Le 14 avril, depuis le Bureau ovale, le président Donald Trump a laissé entendre qu’il pourrait accorder des exemptions temporaires aux tarifs douaniers de 25 % qu’il a imposés sur les véhicules et pièces importés. L’objectif serait d’offrir aux constructeurs automobiles un délai pour rapatrier leur production aux États-Unis.

« Je regarde comment aider les constructeurs automobiles. Ils passent à des pièces fabriquées au Canada, au Mexique et ailleurs, mais ils ont besoin d’un peu de temps, parce qu’ils vont bientôt les produire ici », a déclaré Trump.

Une déclaration qui fait bondir les marchés

Peu après ses propos, les actions de General Motors, Ford et Stellantis ont rebondi, atteignant leur sommet de la séance, renversant ainsi les pertes antérieures. Cette déclaration introduit toutefois une nouvelle dose d’incertitude dans la stratégie tarifaire de la Maison-Blanche, déjà jugée volatile par les observateurs.

Des tarifs qui bousculent l’industrie

Les droits de douane sur les importations de véhicules menacent de faire augmenter les prix pour les consommateurs américains et de perturber profondément des chaînes d’approvisionnement étroitement intégrées entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Trump, lui, justifie ces mesures comme un levier essentiel pour relancer la fabrication automobile sur le sol américain.

Actuellement, les tarifs de 25 % s’appliquent aux véhicules complets, tandis que ceux sur les pièces détachées doivent entrer en vigueur au plus tard le 3 mai. Le Canada et le Mexique bénéficient déjà d’exemptions partielles si leurs véhicules répondent aux critères de contenu nord-américain définis dans l’accord de libre-échange en vigueur.

Le bureau-chef de Stellantis à Détroit, au Michigan
Le bureau-chef de Stellantis à Détroit, au Michigan | Auto123.com

Les constructeurs réclament des exemptions ciblées

Depuis plusieurs semaines, les trois grands constructeurs de Détroit font pression sur l’administration Trump pour épargner certains composants à faible coût des futurs tarifs. Selon des sources proches du dossier, Ford, GM et Stellantis accepteraient de payer des droits sur les véhicules complets et les composants majeurs comme les moteurs et transmissions, mais pas sur l’ensemble des pièces.

Ils soutiennent que des tarifs généralisés sur les pièces détachées gonfleraient les coûts de plusieurs milliards, déclenchant avertissements sur bénéfices et suppressions d’emplois — un contresens avec l’objectif affiché de Trump.

Malgré ces signaux d’assouplissement, le président a averti que les répits accordés dans certains secteurs ne seraient que temporaires. Des tarifs sectoriels spécifiques sont déjà dans les cartons pour remplacer les exclusions actuelles.

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Le texte Donald Trump envisage d’exempter certaines pièces automobiles des nouveaux tarifs de 25 % provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Un tribunal civil de Turin, en Italie, a déclaré recevable un recours collectif intenté contre le géant automobile Stellantis, recours lié à des coussins gonflables potentiellement défectueux fournis par le fabricant japonais Takata. L’information a été confirmée lundi par Stellantis et les associations de consommateurs Codacons et Altroconsumo, à l’origine de la plainte.

Les propriétaires de véhicules concernés disposent désormais de 150 jours pour se joindre à l’action. L’audience suivante est fixée au 21 novembre.

Des actions similaires en cours en France

Ce recours collectif en Italie fait écho à d’autres actions judiciaires similaires lancées en France. Si le jugement de Turin constitue une première étape, Stellantis souligne que cette décision ne préjuge en rien de sa responsabilité ni du montant des dommages potentiels, qui seront évalués ultérieurement.

« La décision ne concerne que la recevabilité de l’action collective, et non la responsabilité présumée de Stellantis ni l’indemnisation demandée », a précisé l’entreprise dans un communiqué.

Jusqu’à 449 millions réclamés

Selon Codacons, les dédommagements demandés pourraient atteindre 285 millions d’euros, soit environ 449 millions CAD. L’organisation a engagé cette procédure au nom de plusieurs groupes de défense des consommateurs.

Logo 'Airbag'
Logo ‘Airbag’ | Auto123.com

Une vaste campagne de rappel toujours en cours

En 2023, Stellantis a lancé une campagne de rappel baptisée « Stop Drive », ciblant des centaines de milliers de véhicules Citroën et DS produits entre 2009 et 2019 et vendus dans 24 pays du sud de l’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient.

Les coussins gonflables Takata concernés sont dangereux : les produits chimiques qu’ils contiennent peuvent se détériorer sous des conditions chaudes et humides, provoquant un déploiement trop violent susceptible d’occasionner des blessures graves, voire de provoquer la mort. En tout, 35 personnes sont décédées à travers le monde en raison de la défectuosité de ces coussins.

Le groupe Takata a déclaré en faillite en 2017, à la suite du plus grand rappel de sécurité automobile de l’histoire, ayant touché des dizaines de millions de véhicules à travers le monde.

Stellantis affirme continuer à travailler « sans relâche » à son programme de rappel, tout en se réservant « le droit d’engager toute initiative appropriée » dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.

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Le texte Recours collectif contre Stellantis en lien avec les coussins gonflables défectueux de Takata provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Lentement, on se dirige vers le renouvellement de la Mazda MX-5. La génération actuelle, la quatrième, a été présentée pour l’année 2016. Le produit actuel est toujours dans le coup, mais une mise à niveau sera nécessaire avant longtemps.

La question de l’électrification a déjà fait surface, mais avec le poids accru qui accompagne toute forme de solution électrifiée, cela a toujours représenté un frein pour ce modèle, dont le secret réside dans sa légèreté.

Il y a lieu de croire que Mazda va poursuivre sur cette voie avec la prochaine mouture.

Ces commentaires ressortent d’une entrevue réalisée par la revue Road & Track avec les dirigeants de Mazda.

Voici quelques-unes des grandes lignes qui ont ressorti de cet entretien.

Dans un premier temps, la prochaine cuvée est dans les plans et ces derniers vont tenir compte des normes de sécurité et d’émissions polluantes qui évoluent sans cesse.

La chose la plus importante pour l’équipe responsable de la suite des choses pour ce modèle, c’est qu’elle demeure très légère. C’est la clef, affirme le directeur technique Ryuichi Umeshita. Ce dernier a dirigé la conception de la quatrième et actuelle génération. On souhaite que la prochaine affiche un poids inférieur à une tonne et qu’elle s’étende sur moins de quatre mètres.

Cela veut donc dire une voiture sous les 2200 livres, alors que la version actuelle est à 2330 livres. Les responsables expliquent que lorsque vient le temps de choisir une pièce pour le modèle, on y va toujours pour celle qui est la moins lourde, la moins chère et la plus compacte, à condition qu’elle réponde aux attentes, bien entendu.

La Mazda MX-5 actuelle
La Mazda MX-5 actuelle | Auto123.com

La réalité concernant un poids plus léger nous indique que mécaniquement, la prochaine MX-5 n’aura pas besoin d’un moteur plus puissant. Les concepteurs sont d’ailleurs satisfaits du rapport poids-puissance actuel. La nouvelle mécanique, Skyactiv-Z, va respecter les normes antipollution, mais cela va entraîner une baisse de la puissance. Ryuichi Umeshita mentionne que pour compenser, la compagnie opte pour une cylindrée de 2,5 litres (plutôt que 2,0 litres).

Mazda va toujours proposer une boîte manuelle, jugée essentielle pour la mission que porte la voiture.

Une version électrique est étudiée, car il est possible qu’un jour, le moteur à combustion soit interdit en certains endroits. La voiture à essence sera toujours plus légère, explique-t-on (selon les technologies actuelles, bien entendu).

Pour ce qui est des échéanciers, il faudra patienter, car rien n’a été annoncé pour le moment. Les nouvelles sont tout de même rassurantes. Les amateurs du modèle vont avoir droit à une cinquième génération qui va respecter en tout point l’esprit des quatre premières cuvées.

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Le texte Des nouvelles de la prochaine génération de la Mazda MX-5 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Selon le quotidien japonais Nikkei, Honda envisage de transférer une partie de sa production automobile du Mexique et du Canada vers les États-Unis. Cette stratégie vise à ce que 90 % des véhicules vendus sur le sol américain soient assemblés localement, en réponse aux nouvelles mesures tarifaires imposées par l’administration Trump. Le président américain a récemment annoncé l’imposition d’un tarif de 25 % sur les véhicules importés, incitant les constructeurs étrangers à revoir rapidement leur stratégie de production.

Une hausse de la production américaine jusqu’à 30 %

D’après Nikkei, Honda — deuxième constructeur japonais en termes de ventes — pourrait augmenter sa production aux États-Unis de 30 % sur une période de deux à trois ans. Officiellement, Honda n’a pas commenté ces informations, précisant que ce plan n’a pas encore été annoncé par l’entreprise. Cependant, des signes concrets émergent : comme l’avait déjà rapporté Reuters, Honda prévoit de produire la prochaine génération de la Civic hybride dans son usine de l’Indiana, plutôt qu’au Mexique, afin d’éviter les tarifs à venir.

Un marché américain crucial pour Honda

Le marché américain représente une pièce maîtresse pour Honda. L’an dernier, le constructeur y a écoulé près de 1,4 million de véhicules, soit environ 40 % de ses ventes mondiales. Or, près de 40 % de ces véhicules provenaient d’usines canadiennes ou mexicaines. Au premier trimestre de cette année, Honda a enregistré une progression de 5 % de ses ventes aux États-Unis, atteignant près de 352 000 véhicules vendus.

Reconfiguration des lignes d’assemblage

Toujours selon Nikkei, Honda projette de déplacer la production de son populaire VUS CR-V du Canada vers les États-Unis, tout comme celle du HR-V, actuellement fabriqué au Mexique. Pour accompagner cette montée en cadence, le constructeur envisage d’embaucher du personnel additionnel aux États-Unis et d’adopter un système de trois quarts de travail, incluant les fins de semaine.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de reconfiguration industrielle, dictée par les nouvelles politiques commerciales américaines. Elle pourrait aussi renforcer l’image de Honda comme acteur engagé dans la revitalisation du tissu manufacturier américain.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Honda veut rapatrier sa production aux États-Unis pour échapper aux tarifs de Trump provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Droits de douane ou pas, les constructeurs chinois continuent leur implacable essor un peu partout sur le marché automobile mondial. On vient d’apprendre d’ailleurs que le géant chinois BYD comptait lancer une marque de véhicules électriques de luxe appelée Denza et conçue exprès pour rivaliser avec des modèles signés BMW, Mercedes-Benz et Tesla.

Ironiquement, c’est grâce au groupe Daimler si la marque Denza a vu le jour. Le groupe allemand était partenaire de BYD dans sa création, mais il s’en est ensuite retiré. Ce que BYD compte faire désormais, c’est lancer sa gamme Denza en Europe plus tard cette année, puis au Royaume-Uni en 2026. Dans les deux cas, on annonce six ou sept modèles de la marque qui devraient être offerts aux automobilistes européens qui recherchent un véhicule électrique, confortable et performant.

En matière de branding, Denza se situe selon les experts européens à peu près au même niveau que BMW. Et comme la marque est électrifiée, elle peut aussi bien cibler le marché des marques allemandes que celui de la marque américaine Tesla, telle qu’elle est vendue en Europe. Notez que pour se faciliter la tâche, Denza a embauché un ex-designer d’Alfa Romeo et de Lamborghini pour dessiner ses propres véhicules. Ça devrait aider.

On vous épargne les détails techniques, mais Denza promet une performance digne de modèles comme la Porsche Panamera, mais sans consommation d’essence, et à un prix qui ne lui sera pas supérieur.

Et ce n’est pas la seule marque chinoise qui a l’œil sur l’Europe, avec ou sans surtaxe. Le groupe Geely, qu’on connait ici pour ses marques suédoises Volvo et Polestar, prévoit lancer la marque Zeekr en Europe quelque part d’ici l’automne prochain.

Zeekr est une marque qui peut être comparée à Audi. La haute direction de Geely a affirmé en début d’année que son plan était de devenir un groupe qui détient une constellation de marques qui ciblent divers marchés, à la manière du groupe Volkswagen. Et sans surprise, Volkswagen est en plein dans sa mire… tout comme Tesla, en fait.

Et Zeekr, contrairement peut-être à Denza, a déjà un pied en Amérique du Nord. La marque avait une présence au CES de Las Vegas en janvier dernier, et devrait mettre des véhicules sur la route à San Francisco cet été, dans un partenariat avec la filiale Waymo de Google.

Autrement dit, les marques chinoises ne sont pas encore officiellement présentes au Canada ou aux États-Unis, mais elles se rapprochent de plus en plus. Et pour le moment, on ne voit pas les constructeurs américains s’organiser pour rivaliser avec elles…

Le texte Ces deux marques chinoises menacent BMW et Tesla provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Depuis le début de menaces du président américain Donald Trump concernant l’imposition de tarifs de 25 % sur l’ensemble des activités de l’industrie automobile, on sait que leur mise en place va coûter cher aux constructeurs.

Nous avons maintenant un chiffre à nous mettre sous la dent grâce à une analyse réalisée par le Center for Automotive Research, qui est basé à Ann Arbor, au Michigan, pas trop loin de la ville de l’automobile, Détroit.

Selon ce dernier, les droits de douane de 25 % imposés par le président Donald Trump au début du mois d’avril augmenteront la facture des constructeurs à la hauteur d’environ 108 milliards USD, et ce, seulement en 2025.

Seulement pour les trois constructeurs américains, soit Ford, General Motors et Stellantis, l’organisme estime la facture à 42 milliards USD. On va même jusqu’à affirmer que pour les trois grands fabricants américains, les droits de douane pourraient coûter en moyenne 5000 $ US pour chaque véhicule en calculant les pièces importées d’ailleurs et qui sont nécessaires à leur fabrication. Pour chaque modèle importé, la facture serait de 8600 $ US par modèle.

Le bureau chef de Honda en Californie | Auto123.com

Il va sans dire que les fabricants n’ont pas les moyens d’absorber ces coûts sans se diriger droit vers la faillite. Conséquemment, la facture sera refilée aux consommateurs. Or, avec des prix de véhicules appelés à augmenter de façon très importante, les ventes vont dégringoler, ce qui va se traduire par des pertes d’emplois et de revenus pour les fabricants.

Bref, personne ne peut gagner.

Voilà pourquoi les actions des entreprises reliées au secteur automobile sont toutes en baisse depuis l’entrée en vigueur des tarifs, le 3 avril dernier.

Les constructeurs américains Ford, GM et Stellantis ont l’intention de poursuivre leurs discussions avec l’administration afin d’en arriver à une entente commune ayant pour but d’accroître la production automobile américaine, et favoriser son essor, plutôt que de lui nuire.

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Le texte Les tarifs de Donald Trump pourraient coûter 108 milliards aux constructeurs automobiles en 2025 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Mary Barra, PDG de General Motors, a touché une rémunération totale de 29,5 millions USD en 2024, soit une hausse de 5,9 % par rapport à l’année précédente.

Cette augmentation survient dans un contexte de performances financières solides et d’atteinte d’objectifs stratégiques, malgré une baisse du bénéfice net annuel.

Selon un document déposé le 11 avril auprès de la U.S. Securities and Exchange Commission, le salaire de base de Mme Barra est resté stable à 2,1 millions, tout comme en 2022 et 2023. Ce sont surtout les attributions d’actions, en hausse de 33 % pour atteindre 19,5 millions, qui ont fait gonfler sa rémunération. Les options d’achat d’actions, elles, ont été complètement supprimées (contre 4,9 millions lors des deux dernières années). Les primes liées à la performance ont également bondi de 27 %, atteignant 6,7 millions.

L’usine de camions de GM à Flint, au Michigan | Auto123.com

Des résultats en dents de scie pour GM

Malgré une chute de 41 % du bénéfice net à 6 milliards, GM a affiché un résultat avant impôts record de 14,9 milliards. Ces chiffres ont permis aux employés syndiqués par l’UAW (United Workers Association) de recevoir des chèques de participation aux bénéfices atteignant jusqu’à 14 500 $.

Selon Wesley Bush, président du comité de rémunération chez GM, ces résultats reflètent les efforts du comité exécutif, « mené par Mme Barra », pour mener à bien la transformation stratégique du constructeur.

Retour au sommet pour Mary Barra

Après avoir cédé sa première place en 2023 à Carlos Tavares (Stellantis), Mary Barra redevient la dirigeante la mieux rémunérée des trois grands de Détroit. Le salaire de Tavares a chuté de 37 % en 2024, tombant à 23,9 millions, notamment à la suite de son départ en décembre dernier.

Chez Ford, le chef de la direction Jim Farley a vu sa rémunération baisser de 6,1 %, à 24,9 millions, alors que les ventes de véhicules électriques et les objectifs de qualité n’ont pas été atteints.

Un écart de rémunération toujours saisissant

En 2024, Mary Barra a gagné 310 fois le salaire médian d’un employé chez GM, estimé à 95 111 $, contre un ratio de 303 pour 1 l’an dernier. Cette statistique continue de nourrir les débats sur les inégalités salariales dans le secteur.

Les autres hauts dirigeants de GM bien servis sont :

  • • Mark Reuss, président de GM : 18,5 millions (+2,7 %)
  • • Paul Jacobson, directeur financier : 13,1 millions (+18 %)
  • • Craig Glidden, ex-coprésident de Cruise : 10,4 millions (en baisse par rapport à 11,5 M)
  • • Rory Harvey, président des marchés mondiaux : 9,8 millions

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Le texte Un salaire de 29,5 millions pour la patronne de GM, Mary Barra provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le sort de Maserati inquiète, mais Stellantis n’a pas l’intention de vendre cette marque historique. C’est ce qu’a confirmé Santo Ficili, le nouveau responsable de Maserati et d’Alfa Romeo, en réponse aux rumeurs persistantes sur un possible désengagement de la maison-mère.

Et pour cause : les ventes mondiales de Maserati ont chuté de 57 % en 2024, avec à peine 11 300 véhicules écoulés, un niveau historiquement bas. Pire encore, les trois premiers mois de 2025 affichent un recul supplémentaire de 48 %, signe que la descente aux enfers continue.

Un marché américain sous pression

Autre mauvaise nouvelle pour Maserati : les nouvelles taxes douanières imposées par l’administration Trump affecteront fortement la marque. Aucun modèle n’est produit aux États-Unis, alors qu’il s’agit traditionnellement de l’un de ses plus grands marchés.

Face à cette conjoncture difficile, Stellantis a mandaté le cabinet McKinsey & Company pour évaluer la situation, notamment l’impact des tarifs sur les ventes. Mais le groupe réaffirme son engagement envers Maserati, ses employés en Italie, et l’ensemble de ses marques. C’est ce que souligne également une lettre de l’Union des métallurgistes italiens (Uilm), appuyant la déclaration de Ficili.

La Maserati Gran Turismo | Auto123.com

Maserati dit non au 100 % électrique, pour l’instant

Un autre revers stratégique : Maserati a annulé le projet de version électrique de la MC20, son coupé sport haut de gamme. Les études de marché ont montré que les acheteurs de ce segment privilégient encore fortement les motorisations thermiques, notamment le V6 Nettuno issu de la technologie F1.

« Les clients de la MC20 veulent avant tout des sensations fortes et ne sont pas prêts à passer au tout électrique. Nous avons donc mis fin au projet MC20 BEV. »

Une stratégie floue pointée du doigt

Avant de quitter la direction de Stellantis à la fin de 2024, Carlos Tavares avait reconnu que les problèmes de Maserati n’étaient pas techniques, mais plutôt liés au positionnement de la marque :

« Maserati, ce n’est pas uniquement une marque de voitures sportives. C’est aussi le gran turismo, la qualité de vie, la dolce vita et la technologie. »

Rappelons que l’an dernier, la directrice financière de Stellantis, Natalie Knight, avait laissé entendre que la vente de Maserati pourrait être envisagée un jour, avant que le groupe ne rectifie rapidement le tir via un communiqué officiel.

Pas de fusion avec Alfa Romeo, mais plus de synergies à venir

Santo Ficili a aussi fermé la porte à une fusion entre Maserati et Alfa Romeo, soulignant que la première vise le segment luxe, tandis qu’Alfa demeure une marque haut de gamme. Cela dit, il n’exclut pas davantage de collaborations techniques entre les deux, sans pour autant parler de doublons ou de « badge engineering ».

Maserati survivra-t-elle à long terme ?

Malgré ces difficultés, Stellantis maintient sa promesse formulée en 2021 : conserver ses 14 marques au sein du groupe pendant au moins 10 ans. Cela inclut Abarth, DS Automobiles, Chrysler, Lancia, et bien sûr Maserati. Le groupe planche par ailleurs sur la nomination d’un nouveau PDG, en remplacement de Tavares, une annonce attendue dans les prochains mois.

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Le texte Maserati reste dans la famille Stellantis, malgré des ventes en chute libre provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

La fibre de carbone est utilisée de plus en plus abondamment à travers l’industrie automobile. Les constructeurs y font appel pour réduire le poids de leur véhicule, mais aussi pour y ajouter de la force et de la résistance, notamment dans le cas de certaines sportives où la coque des sièges est faite de ce matériau, par exemple.

Son utilisation serait menacée du côté européen, toutefois. En effet, l’Union européenne (EU) pourrait bientôt considérer ce matériau comme « dangereux », ce qui forcerait plusieurs constructeurs à revoir leurs pratiques.

Concrètement, un amendement rédigé par le Parlement européen vise à ajouter la fibre de carbone à la liste des matériaux dangereux de l’UE. Cette dernière comprend actuellement le plomb, le cadmium, le mercure et le chrome hexavalent, des matériaux qui sont par moment toujours utilisés dans la construction automobile et aéronautique.

Et pourquoi est-ce que l’UE considère ce matériau comme dangereux ? Le problème ne serait pas au moment de l’utilisation pour la construction, mais bien lors de l’étape de recyclage. Les experts arguent que les filaments de la fibre de carbone peuvent se répandre dans l’air et être nocifs s’ils entrent en contact avec la peau.

L’UE est la première entité gouvernementale au monde à considérer la fibre de carbone comme un matériau dangereux.

Le tout doit être débattu au parlement et passer l’étape d’un vote, mais si l’amendement est officiellement adopté, il sera en vigueur à partir de 2029. Conséquemment, les entreprises devront progressivement réduire l’utilisation de la fibre de carbone dans leur production. L’industrie automobile représente à elle seule jusqu’à 20 % de l’utilisation totale de la fibre de carbone dans le monde.

L’habitacle de l’Infiniti QX60 2025 | Auto123.com

Il faut donc s’attendre à des réactions à travers l’industrie. Selon le journal japonais Nikkei, les actions des fabricants japonais de fibres de carbone ont fortement chuté à la suite de l’annonce de l’UE. Les marques asiatiques seraient les plus durement touchées par l’interdiction de l’utilisation de la fibre de carbone.

Les firmes Teijin, Toray Industries et Mitsubishi Chemical représentant 54 % du marché mondial de la fabrication de fibres de carbone. L’Europe représente la grande majorité des autres fabricants de fibres de carbone.

Ce qui sera à voir, c’est la réponse de l’industrie de la fibre de carbone, une affaire de 5,5 milliards USD en 2024. Ça risque donc de brasser en coulisse alors que des acteurs du secteur automobile, entre autres, feront entendre leur voix.

Les fabricants de sportives seraient grandement affectés par une telle mesure, tout comme ceux qui utilisent la fibre de carbone pour la fabrication de leurs modèles électriques.

L’année 2029 est encore loin ; ça va discuter fort, et advenant l’adoption de la mesure, les compagnies auront du temps pour s’adapter.

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Le texte L’Union européenne veut bannir la fibre de carbone provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le Hyundai Palisade 2026, qui sera présenté cette semaine au Salon de l’auto de New York, sera pratiquement identique en matière de design extérieur et intérieur au modèle dévoilé initialement pour le marché coréen en décembre dernier.

Nous connaissons donc déjà les principales modifications apportées au style extérieur du VUS, ainsi que les mises à jour et les améliorations apportées à l’intérieur. Les parties avant et arrière, par exemple, ont été redessinées ; et l’intérieur s’affiche comme un environnement globalement plus haut de gamme. Un élément notable est le tableau de bord qui est plus arrondi aux extrémités qu’auparavant. On sait également que Hyundai a veillé à conserver certains boutons physiques importants, situés à la console centrale.

Le Hyundai Palisade 2026 (Corée du Sud) | Auto123.com

Quant au groupe motopropulseur, les détails fournis pour le marché coréen peuvent ou non être pertinents pour notre version nord-américaine. Pour ces informations, nous devrons attendre la présentation officielle qui aura lieu mercredi matin au Javits Center à New York. Nous serons présents pour le dévoilement et partagerons les détails essentiels avec vous dès que possible.

Le Palisade et l’Amérique du Nord — un mariage naturel

Pour Hyundai, le marché nord-américain a été accueillant pour le VUS intermédiaire depuis son lancement. En 2023, l’entreprise a établi un record avec 89 509 unités vendues. Au Canada, le modèle a également très bien fait en 2023, ses ventes totalisant 7173 exemplaires, soit une augmentation d’environ 12 % par rapport à l’année précédente. Le Palisade de nouvelle génération sera un important joueur pour le constructeur au chapitre des ventes sur notre marché, c’est clair.

Effets des tarifs américains

Au cas où vous vous poseriez la question, le Palisade est assemblé principalement à l’usine d’Ulsan de Hyundai en Corée du Sud, et pas du tout aux États-Unis. La façon dont cela affecte les actions et les objectifs de vente de Hyundai pour le marché américain reste à voir. Une petite voix nous dit que ce sera un sujet brûlant de conversation à New York cette semaine.

Pendant ce temps, comme les importations coréennes ne sont pas soumises à des tarifs lorsqu’elles sont introduites au Canada, les affaires continueront comme d’habitude pour Hyundai et son nouveau Palisade ici. Même que le modèle sera avantagé en comparaison avec des concurrents américains qui eux seront sujets aux contre-tarifs imposés par le Canada.

Le Hyundai Palisade 2026 (Corée du Sud), intérieur
Le Hyundai Palisade 2026 (Corée du Sud), intérieur | Auto123.com
Le Hyundai Palisade 2026 (Corée du Sud), de profil
Le Hyundai Palisade 2026 (Corée du Sud), de profil | Auto123.com

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