L’Insurance Institute for Highway Safety (IIHS) a mis à jour sa liste des véhicules les plus sécuritaires de 2026 en attribuant sa prestigieuse certification Top Safety Pick+ à quatre nouveaux modèles. Les grands gagnants sont l’Audi A6, le BMW X1, le Mazda CX-5 et le Subaru Crosstrek Hybrid, qui se distinguent par leurs excellents résultats lors des essais de collision et des évaluations des systèmes de prévention des accidents. À l’inverse, plusieurs modèles pourtant bien connus des consommateurs n’ont pas réussi à satisfaire aux critères particulièrement exigeants de l’organisme américain.

L’Audi A6 fait une entrée remarquée

Complètement renouvelée pour 2026, la troisième génération de l’Audi A6 obtient des résultats presque parfaits. La berline intermédiaire reçoit la cote Good, soit la meilleure note possible, dans toutes les catégories d’évaluation, à l’exception de ses phares de base qui obtiennent la mention Acceptable, suffisante pour conserver la certification Top Safety Pick+.

Le BMW X1 améliore son dossier

Le BMW X1, redessiné en 2023, n’avait jamais été soumis auparavant au test de collision frontale à chevauchement modéré mis à jour par l’IIHS. Cette lacune est maintenant comblée avec une excellente note Good. Le multisegment sous-compact affiche également des résultats très solides dans l’ensemble des évaluations. Seuls son système de prévention des collisions entre véhicules, jugé Acceptable, ainsi que son rappel de ceinture de sécurité, évalué Marginal, empêchent un bulletin parfait.

Le Mazda CX-5 franchit un cap

Entièrement redessiné pour 2026, le Mazda CX-5 améliore sensiblement ses performances en matière de sécurité. Le VUS compact obtient la meilleure cote dans toutes les catégories, hormis l’évaluation de ses phares de série qui reçoivent la mention Acceptable. Cette nouvelle génération corrige également une faiblesse importante du modèle précédent. En 2025, le CX-5 de deuxième génération avait obtenu la pire note possible au test de prévention des collisions entre véhicules, un résultat qui appartient désormais au passé.

Le Subaru Crosstrek Hybrid impressionne

Même si le Crosstrek Hybrid repose sur la plateforme de troisième génération lancée en 2024, l’IIHS a choisi de l’évaluer séparément en raison de modifications apportées à sa structure et à ses dispositifs de retenue. Le résultat est sans équivoque : le modèle hybride obtient la cote Good dans chacune des épreuves, ce qui lui permet de rejoindre le cercle restreint des véhicules les plus sécuritaires de 2026.

Les critères sont plus sévères que jamais

L’obtention de la mention Top Safety Pick+ exige désormais des performances irréprochables. Les véhicules doivent recevoir la note Good aux essais de collision frontale à chevauchement modéré, frontale à faible chevauchement et latérale. Ils doivent également offrir des phares jugés au minimum Acceptable sur toutes les versions, réussir les essais de prévention des collisions avec les piétons et démontrer l’efficacité de leur système de freinage d’urgence lors de collisions avec d’autres véhicules. L’IIHS utilise quatre niveaux d’évaluation : Good, Acceptable, Marginal et Poor.

Plusieurs modèles populaires recalés

Tous les véhicules évalués récemment n’ont toutefois pas réussi à satisfaire aux nouvelles exigences. L’Audi A3, la Cadillac CT5, la Lexus IS, le Nissan Kicks ainsi que le Toyota Tacoma n’ont obtenu ni la certification Top Safety Pick ni la distinction Top Safety Pick+ pour le millésime 2026. Ces résultats démontrent une fois de plus que les normes de l’IIHS deviennent de plus en plus difficiles à atteindre, particulièrement depuis le durcissement des essais de collision et des évaluations des systèmes d’aide à la conduite.

Une référence en matière de sécurité

Fondé en 1959, l’Insurance Institute for Highway Safety est un organisme indépendant à but non lucratif financé par les principales associations d’assureurs américains. Son laboratoire d’essais en Virginie est aujourd’hui considéré comme l’une des références mondiales en matière d’évaluation de la sécurité automobile. Les résultats de ses essais influencent autant les consommateurs que les constructeurs, qui adaptent régulièrement leurs véhicules afin de satisfaire aux protocoles de plus en plus rigoureux de l’organisme.

Avec des renseignements de L’IIHS

Le texte Quatre nouveaux modèles décrochent la plus haute distinction de sécurité de l’IIHS provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur américain Jeep poursuit sa série commémorative Twelve-4-Twelve avec le retour d’un nom qui a marqué l’histoire de la marque. Le Jeep Wrangler Laredo 2027 fait revivre une appellation emblématique des années 1980 dans une interprétation moderne qui conserve l’ADN du tout-terrain tout en misant sur un style plus raffiné. Neuvième modèle dévoilé dans cette série anniversaire, le Wrangler Laredo rend hommage à une époque où Jeep amorçait sa transition d’un simple véhicule utilitaire vers un véritable symbole du style de vie aventureux.

Un concept devenu réalité

Présenté sous forme de concept lors du dernier Easter Jeep Safari, le Wrangler Laredo avait rapidement suscité l’enthousiasme des passionnés. Bonne nouvelle pour ces derniers : la version de production demeure pratiquement identique au prototype. Jeep démontre ainsi qu’il est possible de transformer un concept apprécié du public en véhicule de série sans sacrifier les éléments qui ont fait son succès. Selon Bob Broderdorf, président-directeur général de Jeep, le retour du nom Laredo représente une occasion de renouer avec un chapitre marquant de l’histoire de la marque tout en proposant un Wrangler qui se distingue autant par son design que par ses capacités éprouvées hors route.

Un nom chargé d’histoire

L’appellation Laredo apparaît au début des années 1980 à la fin de l’ère des Jeep CJ. À l’époque, elle introduisait une vision plus sophistiquée du véhicule tout-terrain, combinant les capacités légendaires du système 4×4 Jeep avec des matériaux plus luxueux et un niveau de confort supérieur. Lorsque le Wrangler a remplacé le CJ en 1987, le nom Laredo a poursuivi sa carrière comme version haut de gamme, participant à la transformation de Jeep en une marque autant associée au style de vie qu’à l’aventure. Inspirée de la ville frontalière de Laredo, au Texas, cette appellation évoque les grands espaces du sud-ouest américain, les pistes poussiéreuses et un esprit d’indépendance qui colle parfaitement à l’image de Jeep.

Un style rétro assumé

Le Wrangler Laredo 2027 adopte une présentation qui puise largement dans l’esthétique western des années 1980 tout en y ajoutant une touche contemporaine. Le toit souple couleur sable effectue notamment un retour très attendu, accompagné d’une calandre aux accents Gobi et de nombreux détails couleur bronze. Les jantes compatibles avec les pneus à talon verrouillable sont également finies en bronze et reçoivent de série des pneus BFGoodrich KO2 de 35 pouces, une configuration directement héritée du Wrangler Willys. Les autocollants exclusifs sur le capot, les bandes latérales revisitées ainsi que les crochets de remorquage bronze renforcent le caractère distinctif du modèle. Le Wrangler Laredo peut également remorquer jusqu’à 1 587 kg (3 500 lb) lorsqu’il est équipé du crochet d’attelage offert en option.

Un habitacle plus luxueux

L’intérieur tranche avec l’image traditionnellement utilitaire du Wrangler. Jeep privilégie une ambiance chaleureuse dominée par une sellerie en cuir Nappa brun Bison, agrémentée de surpiqûres dorées Mayan Gold. Les sièges avant sont chauffants et réglables électriquement, tandis que plusieurs surfaces, dont la planche de bord, les accoudoirs et la console centrale, sont habillées d’un revêtement noir contrastant. Plusieurs clins d’œil rappellent également les origines du modèle. Une plaque fixée sur la porte arrière affiche les coordonnées géographiques de Laredo, au Texas, alors qu’un discret motif de chapeau de cowboy est intégré aux commandes du système de climatisation.

Une édition qui mise sur l’émotion

Avec ce Wrangler Laredo, Jeep ne cherche pas simplement à remettre en circulation une ancienne appellation. La marque capitalise sur son héritage afin d’offrir un modèle qui séduira autant les nostalgiques que les amateurs de tout-terrain à la recherche d’une version plus exclusive. Les commandes canadiennes du Jeep Wrangler Laredo 2027 ouvriront plus tard cet été. Les prix pour le marché canadien seront annoncés à l’approche de sa commercialisation.

Source: Jeep

 

Le texte Jeep ressuscite le Wrangler Laredo pour 2027 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Recycler ses produits d’entretien mécanique usagés est un geste simple, mais essentiel. Qu’il s’agisse d’huile à moteur, d’antigel, de filtres, de contenants de plastique ou de contenants aérosols, ces matières ne doivent jamais être jetées aux ordures, abandonnées dans la nature ou mélangées à d’autres déchets. Lorsqu’elles sont bien récupérées, elles peuvent être valorisées, transformées ou réintroduites dans des filières utiles. Au Québec, la Société de gestion des huiles usagées, mieux connue sous le nom de SOGHU, coordonne un réseau de récupération qui permet aux citoyens, aux garages, aux entreprises, aux municipalités et aux autres utilisateurs de poser les bons gestes au bon moment. Mais pour que le recyclage soit réellement efficace, chaque produit doit être trié correctement dès le départ. Les produits ont chacun leurs propres caractéristiques, et leurs possibilités de valorisation. Les séparer adéquatement, éviter les mélanges et respecter les consignes propres à chaque matière jouent un rôle déterminant pour réduire les risques pour les travailleurs, diminuer les pertes et augmenter les possibilités de donner une nouvelle vie à ces produits. Voici les bonnes pratiques à adopter, autant à la maison que dans un milieu professionnel.

Pour les particuliers : des gestes simples qui font une grande différence

Pour les citoyens qui effectuent eux-mêmes l’entretien de leur véhicule, de leur tondeuse, de leur souffleuse, de leur VTT, de leur bateau ou d’un autre équipement motorisé, la première règle est de conserver les produits usagés dans des contenants appropriés. L’huile usagée et l’antigel devraient idéalement être remis dans leur contenant d’origine, bien fermé avec son bouchon. Cela limite les fuites, facilite l’identification du produit et évite les mélanges accidentels. Si le contenant d’origine n’est plus disponible, il faut choisir un contenant, étanche, et identifié clairement le contenu.

Il est aussi important de rapporter les produits pendant les heures d’ouverture du point de dépôt et de les remettre directement à un employé. Déposer des contenants à l’extérieur d’un site fermé peut entraîner des déversements, ou une contamination des lieux. En cas de doute sur la quantité acceptée ou sur le type de produit, il vaut mieux vérifier les consignes du point de dépôt avant de se déplacer.

Les filtres à huile, quant à eux, doivent être manipulés avec soin. Après une vidange, il est recommandé de laisser égoutter le filtre le plus possible dans un récipient destiné à l’huile usagée pour réduire les fuites durant le transport. Les contenants vides d’huile ou d’antigel, même lorsqu’ils semblent propres, peuvent encore contenir des résidus : ils doivent donc être rapportés dans un point de dépôt.

Pour les professionnels : organiser la récupération à la source

Dans un atelier mécanique,les matières doivent être séparées dès le départ : huiles usagées, antigels, filtres, contenants de plastique et aérosols ne devraient pas être regroupés sans distinction. Chaque catégorie a son propre parcours de récupération et de valorisation. Plus le tri est clair à la source, plus le traitement est efficace par la suite.

Les professionnels n’ont qu’à demander des contenants de récupération aux récupérateurs enregistrer de la SOGHU et les placés près des zones où les produits sont utilisés. Une signalisation simple, des consignes affichées et une courte formation du personnel peuvent prévenir la majorité des erreurs. Il est également recommandé de désigner une personne responsable du suivi : elle pourra vérifier les niveaux, planifier les collectes, communiquer avec le récupérateur et s’assurer que les contenants demeurent fermés, propres et sécuritaires.

Une bonne pratique souvent sous-estimée consiste à utiliser un baril distinct pour l’antigel. Lorsque l’antigel est mélangé à l’huile usagée, sa récupération devient moins efficace et sa valeur de recyclage peut être perdue. En le séparant adéquatement, on favorise sa transformation en antigel réutilisable. Pour les entreprises qui génèrent de plus grandes quantités, communiquer avec un récupérateur enregistré permet d’obtenir les équipements et les conseils adaptés à leur réalité.

Un geste responsable, une chaîne efficace

Chaque produit rapporté correctement contribue à une chaîne de récupération plus performante. L’huile usagée peut être reraffinée, transformée en huile lubrifiante régénérée ou valorisée comme combustible industriel. Les filtres peuvent être transformés en matières métalliques utiles. Les contenants de plastique peuvent servir à fabriquer de nouveaux produits, tandis que l’antigel peut être traité pour redevenir réutilisable. Les contenants aérosols, lorsqu’ils sont gérés adéquatement, peuvent aussi être dépressurisés, compressés et recyclés dans des filières spécialisées.

Le recyclage des produits d’entretien mécanique n’est donc pas seulement une obligation environnementale : c’est une occasion concrète de participer à l’économie circulaire. Pour les particuliers, cela commence par quelques gestes simples : ne pas mélanger, bien fermer, identifier et rapporter. Pour les professionnels, cela passe par une organisation rigoureuse, des contenants adaptés et une équipe bien informée.

En adoptant ces bonnes pratiques, chacun contribue à protéger l’environnement, à soutenir le travail des récupérateurs et à donner une nouvelle vie à des matières . Avec la SOGHU et son réseau de points de dépôt, le bon geste est à portée de main. Il suffit de le poser correctement, chaque fois.

Le texte Les bonnes pratiques pour maximiser l’efficacité du recyclage des produits d’entretien mécanique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Kia procède à un important rappel touchant 462 869 exemplaires du Telluride des années-modèles 2020 à 2024 en raison d’un risque d’incendie associé au moteur du siège avant à réglage électrique. Le constructeur recommande aux propriétaires concernés de stationner leur véhicule à l’extérieur jusqu’à ce que la réparation soit effectuée. Ce rappel remplace une campagne précédente, le constructeur ayant déterminé que la solution appliquée lors du rappel initial n’éliminait pas complètement le problème.

Un moteur de siège qui peut surchauffer

Selon les documents publiés par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), le problème provient du mécanisme de réglage longitudinal du siège avant. Le bouton de commande peut demeurer coincé ou être déplacé à la suite d’un choc sur le côté du siège, ce qui maintient le moteur électrique en fonctionnement continu. Cette sollicitation constante peut entraîner une surchauffe du moteur et, dans certains cas, provoquer un incendie, même lorsque le véhicule est stationné et que le moteur est arrêté. Kia précise également qu’une réparation inadéquate effectuée lors du précédent rappel pourrait reproduire le même problème.

Une nouvelle intervention technique

Pour corriger la situation, les concessionnaires Kia procéderont gratuitement à l’inspection du moteur du siège électrique et l’installation d’un module de protection muni d’un fusible électronique afin d’empêcher le moteur de fonctionner en continu. Cette nouvelle intervention remplace officiellement la campagne de rappel 24V407.

Les propriétaires doivent stationner leur véhicule à l’extérieur

En attendant la réparation, Kia recommande fortement de ne pas garer le Telluride dans un garage ou à proximité d’un bâtiment. Les propriétaires devraient également être attentifs à certains signes avant-coureurs : le bouton de réglage du siège qui demeure coincé, une odeur de plastique brûlé et de la fumée provenant de sous le siège avant. Seuls les Telluride équipés de sièges avant à réglage électrique sont concernés. Les versions dotées de sièges manuels ne sont pas visées par cette campagne.

Les avis seront envoyés en août

Kia prévoit expédier les avis officiels aux propriétaires à compter du 13 août 2026. Dès le 17 juillet, les propriétaires pourront également vérifier si leur véhicule est touché en entrant le numéro d’identification du véhicule (NIV) dans l’outil de recherche de la NHTSA. Le numéro officiel de cette campagne est SC374.

Qu’en est-il du Canada?

Kia Canada n’a pas encore confirmé si cette campagne sera étendue officiellement au marché canadien. Toutefois, il est fréquent que les rappels de sécurité visant des modèles vendus en Amérique du Nord soient également annoncés par Transports Canada quelques jours ou quelques semaines après leur publication aux États-Unis. Les propriétaires canadiens d’un Telluride 2020 à 2024 ont donc intérêt à surveiller les prochains avis de rappel ou à communiquer avec leur concessionnaire Kia afin de vérifier si leur véhicule est concerné. Malgré l’absence de blessés ou d’incendies confirmés jusqu’à maintenant, la recommandation de stationner le véhicule à l’extérieur demeure exceptionnelle. Les autorités américaines ne formulent généralement ce type d’avis que lorsque le risque est jugé suffisamment sérieux pour justifier des mesures préventives immédiates.

Avec des renseignements d’Autoblog.

Le texte Kia rappelle plus de 462 000 Telluride provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Toyota devra patienter un peu plus longtemps avant de lancer son tout nouveau Highlander électrique 2027. Le constructeur japonais a confirmé que le début de la production du VUS intermédiaire à trois rangées de sièges sera repoussé d’au moins huit semaines, ce qui pourrait repousser son arrivée chez les concessionnaires au début de 2027. Selon Toyota, ce délai permettra d’effectuer les derniers ajustements techniques avant le lancement commercial.

Un lancement repoussé au début de 2027

À l’origine, le Highlander EV devait être commercialisé avant la fin de 2026. Le constructeur affirme maintenant que le calendrier a été modifié afin de laisser davantage de temps aux équipes d’ingénierie. Toyota explique que ce report vise à réaliser les « derniers ajustements avant le lancement », sans toutefois préciser quels aspects du véhicule nécessitent davantage de développement. Même si la marque n’a pas confirmé une nouvelle date de commercialisation, un lancement au premier trimestre de 2027 apparaît désormais comme le scénario le plus probable.

Une nouvelle étape dans la stratégie électrique de Toyota

Le Highlander électrique constitue un modèle important dans la transformation de Toyota vers l’électrification. Après avoir longtemps privilégié les véhicules hybrides, le constructeur a accéléré son offensive en 2026 avec l’arrivée du nouveau Toyota C-HR électrique, du bZ Woodland et d’une version profondément revue du Toyota bZ. Le Highlander EV viendra compléter cette gamme avec un VUS familial à trois rangées de sièges, un créneau où la concurrence s’intensifie rapidement.

Le Highlander à essence poursuit sa carrière

Ce retard ne signifie pas la disparition immédiate du Highlander actuel. Toyota confirme que les versions à essence et hybride du Highlander 2026 continueront d’être produites jusqu’en décembre 2026. Les concessionnaires devraient ainsi disposer d’inventaires suffisants pendant une bonne partie de l’année 2027. Cette prolongation permettra également à Toyota d’assurer une transition plus graduelle entre les versions thermiques et le futur modèle entièrement électrique.

Des conséquences possibles pour Lexus et Subaru

Le report pourrait également avoir un effet domino sur deux autres véhicules utilisant la même plateforme. Le Lexus TZ, qui doit représenter la version de luxe du Highlander électrique, était lui aussi attendu avant la fin de 2026. Toyota n’a toutefois fourni aucune mise à jour concernant son calendrier. La situation demeure également incertaine pour le futur Subaru Getaway, un VUS électrique à trois rangées développé conjointement avec Toyota et attendu à la même période. Subaru n’a pas encore indiqué si le report du Highlander influencera son propre programme de production.

Un retard qui n’a rien d’exceptionnel

Dans l’industrie automobile, les reports de production sont devenus relativement fréquents, particulièrement pour les nouveaux véhicules électriques qui intègrent des plateformes inédites, des logiciels complexes et des systèmes de gestion de batterie nécessitant une validation approfondie. Plutôt que de précipiter le lancement, Toyota semble privilégier une approche plus prudente afin d’assurer la fiabilité du véhicule dès son arrivée sur le marché. Cette stratégie est cohérente avec la réputation du constructeur, qui préfère souvent retarder un lancement plutôt que de commercialiser un produit insuffisamment peaufiné. Pour les consommateurs canadiens, ce délai signifie qu’il faudra patienter quelques mois de plus avant de découvrir un nouveau concurrent dans le segment des VUS électriques à trois rangées, où l’offre demeure encore relativement limitée.

Avec des renseignements de Car and Driver

Le texte Toyota reporte la production du Highlander électrique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Subaru Canada mise sur une baisse de prix importante pour relancer les ventes de son VUS électrique. La Solterra 2027 voit son prix diminuer de plus de 4 000 $, une décision qui lui permet désormais de passer sous le seuil d’admissibilité aux programmes gouvernementaux destinés aux véhicules électriques. Avec cette nouvelle stratégie, Subaru espère rendre son premier véhicule électrique beaucoup plus concurrentiel dans un marché où le prix demeure l’un des principaux freins à l’achat.

Deux versions désormais sous la barre des 50 000 $

La version Touring affiche maintenant un prix de départ de 47 995 $ avant les frais de transport et de préparation, contre un peu plus de 52 000 $ auparavant. La version Limited suit la même tendance avec un prix de 49 995 $, lui permettant également de demeurer sous le seuil de 50 000 $ exigé par plusieurs programmes d’aide à l’achat. Cette version ajoute notamment une chaîne audio Harman Kardon, un hayon électrique mains libres, des roues de 20 pouces et plusieurs équipements de confort supplémentaires. Pour les consommateurs admissibles aux programmes d’incitatifs, cette réduction pourrait représenter une économie totale de plusieurs milliers de dollars selon la province de résidence.

Un moteur inchangé

Hormis cette baisse de prix, la Solterra 2027 ne reçoit aucune modification technique. Toutes les versions conservent une batterie de 77 kWh, une puissance combinée de 338 chevaux, une autonomie estimée à 446 kilomètres et une capacité de recharge rapide en courant continu pouvant atteindre 150 kW. Le système de récupération d’énergie au freinage demeure particulièrement efficace en circulation urbaine, contribuant à optimiser l’autonomie au quotidien.

Des ventes qui stagnent

Subaru indique avoir vendu un peu plus de 1 000 Solterra au Canada durant les six premiers mois de 2026, un résultat pratiquement identique à celui enregistré à la même période l’an dernier. Cette stabilité démontre que la Solterra peine encore à s’imposer face à une concurrence de plus en plus nombreuse, notamment chez les constructeurs coréens, américains et chinois. La baisse de prix pourrait toutefois améliorer sensiblement son attractivité, particulièrement pour les acheteurs sensibles au coût des paiements mensuels.

Une Solterra désormais plus intéressante que l’Uncharted?

Cette nouvelle tarification rapproche également la Solterra de la nouvelle Subaru Uncharted, le futur VUS électrique compact de la marque. L’Uncharted longue autonomie débute à 44 995 $ avant les frais et utilise également une batterie de 77 kWh. L’écart entre les deux modèles n’est maintenant que de 3 000 $, ce qui pourrait inciter plusieurs acheteurs à choisir la Solterra afin d’obtenir un véhicule plus spacieux pour une différence de prix relativement modeste.

Une stratégie logique dans le contexte canadien

La décision de Subaru reflète parfaitement la réalité actuelle du marché canadien. Les programmes d’aide gouvernementaux influencent fortement les décisions d’achat, et plusieurs constructeurs ajustent désormais leurs prix afin de demeurer sous les plafonds d’admissibilité. En ramenant la Solterra sous la barre psychologique des 50 000 $, Subaru améliore non seulement sa compétitivité, mais réduit aussi l’écart avec plusieurs rivaux déjà admissibles aux incitatifs. Dans un segment où chaque millier de dollars compte, cette stratégie pourrait donner un second souffle à un modèle qui, malgré de bonnes qualités routières et une transmission intégrale de série, peinait jusqu’ici à convaincre un large public.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Subaru réduit le prix de la Solterra 2027 pour profiter des rabais gouvernementaux provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le groupe Volkswagen s’apprête à lancer l’une des plus importantes restructurations de son histoire. Confronté à une baisse marquée de sa rentabilité, à la montée en puissance des constructeurs chinois et aux nouveaux tarifs douaniers américains, le géant allemand envisage de réduire considérablement sa gamme de véhicules, sa capacité de production et, possiblement, ses effectifs. Présenté le 9 juillet par le président-directeur général Oliver Blume au conseil de surveillance, le « Future Plan » vise à redonner de la compétitivité au premier constructeur européen dans un contexte où son modèle d’affaires est remis en question.

Une gamme de véhicules réduite de moitié

Volkswagen commercialise actuellement environ 150 modèles répartis entre ses nombreuses marques, dont Audi, Porsche, Skoda, Seat, Cupra, Bentley, Lamborghini et Volkswagen Véhicules utilitaires. Le groupe prévoit réduire progressivement cette offre jusqu’à 50 %, en concentrant ses investissements sur les modèles et les segments les plus rentables. Aucun calendrier précis ni aucune marque n’ont toutefois été identifiés comme prioritaires. L’objectif est également de simplifier l’offre. Volkswagen veut éliminer jusqu’à 75 % des combinaisons d’équipements disponibles, une mesure destinée à réduire les coûts de développement, de production et de logistique.

Une capacité de production en baisse

Volkswagen prévoit également diminuer sa capacité mondiale de production de 10 à 9 millions de véhicules par année. Cette décision reflète une réalité difficile : plusieurs usines allemandes tournent bien en dessous de leur capacité optimale en raison du ralentissement des ventes de véhicules électriques en Europe et de la concurrence féroce des fabricants chinois. Selon les données de Mobility Global citées par Reuters, les usines allemandes fonctionneraient à seulement 81 % de leur capacité en 2026, un taux qui pourrait tomber à 73 % avant la fin de la décennie.

Jusqu’à 100 000 emplois menacés

Selon plusieurs sources proches du dossier, Oliver Blume aurait proposé un plan beaucoup plus agressif que celui déjà annoncé. Celui-ci inclurait jusqu’à 100 000 suppressions de postes, la fermeture graduelle de quatre usines allemandes et un calendrier s’échelonnant jusqu’au milieu des années 2030. Les sites visés seraient Hanovre, Emden, Zwickauet Neckarsulm (Audi). Il s’agirait de la plus importante restructuration de l’histoire moderne du constructeur.

Les syndicats bloquent le projet

Le conseil de surveillance n’a toutefois pas entériné ces mesures. Selon Reuters, les représentants des employés, qui disposent d’un poids considérable au sein de la gouvernance de Volkswagen, ont rejeté le projet par un vote de 12 voix contre 7. Des centaines d’employés ont manifesté simultanément devant plusieurs installations du constructeur, tandis que le puissant syndicat IG Metall a dénoncé un plan qui pourrait provoquer un conflit social majeur. Daniela Cavallo, présidente du comité d’entreprise, affirme que les employés ne sont pas responsables de la crise actuelle et demande à la direction de mettre fin rapidement aux rumeurs entourant les fermetures d’usines.

Une entreprise prise entre la Chine et les États-Unis

Depuis 2021, la marge bénéficiaire de Volkswagen a été pratiquement divisée par deux. Le constructeur doit composer simultanément avec des coûts de production très élevés en Allemagne, des prix de l’énergie toujours importants, une réglementation européenne plus exigeante, les nouveaux tarifs américains sur les importations automobiles et l’offensive spectaculaire des constructeurs chinois sur le marché européen. Ces derniers disposent de coûts de fabrication beaucoup plus faibles et multiplient les offensives commerciales, obligeant Volkswagen à réduire ses prix tout en voyant ses marges s’éroder.

Les analystes demeurent sceptiques

La présentation du « Future Plan » n’a pas convaincu les marchés. Les analystes de Bloomberg Intelligence estiment que Volkswagen devra aller beaucoup plus loin pour retrouver sa compétitivité. Chez Bernstein, on critique un plan rempli de bonnes intentions, mais dépourvu de mesures concrètes et d’échéanciers précis. Patrick Hummel, analyste chez UBS, estime pour sa part que le constructeur risque d’agir beaucoup trop lentement alors qu’une guerre de prix avec les fabricants chinois semble désormais inévitable en Europe. Selon lui, Volkswagen n’aura d’autre choix que de réduire drastiquement ses coûts de production en Allemagne s’il veut préserver sa rentabilité.

Un défi politique pour l’Allemagne

Les difficultés de Volkswagen dépassent largement le cadre de l’entreprise. Le constructeur demeure un pilier industriel allemand et l’un des plus importants employeurs du pays. Une restructuration de cette ampleur représenterait un défi politique majeur pour le gouvernement du chancelier Friedrich Merz, déjà confronté à une croissance économique anémique et à une montée des partis d’opposition. L’avenir de Volkswagen est ainsi devenu un symbole des difficultés auxquelles fait face toute l’industrie automobile européenne dans sa transition vers une nouvelle réalité dominée par l’électrification, la concurrence chinoise et la pression constante sur les coûts.

Avec des renseignements de Reuters et Blommberg

Le texte Le groupe Volkswagen va progressivement éliminé 50 % de ses modèles provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Chez Volkswagen, la transition écologique ne se limite plus aux voitures électriques. Le constructeur allemand vient de mettre en place une initiative pour le moins originale en Pologne : remplacer les tondeuses à gazon par une centaine de moutons afin d’entretenir la végétation de sa ferme solaire. L’idée peut sembler amusante, mais elle s’inscrit dans une stratégie bien réelle visant à réduire encore davantage l’empreinte environnementale de ses installations industrielles.

Les moutons prennent le relais des tondeuses

L’usine Volkswagen Poznań, en Pologne, est alimentée en partie par une centrale photovoltaïque d’une puissance de 18,3 MW. Comme toute installation de ce type, les panneaux solaires sont installés sur de vastes terrains gazonnés qui nécessitent un entretien régulier afin d’éviter que la végétation ne nuise au rendement des panneaux. Plutôt que d’utiliser des tondeuses électriques ou des débroussailleuses, Quanta Energy, l’entreprise responsable de la construction et de l’exploitation de la centrale solaire, a choisi une solution beaucoup plus naturelle : un troupeau de 100 moutons. Les animaux broutent librement l’herbe entre les rangées de panneaux, y compris sous les installations où les machines ont parfois plus de difficulté à accéder.

Réduire les émissions… et favoriser la biodiversité

L’objectif dépasse largement la simple tonte du gazon. En éliminant l’utilisation d’équipements motorisés, même électriques, Volkswagen réduit les besoins en entretien mécanique, la consommation d’énergie et les émissions indirectes associées à la maintenance. Le projet contribue également à accroître la biodiversité sur le site tout en soutenant l’agriculture locale et la recherche scientifique sur les interactions entre les fermes solaires et les écosystèmes. « Aujourd’hui, cette ferme photovoltaïque produit bien plus que de l’électricité verte. Elle est aussi devenue un lieu où nous soutenons la biodiversité, l’agriculture locale et la recherche scientifique. Ce projet démontre que l’industrie moderne peut coexister harmonieusement avec la nature », explique Marzena Pillich-Grońska, directrice de l’usine Volkswagen Poznań.

Des moutons parfaitement adaptés

Selon Justyna Nowak-Gajek, propriétaire du troupeau, les animaux se sont rapidement acclimatés à leur nouvel environnement. Les moutons se déplacent naturellement en petits groupes pour brouter les différentes sections du terrain. Ce comportement est d’ailleurs un excellent indicateur de leur bien-être. « Les animaux se sont très bien adaptés. Lorsqu’un troupeau se sent menacé, les moutons restent regroupés. Ici, ils se dispersent tranquillement pour paître, ce qui démontre qu’ils se sentent en sécurité », explique-t-elle. Les animaux demeureront sur le site jusqu’à l’automne, sous la supervision d’éleveurs spécialisés.

Une tendance qui gagne du terrain

Volkswagen n’est d’ailleurs pas le premier constructeur ni la première entreprise à utiliser des animaux pour l’entretien de ses infrastructures. De plus en plus d’exploitants de centrales solaires en Europe et en Amérique du Nord ont recours au pâturage contrôlé, une pratique connue sous le nom d’agrivoltaïsme. Cette approche permet non seulement de limiter les coûts d’entretien, mais aussi de préserver les sols, d’améliorer la biodiversité et de réduire l’utilisation de machinerie.

Une stratégie environnementale

Au-delà des images attendrissantes de moutons déambulant entre les panneaux solaires, cette initiative illustre une tendance de fond : les constructeurs automobiles cherchent désormais à réduire l’empreinte carbone de l’ensemble de leurs activités industrielles, et non seulement celle des véhicules qu’ils produisent. Dans ce cas précis, tout le monde semble y trouver son compte. Volkswagen réduit son impact environnemental, Quanta Energy simplifie l’entretien de la centrale photovoltaïque et les moutons profitent d’un vaste pâturage ombragé… avec repas à volonté.

Avec des renseignements d’Inside EV’s

Le texte Volkswagen remplace les tondeuses par des moutons provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

C’est la fin d’une époque chez Porsche. Après plus de douze ans de production, le dernier Porsche Macan à essence quittera la chaîne d’assemblage de Leipzig à la fin du mois de juillet. Lancé en 2014, ce VUS compact, présenté à l’époque comme « la voiture sport parmi les utilitaires », tire sa révérence alors que le constructeur allemand mise désormais sur son successeur 100 % électrique… du moins pour le moment. Cette décision marque un tournant important pour Porsche, qui reconnaît aujourd’hui avoir sous-estimé l’attachement de sa clientèle aux motorisations thermiques.

Porsche reconnaît une erreur stratégique

Au début de l’année, le chef de la direction du groupe Volkswagen, Oliver Blume, également ancien PDG de Porsche, a admis que la marque avait mal évalué l’évolution du marché. Lorsque Porsche a décidé d’abandonner le Macan thermique, l’entreprise croyait que les acheteurs migreraient naturellement vers la deuxième génération entièrement électrique. La réalité a été bien différente. « Nous nous sommes trompés avec le Macan. En fonction des données dont nous disposions à l’époque, nous aurions pris la même décision. Aujourd’hui, le marché a changé. Nous avons réagi en réintroduisant des modèles à essence et hybrides dans notre stratégie », a reconnu Oliver Blume.

Le Macan à essence reprend l’avantage

Même si le Macan électrique avait surpassé son homologue thermique en 2025 avec 45 367 ventes contre 38 961, la tendance s’est inversée en 2026. Au cours des six premiers mois de l’année, Porsche a livré 35 315 Macan dans le monde : 19 695 modèles à essence et 15 620 modèles électriques. Ces chiffres sont d’autant plus significatifs que le Macan thermique n’est déjà plus commercialisé en Europe depuis plusieurs années. Il avait été retiré du marché européen en raison des nouvelles exigences de cybersécurité imposées par le règlement GSR2 (General Safety Regulation). Selon plusieurs analystes, si le modèle avait continué d’être vendu sur le Vieux Continent, l’écart en faveur de la version à essence aurait probablement été encore plus marqué.

L’Amérique profitera des derniers exemplaires

Consciente de la forte demande persistante, Porsche a constitué d’importants stocks destinés au marché américain avant l’arrêt de la production. Le constructeur estime que ces véhicules permettront d’alimenter les concessionnaires américains jusqu’en 2027, offrant ainsi un sursis aux amateurs de moteurs à combustion.

Un nouveau VUS thermique attendu… mais pas avant 2028

L’arrêt du Macan à essence crée toutefois un vide dans la gamme Porsche. Aucun remplaçant immédiat n’est prévu. Le constructeur travaille déjà sur un nouveau VUS compact à essence et hybride, développé en parallèle du Macan électrique. Son lancement est attendu en 2028. Contrairement aux attentes, ce futur modèle ne portera toutefois pas le nom Macan. Porsche souhaite désormais réserver cette appellation exclusivement à la famille électrique.

Une base Audi… mais une personnalité Porsche

Comme le Macan de première génération, le futur utilitaire partagera plusieurs éléments techniques avec l’Audi Q5. Le président de Porsche, Michael Leiters, insiste toutefois sur le fait qu’il ne s’agira pas d’un simple exercice de changement de logo. Selon lui, le véhicule bénéficiera d’une ingénierie propre à Porsche, de technologies exclusives et d’un comportement routier fidèle à l’ADN sportif de la marque.

Un autre modèle thermique disparaît

Le Macan n’est pas le seul modèle à essence qui quitte récemment le catalogue de Porsche. À l’automne 2025, le constructeur avait également mis fin à la production des 718 Boxster et 718 Cayman à moteur thermique. Là aussi, aucun successeur n’est encore disponible, même si de nouvelles générations électriques sont attendues d’ici la fin de la décennie.

Une stratégie appelée à évoluer

Porsche devrait dévoiler davantage de détails sur son avenir lors de sa présentation Strategy 2035, prévue cet automne à l’occasion de sa journée destinée aux investisseurs. Le constructeur devrait notamment préciser comment il compte rééquilibrer son offre entre véhicules électriques, hybrides rechargeables et modèles à essence, alors que le ralentissement de la demande pour les véhicules électriques oblige plusieurs fabricants de prestige à revoir leurs plans. La disparition du Macan thermique illustre parfaitement ce changement de cap. Porsche avait parié sur une transition rapide vers l’électrique, mais le marché en a décidé autrement. En attendant l’arrivée d’un nouveau VUS à essence en 2028, le Macan électrique devra porter seul les ambitions commerciales de la marque dans ce segment stratégique.

Avec des renseignements de Motor1

Le texte Porsche met officiellement fin au Macan à essence provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’industrie automobile européenne entre dans une période de profonde transformation. Selon Hildegard Müller, présidente de la Verband der Automobilindustrie (VDA), le puissant lobby allemand de l’automobile, les suppressions d’emplois et les fermetures d’usines sont désormais inévitables si le secteur veut retrouver sa compétitivité face à une concurrence mondiale de plus en plus féroce. Dans une entrevue accordée à Bloomberg Television, Mme Müller a expliqué que les constructeurs européens paient aujourd’hui le prix de plusieurs années marquées par des coûts de l’énergie et de la main-d’œuvre parmi les plus élevés au monde, auxquels s’ajoutent un environnement réglementaire complexe et une transition coûteuse vers les véhicules électriques.

Volkswagen illustre les difficultés du secteur

La déclaration de la présidente de la VDA survient alors que le groupe Volkswagen, premier constructeur européen, doit discuter le 9 juillet d’un nouveau plan de restructuration qui pourrait doubler le nombre de suppressions d’emplois prévues en Allemagne et mener à la fermeture de plusieurs sites de production. Pour Hildegard Müller, la situation de Volkswagen n’a rien d’exceptionnel. « La situation dans l’ensemble de l’industrie automobile ressemble à celle de Volkswagen. Tous les sites de production ne pourront pas survivre à long terme », a-t-elle affirmé. Selon elle, des programmes de restructuration seront nécessaires dans pratiquement tous les grands groupes automobiles européens.

La concurrence chinoise accentue la pression

Les constructeurs européens doivent également composer avec l’arrivée rapide des fabricants chinois sur le marché continental. Des marques comme Leapmotor, MG et Chery multiplient les investissements afin de produire directement en Europe, réduisant ainsi les coûts logistiques et les effets des barrières commerciales. Pendant ce temps, les coûts de fabrication des véhicules électriques demeurent nettement plus élevés en Europe qu’en Chine, ce qui réduit la marge de manœuvre des constructeurs historiques.

Une proposition surprenante : partager les usines

Pour limiter les pertes d’emplois, Hildegard Müller avance une idée qui aurait été difficilement envisageable il y a quelques années : permettre aux constructeurs étrangers d’utiliser les usines européennes existantes. Selon elle, cette approche permettrait de maintenir une partie des capacités industrielles, de préserver des milliers d’emplois et de renforcer les chaînes d’approvisionnement européennes. « Le partage des chaînes d’approvisionnement continue de rapprocher les entreprises et les pays », a-t-elle expliqué dans une déclaration transmise à Bloomberg.

Bruxelles prépare son plan « Made in Europe »

L’Union européenne travaille actuellement sur une série de mesures regroupées sous l’Industrial Accelerator Act, qui comprend notamment des dispositions favorisant les véhicules fabriqués localement grâce à une approche « Made in Europe ». Toutefois, ce projet législatif progresse lentement, alors que les constructeurs chinois prennent déjà position en installant des capacités de production sur le territoire européen. Pour la présidente de la VDA, les possibilités d’éviter une profonde restructuration s’amenuisent rapidement. « Les options se réduisent, mais elles sont devenues encore plus urgentes. Les changements seront importants pour les travailleurs et modifieront profondément leurs attentes ainsi que celles de l’industrie », a-t-elle conclu.

Une industrie à un tournant

L’automobile européenne fait face à l’un des plus grands défis de son histoire récente. Entre la transition électrique, la montée en puissance des constructeurs chinois, des coûts d’exploitation élevés et une demande qui ralentit sur plusieurs marchés, les grands groupes n’ont plus beaucoup de marge de manœuvre. Les prochains mois pourraient ainsi redessiner durablement la carte industrielle de l’Europe, avec des conséquences importantes pour l’emploi, les investissements et la place du continent dans l’industrie automobile mondiale.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte L’industrie automobile européenne en crise provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile