La FIA confirme le retour du V8 en Formule 1

C’est une petite bombe dans le paddock. À la veille du Grand Prix de Miami, le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a confirmé ce qui n’était jusque-là qu’une rumeur persistante : la Formule 1 abandonnera ses V6 hybrides actuels pour revenir à des moteurs V8 dès 2030… ou au plus tard 2031. Un retour aux sources qui ne relève pas de la nostalgie pure, mais d’une réflexion stratégique sur l’avenir du sport.

Pourquoi abandonner le V6 hybride ?

Le constat est sans appel : le V6 hybride introduit en 2014 arrive en fin de cycle. Trop complexe, trop coûteux, et surtout trop éloigné des attentes des amateurs. Ben Sulayem met en avant trois arguments majeurs :

  • la réduction des coûts
  • la simplification technologique
  • une expérience plus authentique pour les fans et les pilotes

Le système actuel, avec ses composants comme le MGU-H, est devenu un casse-tête financier. Résultat : seuls quelques motoristes peuvent suivre, ce qui limite la compétition.

Un V8 moderne, mais pas rétrograde

Attention, on ne parle pas d’un simple retour en arrière. Le futur V8 sera hybride… mais beaucoup moins. On évoque une cylindrée entre 2,6 et 3,0 litres, une puissance totale autour de 880 chevaux et une part électrique réduite à 10-20 % (contre 50 % aujourd’hui). Le thermique fournirait environ 650 chevaux à lui seul. Le tout alimenté par des carburants durables, ce qui permet de conserver une certaine crédibilité environnementale. Autre point clé : le régime moteur serait plafonné autour de 15 500 à 16 000 tr/min, pour éviter les coûts excessifs et des fréquences sonores jugées désagréables.

Le retour du son… et du spectacle

C’est probablement l’argument le plus populaire. Le V8 promet un retour à une signature sonore plus émotionnelle, un élément que la F1 a largement perdu avec l’ère hybride. Et dans un sport où l’émotion est centrale, difficile de sous-estimer cet aspect. La FIA semble enfin reconnaître que la technologie ne doit pas étouffer le spectacle.

Une décision presque inévitable

Selon Ben Sulayem, ce changement n’est pas une hypothèse, mais une certitude. Si quatre des six motoristes actuels (Mercedes-AMG, Ferrari, Honda, Audi, Red Bull Ford, Alpine Racing) donnent leur accord, l’introduction se fera dès 2030. Sinon, la FIA imposera la transition en 2031. En coulisses, plusieurs réunions techniques auraient déjà permis d’aligner les intérêts.

Un levier pour attirer de nouveaux motoristes

Un moteur plus simple et moins coûteux pourrait changer la donne. L’objectif est clair : attirer de nouveaux acteurs et réduire la dépendance des équipes clientes. Même McLaren Racing est cité comme un candidat potentiel à la fabrication de son propre moteur, ce qui semblait impensable avec la complexité actuelle.

Une F1 plus légère, plus pure

Au-delà du moteur, la FIA vise aussi des monoplaces plus légères et plus compactes. Une évolution qui fait écho aux critiques de pilotes comme Max Verstappen ou Lance Stroll, qui jugent les voitures actuelles trop lourdes et peu engageantes. Le retour à un ensemble plus simple pourrait redonner aux pilotes un rôle plus central.

Conclusion

Sur le fond, la décision est cohérente. La F1 s’était enfermée dans une impasse technologique coûteuse et difficile à justifier pour le grand public. Le V8 hybride simplifié coche plusieurs cases  comme la réduction des coûts, l’amélioration du spectacle et une accessibilité accrue pour les constructeurs. Mais le défi sera de maintenir un équilibre crédible avec les objectifs environnementaux, surtout dans un contexte où l’électrification domine l’industrie automobile.

Avec des renseignements de The Drive

Le texte La FIA confirme le retour du V8 en Formule 1 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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