Lac Beauport, Québec- Pour 2026, Toyota présente une toute nouvelle génération de son VUS compact vedette. La grande nouveauté est que toute la gamme est désormais électrifiée. Le modèle hybride rechargeable (PHEV) devient le porte-étendard technologique de la famille avec une puissance accrue de 324 chevaux, une batterie plus grosse de 22,7 kWh et une autonomie électrique dépassant la barre symbolique des 80 kilomètres. Toyota introduit également une nouvelle version GR Sport qui tente d’ajouter un peu de piquant à un véhicule dont la principale qualité a toujours été le bon sens.

Plus robuste

Les designers de Toyota ont choisi une évolution plutôt qu’une révolution. Un trait de caractère typiquement japonais. Le nouveau RAV4 conserve sa silhouette carrée et utilitaire, mais affiche une présence plus affirmée. La calandre plus verticale, les ailes musclées et les nouveaux phares DEL lui donnent davantage de caractère. On remarque une inspiration provenant du 4Runner dans certaines lignes de carrosserie. Le résultat est réussi : le RAV4 paraît plus robuste sans tomber dans l’excès. La version GR Sport ajoute des jantes exclusives, quelques accents noirs et des détails esthétiques plus agressifs.

Tout pour votre sécurité

Comme toujours, Toyota ne lésine pas sur les systèmes d’assistance à la conduite. Tous les modèles reçoivent de série :

  • Régulateur de vitesse adaptatif
  • Assistance au maintien dans la voie
  • Freinage d’urgence autonome
  • Surveillance des angles morts
  • Alerte de circulation transversale arrière
  • Lecture des panneaux routiers
  • Caméra de recul

Le système de conduite semi-autonome mains libres est également proposé, mais son fonctionnement est limité à basse vitesse, ce qui réduit son utilité dans la circulation quotidienne. Malgré cette limitation, le RAV4 demeure parmi les véhicules les plus sécuritaires de sa catégorie.

Plus spacieux

Les adultes voyagent confortablement aux deux rangées. Les places arrière offrent suffisamment d’espace pour les jambes et la tête, même pour les passagers de grande taille. Le coffre est bon pour 951 litres derrière la deuxième rangée et 1 977 litres sièges rabattus. La forme carrée du compartiment facilite le chargement d’objets volumineux. Les nombreux espaces de rangement sont également typiques de Toyota : il y en a partout. Même les poignées de portes semblent avoir été conçues par quelqu’un qui transporte constamment des lunettes, des clés, un téléphone et trois cafés. La suspension absorbe efficacement les imperfections du réseau routier québécois et le roulement demeure silencieux, surtout lorsque le véhicule circule en mode électrique.

Les sièges avant offrent plusieurs réglages, mais leur rembourrage ferme devient perceptible après quelques heures de route. Heureusement, les sièges chauffants compensent en partie cette fermeté. La climatisation fonctionne également très bien, même lorsque le moteur thermique demeure éteint.

Conduite

Le nouveau RAV4 PHEV surprend d’abord par ses performances. Avec 324 chevaux, il accélère beaucoup plus rapidement qu’on pourrait le croire. La version GR Sport réalise le 0 à 100 km/h en environ 5,6 secondes, soit plus rapidement que plusieurs voitures sport d’il y a quelques années. En conduite urbaine, le couple instantané des moteurs électriques rend les départs très énergiques. Mais dès que la route devient sinueuse, le RAV4 rappelle rapidement sa vocation familiale. La direction manque de sensations et le roulis est assez prononcé. Malgré son appellation GR Sport, il ne procure pas l’expérience dynamique d’une véritable sportive. Disons que le logo GR est ici davantage un accessoire de mode qu’une promesse de sensations fortes. Toyota conserve la même même mécanique fiable de 2,5 litres avec deux moteurs électriques, une batterie lithium-ion de 22,7 kWh et un rouage intégral de série. Le système offre un excellent équilibre entre performances, consommation et autonomie électrique. La batterie de 22,7 kWh permet une autonomie estimée d’environ 85 km en mode électrique pour las version XSE et 75 pour la version GR.

Recharge

Les versions SE, XSE et GR Sport sont équipées de série d’un chargeur embarqué de 7 kW, permettant une recharge complète sur une borne de 240 volts (32 ampères) en environ 3,5 heures. L’ensemble Technologie XSE remplace ce système par un chargeur embarqué de 11 kW, ce qui réduit le temps de recharge sur une borne de 240 volts à seulement 2,5 heures. Cet ensemble ajoute également un port de recharge rapide CCS de niveau 3 (courant continu), permettant d’accélérer considérablement la recharge lors des arrêts sur les bornes publiques rapides.

Capacité de remorquage

Les modèles SE et XSE AWD peuvent remorquer jusqu’à 3 500 lb (1 588 kg). La version GR Sport ne possède toutefois aucune capacité de remorquage homologuée. Une décision étonnante pour un véhicule qui se veut plus sportif que les autres versions.  Le prix de la version SE débute à 48 750$ , une baisse de 3 000 $ pour le prix de l’an dernier, question de se placer sous la barre des 50 000$ pour avoir droit aux 2 500 $ du fédéral. La version XSE est à 56 400 $ et le GR à 57 500 $. Ajouter à cela les frais de transport et préparation de 1 930 $.

Conclusion

Le Toyota RAV4 PHEV 2026 poursuit exactement ce que le RAV4 fait depuis près de trente ans : répondre intelligemment aux besoins de la majorité des acheteurs. Il est spacieux, économique, rapide, sécuritaire et extrêmement pratique au quotidien. Son autonomie électrique permet à plusieurs propriétaires de parcourir leurs trajets quotidiens sans consommer une goutte d’essence. Il conservera aussi sa proverbiale fiabilité et une excellente valeur de revente. Toyota ne réinvente pas la recette. Il la perfectionne.

Forces

  • Excellente autonomie électrique
  • Performances impressionnantes avec 324 chevaux
  • Habitacle pratique et spacieux
  • Recharge rapide disponible sur certaines versions
  • Technologies de sécurité complètes
  • Forte valeur de revente attendue

Faiblesses

  • Sièges fermes sur longs trajets
  • Direction peu communicative
  • Version GR Sport plus esthétique que sportive
  • Prix élevé des versions haut de gamme
  • Capacité de remorquage absente sur le GR Sport

 

Le texte Toyota RAV4 PHEV 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Alors que les prix des véhicules continuent de grimper et que l’engouement pour les escapades en plein air ne montre aucun signe d’essoufflement, Honda affine sa stratégie. Le constructeur japonais mise sur deux de ses modèles les plus importants : une Accord profondément remaniée et un Passport TrailSport encore plus aventureux. L’objectif est clair : offrir davantage de style, d’efficacité et de capacités hors route sans faire exploser le budget des consommateurs. Une recette qui vise directement les bastions occupés depuis des années par Toyota avec la Camry et les versions TRD de ses utilitaires.

Une Honda Accord moderne

Depuis plusieurs générations, l’Accord est reconnue pour sa fiabilité, son confort et son efficacité. Toutefois, son design plus discret lui a parfois valu des critiques pour son manque d’audace. Honda compte corriger la situation avec une importante mise à jour prévue pour la seconde moitié de 2027. Selon plusieurs sources proches du dossier, la berline adoptera une silhouette plus moderne et plus affirmée qui lui donnera presque l’apparence d’une toute nouvelle génération. Gary Robinson, responsable de la planification des produits chez Honda Amérique, affirme que les changements seront suffisamment importants pour que les clients aient l’impression de découvrir un modèle entièrement renouvelé.

Un design inspiré du futur

À l’avant, la nouvelle Accord devrait adopter une calandre plus étroite, des phares affinés et un bouclier redessiné. L’arrière recevra également un traitement plus agressif avec des lignes angulaires plus marquées et de nouveaux feux arrière. Le style général s’inspirerait de certains éléments du projet abandonné de la Série 0 électrique de Honda. Heureusement, les designers auraient choisi une approche plus équilibrée. Le résultat promet une silhouette plus aérodynamique et plus dynamique, sans tomber dans l’excentricité parfois associée à certains véhicules électriques conceptuels.

Un habitacle plus technologique

À bord, Honda devrait moderniser l’environnement avec un écran multimédia plus imposant et une présentation davantage orientée vers le conducteur. La marque souhaite séduire une clientèle plus jeune qui demeure attachée au format berline. Contrairement à plusieurs années auparavant où les berlines étaient souvent choisies par défaut, les acheteurs actuels les sélectionnent parce qu’ils apprécient réellement ce type de carrosserie. Honda entend donc leur offrir un environnement plus sportif sans sacrifier l’aspect pratique qui a toujours fait la réputation de l’Accord.

Les berlines reviennent dans le portrait

La décision de Honda d’investir massivement dans l’Accord repose sur une tendance qui se dessine depuis plusieurs années. Avec la hausse du prix de l’essence et l’inflation persistante, les consommateurs recherchent de nouveau des véhicules abordables et économes en carburant. Les ventes de l’Accord ont progressé de 22 % au premier trimestre, permettant au modèle de dépasser la Nissan Altima et de s’installer au deuxième rang du segment derrière la Toyota Camry. Honda constate également une hausse de l’intérêt pour la Civic et ses variantes hybrides, confirmant que les berlines demeurent pertinentes malgré la domination des VUS.

Une motorisation hybride de plus en plus importante

Aucun changement majeur n’est attendu sous le capot à court terme. Toutefois, Honda pourrait intégrer le système S+ Shift à ses versions hybrides e:HEV. Cette technologie reproduit les sensations des changements de rapports d’une transmission à double embrayage grâce à une gestion électronique sophistiquée. Introduite sur la nouvelle Prelude et bientôt offerte sur la Civic Hybrid, elle pourrait éventuellement faire son apparition dans l’Accord. À plus long terme, Honda envisage sérieusement de transformer l’Accord en modèle exclusivement hybride avant la fin de la décennie.

Un Passport TrailSport encore plus aventurier

Pendant que l’Accord se refait une beauté, le Passport poursuit sa transformation en véritable spécialiste des chemins difficiles. Moins de deux ans après l’arrivée de sa quatrième génération, le Passport TrailSport recevra déjà plusieurs améliorations destinées à accroître ses capacités hors route. La plus importante sera une hausse de la garde au sol d’environ 25 mm (un pouce), accompagnée de modifications à la suspension.

Plus de muscles et plus d’attitude

Le Passport actuel offre déjà des pneus tout-terrain, une meilleure protection sous le véhicule ainsi que des angles d’approche et de sortie améliorés. Les changements à venir renforceront encore davantage cette personnalité aventureuse. Des retouches discrètes aux pare-chocs avant et arrière devraient également accentuer son allure robuste. Selon certaines sources, Honda cherche à donner au Passport une présence visuelle plus imposante et plus masculine afin de mieux rivaliser avec les modèles TRD de Toyota.

Une formule qui fonctionne déjà

Honda n’arrive pas en terrain inconnu. Le Passport a enregistré un record de ventes l’an dernier avec plus de 55 000 unités écoulées. Encore plus révélateur, la version TrailSport représentait environ 80 % des ventes du modèle. Un signe évident que les consommateurs apprécient cette orientation plus aventureuse. Pour répondre à la demande, Honda prévoit même augmenter la production du Passport d’environ 13 % en profitant d’une interruption temporaire de la fabrication du camion Ridgeline.

Une offensive calculée

Avec une Accord plus séduisante et un Passport TrailSport plus compétent, Honda semble vouloir couvrir deux extrémités du marché : les acheteurs à la recherche d’une berline économique et ceux qui désirent un utilitaire capable de sortir des sentiers battus. Cette stratégie arrive au moment où plusieurs constructeurs américains envisagent eux aussi un retour dans le segment des berlines, longtemps abandonné au profit des constructeurs asiatiques. Honda ne se contente donc pas de défendre ses acquis. Le constructeur prépare une véritable offensive pour gagner des parts de marché, tant sur l’asphalte que dans la boue.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Honda prépare une nouvelle Accord pour 2028 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur chinois BYD poursuit son ascension dans le marché mondial des véhicules électriques avec un modèle qui attire déjà l’attention de l’industrie. La nouvelle Denza Z9 GT, développée par la division de luxe Denza, s’impose comme l’une des voitures électriques les plus ambitieuses jamais produites en Chine. Grâce à une autonomie impressionnante, une technologie de recharge révolutionnaire et des performances dignes des plus prestigieuses berlines sportives européennes, elle connaît déjà un succès commercial important sur son marché domestique et se prépare à conquérir l’Europe.

Une autonomie qui redéfinit les standards

Lors de son lancement au printemps dernier, Denza a présenté la Z9 GT comme le véhicule électrique de série offrant la plus grande autonomie au monde. Cette performance repose sur la nouvelle batterie Blade Battery 2.0 de 122 kWh développée par BYD.

Selon le cycle d’homologation chinois CLTC, la voiture peut parcourir jusqu’à 1 036 kilomètres avec une seule recharge. Même selon la norme européenne WLTP, reconnue pour être beaucoup plus réaliste, l’autonomie demeure impressionnante avec un maximum annoncé de 599 kilomètres.

Ces chiffres permettent à la Z9 GT de rivaliser avec les meilleurs véhicules électriques actuellement disponibles sur le marché mondial.

Une recharge ultra rapide

L’autre innovation majeure concerne la recharge. La Denza Z9 GT figure parmi les premiers véhicules à profiter de la nouvelle technologie Flash Charging développée par BYD. Grâce à une puissance de recharge pouvant atteindre 1 500 kW, le constructeur affirme qu’il est possible de faire passer la batterie de 10 à 70 % de sa capacité en seulement cinq minutes. Une recharge de 10 à 97 % ne nécessiterait que neuf minutes. Même par temps extrêmement froid, à des températures atteignant -30 degrés Celsius, le temps requis n’augmenterait que d’environ trois minutes.

Si ces résultats se confirment en conditions réelles, ils pourraient éliminer l’un des principaux freins à l’adoption des véhicules électriques : le temps de recharge.

Un succès commercial immédiat

La réaction du marché chinois a été rapide. Selon Li Hui, directeur général de Denza, près de 6 000 exemplaires de la Z9 GT ont trouvé preneur au cours du seul mois de mai, ce qui en fait la GT de luxe la plus vendue en Chine. La marque affirme également avoir livré plus de 10 000 véhicules en moins de trois mois après le début de la commercialisation.

Le succès est tel que BYD peine actuellement à répondre à la demande. Le président du groupe, entity[“people”,“Wang Chuanfu”,“PDG de BYD”], a reconnu que les capacités de production des nouvelles batteries sont actuellement insuffisantes pour satisfaire le nombre de commandes enregistrées.

Une concurrente directe de la Porsche Panamera

Avec une longueur de 5 195 mm et un empattement de 3 125 mm, la Z9 GT affiche des dimensions pratiquement identiques à celles de la entity[“vehicle”,“Porsche Panamera”,“Berline sportive de luxe”]. Son design de type familiale sportive à hayon lui confère une silhouette élégante et distinctive qui vise clairement une clientèle haut de gamme. Le modèle est offert en version entièrement électrique ainsi qu’en version hybride rechargeable afin de répondre à différents besoins et marchés.

L’Europe dans le viseur

Après son lancement réussi en Chine, BYD a ouvert les commandes de la Denza Z9 GT dans plusieurs pays européens, notamment en Allemagne, en France, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni. Le prix de départ est fixé à environ 183 000 $ CAN en Allemagne et en France, incluant les taxes locales. Malgré ce positionnement haut de gamme, la Z9 GT demeure légèrement moins coûteuse qu’une Porsche Panamera comparable, dont le prix d’entrée dépasse les 185 000 $ CAN sur plusieurs marchés européens.

En Chine, certaines versions de la Z9 GT sont offertes à partir d’environ 55 000 $ CAN, ce qui illustre l’important écart tarifaire entre le marché intérieur chinois et les marchés d’exportation.

BYD prévoit étendre la commercialisation de la marque Denza dans une trentaine de pays d’ici la fin de 2026.

Une nouvelle étape dans l’offensive mondiale de BYD

La Denza Z9 GT représente beaucoup plus qu’un simple nouveau modèle. Elle symbolise l’arrivée des constructeurs chinois dans le segment des véhicules de luxe où dominent traditionnellement Porsche, Mercedes-Benz, BMW et Audi.

Avec sa technologie de batterie avancée, son autonomie exceptionnelle, sa recharge ultra-rapide et son niveau de sophistication élevé, la Z9 GT démontre que BYD ne se contente plus de concurrencer les constructeurs établis : l’entreprise cherche désormais à redéfinir les règles du jeu.

Le véritable test commencera toutefois en Europe, où les acheteurs devront décider si le prestige technologique de BYD peut rivaliser avec la réputation des grandes marques allemandes.

Avec des renseignements d’Electrek

Le texte BYD atteint les 1 000 km d’autonomie provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Une décision importante de la Cour supérieure du Québec vient secouer l’industrie automobile canadienne. Le fondateur du Groupe Gabriel, Gabriel Azouz, a obtenu gain de cause dans une poursuite visant Volvo Car Canada et les anciennes sociétés propriétaires de deux concessions Volvo de la région de Montréal qu’il tentait d’acquérir. Dans un jugement rendu le 28 avril dernier, la Cour a accordé une indemnité totale de 7 058 312 $ à Azouz, estimant que Volvo et les sociétés du groupe Charles Hammer Auto Group ont agi de façon fautive dans le processus de vente.

Le litige remonte à la fin de l’année 2020 et au début de 2021, alors que Gabriel Azouz négociait l’achat de deux concessions Volvo bien établies : Automobiles Fairview, à Pointe-Claire et Automobiles Uptown, à Mont-Royal. Ces deux établissements faisaient partie du groupe Charles Hammer Auto Group. Selon la juge Eleni Yiannakis, Volvo Car Canada n’était pas favorable à l’idée qu’un nouvel acteur contrôle deux des cinq concessions Volvo du Grand Montréal. Bien que le Groupe Gabriel exploite une quarantaine de concessions automobiles au Québec, il ne possédait alors aucune concession Volvo.

L’utilisation controversée du droit de premier refus

Au cœur du dossier se trouve l’exercice du droit de premier refus détenu par Volvo. La Cour conclut que Volvo a utilisé ce mécanisme de façon abusive afin d’empêcher la transaction conclue avec Azouz. Le constructeur aurait plutôt favorisé la vente des concessions à des concessionnaires Volvo déjà en place, prêts à offrir un montant supérieur à l’offre de 6,74 millions de dollars déposée par le Groupe Gabriel. Selon le jugement, Volvo aurait même utilisé l’offre d’Azouz comme levier pour trouver d’autres acquéreurs potentiels. La juge Yiannakis écrit que le constructeur a laissé croire au promoteur québécois que sa candidature était toujours à l’étude, alors qu’il cherchait simultanément des acheteurs alternatifs.

Des critiques sévères envers Volvo

Dans sa décision, la magistrate n’a pas ménagé le constructeur suédois. Elle estime que Volvo a exercé son droit de premier refus de manière déraisonnable, n’a pas respecté son obligation d’information envers l’acheteur potentiel, n’a pas évalué équitablement sa candidature comme futur franchisé, a fait preuve de mauvaise foi durant le processus. Le jugement va jusqu’à qualifier certains comportements de Volvo de « déraisonnables » et évoque un manque de jugement dans la gestion du dossier. La Cour conclut également que le constructeur a indûment interféré avec les droits contractuels des sociétés appartenant au groupe Hammer.

Les sociétés Hammer également blâmées

Les anciennes propriétaires des concessions ne sont pas sorties indemnes du procès. La juge estime qu’elles ont elles aussi manqué à leurs obligations en omettant d’informer Gabriel Azouz des démarches entreprises par Volvo pour prolonger son droit de premier refus. Le jugement conclut que ces entreprises ont agi de manière malhonnête dans leurs relations avec l’acheteur potentiel.

Volvo devra assumer l’essentiel de la facture

Sur les 7,06 millions de dollars accordés en dommages, Volvo Car Canada devra assumer 95 % de la somme. Les sociétés du groupe Hammer devront quant à elles payer les 5 % restants. Le montant accordé demeure toutefois inférieur aux 18 millions de dollars réclamés initialement par Gabriel Azouz, qui soutenait avoir perdu d’importants profits futurs en raison de l’échec de la transaction.

La bataille judiciaire est loin d’être terminée

L’affaire n’est toutefois pas close. Volvo et les sociétés Hammer ont déjà interjeté appel du jugement. Selon Me Karim Renno, avocat de Gabriel Azouz, l’audience devant la Cour d’appel du Québec pourrait avoir lieu vers la fin de 2026 ou au début de 2027. Le procureur affirme demeurer confiant quant à l’issue du dossier et soutient que la décision rendue en première instance repose sur des bases juridiques solides.

Un jugement qui pourrait faire jurisprudence

Au-delà du montant accordé, cette décision soulève d’importantes questions concernant l’utilisation du droit de premier refus par les constructeurs automobiles et leurs obligations de transparence envers les acheteurs potentiels. Le dossier pourrait devenir une référence importante pour l’industrie de la distribution automobile au Canada, particulièrement dans les situations où les constructeurs interviennent directement dans la vente de concessions franchisées.

Avec des renseignements d’Automotive News Canada

Le texte Volvo Canada condamnée à verser plus de 7 millions de dollars au groupe Gabriel provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Subaru procède au rappel de dizaines de milliers de véhicules Forester et Forester Hybrid 2026 après avoir identifié un problème pouvant entraîner le détachement de la vitre du toit ouvrant pendant la conduite. Le constructeur japonais a officiellement informé la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) aux États-Unis que certains véhicules pourraient avoir été assemblés avec un toit ouvrant dont la vitre n’est pas correctement fixée à son cadre coulissant.

Près de 70 000 véhicules concernés

Selon les documents déposés auprès de la NHTSA, le rappel touche exactement 69 663 exemplaires des modèles Forester et Forester Hybrid de l’année-modèle 2026. Subaru estime toutefois que seulement 2,9 % des véhicules visés présentent réellement le défaut. Le problème proviendrait du processus d’application de l’adhésif utilisé lors de l’assemblage du toit ouvrant. Ni l’adhésif ni l’apprêt utilisés ne sont en cause; c’est plutôt leur application qui pourrait avoir été inadéquate sur certains véhicules.

Un risque de détachement pendant la conduite

Avec le temps, une liaison inadéquate entre la vitre et le cadre du toit ouvrant pourrait s’affaiblir. Dans les cas les plus graves, la vitre pourrait se détacher complètement du véhicule alors qu’il est en mouvement, créant un danger potentiel pour les occupants du véhicule ainsi que pour les autres usagers de la route. Bien qu’un tel scénario demeure rare, les autorités considèrent qu’il représente un risque de sécurité suffisant pour justifier une campagne de rappel officielle.

Aucun accident signalé

À ce jour, Subaru indique avoir reçu trois rapports techniques aux États-Unis liés à ce problème. Cependant, le constructeur précise qu’aucun accident, blessure ou décès n’a été signalé en lien avec cette défectuosité. Cette intervention demeure donc préventive et vise à corriger les véhicules potentiellement affectés avant qu’un incident ne survienne.

Inspection et remplacement au besoin

Dans le cadre de cette campagne, les propriétaires devront se rendre chez un concessionnaire Subaru. Les techniciens inspecteront le toit ouvrant afin de vérifier la qualité de l’adhésion de la vitre au cadre. Si un problème est détecté, le panneau de verre sera remplacé par une nouvelle pièce conforme aux spécifications du fabricant, sans frais pour le propriétaire.

Début des avis aux propriétaires cet été

Subaru a commencé à informer son réseau de concessionnaires à la fin du mois de mai. Les avis destinés aux propriétaires des véhicules concernés devraient être envoyés à compter du 24 juillet prochain. Les propriétaires qui souhaitent vérifier si leur véhicule est visé par le rappel pourront consulter le numéro d’identification du véhicule (NIV) sur le site officiel des rappels de la NHTSA ou communiquer directement avec leur concessionnaire Subaru.

Un rappel qui survient peu après le lancement du nouveau Forester

Ce rappel touche la toute dernière génération du Forester, un modèle particulièrement important pour Subaru en Amérique du Nord. Le Forester 2026, incluant sa nouvelle version hybride, représente l’un des piliers de la marque dans le segment très compétitif des VUS compacts. Même si le nombre de véhicules réellement affectés demeure relativement faible, Subaru agit rapidement afin d’éviter tout risque pour la sécurité et de préserver la confiance de sa clientèle.

Avec des renseignements de Car and Driver

Le texte Subaru rappelle près de 70 000 Forester 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Après plusieurs années d’absence dans le segment des supervoitures, Audi effectue un retour fracassant avec la Nuvolari, un modèle qui prend la relève spirituelle de la célèbre R8. Si le nom R8 disparaît officiellement du catalogue, son ADN demeure bien présent dans cette nouvelle création qui combine moteur central, technologie de pointe et performances. Produite à seulement 499 exemplaires, la Nuvolari marque une nouvelle étape dans l’histoire sportive de la marque aux quatre anneaux.

L’héritière de la R8

Comme la R8 avant elle, la Nuvolari partage sa base technologique avec une Lamborghini. Cette fois, c’est la récente Lamborghini Temerario qui sert de point de départ à cette nouvelle génération de bolides à moteur central. Sous sa carrosserie futuriste se cache un groupe motopropulseur hybride rechargeable particulièrement impressionnant. Le moteur principal est un V8 biturbo de 4,0 litres développant à lui seul 800 chevaux. Trois moteurs électriques viennent ensuite compléter l’ensemble : un placé entre le moteur thermique et la transmission à double embrayage, et deux autres installés sur l’essieu avant.

La puissance combinée atteint ainsi 987 chevaux. Les performances annoncées sont tout simplement vertigineuses : 0 à 100 km/h en 2,6 secondes, 0 à 200 km/h en 6,8 secondes et une vitesse maximale de 350 km/h.

Une nouvelle génération de moteurs électriques

Audi introduit également une technologie de pointe avec l’utilisation de moteurs électriques à flux axial. Plus compacts et plus légers que les moteurs conventionnels, ils produisent chacun 110 kW tout en offrant un couple instantané remarquable. Cette architecture permet une répartition extrêmement précise du couple entre les roues, améliorant autant les accélérations que le comportement dynamique du véhicule.

Une électronique digne de la Formule 1

La Nuvolari ne se contente pas d’être rapide en ligne droite. Audi a développé une gestion électronique extrêmement sophistiquée afin d’exploiter pleinement les capacités du système hybride. Le conducteur peut sélectionner plusieurs modes de conduite. Un mode e-hybrid entièrement électrique utilisant la batterie de 7,8 kWh pour de courts trajets urbains. Le mode Balanced avec un réglage destiné à une utilisation quotidienne, privilégiant le confort et l’efficacité énergétique. Le mode Dynamic afin d’offrir une réponse plus rapide afin d’offrir une conduite plus sportive. Dynamic+ est le mode le plus extrême pour une utilisation intensive sur route fermée ou sur circuit. À cela s’ajoute le système « Quattro Predictive Ride » surveille constamment les données provenant de multiples capteurs afin d’anticiper les réactions du véhicule et d’optimiser sa stabilité.

Une carrosserie inspirée de la compétition

La Nuvolari inaugure également le futur langage stylistique d’Audi. Sa structure combine un châssis spatial en aluminium à une carrosserie entièrement réalisée en polymère renforcé de fibre de carbone (CFRP). Cette construction permet de réduire considérablement le poids tout en augmentant la rigidité structurelle. Audi affirme avoir tiré profit de son implication récente en Formule 1 pour développer les procédés de fabrication des panneaux de carbone. La technologie utilisée provient directement des méthodes de production employées par son équipe de course.

Une aérodynamique poussée à l’extrême

Derrière les lignes relativement épurées de la Nuvolari se cache un travail aérodynamique colossal. Chaque prise d’air, chaque conduit et chaque surface a été étudié afin d’optimiser l’écoulement de l’air autour du véhicule.

Parmi les éléments les plus marquants on retrouve un imposant séparateur avant, de multiples conduits de refroidissement, un système S-Duct traversant l’avant du véhicule et une gestion sophistiquée des flux sous la carrosserie. Le tout contribue à améliorer la stabilité tout en refroidissant efficacement le V8 capable de grimper jusqu’à 10 000 tr/min.

Un aileron arrière actif spectaculaire

La pièce maîtresse demeure sans doute l’aileron arrière actif. Celui-ci propose trois configurations distinctes . Il peut être fermé favorisant la réduction de la traînée aérodynamique. La position High Downforce génère jusqu’à 400 kg d’appui aérodynamique afin de maximiser l’adhérence et la positionLow Downforce inspiré du système DRS de la Formule 1, réduisant temporairement l’appui afin d’améliorer la vitesse de pointe. Selon le mode de conduite sélectionné, la gestion de l’aileron s’effectue automatiquement.

Audi vise désormais Ferrari et McLaren

Avec la Nuvolari, Audi cherche clairement à s’éloigner de l’image de « Lamborghini à prix réduit » qui a parfois accompagné la R8. Selon Marco Schubert, membre du conseil d’administration responsable des ventes et du marketing chez Audi, la marque souhaite désormais s’imposer comme l’une des références les plus désirables du segment haut de gamme haute performance. Cette ambition se reflète également dans le processus d’achat. Chaque client bénéficiera d’un accompagnement personnalisé comparable à celui offert par les constructeurs de supervoitures les plus prestigieux.

Prix et disponibilité

Le prix de départ est estimé à environ 590 000 euros, soit près de 950 000 $ CAN. La production sera limitée à seulement 499 exemplaires à l’échelle mondiale. Quelques unités seulement devraient être attribuées au marché canadien, ce qui fera de la Nuvolari l’une des Audi les plus rares jamais commercialisées.

Une nouvelle icône

La Nuvolari ne remplace pas simplement la R8 : elle propulse Audi dans une nouvelle catégorie. Avec près de 1 000 chevaux, une technologie hybride sophistiquée, une aérodynamique inspirée de la Formule 1 et une exclusivité extrême, elle s’attaque directement aux références établies comme Ferrari, McLaren et Lamborghini. Reste maintenant à voir si les passionnés accepteront de tourner définitivement la page de la R8 pour adopter cette nouvelle vision de la supervoiture selon Audi.

Avec des renseignements d’Audi et Driving.ca

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Un créateur québécois est en vedette sur la scène internationale grâce à un modèle Nissan qui a été particulièrement populaire dans la Belle Province. Un communiqué publié aujourd’hui par Nissan nous apprend que le designer montréalais Marc-André Fauteux a remporté le concours international Elevate All-New Nissan Micra: The Signature Edition.

Lancé en août 2025 par Nissan Automotive Europe en partenariat avec le média suisse Designboom, ce concours invitait les designers, artistes et créatifs du monde entier à réinterpréter l’identité visuelle de la nouvelle Nissan Micra par des couleurs, les matériaux et l’expression graphique.

Modèle emblématique de la marque nipponne, la sixième génération de Micra qui a fait ses débuts en mai 2025 mise désormais sur une motorisation électrique et une architecture qu’elle partage avec la Renault 5 E-Tech.

Œuvre d’un créateur coloré, équilibré, émotif et inspirant

Au-delà d’un millier de participants ont pris part à ce concours, au terme duquel 11 finalistes ont été retenus. Puis, le 30 mars dernier, le jury a annoncé que le concept de Marc-André Fauteux, un designer de Montréal, avait décroché la première place grâce à « sa combinaison de structure, de mouvement et d’impact émotionnel », écrit Nissan dans son communiqué.

Dans sa page du site de réseautage de designers Behance d’Adobe, Marc-André Fauteux se présente comme un « designer et artiste graphique simplement compliqué, mais avant tout coloré, équilibré, émotif et inspirant ».

Pour réinterpréter la Micra, toutefois, il a adopté une approche misant sur une « simplicité organisée, alliant des formes géométriques maîtrisées à une énergie visuelle spontanée », explique le constructeur.

Cette approche réussit à capturer le caractère expressif du design de la sous-compacte avec audace et innovation, selon Giovanny Arroba, vice-président de Nissan Design Europe, qui ajoute : « ce concours démontre comment les talents créatifs peuvent apporter de nouvelles perspectives au design automobile et à l’expression graphique. »

De Montréal à la scène mondiale

Fort de plus de deux décennies d’expérience en design graphique et interactif, Fauteux a été inspiré par l’opportunité de faire de l’un des modèles les plus connus de Nissan une « œuvre d’art en mouvement ». Pour lui, ce concours représentait une occasion rare de combiner son expertise avec sa passion pour la création automobile.

« Ma proposition explore le mariage entre l’art et le design industriel : là où la fonction rencontre l’émotion. Malgré ma tendance naturelle à complexifier ce qui est simple, une phrase a guidé chaque décision technique et esthétique : “ Minimum, mais percutant ” », explique le designer montréalais dans son site internet mafo Arts.

Il ajoute : « L’asymétrie, élément essentiel de mon processus créatif, s’est naturellement imposée. Elle vient briser les codes traditionnels de l’automobile pour affirmer le caractère unique de la nouvelle Micra. C’est cette dualité qui transforme un objet de série en une œuvre singulière et vivante. »

Fauteux espère que des projets comme celui-ci contribueront à apporter davantage de couleur et d’individualité au quotidien. « J’aime voir des idées audacieuses et artistiques s’intégrer à la vie de tous les jours », dit-il. « Intégrer l’art dans un objet aussi courant qu’une voiture rend l’expérience plus expressive, créative et humaine. »

Par ailleurs, la reconnaissance que lui apporte ce concours revêt une signification toute particulière pour lui. « Représenter le Canada est une immense source de fierté, surtout compte tenu de la richesse et de la diversité des nationalités parmi les finalistes. Je suis fier de démontrer que la créativité canadienne a pleinement sa place parmi l’élite mondiale — et qu’elle peut rivaliser avec ce qui se fait de mieux à l’échelle internationale », a conclu le Montréalais.

Création qui a pris forme

Au terme de ce concours, Marc-André Fauteux a eu la chance de voir son concept prendre forme sur un modèle de série. Cette « Micra Fauteux », véritable Art Car, a été dévoilé au siège social de Nissan Automotive Europe à Montigny-le-Bretonneux, une commune située à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Paris.

C’est la deuxième fois que la filiale européenne de Nissan s’associe à Designboom pour organiser un concours. En 2009, les designers, créateurs et autres esprits allumés du genre étaient invités à imaginer un moyen original de s’extirper d’un espace de stationnement exigu sur le thème Think outside of the parking box. Toutefois, contrairement au concours entourant la Micra, qui n’avait pas de prix en argent, celui de 2009 comportait une bourse de 5 000 € pour le grand gagnant.

Photos : Nissan et Marc-André Fauteux/mafo Arts

Le texte Le designer Québécois Marc-André Fauteux remporte un concours international de Nissan et Designboom provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Tesla se retrouve une nouvelle fois dans la ligne de mire de la justice québécoise. Une propriétaire de Tesla Model 3 a déposé une demande d’autorisation d’exercer un recours collectif contre le constructeur américain, alléguant que les pompes à chaleur installées dans plusieurs modèles de la marque souffrent d’un défaut connu qui aurait été dissimulé aux consommateurs. Le recours pourrait représenter jusqu’à 400 millions de dollars et vise potentiellement des milliers de propriétaires québécois.

Une facture de près de 4 500 $ à l’origine du recours

À l’origine de la poursuite se trouve Amélie Paquette, propriétaire d’une Tesla Model 3 2021 achetée neuve au centre Tesla de Laval en décembre 2020 pour la somme de 52 880 $. Selon les documents déposés devant la Cour supérieure du Québec, les problèmes ont commencé quelques semaines seulement après la livraison du véhicule. À peine un mois après l’achat, trois capteurs du système de pompe à chaleur auraient dû être remplacés. Quelques mois plus tard, des débris auraient été découverts dans le mécanisme de ventilation. Une autre panne importante aurait ensuite entraîné une perte complète du chauffage de l’habitacle, nécessitant le remplacement du compresseur, du collecteur principal et du liquide réfrigérant.

D’autres problèmes ont suivi

Le problème le plus sérieux est toutefois survenu le 27 janvier 2026. Alors que le véhicule était en mode préchauffage, de la fumée se serait échappée de l’intérieur et de l’extérieur de la voiture, accompagnée d’une odeur chimique. Le diagnostic du centre de service Tesla de Laval fut sans appel : la pompe à chaleur complète devait être remplacée. Le problème? La garantie de quatre ans ou 80 000 kilomètres était expirée depuis longtemps. Le véhicule affichait alors 158 220 kilomètres. La facture finale s’est élevée à 4 476,55 $.

Tesla aurait refusé de participer aux frais

Après avoir rencontré la direction du centre de service de Laval et demandé une prise en charge totale ou partielle des réparations, Mme Paquette affirme avoir essuyé un refus. Une mise en demeure a ensuite été transmise au constructeur, qui aurait également rejeté la demande par courriel le 17 mars 2026. Cette décision a mené au dépôt de la demande d’autorisation d’exercer un recours collectif devant la Cour supérieure du Québec.

Tous les modèles Tesla récents sont visés

Le recours, déposé par le cabinet Perrier Avocats, vise tous les consommateurs québécois propriétaires ou locataires d’un véhicule Tesla équipé d’une pompe à chaleur. Les modèles concernés sont :

  • Tesla Model 3 (2021 et plus)
  • Tesla Model Y (2020 et plus)
  • Tesla Model S (2021 et plus)
  • Tesla Model X (2021 et plus)
  • Tesla Cybertruck (2023 et plus)

Selon la procédure judiciaire, la pompe à chaleur constituerait un « défaut caché » au sens du Code civil du Québec et de la Loi sur la protection du consommateur. Les avocats soutiennent qu’un véhicule vendu à un tel prix devrait normalement offrir une durée de vie minimale de dix ans ou 200 000 kilomètres sans nécessiter une réparation majeure de cette ampleur.

Un problème connu depuis plusieurs années

Les difficultés liées aux pompes à chaleur Tesla ne datent pas d’hier. Dès l’hiver 2021, de nombreux propriétaires de Model 3 et de Model Y rapportaient des pertes complètes ou partielles du chauffage lors de périodes de grand froid. Le phénomène est devenu particulièrement préoccupant durant l’hiver 2021-2022, alors que plusieurs utilisateurs canadiens ont signalé l’absence totale de chauffage à des températures inférieures à -10 °C. À l’époque, Elon Musk avait indiqué qu’une mise à jour logicielle permettrait de corriger le problème en recalibrant certaines composantes du système. Toutefois, plusieurs centres de service Tesla auraient plutôt évoqué un problème mécanique causé par l’accumulation de glace à l’intérieur d’une valve ou d’un clapet du système de réfrigération. Cette situation pouvait entraîner l’arrêt du compresseur et rendre le système de chauffage inopérant.

Des rappels et des enquêtes gouvernementales

Les autorités réglementaires se sont également penchées sur le dossier. Aux États-Unis, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a ordonné un rappel visant certaines Tesla Model 3, Model Y, Model S et Model X des années-modèles 2021 et 2022. L’organisme estimait que la défaillance du système pouvait nuire au dégivrage du pare-brise et compromettre la sécurité des occupants. Au Canada, Transport Canada a également ouvert une enquête après avoir reçu plus de 170 plaintes de propriétaires, dont une majorité provenait du Québec.

Une réparation coûteuse

Contrairement aux systèmes de chauffage électriques traditionnels utilisant des éléments PTC, la pompe à chaleur Tesla est intimement intégrée au système de gestion thermique de la batterie. Cette architecture complexe limite considérablement les possibilités de réparation en dehors du réseau officiel Tesla. Selon plusieurs ateliers spécialisés, le remplacement complet d’une pompe à chaleur hors garantie coûte généralement entre 3 800 $ et 4 700 $ au Canada. Pour plusieurs propriétaires, il s’agit de l’une des réparations les plus coûteuses pouvant survenir sur un véhicule Tesla après l’expiration de la garantie.

Un dossier qui pourrait coûter cher à Tesla

Il ne s’agit pas du premier recours collectif visant Tesla au Québec. Le constructeur fait déjà face à des poursuites concernant certains problèmes de peinture ainsi que des modifications apportées au service Premium Connectivity. À l’échelle mondiale, Tesla est actuellement impliquée dans plusieurs litiges majeurs représentant des milliards de dollars en réclamations potentielles. Si la Cour supérieure autorise ce nouveau recours collectif et que le nombre de propriétaires concernés est aussi important que le laissent croire les plaintes déposées auprès de Transport Canada, la facture pourrait devenir considérable. Pour plusieurs observateurs, le Québec constitue un véritable test pour la fiabilité des pompes à chaleur en raison des hivers rigoureux que connaît la province. Les prochains mois permettront de déterminer si la justice québécoise estime que Tesla connaissait effectivement l’existence du problème et si les consommateurs ont droit à une indemnisation.

Avec des renseignements d’Automotive News

 

Le texte Un recours collectif de 400 millions $ vise Tesla au Québec provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Alors que Chrysler cherche toujours à retrouver sa pertinence sur le marché nord-américain, Stellantis vient de dévoiler discrètement un élément clé de sa stratégie de relance. Dans une récente vidéo promotionnelle publiée sur YouTube, le constructeur a offert un premier aperçu du futur Chrysler Airflow, un VUS compact appelé à devenir l’un des piliers de la marque au cours des prochaines années. Prévu à un prix de départ inférieur à 40 000 $ US, l’Airflow représente beaucoup plus qu’un simple nouveau modèle : il pourrait bien être le véhicule chargé de redonner un second souffle à Chrysler.

Un autre virage stratégique pour Chrysler

Lors de sa journée des investisseurs tenue en mai dernier, Stellantis a présenté sa feuille de route pour ses marques américaines. Si l’attention s’est surtout portée sur la future sportive Dodge Copperhead et le Jeep Wrangler Scrambler à moteur V8, Chrysler préparait discrètement sa propre offensive. Le constructeur prévoit lancer trois nouveaux VUS d’ici la fin de la décennie. Le premier à faire son apparition sera l’Airflow, un utilitaire compact qui s’attaquera directement à des modèles comme le Toyota RAV4, le Honda CR-V et le Hyundai Tucson.

Un design moderne inspiré des tendances actuelles

Le Chrysler Airflow adopte un style beaucoup plus affirmé que le concept original présenté en 2022. Son profil carré évoque légèrement celui du Hyundai Ioniq 5, tout en conservant une silhouette plus conventionnelle destinée à séduire une clientèle grand public. À l’avant, une bande lumineuse à DEL traverse toute la largeur du véhicule et intègre un logo Chrysler illuminé. Des éléments verticaux encadrent la prise d’air inférieure, tandis qu’un traitement noir au bas des portières allège visuellement la carrosserie. À l’arrière, les feux verticaux à DEL renforcent l’impression de largeur et de robustesse. Le résultat est plus moderne et plus audacieux que le concept Airflow original, dont les lignes étaient davantage axées sur l’aérodynamisme.

Une nouvelle plateforme polyvalente

L’Airflow reposera sur la nouvelle architecture STLA One de Stellantis, dont le lancement est prévu en 2027. Cette plateforme de nouvelle génération a été conçue pour accueillir plusieurs types de motorisations à essence ou électrique. L’architecture électrique de 800 volts permettra également d’offrir des temps de recharge rapides pour les futures versions électriques.

Un moteur essence au lancement

Même si plusieurs observateurs s’attendaient à un lancement exclusivement électrique, la vidéo laisse entrevoir une autre réalité. Les images semblent montrer un moteur thermique monté transversalement sous le capot. Il pourrait s’agir du quatre cylindres turbocompressé de 1,6 litre déjà utilisé dans plusieurs produits Stellantis. Ce moteur développe actuellement 177 chevaux dans certaines applications et sert également de base à diverses motorisations hybrides chez Peugeot et Citroën. Selon plusieurs analystes, Chrysler pourrait proposer une version essence conventionnelle, hybrode et 100 % électrique. Les versions plus haut de gamme pourraient même recevoir le nouveau moteur Hurricane quatre cylindres turbo de 324 chevaux introduit récemment dans le Jeep Grand Cherokee.

Deux autres VUS viendront compléter la gamme

L’Airflow ne sera pas seul. Chrysler prévoit également lancer deux utilitaires plus compacts : l’Arrow et l’Arrow Cross. Ces modèles seront dérivés directement des futurs Fiat Grizzly et Grizzly Fastback. Les versions Chrysler devraient se distinguer principalement par une signature lumineuse spécifique et un logo Chrysler éclairé. Selon Fiat, les Grizzly mesureront moins de 177 pouces de longueur, ce qui les rendra légèrement plus petits qu’un Chevrolet Trax.

Des prix agressifs pour séduire les acheteurs

Stellantis semble avoir compris que le prix sera un facteur déterminant pour le succès de Chrysler. L’Airflow devrait afficher un prix de départ inférieur à 40 000 $ US, tandis que les futurs Arrow et Arrow Cross pourraient débuter sous la barre des 30 000 $ US. Dans un marché où le prix moyen d’un véhicule neuf dépasse désormais 50 000 $ US, cette stratégie pourrait permettre à Chrysler de séduire une clientèle à la recherche d’un véhicule moderne, bien équipé et plus abordable.

Un pari crucial pour l’avenir de Chrysler

Depuis l’abandon de la berline 300 et la disparition progressive de plusieurs modèles historiques, Chrysler s’est retrouvée avec un seul produit dans sa gamme : la fourgonnette Pacifica. L’arrivée de l’Airflow marque donc un tournant majeur pour la marque. Plus qu’un nouveau VUS, il représente la première étape d’une reconstruction complète de l’identité Chrysler. Si Stellantis réussit à combiner design moderne, technologies électrifiées et prix compétitifs, l’Airflow pourrait effectivement devenir le véhicule qui sauvera Chrysler de l’oubli.

Avec des renseignements de car and driver.

Le texte Chrysler dévoile l’Airflow provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’industrie automobile nord-américaine tire la sonnette d’alarme. Selon un livre blanc publié par Autos Drive America, les tarifs douaniers actuels et l’avenir incertain de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) pourraient réduire considérablement l’offre de véhicules abordables sur le marché nord-américain, alors que le prix moyen d’une voiture neuve dépasse désormais les 65 000 $ .

L’industrie réclame le maintien de l’ACEUM

Selon Autos Drive America, un durcissement des règles d’origine obligerait les constructeurs à investir des milliards de dollars supplémentaires afin de respecter les nouvelles exigences. Cette hausse des coûts pourrait entraîner l’abandon de certains modèles à faible marge bénéficiaire, notamment dans le segment des véhicules abordables.

Des coûts qui explosent pour les constructeurs

L’industrie automobile fait déjà face à des dizaines de milliards de dollars en coûts additionnels liés aux tarifs douaniers. À cela s’ajoutent les hausses du prix des matières premières, alimentées notamment par les tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement. Dans son rapport publié le 3 juin, Autos Drive America affirme que la stabilité commerciale demeure essentielle à la santé du secteur.

Les véhicules abordables demeurent essentiels

Malgré l’augmentation constante du prix moyen des véhicules, le segment abordable continue d’occuper une place importante sur le marché nord-américain. L’étude souligne que la hausse du prix moyen est largement attribuable à la popularité croissante des VUS et des camionnettes pleine grandeur, beaucoup plus coûteux que les berlines compactes. Toutefois, plus des deux tiers de ces véhicules sont fabriqués à l’extérieur des États-Unis, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux nouvelles mesures tarifaires.

Les tarifs sur l’acier et les pièces augmentent déjà les coûts

Les droits imposés sur l’acier, l’aluminium et les pièces automobiles affectent également les véhicules assemblés aux États-Unis. Selon le rapport, ces mesures ont ajouté entre 1 600 $ et 2 000 $ US au coût de production moyen de chaque véhicule fabriqué sur le territoire américain. Pour les modèles d’entrée de gamme, dont les marges bénéficiaires sont déjà limitées, cette situation devient particulièrement préoccupante.

Les nouvelles exigences proposées pourraient bouleverser la production

L’avenir de l’ACEUM soulève également des inquiétudes quant à la production de véhicules abordables. Environ deux millions de véhicules vendus sous la barre des 35 000 $ US aux États-Unis en 2025 provenaient du Canada ou du Mexique. L’administration Trump souhaite modifier les règles actuelles afin que 82 % de la valeur d’un véhicule provienne d’Amérique du Nord pour bénéficier du traitement préférentiel de l’accord. Plus encore, elle propose qu’au moins 50 % de cette valeur soit produite spécifiquement aux États-Unis. Actuellement, l’ACEUM exige seulement que 75 % du contenu d’un véhicule soit originaire du Canada, des États-Unis ou du Mexique, sans quota spécifique pour la production américaine.

Les constructeurs craignent le retrait de modèles économiques

Dès avril dernier, plusieurs constructeurs internationaux avaient averti l’administration américaine que certains de leurs modèles les moins coûteux pourraient être retirés du marché américain si l’ACEUM n’était pas renouvelé ou si une nouvelle entente ne réduisait pas les tarifs sur les véhicules et les pièces fabriqués en Amérique du Nord. Selon Autos Drive America, les constructeurs internationaux ont produit 76 % des véhicules vendus sous la barre des 35 000 $ US en 2025. Ils représentaient également 88 % des véhicules assemblés aux États-Unis et vendus à ce prix.

Un enjeu majeur pour les consommateurs

Le président Donald Trump a déjà évoqué à plusieurs reprises la possibilité de retirer les États-Unis de l’ACEUM afin de négocier séparément avec le Canada et le Mexique. Même en cas de renouvellement de l’accord, plusieurs observateurs s’attendent à ce que les tarifs élevés sur de nombreux produits canadiens et mexicains demeurent en vigueur. L’avenir de l’ACEUM pourrait donc jouer un rôle déterminant dans la capacité des ménages nord-américains à continuer d’acheter un véhicule neuf sans devoir franchir la barre des 65 000 $.

Avec des renseignements d’Automotive News

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