Toyota continue de dominer l’industrie automobile mondiale avec un nouveau record de ventes. Le constructeur japonais a écoulé 11,28 millions de véhicules au cours de son exercice financier 2025, en hausse de 2,5 %. Ce résultat inclut les performances de ses filiales Daihatsu et Hino, confirmant la solidité d’un modèle d’affaires diversifié.

Les États-Unis résistent aux tarifs douaniers

Malgré des tarifs de 15 % imposés sur les importations japonaises, Toyota a enregistré une progression notable aux États-Unis. Les ventes ont bondi de 7,7 %, atteignant un sommet historique de 2,52 millions d’unités. Le succès repose en grande partie sur des modèles accessibles et éprouvés comme la Toyota Camry et la Toyota Corolla, ainsi que sur une forte demande pour les motorisations hybrides.

Le Canada et l’Europe aussi au sommet

Toyota ne s’est pas contenté de performer aux États-Unis. Le Canada et l’Europe ont eux aussi atteint des records :

  • Canada : +6,8 % avec 248 238 véhicules
  • Europe : +1,5 % avec 1,18 million d’unités

Une démonstration claire que la stratégie globale du constructeur fonctionne sur plusieurs continents.

Les hybrides : pilier du succès

Le véritable moteur de cette croissance reste la technologie hybride. Les ventes mondiales ont atteint 4,34 millions d’unités, soit près de 40 % du volume total. Des modèles comme la Toyota Prius et le Toyota RAV4 Hybrid continuent de séduire une clientèle en quête d’efficacité sans les contraintes des véhicules 100 % électriques. C’est ici que Toyota se démarque : une approche pragmatique de l’électrification, misant sur une transition progressive plutôt qu’un virage brusque.

Les électriques progressent… mais pas vite

Les ventes de véhicules 100 % électriques ont certes bondi de 31 %, atteignant 188 785 unités. Mais cela ne représente encore que 1,7 % des ventes globales. Même si toutes les régions affichent des records, notamment la Chine et l’Europe, Toyota demeure loin derrière certains concurrents sur ce créneau. Une situation assumée par le constructeur, qui privilégie une stratégie multi-énergies.

Lexus en pleine forme

La division luxe Lexus a également signé une année record avec 870 570 véhicules vendus (+1,3 %). L’Amérique du Nord reste son principal marché, avec près de la moitié des ventes mondiales, confirmant l’attrait des produits premium japonais dans cette région.

Une stratégie payante, mais sous pression

Le nouveau PDG, Kenta Kon, hérite d’une entreprise en pleine forme commerciale, mais confrontée à des défis financiers. Le bénéfice d’exploitation devrait reculer de 21 %, notamment en raison des coûts et du contexte économique. Cela dit, Toyota a revu ses prévisions à la hausse, preuve que la discipline financière et la popularité des hybrides pourraient amortir le choc.

Conclusion

Dans un marché automobile en pleine mutation, Toyota démontre qu’il n’existe pas une seule voie vers l’électrification. En misant sur les hybrides, le constructeur japonais continue de croître tout en limitant les risques. Une stratégie moins spectaculaire que celle du tout électrique, mais terriblement efficace sur le plan commercial.

Avec des renseignements d’automotive News

Le texte Toyota fracasse des records de ventes grâce aux hybrides provient de template – Car and truck parts – We deliver our parts and accessories everywhere in Canada

Ford frappe très fort avec sa dernière création : la Mustang Cobra Jet 2200. Conçue exclusivement pour le drag, cette bête électrique développe une puissance délirante de 2 200 chevaux, surpassant même certaines hypercars comme la Rimac Nevera ou la Pininfarina Battista. On parle ici d’un laboratoire roulant, pensé pour une seule mission : pulvériser les chronos sur le quart de mile.

Un record fracassant sur la piste

Lors d’un événement NHRA en Caroline du Nord, la Cobra Jet 2200 a littéralement humilié toutes les Mustang thermiques Cobra Jet produites jusqu’à aujourd’hui. Résultat : un temps canon de 6,81 secondes sur le quart de mile, avec une vitesse de sortie de 221 mi/h (356 km/h). Un exploit qui place cette Mustang parmi les véhicules électriques les plus rapides jamais vus en ligne droite.

Une architecture technique hors norme

Sous sa carrosserie, la Cobra Jet 2200 cache une configuration radicale avec deux moteurs électriques développant environ 1 200 ch chacun, une réduction de poids de près de 500 kg par rapport à la précédente version pour masse totale d’environ 1 500 kg, ce qui est remarquablement léger pour un EV

Fait étonnant pour une voiture électrique, Ford a intégré un embrayage centrifuge, permettant de gérer plus finement la délivrance du couple au départ — un élément clé en drag. On retrouve aussi une boîte à deux rapports, une rareté dans l’univers électrique.

Gestion du poids et stratégie de performance

Autre détail digne d’une voiture de compétition pure : la gestion des batteries. La Cobra Jet 2200 utilise un groupe principal de batteries sous le châssis, deux batteries à l’arrière et une batterie à l’avant, déplaçable pour ajuster la répartition des masses

Une approche quasi chirurgicale, qui permet d’optimiser l’adhérence selon les conditions de piste.

L’électrique prend le pouvoir en drag

Avec cette Mustang, Ford poursuit une stratégie déjà amorcée avec des projets extrêmes comme le SuperVan ou le F-150 Lightning SuperTruck. Mais ici, le message est encore plus clair : l’électrique n’est plus seulement compétitif — il domine. En éliminant les contraintes mécaniques des moteurs thermiques et en exploitant un couple instantané, les EV redéfinissent les règles du jeu en accélération pure.

Une vitrine technologique plus qu’un produit

Soyons clairs : la Cobra Jet 2200 n’a rien d’une voiture de série. Elle sert avant tout de démonstrateur technologique pour Ford Performance. Mais son importance dépasse largement le simple cadre du sport automobile. Elle illustre jusqu’où peut aller l’ingénierie électrique… et envoie un signal fort aux puristes du V8 : même les icônes du drag doivent désormais composer avec l’électrification.

Avec des renseignements de Carscopps

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Coup de théâtre dans le segment des voitures exotiques : Porsche a annoncé la vente de ses participations dans Bugatti et Rimac à un consortium mené par un fonds américain. Cette transaction concerne la participation de 45 % que Porsche détenait dans la coentreprise Bugatti Rimac, créée en 2021. Cette structure regroupe Bugatti et une participation de 20,6 % dans Rimac.

Une décision dictée par la pression financière

Cette vente s’inscrit dans un contexte difficile pour le constructeur allemand, dont les performances financières ont fortement chuté. Le bénéfice d’exploitation a plongé de 93 % l’an dernier, tandis que les marges ont fondu à seulement 1,1 %, contre plus de 14 % auparavant. Propriété majoritaire du groupe Volkswagen, Porsche subit notamment les effets combinés des tarifs douaniers américains et d’un ralentissement marqué de la demande en Chine. Le nouveau PDG, Oliver Blume (et son successeur opérationnel en place), doit maintenant redresser la barre en réduisant les coûts et en recentrant les activités sur le cœur de marque.

Une valorisation au-delà du milliard de dollars

Bien que les détails financiers n’aient pas été officiellement divulgués, certaines sources évoquent une valorisation de plus d’un milliard de dollars pour Bugatti Rimac. Le consortium acquéreur est mené par HOF Capital, avec la participation de BlueFive Capital, un fonds basé à Abu Dhabi qui gère environ 15 milliards de dollars d’actifs. Ce dernier a précisé investir uniquement dans Bugatti Rimac, et non directement dans Rimac.

Rimac prend le contrôle

À la suite de la transaction, Rimac Group devrait prendre le contrôle de Bugatti Rimac. Une évolution logique qui renforce la position du groupe croate dans l’univers des hypercars électrifiés. À l’origine, cette coentreprise visait à marier le savoir-faire historique de Bugatti dans les hypercars thermiques avec l’expertise électrique de Rimac. Une alliance technologique qui a notamment donné naissance à des projets hybrides et électriques d’avant-garde.

Recentrage stratégique chez Porsche

Pour Porsche, cette décision marque un repositionnement clair : abandonner certaines participations jugées non essentielles pour concentrer les ressources sur ses modèles phares et son électrification. Dans un marché du luxe en mutation rapide, où les investissements nécessaires explosent, même les marques les plus solides doivent faire des choix.

Une industrie en pleine recomposition

Cette transaction illustre une tendance de fond : la consolidation et la réorganisation des acteurs dans le segment des hypercars et des technologies avancées. Entre électrification, coûts de développement et pressions réglementaires, l’époque des alliances stratégiques laisse progressivement place à des structures plus ciblées et à une concentration du contrôle.

Avec des renseignements de Reuters

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Comme si l’achat d’un véhicule en ligne n’était pas déjà assez risqué, une nouvelle fraude fait surface et gagne en sophistication. Des fraudeurs utilisent désormais l’intelligence artificielle pour cloner des sites web de concessionnaires automobiles légitimes, dans le but de soutirer des sommes importantes aux consommateurs. Le principe est redoutablement efficace : reproduire à l’identique l’apparence d’un concessionnaire reconnu. Inventaire crédible, formulaires de financement, coordonnées… tout y est. À première vue, même un acheteur expérimenté pourrait s’y laisser prendre.

Des clones presque impossibles à distinguer

Selon plusieurs rapports, ces sites frauduleux — souvent qualifiés de « deepfake » — imitent avec précision la présence numérique de concessionnaires bien établis. On y retrouve de vraies photos de véhicules, parfois même des rapports d’historique légitimes et des échanges crédibles avec de faux représentants. Dans un cas documenté, un acheteur croyait négocier avec un concessionnaire réputé. Après plusieurs jours d’échanges, il a transféré près de 80 000 $ pour un Lexus GX 550… qui n’a jamais existé. Une disparition totale, argent inclus.

Quand la technologie amplifie la fraude

Ce qui rend cette arnaque particulièrement pernicieuse, c’est l’usage combiné de plusieurs technologies de vidéos truquées simulant des vendeurs, des appels téléphoniques crédibles et des documents authentiques détournés (comme des rapports d’historique). On n’est plus dans le simple courriel douteux : c’est une mise en scène complète, capable de tromper même des acheteurs prudents.

Les concessionnaires aussi victimes

Ironiquement, les concessionnaires légitimes se retrouvent eux aussi piégés. Leur image est utilisée à leur insu, et ils doivent ensuite gérer la colère des victimes. Résultat : avis négatifs, atteinte à la réputation, et perte de confiance du public.

Achat en ligne : soyez prudents

Les experts en cybersécurité recommandent quelques règles de base, qui restent étonnamment efficaces :

  • Vérifier soigneusement l’URL du site (fautes, extensions inhabituelles)
  • Confirmer les coordonnées via des sources indépendantes
  • Éviter les transferts d’argent sans validation physique
  • Privilégier, lorsque possible, une transaction en personne

Cela dit, la réalité du marché évolue. Des plateformes comme Carvana ou Clutch ont popularisé l’achat 100 % en ligne, ce qui complexifie encore la détection des fraudes.

Conclusion

L’achat automobile entre dans une nouvelle ère numérique… avec ses avantages, mais aussi ses pièges. Cette fraude aux faux concessionnaires illustre parfaitement à quel point la technologie peut servir autant les consommateurs que les criminels. Dans ce contexte, une règle s’impose : si une transaction semble trop parfaite — prix attractif.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Des faux sites de concessionnaires piègent les acheteurs provient de template – Car and truck parts – We deliver our parts and accessories everywhere in Canada

Le groupe Stellantis intensifie ses discussions avec Ottawa concernant l’évolution des normes automobiles canadiennes. En toile de fond : la possibilité d’importer davantage de modèles européens, notamment électrifiés, si les barrières réglementaires sont assouplies.

Un marché canadien limité par les règles actuelles

Aujourd’hui, les normes canadiennes — les Canada Motor Vehicle Safety Standards — sont largement alignées sur celles des États-Unis. À l’inverse, l’Europe et plusieurs autres marchés reposent sur les standards définis par la United Nations Economic Commission for Europe. Résultat : deux systèmes incompatibles qui compliquent fortement l’importation de véhicules non destinés au marché américain.

D’un point de vue industriel, homologuer un véhicule uniquement pour le Canada, sans volume aux États-Unis pour amortir les coûts, demeure peu rentable et très complexe.

Stellantis mise sur son portefeuille européen

Selon la direction canadienne de Stellantis, le groupe dispose d’un large éventail de modèles en Europe qui pourraient convenir au marché canadien — en particulier des véhicules électrifiés. Avec l’écart croissant entre les politiques environnementales et commerciales du Canada et des États-Unis, cette option devient de plus en plus stratégique.

En clair : si les règles changent, le Canada pourrait devenir une porte d’entrée pour des produits aujourd’hui absents du marché nord-américain.

Une pression croissante de l’industrie

L’idée d’assouplir les normes ne vient pas uniquement de Stellantis. Plusieurs acteurs poussent Ottawa à élargir ses critères d’homologation.

La CADA ( association canadienne des concessionnaires automobiles) milite activement pour permettre l’importation de véhicules conformes aux normes européennes, japonaises et sud-coréennes, tout en conservant l’alignement avec les États-Unis. D’autres constructeurs ont déjà ouvert la porte. Volkswagen et Nissan estiment qu’un tel changement augmenterait la diversité de modèles, notamment plus abordables alors que Mazda évoque même une possible divergence partielle avec le marché américain

Cette pression s’est intensifiée avec les tensions commerciales et les différences croissantes en matière d’émissions.

Un impact ciblé sur l’offre automobile

Contrairement à certaines craintes, une ouverture aux normes internationales ne transformerait pas radicalement le marché canadien. Les VUS et les camionnettes continueraient de dominer les ventes. En revanche, les constructeurs pourraient combler certains créneaux avec des modèles de niche comme les citadines électrifiées, les compactes abordables et lesvéhicules spécialisés absents du marché américain. Un levier intéressant pour diversifier une offre souvent critiquée pour son manque de variété.

Ottawa reste prudent

Du côté du gouvernement fédéral, le ton demeure mesuré. Transport Canada rappelle que la législation actuelle — notamment la Loi sur la sécurité automobile — ne permet pas facilement l’importation de véhicules homologués selon d’autres normes. Toute modification nécessiterait un changement législatif majeur ainsi qu’une vaste consultation publique.

Même si le sujet est désormais à l’étude, aucune décision concrète n’a encore été prise.

Conclusion

Sur le plan stratégique, l’idée est pertinente. Le Canada est un marché trop petit pour justifier des homologations uniques, mais suffisamment distinct pour nécessiter une offre adaptée. L’ouverture aux normes internationales permettrait d’accélérer l’arrivée de véhicules électriques, d’élargir le choix pour les consommateurs et de réduire la dépendance au marché. Cela dit, le chantier est lourd. Entre les enjeux politiques, réglementaires et commerciaux (notamment l’ACEUM), une réforme rapide semble peu probable.

Mais à moyen terme, c’est clairement une direction que l’industrie pousse avec de plus en plus d’insistance.

Avec des renseignements d’Automotive News.

Le texte Stellantis voit un potentiel pour les voitures européennes au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur Ford Motor Company poursuit sa série de rappels, et cette fois, c’est le Ford Ranger qui est visé. Plus de 140 000 unités aux États-Unis doivent retourner chez le concessionnaire en raison d’un problème électrique pouvant, dans certains cas, mener à un incendie.

Une nouvelle campagne de rappel chez Ford

Après le rappel massif touchant le Ford F-150 pour des soucis de transmission, le Ranger rejoint la liste, mais pour une toute autre raison. Ici, on parle d’un défaut électrique plutôt que mécanique.

Même si le volume est moindre, avec 140 201 véhicules concernés, il s’agit tout de même d’une opération d’envergure pour le constructeur américain.

Un problème de faisceau électrique mal installé

Le rappel touche les Ranger des années-modèles 2024 à 2026, assemblés entre le 9 décembre 2022 et le 28 décembre 2025.

Au cœur du problème : le faisceau électrique relié au pare-soleil et au pavillon. Lors de l’assemblage, certains câbles auraient été mal positionnés ou excessivement enrubannés. Avec le temps, cela peut provoquer un frottement contre la structure métallique du montant A.

Résultat : l’isolant du fil peut s’user, exposant le conducteur électrique.

Risque de court-circuit et d’incendie

Une fois le fil exposé, un court-circuit peut survenir. Dans ce type de situation, la chaleur générée ou des étincelles peuvent apparaître, entraînant :

  • de la fumée
  • des composants fondus
  • dans les cas extrêmes, un incendie à l’intérieur du montant A

Ford a identifié le problème après l’analyse d’un incendie sur un Ranger 2024. Les diagnostics ont révélé des codes d’erreur liés au circuit du pare-soleil ainsi que des signes de courts-circuits répétés.

Des signes avant-coureurs à surveiller

Avant qu’une situation critique ne se produise, certains symptômes peuvent apparaître :

  • éclairage du miroir de courtoisie intermittent ou inopérant
  • dysfonctionnement de l’éclairage de la console au plafond

Des indices typiques d’un circuit électrique instable.

Une solution combinant réparation et mise à jour logicielle

La procédure de correction est relativement classique, mais complète :

  • inspection du véhicule
  • remplacement du faisceau si nécessaire
  • mise à jour du module de commande de carrosserie (BCM)

La mise à jour logicielle permettra de couper l’alimentation du circuit du pare-soleil en cas de défaut répété, limitant ainsi les risques d’aggravation.

Comme toujours dans ce type de campagne, l’intervention est entièrement gratuite pour les propriétaires.

Analyse

D’un point de vue technique, ce type de défaut est relativement banal dans l’industrie — un problème d’assemblage ou de routage de faisceau. Mais les conséquences potentielles, notamment le risque d’incendie, en font un rappel sérieux.

Cela illustre aussi une tendance actuelle : les systèmes électriques deviennent de plus en plus complexes, et la moindre erreur d’intégration peut avoir des impacts importants. Ford réagit rapidement ici, ce qui limite les risques réputationnels, mais la fréquence élevée des rappels commence à peser sur l’image de fiabilité.

Avec des renseignements d’Autoblog

Le texte Ford rappelle plus de 140 000 Ranger pour un risque d’incendie provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Yokohama, Japon — Il y a des virages technologiques qu’on annonce… et d’autres qu’on ressent dès les premiers mètres. Avec le Rogue 2027 e-POWER, Nissan ne se contente pas d’ajuster sa recette : il change carrément de cuisine. Fini l’hybride rechargeable emprunté à Mitsubishi Motors, place à une solution maison qui existe depuis près d’une décennie ailleurs dans le monde. Et cette fois, l’Amérique du Nord y a droit.

Une techno qui a grandi (et mûri)

Le système e-POWER n’est pas né hier. Il a suivi une évolution en trois temps assez logique. La première mouture, lancée en 2016 sur la Nissan Note e-POWER au Japon, misait sur la simplicité : un petit moteur thermique qui agit comme générateur, une batterie modeste et un moteur électrique pour entraîner les roues. Résultat : une conduite typée électrique en ville, mais des limites évidentes dès qu’on sortait du trafic urbain.

Deuxième étape entre 2020 et 2023 avec le Nissan Qashqai e-POWER en Europe. On introduit alors un 3 cylindres 1,5 litre à taux de compression variable, plus efficace, et une gestion énergétique beaucoup plus fine. Le système gagne en fluidité, en autonomie et devient plus crédible sur autoroute. Toujours une traction, mais déjà un produit beaucoup plus abouti.

Puis arrive cette troisième génération, celle du Rogue 2027. Ici, on passe à deux moteurs électriques — un par essieu — pour offrir un rouage intégral sans lien mécanique entre l’avant et l’arrière. Le moteur thermique demeure un 3 cylindres 1,5 litre, mais profondément revu. Sur le papier, on promet plus de puissance, une meilleure gestion du couple et une expérience encore plus proche d’un véhicule 100 % électrique.

Une philosophie différente des hybrides classiques

C’est là que le Rogue e-POWER se distingue vraiment. Contrairement aux systèmes hybrides parallèles du Toyota RAV4 Hybride ou du Honda CR-V Hybride, le moteur thermique ne sert jamais à entraîner les roues. Jamais. Il agit uniquement comme générateur. Les roues sont toujours mues par les moteurs électriques. Pas de recharge externe non plus : on reste dans un hybride conventionnel, mais avec un comportement qui imite celui d’un véhicule électrique. Une approche que General Motors avait explorée à sa façon avec la Chevrolet Volt.

Sur la piste : douceur et couple instantané

Notre premier contact s’est déroulé sur le circuit Grandrive de Yokohama, propriété de Nissan. Deux tours avec le Rogue actuel à moteur 3 cylindres turbo, suivis de deux autres au volant d’un prototype camouflé e-POWER. La différence saute aux yeux — ou plutôt aux pieds. L’accélération est instantanée, parfaitement linéaire, sans l’effet élastique d’une boîte CVT. On appuie, ça part. Simple. Avec ses deux moteurs électriques, le Rogue 2027 ajuste la répartition du couple en temps réel. Résultat : une motricité nettement supérieure, particulièrement pertinente pour les hivers canadiens. Le centre de gravité abaissé par la batterie améliore aussi la stabilité.

Et surtout, le silence. Même en forte accélération, l’ambiance reste feutrée. Le moteur thermique se fait entendre uniquement sur les longues accélérations soutenues, et encore, Nissan a visiblement travaillé fort sur l’insonorisation.

Confort et raffinement au rendez-vous

Difficile de tirer des conclusions définitives après seulement quelques tours de piste, mais certaines qualités ressortent immédiatement. L’absence de vibrations mécaniques, la douceur des transitions et cette sensation de glisse constante donnent au Rogue e-POWER un caractère plus raffiné que la version actuelle. Sur les longues lignes droites, le moteur thermique devient plus présent, mais sans jamais devenir envahissant. Une fois la vitesse stabilisée, il disparaît presque complètement du décor sonore. On obtient un équilibre intéressant entre confort et efficacité.

La question qui tue : la consommation

Évidemment, c’est le nerf de la guerre. Nissan annonce une moyenne autour de 5,5 L/100 km. Sur papier, c’est très compétitif. Mais dans la vraie vie ? À 120 km/h sur autoroute, difficile d’imaginer rester sous les 6 L/100 km. Avec un véhicule relativement lourd et un rouage intégral, une moyenne entre 6 et 6,5 L/100 km semble plus réaliste. Peut-être même plus en conditions défavorables.

Cela dit, même sans battre les champions du segment, le Rogue compense avec une expérience de conduite plus agréable et plus naturelle que bien des hybrides traditionnels.

Un design qui évolue sans révolutionner

Malgré le camouflage, on devine que le Rogue 2027 reste fidèle à lui-même. La silhouette gagne en présence, avec une signature lumineuse redessinée intégrée à la calandre et des feux arrière à motif géométrique. À bord, difficile d’en voir beaucoup, mais on aperçoit des écrans plus larges et une interface modernisée. La configuration reste classique : cinq places, deux rangées.

Conclusion

Le Rogue e-POWER 2027 n’est pas le plus spectaculaire sur une fiche technique. Il ne cherche pas à l’être. Là où Nissan joue sa carte, c’est sur l’agrément de conduite. Face aux références établies comme le RAV4 et le CR-V, il propose autre chose : une conduite plus douce, plus silencieuse, plus “électrique” dans l’âme. Dans un segment où les hybrides commencent à se ressembler dangereusement, cette approche pourrait bien faire mouche. Ce n’est peut-être pas le choix le plus rationnel… mais c’est probablement l’un des plus agréables à conduire au quotidien.

Trop tôt pour parler de prix qui sera annoncé plus près du lancement vers le mois de novembre 2026.

Le texte Nissan Rogue 2027 e-POWER provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Une crise d’approvisionnement inattendue

Le Ford F-150 traverse une zone de turbulence inhabituelle. Malgré une demande toujours forte, la camionnette la plus vendue en Amérique du Nord souffre actuellement d’une pénurie importante qui met les concessionnaires sous pression. En cause : une série d’incendies chez Novelis, principal fournisseur d’aluminium de Ford Motor Company.

Trois incendies qui perturbent toute la chaîne

Au cours de l’année dernière, trois incendies distincts ont frappé des installations de Novelis sur une période de deux mois. Résultat : une production d’aluminium fortement perturbée, toujours pas revenue à pleine capacité plus de six mois plus tard. Or, la carrosserie du F-150 repose largement sur l’aluminium — un choix stratégique qui permet de réduire le poids et la consommation, mais qui rend aussi Ford extrêmement dépendant de cette ressource.

Inventaires en chute libre chez les concessionnaires

Les effets sont immédiats sur le terrain. Selon Automotive News, certains concessionnaires ont vu leurs stocks fondre de façon spectaculaire. Un exemple frappant : un détaillant est passé d’environ 700 unités en inventaire durant la période promotionnelle « Truck Month » à seulement… neuf camions. Globalement, les inventaires de F-150 auraient chuté d’environ 43 %, une situation rarement observée en dehors de la pandémie.

Un dilemme financier pour Ford

Ford n’a pas cessé la production, mais elle tourne au ralenti. Pour compenser le manque d’approvisionnement local, le constructeur doit importer de l’aluminium. Problème : ce métal est frappé d’un tarif de 50 %, ce qui fait exploser les coûts de production. Ford se retrouve donc devant un choix difficile :

  • Produire davantage et absorber des coûts très élevés
  • Réduire la production et céder des parts de marché à ses rivaux

Des concurrents comme General Motors et Stellantis pourraient profiter de cette faiblesse temporaire.

Une reprise espérée d’ici la fin de l’année

Selon les analystes de CatalystIQ, les conséquences pourraient être durables. L’un des grands avantages de Ford — une disponibilité supérieure — s’est évaporé. Ford vise néanmoins un retour à la normale au second semestre, misant sur une reprise complète des opérations chez Novelis. D’ici là, le constructeur compte maintenir une production soutenue de la série F pour limiter les dégâts.

Une dépendance stratégique exposée

Ce problème met en lumière une réalité souvent sous-estimée : l’innovation technique peut devenir une faiblesse logistique. Le choix de l’aluminium, introduit massivement en 2015, a donné au F-150 une avance en matière d’efficacité. Mais aujourd’hui, cette dépendance expose Ford à des risques importants en cas de rupture d’approvisionnement. À court terme, Ford devrait conserver son titre de camion le plus vendu. Mais si la situation perdure, l’écart avec ses concurrents pourrait se resserrer — un scénario à surveiller de près, surtout à l’approche de la prochaine génération prévue vers 2029.

Conclusion

La pénurie actuelle du F-150 illustre à quel point une chaîne d’approvisionnement fragile peut bouleverser même les modèles les plus dominants. Ford devra tirer des leçons de cet épisode pour sécuriser ses approvisionnements à long terme.

Avec des renseignements d’Autoblog

Le texte Pénurie de Ford F-150 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le géant américain General Motors met brusquement un frein à ses ambitions électriques. Le constructeur a décidé de suspendre indéfiniment le renouvellement de sa gamme de camions et VUS électriques pleine grandeur, laissant planer un doute sur l’avenir des Chevrolet Silverado EV, GMC Sierra EV, Hummer EV et Cadillac Escalade IQ au-delà de leur génération actuelle. Cette décision marque un recul important par rapport à la stratégie électrique ambitieuse que GM défendait encore récemment, préférant désormais miser sur ses camions à essence, toujours très rentables.

Un programme 2028 mis sur pause

Selon un rapport de Crain’s Detroit Business, GM préparait une mise à jour complète de ses camions électriques pour 2028, incluant des versions plus abordables afin d’élargir sa clientèle. Ces plans sont désormais suspendus sans échéancier. Questionnée à ce sujet, l’entreprise est restée vague, indiquant ne pas divulguer ses intentions concernant la prochaine génération de camions électriques.

Des pertes massives et une demande en chute

La décision s’inscrit dans un contexte difficile pour la division électrique de GM. En 2025, le constructeur a encaissé des charges de 7,6 milliards de dollars liées aux VÉ, dont 6 milliards en radiations d’actifs et annulations de projets. Les ventes suivent la même tendance. Au quatrième trimestre 2025, elles ont chuté de 43 %, notamment après la suppression du crédit d’impôt fédéral de 7 500 $ aux États-Unis. Les chiffres du premier trimestre 2026 confirment la faiblesse de la demande :

  • Silverado EV : environ 1 400 unités
  • Sierra EV : environ 1 300 unités
  • Hummer EV : environ 1 600 unités
  • Escalade IQ : environ 2 000 unités

Pendant ce temps, GM augmente la production de ses camions thermiques à Flint pour répondre à une demande toujours solide.

Factory Zero : symbole d’un recul

L’usine Factory Zero, fleuron électrique de GM évalué à 2,2 milliards $, illustre ce virage. Après plusieurs arrêts de production récents, 1 300 travailleurs ont été mis à pied. Déjà en 2025, l’usine avait réduit ses opérations à un seul quart de travail. Pensée comme le cœur de l’avenir électrique de GM, Factory Zero produit aujourd’hui des véhicules coûteux à faible volume, dans un marché encore hésitant.

Une tendance qui dépasse GM

GM n’est pas seul à revoir ses ambitions. Ford Motor Company a également abandonné le Ford F-150 Lightning en 2025, malgré des ventes supérieures au Tesla Cybertruck. Le constructeur privilégie désormais une stratégie hybride à autonomie prolongée, jugée plus rentable à court terme.

Analyse

D’un point de vue strictement financier, la décision de GM est compréhensible. Les marges sur les camions à essence demeurent largement supérieures, surtout dans un contexte nord-américain où l’électrification progresse plus lentement. Mais à l’échelle globale, ce repositionnement soulève des questions. La Chine, premier marché automobile mondial, dépasse déjà les 50 % de ventes en véhicules électrifiés, et la transition s’accélère. Des acteurs comme BYD et CATL dominent désormais les chaînes d’approvisionnement et les technologies clés. Le risque pour GM est clair : perdre du terrain sur la scène internationale en privilégiant une rentabilité immédiate au détriment d’une vision à long terme.

Conclusion

GM affirme ne pas abandonner l’électrique, mais les faits démontrent un net ralentissement. En misant sur ses acquis thermiques, le constructeur joue une carte conservatrice… qui pourrait coûter cher lorsque le marché mondial basculera définitivement.

Avec des renseignements d’Electrek

Le texte GM suspend ses camions électriques et revient à l’essence provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Stellantis frappe fort sur le marché canadien avec une réduction de prix pouvant atteindre 7 200 $ sur la Chrysler Pacifica 2027 assemblée à Windsor. La version d’entrée de gamme Select à traction (FWD) débute désormais à 52 995 $, tandis que la version à rouage intégral (AWD) s’affiche à 57 995 $, soit une baisse de 4 200 $ dans les deux cas. Les versions plus huppées Limited et Pinnacle sont respectivement proposées à 63 995 $ et 72 995 $, avec des réductions allant jusqu’à 7 200 $.

Un repositionnement stratégique face aux VUS

Selon Trevor Longley, cette décision s’inscrit dans une évolution claire du marché canadien. Après des années dominées par les VUS et multisegments, on observe un retour graduel vers des véhicules plus pratiques et rationnels. La minifourgonnette, longtemps mise de côté, retrouve une certaine pertinence — surtout dans un contexte où les prix des VUS pleine grandeur explosent. Stellantis entend ainsi repositionner la Pacifica comme une alternative crédible, offrant espace, polyvalence et désormais… un avantage prix significatif.

Le 4RM à 7 places le plus accessible au pays

Avec cette nouvelle grille tarifaire, la Pacifica AWD devient l’un des points d’entrée les plus accessibles pour un véhicule à sept passagers avec rouage intégral au Canada. Un argument de poids dans un marché où les familles doivent composer avec une hausse généralisée du coût de la vie. Stellantis mise clairement sur le rapport valeur pour attirer une clientèle qui s’était tournée vers les VUS par défaut.

La Grand Caravan maintient son rôle d’entrée de gamme

En parallèle, la Chrysler Grand Caravan 2027 conserve un prix de départ sous la barre des 50 000 $, à 49 995 $ (incluant frais de transport et autres charges). Une stratégie cohérente : offrir une gamme complète couvrant à la fois les acheteurs sensibles au prix et ceux recherchant davantage de raffinement.

Une mise à jour esthétique et technologique

Présentée récemment au Salon de l’Auto de New York, la Pacifica 2027 profite d’une mise à jour bienvenue avec une nouvelle signature visuelle à l’avant, un emblème ailé illuminé, des technologies de sécurité bonifiées et le maintien du système Stow ‘n Go, toujours un avantage concurrentiel majeur.

Construit au Canada

La production des Pacifica et Grand Caravan 2027 doit débuter dans les prochains mois à l’usine de Windsor, en Ontario. Les premiers exemplaires sont attendus en concession dès cet été.

Conclusion

Sur le plan stratégique, cette baisse de prix est non seulement agressive, mais essentielle. Le segment des minifourgonnettes est dominé par des joueurs solides comme la Toyota Sienna (hybride) et la Honda Odyssey, qui misent sur la fiabilité et l’efficacité. Stellantis, de son côté, joue la carte du prix, de la disponibilité AWD et de la polyvalence. Dans le contexte économique actuel, c’est probablement la meilleure carte à jouer.

Le texte Stellantis baisse le prix de la Chrysler Pacifica 2027 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile