Cinq ans après son retour très attendu sur le marché, le Ford Bronco continue de connaître des problèmes avec son toit amovible. Ford Motor Company procède actuellement au rappel d’environ 16 000 Bronco aux États-Unis en raison d’un risque lié au toit rigide optionnel. Selon les autorités américaines, certaines composantes du toit pourraient se fissurer, se délaminer et même se détacher du véhicule pendant la conduite. Une situation plutôt gênante pour un véhicule conçu précisément pour l’aventure… et idéalement pas pour semer des morceaux de toiture sur l’autoroute.

Quels modèles sont touchés?

Le rappel vise principalement 15 045 exemplaires du Bronco 2021 et 1 155 modèles Bronco 2022. Tous les véhicules concernés sont équipés du toit rigide amovible moulé dans la couleur de carrosserie. Pour le moment, Ford n’a pas confirmé combien de véhicules canadiens pourraient être affectés.

Un problème de fabrication chez le fournisseur

Selon un rapport de la National Highway Traffic Safety Administration, le problème proviendrait du fournisseur Webasto. Des défauts survenus lors de la fabrication auraient fragilisé certaines sections du toit rigide, les rendant vulnérables aux fissures et à la délamination. Les propriétaires pourraient remarquer plusieurs symptômes come l’augmentation des bruits de vent des fissures visibles, une séparation des couches du matériau et desmorceaux du toit pouvant se détacher pendant la conduite. Dans certains cas, des fragments pourraient devenir des débris routiers et représenter un danger pour les autres automobilistes.

Ford remplacera complètement les toits

La solution retenue par Ford est simple, mais coûteuse : remplacer entièrement le toit des véhicules concernés. Les propriétaires américains devraient recevoir les avis officiels à compter de novembre. D’ici là, il est déjà possible aux États-Unis de vérifier le numéro d’identification du véhicule (VIN) afin de savoir si un Bronco est visé par le rappel.

Un problème qui traîne depuis les débuts du Bronco

Ce rappel n’a malheureusement rien d’une surprise pour plusieurs propriétaires de Bronco. Dès le lancement du modèle en 2021, des clients avaient signalé des fissures, des problèmes de finition et des signes de délamination sur les toits rigides. Ford avait alors procédé à plusieurs remplacements sous garantie. Le constructeur avait également lancé un autre rappel en 2024 concernant les vitres latérales arrière du toit, qui pouvaient se détacher sur certains véhicules. Bref, le toit du Bronco semble parfois avoir autant de difficulté à rester assemblé qu’un meuble acheté en boîte un vendredi soir sans lire les instructions.

Une tache persistante pour Ford

Le Bronco demeure un succès commercial important pour Ford et un rival direct du Jeep Wrangler. Son design rétro, ses capacités hors route et son immense potentiel de personnalisation séduisent toujours les amateurs de plein air. Mais ces problèmes répétés de qualité nuisent à l’image du véhicule, surtout dans un segment où la robustesse fait partie intégrante de l’argument de vente. Ford devra donc convaincre les propriétaires que cette nouvelle intervention réglera définitivement le problème… cette fois pour de bon.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Ford rappelle le Bronco qui perd des morceaux provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’industrie automobile mondiale traverse actuellement l’une des périodes les plus turbulentes de son histoire récente. Les nouvelles politiques tarifaires imposées par l’administration de Donald Trump bouleversent les chaînes d’approvisionnement, forcent des réorganisations industrielles majeures et coûtent déjà des dizaines de milliards de dollars aux constructeurs. En seulement quelques mois, plusieurs fabricants ont dû modifier à la hâte leurs plans de production, déplacer certaines usines ou suspendre des modèles. Parmi les décisions les plus marquantes: Mazda a discrètement rapatrié la production de la Mazda3 berline du Mexique vers le Japon, Toyota étudie la possibilité d’agrandir son usine texane et Stellantis a suspendu certains modèles comme la Dodge Hornet et la Dodge Charger Daytona R/T. Le tout dans un contexte où les règles changent constamment, créant un climat d’incertitude généralisée.

Honda subit sa première perte depuis 1957

Les constructeurs asiatiques figurent parmi les plus durement touchés. Honda a annoncé en mai sa première perte financière depuis son entrée en Bourse en 1957. Le constructeur a notamment revu sa stratégie électrique et cherche maintenant à augmenter l’approvisionnement local de composants hybrides afin d’éviter certains tarifs. De son côté, Nissan estime que les droits de douane lui ont coûté 1,8 milliard de dollars lors de son dernier exercice financier. Subaru a enregistré environ 1,4 milliard de dollars en frais tarifaires, tandis que Hyundai Motor Company affirme avoir absorbé près de 5 milliards de dollars de coûts liés aux tarifs en 2025. Même Toyota, pourtant reconnue pour sa gestion extrêmement efficace et ses faibles incitatifs financiers, a perdu environ 1,2 milliard de dollars en Amérique du Nord en raison d’une facture tarifaire totale avoisinant 10 milliards.

L’Europe également secouée

Les constructeurs européens ne sont pas épargnés. Volkswagen Group estime que les tarifs lui coûtent environ 4 milliards de dollars par année. BMW affirme pour sa part avoir absorbé près de 348 millions de dollars de coûts tarifaires seulement au premier trimestre, ce qui réduira sa marge bénéficiaire automobile de plus d’un point cette année. Même les constructeurs américains souffrent malgré leur forte présence manufacturière locale. General Motors prévoit une exposition tarifaire pouvant atteindre 3,5 milliards de dollars en 2026. Ford Motor Company estime ses coûts à environ 1 milliard, tandis que Stellantis prévoit débourser 1,3 milliard.

Produire aux États-Unis… mais à quel prix?

Face à cette tempête tarifaire, plusieurs constructeurs tentent de déplacer davantage de production vers les États-Unis. Le problème? Construire ou agrandir une usine automobile nécessite des milliards de dollars, des années de planification et une collaboration étroite avec les fournisseurs. Toyota envisage notamment un investissement supplémentaire de 2 milliards de dollars dans son usine de camions au Texas afin de potentiellement rapatrier la production du Toyota Tacoma actuellement assemblé au Mexique. Mais même les géants japonais admettent que la situation devient difficile à absorber. Ted Ogawa, patron de Toyota Amérique du Nord, affirme que le constructeur cherche constamment à améliorer l’efficacité et réduire les coûts chez ses fournisseurs afin d’éviter de transférer les hausses directement aux consommateurs. Car le danger est réel : des augmentations de prix trop importantes pourraient rendre certains véhicules inaccessibles dans un marché déjà fragilisé par les taux d’intérêt élevés.

Mazda forcée de réagir rapidement

Chez Mazda, les décisions ont dû être prises à une vitesse fulgurante. Le PDG de Mazda North America Operations, Tom Donnelly, décrit les premières semaines suivant l’annonce des tarifs comme « sismiques ». Avec seulement une usine américaine en Alabama — opérée conjointement avec Toyota — et une autre au Mexique, les options du constructeur étaient limitées. Mazda a finalement choisi de transférer discrètement la production de la Mazda3 du Mexique vers le Japon afin de réduire l’impact tarifaire. Selon Donnelly, produire au Japon demeure moins rentable qu’auparavant, mais reste suffisamment viable pour continuer à offrir le modèle tout en préservant une marge bénéficiaire.

Une industrie automobile sous haute tension

L’un des principaux problèmes demeure l’imprévisibilité des politiques tarifaires américaines. Les constructeurs peinent à établir des plans à long terme alors que les règles changent fréquemment et que les coûts fluctuent constamment. Selon plusieurs analystes, les fabricants absorbent actuellement une grande partie des coûts afin d’éviter une flambée immédiate des prix. Mais cette stratégie possède une limite. À moyen terme, les consommateurs pourraient ultimement écoper, soit par des hausses de prix, soit par une réduction de l’offre de véhicules abordables. Et dans une industrie déjà engagée dans une transition coûteuse vers l’électrification, les tarifs ajoutent une couche supplémentaire d’incertitude à un secteur qui n’en manquait déjà pas.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Les tarifs plongent l’industrie automobile mondiale dans une crise  provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur chinois Great Wall Motors (GWM) regarde toujours vers l’Amérique du Nord avec une ambition dévorante. L’entreprise a même reconfirmé ses visées sur le marché américain, Canada, Mexique et, oui, les États-Unis . Elle ignore les barrières tarifaires imposées par Washington.

Le géant chinois considère toujours les États-Unis comme son objectif ultime. Il prépare son entrée depuis plusieurs années déjà. Il a installé discrètement des centres de recherche à Detroit et à Los Angeles. On a vu GWM au CES de Las Vegas. Ses véhicules hybrides et électriques étaient là en janvier. La marque cherche surtout à tester l’acceptation de ses produits par le public américain.

Cette offensive cible logiquement le Canada à moyen terme. Une fois le pied dans la porte canadienne, le marché américain est juste à côté (et vice versa). Sans surprise, Great Wall Motors voit dans nos routes un terrain idéal pour ses gros VUS. Sa série Tank devrait bien faire chez nous. C’est un VUS au look robuste et musclé. Il rivalise directement avec Toyota et Ford.

Pour réduire son exposition aux tarifs punitifs nord-américains, la marque mise sur l’Europe. Elle y a créé une structure commerciale robuste complète, avec production et recherche locales. Ça pourrait déjouer les barrières aux États-Unis.

Ultimement, tout ça pourrait coûter cher au Canada, et surtout à son industrie. Great Wall Motors contrôle ses chaînes d’approvisionnement et investit massivement dans ses propres plateformes logicielles. Les équipementiers canadiens pourraient être évacués de l’approvisionnement si les constructeurs chinois débarquent au pays sans se voir imposer un certain quota de contenu local.

Les consommateurs québécois vont certainement voir d’un bon œil l’arrivée de GWM, comme BYD, Chery et les autres. Ça va bousculer nos habitudes de consommation. Disons que l’industrie automobile n’a pas fini de changer…

Le texte Great Wall Motors ne lâche pas le morceau provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ford ressuscite la Fiesta. Elle reviendra sous une forme entièrement électrique. C’est une excellente nouvelle pour… les automobilistes européens. Mais pas pour nous au Québec.

Ford va réserver ce modèle exclusivement au marché du vieux continent. Les routes de la Belle Province n’accueilleront pas cette citadine branchée. C’est une occasion manquée pour la mobilité urbaine d’ici. L’annonce a eu lieu dans le cadre d’une autre annonce : Ford restructure ses opérations mondiales. Encore une fois.

Et il y a des mauvaises nouvelles. Le géant de Detroit abandonne les petites voitures en Amérique du Nord. Il mise tout sur les camionnettes et les gros VUS. Ces véhicules génèrent les profits les plus élevés. En Europe, c’est différent. Les villes sont anciennes et les rues sont étroites. Le stationnement coûte une fortune. La citadine électrique est une nécessité absolue pour les familles.

Le patron de Ford, Jim Farley, assume ce virage. Il veut réduire la complexité de sa gamme et cherche une rentabilité durable pour son entreprise. Une Fiesta électrique et européenne s’intègre parfaitement à ce plan à long terme. Des gros camions pour l’Amérique du Nord également.

La Fiesta sera abordable, aussi. Elle utilisera des technologies partagées avec d’autres marques, pour minimiser ses coûts de développement.

Pourquoi pas au Canada? Le marché québécois raffole des véhicules électriques. Nos villes densifient leurs centres urbains. La demande pour de petites voitures efficaces ne cesse de croître.

Ford prétend que les marges bénéficiaires sont trop faibles. Il préfère vendre des Explorer et des F-150. Le constructeur délaisse donc le segment de l’entrée de gamme, mais il n’est pas seul. Ça va coûter de plus en plus cher pour acheter un véhicule neuf au Canada, à moins que les marques chinoises s’imposent.

En Europe, la Fiesta électrique va faire diminuer le coût d’utilisation d’un véhicule par rapport aux modèles thermiques. C’est aussi une victoire pour la transition écologique. Mais pas chez nous.

Le texte Une Ford Fiesta électrique, mais pas chez nous provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

À quelques semaines du plus grand événement sportif de la planète, Hyundai Auto Canada lance un thème d’affichage exclusif inspiré de la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Disponible au Canada pour les Hyundai IONIQ 9 et Hyundai PALISADE, cette nouvelle interface numérique plonge les occupants dans l’ambiance du tournoi directement depuis les écrans du véhicule. L’objectif est clair : transformer chaque trajet en petite séance d’échauffement avant le coup d’envoi en juin.

Une stratégie mondiale tournée vers l’innovation

Cette nouveauté s’inscrit dans la campagne mondiale « Next Starts Now » de Hyundai Motor Company, qui associe l’énergie de la Coupe du Monde à l’image technologique et innovante du constructeur. Hyundai profite également de l’importance historique de cette édition 2026, qui sera présentée pour la première fois en partie au Canada, avec des matchs prévus à Toronto et Vancouver. Selon Steve Flamand, président et chef de la direction de Hyundai Auto Canada, cette initiative permet de rapprocher les Canadiens de l’expérience du tournoi tout en mettant en valeur les capacités technologiques des véhicules modernes.

Un tableau de bord aux couleurs de la FIFA

Le thème d’affichage modifie à la fois le combiné d’instruments numérique et le système d’infodivertissement grâce à des animations et visuels inspirés de la Coupe du Monde. Mais Hyundai ne s’est pas arrêté à quelques ballons de soccer virtuels. Le constructeur a intégré les célèbres robots de Boston Dynamics, soit le robot humanoïde Atlas et le robot quadrupède Spot, qui apparaissent lors du démarrage et de l’arrêt du véhicule ainsi que dans certains écrans de navigation. Le résultat ressemble presque à une bande-annonce futuriste où le soccer rencontre la mobilité logicielle. On est loin du simple porte-clés promotionnel distribué dans les concessionnaires.

Les véhicules définis par logiciel prennent de l’importance

Avec cette initiative, Hyundai cherche également à démontrer l’évolution rapide des véhicules dits « définis par logiciel ». Autrefois limités à quelques mises à jour GPS, les systèmes embarqués deviennent aujourd’hui de véritables plateformes numériques capables de transformer l’expérience utilisateur par téléchargement. Les constructeurs automobiles multiplient désormais les fonctions personnalisables, les thèmes visuels et les contenus connectés afin de fidéliser les propriétaires et enrichir l’expérience à bord. Dans ce contexte, la Coupe du Monde devient autant un événement sportif qu’une vitrine technologique.

Comment télécharger le thème FIFA 2026

Le thème d’affichage Coupe du Monde de la FIFA 2026 sera offert gratuitement jusqu’au 19 octobre 2026. Les propriétaires admissibles pourront le télécharger via la boutique Bluelink à partir de l’application myHyundai. Au Canada, seuls les modèles PALISADE et IONIQ 9 sont actuellement compatibles avec cette fonctionnalité. Une manière plutôt originale de patienter dans le trafic… surtout si votre équipe favorite marque enfin un but.

Source: Hyundai

Le texte Hyundai célèbre à sa façon la coupe du monde de la FIFA provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

San Diego, Californie- Pendant des décennies, la Lexus ES 2026 représente une philosophie très simple : offrir un maximum de confort, un silence religieux et une fiabilité à toute épreuve. Une voiture parfaite pour traverser Montréal dans le calme… même quand les cônes orange tentent activement de détruire votre suspension. Mais pour 2026, Lexus change sérieusement son approche. La nouvelle ES n’est plus seulement une berline confortable pour conducteurs zen. Elle devient une vitrine technologique pour la marque avec une gamme qui réunit versions hybrides et 100 % électriques sous une seule identité. Et ça, c’est probablement son plus grand coup de génie.

Un peu d’histoire

La Lexus ES est née en 1989 en même temps que la marque Lexus elle-même. Dès le départ, elle visait une clientèle qui trouvait les berlines allemandes un peu trop rigides, compliquées ou coûteuses à entretenir après la garantie. Le premier modèle arrive au Canada pour l’année modèle 1991.L’année 2026 représente la 8e génération de la ES. La ES partageait aussi plusieurs éléments avec la Toyota Camry, ce qui agaçait certains puristes, mais les propriétaires s’en fichaient éperdument. Eux voulaient une voiture qui démarre chaque matin à -25 degrés sans transformer le tableau de bord en arbre de Noël électronique. Avec cette huitième génération, Lexus modernise profondément sa berline sans renier cette philosophie.

Une Lexus qui ose

Le design de la ES 2026 marque une rupture spectaculaire avec les anciennes générations. Inspirée du concept LF-ZC, la nouvelle silhouette fastback abandonne la traditionnelle malle arrière bien carrée pour une ligne beaucoup plus fluide et dynamique. La voiture paraît plus basse, plus large et nettement plus sophistiquée. Les signatures lumineuses en forme de « L » deviennent la nouvelle identité visuelle de Lexus. À l’arrière, la bande lumineuse pleine largeur avec logo illuminé donne à la voiture un aspect très futuriste. Oui, encore une barre lumineuse arrière. En 2026, c’est rendu aussi obligatoire que les sièges chauffants au Canada. La calandre Spindle évolue également. On remarque sur la version hybride une ouverture partielle pour refroidir le moteur alors que la version électrique montre une surface presque entièrement fermée pour améliorer l’aérodynamisme. Le coefficient de traînée de 0,25 (0,28 pour l’hybride) est très bon pour une grande berline de luxe. Bref, la ES passe enfin du statut de « voiture élégante mais discrète » à celui de vraie berline premium moderne qui attire les regards.

Hybride et électrique sous un même nom

Lexus adopte ici une approche particulièrement intéressante. Contrairement à plusieurs constructeurs qui créent des modèles complètement distincts pour l’électrique et l’hybride, Lexus conserve une seule famille ES avec plusieurs motorisations. BMW emplois la même stratégie avec succès. Ainsi, le client peut choisir une ES 350h hybride, une ES 350e électrique ou encore une ES 500e électrique à rouage intégral. C’est intelligent parce que la clientèle Lexus aime la continuité. Un acheteur fidèle peut donc passer tranquillement de l’hybride à l’électrique sans avoir l’impression de changer complètement d’univers. Et surtout, Lexus évite le piège de fabriquer des véhicules électriques au style bizarre juste pour prouver qu’ils sont électriques. Ici, peu importe la motorisation, la ES conserve la même élégance générale. Lexus peut également ajuster la production de l’un ou l’autre des modèles en fonction de la demande.

Confort

Le confort demeure la grande spécialité de la ES. La nouvelle plateforme plus rigide et la suspension arrière multibras améliorent encore la qualité de roulement. Sur autoroute, la voiture semble flotter au-dessus des imperfections avec un calme remarquable. Même sur les routes défoncées, la ES conserve son sang-froid. L’insonorisation est exceptionnelle. Dans les versions électriques, le silence atteint presque un niveau inquiétant. Vous entendrez probablement davantage votre passager ouvrir un sac de croustilles que le bruit de la voiture elle-même. Les sièges sont larges, moelleux et parfaitement adaptés aux longs trajets. Les poersonnes aux gabarits plus imposants seront un peu serrés par le côté saillant à la hauteur des épaules.

Motorisations

La version hybride devient désormais la configuration de base. Elle combine un moteur 4 cylindres de 2,5 litres de 244 chevaux avec un système hybride. Tous les modèles vendus au Canada viennent avec un rouage intégral. Les performances sont honnêtes avec un 0-100 km/h autour de 7,2 secondes, mais l’objectif ici demeure surtout l’économie de carburant. La consommation estimée tourne autour de 5,2 L/100 km, ce qui est excellent pour une grande berline de luxe. Notre résultat de notre journée d’essai sous le soleil californien était plus proche de 6,0 litres aux 100 km, ce qui demeure très honnête. Viens ensuite le modèle ES 350 e. Cette version 100 % électrique à moteur unique développe 221 chevaux et offre une autonomie estimée jusqu’à 481 km avec les roues de 19 pouces et autour de 450 avec les pneus de 21 pouces. Le 0-100 km/h s’effectue en environ 8 secondes. Ce n’est pas brutal, mais largement suffisant pour une conduite quotidienne raffinée. La version 500 e reçoit deux moteurs électriques et le système DIRECT4. Avec 338 chevaux et jusqu’à 444 km d’autonomie, elle représente la variante la plus performante de la gamme. La batterie lithium-ion de 74,7 kW est la même que l’on retrouve dans les modèles Toyota C-HR, bZ ou Highlander que Toyota vient de lancer sur le marché et est compatible avec la recharge rapide DC et un chargeur embarqué de 11 kW. Sur borne rapide, la vitesse de recharge maximale est de 150 kW permettant une recharge de 10 à 80 % en 28 minutes. La ES utilise la technologie NACS pour la recharge.

Conduite

Pendant longtemps, conduire une Lexus ES revenait un peu à piloter un énorme nuage beige. Très confortable, oui. Passionnant ? Pas exactement. Cette nouvelle génération corrige une partie du problème. La structure plus rigide et la suspension modernisée améliorent clairement la précision en virage. La direction demeure légère, mais plus communicative qu’auparavant. Les mouvements de caisse sont mieux contrôlés et les versions électriques bénéficient d’un centre de gravité plus bas grâce à la batterie logée dans le plancher. Attention toutefois : Lexus ne cherche pas à battre BMW sur son propre terrain. La ES demeure orientée vers le confort avant tout. Disons simplement qu’elle est plus sérieuse qu’auparavant. Mais un moteur 4 cylindres de 2,5 litres hybride ne fera jamais naître de passion. La ES 500e à rouage intégral surprend. Avec 338 chevaux et un 0-100 km/h d’environ 5,5 secondes, cette grande berline devient franchement rapide. Toutefois on sent le poids dans la direction. Le système DIRECT4 répartit intelligemment le couple entre les essieux afin de maximiser la stabilité et réduire les mouvements de caisse. Résultat : les accélérations sont fluides, linéaires et très efficaces. Dans les versions électriques, le 350 e avec 2 roues motrices et 221 chevaux vous donnera tout ce dont vous avez besoin.

Habitacle

L’intérieur de la ES 2026 mélange luxe traditionnel et modernité numérique. L’espace à bord progresse considérablement grâce à l’empattement allongé. Vous avez plus d’espace pour les jambes, un meilleur dégagement pour les épaules et un accès à bord plus facile. Les matériaux demeurent superbes avec un assemblage impeccable. Lexus continue d’offrir cette qualité perçue presque obsessionnelle qui fait sa réputation. L’ambiance est apaisante, élégante et minimaliste sans tomber dans le délire futuriste incompréhensible de certaines concurrentes. Le tableau de bord numérique de 12,3 pouces est clair et personnalisable. Apple CarPlay et Android Auto sans fil sont maintenant de série, tout comme la connectivité Bluetooth double appareil.  Selon les versions, on retrouve également un affichage tête haute, un système audio Mark Levinson avec 17 haut parleurs et 1800 watts dans les modèles haut de gamme, une caméra 360 degrés, la recharge sans fil pour 2 cellulaires, des ports USB avant et arrière et des poignées de portes électroniques avec assistance de sortie sécuritaire. Les versions électriques ajoutent même une ouverture motorisée du port de recharge. Parce qu’à ce prix, Lexus considère probablement qu’ouvrir une petite trappe manuellement représente désormais une activité physique excessive.

Lexus semble avoir finalement écouté les journalistes automobiles qui se plaignaient de son ancien système multimédia depuis trop longtemps. Le nouvel écran central de 14 pouces est beaucoup plus convivial et réactif. L’interface permet un affichage divisé plus intelligent et le système vocal répond enfin rapidement sans donner l’impression de consulter un dictionnaire papier avant chaque commande. Lexus a également précisé que la vitesse des opérations à l’écran est beaucoup plus rapide ce qui facilite la vie à bord.

Le système Lexus Safety System+ 4.0 fait ses débuts dans la ES 2026. Il s’agit de l’évolution du système 3,0. On retrouve notamment le freinage automatique d’urgence;, la surveillance des angles morts, l’alerte de circulation transversale arrière, le maintien dans la voie, le régulateur de vitesse adaptatif et les feux de route automatiques. Lexus promet également une amélioration importante des capteurs et des logiciels d’assistance à la conduite, avec certaines fonctions semi-autonomes mains libres sur autoroute.

Les prix

Le prix de la version 350 h de base est fixé à 59 900 $ avant le transport et la préparation ou 63 300 $ plus les taxes. La version 350 h Premium est à  62 590 $ et la Premium + vous soulagera de 66 560 $. Vous aurez ensuite le choix de 9 versions électriques. Vous avez ensuite neuf versions électriques. Lexus réussi à offrir un modèles tout électrique pour seulement 3 000$ de plus. La version 350 e signature est à 62,525 $. Vient ensuite la version Premium à 63 990 $, une Luxury suit à 71 565 $. Vient ensuite la Luxury + à 73 940 et finalement la 350 e Executive VIP à 77 970 $. La 500 e 4RM signature commence à 65 525 $ suivi de la version Premium à 66 990 $ , Luxury à 74 565 et Luxury + à 77 135 $

Conclusion

La Lexus ES 2026 réussit un équilibre très difficile : évoluer profondément sans perdre son identité. Elle demeure confortable, silencieuse et raffinée, mais devient enfin plus moderne, plus élégante et plus intéressante à conduire. L’approche qui consiste à offrir hybride et électrique sous une même bannière est particulièrement intelligente et risque de plaire à une clientèle qui veut évoluer tranquillement vers l’électrification sans bouleverser ses habitudes. Bref, la ES n’est plus simplement une voiture raisonnable pour amateurs de confort. Elle devient une vraie berline de luxe moderne capable de rivaliser sérieusement avec les références européennes… tout en gardant ce côté zen typiquement Lexus.

Forces

  • Confort exceptionnel.
  • Habitacle spacieux et luxueux.
  • Choix hybride ou électrique très pertinent.
  • Excellente insonorisation.
  • Technologie enfin moderne.

Faiblesses

  • Dynamisme encore inférieur aux allemandes.
  • Design qui pourrait diviser certains clients traditionnels.
  • Prix élevés des versions électriques.
  • Coffre moins pratique dans certaines variantes EV.

Le texte Lexus ES 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Alors que l’administration Biden avait adopté des mesures sévères contre les technologies automobiles provenant de Chine et de Russie, Volvo Cars vient d’obtenir une importante exemption de la part du gouvernement américain. Le département du Commerce de l’administration Trump a accordé au constructeur appartenant au groupe chinois Geely une « autorisation spécifique » lui permettant d’éviter l’interdiction prévue par les nouvelles règles sur les véhicules connectés. Une décision qui illustre à quel point les enjeux économiques et industriels compliquent désormais les tensions géopolitiques entre Washington et Pékin.

Une réglementation motivée par la sécurité nationale

À la toute fin du mandat Biden, le département américain du Commerce avait finalisé une réglementation visant à interdire l’importation et la vente de véhicules connectés ainsi que de logiciels et composants technologiques provenant de Chine et de Russie. Washington affirmait alors que les opérations de cyberespionnage chinoises représentaient une menace importante pour les infrastructures critiques américaines et la sécurité publique. La réglementation ciblait notamment les systèmes Bluetooth, les modules cellulaires, les technologies internet, les communications satellites et certains systèmes de conduite automatisée. Les restrictions logicielles doivent entrer en vigueur dès l’année-modèle 2027, tandis que les restrictions matérielles suivraient à partir de 2030.

Volvo rassure les autorités américaines

Volvo a indiqué que cette exemption découle de « discussions constructives » avec le département américain du Commerce et d’autres responsables gouvernementaux concernant la gouvernance de l’entreprise, ses technologies et la sécurité des données. Même si Volvo demeure une marque suédoise dans son image et ses opérations, sa propriété chinoise via Geely plaçait le constructeur dans une zone grise réglementaire particulièrement délicate. Depuis plusieurs années, les relations tendues entre Pékin et Washington compliquent les activités des constructeurs ayant des liens industriels ou financiers avec la Chine.

Les États-Unis demeurent un marché clé pour Volvo

Cette exemption représente une victoire stratégique importante pour Volvo. Le constructeur affirme qu’elle lui permettra de poursuivre ses plans de croissance aux États-Unis, l’un de ses marchés les plus importants au monde. Volvo rappelle également son poids industriel sur le territoire américain, notamment grâce à son usine de Charleston en Caroline du Sud. Ouverte en 2017, cette installation emploie plus de 2 000 personnes et a bénéficié d’investissements dépassant 1,3 milliard de dollars. L’usine assemble actuellement les modèles électriques Volvo EX90 et Polestar 3. Deux nouveaux véhicules doivent également y être produits d’ici 2030, dont le Volvo XC60, dont la production américaine doit débuter plus tard cette année.

Une industrie automobile prise entre politique et mondialisation

Le cas Volvo démontre à quel point l’industrie automobile moderne est devenue profondément mondialisée. Même lorsqu’un véhicule est assemblé aux États-Unis, les logiciels, composants électroniques et technologies proviennent souvent de multiples pays. Les constructeurs doivent maintenant composer avec un nouvel enjeu : la géopolitique technologique. Entre protection des données, cybersécurité et rivalités économiques, les voitures connectées deviennent peu à peu un sujet stratégique comparable aux télécommunications ou aux semi-conducteurs. Et dans cette nouvelle réalité, Volvo vient tout juste d’obtenir un rare passe-droit.

Avec des renseignements de Carscoops

Le texte La Chine s’invite aux États-Unis en passant par Volvo provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les amateurs de conduite pure risquent de verser une petite larme. Selon de nouveaux rapports, BMW mettra fin à la production de l’actuelle M3 thermique après l’année-modèle 2027. Plus inquiétant encore pour les puristes : la prochaine génération de M3 ne devrait plus offrir de boîte manuelle. Autrement dit, le temps presse pour ceux qui rêvent encore d’une berline sportive allemande à trois pédales. Dans un marché dominé par les transmissions automatiques et l’électrification, la manuelle devient tranquillement une pièce de musée… même chez BMW M.

Une pause avant l’arrivée de la prochaine M3

L’information provient d’une entrevue accordée au média spécialisé Bimmerlife par Scott Stirling, responsable de la planification des produits pour la Série 3 et plusieurs autres modèles de la marque. Selon lui, l’actuelle génération G80 cessera sa production en février 2027. Or, son successeur thermique — connu à l’interne sous le nom de code G84 — ne devrait pas arriver avant l’été 2028. Résultat : BMW prévoit essentiellement une « année sabbatique » pour sa célèbre berline sportive à essence. Cette pause n’est probablement pas un hasard. Le constructeur allemand prépare activement l’arrivée d’une version 100 % électrique de la M3, attendue dès 2027.

Une M3 électrique pour voler la vedette

BMW semble vouloir placer sa future M3 électrique au centre de l’attention avant le retour du modèle thermique. Même si le constructeur n’utilise pas officiellement le nom « eM3 », plusieurs observateurs s’attendent à voir une berline électrique ultra-performante reposant sur la nouvelle architecture Neue Klasse. La grande question demeure toutefois la même : les acheteurs traditionnels de la M3 suivront-ils BMW dans cette transition électrique? Car pour plusieurs passionnés, la M3 ne se résume pas uniquement aux performances. Le moteur à combustion, la sonorité mécanique et surtout la boîte manuelle font partie intégrante de l’expérience.

La M3 CS Handschalter : le chant du cygne

Entre-temps, BMW prépare une véritable lettre d’amour aux puristes avec la nouvelle M3 CS Handschalter 2027. Prévue au Canada dès cet automne, cette édition très limitée sera produite à seulement 40 exemplaires pour notre marché. Elle combinera une boîte manuelle à six rapports, une propulsion arrière et plusieurs composants allégés. BMW annonce notamment l’utilisation d’un silencieux arrière en titane ainsi que de nombreuses pièces en plastique renforcé de fibre de carbone. Résultat : une réduction de poids de 19 kg par rapport à une M3 manuelle conventionnelle. L’auto profitera également d’éléments de châssis inspirés de la M4 CSL, notamment au niveau des amortisseurs et du calibrage de suspension, afin d’offrir un comportement encore plus affûté sur circuit. Le prix de départ est fixé à 132 500 $ au Canada.

Une page importante de l’histoire automobile se tourne

La disparition éventuelle de la boîte manuelle dans la prochaine M3 symbolise parfaitement l’évolution actuelle de l’industrie automobile. Même les constructeurs historiquement associés au plaisir de conduire doivent désormais jongler avec les normes environnementales, l’électrification et les nouvelles attentes du marché. Cela dit, BMW semble consciente de l’attachement émotionnel envers la M3 traditionnelle. La M3 CS Handschalter apparaît justement comme un dernier clin d’œil aux passionnés avant le grand virage électrique. Un futur modèle de collection.

Avec des renseignements de Driving.ca

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Honda s’apprête à mettre temporairement son unique camionnette nord-américaine sur la glace. Le constructeur japonais interrompra la production du Honda Ridgeline vers la fin de 2026 afin de préparer une refonte majeure prévue pour l’année-modèle 2028. Selon plusieurs sources citées par Automotive News, cette interruption d’environ 18 mois serait directement liée aux nouvelles normes antipollution plus sévères que le modèle actuel ne pourrait respecter sans modifications importantes. Autrement dit, le Ridgeline devra subir une cure de modernisation mécanique avant de pouvoir retourner sur les routes.

Refonte majeure pour 2028

Honda préparerait une version profondément remaniée du Ridgeline qui donnerait l’impression d’un modèle entièrement nouveau, même si l’architecture actuelle serait conservée. La mise à jour inclurait un design revu, plusieurs composants modernisés et surtout un moteur V6 retravaillé afin de respecter les futures normes environnementales. L’objectif est clair : prolonger la carrière du Ridgeline en attendant le développement d’une toute nouvelle plateforme hybride de grande taille destinée aux véhicules nord-américains de Honda. Cette future architecture devrait éventuellement servir aux Honda Pilot, Honda Passport et Honda Odyssey au début des années 2030.

Future mécanique hybride

La prochaine génération technologique de Honda combinerait un nouveau moteur V6, plusieurs moteurs électriques et une batterie moins coûteuse à produire. Le but est d’améliorer plusieurs aspects où le Ridgeline actuel qui accuse un retard face à ses rivaux à châssis traditionnel, notamment la consommation, le couple et la capacité de remorquage. Même si le Ridgeline possède plusieurs qualités routières grâce à sa structure monocoque, il peine encore à convaincre les acheteurs de camionnettes plus traditionnelles habitués aux capacités robustes du Toyota Tacoma, du Ford Ranger ou du Chevrolet Colorado.

Les ambitions électriques de Honda compliquent la situation

Cette pause de production découlerait aussi du récent changement de stratégie de Honda concernant l’électrification. Selon les informations publiées, les ressources massivement investies dans les projets de véhicules électriques auraient compliqué le développement rapide d’une nouvelle version du Ridgeline. Des problèmes liés aux fournisseurs auraient également rendu difficile le maintien de la production pendant la transition vers le futur modèle. En attendant, Honda compte compenser l’absence du Ridgeline en augmentant la production de ses utilitaires les plus populaires.

Plus de Pilot, Passport et Odyssey en Alabama

L’usine de Lincoln, en Alabama, ne restera évidemment pas inactive. Honda prévoit augmenter de plus de 10 % la production des Pilot et Passport afin de répondre à la demande. La production de l’Odyssey grimperait même d’environ 20 % pendant la pause du Ridgeline. Le Passport sera également ajouté temporairement à la chaîne d’assemblage de l’Odyssey. Certains concessionnaires accueillent favorablement cette stratégie, tandis que d’autres craignent que davantage de minifourgonnettes Odyssey ne règle pas réellement les besoins du marché.

Le Ridgeline demeure un joueur marginal

Malgré ses qualités reconnues en matière de confort, de conduite et de polyvalence, le Ridgeline n’a jamais réussi à devenir un acteur majeur dans le segment des camionnettes intermédiaires. Au premier trimestre de 2026, Honda n’a vendu que 10 980 Ridgeline aux États-Unis, ce qui le place avant-dernier du segment devant seulement le Jeep Gladiator. Pendant ce temps, le Toyota Tacoma domine largement avec plus de 69 000 ventes. Au Canada, les ventes du Ridgeline ont chuté de 31,5 % au premier trimestre avec seulement 581 unités écoulées. Le prix joue aussi contre lui. Avec un tarif de départ dépassant les 42 000 $, le Ridgeline coûte environ 6 000 $ de plus que plusieurs concurrents directs.

Un camion apprécié… mais difficile à vendre

Le Ridgeline demeure un véhicule un peu à part dans l’univers des camionnettes. Plus confortable qu’un pickup traditionnel, plus raffiné sur la route et extrêmement pratique au quotidien, il attire surtout une clientèle urbaine ou récréative plutôt que les acheteurs de camionnettes de travail. Le problème, c’est que le marché nord-américain des pickups aime encore les recettes plus classiques : gros remorquage, look agressif et robustesse de chantier. Honda semble donc vouloir profiter de cette pause pour repositionner le Ridgeline avant l’arrivée de sa future offensive hybride. D’ici là, les amateurs devront patienter jusqu’en 2028 pour voir si Honda réussira enfin à transformer son sympathique outsider en véritable concurrent de premier plan.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Honda suspend la production du Ridgeline jusqu’à sa refonte de 2028 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Volkswagen vient officiellement de tirer un trait sur l’un des derniers symboles du plaisir de conduire traditionnel : la boîte manuelle. Le constructeur allemand a confirmé que la Volkswagen Jetta GLI abandonnera définitivement sa transmission manuelle après l’année-modèle 2026. À compter de 2027, la sportive compacte sera offerte uniquement avec une boîte automatique DSG à sept rapports. Cette décision marque un tournant historique puisque Volkswagen n’offrira désormais plus aucun véhicule manuel en Amérique du Nord pour la première fois depuis son arrivée sur notre marché. Oui, même la vieille recette allemande « trois pédales et sourire idiot garanti » disparaît tranquillement du menu.

Les passionnés perdent un autre refuge

La Jetta GLI représentait l’un des derniers bastions accessibles pour les amateurs de conduite sportive traditionnelle. Contrairement à plusieurs concurrents, Volkswagen offrait encore le choix entre la boîte manuelle à six rapports et la DSG sans surtaxe. Un détail devenu rarissime dans l’industrie. Au cours des deux dernières années, Volkswagen avait déjà retiré la boîte manuelle des Volkswagen Golf GTI et Volkswagen Golf R. La Jetta GLI demeurait donc la dernière survivante. Et pendant qu’en Amérique du Nord on enterre les transmissions manuelles une à une, les acheteurs européens peuvent toujours commander une foule de modèles Volkswagen à levier traditionnel, incluant les Golf, GTI et Tiguan. Disons que ça risque d’alimenter quelques frustrations chez les puristes d’ici.

Volkswagen invoque la baisse de la demande

Selon Volkswagen, la décision n’a rien d’émotif — même si elle fait mal aux amateurs. Le constructeur affirme que la demande mondiale pour les véhicules manuels continue de diminuer au point où il devient difficile de justifier les coûts de production et d’homologation. Volkswagen reconnaît toutefois que les passionnés demeurent très attachés à cette mécanique plus engageante. Le constructeur explique avoir tenté de conserver les manuelles le plus longtemps possible dans notre région, mais que la réalité commerciale a finalement pris le dessus. En langage corporatif, cela signifie essentiellement que les amateurs adorent les boîtes manuelles… mais qu’ils ne sont plus assez nombreux à signer les chèques.

Aucun changement sous le capot

Malgré la disparition du levier manuel, la recette mécanique de la GLI demeure inchangée. La Jetta GLI 2027 continuera d’utiliser le moteur quatre cylindres turbo EA888 de 2,0 litres développant 228 chevaux et 258 lb-pi de couple. Toute la puissance sera désormais transmise exclusivement aux roues avant via la boîte DSG à sept rapports. Sur le plan des performances, cette transmission demeure extrêmement rapide et efficace. Mais pour plusieurs conducteurs, elle ne remplacera jamais complètement le plaisir de gérer soi-même les rapports. Parce qu’entre une boîte DSG ultra-rapide et une bonne vieille manuelle, le débat n’a jamais été une question de chrono. C’est une question d’émotion.

Les choix de boîte manuelle se raréfient sous les 40 000 $

Avec le départ de la GLI manuelle, le marché des compactes sportives abordables perd un autre joueur important. La Honda Civic Si devient pratiquement la seule berline sportive offerte sous les 40 000 $ avec une boîte manuelle au Canada. Du côté des Subaru WRX et Hyundai Elantra N, les prix dépassent désormais les 41 000 $ à 43 000 $ selon les versions. La Jetta GLI 2026 conserve donc une position particulièrement intéressante avec un prix d’entrée d’environ 38 320 $ incluant les frais. Ce qui signifie qu’en plus d’être amusante à conduire, elle risque maintenant de devenir un futur objet de nostalgie pour les amateurs de trois pédales.

Une disparition symbolique pour l’industrie

La disparition de la dernière Volkswagen manuelle illustre parfaitement l’évolution actuelle du marché automobile. Entre l’électrification, les normes environnementales et les transmissions automatiques de plus en plus performantes, les boîtes manuelles deviennent une espèce en voie d’extinction. Pour les passionnés, chaque abandon ressemble un peu à la fermeture d’un vieux café de quartier remplacé par une borne de commande tactile. Plus efficace, sans doute. Plus rapide aussi. Mais pas nécessairement plus attachant.

Avec des renseignements de Motor Illustrated

Le texte Volkswagen élimine la dernière boîte manuelle de sa gamme nord-américaine provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile