L’acquisition d’une automobile, ça coûte cher. Les paiements mensuels dépassent souvent les mille dollars pour un véhicule neuf. Une nouvelle étude de l’Université du Michigan apporte une excellente nouvelle pour les consommateurs soucieux de leur budget : un véhicule électrique usagé offre le coût total de possession le plus bas de tout le marché. Ils coûtent largement moins cher que les voitures neuves et les véhicules à essence d’occasion. Une différence qui peut atteindre 13 000 $ de moins qu’un véhicule à essence comparable.

Ces chiffres ont été publiés dans la revue Environmental Research Letters au début de l’année. Ils comparent les coûts à long terme des véhicules à essence, hybrides, hybrides rechargeables et entièrement électriques. L’étude révèle un fait financier très clair. L’achat d’un VUS électrique intermédiaire de trois ans permet d’économiser 13 000 dollars sur une période de sept ans, par rapport à un modèle neuf.

Sur sept ans, un VUS à essence usagé génère une économie de seulement 3000 dollars face à son équivalent neuf. Le véhicule électrique d’occasion devient ainsi le choix le plus logique pour protéger son portefeuille.

Pour arriver à ces conclusions, l’équipe a analysé 260 000 voitures d’occasion. Les experts ont scruté les prix dans 17 grandes villes américaines. Ils ont calculé le prix d’achat, les dépenses d’entretien, le coût de l’énergie, les assurances et la valeur de revente finale.

Les véhicules électriques perdent leur valeur très rapidement au cours des trois premières années, puis se stabilisent. Le premier acheteur absorbe cette forte dépréciation initiale. Le deuxième acheteur profite d’un prix d’achat fortement réduit et des frais d’entretien minimes liés à la mécanique électrique. Les réparations sont rares sur ce type de moteur.

Le comportement de recharge influence grandement le niveau de ces économies. Le modèle de base de l’étude suppose qu’un propriétaire effectue 80 pour cent de ses recharges à la maison. Il utilise les bornes publiques pour les 20 autres pour cent.

Les chercheurs avertissent quand même les futurs acheteurs : si vous dépendez exclusivement des bornes rapides publiques, vous paierez plus cher. Ça vaut pour le Québec aussi.

L’accès à une installation résidentielle permet de contourner ce problème. La recharge à domicile avec des tarifs réduits de nuit maximise les avantages financiers.

Ajoutons à cela une autre bonne nouvelle : les piles des véhicules électriques sont plus durables qu’on le pensait. Ce qui fait qu’un véhicule électrique bien entretenu a ce qu’il faut pour parcourir jusqu’à 500 000 kilomètres. Une bonne nouvelle pour ceux qui rêvent d’économiser sur leur mobilité…

Le texte Les véhicules électriques sont 13 000$ moins coûteux que les autres provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’industrie automobile a une nouvelle main-d’œuvre : des robots animés par l’intelligence artificielle. BMW devient la première entreprise à introduire des robots humanoïdes dans ses usines en Allemagne. Le constructeur bavarois a lancé un projet pilote à son usine de Leipzig. C’est un tournant majeur pour la production automobile européenne.

BMW collabore avec la division robotique d’une entreprise appelée Hexagon pour ce projet. Hexagon a présenté son tout premier robot humanoïde, nommé AEON, en juin 2025. La machine incarne parfaitement le concept d’intelligence artificielle physique. Il combine des algorithmes numériques de pointe avec des équipements réels.

Le robot AEON possède un corps semblable à celui d’un humain. Il se déplace toutefois sans jambes, grâce à une base sur roues. Ses concepteurs peuvent lui fixer une vaste gamme d’outils de préhension ou des appareils de numérisation et de captation, selon les besoins de la chaîne de montage.

Le déploiement se déroulera par étapes. Le Centre de compétence pour l’intelligence artificielle physique de BMW a d’abord mené des évaluations théoriques assez complètes. Les ingénieurs ont réalisé de nombreux tests en laboratoire. Un premier essai concret sur le terrain a eu lieu à l’usine de Leipzig en décembre dernier. Une nouvelle phase de test débutera en avril. La direction de BMW veut intégrer complètement AEON sur le plancher de l’usine pour l’été 2026.

Le véritable projet pilote commencera à ce moment.

BMW prévoit assigner des tâches très spécifiques à ce nouvel employé métallique. Le constructeur veut vérifier la polyvalence de la machine. Les superviseurs affecteront AEON à l’assemblage complexe de batteries à haute tension. Ils le testeront dans la fabrication de composants pour les pièces de carrosserie. L’entreprise souhaite intégrer la robotique humanoïde directement dans la production en série de ses futurs modèles.

Cette décision stratégique s’inscrit dans un mouvement mondial beaucoup plus vaste. Elon Musk promet la révolution avec le robot Optimus chez Tesla depuis plusieurs années. Hyundai a carrément acheté la célèbre entreprise de robotique Boston Dynamics. Le robot Atlas cherche déjà à optimiser les chaînes de montage de Hyundai en Asie et aux États-Unis.

Clairement, la ligne d’assemblage automobile entre dans une phase de métamorphose totale. Ça risque de barder chez les syndicats de l’automobile dans les prochaines années.

 

Le texte BMW embauche son premier robot humanoïde provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur américain Rivian dévoile enfin le Rivian R2, un VUS électrique attendu depuis plusieurs années. Positionné sous le Rivian R1S dans la hiérarchie de la marque, ce nouveau modèle vise à élargir la clientèle de Rivian tout en conservant l’ADN aventurier qui caractérise ses véhicules. Le constructeur confirme que trois versions seront proposées au Canada lors de son lancement prévu en 2027. Selon les premières données techniques, la puissance maximale pourrait atteindre 656 chevaux et l’autonomie dépasser les 500 kilomètres.

Un VUS plus compact que le R1S

Visuellement, le R2 reprend presque trait pour trait le style du R1S, mais dans un format plus compact. L’impression générale est celle d’un R1S légèrement réduit, ce qui n’est pas surprenant puisque Rivian souhaite positionner ce modèle dans le segment des VUS intermédiaires. Le R2 mesure environ 4,7 mètres de long, alors que le R1S dépasse les 5,1 mètres. La hauteur du nouveau modèle atteint environ 1,7 mètre et sa garde au sol s’établit à 245 millimètres. Le R1S demeure nettement plus imposant avec près de 1,96 mètre de hauteur et une garde au sol pouvant atteindre environ 380 millimètres selon la configuration de suspension. Ces différences illustrent bien la stratégie de Rivian : proposer un véhicule plus compact et plus accessible, tout en conservant une bonne capacité hors route.

Trois versions prévues pour le Canada

Lorsque le R2 arrivera sur le marché canadien, il sera offert en trois variantes distinctes. La version d’entrée de gamme, appelée Standard, adopte une configuration à propulsion avec un seul moteur électrique placé à l’arrière. Cette mécanique développe environ 350 chevaux et 355 lb-pi de couple, ce qui permet au véhicule d’atteindre 100 km/h en un peu plus de six secondes. L’autonomie estimée atteint environ 555 kilomètres sur une charge complète. Au milieu de la gamme se trouve la version Premium, équipée de deux moteurs électriques et d’un rouage intégral. La puissance grimpe à environ 450 chevaux avec un couple de 537 lb-pi. L’autonomie annoncée par le constructeur est d’environ 531 kilomètres, ce qui demeure très compétitif dans cette catégorie. La version Performance se place au sommet de la gamme avec une puissance impressionnante de 656 chevaux et un couple de 609 lb-pi. Dans cette configuration, le R2 serait capable d’atteindre 100 km/h en moins de quatre secondes. Rivian annonce également une autonomie d’environ 531 kilomètres, bien que celle-ci puisse diminuer si l’on exploite fréquemment les capacités d’accélération du véhicule.

Capacités de remorquage et vocation hors route

Même si le R2 vise un public plus large, Rivian tient à préserver l’image robuste associée à la marque. Les versions à rouage intégral peuvent remorquer environ 2 000 kilogrammes, tandis que la variante à propulsion voit sa capacité réduite d’environ 400 kilogrammes. La charge utile maximale tourne autour de 500 kilogrammes. Le constructeur ajoute également plusieurs éléments conçus pour un usage hors route. On retrouve notamment des crochets de remorquage robustes, une lampe de poche intégrée dans l’habitacle et une vitre arrière escamotable rappelant celle du Toyota 4Runner. Sur la version Performance, il sera aussi possible d’opter pour des pneus tout-terrain. Les angles d’approche et de départ se situent autour de 25 degrés, ce qui demeure respectable pour un VUS électrique de ce format, même si ces valeurs sont environ dix degrés inférieures à celles du R1S.

Réservations déjà ouvertes au Canada

Les consommateurs canadiens peuvent déjà réserver un R2 en versant un dépôt remboursable de 150 dollars canadiens sur le site du constructeur. La configuration finale du véhicule et la confirmation des options se feront plus près du début de la production. Selon Rivian, les premières livraisons devraient commencer au cours de l’année 2027.

Conclusion

Avec le R2, Rivian attaque un segment stratégique du marché des véhicules électriques : celui des VUS intermédiaires. Jusqu’à présent, ce créneau est dominé par des modèles orientés vers la route, comme le Tesla Model Y ou le Ford Mustang Mach-E. Rivian tente plutôt de se distinguer en conservant de véritables capacités de remorquage et d’aventure. Si le prix demeure compétitif, le R2 pourrait devenir le modèle le plus important de la marque en termes de volume, exactement comme le Model Y l’a été pour Tesla.

Avecv des renseignements de Driving.ca

Le texte Le Rivian R2 arrivera en trois versions au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Lorsqu’on consulte les annonces de voitures anciennes, on en trouve de toutes les couleurs. Et, selon le modèle que l’on prend le temps d’analyser, il nous passe différentes choses à l’esprit. Avec untel, on se voit rouler sur de belles routes de campagne. Avec un autre, on s’imagine prendre la route des vacances. Avec certains, on se voit en pleine restauration pour en faire une voiture d’exposition. Parfois, plusieurs idées nous passent par la tête en voyant un seul modèle. C’est ce qui m’est arrivé en consultant une annonce concernant cette Ford Ranchero 1964, à vendre dans le coin de San Francisco au prix de 6900 $ US.

Que faire avec ce modèle ? Les options sont aussi nombreuses qu’intéressantes.

Rare

Dénicher une Ford Ranchero 1964 au Québec pourrait s’avérer difficile. Ce modèle était plus rare et, compte tenu de sa vocation, disons que les exemplaires qui ont servi pour le travail ont souvent été envoyés à la casse une fois leur vie utile terminée.

Pour trouver un modèle, il faut regarder vers les États du Sud des États-Unis. Le modèle trouvé est équipé d’un moteur 6-cylindres en ligne de 200 pouces cubes et d’une boîte manuelle à trois rapports. Voilà qui est intéressant.

Au compteur, on indique 59 841 miles. C’est possible, mais il est tout aussi plausible que ce soit 159 841 miles, compte tenu de l’état. Le véhicule serait en état de rouler, car le propriétaire dit l’utiliser tous les jours.

Ce qui séduit, ce sont les lignes de ce modèle rare, tout simplement charmantes. Les Ranchero de cette génération, soit les millésimes de 1960 à 1965, arborent des lignes épurées et uniques qu’on ne peut tout simplement pas recréer. Pas de chrome excessif, pas de fantaisies, juste la beauté simple d’une carrosserie dessinée à une époque où les stylistes avaient toute la liberté au monde.

Tout ça nous laisse avec LA question : si ce véhicule se retrouvait dans votre entrée de garage demain, quelle serait votre option de remise à niveau ?

Option 1 : la restauration complète

On remonte tout à neuf, peinture d’usine, intérieur recousu, moteur reconstruit. Une belle idée sur papier, mais une facture potentiellement terrifiante. On parle facilement de 30 000 $ à 50 000 $ pour un travail bien fait. Et à la fin, vous vous retrouvez avec un véhicule dont la valeur marchande ne justifie pas nécessairement l’investissement.

La Ford Ranchero n’est pas une Mustang Shelby.

Option 2 : le « restomod »

On garde la carrosserie d’origine avec sa patine, obtenue grâce à des décennies sous le soleil. On sort le six cylindres poussif et l’on glisse quelque chose qui a plus de nerfs entre les roues avant. On greffe une suspension moderne, des freins à disque aux quatre coins, et on roule. C’est l’option « cool », avec un résultat qui reste utilisable au quotidien. Les pièces de carrosserie pour cette génération sont encore trouvables, mais on ne parle pas de l’abondance qu’on retrouve du côté des Mustang ou des Camaro.

Option 3 : le minimum

On y va d’une bonne inspection mécanique, on règle ce qui ne va pas, on la lave et on utilise le véhicule tel quel. Honnêtement, si le propriétaire actuel mentionne qu’il utilise son modèle tous les jours et que la mécanique est saine, il n’y a peut-être pas grand-chose d’urgent à faire. La patine est authentique, ce qui a une valeur en soi.

Et vous, que feriez-vous ?

En vrac :

  • Ford a produit 9916 camionnettes Ranchero en 1964.
  • Le modèle était basé sur la Ford Falcon.
  • 776 versions fourgons (sedan delivery) ont été produites en 1964, un modèle encore plus rare.
  • Prix de vente de la camionnette Ranchero en 1964 : 2047 $ US.
  • Le moteur de 200 pouces cubes (option) délivrait 116 chevaux.
  • Un V8 de 260 pouces cubes était offert en option.
  • Le moteur de base était un 6-cylindres en ligne de 144 pouces cubes et 85 chevaux.
  • Un autre 6-cylindres en ligne, de 170 pouces cubes et 101 chevaux, était aussi une option.

Le texte Que feriez-vous avec cette Ford Ranchero 1964 ? provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Porsche travaille sur de nouveaux modèles phare qui se situeront au-dessus des gammes 911 et Cayenne, une stratégie visant à augmenter les marges et à redresser la rentabilité du constructeur. Lors de la conférence annuelle de l’entreprise, le nouveau PDG Michael Leiters a indiqué que Porsche étudiait la possibilité d’introduire des modèles encore plus exclusifs que ses produits actuels. Cette orientation survient après une chute importante des profits opérationnels en 2025, qui ont reculé d’environ 7,9 milliards de dollars canadiens (5 milliards d’euros) par rapport à l’année précédente.

Miser sur des véhicules très rentables

Pour compenser la baisse de revenus, Porsche souhaite miser davantage sur des véhicules à très forte marge bénéficiaire. « Nous étudions des modèles et des dérivés situés au-dessus de nos actuelles voitures sport à deux portes et au-dessus du Cayenne », a déclaré Michael Leiters. Même si le constructeur n’a pas donné de détails précis, cette stratégie s’inscrit dans une logique claire : vendre moins de véhicules, mais plus exclusifs et plus rentables.

Un VUS phare au-dessus du Cayenne

Le futur modèle au-dessus du Cayenne devrait être le VUS K1, un projet évoqué pour la première fois par Porsche en 2022. Les informations connues jusqu’ici indiquent que ce véhicule proposera trois rangées de sièges, un positionnement plus luxueux que le Cayenne et des motorisations à essence et hybride rechargeable. Initialement prévu comme un véhicule entièrement électrique, le projet aurait été révisé afin d’inclure des groupes motopropulseurs thermiques et hybrides. Ce changement aurait également repoussé son lancement, qui pourrait désormais arriver après 2027.

Une nouvelle exotique au-dessus de la 911 ?

L’autre modèle évoqué par Porsche pourrait être une supercar de nouvelle génération, destinée à surpasser la 911 actuelle. Deux scénarios sont envisagés par les analystes : une version encore plus extrême de la 911, comme une future GT2 RS ou un successeur spirituel de la 918 Spyder, l’hypercar hybride lancée en 2013. Avec Ferrari qui a dévoilé la F80 et McLaren qui prépare la W1, Porsche pourrait vouloir revenir dans la catégorie des hypercars technologiques servant de vitrine technologique.

Plusieurs pistes technologiques explorées

Au cours des dernières années, Porsche a déposé plusieurs brevets pour de nouvelles architectures moteur, notamment : un moteur à six temps breveté en 2024 ou un moteur W18 tri-turbo avec trois rangées de cylindres. Rien n’indique toutefois que ces technologies seront utilisées dans un modèle de série. Un autre indice pourrait venir du concept Mission X, dévoilé en 2023, qui préfigurait une hypercar électrique. Toutefois, la demande limitée pour les voitures électriques ultra-luxueuses pourrait compliquer sa mise en production.

Un retour possible d’un moteur abandonné

Porsche pourrait également revenir à un projet abandonné lors du développement d’un successeur à la 918 Spyder : un moteur flat-eight biturbo de 5,0 litres. Ce groupe motopropulseur avait été mis de côté il y a quelques années, mais dans un contexte financier plus serré, le constructeur pourrait juger plus économique de reprendre un projet déjà avancé plutôt que de concevoir un moteur entièrement nouveau.

Une stratégie classique pour Porsche

Historiquement, Porsche a souvent utilisé des modèles halo très exclusifs pour renforcer son image et améliorer ses marges. Des voitures comme la 918 Spyder, la Carrera GT ou certaines versions extrêmes de la 911 ont démontré l’efficacité de cette approche. Si ces nouveaux projets se concrétisent, Porsche pourrait ainsi renforcer son positionnement dans le très haut de gamme, tout en utilisant ces modèles comme vitrines technologiques pour l’ensemble de sa gamme.

Avec des renseignements de Car and Driver

Le texte Porsche prépare la succession au modèle 918 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Kia s’apprêterait à retirer de son catalogue le Niro EV, ce qui ferait de 2026 sa dernière année-modèle, selon des informations rapportées par The Korea Herald. Le constructeur aurait confirmé que la production de la version entièrement électrique du VUS sous-compact est désormais arrêtée. « Le Niro EV, qui était produit jusqu’au modèle précédent, a été abandonné », a déclaré Jung Yoon-kyung, directeur marketing principal chez Kia, au média sud-coréen. Le constructeur prévoit simplement d’écouler les stocks restants. Cette décision réduit encore davantage l’offre de véhicules électriques de Kia sur certains marchés, alors que plusieurs modèles récents ont été retardés ou retirés du calendrier.

Le Niro pourrait poursuivre sa carrière en hybride

Kia a dévoilé en janvier une version rafraîchie du Niro pour le marché coréen, mais sans révéler les détails de sa motorisation. Historiquement, les deux générations du Niro ont toujours été offertes avec trois types de motorisation: hybride conventionnel, hybride rechargeable (PHEV) et 100 % électrique Avec la disparition du Niro EV, il semble que les versions hybride et hybride rechargeable demeureront au catalogue, possiblement avec le nouveau design plus épuré aligné sur le style actuel de Kia.

Un positionnement devenu difficile face à la concurrence

La disparition du Niro EV n’est pas totalement surprenante compte tenu de la concurrence accrue dans le segment. Le modèle était équipé d’un moteur électrique de 201 chevaux, d’une batterie de 64,8 kWh et d’une autonomie estimée par l’EPA d’environ 407 km. Son prix de départ atteignait environ 56 000 $ CA pour l’année-modèle 2026, ce qui le plaçait dans une position délicate face à plusieurs rivaux plus modernes. Par exemple : le Hyundai Ioniq 5, construit sur une plateforme dédiée aux véhicules électriques, démarre autour de 49 700 $ CA après une baisse de prix et le Tesla Model Y d’entrée de gamme se situe autour de 56 600 $ CA, mais offre près de 300 chevaux et environ 517 km d’autonomie.

L’avenir incertain du Hyundai Kona Electric

La disparition du Niro EV soulève également des questions quant à l’avenir de son cousin technique, le Hyundai Kona Electric. Hyundai a déjà confirmé que le modèle sautera l’année-modèle 2026 avant un retour prévu en 2027. Toutefois, si le Niro EV disparaît définitivement, certains analystes estiment que cette pause pourrait devenir permanente.

Un possible retour du Niro en 2027

Kia n’a pas encore confirmé si la version rafraîchie du Niro sera commercialisée en Amérique du Nord. Si c’est le cas, elle pourrait arriver pour l’année-modèle 2027, avec une mise en vente vers la fin de 2026, et uniquement avec des motorisations hybride et hybride rechargeable. Ce repositionnement refléterait une tendance de plus en plus visible dans l’industrie automobile : plusieurs constructeurs misent de nouveau sur les hybrides comme solution intermédiaire, alors que la croissance des véhicules électriques ralentit dans plusieurs marchés.

Avec des renseignements de Car and Driver

Le texte La fin annoncée du Kia Niro électrique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Honda vient de freiner brutalement ses ambitions électriques en annonçant l’annulation de trois véhicules électriques destinés à la production en Amérique du Nord. La décision pourrait entraîner jusqu’à 21,4 milliards de dollars canadiens de pertes, un revers majeur pour le constructeur japonais. Les modèles abandonnés incluent le VUS de la nouvelle série 0, la berline 0 Series Saloon et l’Acura RSX électrique, qui devaient être assemblés aux États-Unis. Selon Honda, la combinaison de tarifs douaniers américains, du ralentissement de la demande pour les véhicules électriques et de performances décevantes en Chine a forcé la direction à revoir ses plans.

Un environnement de marché devenu défavorable

Honda explique que lancer ces modèles dans les conditions actuelles aurait probablement aggravé ses pertes. Le constructeur affirme que la croissance du marché des véhicules électriques aux États-Unis a nettement ralenti, notamment en raison de l’assouplissement de certaines réglementations sur les carburants fossiles et de modifications aux programmes d’incitatifs pour les EV. Dans ce contexte, produire ces modèles aurait représenté un risque financier important à long terme.

Des pertes pouvant atteindre plus de 21 milliards $ CA

La révision de la stratégie électrique aura un impact direct sur les résultats financiers. Honda prévoit des charges pouvant atteindre 2,5 billions de yens, soit environ 21,4 milliards $ CA. Pour l’exercice financier se terminant le 31 mars, l’entreprise prévoit déjà des charges opérationnelles situées entre  7 et 9,6 milliards $ CA. Ces pertes transformeront les prévisions de profit opérationnel annoncées récemment en perte opérationnelle pour l’année en cours.

La Chine, autre point faible pour Honda

Les difficultés de Honda ne se limitent pas au marché nord-américain. Le constructeur éprouve également des problèmes en Chine, où ses véhicules électriques e:N Series peinent à rivaliser avec les fabricants locaux. Les modèles chinois sont jugés moins compétitifs sur deux aspects clés: le coût de production et les systèmes logiciels embarqués. Les ventes de Honda en Chine ont chuté de 24 % en 2025, passant de 853 718 véhicules à 646 971 unités.

Les dirigeants réduisent leur salaire

Face à la situation, la direction a décidé de prendre des mesures symboliques. Le PDG Toshihiro Mibe et le vice-président exécutif Noriya Kaihara renonceront à 30 % de leur salaire pendant trois mois, ainsi qu’à leur rémunération variable liée à la performance. D’autres dirigeants de haut niveau accepteront pour leur part une réduction salariale de 20 % pendant trois mois.

Un virage qui reflète les difficultés du marché EV

La décision de Honda s’inscrit dans une tendance plus large au sein de l’industrie automobile mondiale. Plusieurs constructeurs révisent actuellement leurs stratégies électriques, certains repoussant ou annulant des lancements de nouveaux modèles. L’enthousiasme initial pour les véhicules électriques a été freiné par plusieurs facteurs comme le ralentissement de la demande, la disparition de certains crédits d’impôt américains et les coûts élevés de développement et de production. Honda était l’un des constructeurs japonais les plus ambitieux dans sa transition vers l’électrique, ayant annoncé un objectif d’élimination des moteurs à combustion interne d’ici 2040.

Des ventes décevantes pour certains modèles électriques

Même les modèles électriques récents de Honda connaissent des difficultés. Le Honda Prologue, par exemple, a vu ses ventes américaines chuter de 86 % au quatrième trimestre, à seulement 2 641 véhicules. Pour stimuler la demande, Honda a dû offrir d’importantes incitations financières. Les rabais moyens ont dépassé 23 000 $ CA en janvier, comparativement à environ 3 400 $ CA pour le populaire Honda CR-V. Ces chiffres illustrent bien la pression croissante que subit actuellement le marché des véhicules électriques.

Un ajustement stratégique, pas un abandon

Malgré ces annulations, Honda n’abandonne pas l’électrification. Le constructeur affirme plutôt vouloir réévaluer sa stratégie afin de mieux s’adapter aux réalités du marché. La transition vers l’électrique reste une priorité à long terme, mais le rythme de déploiement devrait désormais être plus prudent et plus aligné sur la demande réelle.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Honda annule trois véhicules électriques et prévoit jusqu’à 21,4 milliards $ CA de pertes provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’industrie automobile mondiale surveille de près l’évolution du conflit en Iran, qui pourrait perturber l’approvisionnement en aluminium, en matériaux pour semi-conducteurs et en produits pétrochimiques essentiels à la fabrication de véhicules. Cette situation ajoute une nouvelle couche d’incertitude à un secteur déjà secoué ces dernières années par les tarifs douaniers, les pénuries de puces électroniques et les répercussions de la pandémie. Selon Dan Hearsch, co-responsable mondial de la pratique automobile et industrielle chez AlixPartners, l’accumulation de crises complique considérablement la gestion des chaînes d’approvisionnement. Chaque nouvelle perturbation rend la planification et la production beaucoup plus difficiles pour les constructeurs et leurs fournisseurs.

L’aluminium au cœur des préoccupations

L’un des enjeux majeurs concerne l’aluminium, un matériau largement utilisé dans la construction automobile pour réduire le poids des véhicules et améliorer l’efficacité énergétique. Le Moyen-Orient représente environ 10 % de la production mondiale d’aluminium, et plusieurs pays de la région comptent parmi les principaux exportateurs vers les États-Unis. En 2025, les Émirats arabes unis figuraient au deuxième rang des exportateurs vers le marché américain, tandis que Bahreïn occupait la quatrième position. Face aux risques liés au conflit, certains fournisseurs japonais et sud-coréens explorent déjà des alternatives. Selon Bloomberg, ils négocient notamment l’achat d’alliages d’aluminium auprès du producteur russe United Co. Rusal International, tout en discutant avec des entreprises en Inde et dans d’autres pays asiatiques.

Toutefois, changer de fournisseur ou rediriger les flux logistiques entraînera inévitablement des coûts supplémentaires et des délais plus longs.

Les semi-conducteurs pourraient aussi être touchés

Le conflit pourrait également perturber l’approvisionnement en matériaux nécessaires à la fabrication de semi-conducteurs. Les autorités sud-coréennes ont notamment mis en garde contre un possible manque d’hélium, un gaz indispensable à certains procédés de production de puces électroniques. Or, l’hélium est produit dans un nombre limité de pays, dont le Qatar. Une perturbation de ces flux pourrait raviver les pénuries de microprocesseurs qui ont paralysé l’industrie automobile entre 2020 et 2023.

Hausse possible des coûts pour les plastiques automobiles

Un autre effet potentiel concerne les produits pétrochimiques, dont dépendent les plastiques automobiles. Selon une analyse du cabinet Roland Berger, les perturbations prolongées pourraient faire grimper le prix de ces matériaux de 15 à 25 %. Un véhicule standard contient généralement entre 150 et 200 kilogrammes de plastiques issus de produits pétrochimiques. Une hausse des coûts des matières premières pourrait donc réduire les marges des fournisseurs et augmenter la facture pour les constructeurs. La hausse du prix du pétrole, si elle se maintient, pourrait également accentuer ces pressions sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Des routes commerciales menacées

Au-delà des matières premières, la logistique pourrait aussi être affectée. Les transporteurs pourraient éviter des passages stratégiques comme le détroit d’Ormuz, l’une des routes maritimes les plus importantes pour le commerce mondial de l’énergie et des matières premières. Cette situation pourrait entraîner des itinéraires plus longs pour les navires et les avions cargo, ce qui ferait augmenter les coûts de transport et allongerait les délais de livraison.

Les constructeurs surveillent la situation

Plusieurs constructeurs ont déjà indiqué qu’ils suivaient la situation de près. Volkswagen a déclaré être « très préoccupé » par l’évolution du conflit et affirme analyser en continu les effets potentiels sur ses activités. De son côté, Lucid Motors, qui exploite une usine d’assemblage en expansion en Arabie saoudite, affirme que le conflit n’a pas encore affecté ses opérations. L’entreprise exploite depuis 2023 une installation près de Djeddah capable d’assembler environ 5 000 véhicules par an, et prévoit de la transformer en usine complète de production.

Les véhicules les plus rentables pourraient être privilégiés

Si la situation devait provoquer des pénuries de pièces ou de matières premières, les constructeurs pourraient adopter une stratégie déjà utilisée lors de la crise des semi-conducteurs : privilégier la production des véhicules les plus rentables. Autrement dit, les modèles haut de gamme ou les VUS à forte marge pourraient passer en priorité, au détriment des véhicules d’entrée de gamme. Selon Sam Fiorani, vice-président de la prévision mondiale des véhicules chez AutoForecast Solutions, la priorité restera simple : produire les modèles qui génèrent le plus de profits.

Un impact dépendant de la durée du conflit

Au final, l’impact réel sur l’industrie automobile dépendra surtout de la durée du conflit. Une résolution rapide limiterait les perturbations, tandis qu’un conflit prolongé pourrait provoquer des pénuries imprévisibles dans plusieurs segments de la chaîne d’approvisionnement. Dans un secteur déjà fragilisé par plusieurs crises successives, un nouveau choc logistique pourrait rapidement se répercuter sur les coûts, la production et les délais de livraison des véhicules.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte La guerre en Iran inquiète l’industrie automobile provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Mercedes-Benz pousse encore plus loin l’électrification de sa gamme en dévoilant la VLE 2028, une nouvelle fourgonnette entièrement électrique destinée au transport de passagers. Présentée à Stuttgart, ce modèle inaugure une nouvelle architecture de véhicules utilitaires électriques et vise à redéfinir le segment des vans premium. Longtemps sous-estimées en Amérique du Nord, les fourgonnettes passagers continuent pourtant de séduire ailleurs dans le monde pour leur praticité, leur modularité et leur confort. Avec la VLE, Mercedes-Benz mise sur ces qualités tout en ajoutant une technologie électrique de pointe.

Une nouvelle génération de vans électriques

La Mercedes-Benz VLE est le premier véhicule basé sur la nouvelle Van Architecture développée par le constructeur allemand. Cette plateforme modulaire a été conçue pour soutenir une nouvelle génération de fourgonnettes électriques plus efficaces et plus sophistiquées. Le modèle adopte une architecture électrique de 800 volts, une technologie qui permet des vitesses de recharge rapides et une meilleure gestion de l’énergie. La batterie de 115 kWh permet d’annoncer une autonomie dépassant 700 kilomètres selon le cycle WLTP. Comme toujours, il faut garder en tête que cette norme d’homologation européenne a tendance à afficher une autonomie environ 20 % plus élevée que ce que l’on observe généralement avec les méthodes nord-américaines. La VLE propose également une transmission intégrale développant 409 chevaux, ce qui est considérable pour une fourgonnette familiale. La capacité de remorquage atteint 2 500 kg, ce qui lui permet de répondre à des besoins variés, qu’il s’agisse d’activités familiales ou professionnelles.

Une conduite étonnamment agile

Malgré son format imposant, la VLE promet un comportement routier étonnamment agile. Mercedes-Benz a intégré la suspension pneumatique Airmatic, qui permet d’ajuster la hauteur de caisse sur une plage d’environ 40 millimètres afin d’améliorer le confort et la stabilité. La présence d’un essieu arrière directionnel capable de tourner jusqu’à sept degrés contribue également à la maniabilité du véhicule. Cette technologie réduit considérablement le rayon de braquage, qui se limite à environ 10,9 mètres, une valeur particulièrement compacte pour un véhicule de ce gabarit. Les manœuvres avec remorque sont aussi facilitées grâce au système de stabilisation électronique de remorque et à l’assistant de manœuvre qui aide le conducteur à contrôler la direction lors des déplacements à basse vitesse.

Un design optimisé pour l’efficacité

La VLE adopte une silhouette entièrement nouvelle, caractérisée par une ligne de toit fluide et un pare-brise fortement incliné. Cette conception contribue à améliorer l’aérodynamisme et permet d’atteindre un coefficient de traînée de 0,25, un chiffre remarquable pour une fourgonnette. À l’avant, Mercedes-Benz réinterprète sa signature stylistique avec une calandre moderne qui peut être entourée d’un cadre lumineux en option. Les feux de jour adoptent une forme inspirée de l’étoile Mercedes, tandis que l’emblème peut être placé sur le capot ou intégré au centre de la calandre. À l’arrière, les feux adoptent une signature lumineuse distinctive en forme de U inversé, intégrée dans un bandeau lumineux qui encadre le hayon et renforce l’identité visuelle du véhicule. Les portes coulissantes électriques sont présentes des deux côtés afin de faciliter l’accès à bord. Les vitres peuvent s’abaisser entièrement, une caractéristique assez rare dans cette catégorie et qui permet d’améliorer la ventilation de l’habitacle. Le hayon arrière est également doté d’une vitre ouvrante qui facilite le chargement rapide d’objets.

Un habitacle modulable jusqu’à huit passagers

La modularité constitue l’un des points forts de la VLE. L’habitacle peut accueillir jusqu’à huit passagers, et les concepteurs ont multiplié les solutions pour adapter l’espace intérieur à différents usages. Les sièges baptisés Roll & Go peuvent être déplacés facilement sur le plancher grâce à des roulettes intégrées, puis verrouillés dans différentes positions selon les besoins. Ils peuvent aussi être retirés du véhicule afin de transformer la fourgonnette en véritable espace de chargement. Les sièges à réglage électrique peuvent être ajustés à partir du système d’infodivertissement, des commandes placées dans les panneaux latéraux ou encore via l’application mobile Mercedes-Benz. Le système Remote Variable Rear Space permet de sélectionner plusieurs configurations prédéfinies qui modifient automatiquement la position des sièges afin d’optimiser soit l’espace pour les bagages, soit le confort des passagers. Selon la configuration choisie, les sièges peuvent être avancés pour maximiser le volume de chargement ou reculés pour offrir davantage d’espace aux jambes.

Dans les versions les plus luxueuses, les sièges Grand Comfort proposent un niveau de confort digne d’une limousine, avec fonction massage, soutien lombaire, repose-mollets et recharge sans fil.

Un système multimédia digne d’une limousine

La VLE intègre une expérience numérique particulièrement sophistiquée. Au plafond, au-dessus des sièges avant, se cache un écran panoramique escamotable de 79 centimètres doté d’une résolution 8K et d’une fonction écran partagé. Ce dispositif permet aux passagers de travailler, de participer à des vidéoconférences, de regarder des films ou encore de jouer à des jeux vidéo pendant les trajets. À l’avant, la planche de bord adopte le système MBUX Superscreen, constitué de trois écrans réunis sous une large surface vitrée. Le conducteur dispose d’un écran d’instrumentation de 10,25 pouces, tandis que l’écran central et celui destiné au passager avant mesurent chacun 14 pouces.

L’assistant virtuel MBUX utilise une intelligence artificielle générative capable de comprendre des conversations complexes et de mémoriser certaines préférences des occupants. Le système peut également recevoir des mises à jour à distance, ce qui permet d’ajouter de nouvelles fonctions sans avoir à se rendre chez le concessionnaire.

Plusieurs versions et options de personnalisation

La VLE sera offerte avec plusieurs lignes d’équipement, dont les versions AMG Line, AMG Line Plus et Exclusive, qui proposent une présentation plus sportive ou plus luxueuse selon les préférences des clients. Mercedes-Benz prévoit également différents ensembles d’équipements permettant d’ajouter des technologies ou des éléments de confort supplémentaires. Les clients pourront aussi choisir un ensemble Night Package qui ajoute des éléments esthétiques plus sombres et des jantes en alliage pouvant atteindre 22 pouces. Trois configurations de console centrale seront proposées. La version de base est compacte afin de faciliter le passage vers l’arrière, tandis qu’une version plus longue offre davantage de rangement. Une troisième variante haut de gamme ajoute des compartiments chauffants ou refroidis, une désinfection UV, un diffuseur de parfum et un éclairage d’ambiance sophistiqué.

Arrivée prévue au Canada

Bonne nouvelle pour le marché canadien : Mercedes-Benz Canada prévoit commercialiser la VLE. Ce type de véhicule européen ne traverse pas toujours l’Atlantique, ce qui rend cette décision particulièrement intéressante. Selon les informations actuelles, la fourgonnette devrait arriver au pays comme modèle 2028, probablement au cours de l’année prochaine. Les prix n’ont toutefois pas encore été annoncés.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Mercedes-Benz VLE 2028 : une fourgonnette électrique avec plus de 600 km d’autonomie provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le marché canadien des véhicules électriques pourrait bientôt accueillir une nouvelle vague de constructeurs venus de Chine. Selon plusieurs rapports de l’industrie, BYD, Chery et Geely travaillent activement à préparer leur arrivée au Canada, profitant d’un nouveau cadre tarifaire récemment mis en place par Ottawa. Cette ouverture pourrait transformer la dynamique du marché, notamment dans le segment des VÉ abordables, un créneau encore relativement limité au pays.

Ottawa ouvre la porte aux VÉ chinois

Le gouvernement canadien a lancé un processus permettant l’importation de véhicules électriques fabriqués en Chine à un tarif réduit. Dans un premier temps, les importations seront plafonnées à 49 000 véhicules par année, avec une augmentation progressive pouvant atteindre 70 000 unités d’ici 2030. Cette mesure fait suite à une décision annoncée en janvier 2026 par le premier ministre Mark Carney, qui a confirmé le retour du tarif de 6,1 % sur les véhicules chinois à partir de mars 2026. Ce changement intervient après une période où le Canada avait aligné sa politique commerciale sur celle des États-Unis, imposant en 2024 un tarif de 100 % sur les véhicules électriques chinois afin de protéger l’industrie nord-américaine. La réduction tarifaire s’inscrit dans un accord plus large entre Ottawa et Pékin, dans lequel la Chine a accepté de réduire ses droits de douane sur certains produits agricoles canadiens.

Un système de quotas et de permis

Pour gérer l’arrivée des véhicules chinois, Ottawa met en place un système de permis d’importation. 24 500 permis seront d’abord attribués entre maintenant et le 1er août 2026. Une seconde ronde d’attribution aura lieu entre septembre 2026 et février 2027. Chaque véhicule devra obtenir un permis spécifique délivré par Affaires mondiales Canada. En plus de cette autorisation, les modèles importés devront respecter plusieurs normes canadiennes, notamment celles prévues par la Loi sur la sécurité automobile, le Règlement sur la sécurité des véhicules automobiles, la Loi sur la protection des végétaux et le Règlement sur la sécurité des pneus de véhicules automobiles.

BYD, Chery et Geely en première ligne

Selon Automotive News, trois groupes automobiles chinois sont déjà en train de préparer leur implantation BYD, Chery et Geely. Ces constructeurs travaillent notamment sur la certification de leurs véhicules et la création d’un réseau de concessionnaires au Canada.

BYD déjà présent… indirectement

Même si BYD n’a pas encore de réseau de vente pour les particuliers au Canada, le constructeur possède déjà une certaine présence. L’entreprise exploite notamment une usine d’autobus électriques au nord de Toronto, tandis qu’un importateur à Montréal utilise des voitures BYD comme taxis électriques.

Geely pourrait utiliser son réseau existant

De son côté, Geely pourrait profiter de l’infrastructure déjà en place grâce à ses marques Volvo et Polestar, bien qu’il soit peu probable que ces concessionnaires partagent leurs salles de montre avec des modèles plus abordables provenant d’autres divisions du groupe. Le constructeur chinois possède également Lotus, une marque qu’il envisage d’utiliser pour pénétrer rapidement le marché canadien.

Lotus pourrait être le premier à entrer

Selon le média spécialisé CarNewsChina, Lotus pourrait devenir la première marque chinoise à profiter du nouveau régime tarifaire canadien. Le PDG de l’entreprise, Feng Qingfeng, a indiqué que la marque voyait une opportunité stratégique dans le marché canadien, notamment après avoir suspendu certaines expéditions vers le Moyen-Orient en raison du conflit dans la région. Lotus dispose déjà de six concessionnaires au Canada — deux au Québec, deux en Ontario, un à Calgary et un à Vancouver — et prévoit porter ce nombre à douze d’ici la fin de l’année. Ces concessionnaires vendent actuellement des modèles à essence produits au Royaume-Uni, mais Geely fabrique désormais des Lotus électriques en Chine, qui pourraient être exportés vers le Canada dès que les règles tarifaires seront clarifiées.

Des VÉ abordables exigés par la politique canadienne

La stratégie canadienne vise aussi à favoriser l’accessibilité financière. Lorsque le quota atteindra 70 000 véhicules par an d’ici 2030, au moins la moitié des véhicules importés devra afficher un prix d’importation inférieur à 35 000 $. Parmi les marques chinoises envisagées pour ce segment, Chery travaille déjà à protéger plusieurs noms de modèles au Canada. L’un d’eux, iCar (exporté sous le nom iCaur), serait positionné comme une marque d’entrée de gamme.

Un marché en pleine mutation

L’arrivée potentielle de constructeurs chinois pourrait modifier sensiblement le paysage des véhicules électriques au Canada. Des marques comme BYD ou Geely disposent d’une forte avance dans la production de batteries et de véhicules électriques à bas coût. Leur présence pourrait donc accentuer la pression sur les constructeurs traditionnels, surtout dans les segments les plus abordables. Reste à voir comment l’industrie nord-américaine et les consommateurs réagiront à cette nouvelle concurrence.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Trois constructeurs chinois de VÉS préparent leur entrée sur le marché canadien provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile