Le constructeur allemand BMW traverse une nouvelle zone de turbulence. Quelques jours après avoir abaissé ses prévisions financières, la direction du groupe se prépare à entamer des discussions avec les représentants des employés afin d’évaluer les mesures nécessaires pour redresser la situation. Il s’agit du troisième avertissement sur les bénéfices émis par BMW en autant d’années, un constat qui témoigne des difficultés auxquelles est confrontée l’industrie automobile haut de gamme dans un contexte économique mondial de plus en plus complexe.

Le constructeur pointe notamment du doigt le ralentissement du marché chinois, essentiel à sa rentabilité, ainsi que les pressions exercées sur les coûts de production par le conflit opposant l’Iran et ses alliés aux États-Unis.

La Chine continue de peser lourd

Depuis plusieurs années, la Chine constitue le principal marché automobile mondial et l’un des piliers de la croissance des constructeurs premium européens. Or, l’environnement concurrentiel s’est considérablement durci. Les marques locales gagnent du terrain grâce à une offre électrique compétitive et des prix agressifs, tandis que les consommateurs chinois se montrent plus prudents dans leurs dépenses. Pour BMW, cette faiblesse persistante du marché chinois constitue l’un des principaux facteurs expliquant la révision à la baisse de ses perspectives financières.

Les investisseurs espéraient un rebond plus rapide. Celui-ci tarde visiblement à se matérialiser.

Les conséquences économiques du conflit en Iran

BMW évoque également les répercussions du conflit au Moyen-Orient pour justifier son avertissement. Les tensions géopolitiques ont contribué à une hausse des coûts liés à l’énergie, aux matières premières et à certaines chaînes logistiques. Même si les marchés pétroliers se sont quelque peu stabilisés récemment, les constructeurs automobiles demeurent vulnérables aux fluctuations des prix et aux perturbations des approvisionnements. Dans une industrie où chaque point de marge compte, ces coûts supplémentaires viennent compliquer davantage l’équation financière.

Des mesures d’efficacité renforcées

À la suite de cette annonce, BMW a indiqué vouloir accélérer ses initiatives visant à améliorer son efficacité opérationnelle. Le nouveau président-directeur général du constructeur, Milan Nedeljkovic, a confirmé que les efforts de réduction des coûts structurels seraient intensifiés. Il a également averti que ces mesures pourraient entraîner des effets ponctuels sur les résultats financiers au cours de la deuxième moitié de 2026. Les analystes ayant participé à une conférence téléphonique avec la direction estiment que BMW pourrait être amenée à réduire davantage ses effectifs européens et à accélérer la localisation de sa production en Amérique du Nord et en Chine. L’objectif serait double : diminuer les coûts de fabrication et réduire l’exposition aux aléas géopolitiques.

Des discussions avec les représentants des travailleurs

Le conseil des travailleurs de BMW a confirmé que des échanges étaient en préparation avec la direction du groupe. Dans une déclaration transmise à Reuters, son porte-parole a indiqué que les différentes parties cherchaient d’abord à élaborer des solutions viables grâce au dialogue, tout en faisant preuve de responsabilité à l’égard des employés. Aucun détail supplémentaire n’a toutefois été fourni quant aux scénarios actuellement étudiés. Contrairement à certains de ses concurrents allemands, BMW n’a pas annoncé jusqu’à présent de vaste programme de licenciements.

Jusqu’à 7 700 postes concernés

Le constructeur prévoit néanmoins une réduction progressive de ses effectifs mondiaux pouvant atteindre 5 % d’ici la fin de 2026. Avec un peu moins de 155 000 employés à travers le monde, cette diminution pourrait représenter jusqu’à 7 700 postes. BMW précise toutefois que ces réductions continueraient de s’effectuer principalement par attrition naturelle, c’est-à-dire par le non-remplacement des départs à la retraite et des démissions, plutôt que par des licenciements massifs. Le groupe avait déjà enregistré une légère baisse de ses effectifs en 2025, une tendance qui devrait donc se poursuivre cette année.

Les marchés financiers sanctionnent BMW

L’annonce a été mal accueillie par les investisseurs. À la Bourse de Francfort, le titre BMW a chuté jusqu’à son plus bas niveau depuis près de six ans, illustrant les inquiétudes entourant la capacité du constructeur à renouer rapidement avec une croissance soutenue. Les marchés s’interrogent désormais sur la vitesse à laquelle BMW pourra restaurer sa rentabilité dans un environnement marqué par l’électrification, l’incertitude géopolitique et la montée en puissance des constructeurs chinois.

Une industrie allemande sous pression

La situation de BMW reflète un défi plus large auquel fait face l’ensemble de l’industrie automobile allemande. Alors que Volkswagen a déjà annoncé d’importants programmes d’économies et que Mercedes-Benz multiplie les initiatives visant à améliorer sa productivité, BMW semblait jusqu’ici mieux résister aux turbulences. Ce nouvel avertissement démontre toutefois qu’aucun constructeur n’est véritablement à l’abri des transformations profondes qui bouleversent actuellement le secteur automobile mondial. Entre le ralentissement de la demande chinoise, la pression sur les coûts et la nécessité d’investir massivement dans les nouvelles technologies, les grands noms allemands doivent désormais composer avec une réalité moins confortable qu’au cours de la dernière décennie. Pour BMW, les prochains mois seront déterminants. Le constructeur devra rassurer à la fois ses employés, ses investisseurs et ses clients, tout en poursuivant sa transition vers l’automobile de demain sans sacrifier sa rentabilité.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte BMW veut réduire ses effectifs mondiaux de 5% provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Dans une économie de plus en plus tournée vers la circularité, la récupération des produits en fin de vie n’est plus un simple geste environnemental : elle est devenue un maillon essentiel de la gestion responsable des ressources. Qu’il s’agisse d’huiles usagées, d’antigels, de filtres, de contenants de plastique ou d’aérosols, chaque produit récupéré évite des risques de contamination, réduit la pression sur les matières vierges et contribue à créer de la valeur à partir de ressources qui auraient autrement été perdues.

Derrière le geste simple de rapporter un produit dans un point de dépôt se cache une organisation bien structurée. Les filières de récupération s’appuient sur un réseau coordonné de points de dépôt, d’entreprises partenaires, de récupérateurs, de transporteurs et de valorisateurs. Cette chaîne doit être accessible aux citoyens, efficace pour les entreprises et rigoureuse sur le plan environnemental. C’est cette mécanique souvent invisible qui donne une seconde vie aux produits usagés. Au Québec, la SOGHU est responsable de cette chaîne logistique. Sa plus récente campagne, Où Bidon, souligne l’importance du réseau de points de dépôt et sensibilise la population aux bons gestes à adopter.

Les points de dépôt : la porte d’entrée du système

Les points de dépôt constituent le premier point de contact entre le public et la filière de récupération. Leur rôle est fondamental : ils rendent le programme concret, visible et accessible. Pour les citoyens, qui génèrent de faibles volumes, ces lieux permettent de rapporter les matières visées dans un environnement encadré, plutôt que de les conserver indéfiniment ou de risquer une mauvaise disposition.

Un point de dépôt efficace ne se limite pas à recevoir des produits. Il doit aussi informer les usagers, assurer un tri minimal, éviter les mélanges indésirables et orienter les matières vers les bonnes voies de traitement. Dans le cas des produits d’entretien mécanique, la qualité de la récupération dépend beaucoup de la séparation des matières. Une huile contaminée par du solvant, de l’essence ou d’autres produits peut devenir plus difficile, voire impossible, à valoriser adéquatement. C’est pourquoi les consignes de dépôt, les contenants d’origine étanche et l’identification claire des produits jouent un rôle déterminant.

Les règles pour rapporter ses produits

Pour utiliser un point de dépôt de façon sécuritaire et efficace, les citoyens doivent respecter quelques règles simples. Il est important de se présenter uniquement pendant les heures d’ouverture du commerce ou de l’écocentre, puis de demander à un employé où déposer les produits. Les matières rapportées doivent être clairement identifiées à l’employé afin de prévenir les mélanges et d’assurer leur acheminement vers la bonne filière de traitement. Avant de se déplacer, il est aussi recommandé de consulter la liste des produits acceptés par la SOGHU. Les produits ne doivent jamais être laissés à l’extérieur, sans surveillance ou en dehors des heures d’ouverture. Pour les matières qui ne sont pas prises en charge par la SOGHU, les citoyens peuvent consulter l’application Ça va où? de RECYC-QUÉBEC afin de savoir où les rapporter.

Les partenaires points de dépôt : des acteurs indispensables sur le terrain

La force du réseau de récupération repose en grande partie sur l’engagement des partenaires points de dépôt. Grâce à leur présence dans les communautés et à leur proximité avec les automobilistes, des organisations comme CAA, Mécanique M360, NAPA Autopro, les concessionnaires Toyota du Québec et les concessionnaires GM du Québec rendent le programme de la SOGHU plus accessible, plus visible et plus facile à utiliser au quotidien.

Ces ateliers et concessions jouent un rôle essentiel : ils offrent aux citoyens un lieu encadré pour rapporter les produits visés, tout en contribuant à leur acheminement vers les bonnes filières de traitement et de valorisation. Leur participation facilite les bons gestes, réduit les risques de mauvaise disposition et renforce la performance environnementale de l’ensemble du système.

En choisissant de devenir points de dépôt, ces partenaires ne font pas que soutenir une obligation environnementale : ils posent un geste concret pour leurs clients, leur communauté et l’économie circulaire. La prochaine fois que vous visiterez votre atelier mécanique, demandez-lui s’il est point de dépôt de la SOGHU.

 

Le texte Les filières de récupération provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ford fait face à une situation plutôt embarrassante. Le constructeur américain doit rappeler une deuxième fois plus de 387 000 véhicules Ford et Lincoln aux États-Unis, après avoir découvert que des réparations effectuées lors de rappels précédents n’avaient pas été réalisées correctement.

Le problème ne concerne pas de nouvelles défaillances mécaniques, mais plutôt des mises à jour logicielles mal installées. Dans plusieurs cas, les véhicules avaient pourtant été déclarés conformes et remis à leurs propriétaires.

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a ainsi émis sept nouveaux rappels au début du mois de juin afin de corriger ces interventions inadéquates.

Le Canada va suivre

Du côté canadien, Transport Canada avait déjà publié les rappels d’origine touchant ces véhicules. Toutefois, aucun « rappel de rappel » n’a encore été annoncé officiellement.

Compte tenu de la situation aux États-Unis, il serait toutefois surprenant que les autorités canadiennes ne prennent pas des mesures similaires dans les prochaines semaines.

Les véhicules concernés couvrent les années-modèles 2012 à 2020.

Ford Focus : plus de 255 000 voitures concernées

Le plus important de ces nouveaux rappels touche 255 404 Ford Focus des années 2012 à 2018.

Une défaillance de la soupape de purge du système d’évaporation (Canister Purge Valve ou CPV) peut provoquer un calage du moteur pendant la conduite. La correction consiste à installer correctement la mise à jour du module de commande du groupe motopropulseur (PCM).

Au Canada, le rappel original avait été publié sous le numéro 2018-577 et concernait 136 272 véhicules.

Problèmes d’affichage au tableau de bord

Un autre rappel vise 2 349 véhicules, soit certaines :

  • Ford Mustang 2019;
  • Lincoln Nautilus 2019;
  • Lincoln Navigator 2019.

Dans ces véhicules, le combiné d’instruments peut demeurer complètement noir au démarrage, privant le conducteur d’informations essentielles.

Le correctif consiste à réinstaller adéquatement le logiciel du tableau de bord.

Transport Canada avait lancé le rappel initial sous le numéro 2019-064.

Certains F-150 touchés par des anomalies d’instrumentation

Des Ford F-150 2017 font également l’objet d’un nouveau rappel.

Par temps froid, plusieurs indicateurs du tableau de bord peuvent ne pas s’illuminer après le démarrage du véhicule.

Au Canada, 1 057 camionnettes avaient déjà été rappelées dans le cadre du dossier 2017-040.

Focus et Fusion : risque de fuite de transmission

Les Ford Focus 2015 à 2018 et Ford Fusion 2013 à 2016 équipées de certaines transmissions automatisées pourraient souffrir d’un glissement excessif de l’embrayage.

Le logiciel incorrectement installé est incapable de détecter adéquatement cette situation, ce qui pourrait mener à une défaillance de l’embrayage et à une fuite de liquide de transmission.

Transport Canada avait initialement rappelé 513 véhicules sous le numéro 2018-129, avant d’ajouter 134 Focus supplémentaires dans le cadre du rappel 2018-665.

Vitres électriques de l’Escape : une force excessive

Le rappel touche également 18 214 Ford Escape 2017 aux États-Unis.

Le système de remontée automatique des vitres, censé inverser leur mouvement lorsqu’un obstacle est détecté, peut exercer une pression excessive avant de réagir.

Le risque est particulièrement préoccupant en présence d’enfants ou lorsqu’une main se trouve dans l’ouverture.

Au Canada, 5 157 véhicules avaient été visés par le rappel 2015-410.

Feux de jour trop puissants sur le F-150

Près de 91 200 Ford F-150 des années 2018 à 2020 doivent aussi retourner chez le concessionnaire.

Les feux de jour ne réduisent pas suffisamment leur intensité lorsque les phares principaux sont allumés, ce qui produit un éclairage dépassant les normes fédérales américaines.

Transport Canada avait rappelé 50 989 camionnettes sous le numéro 2020-071.

Un problème de levier de vitesses

Enfin, 10 742 Ford F-150 2018 équipés du moteur V6 de 3,3 litres et de la boîte automatique à six rapports sont également visés.

En déplaçant rapidement le levier de vitesses monté sur la colonne de direction de la position « Park » à « Drive », l’indicateur de rapport peut s’éteindre temporairement. Plus inquiétant encore, la transmission pourrait brièvement engager la marche arrière ou le point mort avant d’avancer normalement.

Au Canada, 2 021 véhicules avaient déjà été rappelés sous le numéro 2017-517.

Comment vérifier si votre véhicule est concerné?

Les propriétaires peuvent vérifier si leur véhicule fait l’objet d’un rappel en utilisant le numéro d’identification du véhicule (NIV), aussi appelé VIN. Ce code à 17 caractères figure sur le certificat d’immatriculation ou est visible à la base du pare-brise du côté conducteur.

Par ailleurs, les constructeurs sont légalement tenus d’expédier un avis postal aux propriétaires concernés. Il est donc important de maintenir ses coordonnées à jour, particulièrement lors d’un déménagement ou de l’achat d’un véhicule d’occasion.

Une situation gênante pour Ford

Les rappels sont monnaie courante dans l’industrie automobile. Toutefois, devoir rappeler des véhicules parce que les réparations d’un rappel précédent n’ont pas été effectuées correctement demeure beaucoup plus rare.

Cette affaire soulève inévitablement des questions sur les processus de vérification des interventions en concession et rappelle qu’un véhicule déclaré réparé n’est pas toujours à l’abri d’un retour à l’atelier.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Des rappels en double pour 387 000 modèles Ford provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

General Motors se dirige vers l’abandon de la production du Chevrolet Silverado 1500 à l’usine d’Oshawa avant la fin de 2026, selon plusieurs analystes de l’industrie. Si cette décision se concrétise, elle représenterait un nouveau recul important pour l’installation ontarienne, déjà touchée par une réduction de cadence en début d’année. En janvier dernier, GM avait réduit les activités de l’usine de trois à deux quarts de travail, entraînant la suppression d’environ 700 emplois et une baisse de production de près de 50 000 véhicules. GM Canada n’a pas confirmé l’information, mais n’a pas non plus démenti les projections.

Oshawa se limiterait aux modèles HD

Selon la firme américaine AutoForecast Solutions (AFS), l’usine d’Oshawa conserverait uniquement l’assemblage des versions lourdes, soit les Silverado 2500 HD et 3500 HD.

Le Silverado 1500 de nouvelle génération a été dévoilé le 16 juin dernier et sa production doit débuter plus tard cette année. Toutefois, GM refuse toujours de préciser quelles usines hériteront de cette nouvelle génération.

Actuellement, les Silverado 1500 sont produits à Oshawa, en Indiana et au Mexique. Les modèles HD sont quant à eux assemblés à Oshawa et à Flint, au Michigan.

GM entretient le flou

GM affirme qu’Oshawa jouera toujours un rôle dans la production des camionnettes pleine grandeur de prochaine génération.

« Oshawa continue de jouer un rôle clé dans notre gamme de camionnettes pleine grandeur grâce à un investissement canadien de 343 millions de dollars destiné à la prochaine génération de camionnettes à essence », a indiqué Ariane Souza Pereira, porte-parole de GM Canada.

L’entreprise évite toutefois de préciser si cet engagement concerne à la fois les versions légères et lourdes.

Une usine réduite à un seul quart ?

Le PDG d’AFS, Joe McCabe, estime que la disparition du Silverado 1500 ramènerait l’usine à un seul quart de travail.

« Ce serait suffisant pour garder les lumières allumées », résume-t-il.

Le problème demeure la taille limitée du marché des camionnettes lourdes. Contrairement aux modèles 1500, les versions HD s’adressent à une clientèle plus restreinte composée notamment d’entrepreneurs et de propriétaires ayant des besoins de remorquage importants.

Une chute importante des volumes

L’usine d’Oshawa a assemblé 152 190 camionnettes en 2024 et 125 758 en 2025.

Avec la réduction de cadence déjà en place et le retrait éventuel du Silverado 1500, les volumes pourraient tomber autour de 50 000 véhicules annuellement, selon Sam Fiorani, vice-président des prévisions mondiales chez AFS.

Le Silverado 1500 de nouvelle génération arrivera dès cette année, alors que les modèles HD redessinés ne sont pas attendus avant 2029.

Unifor s’inquiète pour ses membres

Le syndicat Unifor Local 222, qui représente plus de 2 000 travailleurs horaires à Oshawa, affirme être extrêmement préoccupé par la sécurité d’emploi de ses membres.

Son président, Jeff Gray, soutient que GM n’a fourni aucune information officielle concernant l’avenir du Silverado 1500 à Oshawa.

« Toutes les informations sont hermétiquement contrôlées », explique-t-il, alors que les négociations collectives avec les Trois de Detroit doivent débuter cet été.

Les tarifs douaniers continuent de peser

Les tarifs imposés en 2025 sur certains véhicules fabriqués au Canada continuent d’alimenter l’incertitude dans le secteur automobile nord-américain.

Unifor réclame un retour à un environnement commercial stable sous l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), qui avait permis à l’usine d’Oshawa de retrouver sa prospérité après sa relance en 2021.

Pendant ce temps, GM a également suspendu les activités de l’usine CAMI d’Ingersoll après l’échec commercial du fourgon électrique BrightDrop.

GM investit davantage aux États-Unis

Parallèlement aux réductions canadiennes, le constructeur accélère ses investissements américains.

GM a notamment annoncé un plan de 4 milliards de dollars américains visant à accroître la production dans plusieurs usines aux États-Unis. L’entreprise a également confirmé l’ajout de capacité pour les Chevrolet Silverado et GMC Sierra légers en Indiana.

À Flint, au Michigan, la production des modèles HD est récemment passée de cinq à six jours par semaine.

Quelques motifs d’espoir pour le Canada

Malgré ce contexte difficile, certains signaux demeurent encourageants.

GM a confirmé un investissement de 691 millions de dollars canadiens pour la production de moteurs V8 de nouvelle génération au pays.

Le constructeur a également engagé 63 millions de dollars supplémentaires afin d’estamper les principaux panneaux de carrosserie des futures camionnettes à Oshawa, un investissement qui s’ajoute aux 280 millions de dollars annoncés en 2023.

Même si les détails demeurent limités, ces engagements démontrent que le constructeur n’a pas complètement tourné le dos au Canada.

Une décision lourde de conséquences

L’avenir du Silverado 1500 à Oshawa dépasse largement le simple sort d’un modèle populaire. Il s’agit d’un test crucial pour la place du Canada dans la stratégie manufacturière de General Motors à l’ère des tensions commerciales et des réorganisations industrielles.

Si le retrait du Silverado 1500 se confirme, Oshawa conservera une présence symbolique dans l’univers des camionnettes GM. Mais pour les travailleurs, les fournisseurs et toute la filière automobile canadienne, le symbole risque d’être difficile à transformer en véritable moteur économique.

Avec des renseignements d’Automotive News

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Après des mois de rumeurs, d’espionnage automobile et de spéculations, Ford vient enfin de lever un coin du voile sur sa future camionnette électrique d’entrée de gamme. Le constructeur américain a lancé discrètement une campagne de promotion consacrée à ce modèle très attendu, dont l’arrivée est prévue l’an prochain. Quelques jours seulement après que plusieurs prototypes lourdement camouflés eurent été aperçus sur les routes américaines, Ford a mis en ligne un microsite dédié au projet. Les véhicules d’essai sont d’ailleurs équipés d’un code QR que les curieux peuvent numériser afin d’accéder à cette plateforme.

Une fois sur le site, Ford félicite les visiteurs d’avoir « aperçu une licorne » avant de dévoiler plusieurs vidéos montrant la camionnette en phase de développement.

Une exception dans une industrie qui ralentit ses ambitions électriques

Le lancement de cette camionnette survient dans un contexte particulier. Comme plusieurs constructeurs automobiles, Ford a récemment réduit certains investissements destinés aux véhicules électriques en raison d’une demande moins soutenue que prévu et d’un environnement réglementaire américain en constante évolution. Ce projet fait toutefois figure d’exception. Ford continue de croire au potentiel de cette nouvelle camionnette compacte ainsi qu’à la plateforme Universal EV qui lui sert de fondation. Cette architecture simplifiée a été conçue afin de réduire les coûts de fabrication et de rendre les véhicules électriques plus accessibles.

Des essais hivernaux rigoureux

Les vidéos diffusées par Ford permettent d’observer le véhicule dans différentes conditions. Une première séquence présente la camionnette dans un centre d’essais spécialisé avant de la montrer évoluant sur des routes enneigées. Le constructeur en profite également pour dévoiler quelques images de l’usine où le modèle prendra vie, mettant en évidence son procédé d’assemblage simplifié. Une autre capsule met en vedette Chris Kirkland, spécialiste principal des logiciels véhicules chez Ford. On y découvre davantage d’images des essais réalisés dans le nord du Michigan, une région réputée pour ses hivers rigoureux.

Une taille qui rappelle le Ranger des années 1990

L’un des éléments les plus frappants concerne les dimensions de cette future camionnette. Contrairement aux mastodontes qui dominent actuellement le marché nord-américain, ce nouveau modèle semble reprendre les proportions du Ford Ranger des années 1990. Il s’agit toutefois d’une configuration à quatre portes mieux adaptée aux besoins des familles modernes. Cette approche pourrait séduire les consommateurs à la recherche d’un véhicule utilitaire plus facile à stationner, moins énergivore et plus abordable. Dans un marché où les camionnettes pleine grandeur franchissent souvent le cap des 70 000 $, voire davantage, une option plus compacte pourrait trouver rapidement son public.

Un design dicté par l’efficacité

L’absence d’un moteur thermique permet aux designers de Ford d’adopter des solutions inédites. La camionnette se distingue notamment par un capot très court, rendu possible par l’intégration du groupe motopropulseur électrique. Le pare-brise fortement incliné contribue quant à lui à améliorer l’aérodynamisme, un élément essentiel pour optimiser l’autonomie. Ford indique également que plusieurs systèmes électroniques font actuellement l’objet d’une mise au point intensive durant les essais hivernaux, notamment le contrôle de stabilité, l’antipatinage ainsi que la direction assistée électrique.

Le retour possible du nom Ranchero

Même si Ford n’a pas encore confirmé son appellation officielle, plusieurs observateurs croient que le constructeur pourrait ressusciter le nom Ranchero. Utilisé entre 1957 et 1979, le Ranchero associait les attributs d’une voiture particulière à une caisse utilitaire. Le retour de cette désignation historique sur une camionnette électrique compacte constituerait un clin d’œil intéressant au passé de la marque.

Un prix qui pourrait faire la différence

Ford a confirmé que cette nouvelle camionnette électrique sera commercialisée dès l’an prochain. Les caractéristiques techniques complètes ne seront dévoilées qu’à l’approche de sa présentation officielle. Toutefois, plusieurs éléments commencent déjà à se préciser.

Le prix d’entrée devrait se situer autour de 30 000 $ US, soit environ 41 000 $ CA selon les taux de change actuels. Une telle stratégie placerait le modèle parmi les camionnettes électriques les plus abordables du marché nord-américain.

Le véhicule devrait également être équipé d’une batterie au lithium-fer-phosphate (LFP), une technologie reconnue pour sa durabilité, sa stabilité thermique et ses coûts de production inférieurs à ceux des batteries conventionnelles.

Une carte importante pour Ford

Alors que plusieurs constructeurs revoient leurs ambitions électriques à la baisse, Ford semble convaincue qu’il existe une place pour une camionnette électrique simple, pratique et financièrement accessible. Plutôt que de miser uniquement sur des véhicules imposants et coûteux, le constructeur de Dearborn semble vouloir revenir à l’essentiel : offrir un outil polyvalent répondant aux besoins quotidiens d’un plus grand nombre d’acheteurs. Si Ford réussit à tenir sa promesse d’un prix avoisinant les 30 000 $ US, cette petite camionnette pourrait bien devenir l’un des lancements les plus importants du segment électrique au cours des prochaines années. Et si, finalement, l’avenir des camionnettes électriques ne passait pas par le gigantisme, mais plutôt par un retour aux sources?

Avec des renseignements de Carscoops

Le texte Un premier coup d’oeil à la camionnette électrique de Ford provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Après huit années de loyaux services, le Chevrolet Silverado 1500 tourne une importante page de son histoire. Pour 2027, la camionnette pleine grandeur de Chevrolet se présente sous une nouvelle génération qui promet davantage de puissance, une technologie plus poussée et un style modernisé, tout en conservant les attributs qui ont contribué à son succès. Cette première présentation officielle demeure toutefois un avant-goût. General Motors n’a pas encore dévoilé l’ensemble des caractéristiques techniques ni permis aux journalistes de prendre le volant. Les impressions de conduite devront donc attendre, mais ce premier contact révèle déjà les grandes orientations du futur Silverado. Pour l’instant, seul le Silverado 1500, le fameux « demi-tonne », a été présenté. Les versions 2500 et 3500 devraient suivre prochainement, tout comme le GMC Sierra, son jumeau mécanique. Aux États-Unis, le Sierra joue un rôle plus discret derrière son cousin Chevrolet, alors qu’au Canada, les deux modèles se livrent une lutte beaucoup plus serrée sur le plan des ventes.

Une gamme toujours aussi complète

Comme le modèle actuel, le Silverado 2027 sera proposé avec une cabine régulière, une double cabine ou une cabine multiplace. Ce choix devient de plus en plus rare dans l’industrie, puisque plusieurs concurrents, dont le Ram 1500 et le Toyota Tundra, ont abandonné la configuration à deux portes. La gamme s’articulera autour des versions Work Truck, Custom, Trail Boss, Custom Trail Boss, Z71, ZR2 et High Country, permettant à Chevrolet de couvrir un large éventail de besoins, du véhicule de travail à la camionnette de luxe.

Deux nouveaux V8 pour remplacer les moteurs actuels

Sous le capot, Chevrolet conserve deux motorisations déjà bien connues. Le quatre-cylindres turbocompressé de 2,7 litres demeure au catalogue avec ses 310 chevaux et ses 430 lb-pi de couple, tandis que le six-cylindres en ligne turbodiesel Duramax de 3,0 litres développe toujours 305 chevaux et 495 lb-pi. Fait intéressant, ce moteur diesel sera désormais offert dès la version Work Truck.

En revanche, les V8 de 5,3 litres et de 6,2 litres prennent leur retraite. Ils cèdent leur place à deux nouveaux moteurs V8 de prochaine génération, d’une cylindrée respective de 5,7 litres et de 6,6 litres. Chevrolet n’a pas encore révélé leurs chiffres de puissance, mais promet déjà que l’un d’eux deviendra le moteur V8 atmosphérique le plus puissant de sa catégorie.

Toutes les versions seront associées à une boîte automatique à dix rapports. Le moteur 2,7 litres profite ainsi d’une amélioration notable puisqu’il abandonne enfin la transmission à huit rapports utilisée jusqu’à présent.

Il est fort probable que le futur V8 de 6,6 litres soit dérivé de celui actuellement installé sous le capot des Silverado HD, où il produit 401 chevaux et 464 lb-pi de couple. Une évolution de cette mécanique pourrait éventuellement servir de moteur d’entrée pour les futures versions lourdes.

Un comportement routier peaufiné

General Motors promet également des améliorations au chapitre du confort de roulement grâce à des ajustements apportés au châssis. Les détails demeurent toutefois limités.

Chevrolet confirme néanmoins que le Silverado conservera ses traditionnels ressorts à lames à l’arrière plutôt que d’adopter des ressorts hélicoïdaux comme le Ram 1500 ou le Toyota Tundra. Une décision qui privilégie la robustesse et les capacités de remorquage, deux éléments essentiels dans ce segment.

Une évolution stylistique mesurée

Le Silverado 2027 ne cherche pas à réinventer sa silhouette. Les designers ont plutôt choisi de moderniser une formule gagnante.

La partie avant a été redessinée, tout comme les blocs optiques avant et arrière. Les moulures des bas de caisse et des arches de roue ont été revues, tandis qu’une lunette arrière coulissante affleurante fait son apparition. Les versions Custom et supérieures pourront également recevoir un échappement à double sortie.

Chaque niveau de finition affichera ses propres éléments distinctifs afin d’affirmer davantage sa personnalité.

Le hayon Multi-Flex demeure au programme, tout comme les marchepieds intégrés aux extrémités du pare-chocs arrière, une solution simple mais particulièrement pratique lorsqu’il faut accéder rapidement à la caisse.

Un habitacle résolument technologique

C’est probablement à bord que le Silverado 2027 effectue le bond le plus spectaculaire.

Tous les modèles reçoivent désormais un écran tactile central de 16,3 pouces ainsi qu’un combiné d’instrumentation numérique de 12,2 pouces. Les versions ZR2 et High Country ajoutent un écran destiné au passager avant de 11,5 pouces, une première chez Chevrolet. Elles proposent également de série un affichage tête haute et un rétroviseur intérieur à affichage vidéo.

Selon les versions retenues, les occupants pourront profiter d’inserts en véritable fibre de carbone ou en bois, d’une sellerie en cuir agrémentée de suédine ainsi que d’une console centrale transformable en table de travail, une solution déjà popularisée par le Ford F-150.

Chevrolet n’a pas encore dévoilé toutes les possibilités offertes par le nouveau système multimédia et n’a pas confirmé la présence d’Apple CarPlay ou d’Android Auto.

Des commandes physiques toujours présentes

À une époque où certains constructeurs semblent convaincus que toutes les fonctions doivent être intégrées à un écran tactile, Chevrolet adopte une approche plus équilibrée.

Les responsables du projet ont confirmé que plusieurs commandes physiques seraient conservées. Selon eux, tout n’a pas besoin d’être enfoui dans des menus numériques, et le juste équilibre entre boutons traditionnels et interfaces virtuelles demeure essentiel à une expérience utilisateur réussie.

Une philosophie qui devrait rassurer ceux qui préfèrent ajuster la température sans quitter la route des yeux.

Le Super Cruise poursuit sa route

Le système de conduite mains libres Super Cruise demeure de la partie. Selon General Motors, il reste le seul dispositif du genre permettant une conduite sans les mains sur certaines routes compatibles, même lors du remorquage d’une remorque.

Le Silverado adopte également un nouveau sélecteur électronique installé sur la console centrale, déjà utilisé dans les Chevrolet Tahoe et Suburban. Cette configuration libère de l’espace à bord et permet toujours aux versions d’entrée de gamme d’offrir une banquette avant à trois places.

Le hors route plus populaire que jamais

Même si une bonne proportion de ces camionnettes ne quitteront jamais l’asphalte, les capacités hors route continuent d’attirer les acheteurs.

Les Silverado Trail Boss et Custom Trail Boss bénéficieront d’une suspension rehaussée de 50 millimètres et de pneus de 34 pouces. Au sommet de la hiérarchie aventurière, le ZR2 conservera ses différentiels avant et arrière verrouillables électroniquement, ses amortisseurs Multimatic DSSV avec butées hydrauliques, ses roues de 18 pouces compatibles avec des anneaux de retenue et ses pneus de 35 pouces. Des protections additionnelles des bas de caisse complètent l’ensemble, tandis que les sièges spécifiques offrent un meilleur maintien.

Une importante contribution canadienne

Le Silverado 2027 affichera également une forte empreinte canadienne.

General Motors du Canada a confirmé que son usine de St. Catharines, en Ontario, participera à la fabrication des nouveaux moteurs V8. L’usine d’Oshawa sera pour sa part modernisée afin d’assembler la nouvelle génération du Silverado. Elle demeure la seule installation nord-américaine capable de produire simultanément des camionnettes légères et lourdes.

Un marché toujours dominé par les camionnettes

En 2025, plus de 56 000 Silverado ont été vendus au Canada. Le GMC Sierra a fait encore mieux avec environ 61 000 unités écoulées.

Malgré ces performances enviables, l’ensemble formé par le Ford F-150 et les modèles Super Duty demeure le véhicule le plus vendu au pays. Les Ram et Toyota Tundra continuent d’évoluer derrière les deux représentants de General Motors.

Conclusion

À première vue, Chevrolet semble avoir trouvé le juste équilibre entre tradition et modernité. Les amateurs de V8 seront heureux de constater que le constructeur continue de miser sur les moteurs atmosphériques, tandis que les acheteurs plus technophiles apprécieront la montée en gamme de l’habitacle.

L’absence d’une motorisation hybride ou électrifiée pourrait surprendre certains observateurs, surtout dans un contexte où plusieurs concurrents explorent d’autres avenues. Chevrolet semble toutefois convaincue que les clients de ce segment demeurent attachés aux valeurs traditionnelles que sont la puissance, la robustesse et la capacité de remorquage.

Reste maintenant à vérifier si les promesses se traduiront sur la route. Une chose est sûre : avec ce Silverado 2027, la rivalité avec le Ford F-150 promet d’être plus intense que jamais.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Un nouveau Chevrolet Silverado pour 2027 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile