si Subaru développe maintenant ses propres architectures électriques, le constructeur continue de s’appuyer fortement sur Toyota Motor Corporation pour limiter les coûts. Le Subaru Solterra demeure essentiellement une version retravaillée du Toyota bZ. Les futurs modèles électriques Uncharted, Trailseeker et Getaway partagent également plusieurs éléments techniques avec Toyota. Cette stratégie de coopération permet à Subaru de rester présent dans le marché électrique sans devoir investir autant que des géants comme General Motors, Honda Motor Co. ou Stellantis, qui ont eux aussi réduit certaines ambitions électriques récemment.

Les ventes électriques progressent… mais à coups de rabais

Paradoxalement, les ventes électriques de Subaru continuent de progresser aux États-Unis. En mars dernier, les immatriculations du Solterra et des nouveaux modèles électriques ont bondi de 50 % pour atteindre 1 687 unités. Le problème est que Subaru doit offrir des rabais inhabituels pour écouler ses véhicules électriques. Les incitatifs moyens accordés au Solterra atteignaient 8 651 $ US en mars, comparativement à une moyenne de seulement 2 799 $ US pour l’ensemble de la gamme Subaru. Une situation qui démontre que la demande existe encore, mais qu’elle demeure fragile sans soutien financier agressif.

Des prévisions plus optimistes pour 2027

Malgré cette année difficile, Subaru prévoit un certain rebond pour l’exercice financier 2027. Le constructeur anticipe une hausse de près de 4,9 % de ses ventes mondiales à 940 000 véhicules. L’Amérique du Nord devrait demeurer le moteur principal avec des ventes prévues de 736 000 unités. Le bénéfice d’exploitation pourrait presque quadrupler pour atteindre 150 milliards de yens, tandis que le bénéfice net grimperait de 43 %.

Une réalité qui frappe toute l’industrie

Le cas Subaru illustre bien le changement de ton actuel dans l’industrie automobile. Après plusieurs années d’euphorie entourant les véhicules électriques, plusieurs constructeurs réalisent maintenant que la transition prendra plus de temps que prévu. Les consommateurs demeurent hésitants face aux prix élevés, à l’autonomie hivernale et aux infrastructures de recharge encore inégales, particulièrement en Amérique du Nord. Résultat : les hybrides retrouvent soudainement la faveur des fabricants comme des acheteurs. Pour Subaru, reconnu historiquement pour ses moteurs Boxer, ses rouages intégrals et sa clientèle fidèle plus conservatrice, le retour temporaire vers l’hybride ressemble davantage à une adaptation réaliste qu’à un recul stratégique.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Subaru ralentit ses ambitions électriques provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Infiniti présente une version style coupé du QX65. Le modèle arrivera chez les concessionnaires canadiens au début de l’été avec un prix de départ de 66 945 $ CA et un prix de vente estimé à 70 509 $ CA.

Un design inspiré du FX

Avec une silhouette fastback et son profil plus dynamique, le QX65 cherche clairement à renouer avec l’ADN du populaire INFINITI FX, un modèle qui avait largement contribué à définir le segment des VUS coupés de luxe au début des années 2000. Le nouveau QX65 adopte une approche plus expressive que le reste de la gamme INFINITI avec une ligne de toit plongeante, des proportions athlétiques et plusieurs détails exclusifs selon les versions.

Un moteur VC-Turbo de 268 chevaux

Sous le capot, le QX65 2027 reçoit le un 4 cylindres VC-Turbo à compression variable de 2,0 litres développant 268 chevaux et 286 lb-pi de couple. Ce moteur est jumelé à une transmission automatique à neuf rapports avec palettes au volant et au rouage intégral intelligent de série. Infiniti promet une calibration plus sportive de la transmission afin d’offrir des accélérations plus franches et une réponse plus rapide à bas régime.

Trois versions bien équipées

Le QX65 sera offert en trois déclinaisons : LUXE, SPORT et AUTOGRAPH. La version SPORT, proposée à partir de 69 945 $ CA (73 509 $ CA incluant les frais), ajoute des éléments esthétiques noir lustré, des jantes exclusives ainsi qu’un système audio Klipsch Premium à 16 haut-parleurs. L’habitacle comprend également deux écrans de 12,3 pouces avec Google intégré, Apple CarPlay sans fil, Android Auto sans fil, un toit panoramique et le système ProPILOT Assist.

Une version AUTOGRAPH plus techno

Au sommet de la gamme, la version AUTOGRAPH débute à 76 245 $ CA et grimpe à 80 445 $ CA avec l’ensemble Technologie. Cette version mise davantage sur le luxe avec des sièges en cuir semi-aniline, des sièges avant massants, des garnitures de bois à pores ouverts et un système audio Klipsch Reference Premiere à 20 haut-parleurs. L’ensemble Technologie ajoute notamment une caméra panoramique 3D améliorée avec vue rotative ainsi que le système ProPILOT Assist 2.1 permettant une conduite mains libres sur autoroute dans certaines conditions.

Infiniti se cherche

Avec le QX65, INFINITI tente visiblement de renouer avec ce qui distinguait autrefois la marque : un design audacieux et une personnalité plus émotionnelle que rationnelle. Dans un segment de plus en plus dominé par des VUS souvent très semblables, le QX65 pourrait permettre à INFINITI de retrouver une certaine visibilité, surtout auprès des acheteurs nostalgiques du FX original.

Le texte L’infiniti QX65 2027 commence à 66 945 $ provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Audi procède au rappel de 18 853 véhicules électriques en raison d’un problème potentiellement dangereux touchant le système de freinage. Le rappel vise plusieurs modèles de la famille Audi e-tron Quattro et Audi Q8 e-tron produits entre 2019 et 2024. Selon le constructeur allemand, une fixation défectueuse reliant la pédale de frein au servofrein pourrait se desserrer ou céder, compromettant ainsi le fonctionnement normal des freins.

Une défaillance pouvant affecter le freinage

Le problème concerne l’assemblage de la tige de poussée reliant la pédale de frein au servofrein. Si cette fixation venait à céder complètement, la pédale pourrait se détacher du servofrein, ce qui réduirait fortement la capacité de freinage du véhicule et augmenterait les risques d’accident. Même si Audi ne mentionne aucun accident ou blessure lié au problème jusqu’à présent, le constructeur a choisi d’intervenir rapidement par mesure préventive.

Plusieurs modèles électriques touchés

Le rappel concerne les modèles suivants :

  • Audi e-tron Quattro 2019 à 2023
  • Audi e-tron Sportback 2020 à 2023
  • Audi Q8 e-tron 2024
  • Audi Q8 Sportback e-tron 2024
  • Audi SQ8 e-tron 2024
  • Audi SQ8 Sportback e-tron 2024

Inspection gratuite

Pour corriger le problème, les concessionnaires Audi inspecteront l’assemblage concerné et resserreront la fixation au besoin, sans frais pour les propriétaires. Audi indique que les avis de rappel ont été envoyés aux clients le 28 avril 2026. Les propriétaires concernés peuvent également communiquer avec le service à la clientèle d’Audi pour obtenir davantage d’informations.

Les rappels liés aux systèmes de freinage demeurent prioritaires

Même si ce rappel touche un nombre relativement limité de véhicules, il rappelle l’importance cruciale des composants mécaniques dans les véhicules électriques modernes. Contrairement à la croyance populaire, un véhicule électrique ne simplifie pas nécessairement tous les systèmes automobiles. Les composantes de freinage, de direction et de suspension demeurent aussi critiques — et complexes — que sur un véhicule à essence. Dans le cas présent, une simple fixation mal serrée suffit à déclencher un rappel majeur.

Avec des renseignements d’Autoguide

Le texte Audi rappelle près de 19 000 modèles e-tron provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

General Motors lance un rappel de sécurité touchant plusieurs véhicules Chevrolet, GMC et Cadillac après la découverte d’un défaut potentiellement sérieux dans la boîte de transfert. Le problème pourrait entraîner un blocage soudain des roues pendant la conduite, augmentant considérablement les risques d’accident. Même si seulement 66 véhicules sont concernés, GM demande aux propriétaires de ne pas conduire leur véhicule avant une inspection complète chez un concessionnaire.

Une pièce manquante dans la boîte de transfert

Selon le rapport de la National Highway Traffic Safety Administration, le problème provient d’un tube de récupération d’huile absent dans la boîte de transfert. Sans cette pièce essentielle, certains roulements internes ne reçoivent pas la lubrification nécessaire, ce qui peut provoquer une usure prématurée, des dommages mécaniques importants et, dans les cas extrêmes, le blocage complet des roues. GM indique qu’un bruit de grincement pourrait apparaître avant une défaillance majeure, mais avertit qu’aucun signe précurseur n’est garanti.

Plusieurs modèles touchés, y compris des véhicules 2026

Le rappel vise uniquement les modèles à quatre roues motrices ou à rouage intégral. Les versions à deux roues motrices ne sont pas concernées.

Les véhicules visés comprennent :

  • Chevrolet Suburban 2015 à 2020
  • Chevrolet Tahoe 2015 à 2020
  • Cadillac Escalade 2015 à 2020
  • GMC Yukon et Yukon XL 2015 à 2020
  • Chevrolet Silverado 1500 2026
  • GMC Sierra 1500 2026
  • Tahoe, Suburban, Yukon et Escalade 2026

GM précise également qu’une boîte de transfert de remplacement défectueuse aurait pu être installée lors de réparations antérieures sur certains véhicules plus anciens, ce qui a élargi la portée du rappel.

Un problème découvert après un incident sur un Silverado 2026

L’enquête a débuté après qu’un Chevrolet Silverado 1500 2026 ait subi un blocage des roues dans un stationnement. Lors du démontage de la boîte de transfert, les ingénieurs ont découvert l’absence du fameux tube d’alimentation en huile. Cette découverte a déclenché une enquête interne de sécurité chez GM en avril 2026. Le constructeur affirme avoir recensé quatre incidents potentiellement liés à ce défaut jusqu’à présent. Bonne nouvelle toutefois : aucun accident ni blessure n’a été signalé.

Magna Powertrain de México dans la ligne de mire

GM attribue l’origine du problème à des changements dans les procédures d’assemblage chez Magna Powertrain de México. Selon le constructeur, certaines boîtes de transfert auraient quitté l’usine incomplètes parce que certaines procédures de validation et de contrôle qualité n’auraient pas été respectées correctement. Le rappel démontre encore une fois à quel point une simple pièce manquante peut avoir des conséquences importantes dans des systèmes mécaniques modernes de plus en plus complexes.

Les propriétaires invités à immobiliser leur véhicule

GM recommande fortement aux propriétaires concernés de ne pas utiliser leur véhicule jusqu’à ce qu’une inspection soit effectuée. Les concessionnaires inspecteront la boîte de transfert et procéderont aux réparations nécessaires gratuitement. Les propriétaires devraient être contactés prochainement par le constructeur.

Avec des renseignements d’Autoblog

Le texte GM rappelle plusieurs modèles en raison d’un risque de blocage des roues provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur chinois de véhicules électriques Xpeng envisage sérieusement de produire ses véhicules en Europe. Selon un reportage du Financial Times, l’entreprise serait actuellement en discussions avec Volkswagen Group et d’autres constructeurs afin d’acquérir une usine européenne. Cette information survient quelques jours seulement après que le grand patron de Volkswagen, Oliver Blume, ait laissé entendre que le groupe allemand pourrait ouvrir certaines de ses capacités de production européennes à ses partenaires chinois.

Volkswagen cherche à réduire ses capacités en Allemagne

Volkswagen traverse actuellement une importante période de restructuration en Europe. Le constructeur examine différentes options pour ses usines de Dresde et d’Osnabrück dans le cadre d’un vaste programme de réduction des coûts visant ses opérations allemandes. Le groupe fait face à une baisse de rentabilité, à une demande européenne plus faible pour les véhicules électriques et à une concurrence de plus en plus agressive des constructeurs chinois. Cependant, le directeur de la marque Volkswagen, Thomas Schäfer, a rapidement minimisé les rumeurs lors du sommet Future of the Car organisé par le Financial Times. Selon lui, aucun constructeur ne se serait montré intéressé à reprendre les usines allemandes menacées de fermeture. Il a même qualifié ces informations de « non-sens ».

Xpeng veut accélérer son implantation européenne

Malgré ce démenti, Xpeng confirme explorer activement des possibilités industrielles en Europe. Elvis Cheng, directeur général de Xpeng pour l’Europe du Nord-Est, a reconnu que des discussions avaient lieu avec Volkswagen afin d’évaluer « s’il existe une possibilité de trouver un site ici en Europe ». Le constructeur chinois pourrait aussi choisir de construire sa propre usine plutôt que de reprendre une installation existante. Cheng a toutefois laissé entendre que certaines installations de Volkswagen pourraient être moins adaptées aux besoins technologiques futurs de Xpeng. « Nous pensons que toutes les usines ne peuvent pas répondre aux exigences de nos futurs produits », a-t-il expliqué, ajoutant que certaines usines allemandes étaient « un peu vieillissantes ».

Une relation déjà bien établie entre VW et Xpeng

Volkswagen possède déjà une participation dans Xpeng depuis 2023, dans le cadre d’un partenariat stratégique visant le développement de véhicules électriques destinés au marché chinois. Le groupe allemand collabore également avec plusieurs partenaires chinois, notamment SAIC Motor, FAW Group et JAC Motors. Aucun de ces partenaires ne possède actuellement d’usines en Europe. Pour Volkswagen, ouvrir certaines capacités industrielles à des partenaires chinois pourrait représenter une façon pragmatique de rentabiliser des installations sous-utilisées.

Les constructeurs chinois accélèrent leur offensive européenne

Comme plusieurs marques chinoises, Xpeng tente de réduire sa dépendance au marché chinois, fortement touché par une guerre des prix féroce entre constructeurs. L’Europe devient donc un marché stratégique malgré un environnement réglementaire plus complexe et des inquiétudes croissantes concernant les investissements chinois dans l’industrie automobile européenne. Xpeng a déjà commencé à produire certains véhicules en Europe l’été dernier grâce à une entente avec Magna Steyr, dans son usine de Graz, en Autriche. Le vice-président de Xpeng, Brian Gu, avait déjà indiqué en novembre dernier que le constructeur souhaitait accélérer son expansion européenne.

L’Europe devient le nouveau champ de bataille automobile

Cette possible transaction illustre surtout un changement majeur dans l’industrie automobile mondiale. Pendant des décennies, les constructeurs européens ont investi massivement en Chine. Aujourd’hui, ce sont les marques chinoises qui lorgnent les usines européennes. Et contrairement aux premières tentatives chinoises des années 2000, les nouveaux joueurs comme Xpeng arrivent avec des technologies compétitives, des logiciels avancés et des coûts de production difficiles à battre. Pour Volkswagen, déjà fragilisé par le ralentissement du marché électrique et ses coûts de production élevés en Allemagne, la pression ne fait qu’augmenter.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Xpeng discute avec Volkswagen pour acheter une usine en Europe provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le grand virage électrique de Honda vient de heurter un mur à pleine vitesse. Après avoir enregistré sa première perte financière depuis son entrée en bourse en 1957, le constructeur japonais change radicalement de cap. Son président-directeur général, Toshihiro Mibe, abandonne officiellement l’objectif d’une gamme entièrement sans moteur thermique d’ici 2040 pour recentrer l’entreprise sur une offensive massive de modèles hybrides. Honda prévoit désormais lancer 15 nouveaux hybrides d’ici 2030, principalement destinés au marché nord-américain. Un aveu clair que l’industrie automobile mondiale, trop pressée d’électrifier ses gammes, doit maintenant composer avec une demande plus faible que prévu, des coûts astronomiques et un environnement politique devenu moins favorable aux véhicules électriques.

Une perte historique de 3,6 milliards $

Pour l’exercice financier terminé le 31 mars 2026, Honda a enregistré une perte d’exploitation de 3,6 milliards $, comparativement à un bénéfice de 10,5 milliards $ l’année précédente. Selon Mibe, les radiations et dépréciations liées aux projets électriques ont atteint près de 13,7 milliards $ CA. Une facture salée qui force Honda à revoir entièrement sa stratégie. « Nous devons arrêter l’hémorragie le plus rapidement possible et préparer le terrain pour la croissance future », a déclaré Mibe lors de la présentation des résultats financiers. Le dirigeant vise néanmoins un retour à la rentabilité dès l’exercice en cours, avec un bénéfice d’exploitation prévu de 4,3 milliards $. Honda espère ensuite atteindre un bénéfice record de 12,1 milliards $ d’ici 2029.

On revient aux hybrides

Pour redresser la barre, Honda mise sur une technologie qu’elle maîtrise depuis plus de deux décennies : l’hybridation. Deux prototypes ont été dévoilés pour illustrer cette nouvelle orientation : une berline fastback argentée qui évoque fortement une future génération de Honda Accord et un utilitaire rouge rappelant un futur Acura RDX hybride. Les deux modèles devraient arriver sur le marché dans les deux prochaines années. Honda souhaite désormais vendre 2,5 millions de véhicules hybrides annuellement d’ici 2030, soit une hausse par rapport à l’objectif précédent de 2,2 millions.

Nouveaux moteurs hybride

Honda développe actuellement trois nouvelles motorisations hybrides destinées aux petits, moyens et grands véhicules. L’Amérique du Nord recevra notamment une nouvelle mécanique hybride intermédiaire dès 2027 ainsi qu’un groupe motopropulseur destiné aux véhicules de grande taille à partir de 2029. Ce dernier viserait des modèles comme les Honda Pilot, Honda Passport et Honda Odyssey. Le futur système hybride à moteur V6 promet une amélioration de 30 % de l’efficacité énergétique, une accélération 15 % plus rapide et une configuration à deux moteurs avec rouage intégral. Honda affirme également réduire de plus de 30 % les coûts de production de ses futurs systèmes hybrides comparativement au système hybride lancé en 2023 dans l’Accord. Le nouveau groupe motopropulseur intermédiaire reposera sur un moteur 2,0 litres à injection directe, jumelé à une nouvelle transmission et une batterie plus compacte.

L’objectif 2040 officiellement abandonné

Lorsque Toshihiro Mibe a pris les commandes de Honda en 2021, il avait promis de transformer le constructeur en fabricant entièrement électrique d’ici 2040. Honda était alors le seul constructeur japonais à annoncer une telle cible. Mais la réalité du marché a rapidement rattrapé cette ambition. La fin graduelle des subventions américaines, les nouveaux tarifs douaniers, le ralentissement des ventes de véhicules électriques et l’explosion des coûts de développement ont forcé Honda à revoir sa copie. « Cet objectif n’est plus réaliste aujourd’hui », a reconnu Mibe. Honda abandonne donc sa cible de 2040 au profit d’un objectif plus large de carboneutralité d’ici 2050. La stratégie inclura désormais un mélange de technologies : hybrides, moteurs thermiques plus propres, carburants carboneutres, hydrogène et véhicules électriques.

Une stratégie inspirée des constructeurs chinois

Honda promet aussi une transformation accélérée de ses méthodes de développement et de production. Le constructeur souhaite réduire de moitié les délais de développement de ses véhicules d’ici 2030 et améliorer son efficacité manufacturière de 20 %. Mibe affirme s’inspirer directement des constructeurs chinois, capables de développer de nouveaux véhicules à un rythme beaucoup plus rapide que les constructeurs japonais traditionnels. Cependant, plusieurs analystes demeurent sceptiques. Selon Takaki Nakanishi, du Nakanishi Research Institute de Tokyo, le plan présenté ressemble davantage à des ajustements graduels qu’à une véritable révolution interne.

Toyota avait raison

L’ironie de l’histoire est difficile à ignorer. Pendant que Honda fonçait tête première vers l’électrique, Toyota continuait de défendre une approche multi-énergies combinant hybrides, électriques, hydrogène et moteurs thermiques améliorés. Aujourd’hui, Toyota propose 29 modèles hybrides dans le monde contre seulement quatre chez Honda. Et malgré toutes les critiques reçues ces dernières années, la stratégie prudente de Toyota semble aujourd’hui beaucoup moins dépassée qu’elle ne le paraissait en 2021.

Avec des renseignements d’Automotive News

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Jeep a décidé de flatter l’ego patriotique des amateurs de VUS extrêmes avec une nouvelle édition spéciale du Jeep Wrangler 392 réservée exclusivement au marché canadien. Baptisé Rocky Mountain 392, ce Wrangler 2027 combine un V8 Hemi atmosphérique de 470 chevaux, plusieurs clins d’œil au drapeau canadien et un prix qui frôle les six chiffres. Oui, presque 100 000 $ pour un Wrangler. Mais avec un V8 de 6,4 litres sous le capot, certains puristes diront que ça reste moins douloureux qu’un paiement hypothécaire à Toronto.

Une édition spéciale pour souligner les 85 ans de Jeep

Le Rocky Mountain 392 fait partie de la série limitée « Twelve 4 Twelve », un programme de douze éditions spéciales du Wrangler créé pour souligner le 85e anniversaire de Jeep. Cette variante devient ainsi le septième modèle de cette série après le lancement du Moab 392 l’an dernier. Pour cette déclinaison canadienne, Jeep reprend essentiellement la base du Wrangler Moab 392 et y ajoute plusieurs éléments esthétiques exclusifs destinés au marché d’ici.

Un V8 Hemi qui refuse de mourir

À une époque où presque tous les constructeurs abandonnent les gros moteurs atmosphériques, Jeep continue de défendre le bon vieux V8 comme un cowboy protégeant son ranch. Sous le capot du Rocky Mountain 392 se trouve donc le célèbre moteur V8 Hemi de 6,4 litres développant 470 chevaux et 470 lb-pi de couple. La mécanique est jumelée à une boîte automatique et à tout l’arsenal hors route attendu d’un Wrangler haut de gamme.

Le modèle reçoit notamment :

  • des roues de 17 pouces compatibles avec les beadlocks;
  • des pneus tout-terrain de 35 pouces;
  • un rapport de pont de 4,56;
  • un boîtier de transfert Selec-Trac à prise constante;
  • un échappement actif à deux modes;
  • une prise d’air froide avec séparateur d’eau pour les passages à gué.

En clair, ce Jeep est capable de traverser une rivière… tout en réveillant les orignaux à plusieurs kilomètres.

Une touche canadienne jusque dans l’habitacle

Jeep a ajouté plusieurs détails exclusifs afin de distinguer cette édition des autres Wrangler 392. À l’extérieur, le traditionnel logo Rubicon cède sa place à un autocollant « Rocky Mountain » sur le capot. Des ailes couleur carrosserie ainsi qu’une plaque rouge exclusive installée à l’intérieur du hayon arrière complètent la présentation. Le toit Sky One-Touch Power Top est également livré de série. Cette configuration permet d’ouvrir électriquement presque toute la toiture en tissu sans devoir retirer manuellement les panneaux. À bord, Jeep pousse encore plus loin la thématique canadienne avec des sièges en cuir Nappa noir, des surpiqûres rouges et des ceintures de sécurité rouge foncé rappelant clairement les couleurs du drapeau canadien.

Un Wrangler à 100 000 $

Le Rocky Mountain 392 arrivera chez certains concessionnaires canadiens au quatrième trimestre de 2026. Le prix de départ sera fixé à 99 995 $ canadiens, incluant les frais de transport et autres charges. Le PDSF de base avant frais s’établit à 96 505 $. C’est une somme énorme pour un Wrangler, mais Jeep semble convaincu qu’il existe encore une clientèle prête à payer cher pour obtenir un V8 atmosphérique dans un véhicule capable de grimper une montagne… ou simplement d’aller chercher un café au centre-ville.

Conclusion

Malgré l’électrification croissante de l’industrie, le Wrangler demeure l’un des piliers de Jeep au Canada. Au premier trimestre de 2026, il s’agissait du modèle le plus vendu de la marque au pays ainsi que du véhicule le plus populaire dans le segment des utilitaires hors route. Avec cette édition Rocky Mountain 392, Jeep envoie aussi un message clair : même à l’ère des moteurs turbo et des batteries, il reste encore une place pour les gros V8 bruyants, irrationnels… et franchement attachants.

Le texte Un Jeep Wrangler 392 Rocky Mountain unique au Canada. provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le géant chinois des véhicules électriques BYD poursuit son offensive européenne et lorgne maintenant les usines sous-exploitées de plusieurs constructeurs automobiles du Vieux Continent. L’entreprise discute actuellement avec Stellantis ainsi qu’avec d’autres fabricants européens afin de reprendre certaines installations industrielles devenues partiellement inutilisées. L’information a été confirmée par Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, lors de la conférence Financial Times Future of the Car à Londres.

BYD cherche des capacités de production rapidement disponibles

Selon Stella Li, BYD cherche activement des usines capables d’être rapidement converties à la production de véhicules électriques. L’objectif est clair : accélérer l’implantation industrielle de la marque en Europe sans devoir construire systématiquement de nouvelles installations à partir de zéro. L’Italie figure parmi les pays les plus intéressants pour le constructeur chinois. BYD aurait déjà visité plusieurs sites industriels européens, dont potentiellement l’usine Cassino de Stellantis en Italie centrale, actuellement sous-utilisée. La France figure aussi sur la liste des marchés stratégiques à plus long terme, notamment en raison du coût relativement faible de l’électricité, un élément devenu crucial dans la fabrication de véhicules électriques.

Stellantis ouvre déjà la porte aux constructeurs chinois

Cette stratégie survient alors que Stellantis multiplie les partenariats avec des entreprises chinoises. Plus tôt ce mois-ci, le groupe a annoncé un rapprochement accru avec Leapmotor pour produire certains véhicules électriques dans des usines espagnoles de Fiat et Peugeot. Le constructeur européen doit composer avec un ralentissement de la demande dans certains segments, des coûts industriels élevés et une concurrence féroce des marques chinoises. Plusieurs analystes estiment d’ailleurs que d’autres ententes du même genre pourraient suivre prochainement. Même Volkswagen étudierait des solutions similaires afin d’optimiser ses capacités de production en Europe.

La guerre des prix en Chine pousse BYD à l’international

Confronté à une guerre des prix extrêmement agressive sur le marché chinois, BYD accélère son expansion mondiale. L’Europe devient un terrain particulièrement stratégique alors que l’intérêt pour les véhicules électriques remonte, notamment à la suite de la hausse des prix du carburant causée par les tensions au Moyen-Orient. Contrairement à certaines alliances industrielles traditionnelles, BYD préfère toutefois exploiter seule les installations qu’elle pourrait reprendre plutôt que de créer des coentreprises. Selon Stella Li, cette approche simplifie grandement les opérations et la gestion industrielle.

Une usine majeure déjà en construction en Hongrie

Pendant que les discussions se poursuivent ailleurs en Europe, BYD avance rapidement avec sa nouvelle usine de Szeged, en Hongrie. Le site doit notamment assembler les modèles BYD Dolphin Surf et BYD Atto 2. La capacité visée atteindrait environ 300 000 véhicules par année, ce qui donnerait à BYD une présence industrielle significative au cœur du marché européen.

Maserati dans la mire ?

BYD ne se limite pas aux usines. Le constructeur analyse aussi la possibilité d’acquérir certaines marques européennes en difficulté. Stella Li a notamment mentionné Maserati comme une marque « très intéressante », tout en précisant qu’aucune démarche concrète n’avait été entreprise pour le moment. Ce genre d’acquisition permettrait à BYD d’accélérer sa crédibilité dans le segment haut de gamme européen, un secteur où les marques chinoises cherchent encore à gagner du prestige.

Denza prépare son offensive haut de gamme

Parallèlement, BYD renforce activement ses équipes européennes afin de soutenir le lancement de sa marque de luxe Denza. Le constructeur recrute actuellement plusieurs spécialistes provenant de constructeurs réputés comme Porsche afin de développer des véhicules mieux adaptés aux goûts européens. Denza doit d’ailleurs être commercialisée au Royaume-Uni dès cette année. Cette stratégie démontre que BYD ne souhaite plus seulement vendre des véhicules électriques abordables en Europe, mais également concurrencer directement les constructeurs premium établis.

Une transformation profonde

L’intérêt de BYD pour les usines européennes illustre à quel point l’équilibre de l’industrie automobile mondiale est en train de changer. Il y a à peine une décennie, les constructeurs européens dominaient largement le secteur technologique et industriel. Aujourd’hui, plusieurs groupes chinois disposent des liquidités, des batteries et des volumes nécessaires pour devenir des partenaires… ou des concurrents redoutables. Pour plusieurs usines européennes sous-utilisées, l’arrivée des constructeurs chinois pourrait aussi représenter une planche de salut industrielle plutôt qu’une menace immédiate.

Avec des renseignements de Bloomberg

Le texte BYD veut récupérer les usines sous-utilisées de Stellantis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ram Trucks procède au rappel de près de 13 000 camionnettes Ram 2500 des années-modèles 2023 à 2026 en raison d’un problème aussi rare qu’insolite : certains véhicules peuvent atteindre une vitesse supérieure à la limite sécuritaire de leurs pneus. Le rappel touche précisément 12 736 unités équipées de certaines configurations de pneus. Selon Stellantis, une erreur logicielle dans le module de commande du groupe motopropulseur permet aux camionnettes de dépasser l’indice de vitesse maximal prévu pour les pneus installés d’origine.

Des pneus poussés au-delà de leurs limites

Le problème peut sembler anodin à première vue, mais il comporte des risques bien réels. Lorsqu’un pneu est utilisé au-delà de sa cote de vitesse homologuée, sa structure peut subir une surchauffe excessive, ce qui réduit son intégrité et augmente les risques de défaillance. Stellantis précise que cette situation pourrait compromettre le contrôle du véhicule et accroître les risques d’accident. Le constructeur affirme toutefois n’avoir reçu aucun rapport d’incident, d’accident ou de blessure lié à ce problème jusqu’à présent.

Une correction logicielle simple

Heureusement pour les propriétaires concernés, la solution ne nécessite pas de remplacement mécanique majeur. Les concessionnaires installeront simplement une nouvelle version du logiciel de gestion du groupe motopropulseur afin de limiter correctement la vitesse maximale du véhicule selon les pneus installés. Les avis de rappel devraient être envoyés aux propriétaires dès le mois prochain.

Ram connaît bien les camionnettes ultra-performantes

Ce rappel survient dans un contexte plutôt ironique pour Ram, qui mise justement sur les performances extrêmes avec le retour annoncé du Ram 1500 TRX. Animé par le célèbre moteur V8 Hemi suralimenté de 6,2 litres, le TRX développera 777 chevaux et 680 lb-pi de couple. Ram affirme que le monstre peut accélérer de 0 à 100 km/h en environ 3,5 secondes avant d’atteindre une vitesse de pointe de 190 km/h. Dans ce cas-ci cependant, les Ram 2500 rappelés ne sont pas censés jouer dans la même cour.

Conclusion

Ce dossier illustre une fois de plus à quel point les véhicules modernes dépendent désormais du logiciel. Une simple erreur de programmation peut avoir des conséquences directes sur la sécurité, même lorsqu’aucune pièce mécanique n’est défectueuse. Les constructeurs automobiles doivent maintenant gérer des millions de lignes de code dans leurs véhicules, ce qui multiplie les risques de rappels liés à l’électronique et aux systèmes numériques. Dans le cas de Ram, le correctif semble relativement mineur. Mais l’épisode rappelle qu’à l’ère des véhicules connectés et hautement informatisés, même une camionnette peut devenir « trop rapide » simplement à cause d’un bogue logiciel.

Avec des rfenseignements de Carscoops.

Le texte Ram rappelle des milliers de camionnettes parce qu’elles roulent trop vite provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Lotus Cars ressuscite une mécanique que plusieurs croyaient disparue à jamais de son ADN : le V8. Plus de vingt ans après la disparition de l’iconique Lotus Esprit en 2004, le constructeur britannique confirme le développement d’une toute nouvelle supervoiture hybride à moteur V8 attendue pour 2028. Connue pour le moment sous le nom de code « Type 135 », cette future machine développera plus de 1 000 chevaux grâce à une motorisation hybride rechargeable. Lotus affirme qu’il s’agira de sa toute première véritable supervoiture, un modèle qui viendra se positionner au-dessus de la Lotus Emira dans la hiérarchie de la marque. Le constructeur précise toutefois que l’hypercar électrique Lotus Evija évolue dans une catégorie encore plus exclusive.

Une rivale directe des Ferrari et McLaren

Avec ce nouveau projet, Lotus veut clairement entrer dans la cour des grands. Le Type 135 est destiné à rivaliser directement avec les modèles de Ferrari et McLaren Automotive. Le constructeur britannique promet une voiture entièrement nouvelle et non une simple évolution plus musclée de l’Emira. Le premier aperçu dévoilé laisse d’ailleurs entrevoir un design fortement inspiré du concept Lotus Theory 1 présenté en 2024. Les proportions basses, la silhouette agressive et les lignes futuristes indiquent clairement que Lotus veut conserver son image de constructeur radical tout en montant considérablement en gamme.

Un V8 possiblement fourni par Mercedes-AMG

Lotus demeure discret concernant l’identité exacte du moteur V8 qui animera la Type 135. Toutefois, plusieurs indices pointent vers une nouvelle collaboration avec Mercedes-AMG. Rappelons que l’Emira utilise déjà le moteur quatre cylindres turbo M139 d’AMG. Or, Mercedes-AMG prépare actuellement une nouvelle génération de son V8 biturbo de 4,0 litres, attendue plus tard cette année. Il serait donc logique que cette mécanique se retrouve derrière les sièges de la future supervoiture britannique.

Une Lotus hybride… mais pas électrique

Cette annonce marque un important changement de cap stratégique pour Lotus. Le constructeur avait précédemment annoncé son intention de devenir une marque 100 % électrique d’ici 2028. Manifestement, la réalité du marché a forcé une révision des plans. La Type 135 adoptera finalement une approche hybride haute performance, une décision beaucoup plus réaliste dans le contexte actuel des réglementations environnementales et des attentes des acheteurs de voitures exotiques. Lotus possède déjà une certaine expérience en électrification avec une version hybride rechargeable du Lotus Eletre offerte en Chine. Ce modèle développe déjà 939 chevaux. La future Type 135 deviendra toutefois la Lotus hybride la plus puissante jamais produite.

L’esprit Lotus mis à l’épreuve

L’arrivée d’un système hybride soulève néanmoins une question importante : Lotus peut-elle encore respecter sa célèbre philosophie du « light is right » ? Depuis des décennies, la marque britannique mise sur la légèreté et la pureté mécanique pour offrir des sensations de conduite uniques. Or, l’ajout d’une batterie et d’un système électrique augmente inévitablement le poids et la complexité. Mais dans le contexte actuel, Lotus semble considérer cette solution comme un compromis nécessaire pour respecter les normes d’émissions mondiales sans sacrifier les performances. Un moteur V8 sans assistance électrique aurait probablement été impossible à commercialiser dans plusieurs marchés européens.

Une nouvelle stratégie appelée Focus 2030

Le projet Type 135 s’inscrit dans le cadre du nouveau plan stratégique « Focus 2030 » de Lotus. Cette offensive prévoit également une mise à jour prochaine de l’Emira, qui recevra un moteur thermique amélioré ainsi que diverses mesures d’allègement afin de devenir l’Emira la plus légère et la plus puissante jamais produite. Lotus semble donc vouloir préserver le plaisir de conduite traditionnel tout en naviguant dans un environnement automobile de plus en plus électrifié.

Un pari audacieux

L’annonce de cette supervoiture tombe à un moment crucial pour Lotus. Depuis son passage sous le contrôle du géant chinois Geely, la marque multiplie les transformations avec des VUS électriques et une stratégie plus globale. Le retour d’une supervoiture V8 pourrait permettre à Lotus de reconnecter avec son héritage sportif et émotionnel, tout en attirant une nouvelle clientèle haut de gamme. Si le produit final respecte les promesses annoncées, le Type 135 pourrait devenir le modèle le plus important de Lotus depuis l’Esprit.

Le texte Lotus prépare une deux place avec V8 hybride de 1000 chevaux pour 2028 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile