Le constructeur allemand Volkswagen poursuit l’un des plus importants programmes de restructuration de son histoire. Lors de l’assemblée générale annuelle du 18 juin, le chef de la direction, Oliver Blume, a confirmé que l’entreprise prévoit réduire ses effectifs allemands de 19 000 employés d’ici la fin de 2026.

Cette réduction de personnel touche directement les activités de Volkswagen AG, y compris les usines de Saxe et d’Osnabrück. La mesure s’inscrit dans un vaste plan visant à adapter la taille de l’entreprise à la réalité actuelle du marché automobile mondial.

Près de 50 000 postes visés d’ici 2030

La restructuration dépasse largement la seule marque Volkswagen. Les ententes de départ déjà conclues concernent plus de 28 000 employés répartis entre Volkswagen, Audi, Porsche et la filiale logicielle CARIAD.

À terme, le groupe vise une réduction d’environ 50 000 postes dans ses installations allemandes d’ici 2030, un objectif qui reflète les profondes mutations que traverse actuellement l’industrie automobile européenne.

Adapter la capacité de production à la demande réelle

Selon Oliver Blume, ces compressions sont principalement motivées par un décalage entre les capacités de production du groupe et la demande actuelle du marché.

Avant la pandémie de COVID-19, Volkswagen avait développé un réseau industriel mondial capable de produire jusqu’à 12 millions de véhicules par année. Or, la réalité des cinq dernières années est bien différente. Les ventes mondiales du constructeur ont plutôt oscillé autour de 9 millions d’unités annuellement.

Pour corriger cet écart, le groupe affirme avoir déjà retiré près de 2 millions d’unités de capacité de production de ses installations européennes et chinoises au cours des deux dernières années.

Des économies déjà substantielles

Volkswagen soutient que ses efforts commencent à produire des résultats tangibles. En 2025, les coûts de fabrication dans les usines allemandes de la marque auraient diminué de plus de 20 %.

Grâce aux réductions d’effectifs et aux nouvelles conventions collectives, le constructeur affirme avoir généré environ 1 milliard d’euros d’économies durables à ce jour. L’objectif est toutefois beaucoup plus ambitieux : atteindre 6 milliards d’euros d’économies annuelles d’ici 2030.

Des résultats financiers sous pression

Malgré un chiffre d’affaires d’environ 322 milliards d’euros en 2025 et des ventes mondiales avoisinant 9 millions de véhicules, Volkswagen a vu sa rentabilité fortement affectée par divers facteurs exceptionnels.

Le groupe a enregistré un bénéfice d’exploitation d’environ 8,9 milliards d’euros, ce qui représente une marge relativement modeste de 2,8 %. Cette performance a notamment été pénalisée par près de 9 milliards d’euros de charges exceptionnelles ainsi que par les tarifs douaniers imposés par les États-Unis.

Les tarifs américains continuent de faire mal

Les barrières commerciales demeurent l’une des principales préoccupations du constructeur allemand.

Selon la direction, les tarifs douaniers américains représentent un impact négatif d’environ 5 milliards d’euros par année, en raison des coûts directs et indirects associés aux exportations européennes ainsi qu’aux véhicules produits au Mexique.

Cette situation complique davantage les efforts de redressement financier entrepris par le groupe.

Une amélioration espérée pour 2026

Malgré ces défis, Volkswagen demeure optimiste pour les prochaines années. Le constructeur prévoit une marge opérationnelle comprise entre 4 % et 5,5 % en 2026, ainsi qu’un flux de trésorerie net automobile variant entre 3 et 6 milliards d’euros.

À plus long terme, le groupe vise une marge opérationnelle de 8 à 10 % d’ici 2030, un objectif qui dépendra en grande partie de la réussite de son programme de restructuration et de l’évolution du marché mondial.

L’industrie européenne retrouve des couleurs

Volkswagen pourrait également bénéficier d’un contexte économique plus favorable. Selon les données de Bloomberg Intelligence, les entreprises composant l’indice européen Stoxx Europe 600 devraient voir leurs marges opérationnelles progresser de près de 8 % cette année.

Après trois années de recul, cette amélioration est alimentée par la hausse des prix des matières premières, une meilleure productivité industrielle et les premiers gains liés à l’intégration de l’intelligence artificielle dans plusieurs secteurs économiques.

Pour Volkswagen, cette embellie pourrait arriver au moment opportun alors que le constructeur tente de retrouver les niveaux de rentabilité qui ont longtemps fait sa réputation.

Avec des renseignements de Bloomberg

Le texte Volkswagen supprimera 19 000 emplois en Allemagne d’ici la fin de 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Si vous avez l’impression que les phares des véhicules modernes sont devenus excessivement brillants, sachez que vous êtes loin d’être seul. Un récent sondage mené par Transport Canada a suscité une participation exceptionnelle, recueillant plus de 380 000 réponses de Canadiens préoccupés par l’éblouissement sur les routes.

À titre comparatif, ce nombre équivaut à peu près à la population combinée des villes d’Oshawa et de Burlington, en Ontario. Une mobilisation rarement observée pour une consultation publique portant sur un enjeu automobile.

Transport Canada veut comprendre le phénomène

L’enquête, menée du 6 mars au 20 avril dernier, avait pour objectif de mieux comprendre l’impact des phares éblouissants sur les usagers de la route.

« Transport Canada souhaite savoir comment l’éblouissement des phares affecte les usagers de la route et quels éléments liés aux véhicules ou à l’éclairage influencent cette expérience de conduite nocturne », expliquait l’organisme fédéral dans son appel à participation.

Les questions abordaient notamment les habitudes de conduite de nuit, les facteurs contribuant à l’éblouissement, le comportement des conducteurs ainsi que les solutions potentielles pour réduire ce problème.

Les phares DEL dans la ligne de mire

Depuis quelques années, les plaintes concernant les phares à DEL (DEL ou LED en anglais) se multiplient. Leur intensité lumineuse supérieure améliore certes la visibilité du conducteur qui les utilise, mais elle peut aussi provoquer un inconfort important chez les automobilistes venant en sens inverse.

Le phénomène est particulièrement perceptible sur les routes secondaires et les autoroutes mal éclairées, où plusieurs conducteurs rapportent être temporairement aveuglés par certains véhicules récents.

L’âge des conducteurs constitue également un facteur aggravant. Avec le vieillissement de la population, la sensibilité à l’éblouissement nocturne augmente, ce qui accentue la perception du problème.

La technologie n’est pas toujours responsable

Paradoxalement, les technologies d’éclairage les plus avancées ne sont pas nécessairement les principales coupables. Les systèmes adaptatifs modernes, déjà largement utilisés en Europe, sont conçus pour diriger la lumière précisément là où elle est nécessaire tout en réduisant l’éblouissement des autres usagers.

Ces systèmes intelligents ajustent automatiquement le faisceau lumineux selon la circulation et les conditions routières. Pendant longtemps, certaines réglementations nord-américaines ont toutefois limité leur adoption à grande échelle.

Une harmonisation accrue avec les normes européennes pourrait éventuellement contribuer à améliorer la situation au Canada.

Mauvais réglages et modifications après-vente

Selon plusieurs spécialistes, une grande partie du problème provient plutôt d’éléments externes à la conception d’origine des véhicules.

Parmi les causes fréquemment citées figurent :

  • des phares mal ajustés après un entretien ou une réparation;
  • l’installation d’ampoules à haute intensité non homologuées pour le véhicule;
  • la popularité croissante des barres lumineuses DEL installées sur les camionnettes et véhicules hors route.

Ces équipements peuvent être extrêmement utiles dans certaines circonstances professionnelles ou en milieu isolé. Toutefois, lorsqu’ils sont utilisés de manière inappropriée sur les routes publiques, ils deviennent rapidement une source importante de nuisance pour les autres conducteurs.

Un rapport attendu avec intérêt

Transport Canada devra maintenant analyser l’immense quantité de données recueillies avant de publier ses conclusions officielles.

Compte tenu du volume exceptionnel de réponses, il est raisonnable de croire que les commentaires négatifs concernant l’éblouissement dépasseront largement les témoignages favorables. Reste à voir si cette mobilisation populaire se traduira par des changements réglementaires ou par l’adoption accélérée de nouvelles technologies d’éclairage plus respectueuses des autres usagers de la route.

Une chose est certaine : le débat sur les phares trop puissants est désormais impossible à ignorer.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Plus de 380 000 Canadiens dénoncent l’éblouissement causé par les phares provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Stellantis vit sur un respirateur artificiel depuis une dizaine d’années. Les rumeurs de fermeture pure et simple circulaient régulièrement dans les coulisses de l’industrie. Stellantis vient de siffler la fin de la récréation avec la présentation de sa plateforme STLA One.

Le groupe automobile européen abandonne cinq architectures différentes pour créer une base unique. Cette nouvelle plateforme modulaire mondiale est le coup d’envoi d’une offensive sans précédent pour le groupe en général et pour le groupe Chrysler en particulier.

Stellantis veut réduire ses coûts de production de 20 %. Cette « méga-plateforme » soutiendra plus de 30 modèles différents d’ici 2035. L’entreprise projette d’écouler deux millions de véhicules sur ces bases communes.

L’architecture STLA One brille par son pragmatisme technique. Qualifions là d’agnostique. Elle ne choisit pas de camp. elle accepte les motorisations électriques, mais aussi les systèmes hybrides et à essence. On appelle cela une stratégie multi-énergie par conception.

Tout ça provoque un immense soupir de soulagement à Detroit. Le designer montréalais Ralph Gilles doit célébrer cette nouvelle avec beaucoup d’enthousiasme. Le chef du design de Stellantis rongeait son frein, pris avec une gamme Chrysler moribonde. Il hérite enfin des outils nécessaires pour redessiner l’avenir de la marque américaine.

Gilles supervise actuellement une charge de travail monumentale. Le designer qualifie lui-même cette nouvelle période d’offensive de la plus intense de sa carrière. La plateforme STLA One offre une bonne liberté de création.

Cette renaissance se matérialisera très bientôt. La Chrysler Airflow sera le premier modèle nord-américain à utiliser la STLA One. Ce VUS adoptera une posture moderne tournée vers l’avenir.

Ce véhicule intégrera aussi les technologies logicielles et connectées de pointe du groupe. On parle du système central STLA Brain et du cockpit virtuel SmartCockpit. L’ordinateur de bord gérera la voiture comme un véritable téléphone intelligent. Attendez-vous à un paquet de services vendus par abonnement, c’est le plan de Stellantis pour les cinq prochaines annéss.

Ce virage est risqué mais obligatoire pour Stellantis. La survie de la maison mère de Chrysler dépend de la réussite de ce déploiement qui démarre en 2027. La division américaine joue peut-être même sa dernière carte. Le coup de crayon de Ralph Gilles aura la lourde tâche de séduire à nouveau les familles d’ici.

Le texte Une base unique pour 30 modèles chez Stellantis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Honda Canada procède au rappel de 136 260 véhicules en raison d’un problème potentiel de corrosion prématurée au niveau du sous-châssis arrière. Dans les cas les plus graves, cette corrosion pourrait compromettre l’intégrité de la suspension arrière et, exceptionnellement, entraîner la séparation d’une roue du véhicule. Cette campagne de rappel s’inscrit dans une opération beaucoup plus vaste qui touche également plus de 880 000 véhicules aux États-Unis, principalement dans les régions où l’utilisation de sel de voirie est fréquente durant l’hiver.

Les modèles concernés

Le rappel vise plusieurs véhicules Acura et Honda produits au cours des dernières années :

  • Acura MDX 2014 à 2020 : 40 442 unités
  • Honda Passport 2019 à 2023 : 11 730 unités
  • Honda Pilot 2016 à 2022 : 59 251 unités
  • Honda Ridgeline 2017 à 2023 : 24 837 unités

Au total, plus de 136 000 véhicules sont concernés au Canada.

Un problème lié à la peinture protectrice

Selon l’enquête menée par Honda, le problème provient d’un revêtement de peinture appliqué sur le sous-châssis arrière qui ne répondait pas entièrement aux normes de durabilité du constructeur. Avec le temps, cette peinture peut se décoller et permettre à l’eau, au sel et aux autres agents corrosifs de s’infiltrer jusqu’aux points de fixation de la suspension arrière. Dans les régions soumises à d’importantes quantités de sel de déglaçage, la corrosion peut alors progresser plus rapidement. Honda a depuis corrigé le procédé de fabrication, mais les véhicules produits durant la période concernée demeurent vulnérables.

Quels sont les risques?

Lorsque la corrosion devient importante, elle peut affaiblir les points d’ancrage du sous-châssis arrière. Les premiers symptômes peuvent inclure des bruits inhabituels provenant de la suspension arrière, des vibrations anormales, une modification du comportement routier et un mauvais alignement des roues arrière. Dans des situations extrêmes, les composantes de suspension pourraient céder, augmentant le risque d’accident. Honda estime toutefois qu’environ 1 % des véhicules rappelés présentent réellement le défaut, mais l’ensemble de la population concernée est inclus par mesure préventive.

Les réparations prévues

Les concessionnaires inspecteront le sous-châssis arrière de chaque véhicule visé. Selon le niveau de corrosion observé, différentes interventions pourront être réalisées :

  • installation d’un ensemble de renforcement du sous-châssis;
  • réparation des composantes affectées;
  • remplacement complet du sous-châssis arrière si nécessaire.

Toutes les réparations seront effectuées sans frais pour les propriétaires.

Comment savoir si votre véhicule est touché?

Les propriétaires peuvent vérifier si leur véhicule est concerné en utilisant leur numéro d’identification du véhicule (NIV ou VIN), le code à 17 caractères inscrit sur le certificat d’immatriculation ou visible à la base du pare-brise du côté conducteur. Honda et Acura communiqueront également directement avec les propriétaires des véhicules visés conformément aux exigences réglementaires canadiennes. Comme pour tous les rappels, les propriétaires ayant déménagé récemment ou acheté leur véhicule d’occasion ont intérêt à mettre à jour leurs coordonnées auprès du constructeur afin de recevoir rapidement les avis de sécurité.

Le sel de voirie encore dans la ligne de mire

Ce rappel rappelle une fois de plus les défis particuliers auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles en Amérique du Nord, notamment dans les provinces canadiennes où l’utilisation intensive de sel de déglaçage accélère le vieillissement des composantes métalliques. Pour les automobilistes québécois, ce type de campagne souligne l’importance des inspections périodiques du dessous du véhicule et des traitements antirouille afin de limiter les effets de la corrosion à long terme.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Honda rappelle plus de 136 000 véhicules au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur chinois BYD franchit une nouvelle étape dans son expansion internationale. L’entreprise prépare l’arrivée de son réseau de recharge ultra-rapide Flash Charging au Canada, ce qui ferait du pays le premier marché nord-américain à bénéficier de cette technologie. Capable d’ajouter jusqu’à 400 kilomètres d’autonomie en seulement cinq minutes, le système de recharge développé par BYD dépasse largement les capacités des infrastructures actuellement déployées en Amérique du Nord. L’information a été révélée par une offre d’emploi publiée à Toronto, où BYD cherche un responsable chargé de déployer sa stratégie de réseau Flash Charging à travers le Canada.

