Kia s’apprête à faire son entrée dans le marché canadien des véhicules utilitaires électriques compacts avec la toute nouvelle PV5 2027. Prévue pour la seconde moitié de 2026, cette fourgonnette de travail entièrement électrique affichera un prix de départ de 46 995 $ avant les incitatifs gouvernementaux. Avec cette nouveauté, Kia vient combler un vide laissé par la disparition graduelle de modèles populaires comme le Ford Transit Connect, le Nissan NV200, le Mercedes-Benz Metris et le Ram ProMaster City.

Deux versions et des rabais en plus

La gamme canadienne comprendra deux versions. Le modèle Basic sera proposé à partir de 46 995 $, tandis que la version Plus affichera un prix de 49 095 $. Les deux modèles seront admissibles au programme fédéral et provincial (Québec) de remise pour véhicules zéro émission récemment relancé, permettant aux acheteurs de bénéficier d’un incitatif pouvant atteindre 5 000 $ et 2 000 $. Une fois le rabais appliqué, le prix d’entrée pourrait ainsi descendre à 39 995 $.

Une autonomie de 360 kilomètres

Les deux versions utilisent la même batterie de 71,2 kWh et offrent une autonomie estimée à 360 kilomètres. Le moteur électrique développe 161 chevaux et entraîne les roues avant. Kia vise avant tout les entreprises de livraison urbaine, les commerces de proximité et les entrepreneurs qui recherchent un véhicule compact, économique et facile à manœuvrer. La recharge rapide constitue également un argument de vente important. Grâce à son connecteur NACS, le même standard adopté par Tesla, la batterie peut passer de 10 % à 80 % en environ 30 minutes dans des conditions optimales.

Un format idéal pour la ville

Avec un empattement de 2 995 mm, la PV5 conserve des dimensions relativement compactes tout en maximisant l’espace utilitaire. Le volume de chargement atteint environ 5 016 litres (177 pieds cubes), tandis que la capacité de charge utile est évaluée à 740 kg (1 631 lb). Les concepteurs ont également porté une attention particulière à l’ergonomie. La hauteur du seuil de chargement n’est que de 419 mm, facilitant les entrées et sorties répétées lors des livraisons. Les portes arrière peuvent s’ouvrir entre 95 et 180 degrés afin de simplifier les opérations de chargement.

Une technologie moderne dès la version de base

Même la version d’entrée de gamme reçoit un équipement technologique complet. La dotation comprend un tableau de bord numérique de 7 pouces, un écran multimédia de 12,9 pouces compatible avec les téléphones intelligents, les mises à jour à distance (OTA), le démarrage à bouton-poussoir ainsi qu’une série de systèmes avancés d’aide à la conduite. Parmi ceux-ci figurent le freinage d’urgence automatique, l’assistance à la conduite sur autoroute, l’alerte de collision dans les angles morts et l’assistance au maintien dans la voie.

Une version Plus plus confortable

Pour les utilisateurs qui passent de longues journées derrière le volant, la version Plus ajoute plusieurs équipements appréciés au Canada. On retrouve notamment un moniteur d’angles morts avec affichage vidéo, une caméra à vision périphérique, des sièges chauffants, un volant chauffant ainsi qu’un chargeur sans fil pour téléphone. Kia ajoute également des prises de courant intérieures et extérieures permettant d’alimenter de petits appareils électriques directement à partir de la batterie du véhicule.

D’autres variantes possibles

À l’échelle mondiale, la PV5 est également offerte sous forme de châssis-cabine, permettant l’installation de caissons spécialisés ou de plateformes de travail adaptées à différentes industries. Des versions destinées au transport de passagers ainsi que des modèles adaptés aux personnes à mobilité réduite sont également commercialisés dans certains marchés. Pour l’instant, Kia Canada n’a pas confirmé l’arrivée de ces variantes au pays, mais le constructeur indique que la fourgonnette pourra recevoir différentes solutions d’aménagement pour répondre aux besoins des entreprises canadiennes.

Un marché qui renaît

L’arrivée  au PV5 marque le retour d’un segment pratiquement disparu au Canada. Contrairement aux anciennes fourgonnettes compactes qui misaient exclusivement sur des moteurs à essence, la nouvelle venue adopte dès le départ une architecture entièrement électrique. Dans un contexte où les entreprises cherchent à réduire leurs coûts d’exploitation et leur empreinte carbone, Kia pourrait avoir trouvé la formule idéale pour relancer le marché des utilitaires compacts. Reste maintenant à voir si les gestionnaires de flottes répondront présents lorsque la PV5 arrivera chez les concessionnaires en 2026.

Source: Kia

Le texte Le Kia PV5 débarque au Canada à partir de 46 995 $ provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’industrie automobile est en train de vivre une petite révolution silencieuse. Après Tesla et plusieurs fabricants chinois de véhicules électriques, Ferrari et BMW adoptent à leur tour le câblage en aluminium dans leurs nouveaux modèles. Cette transition, motivée autant par les coûts que par la réduction du poids des véhicules, pourrait modifier en profondeur la consommation mondiale de cuivre au cours des prochaines années.Alors que le cuivre demeure la référence pour le transport de l’électricité depuis plus de deux siècles, la hausse spectaculaire de son prix pousse de plus en plus de constructeurs à envisager des solutions alternatives.

Le cuivre devient un luxe industriel

Le prix du cuivre a atteint des sommets historiques au début de 2025, frôlant les 15 000 $ US la tonne métrique. À titre comparatif, l’aluminium se négocie actuellement autour de 3 100 $ US la tonne, soit environ quatre fois moins cher. Cette situation s’explique par une demande mondiale en forte croissance provenant notamment des véhicules électriques, des infrastructures énergétiques et des centres de données alimentant l’intelligence artificielle. Selon les analystes de JPMorgan, les déficits d’approvisionnement devraient persister pendant plus d’une décennie, maintenant une pression importante sur les prix du cuivre.

Ferrari mise sur la légèreté

Chez Ferrari, la transition a déjà commencé. Le constructeur de Maranello utilise depuis 2025 des câbles d’alimentation en aluminium dans sa sportive hybride Ferrari 296. La technologie a ensuite été étendue à d’autres modèles, notamment à la nouvelle Ferrari Luce, le premier véhicule entièrement électrique de la marque. Selon Ferrari, l’utilisation de l’aluminium permet de réduire jusqu’à 20 % le poids total du faisceau électrique. Un avantage non négligeable pour une marque dont chaque kilogramme compte lorsqu’il s’agit d’améliorer les performances. Officiellement, Ferrari affirme que son choix repose principalement sur les gains techniques plutôt que sur les économies réalisées. Il n’en demeure pas moins que la différence de coût entre les deux métaux représente un argument difficile à ignorer.

BMW utilise l’aluminium depuis plus d’une décennie

BMW n’en est pas à ses premiers essais avec l’aluminium. Le constructeur bavarois a commencé à utiliser des conducteurs en aluminium dès 2011 dans la Série 1. Depuis, la technologie a progressivement été étendue aux modèles hybrides et électriques. La plus récente génération de la technologie eDrive de BMW intègre désormais un grand nombre de câbles en aluminium dans les systèmes haute et basse tension. L’objectif est double : réduire le poids des véhicules et limiter l’impact des fluctuations du marché des matières premières.

Stellantis, Tesla et les constructeurs chinois suivent la même voie

La tendance ne se limite pas aux constructeurs haut de gamme. Selon plusieurs sources de l’industrie, Stellantis a également commencé à remplacer certains câblages en cuivre par de l’aluminium. Du côté des véhicules électriques, Tesla fait figure de précurseur. Le constructeur avait déjà introduit massivement l’aluminium dans le câblage du Tesla Model Y dès 2019, avant de poursuivre cette stratégie avec le Tesla Cybertruck. En Chine, plusieurs fabricants comme AVATR, XPeng et Xiaomi ont également adopté cette technologie. Pour les constructeurs de véhicules électriques, l’équation est simple : moins de poids signifie davantage d’autonomie, tandis qu’un coût de production réduit aide à préserver des marges déjà très minces dans un marché extrêmement concurrentiel.

La Chine accélère la transition

Le gouvernement chinois pousse activement l’industrie à réduire sa dépendance au cuivre. Un document de politique industrielle publié en mars 2025 encourage explicitement les entreprises à substituer l’aluminium au cuivre dans plusieurs secteurs, notamment l’automobile, l’énergie et les électroménagers. Les experts du cabinet Zhuochuang estiment qu’entre 25 % et 30 % des composantes actuellement fabriquées en cuivre pourraient être converties à l’aluminium d’ici 2030 dans ces industries. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à sécuriser l’approvisionnement en matières premières critiques tout en réduisant les coûts de fabrication.

Des avantages, mais aussi des limites

L’aluminium n’est toutefois pas une solution parfaite. Bien qu’il soit beaucoup plus léger et nettement moins coûteux, il demeure moins conducteur que le cuivre. Pour transporter une quantité équivalente d’électricité, il faut donc utiliser davantage de matériau. Sa production exige également une quantité importante d’énergie, ce qui soulève des questions environnementales dans certaines régions où l’électricité provient encore largement de combustibles fossiles. À cela s’ajoutent les incertitudes entourant les politiques commerciales américaines et les droits de douane qui pourraient influencer les choix des manufacturiers.

Une transformation qui ne fait que commencer

Malgré ces défis, les analystes de JPMorgan estiment que l’aluminium pourrait remplacer jusqu’à 6 % de la demande mondiale annuelle de cuivre d’ici 2030, contre environ 2 % aujourd’hui. Ce chiffre peut sembler modeste, mais dans une industrie qui consomme des millions de tonnes de métaux chaque année, il représente un changement majeur. Pour les constructeurs automobiles, la décision repose désormais sur un équilibre entre coût, performance, poids et disponibilité des matériaux. Une chose est certaine : à mesure que le cuivre devient plus rare et plus cher, l’aluminium s’impose progressivement comme un acteur incontournable de la mobilité électrique.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Ferrari et BMW tournent le dos au cuivre pour aller vers l’aluminium provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les discussions officielles entourant la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) débuteront le 1er juillet avec une rencontre virtuelle entre les représentants commerciaux des trois pays. Cette révision obligatoire pourrait redéfinir les règles du commerce automobile nord-américain pour les années à venir. Au cœur des débats se trouve une proposition de l’administration de Donald Trump visant à augmenter considérablement la part de contenu américain exigée dans les véhicules assemblés en Amérique du Nord. Une telle modification pourrait transformer en profondeur les chaînes d’approvisionnement de l’industrie automobile.

Une première révision historique de l’ACEUM

Entré en vigueur en 2020, l’ACEUM prévoit une clause unique obligeant les trois partenaires à réévaluer l’accord six ans après son entrée en application. Les discussions qui s’amorcent devront déterminer si l’accord sera prolongé jusqu’en 2042 ou s’il fera l’objet de modifications importantes. À défaut d’une entente, le traité sera soumis à des révisions annuelles jusqu’à son échéance prévue en 2036. Chaque pays conserve également le droit de quitter l’accord avec un préavis de six mois. Selon plusieurs analystes, la réunion du 1er juillet servira surtout à établir le cadre des négociations. Les véritables discussions devraient s’intensifier lors d’une rencontre prévue le 20 juillet à Mexico City.

Washington veut hausser le contenu américain à 50 %

L’enjeu majeur concerne les règles d’origine dans le secteur automobile. Actuellement, un véhicule doit contenir au moins 75 % de composantes provenant de l’Amérique du Nord pour bénéficier du traitement tarifaire préférentiel prévu par l’ACEUM. L’administration Trump souhaite porter ce seuil à 82 %. Plus controversée encore est sa proposition d’exiger que 50 % de la valeur totale du véhicule provienne spécifiquement des États-Unis. Une telle mesure représenterait un changement majeur pour les constructeurs qui ont bâti, au cours des trois dernières décennies, des chaînes d’approvisionnement intégrées entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Selon les experts du cabinet-conseil AlixPartners, cette exigence pourrait entraîner une hausse importante des coûts de production et obliger les manufacturiers à revoir complètement leurs stratégies d’approvisionnement.

Les batteries et les technologies avancées dans la mire

La Maison-Blanche souhaite également relever les exigences de contenu régional pour plusieurs composantes stratégiques, notamment les batteries, l’électronique de puissance et les systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS). Le défi est que l’industrie nord-américaine ne dispose pas encore d’une capacité de production suffisante pour fabriquer localement l’ensemble de ces composants à grande échelle. Cette situation pourrait entraîner des investissements massifs dans la chaîne d’approvisionnement, mais aussi une augmentation des coûts de fabrication qui risque ultimement d’être refilée aux consommateurs.

Les constructeurs automobiles réclament la stabilité

Les grands constructeurs automobiles souhaitent majoritairement le maintien de l’accord trilatéral. Ford Motor Company a récemment qualifié l’ACEUM de pilier essentiel pour attirer les investissements, créer des emplois et renforcer la base manufacturière nord-américaine. De son côté, General Motors considère l’accord comme indispensable à la compétitivité du secteur et demande que toute modification des règles d’origine soit introduite progressivement afin de permettre aux fournisseurs et aux constructeurs de s’adapter. L’organisation Autos Drive America partage cette position. Selon elle, l’accord permet actuellement aux constructeurs de produire des véhicules compétitifs tout en maintenant une forte présence manufacturière sur le continent.

Le syndicat UAW réclame des changements profonds

La position du syndicat américain United Auto Workers diffère toutefois de celle des constructeurs. L’organisation demande un resserrement important des règles commerciales, incluant l’instauration de quotas d’importation, un renforcement des protections des travailleurs et l’établissement d’un salaire minimum manufacturier nord-américain. L’objectif est de réduire les écarts salariaux entre les trois pays et de limiter la délocalisation des emplois vers le Mexique. Le syndicat estime même que les États-Unis devraient envisager de se retirer de l’ACEUM si ces conditions ne sont pas respectées.

Une rivalité avec la Chine en toile de fond

Pour plusieurs observateurs, la révision de l’ACEUM dépasse largement la simple question des règles d’origine. L’industrie automobile nord-américaine fait face à une concurrence croissante de la Chine, particulièrement dans les secteurs des véhicules électriques, des batteries et des technologies embarquées. Selon plusieurs experts, la complémentarité entre les trois pays constitue justement l’un des principaux atouts du continent : le Canada apporte ses ressources naturelles stratégiques, les États-Unis dominent les technologies avancées et le Mexique offre une importante capacité manufacturière. Dans cette perspective, certains analystes estiment qu’un durcissement excessif des règles pourrait affaiblir la compétitivité de l’ensemble de la région plutôt que la renforcer.

Une période d’incertitude pour l’industrie

Même si aucune décision majeure n’est attendue à court terme, les négociations qui s’amorcent pourraient avoir des conséquences considérables pour les constructeurs automobiles, les fournisseurs et les consommateurs. Entre les ambitions protectionnistes de Washington, les préoccupations des syndicats et le besoin de préserver la compétitivité nord-américaine face à la Chine, les prochains mois s’annoncent déterminants pour l’avenir de l’industrie automobile du continent.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte L’automobile au coeur des discussions de l’ACEUM provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Alors que Cadillac semblait être la marque de General Motors la plus engagée vers un avenir entièrement électrique, les choses prennent aujourd’hui une direction différente. Le constructeur américain vient d’annoncer un investissement de 275 millions de dollars américains dans son usine de Spring Hill, au Tennessee, dont 150 millions seront consacrés à un futur modèle Cadillac équipé d’un moteur à combustion interne. Cette annonce confirme que GM ne se contente plus de prolonger la vie de ses modèles actuels à essence. Le constructeur prépare plutôt l’arrivée d’un tout nouveau véhicule thermique qui viendra s’ajouter à la gamme existante.

Le virage électrique ralentit chez Cadillac

Cadillac avait pourtant lancé une offensive électrique ambitieuse avec les modèles Lyriq, Optiq, Vistiq et Escalade IQ. La marque avait même annoncé son intention de devenir entièrement électrique d’ici 2030. Cependant, cette stratégie a été revue dès 2024. Les dirigeants de Cadillac ont alors reconnu que plusieurs clients de luxe souhaitaient conserver la possibilité de choisir entre un moteur électrique ou thermique. Cette « liberté de choix », selon les mots de la direction, semble aujourd’hui influencer directement les futurs plans de développement de la marque.

Le retour du XT6 de plus en plus probable

Selon plusieurs sources proches du constructeur, le mystérieux nouveau modèle destiné à l’usine de Spring Hill pourrait être une nouvelle génération du XT6. Le VUS intermédiaire à trois rangées de sièges a quitté le marché à la fin de l’année 2025, remplacé en théorie par le nouveau Vistiq électrique. Toutefois, l’engouement moins marqué que prévu pour les véhicules électriques dans certains segments pourrait avoir convaincu Cadillac de réévaluer sa décision. Le XT6 demeure un candidat logique. Bien qu’il n’ait jamais atteint la popularité de l’Escalade, il occupait une niche stratégique dans la gamme Cadillac en offrant un format familial plus accessible que le grand VUS pleine grandeur.

Une nouvelle mécanique pour relancer la carrière du XT6

Le principal défaut du XT6 de première génération résidait dans son groupe motopropulseur. Les acheteurs pouvaient choisir entre un moteur quatre cylindres turbo de 2,0 litres développant 237 chevaux ou un V6 atmosphérique de 3,6 litres produisant 310 chevaux. Face à des concurrents plus performants et plus raffinés, ces motorisations peinaient à séduire la clientèle du segment de luxe. GM a également confirmé un investissement supplémentaire de 125 millions de dollars pour prolonger la production de son moteur turbocompressé de 2,7 litres Turbomax. Bien que cette mécanique soit actuellement utilisée dans les camionnettes Chevrolet et GMC, une version adaptée pourrait éventuellement servir de base à une nouvelle génération du XT6. Certains observateurs vont même jusqu’à imaginer une variante haute performance qui pourrait rivaliser avec des modèles comme l’Audi Q7 ou le BMW X7.

Une usine stratégique pour General Motors

L’usine de Spring Hill possède une longue histoire au sein de General Motors. Initialement construite pour produire les modèles Saturn, elle assemble aujourd’hui plusieurs véhicules importants, notamment les Cadillac Lyriq, Vistiq et XT5. La production du Chevrolet Blazer à essence doit également y débuter prochainement. L’arrivée d’un nouveau Cadillac thermique porterait à cinq le nombre de modèles fabriqués sur ce site, renforçant ainsi son importance dans le réseau industriel nord-américain du constructeur.

Un signal fort pour l’avenir

Au-delà du simple retour potentiel du XT6, cette annonce envoie un message clair : Cadillac n’abandonnera pas les moteurs thermiques à court terme. Après avoir repoussé son objectif d’électrification complète, la marque investit maintenant dans un nouveau véhicule à essence plutôt que de simplement moderniser ses produits existants. Cette décision laisse croire que les moteurs à combustion feront encore partie de la stratégie Cadillac pendant au moins une bonne partie de la prochaine décennie. Dans un contexte où plusieurs constructeurs réévaluent leurs ambitions électriques, Cadillac semble avoir choisi une approche plus pragmatique en misant sur une coexistence prolongée entre les véhicules électriques et les modèles thermiques.

Avec des renseignements de carbuzz.

Le texte Cadillac investi 150 millions US pour un nouveau moteur à essence provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Une nouvelle identité visuelle pour la berline compacte

Hyundai a profité du Salon de la mobilité de Busan, le 26 juin dernier, pour lever le voile sur la huitième génération de l’Elantra. Connue sous le nom d’Avante sur son marché domestique, cette berline compacte adopte une approche stylistique complètement renouvelée qui marque une rupture importante avec le modèle actuel.La nouvelle Elantra est le deuxième véhicule de production à adopter la philosophie de design « Art of Steel », introduite plus tôt sur le Nexo de nouvelle génération. Cette approche met l’accent sur le potentiel sculptural du métal afin de créer des formes plus techniques, plus robustes et plus modernes.

Une silhouette plus musclée et plus raffinée

La transformation esthétique est spectaculaire. Hyundai abandonne les panneaux latéraux fortement nervurés qui caractérisaient la génération actuelle au profit de surfaces plus lisses et plus massives. Les ailes avant et arrière sont davantage mises en valeur, donnant à la voiture une présence plus affirmée sur la route. À l’avant, la calandre pleine largeur laisse place à une ouverture plus basse et plus ciselée qui accentue le caractère sportif de la voiture. L’ensemble procure une allure plus mature et plus haut de gamme.

Plus grande pour rivaliser avec les intermédiaires

Hyundai indique que cette nouvelle génération gagne en longueur, en largeur et en empattement. Cette croissance permet d’offrir un habitacle plus spacieux qui se rapproche désormais des dimensions de certaines berlines intermédiaires. Cette stratégie s’inscrit dans une tendance observée chez plusieurs constructeurs qui cherchent à offrir davantage d’espace et de confort sans quitter le segment des compactes.

Une technologie de nouvelle génération

La nouvelle Elantra inaugure également les plus récentes innovations numériques de Hyundai. Sur le marché coréen, elle reçoit le système multimédia Pleos Connect ainsi qu’un nouvel assistant numérique alimenté par l’intelligence artificielle baptisé Gleo AI. Cette plateforme vise à améliorer l’interaction entre le conducteur et le véhicule grâce à des commandes vocales plus naturelles et à des fonctionnalités personnalisées.

Motorisations : essence et hybride en Corée

Pour le marché coréen, Hyundai proposera une motorisation à essence de 2,0 litres ainsi qu’une variante hybride associée à un moteur de 1,6 litre. Cette dernière offrirait une légère hausse de puissance par rapport à la version conventionnelle tout en réduisant la consommation de carburant. Aucune information n’a encore été dévoilée concernant les groupes motopropulseurs destinés aux marchés canadien et américain.

Un modèle toujours populaire

Depuis son arrivée en Amérique du Nord en 1992, l’Elantra demeure l’un des piliers de Hyundai. Aux États-Unis, les ventes ont progressé de 4 % depuis le début de l’année pour atteindre 64 660 unités jusqu’à la fin mai.

La situation est moins favorable au Canada où les ventes affichent un recul de 8 %, avec 9 571 exemplaires écoulés durant la même période.

Prix et arrivée au Canada toujours inconnus

Hyundai n’a pas encore confirmé la date d’arrivée, les motorisations ni les prix pour les marchés canadien et américain. Les concessionnaires et les acheteurs devront donc patienter encore quelques mois avant d’obtenir davantage de détails. Une chose est toutefois certaine : avec son design audacieux, son habitacle agrandi et sa nouvelle technologie embarquée, l’Elantra 2027 entend redéfinir les standards de la berline compacte.

 

Le texte La nouvelle Hyundai Elantra se prend pour une voiture de luxe provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Plus de 250 000 unités sont visées

Land Rover traverse une situation pour le moins inhabituelle. Le constructeur britannique a dû suspendre la vente de plusieurs de ses modèles les plus populaires à la suite d’un rappel touchant plus de 250 000 véhicules en Amérique du Nord. L’avis officiel publié par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) concerne précisément 250 857 véhicules, dont les Land Rover Defender des années-modèles 2020 à 2026, les Discovery de 2021 à 2026 ainsi que les Range Rover de 2022 à 2026. À l’origine du problème : un connecteur associé au ressort spiralé (clockspring) du coussin gonflable du conducteur qui pourrait se corroder avec le temps.

Un risque potentiel pour le déploiement du coussin gonflable

Selon les autorités américaines, cette corrosion peut augmenter la résistance électrique dans le circuit du coussin gonflable du conducteur. Dans certaines circonstances, cela pourrait entraîner un déploiement inadéquat du coussin gonflable ou même empêcher son déploiement lors d’une collision. Land Rover a commencé à enquêter sur le problème à l’été 2025 après avoir constaté une hausse inhabituelle des réclamations sous garantie liées à l’allumage du témoin d’avertissement du système d’airbags. L’analyse de plusieurs composants retournés a permis de détecter la présence d’oxydation et de corrosion sur certains connecteurs. Les ingénieurs ont conclu que cette dégradation pouvait compromettre le fonctionnement du système de retenue.

Aucun incident signalé, mais la prudence demeure de mise

La bonne nouvelle est que Land Rover n’a reçu aucun signalement d’accident ou de blessure lié à un non-déploiement du coussin gonflable aux États-Unis. Les analyses techniques du constructeur indiquent également que le témoin lumineux du système d’airbags devrait s’allumer entre 483 et 644 kilomètres avant qu’un problème de déploiement ne puisse potentiellement survenir. Les propriétaires sont donc invités à ne jamais ignorer l’apparition du voyant d’avertissement et à faire inspecter leur véhicule rapidement si celui-ci s’allume.

Une solution étonnamment simple

Le plus surprenant dans cette affaire demeure sans doute la nature du correctif. La solution retenue par Land Rover consiste à appliquer un gel lubrifiant protecteur sur les bornes du connecteur concerné afin d’empêcher l’apparition de corrosion. Malgré la simplicité apparente de l’intervention, le constructeur ne dispose pas encore du matériel nécessaire dans son réseau de concessionnaires. C’est pourquoi les ventes des véhicules concernés ont été suspendues jusqu’à ce qu’une procédure de réparation complète soit disponible.

Les propriétaires devront patienter

Land Rover prévoit l’envoi d’une première lettre d’information aux propriétaires dès le mois d’août. Une seconde communication suivra lorsque le gel protecteur et la procédure de réparation seront disponibles dans les concessions. Cette situation démontre une fois de plus qu’un composant relativement mineur peut entraîner des conséquences importantes pour un constructeur automobile. Dans ce cas précis, un simple problème de corrosion et quelques grammes de gel lubrifiant suffisent à immobiliser la commercialisation de plus de 250 000 véhicules. Pour Land Rover, l’objectif est désormais de régler rapidement le problème afin d’éviter que ce rappel ne vienne ternir davantage la réputation de fiabilité de ses modèles les plus emblématiques.

Avec des renseignements de carscoops

Le texte Land Rover suspend la vente de trois VUS provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les premiers véhicules électriques de la marque Lotus, propriété du constructeur chinois Geely, arriveront officiellement au Canada dès le mois de juillet. L’annonce a été faite par l’ambassadeur de Chine au Canada, Wang Di, lors d’une entrevue accordée à Reuters. Cette livraison constitue la première mise en œuvre tangible de l’accord conclu entre le premier ministre canadien Mark Carney et le président chinois Xi Jinping. Cette entente permet l’importation de jusqu’à 49 000 véhicules électriques chinois par année à un tarif douanier réduit, dans le cadre de la stratégie canadienne visant à diversifier ses échanges commerciaux au-delà des États-Unis. Selon Wang Di, une cérémonie officielle est prévue à Montréal au début de juillet afin de souligner l’arrivée des premiers modèles Lotus sur le marché canadien.

BYD et Chery pourraient suivre dès l’automne

L’ambassadeur chinois a également indiqué que d’autres constructeurs majeurs, notamment BYD et Chery, travaillent actuellement avec les autorités canadiennes afin de compléter les procédures réglementaires nécessaires à leur entrée sur le marché. Des véhicules de ces marques auraient déjà été importés au Canada à des fins d’essais et de validation dans les conditions climatiques locales. Wang estime que plusieurs marques chinoises pourraient obtenir toutes les autorisations requises et commencer leurs activités commerciales au Canada dès l’automne 2026. Cette perspective confirme l’intérêt grandissant des fabricants chinois pour le marché nord-américain, particulièrement dans le segment des véhicules électriques où ils disposent d’une avance technologique et industrielle considérable.

Une concurrence accrue pour les constructeurs établis

L’arrivée de Lotus marque une nouvelle étape dans l’évolution du marché canadien des véhicules électriques. Bien que Tesla commercialise déjà au Canada certains véhicules assemblés en Chine, Lotus devient la première marque chinoise à profiter directement de la nouvelle entente commerciale. Le gouvernement canadien espère également attirer des investissements chinois dans la chaîne d’approvisionnement des batteries et des véhicules électriques. Toutefois, Wang Di précise que les constructeurs chinois privilégieront d’abord l’établissement de réseaux de vente avant d’envisager la création de coentreprises ou d’installations de production locales. Cette ouverture du marché a néanmoins suscité certaines critiques aux États-Unis, où plusieurs élus craignent une concurrence accrue des constructeurs chinois sur le continent nord-américain.

Les échanges commerciaux Canada-Chine en forte progression

Au-delà de l’automobile, l’accord entre Ottawa et Pékin vise à stimuler fortement les échanges commerciaux bilatéraux. Lors de sa visite en Chine en janvier dernier, Mark Carney avait fixé comme objectif une hausse de 50 % des exportations canadiennes vers la Chine d’ici 2030. De son côté, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a évoqué un potentiel de croissance pouvant atteindre 100 %. Selon Wang Di, les exportations canadiennes vers la Chine ont déjà progressé de 27,5 % au cours des cinq mois suivant la visite du premier ministre canadien. L’ambassadeur estime même que le commerce bilatéral pourrait plus que doubler au cours des prochaines années grâce à une meilleure complémentarité entre les deux économies.

Énergie et agriculture au cœur des opportunités

La Chine souhaite notamment accroître ses importations de pétrole canadien. Wang Di affirme que les exportations canadiennes pourraient atteindre près de 22 millions de tonnes métriques de brut par année, comparativement à 15,5 millions de tonnes en 2025. Le gaz naturel liquéfié représente également un secteur présentant un fort potentiel de croissance. Dans le domaine agricole, Pékin considère que le Canada demeure largement sous-représenté. Malgré son statut de grand exportateur de canola, de pois et de bœuf, le Canada ne représenterait qu’environ 2 % des importations agricoles chinoises.

Des incertitudes tarifaires demeurent

Malgré cette dynamique positive, certains obstacles persistent. La Chine a réduit en mars dernier plusieurs droits de douane visant des produits canadiens, mais maintient toujours des tarifs de 100 % sur l’huile de canola et de 25 % sur le porc. De plus, les allègements tarifaires accordés à certains produits comme la farine de canola, les pois et le homard doivent expirer à la fin de l’année, ce qui crée de l’incertitude pour plusieurs exportateurs canadiens. Wang Di n’a pas voulu préciser si ces mesures temporaires seraient prolongées, tout en soulignant que les deux pays devront continuer de miser sur le respect mutuel et la réciprocité afin de résoudre leurs différends commerciaux.

Un tournant pour l’industrie automobile canadienne

L’arrivée des premiers modèles Lotus ouvre la porte à une présence accrue des constructeurs chinois au Canada. Si BYD, Chery et d’autres fabricants obtiennent leur feu vert réglementaire dans les prochains mois, le marché canadien pourrait connaître une transformation majeure dès 2027. Pour les consommateurs, cela signifie davantage de choix et une pression accrue sur les constructeurs traditionnels. Pour l’industrie automobile, il s’agit du début d’un nouveau chapitre où la Chine pourrait devenir un acteur incontournable du marché canadien des véhicules électriques.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Les premiers véhicules électriques Lotus fabriqués en Chine arriveront au Canada en juillet provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le distributeur québécois de pneus Groupe Touchette poursuit son expansion au Canada avec l’inauguration d’un important agrandissement de son centre de distribution de Winnipeg. Grâce à cette nouvelle installation, l’entreprise entend améliorer la rapidité des livraisons et offrir un choix plus vaste de produits aux concessionnaires automobiles, gestionnaires de flottes et détaillants de pneus du Manitoba et de l’ensemble de l’Ouest canadien. L’inauguration officielle a eu lieu le 19 juin au complexe CentrePort, un important carrefour logistique intermodal situé au nord-ouest de Winnipeg.

Une capacité presque doublée

L’agrandissement ajoute 100 000 pieds carrés (environ 9 300 mètres carrés) au centre de distribution existant. Cette expansion permet pratiquement de doubler la superficie de l’installation. Grâce à cet espace supplémentaire, Groupe Touchette pourra augmenter considérablement ses inventaires et offrir une gamme encore plus complète de pneus destinés aux voitures particulières, aux véhicules commerciaux ainsi qu’au secteur agricole. Cette capacité accrue devrait également réduire les délais de livraison et améliorer la disponibilité des produits pour les clients de toute la région.

Soutenir la croissance dans l’Ouest canadien

Cette expansion s’inscrit dans la stratégie de croissance nationale du distributeur, alors que la demande continue d’augmenter dans les marchés de l’Ouest canadien. Avec une capacité logistique bonifiée, Groupe Touchette sera mieux positionné pour répondre aux besoins des ateliers mécaniques, des concessionnaires, des exploitants de flottes et des détaillants spécialisés qui recherchent des livraisons rapides et un vaste choix de produits.

Un joueur incontournable de la distribution

Fondé au Québec, Groupe Touchette exploite aujourd’hui plus de 40 centres de distribution à travers le Canada, ce qui en fait l’un des plus importants distributeurs de pneus au pays. L’entreprise possède également Fastco Canada, un fabricant québécois reconnu de roues en alliage et en acier destinées au marché de l’après-vente automobile. Avec cet agrandissement à Winnipeg, Groupe Touchette renforce encore davantage son réseau logistique national et confirme sa volonté d’investir dans des infrastructures capables de soutenir la croissance du marché canadien.

Source : Groupe Toiuchette

Le texte Groupe Touchette agrandit son entrepôt de Winnipeg provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le groupe Volkswagen pourrait être sur le point d’entreprendre la plus importante restructuration de son histoire récente. Selon plusieurs médias allemands, le constructeur envisagerait une série de mesures radicales visant à réduire ses coûts, incluant la suppression de jusqu’à 100 000 emplois à l’échelle mondiale, la fermeture de plusieurs usines en Allemagne et une profonde réorganisation de ses activités. L’information, révélée d’abord par Manager Magazin puis reprise par Reuters, survient alors que le constructeur tente de redresser sa rentabilité après une chute de 44 % de son bénéfice en 2025 et une concurrence de plus en plus féroce, particulièrement de la part des fabricants chinois.

Quatre usines allemandes pourraient cesser leur production

Parmi les scénarios actuellement étudiés figure l’arrêt progressif de la production dans quatre importantes usines allemandes. Les sites de Hanovre, Emden et Zwickau, appartenant à Volkswagen, ainsi que l’usine Audi de Neckarsulm seraient particulièrement menacés. Selon les informations disponibles, il ne s’agirait pas de fermetures immédiates, mais plutôt d’un arrêt de la production une fois les programmes actuels arrivés à leur terme. À eux seuls, ces établissements représentent plus de 45 000 emplois directs. Ces suppressions viendraient s’ajouter aux réductions d’effectifs déjà amorcées dans le cadre des précédents plans d’économie du constructeur.

La marque Volkswagen pourrait devenir une entité distincte

La restructuration ne se limiterait pas aux activités industrielles. Les dirigeants étudieraient également une réorganisation complète de la structure du groupe. Selon les informations rapportées, la marque Volkswagen ainsi que sa division de composants pourraient être séparées du reste du groupe afin de devenir des entités autonomes. Une telle décision permettrait de simplifier la gouvernance, de réduire les coûts administratifs et d’offrir davantage de flexibilité stratégique dans un marché automobile en pleine transformation. Une telle réorganisation constituerait l’un des changements les plus importants depuis la création du groupe moderne Volkswagen.

La direction reste prudente

Volkswagen n’a toutefois confirmé aucun des scénarios évoqués. Un porte-parole du constructeur a simplement indiqué que plusieurs discussions étaient en cours au sein des instances dirigeantes et que « l’ensemble du groupe devra subir des transformations profondes » afin de préserver sa compétitivité à long terme. Le chef de la direction, Oliver Blume, et le directeur financier, Arno Antlitz, seraient à l’origine des différents scénarios actuellement à l’étude.

Les syndicats promettent une bataille

Sans surprise, les représentants des travailleurs ont vivement réagi aux informations publiées. Le puissant syndicat allemand IG Metall ainsi que le comité d’entreprise de Volkswagen ont dénoncé les projets rapportés et promettent de s’opposer fermement à toute fermeture d’usine ou suppression massive d’emplois. Tous les regards seront désormais tournés vers la réunion du conseil de surveillance prévue le 9 juillet, où les grandes orientations de la restructuration pourraient être dévoilées. D’ici là, des dizaines de milliers d’employés demeurent dans l’incertitude quant à l’avenir de leurs emplois.

Une industrie européenne sous pression

Si ces mesures se concrétisent, elles illustreraient les profondes difficultés auxquelles font face les grands constructeurs européens. Entre le ralentissement de la demande pour les véhicules électriques, la pression des coûts de production, les investissements colossaux nécessaires dans les logiciels et l’électrification, ainsi que la montée en puissance des constructeurs chinois, Volkswagen cherche manifestement à adapter sa structure à une nouvelle réalité économique. Le défi sera toutefois immense : réduire les coûts tout en préservant son savoir-faire industriel et sa position de premier constructeur automobile européen.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Volkswagen pourrait couper 100 000 emplois en Europe provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Polestar devra tirer un trait sur le marché américain des véhicules neufs à compter de l’année-modèle 2028. Les autorités fédérales américaines ont refusé d’accorder au constructeur l’autorisation requise pour continuer à commercialiser ses véhicules en vertu de la nouvelle réglementation sur les véhicules connectés (« Connected Vehicle Rule »). Cette décision exclut pratiquement le fabricant de véhicules électriques soutenu par le groupe chinois Geely du marché américain. Cette mesure découle des nouvelles règles adoptées sous l’administration Biden afin de limiter la présence de logiciels et de composants électroniques provenant de la Chine ou de la Russie dans les systèmes connectés des véhicules. Washington estime que ces technologies pourraient représenter un risque pour la sécurité nationale en raison de l’importante quantité de données qu’elles recueillent et de la possibilité d’un accès à distance aux systèmes du véhicule.

Une réglementation qui entre progressivement en vigueur

Les restrictions visant les logiciels s’appliqueront dès les véhicules de l’année-modèle 2027, tandis que celles concernant le matériel électronique entreront progressivement en vigueur à partir de 2030. Les constructeurs touchés doivent obtenir une autorisation spécifique du gouvernement américain afin de poursuivre leurs activités commerciales. Dans le cas de Polestar, cette approbation n’a pas été accordée. La structure de propriété de l’entreprise a lourdement pesé dans la balance, puisque Polestar est contrôlée majoritairement par le groupe chinois Geely.

D’autres constructeurs sous surveillance

Polestar n’est pas le seul constructeur dans la mire des autorités américaines. D’autres fabricants ayant des liens avec la Chine pourraient également être affectés par cette réglementation. Le constructeur Volvo, également propriété de Geely, a toutefois obtenu une exemption plus tôt en 2026. Des modèles comme le Lincoln Nautilus et le Buick Envision, tous deux assemblés en Chine, pourraient eux aussi faire l’objet d’un examen réglementaire similaire. La grande inconnue demeure la durée des autorisations qui seront éventuellement accordées aux différents constructeurs.

L’avenir de l’usine de Caroline du Sud remis en question

Cette décision jette également un voile d’incertitude sur la production de la Polestar 3, assemblée depuis 2024 dans l’usine de Ridgeville, en Caroline du Sud. Il s’agit du seul modèle fabriqué aux États-Unis par Polestar, tant pour le marché américain que pour l’exportation vers l’Europe. Si les ventes de nouveaux modèles cessent après 2027, l’avenir de cette installation devient particulièrement incertain. Les véhicules déjà présents dans les inventaires des concessionnaires américains, notamment les Polestar 3 et Polestar 4, pourront toutefois continuer d’être vendus jusqu’à épuisement des stocks. Polestar affirme également qu’elle continuera d’assurer le service après-vente et le soutien à ses clients actuels.

Le Canada n’est pas affecté

Malgré ce revers majeur aux États-Unis, l’impact financier demeure relativement limité pour Polestar. Au premier trimestre de 2026, 94 % des ventes mondiales du constructeur provenaient déjà de marchés situés à l’extérieur des États-Unis. L’entreprise concentre désormais sa croissance sur l’Europe, où sera produite la future Polestar 7, mais elle confirme également que le Canada demeure un marché prioritaire pour son développement. Les consommateurs canadiens pourront donc continuer d’acheter les modèles de la marque, du moins dans un avenir prévisible.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Polestar ne pourra plus vendre de véhicules neufs aux États-Unis après 2027 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile