BMW pourrait enfin répondre aux amateurs de conduite cheveux au vent avec un cabriolet 100 % électrique. Selon un rapport de BMWBLOG, citant des sources proches du constructeur allemand, la marque travaillerait actuellement sur une BMW i4 Convertible dont le lancement serait prévu en 2028. Si cette information se confirme, BMW rejoindrait un club extrêmement restreint de constructeurs proposant un cabriolet électrique. Aujourd’hui, ce segment est pratiquement inexistant à l’échelle mondiale.

Une plateforme Neue Klasse comme fondation

Le futur modèle porterait le nom de code NA3 et reposerait sur la nouvelle architecture Neue Klasse, la même qui servira au développement de la future berline électrique i3. BMW conserverait une formule éprouvée : une carrosserie à deux portes, quatre places et une capote en toile plutôt qu’un toit rigide escamotable, afin de limiter le poids et de préserver le volume de chargement. Le constructeur développerait également un i4 Coupé (code NA2) reposant sur la même plateforme et attendu à peu près au même moment.

Une transition graduelle avec les modèles à essence

La gamme 4 Series ne passera pas immédiatement au tout électrique. La version actuelle de la Série 4 Cabriolet thermique (G23) devrait poursuivre sa carrière jusqu’au milieu de 2029. Cela signifie que les variantes thermique et électrique cohabiteraient pendant environ une année, offrant aux acheteurs le choix entre les deux technologies avant une éventuelle transition complète. Par ailleurs, la production de l’actuelle i4 Gran Coupé devrait prendre fin avant l’arrivée de cette nouvelle génération, laissant momentanément le nom i4 absent du catalogue.

Un marché presque désert

BMW arriverait sur un marché où la concurrence est étonnamment limitée. Aux États-Unis, le seul cabriolet électrique actuellement commercialisé est la Maserati GranCabrio Folgore, dont le prix dépasse les 206 000 $. Malgré ses performances, ses ventes demeurent modestes et Maserati offrirait déjà d’importants rabais pour stimuler la demande. En Europe, l’offre est un peu plus diversifiée avec la Fiat 500e Cabrio et le MG Cyberster, deux modèles qui ne sont pas distribués en Amérique du Nord. MINI avait également lancé une série limitée de seulement 999 Cooper SE Convertible électriques en 2023, exclusivement destinée au marché européen. Pendant ce temps, plusieurs projets ont été retardés ou abandonnés. Polestar a repoussé le lancement de son roadster 6, Tesla continue de reporter son Roadster et Audi a tout simplement mis fin à ses projets de voiture sportive électrique.

Les défis techniques d’un cabriolet électrique

Développer un cabriolet électrique demeure un exercice complexe. La suppression du toit réduit considérablement la rigidité structurelle du véhicule. Pour compenser, les ingénieurs doivent renforcer le châssis, ce qui augmente le poids. Or, chaque kilogramme supplémentaire pénalise l’autonomie, déjà affectée par la présence d’une batterie logée dans le plancher. La nouvelle plateforme Neue Klasse pourrait toutefois changer la donne. La future berline i3 devrait offrir une autonomie pouvant atteindre environ 700 kilomètres selon le cycle EPA, grâce à une architecture de 800 volts, une recharge rapide de 400 kW et un port NACS compatible avec le réseau de Tesla en Amérique du Nord. Même en perdant une partie de cette autonomie en raison des renforts structurels et d’une aérodynamique moins favorable, un cabriolet pourrait tout de même dépasser les 560 kilomètres, ce qui représenterait un résultat remarquable pour cette catégorie.

BMW dispose déjà de la clientèle

Contrairement à plusieurs jeunes constructeurs qui tentent de lancer des voitures électriques de niche, BMW possède déjà une clientèle fidèle pour ce type de véhicule. Aux États-Unis, la famille Série 4 s’est écoulée à près de 40 000 exemplaires l’an dernier, tandis que l’i4 a ajouté plus de 20 000 ventes supplémentaires. Le constructeur dispose donc déjà d’un réseau de concessionnaires, d’une image forte et d’une base de clients susceptibles d’adopter une version décapotable électrique.

Conclusion

La plateforme Neue Klasse, conçue dès le départ pour accueillir plusieurs silhouettes, permet justement de rentabiliser le développement d’une version cabriolet sans repartir d’une feuille blanche.Il faudra néanmoins rester prudent. Le lancement ne serait prévu qu’en 2028 et BMW n’a toujours rien officialisé. L’industrie automobile est remplie de projets prometteurs qui n’ont jamais dépassé le stade des rumeurs ou des prototypes, particulièrement dans les segments à faible volume comme les cabriolets.

Avec des renseignements d’Electrek


Le texte BMW préparerait un cabriolet électrique pour 2028 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le texte Le patron de Volkswagen réclame des droits de douane contre les PHEV chinois provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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Le constructeur étatsunien Ford est en voie de conclure un partenariat avec Geely, deuxième constructeur chinois en importance, afin de maintenir son usine espagnole à Valence en activité. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée dans les murs de ce grand complexe manufacturier, le 23 juillet dernier.

Il s’agit d’un énième cas du genre, où un constructeur occidental a recours à un rival chinois pour dynamiser des installations ou corriger un problème avec sa gamme de produits. Mentionnons, notamment, Stellantis qui l’a fait avec Dongfeng et Leapmotor, tout comme Nissan avec Chery. C’est sans compter Mercedes-Benz qui s’est associé à Geely pour donner un nouveau souffle à sa marque Smart.

D’après un communiqué conjoint, Ford et Geely annoncent que l’usine espagnole produira cinq véhicules électriques destinés aux marchés européens. Certains seront pour Ford et d’autres pour Geely. Les nouveaux partenaires affirment que ces produits leur permettront de profiter d’économies d’échelle, tout en optimisant l’utilisation de ces installations.

Parmi ces cinq véhicules, Ford aura un nouvel utilitaire électrifié et un « nouveau membre de la famille Bronco », alors que Geely produira deux VUS électriques. Les premiers de ces nouveaux véhicules devraient quitter les chaînes d’assemblage en 2028. Le communiqué ne précise toutefois pas la nature du cinquième véhicule, qui ferait ses débuts d’ici 2029.

En outre, la production de l’utilitaire Kuga, seul modèle actuellement assemblé à Valence, doit être poursuivie sans interruption.

Dans le cadre de cette entente, Ford détiendra 66 % de la nouvelle entreprise et Geely Auto 34 %. Cette coentreprise modernisera les installations de l’usine pour hausser sa capacité de production à environ 500 000 véhicules.

Usine cinquantenaire

L’usine de Valence, dont la construction a commencé en 1973, est actuellement la plus grande qu’opère Ford en dehors des États-Unis. C’est en octobre 1976 qu’elle a livré ses premières Ford Fiesta, une sous-compacte qui est devenue rapidement très populaire sur le vieux continent.

Au fil des ans, la gamme de modèles assemblés dans cette usine s’est étoffée. En 2015, pas moins de sept modèles différents y étaient produits : les berlines et familiales Mondeo et Mondeo Vignale, les fourgons Transit Connect et Tourneo Connect, les fourgonnettes S-Max et Galaxy et l’utilitaire Kuga.

Depuis 2023, seul le Kuga, un modèle vieillissant, est encore en production. Ce modèle compact est un proche parent du Ford Escape, dont le dernier exemplaire a été assemblé aux États-Unis en décembre 2025.

En outre, cette usine dont la capacité de production annuelle se chiffre actuellement à 450 000 véhicules est clairement sous-utilisée. D’après l’hebdomadaire Automotive News de Détroit, moins de 100 000 Kuga y ont été produits en 2025.

3e partenariat avec la Chine

Rappelons, par ailleurs, que le partenariat avec Geely sera le troisième que Ford amorce avec un constructeur chinois.

Depuis 2001, le géant de Dearborn est associé à Changan Automobile. Ce constructeur, dont le siège social est à Jiangbei, est le cinquième en importance en Chine. Le partenariat qu’entretient Ford avec Changan était tripartite à l’origine. Mazda, qui en faisait également partie, s’en est retiré en 2012.

Par ailleurs, en 2022, Ford est également devenu partenaire de la Jiangling Motors Corp., un constructeur de Shanghai de moins grande envergure. Ces deux partenaires ont cependant mis fin aux activités de leur coentreprise en avril 2026.

Photos : Ford et Geely

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Ford procède à un important rappel de véhicules aux États-Unis. Le constructeur de Dearborn devra rappeler 565 691 exemplaires des Bronco et Bronco Raptor des années-modèles 2021 à 2026 en raison d’un problème pouvant entraîner un incendie dans le compartiment moteur. L’annonce a été faite vendredi par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’organisme américain responsable de la sécurité routière.

Le texte Ford rappelle plus de 565 000 Bronco et Bronco Raptor provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’infrastructure de recharge rapide pour véhicules électriques se développe plus rapidement que la demande des automobilistes au Canada. Résultat : les bornes sont largement sous-utilisées, la rentabilité des réseaux est compromise et les futurs investissements pourraient être menacés. Selon les données de la firme américaine d’analyse Paren, les bornes de recharge rapide à courant continu au Canada n’ont été utilisées que 9,5 % du temps au deuxième trimestre de 2026. C’est moins que les 11,3 % enregistrés au trimestre précédent et que les 10,3 % observés durant la même période en 2025. Le taux d’utilisation canadien est également nettement inférieur à celui observé aux États-Unis, où Paren a mesuré un taux de 15,8 %. Selon Ferro, l’industrie considère généralement qu’un taux d’utilisation situé entre 15 et 20 % est nécessaire pour atteindre le seuil de rentabilité. Autrement dit, les bornes canadiennes passent environ 90 % de leur temps à attendre une voiture. Ce qui n’est pas exactement la recette miracle pour séduire les investisseurs privés.

Vancouver et Toronto tirent leur épingle du jeu

La moyenne nationale cache toutefois d’importantes différences régionales. Selon Paren, le taux d’utilisation des bornes varie de 12,4 % en Colombie-Britannique à seulement 3,2 % en Saskatchewan. Deux villes dépassent cependant le seuil de 15 % généralement associé à une certaine rentabilité : Vancouver et Toronto. La métropole britanno-colombienne arrive en tête avec un taux d’utilisation de 22,5 %, tandis que Toronto atteint 17,3 %. Pour Travis Allan, président-directeur général du Canadian Charging Infrastructure Council (CCIC), la zone idéale se situe également entre 15 et 20 %. Un taux trop faible rend difficile la rentabilité des bornes, tandis qu’un taux trop élevé peut provoquer des files d’attente et nuire à l’expérience des utilisateurs. Paren base ses données sur des informations fournies directement par les exploitants de réseaux, des données publiques et son propre système de surveillance. L’entreprise suit près de 10 000 ports de recharge répartis dans environ 2 800 stations au Canada. Au deuxième trimestre, elle a analysé 390 ports répartis dans 99 stations en service.

Les bornes rapides restent essentielles à l’adoption des VÉ

Même si les bornes rapides sont actuellement sous-utilisées, elles demeurent essentielles à la croissance du marché des véhicules électriques. Les bornes moins puissantes, installées à domicile ou sur rue, représentent le véritable cheval de bataille de l’infrastructure canadienne. Mais les bornes rapides sont indispensables pour rassurer les consommateurs qui hésitent encore à passer à l’électrique. Trois grands groupes utilisent principalement les bornes rapides. On retrouve d’abord les chauffeurs de taxi, de services de transport à la demande et les livreurs, qui peuvent recharger leur véhicule plusieurs fois par jour. Viennent ensuite les propriétaires qui vivent dans un immeuble sans garage ou les locataires qui n’ont pas accès à une borne à domicile. Enfin, il y a les automobilistes qui parcourent de longues distances.

Une infrastructure qui prépare la demande future

Selon Allan, le faible taux d’utilisation actuel ne signifie pas nécessairement que les investissements dans la recharge sont mal orientés. Le Québec, par exemple, possède un nombre important de bornes dans des régions rurales et éloignées. Ces stations affichent souvent un taux d’utilisation inférieur à celui des installations urbaines, ce qui fait baisser la moyenne provinciale ou nationale. Mais leur présence contribue à rassurer les consommateurs. Le consommateur veut savoir que son véhicule pourra fonctionner pour ses déplacements quotidiens, mais aussi pour une escapade au chalet ou un voyage sur la route sans craindre de se retrouver immobilisé au milieu de nulle part.

Le classique problème de la poule et de l’œuf

Le secteur se retrouve toutefois confronté à un problème bien connu : les exploitants de réseaux veulent voir davantage de véhicules électriques sur les routes avant d’investir massivement dans de nouvelles bornes, alors que les constructeurs automobiles souhaitent voir davantage de bornes avant de lancer plus de véhicules électriques.

Un modèle économique encore fragile

Le potentiel commercial varie énormément d’une région à l’autre du pays. Dans certains secteurs, la demande justifie déjà les investissements. Dans d’autres, les taux d’utilisation devront augmenter avant que les grands investisseurs privés ne commencent à sortir leur chéquier. Pour le CCIC, l’enjeu est majeur. Une meilleure prévisibilité de l’adoption des véhicules électriques pourrait permettre de débloquer jusqu’à 8,4 milliards de dollars en investissements privés dans les infrastructures de recharge rapide au cours des dix prochaines années. Cette projection dépend toutefois d’une condition importante : la mise en place de règles strictes sur les émissions des véhicules qui feraient grimper la proportion de véhicules électriques à 75 % des ventes d’ici 2035. C’est précisément sur ce point que l’industrie automobile demeure sceptique. Avec un taux d’adoption des véhicules électriques qui demeure encore inférieur à 10 % au Canada, plusieurs acteurs doutent de la capacité du marché à atteindre une telle cible sans intervention gouvernementale massive.

Les subventions gouvernementales sont-elles là pour rester?

Dans le cadre de sa stratégie automobile dévoilée en février, le gouvernement fédéral a annoncé son intention de mettre en place une stratégie nationale sur les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Global Automakers of Canada s’attend à ce qu’Ottawa dévoile davantage de détails à l’automne.

La transition électrique devra donc résoudre un paradoxe

Le Canada doit construire suffisamment de bornes pour convaincre les automobilistes d’acheter des véhicules électriques, mais pas tellement que les exploitants ne puissent jamais rentabiliser leurs investissements. Pour l’instant, le pays semble avoir choisi la première option. Avec un taux d’utilisation moyen de seulement 9,5 %, près de neuf bornes sur dix sont inutilisées à un moment donné. La stratégie peut sembler coûteuse, mais elle pourrait aussi être nécessaire pour préparer le marché de demain. Le problème, comme souvent dans l’industrie automobile, est que personne ne sait exactement quand demain arrivera.

Avec des renseignements d’Automotive News

 

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Subaru a bâti sa réputation sur trois piliers : la transmission intégrale, la robustesse et cette capacité presque magique à transformer une route forestière en itinéraire acceptable. Le Trailseeker fait tout cela dans une formule électrique. Le Trailseeker demeure un VUS Subaru, avec sa transmission intégrale Symmetrical AWD, ses modes X-MODE et cette attitude de véhicule qui semble toujours prêt à grimper quelque part où Google Maps vous déconseille fortement d’aller.

Un design robuste, mais moins rustique que prévu

Le Trailseeker est le clone du bZ Woodland de Totota et y ressemble à s’y méprendre . Une garde au sol généreuse et une carrosserie qui tente de conjuguer efficacité aérodynamique et allure aventurière. La recette est plutôt réussie. Les passages de roues noirs, les éléments de carrosserie protégés et la large posture donnent au Trailseeker une personnalité plus robuste que celle d’un simple VUS électrique urbain. Les éléments lumineux modernes et la partie avant fermée rappellent toutefois que le moteur à combustion est officiellement absent de la fête. Les jantes de 18 pouces équipées de pneus 235/60 R18 constituent probablement le meilleur choix. Les roues de 20 pouces, offertes sur les versions mieux équipées, rehaussent l’apparence et aiguisent les réactions de la direction, mais les 18 pouces absorbent mieux les nids-de-poule. Et au Québec, un nid-de-poule n’est jamais très loin : il attend simplement que vous cessiez de le surveiller.

375 chevaux et une transmission intégrale électrique

Sous la carrosserie, le Trailseeker adopte une configuration à deux moteurs électriques et une transmission intégrale. La puissance combinée atteint 375 chevaux, ce qui en fait le Subaru de série à l’accélération la plus rapide de l’histoire de la marque. L’accélération de 0 à 100 km/h est annoncée autour de 4,7 secondes. Pour un véhicule qui pèse environ 2 015 kg, c’est impressionnant. Le Trailseeker ne donne pas l’impression d’être une fusée électrique incontrôlable. La puissance arrive avec une grande linéarité, mais le couple instantané permet des dépassements très rapides. Il suffit d’appuyer sur l’accélérateur pour constater que Subaru n’a pas seulement installé une grosse batterie sous le plancher : la marque a aussi installé un peu de caractère.

Une tenue de route très convaincante

Le centre de gravité abaissé par la batterie contribue à une excellente stabilité. Le Trailseeker demeure bien planté dans les virages et limite considérablement le roulis de caisse. La direction est précise et suffisamment communicative pour donner confiance. Sur une route sinueuse, le Trailseeker se montre même étonnamment agréable. Il ne faut toutefois pas oublier son poids. La batterie améliore la stabilité, mais elle ne fait pas disparaître les deux tonnes de métal, de verre et de technologie que vous transportez. Le Trailseeker est agile et très confortable. La transmission intégrale, les modes de conduite et les fonctions X-MODE renforcent sa polyvalence. Le système offre notamment des réglages adaptés à la neige, à la terre et aux conditions plus difficiles. Le contrôle de l’adhérence et l’assistance en descente complètent l’ensemble.

Un confort de roulement réussi

Sur les routes bien pavées, la suspension absorbe les irrégularités avec efficacité et l’insonorisation permet de parcourir de longues distances sans fatigue excessive. Sur l’autoroute, le Trailseeker se montre particulièrement reposant. Le silence typique d’un véhicule électrique est bien exploité, même si le bruit de roulement demeure perceptible sur certaines surfaces abrasives. Il ne faut pas oublier qu’un véhicule électrique silencieux rend aussi plus audible tout ce que les pneus font subir à la chaussée.

Batterie, autonomie et recharge

La batterie lithium-ion de 74,7 kWh constitue le cœur du Trailseeker. Subaru annonce une autonomie maximale de 444 km dans des conditions idéales. C’est une donnée intéressante, mais comme toujours avec un véhicule électrique, il faut garder une certaine prudence. La température, la vitesse, le chauffage, la climatisation, la charge et le style de conduite ont tous une influence importante sur l’autonomie. Lors de notre semaine d’essai, nous avons atteint les 410 km d’autonomie en faisant surtout de l’autoroute. La batterie est refroidie et chauffée par liquide et bénéficie d’un système de préconditionnement. Cette fonction est particulièrement importante dans les climats froids, puisqu’elle permet de préparer la batterie avant la recharge. La recharge sur une borne de niveau 2 peut atteindre 11 kW. Sur une borne rapide à courant continu, le Trailseeker accepte jusqu’à 150 kW dans des conditions idéales. Subaru annonce environ 30 minutes pour passer de 10 à 80 %. Le Trailseeker utilise également le format NACS, ce qui élargit les possibilités de recharge rapide en Amérique du Nord.

Un habitacle fonctionnel et spacieux

À l’intérieur, le Trailseeker partage plusieurs éléments avec l’architecture électrique développée conjointement par Toyota et Subaru. Le tableau de bord, l’écran central et certaines commandes rappellent notamment les produits électriques apparentés du groupe. Cela dit, l’ensemble fonctionne bien. L’ergonomie est claire, l’écran central de 14 pouces domine la planche de bord et les menus sont relativement faciles à comprendre. Subaru a aussi conservé suffisamment de commandes physiques pour éviter que chaque fonction nécessite une visite guidée dans un écran tactile. Deux chargeurs sans fil sont installés dans la console centrale. Le rangement est bien pensé et l’accoudoir central à double ouverture permet un accès pratique au conducteur comme au passager. À proximité du sélecteur rotatif de transmission, on trouve encore des commandes physiques pour certains modes de conduite, le frein de stationnement électrique et diverses fonctions de conduite. Cette approche est appréciable dans un monde où certains constructeurs semblent croire qu’un écran tactile est une solution à tous les problèmes, y compris ceux qui n’existaient pas avant l’écran tactile.

Un espace passager digne d’un Outback

Le Trailseeker offre suffisamment d’espace pour cinq occupants. L’espace aux jambes à l’arrière est généreux et la banquette permet d’accueillir confortablement deux adultes, voire trois passagers sur de plus courtes distances. L’aménagement rappelle par certains aspects celui d’un Outback. La position de conduite est légèrement surélevée, la visibilité demeure bonne et l’habitacle privilégie la fonctionnalité plutôt que le spectacle. Le coffre est l’un des points forts du véhicule. Selon la version, le volume derrière la banquette arrière atteint environ 886 litres et peut dépasser 2 000 litres lorsque les dossiers arrière sont rabattus. La capacité maximale officielle atteint 2 095 litres pour certaines versions.

Technologie et sécurité

La technologie embarquée est complète. Le système multimédia de 14 pouces propose Apple CarPlay et Android Auto, tandis que les versions supérieures bénéficient d’un système audio Harman Kardon à 11 haut-parleurs. Le système EyeSight de Subaru regroupe plusieurs technologies d’aide à la conduite, dont le freinage précollision, l’alerte de sortie de voie avec prévention, la surveillance des angles morts et l’alerte de circulation transversale arrière. Les versions plus luxueuses ajoutent notamment une caméra panoramique à 360 degrés et un système d’aide au stationnement avancé. La technologie est abondante, mais le plus important demeure la façon dont elle fonctionne. Dans ce domaine, Subaru a généralement adopté une approche assez conservatrice : aider le conducteur sans lui donner l’impression que la voiture a décidé de prendre définitivement le contrôle de la situation.

Les prix

Pour le modèle 2026 actuellement offert au Canada, le Trailseeker est proposé en trois versions :

  • Touring : 54 995 $
  • Limited : 57 995 $
  • Premier : 60 995 $

Il faut ajouter les frais de transport et de préparation de 2 295 $. La version Touring constitue probablement le meilleur rapport équipement-prix. La Limited ajoute davantage de luxe et les roues de 20 pouces, tandis que la Premier propose notamment des matériaux plus raffinés, un toit panoramique et une dotation plus généreuse.

Conclusion

Le Subaru Trailseeker est l’une de nos belles surprises de l’année à ce jour. Il ne tente pas de devenir une berline sportive déguisée en VUS, ni un gadget technologique sur roues. Il propose plutôt une combinaison convaincante de puissance, d’espace, de confort et de capacité à affronter les conditions difficiles et ce dans un confort de roulement serein.

 

Forces

  • 375 chevaux et une accélération convaincante
  • Transmission intégrale Symmetrical AWD de série
  • Habitacle spacieux et coffre très généreux
  • Confort de roulement réussi
  • Bonne maîtrise du comportement routier
  • Technologies d’aide à la conduite complètes
  • Bonne capacité hors route

 

Faiblesses

  • Prix assez élevé
  • Les jantes de 20 pouces nuisent légèrement au confort
  • La consommation et l’autonomie réelle varieront sensiblement en hiver

 

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Range Rover, la marque qui a pratiquement contribué à définir le VUS de luxe, s’apprête à s’aventurer sur un terrain inhabituel : celui de la voiture. Le constructeur vient de dévoiler le Range Rover GT, un modèle qui promet d’être le véhicule le plus « automobile » jamais produit par la marque. Il s’agit toujours d’un Range Rover. Mais avec une silhouette de coupé grand tourisme, une vocation davantage axée sur les longues distances et, surtout, une motorisation entièrement électrique au lancement. Après plus d’une décennie de rumeurs concernant un Range Rover ressemblant davantage à une voiture, la prophétie semble enfin sur le point de se réaliser.

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Le texte Après sept faillites, Aston Martin emprunte 735 millions provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les ennuis financiers d’Aston Martin prennent une nouvelle tournure. Des créanciers détenant la majorité des quelque 1,85 milliard de dollars américains en obligations de la marque britannique ont envoyé une mise en demeure à l’entreprise afin de tenter de bloquer une opération de financement qui pourrait, selon eux, affaiblir considérablement leur position. La lettre, envoyée le 20 juillet par des créanciers représentés par le cabinet d’avocats Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan, donne à Aston Martin 48 heures pour confirmer qu’elle n’ira pas de l’avant avec une structure de financement controversée.

Une opération qui inquiète les détenteurs d’obligations

Aston Martin discute actuellement avec plusieurs fonds, dont HPS Investment Partners, une société détenue par BlackRock, afin d’obtenir du financement additionnel et de renforcer ses liquidités. Le montage envisagé pourrait être garanti par certains actifs d’Aston Martin qui seraient transférés dans une structure située hors de portée des créanciers actuels. Cette technique, connue sous le nom de « drop-down », est devenue une arme particulièrement sensible dans les restructurations financières d’entreprises lourdement endettées. Les créanciers craignent notamment que cette opération ne mette à l’abri certains actifs importants, dont la propriété intellectuelle d’Aston Martin. En clair, si la situation financière de l’entreprise continuait de se détériorer, les détenteurs actuels d’obligations pourraient se retrouver avec moins de garanties derrière leurs investissements. Selon des personnes au fait du dossier, la lettre soutient qu’une telle transaction pourrait contrevenir aux documents régissant les obligations, lesquels sont soumis au droit de l’État de New York.

Les créanciers proposent leur propre solution

La tension entre Aston Martin et ses créanciers ne date pas d’hier. Un groupe élargi de détenteurs d’obligations aurait déjà proposé d’injecter de nouveaux fonds dans l’entreprise et de discuter d’une solution plus globale à sa structure de capital. Selon les informations disponibles, Aston Martin n’aurait toutefois pas donné suite à cette proposition. Les créanciers ont donc décidé de resserrer les rangs. Ils ont signé cette semaine une entente de coopération les obligeant à agir de concert dans leurs discussions potentielles avec le constructeur. Le groupe détient plus de la moitié des obligations garanties d’Aston Martin arrivant à échéance en 2029. Parmi les créanciers figurent notamment Arini Capital Management, BlackRock et Sculptor Capital Management. Ils sont conseillés par Akin Gump et Jefferies Financial Group.

Le financement de HPS soulève aussi des questions

La lettre met également en lumière les risques potentiels d’une transaction avec HPS Investment Partners. La société est notamment actionnaire de l’équipe Aston Martin en Formule 1, ce qui pourrait soulever des questions liées aux transactions entre parties liées. Les créanciers ont donc prévenu qu’ils examineront attentivement toute entente conclue entre Aston Martin et HPS. Ils soutiennent par ailleurs que si le conseil d’administration choisissait d’aller de l’avant sans considérer leur propre proposition de financement, l’entreprise pourrait s’exposer à des risques juridiques en vertu du droit anglais.

Aston Martin confrontée à plusieurs vents contraires

Le constructeur britannique, basé à Gaydon, traverse une période particulièrement difficile. Les retards de lancement de produits, des problèmes de qualité, la faiblesse de la demande en Chine et les tarifs douaniers américains ont tous contribué à fragiliser ses résultats. Aston Martin a déjà dû compter sur l’aide financière de ses actionnaires. En avril, l’entreprise avait révélé que certains d’entre eux lui avaient accordé un prêt de 50 millions de livres sterling, soit environ 67 millions de dollars américains, afin de renforcer ses réserves de liquidités. Cette injection de capitaux a toutefois inquiété certains créanciers, qui craignent que l’entreprise puisse continuer à lever des fonds en utilisant la flexibilité de ses documents obligataires. Le risque, selon eux, est que de nouveaux prêteurs obtiennent de meilleures garanties ou une priorité de remboursement supérieure.

Lawrence Stroll demeure au cœur de l’actionnariat

Aston Martin appartient à un consortium d’investisseurs dirigé par l’homme d’affaires canadien Lawrence Stroll. Parmi les autres actionnaires importants figurent Li Shufu, fondateur de Geely, le Fonds d’investissement public de l’Arabie saoudite et Mercedes-Benz. La marque possède toujours une image extrêmement forte et des produits très désirables. Le problème, comme c’est souvent le cas dans l’industrie automobile de luxe, est que le prestige ne paie pas nécessairement les factures. Produire des voitures magnifiques coûte cher, surtout lorsqu’elles arrivent en retard, se vendent moins bien que prévu et doivent composer avec une montagne de dettes. Pour Aston Martin, les prochaines semaines pourraient donc être déterminantes. L’entreprise doit trouver de nouvelles liquidités, tout en évitant de déclencher une bataille juridique avec les créanciers qui financent déjà une partie importante de ses activités. Une situation qui prouve, une fois de plus, qu’il est parfois plus facile de concevoir une voiture de 800 chevaux que de gérer son bilan financier.

Avec des renseignements d’Automotive News

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