Une technologie qui repousse les limites

Présenté au printemps 2025, le système Flash Charging reposait initialement sur une architecture de 1 000 volts et une puissance de recharge de 1 000 kW. Depuis, BYD a fait évoluer sa technologie grâce à la deuxième génération de sa batterie Blade, portant la puissance maximale à 1 500 kW. À titre comparatif, les réseaux de recharge les plus performants actuellement disponibles en Amérique du Nord offrent généralement entre 350 et 500 kW. Cette capacité permet de récupérer plusieurs centaines de kilomètres d’autonomie en quelques minutes seulement, réduisant considérablement l’un des principaux freins à l’adoption des véhicules électriques : le temps de recharge.

Plus de 5 700 bornes déjà en Chine

BYD n’en est pas à ses premiers essais. En Chine, le constructeur affirme avoir déjà installé plus de 5 700 stations Flash Charging en un peu plus d’un an. L’entreprise accélère actuellement son déploiement mondial et vise plusieurs régions, notamment l’Europe, l’Amérique latine, le Moyen-Orient et l’Asie-Pacifique. Jusqu’à récemment, l’Amérique du Nord ne figurait toutefois pas dans les plans annoncés publiquement. Le Canada devient désormais une exception stratégique.

BYD ne veut pas seulement vendre des voitures

L’offre d’emploi publiée par BYD démontre que le constructeur souhaite développer bien davantage qu’un simple réseau de concessionnaires. L’entreprise prévoit notamment établir un réseau national de bornes Flash Charging, collaborer avec des partenaires locaux pour moderniser les infrastructures électriques, superviser la construction et l’exploitation des stations et développer des modèles d’affaires adaptés aux programmes d’aide gouvernementaux canadiens. Cette approche rappelle fortement la stratégie utilisée par Tesla au début des années 2010 avec le déploiement de son réseau Supercharger, un avantage concurrentiel majeur qui a largement contribué au succès de la marque.

Une technologie adaptée aux hivers canadiens

Le marché canadien représente un terrain particulièrement intéressant pour BYD. Selon le constructeur, sa batterie Blade de deuxième génération peut passer de 10 % à 70 % de charge en environ cinq minutes, même lorsque la température atteint -20 °C. Cette performance pourrait répondre à l’une des principales préoccupations des automobilistes canadiens, soit la diminution de la vitesse de recharge durant les périodes de grand froid. Si ces résultats se confirment dans des conditions réelles, BYD pourrait disposer d’un argument de poids face aux constructeurs déjà établis.

Des infrastructures énergétiques à adapter

Une recharge de 1 500 kW exige toutefois des infrastructures considérables. Les documents de recrutement indiquent clairement que BYD recherche des partenaires spécialisés dans les mises à niveau du réseau électrique et l’installation d’équipements énergétiques. Afin de limiter les impacts sur le réseau, les stations Flash Charging utilisent également des systèmes de stockage d’énergie intégrés, permettant de lisser les pics de consommation lors des recharges ultra-rapides.

Le lancement canadien se précise

L’arrivée du réseau de recharge s’inscrit dans une stratégie plus vaste visant l’introduction de BYD sur le marché canadien. Le constructeur a déjà confirmé son intention d’ouvrir une vingtaine de concessions au pays, avec Toronto comme point de départ. Toutefois, plusieurs observateurs estiment que le lancement commercial des véhicules pourrait être repoussé jusqu’en 2027 en raison du système canadien de quotas d’importation. Le fait que BYD investisse dès maintenant dans son infrastructure de recharge démontre néanmoins la volonté du groupe de s’implanter durablement au Canada.

Une nouvelle référence pour la recharge électrique?

Si le projet se concrétise selon les échéanciers prévus, le Canada pourrait devenir l’un des premiers marchés occidentaux à offrir une recharge mégawatt pour les voitures particulières. Pour l’industrie automobile, l’arrivée de BYD représente bien plus que l’arrivée d’un nouveau constructeur. Elle pourrait accélérer l’évolution des standards de recharge et forcer les acteurs déjà établis à revoir leurs ambitions technologiques. Après avoir bouleversé le marché mondial des véhicules électriques grâce à ses batteries et à ses coûts de production compétitifs, BYD semble désormais vouloir s’attaquer à un autre enjeu crucial : faire disparaître l’anxiété liée à la recharge.

Sources : Electrek.

 

Le texte BYD prépare l’arrivée de sa recharge ultra-rapide de cinq minutes au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les travaux de construction de la mine de graphite Matawinie, située à environ 165 kilomètres au nord de Montréal, sont officiellement lancés. Le gouvernement fédéral considère ce projet comme un élément stratégique pour renforcer la chaîne d’approvisionnement canadienne en minéraux critiques et soutenir l’industrie des véhicules électriques. Le premier ministre Mark Carney s’est rendu sur le site le 19 mai dernier pour souligner le début des travaux, une étape qui survient seulement six mois après que le projet eut été confié au nouveau Bureau des grands projets d’Ottawa.

Une capacité de production record

Une fois en exploitation, la mine devrait devenir la plus importante source de graphite en Amérique du Nord et dans les pays du G7. La production annuelle pourrait atteindre 106 000 tonnes de graphite, un matériau essentiel à la fabrication des batteries de véhicules électriques, des systèmes de stockage d’énergie et de plusieurs technologies de pointe. Avec l’accélération de l’électrification des transports, la demande mondiale pour le graphite devrait continuer de croître fortement au cours de la prochaine décennie.

Près de 2 milliards de dollars d’investissements

Le projet représente des investissements estimés à près de 2 milliards de dollars et devrait générer plus de 1 000 emplois pendant sa construction et son exploitation. L’entreprise Nouveau Monde Graphite prévoit également relier la mine à son usine de transformation de matériaux pour batteries située à Bécancour. Cette intégration permettra de créer la première filière entièrement intégrée de production de graphite au Canada, depuis l’extraction du minerai jusqu’à la transformation destinée aux fabricants de batteries.

Une production alimentée par l’hydroélectricité québécoise

Les installations de Matawinie et de Bécancour fonctionneront principalement grâce à l’électricité produite par Hydro-Québec. Cette approche permettra d’exploiter une chaîne de production largement électrifiée et de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre associées à la production de graphite, comparativement à plusieurs exploitations concurrentes situées en Asie et dans d’autres régions du monde. Cette caractéristique pourrait devenir un avantage concurrentiel important auprès des constructeurs automobiles cherchant à réduire l’empreinte carbone de leurs véhicules électriques.

Ottawa sécurise son approvisionnement

Le gouvernement fédéral a également conclu une entente d’approvisionnement de sept ans avec l’entreprise. Celle-ci prévoit l’achat annuel de 30 000 tonnes de concentré de graphite provenant de la mine. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie canadienne visant à réduire sa dépendance envers les fournisseurs étrangers de minéraux critiques, un enjeu devenu prioritaire dans un contexte de tensions géopolitiques et de concurrence accrue pour les ressources nécessaires à la transition énergétique.

Un soutien financier massif

Afin d’assurer la réalisation du projet, Ottawa met en place un important montage financier. Le gouvernement fédéral soutient la mine grâce à une enveloppe de 459 millions de dollars provenant notamment d’Exportation et développement Canada et de la Banque de l’infrastructure du Canada. D’autres contributions sont également prévues par l’intermédiaire du Fonds de croissance du Canada et de Ressources naturelles Canada. Pour l’industrie automobile canadienne, le projet Matawinie représente une pièce maîtresse de l’écosystème des batteries en émergence. Alors que les constructeurs investissent des milliards de dollars dans les usines de batteries et l’assemblage de véhicules électriques, l’accès à une source locale de graphite pourrait renforcer la compétitivité du Canada face aux États-Unis, à l’Europe et à la Chine.

Un maillon essentiel de la filière batterie

Le développement de la mine Matawinie confirme l’ambition du Canada de bâtir une chaîne d’approvisionnement complète pour les batteries de véhicules électriques. De l’extraction des minéraux critiques à la fabrication des cellules et à l’assemblage des véhicules, Ottawa cherche à positionner le pays comme un acteur incontournable de la transition énergétique nord-américaine. Pour le Québec, déjà reconnu pour son hydroélectricité et son expertise dans les matériaux avancés, ce projet pourrait devenir l’un des piliers de la future économie des batteries.

Avec des renseignements d’Automotive news

 

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Le gouvernement du Québec s’apprête à annoncer un nouvel assouplissement de ses objectifs de ventes de véhicules zéro émission (VZE), marquant un deuxième correctif en moins d’un an à sa stratégie d’électrification des transports. La nouvelle ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Pascale Déry, doit confirmer que les VZE représenteront désormais 80 % des ventes de véhicules neufs en 2035. Cette nouvelle cible remplace l’objectif initial de 100 % qui figurait dans la réglementation québécoise. Cette décision survient quelques mois seulement après un premier ajustement annoncé à l’automne 2025, lorsque le gouvernement avait déjà proposé de réduire la cible à 90 %. Cette mesure n’avait toutefois jamais été officiellement adoptée.

Les objectifs intermédiaires sont également abaissés

Le gouvernement révise également à la baisse les cibles de ventes annuelles de véhicules électriques. Ainsi, la part des VZE devra atteindre 30 % des ventes en 2027, contre 45 % dans le plan précédent. Pour 2030, l’objectif est désormais fixé à 51 %, alors qu’il devait initialement atteindre 85 %. Québec justifie ce changement par les défis auxquels fait face l’industrie automobile mondiale, notamment les perturbations des chaînes d’approvisionnement, l’accès aux matériaux stratégiques et les tensions commerciales internationales.

Une décision qui divise les experts

Cette révision intervient pourtant au moment où le marché québécois des véhicules électriques montre des signes de reprise. Le retour des programmes d’aide financière à l’achat et la hausse du prix des carburants ont contribué à relancer l’intérêt des consommateurs pour les modèles électriques après un ralentissement observé en 2025. Plusieurs spécialistes de l’électrification craignent que l’assouplissement des exigences réglementaires ait l’effet inverse de celui recherché. Selon eux, des objectifs moins ambitieux pourraient réduire l’offre de véhicules électriques disponibles au Québec, les constructeurs ayant tendance à privilégier les marchés où les normes demeurent plus strictes.

Un risque pour l’approvisionnement en véhicules électriques

Des représentants du secteur estiment que certains concessionnaires commencent déjà à éprouver des difficultés à obtenir suffisamment de véhicules électriques pour répondre à la demande. L’incertitude entourant les orientations gouvernementales des derniers mois aurait contribué à compliquer la planification des constructeurs, alors que plusieurs marchés nord-américains se disputent un nombre limité de modèles électriques. Selon plusieurs observateurs, le maintien d’objectifs élevés favorise habituellement une concurrence accrue entre les constructeurs, ce qui peut contribuer à améliorer l’offre et à exercer une pression à la baisse sur les prix.

Les hybrides conventionnels temporairement favorisés

Autre changement majeur : Québec permettra temporairement aux véhicules hybrides non rechargeables d’être comptabilisés dans les objectifs de ventes de véhicules zéro émission jusqu’à l’année-modèle 2027. Cette mesure inédite vise à offrir davantage de flexibilité aux constructeurs automobiles pendant la période de transition. Le gouvernement soutient notamment que certaines régions du Québec ne disposent pas encore d’un réseau de recharge suffisamment développé pour favoriser une adoption massive des véhicules entièrement électriques. De nouveaux investissements dans les infrastructures de recharge devraient être dévoilés dans le cadre de la mise à jour du Plan pour une économie verte.

Le Québec demeure en tête en Amérique du Nord

Malgré cet assouplissement, le gouvernement affirme que le Québec conservera les exigences les plus élevées en matière de ventes de véhicules électriques en Amérique du Nord. La province se distingue notamment depuis qu’Ottawa a abandonné sa propre norme fédérale sur les véhicules zéro émission au début de 2026. Celle-ci devait être remplacée par un nouveau mécanisme basé sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre des véhicules vendus au Canada, mais aucun cadre réglementaire définitif n’a encore été adopté. Même parmi les organisations critiques de la décision québécoise, plusieurs reconnaissent que le maintien d’une norme obligatoire demeure préférable à son abandon complet et permet au Québec de conserver une avance sur la majorité des autres provinces canadiennes.

Un virage qui soulève des questions

Ce deuxième recul des cibles québécoises en moins d’un an illustre les difficultés croissantes auxquelles font face les gouvernements dans la transition vers l’électrification des transports. Alors que la demande des consommateurs semble reprendre de la vigueur, plusieurs acteurs du secteur craignent que des objectifs moins ambitieux envoient un signal contradictoire aux constructeurs et ralentissent l’arrivée de nouveaux modèles électriques sur le marché québécois.

Avec des renseignements de la Presse et du Ministère de l’environnement

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Les amateurs d’autos de collection et autres véhicules d’exception pourront s’en mettre plein la vue en assistant à Élégance Trois-Rivières. Cet événement de grande envergure sera présenté dans la capitale de la Mauricie cette fin de semaine.

La cinquième édition de cet événement rendra hommage au grand pilote québécois Gilles Villeneuve, notamment en évoquant sa célèbre victoire obtenue en Formule Atlantique lors du Grand Prix de Trois-Rivières, en 1976.

Les organisateurs de l’exposition affirment fièrement que les visiteurs pourront se remémorer cet exploit en voyant de près la March 76B Direct Film au volant de laquelle Villeneuve avait remporté cette victoire devant Allan Jones et James Hunt (qui avaient terminé respectivement deuxième et troisième). Ils verront aussi sa Ford Mustang Boss 351 1971.

Cette exposition doublée d’un concours d’élégance leur permettra également d’admirer un vaste éventail de véhicules anciens et exotiques, mais aussi une panoplie de modèles modernes présentés par des concessionnaires.

Diverses personnalités seront également présentes tout au long de la fin de semaine, à commencer par Joanne Villeneuve, l’épouse de Gilles. En compagnie du sympathique Bertrand Godin, porte-parole d’Élégance Trois-Rivières, lors d’un atelier-conférence présenté le samedi 13 juin, elle partagera des souvenirs de sa vie avec Gilles Villeneuve, de l’époque des courses de motoneige à l’époque de la Formule 1.

Durant cet atelier-conférence intitulé Une vie à toute vitesse, Bertrand Godin fera aussi écho à sa participation récente au Grand Prix historique de Monaco. En mai dernier, alors qu’il pilotait une Arrows A1B 1978, Godin a d’ailleurs terminé au 4e rang en classe 2 de la série F, une série baptisée « Gilles Villeneuve » par les organisateurs du Grand Prix.

Enfin, Guy Thibault, ce grand historien de l’automobile et habile conteur, sera de retour cette année. Il animera cette fois un atelier-conférence consacré aux ponts couverts du Québec, qui sera sans aucun doute des plus captivant.

Présenté à l’Esplanade de Trois-Rivières sur le Saint-Laurent, à proximité de l’Amphithéâtre Cogeco, Élégance Trois-Rivières aura lieu du 13 au 15 juin. Pour plus d’informations, on peut consulter le site internet de l’événement : elegancetroisrivieres.com.

Photos : Élégance Trois-Rivières

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Le préparateur texan Hennessey Performance vient de dévoiler une nouvelle version du Ford Expedition Tremor baptisée VelociRaptor SUV. Contrairement à certaines créations extravagantes de l’entreprise, cette préparation mise davantage sur l’amélioration des capacités hors route et du comportement général que sur une débauche de puissance. Le résultat est un VUS grand format plus robuste et plus performant en sentier, sans sacrifier son confort quotidien ni son habitabilité à trois rangées de sièges.

Le V6 EcoBoost demeure inchangé

Fait plutôt rare chez Hennessey, le moteur n’a subi aucune modification. Sous le capot, on retrouve toujours le V6 EcoBoost biturbo de 3,5 litres du Ford Expedition Tremor développant 440 chevaux et 510 lb-pi de couple. Selon le préparateur, cette motorisation offre déjà des performances largement suffisantes pour répondre aux attentes des amateurs de conduite hors route. Cette décision permet également de préserver la fiabilité du groupe motopropulseur tout en évitant une flambée des coûts.

Une suspension relevée et des composants plus robustes

L’essentiel du travail a été consacré au châssis et aux équipements destinés à améliorer les aptitudes hors route. Hennessey ajoute une suspension relevée de deux pouces qui augmente la garde au sol et améliore les angles d’approche. Cette modification est accompagnée de nouvelles roues Hennessey Performance de 20 pouces chaussées de pneus tout-terrain plus agressifs. Le préparateur installe également un nouveau pare-chocs avant intégrant des plaques de protection en acier estampillées Hennessey ainsi qu’un système d’éclairage DEL additionnel. Pour mieux contrôler ce mastodonte de plus de deux tonnes et demie, des freins Brembo plus performants prennent place à l’avant.

Déjà bien équipé pour l’aventure

Le Ford Expedition Tremor constitue une excellente base de départ pour ce type de préparation. De série, il bénéficie déjà d’un différentiel arrière verrouillable électroniquement, d’un système Trail Control agissant comme un régulateur de vitesse hors route et du dispositif Trail Turn Assist qui facilite les manœuvres dans les passages étroits en freinant automatiquement une roue arrière. Grâce à cet équipement déjà très complet, Hennessey n’a pas eu besoin de transformer le véhicule en monstre de franchissement.

Des modifications discrètes

Visuellement, le VelociRaptor SUV demeure relativement sobre. Afin de faciliter l’accès à bord malgré la suspension rehaussée, Hennessey ajoute des marchepieds électriques rétractables. Pour le reste, le design conserve l’apparence robuste du Tremor tout en ajoutant quelques touches exclusives. L’objectif est clair : améliorer les capacités du véhicule sans tomber dans l’excès ni attirer systématiquement tous les regards sur la route.

Un habitacle presque identique

À l’intérieur, les changements sont encore plus subtils. Les seules modifications visibles sont des plaques numérotées indiquant l’authenticité de chaque exemplaire. Hennessey n’a toutefois pas précisé combien de véhicules seront produits, laissant entendre que la production sera limitée. Les clients profiteront également d’une garantie de trois ans ou 58 000 kilomètres, comparable à celle offerte sur plusieurs autres préparations du constructeur texan.

Hennessey sait aussi faire dans l’extrême

Même si ce VelociRaptor SUV se montre relativement sage, Hennessey n’a pas abandonné ses projets les plus démesurés. Au cours des derniers mois, l’entreprise a présenté un camion diesel développant plus de 1 200 lb-pi de couple ainsi qu’un Chevrolet Silverado ZR2 compressé produisant 700 chevaux. Le préparateur a également porté le moteur six cylindres du Ram 1500 RHO à 700 chevaux. Sachant que le Ford Expedition Tremor partage son moteur avec le F-150 Raptor, un modèle que Hennessey connaît parfaitement, il ne serait pas surprenant de voir apparaître ultérieurement une version beaucoup plus puissante.

Prix encore inconnu

Hennessey n’a pas encore dévoilé le prix du VelociRaptor SUV. Toutefois, puisque les modifications mécaniques demeurent relativement modestes et qu’aucune préparation moteur n’est incluse, cette version devrait être plus abordable que les créations les plus spectaculaires du préparateur. Les ventes seront effectuées exclusivement par l’entremise de concessionnaires Ford autorisés aux États-Unis. Pour les amateurs de grands VUS capables d’affronter les sentiers tout en conservant leur vocation familiale, cette nouvelle interprétation du Ford Expedition Tremor représente un compromis intéressant entre raffinement et robustesse.

Avec des renseignements d’Autoblog

Le texte Hennessey transforme le Ford Expedition Tremor en VelociRaptor SUV provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Depuis leur arrivée sur le marché, les véhicules électriques sont présentés comme une solution permettant de réduire les coûts d’utilisation. Les propriétaires profitent de frais d’énergie plus faibles, d’un entretien mécanique limité et, dans certaines régions, d’incitatifs gouvernementaux ou d’avantages liés au stationnement et à l’accès à certaines zones urbaines. Cependant, un poste de dépense continue de surprendre de nombreux acheteurs : l’assurance automobile.

Malgré la démocratisation des véhicules électriques au cours des dernières années, les primes d’assurance demeurent généralement plus élevées que celles des véhicules à essence ou diesel comparables. Selon plusieurs études du secteur, assurer un véhicule électrique peut coûter jusqu’à 50 % plus cher que l’assurance d’un véhicule à moteur thermique équivalent.

Pourquoi les assureurs facturent-ils davantage?

La principale explication réside dans le coût des réparations. Contrairement à un véhicule à essence qui nécessite des entretiens réguliers comme les changements d’huile, un véhicule électrique demande peu de maintenance courante. En revanche, lorsqu’une réparation majeure est nécessaire, la facture peut rapidement grimper. Les composantes du groupe motopropulseur électrique, les systèmes électroniques de gestion et surtout la batterie haute tension représentent des éléments coûteux à remplacer ou à réparer. Dans certains cas, un simple impact au soubassement peut entraîner des inspections complexes de la batterie. Si celle-ci est endommagée, les coûts peuvent atteindre plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers de dollars. Pour les assureurs, chaque réclamation potentielle représente donc un risque financier plus important.

Un réseau de réparation encore limité

Les véhicules électriques nécessitent également une expertise spécialisée. Tous les ateliers ne possèdent pas les équipements ou les certifications nécessaires pour intervenir sur des systèmes à haute tension. Les compagnies d’assurance doivent souvent faire appel aux concessionnaires ou à des centres de réparation spécialisés. Cette main-d’œuvre qualifiée est plus rare et généralement plus coûteuse que celle requise pour les véhicules conventionnels. Résultat : les frais de réparation augmentent et les assureurs répercutent naturellement cette réalité sur les primes des consommateurs.

Les batteries demeurent une source d’inquiétude

Même si les incendies impliquant des véhicules électriques restent relativement rares, ils continuent de préoccuper les compagnies d’assurance. Lorsqu’un incendie de batterie survient, il peut être particulièrement difficile à maîtriser. Les cellules lithium-ion peuvent maintenir une réaction thermique pendant plusieurs heures et nécessiter d’importantes quantités d’eau pour être refroidies. Dans plusieurs cas, un véhicule électrique ayant subi un incendie est considéré comme une perte totale. Du point de vue d’un assureur, ce risque potentiel augmente la valeur des indemnisations possibles et influence directement le calcul des primes.

Les prix finiront-ils par diminuer?

La situation pourrait évoluer au cours des prochaines années. L’augmentation du nombre de véhicules électriques sur les routes permet aux assureurs de mieux comprendre les risques réels associés à ces modèles. Parallèlement, les constructeurs développent des batteries plus robustes et plus faciles à réparer. Plusieurs fabricants travaillent également à réduire les coûts des pièces et à simplifier les procédures d’entretien après collision. L’arrivée de nouvelles chimies de batteries, comme les technologies LFP ou LMR en développement chez plusieurs constructeurs, pourrait également contribuer à réduire les coûts de remplacement à long terme.

Quels sont les véhicules électriques les moins coûteux à assurer?

Les modèles les plus abordables à assurer sont généralement ceux dont la valeur d’achat est modérée et dont les coûts de réparation sont mieux maîtrisés. Au Canada, les véhicules électriques compacts comme la Chevrolet Bolt, la Nissan Leaf ou le Hyundai Kona électrique obtiennent souvent des primes plus avantageuses que les modèles haut de gamme ou très performants. À l’inverse, certains véhicules de luxe comme la Tesla Model 3 Performance, la Tesla Model Y Performance ou les modèles électriques allemands affichent souvent des coûts d’assurance plus élevés en raison de leur valeur, de leurs performances et du prix des pièces.

Un calcul à faire avant l’achat

Même si un véhicule électrique permet de réaliser des économies substantielles en carburant et en entretien, les acheteurs doivent intégrer les frais d’assurance dans leur calcul du coût total de possession. Dans plusieurs cas, les économies réalisées à la recharge compensent largement les primes plus élevées. Toutefois, chaque situation demeure unique et il est fortement recommandé d’obtenir plusieurs soumissions d’assurance avant de signer un contrat d’achat. L’assurance demeure aujourd’hui l’un des rares domaines où les véhicules électriques continuent d’afficher un désavantage financier par rapport à leurs équivalents à essence. Cependant, à mesure que la technologie se démocratise et que les réseaux de réparation se développent, cet écart pourrait progressivement se réduire.

Avec des renseignements du bureau d’assurance du Canada

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