Dix ans après l’éclatement du scandale Diesel de Volkswagen (Dieselgate), quatre anciens hauts responsables de la compagnie ont été condamnés à la prison en Allemagne. Ce scandale mondial a éclaboussé l’industrie automobile et coûté plus de 33 milliards d’euros à Volkswagen.

Les anciens dirigeants sont reconnus coupables d’avoir fraudé les consommateurs en autorisant l’installation de logiciels truqués sur des millions de véhicules à moteur Diesel.

 

Des peines allant jusqu’à quatre ans et demi de prison

Le tribunal régional de Brunswick, en Basse-Saxe, a infligé une peine de quatre ans et demi de prison à Jens Hadler, ancien responsable du développement des moteurs Diesel de 2007 à 2011. Il est tenu responsable de la vente de plus de deux millions de véhicules équipés de logiciels de triche.

Hanno Jelden, ex-ingénieur de haut rang, écope de 2 ans et 7 mois pour fraude aggravée liée à la vente de près de trois millions de véhicules. Heinz-Jakob Neusser, ex-patron du développement moteur, reçoit une peine avec sursis de 1 an et 3 mois, tandis qu’un cadre de niveau intermédiaire identifié comme Thorsten D., obtient 1 an et 10 mois avec sursis. Ce dernier avait été le premier à collaborer avec les autorités américaines.

Quatre ex-dirigeants de Volkswagen condamnés à des peines de prison pour le scandale du diesel | Auto123.com

Une fraude organisée dès 2006

Selon le juge Christian Schütz, la décision de truquer les tests d’émissions aurait été prise en 2006, lors d’une réunion clé à laquelle participait notamment Jelden. Le logiciel incriminé, connu sous le nom de « defeat device », permettait aux véhicules de respecter les normes d’émissions en laboratoire, tout en rejetant beaucoup plus de NOx sur la route.

Des responsabilités partagées, mais des rôles majeurs

Le tribunal a précisé que plusieurs autres employés de Volkswagen ont participé à la fraude, mais que les quatre accusés occupaient des postes de direction et avaient le pouvoir d’y mettre fin. Hadler, en tant que chef du développement Diesel, aurait pu arrêter le stratagème : « Sa parole comptait au sein de Volkswagen », a souligné le juge.

Quant à Neusser, il n’aurait découvert la manipulation qu’en 2013, ce qui justifie sa peine moins sévère, bien que le préjudice qu’il aurait causé s’élèverait à près de 27 millions d’euros.

Un procès marathon et des suites juridiques toujours en cours

Le procès s’est étalé sur 175 jours d’audience après avoir été retardé par la pandémie. Il n’a porté que sur une fraction des neuf millions de véhicules initialement visés. D’autres poursuites sont à venir ; 31 personnes sont toujours inculpées à Brunswick, avec le prochain procès prévu en novembre.

Aux États-Unis, les sanctions ont été plus rapides, plusieurs dirigeants de Volkswagen ayant été condamnés dès 2017. Toutefois, l’Allemagne refuse d’extrader ses citoyens, ce qui protège des figures comme Neusser d’une éventuelle poursuite américaine.

Encore des milliards en jeu

Outre les peines de prison, Volkswagen fait toujours face à un recours collectif de neuf milliards d’euros intenté par des investisseurs en Allemagne. Le scandale, qui a éclaté en 2015, a aussi entraîné le départ du grand patron de l’époque, Martin Winterkorn, dont le procès a été repoussé à plusieurs reprises en raison de son état de santé précaire.

Une page se tourne, mais le dossier reste ouvert

Le jugement rendu à Brunswick marque une étape importante dans la reddition de comptes. Cependant, les répercussions judiciaires, économiques et éthiques de cette fraude systémique continuent de se faire sentir au sein de l’industrie automobile mondiale.

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Lorsqu’on pense au modèle XC70 chez Volvo, c’est l’image d’une voiture familiale qui nous vient en tête. Depuis quelques années cependant, aucun véhicule portant ce nom ne figure au menu chez Volvo, mais ça va bientôt changer. En effet, plus tard cette année, la firme suédoise va officiellement dévoiler un utilitaire qui va porter l’appellation XC70.

Vous remarquerez qu’on ne mentionne pas qu’elle va présenter une nouvelle génération du XC70. C’est que la vocation de ce dernier change. Ce qu’on peut voir, c’est un VUS. Et si l’on peut voir le modèle avant sa présentation, on le doit une fois de plus à la façon de faire en Chine, qui oblige un constructeur à enregistrer son véhicule auprès du ministère chinois de l’Industrie et des technologies de l’information. Le site de ce dernier a publié des informations et les premières images du modèle, ce qui nous permet de savoir à quoi s’attendre avec ce nouveau XC70.

Vous le voyez, on a clairement droit à un petit EX90. Pour les mécaniques, on aura droit à un compromis, alors que le modèle profitera d’une configuration hybride rechargeable qu’on dit à autonomie étendue. Pour ce qui est de ses dimensions, il est plus petit que le nouveau EX90. Son format le rapproche davantage du Hyundai Santa Fe.

Volvo XC70 2026 (Chine), arrière
Volvo XC70 2026 (Chine), arrière | Auto123.com

Deux options de batterie

Pour les batteries, deux options seront au menu, ce qui est inusité pour un véhicule hybride rechargeable. Notez que les informations concernent le marché chinois ; il faudra voir pour notre continent. N’empêche, il est intéressant de savoir que la taille de la plus petite batterie sera de 21,2 kWh, alors que la plus grosse sera de 39,6 kWh.

Sur le cycle chinois CLTC (China Light-Duty Vehicle Test Cycle), on parle d’autonomies de 100 km et de 180 km, respectivement. La différence avec le cycle utilisé chez nous, celui de l’EPA (Enrivonmental Protection Agency), est d’environ 30 % à 35 %. Cela signifie que sur notre marché, le modèle pourrait offrir des autonomies de 65-70 km ou de 110-120 km.

Un véhicule hybride rechargeable qui offrirait plus de 110 km d’autonomie, voilà qui changerait la donne.

Hakan Samuelsson, le grand patron de Volvo, a déjà déclaré ceci concernant ce nouveau modèle :

« Le XC70 marque notre entrée dans le segment des véhicules hybrides rechargeables à autonomie étendue, une passerelle parfaite vers l’électrification complète. Il nous permet de maintenir et de développer un portefeuille de produits équilibré, tout en offrant une solution de rechange très attrayante aux consommateurs qui ne sont pas encore prêts pour les véhicules entièrement électriques. »

Le XC70 sera le premier véhicule PHEV à autonomie étendue de Volvo. Cette approche est considérée comme la solution pour répondre à la demande des consommateurs qui souhaitent rouler un modèle électrique, mais avoir l’assurance d’un moteur à essence comme plan B.

Pour le reste, attendons la présentation officielle du modèle plus tard cette année, ainsi que les détails concernant les versions qui seront réservées à notre marché.

Volvo XC70 2026 (Chine)
Volvo XC70 2026 (Chine) | Auto123.com

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La Silver Fox d’OSI montre à quel point les concepteurs d’une automobile de compétition peuvent sortir des sentiers battus pour tenter d’atteindre leurs objectifs. Cette curieuse voiture biplace a fait une rare apparition au prestigieux concours d’élégance de la Villa d’Este qui surplombe le lac de Côme, en Italie, la fin de semaine dernière. Elle a même remporté l’Auto Trophy & Design, le prix décerné par le jury pour le design le plus excitant.

Cette curieuse voiture a suscité beaucoup d’intérêt lors de ce concours d’élégance, tout autant qu’en 1967, lorsqu’elle a été dévoilée au Salon de l’auto de Turin. Sa conception hors du commun est issue de l’Officine Stampaggi Industriali S.p.A. (OSI), un carrossier turinois qui a eu une existence de courte durée (1960-1967). La Silver Fox a d’ailleurs été la dernière réalisation majeure de cette entreprise.

Les formes radicales et futuristes de cette voiture ont été inspirées d’un concept que mûrissait Piero Taruffi (1906-1988), un pilote qui a excellé dans la course automobile du début des années 30 à la fin des années 50.

Début 1966, il expose ses idées aux concepteurs d’OSI, que dirige l’ingénieur et designer italien Sergio Sartorelli. Taruffi a même trouvé un nom pour cette voiture : Silver Fox (Renard argenté), son propre surnom ! Ce champion à la chevelure grise, qui a été le dernier pilote à remporter les Mille Miglia, en 1957, était connu pour être rusé au volant.

Il croyait que le design inhabituel de la Silver Fox lui permettrait de renouer avec la victoire sur les circuits. Pour ce faire, Taruffi avait imaginé une carrosserie composée de deux cellules élancées parallèles reliées par trois structures aérodynamiques en forme d’aile; une architecture rappelant celle d’un catamaran.

Ces trois ailes aérodynamiques, qui devaient améliorer l’appui et la stabilité à haute vitesse, donnaient une allure hors du commun à la voiture. L’aileron avant ne pouvait être réglé qu’à la main, lorsque la voiture était à l’arrêt. Par contre, la position du grand aileron central pouvait être ajustée par le pilote en roulant, pour en tirer l’effet voulu au moment opportun, le but étant d’adapter le profil aérodynamique à la vitesse et au style de conduite. Derrière, enfin, un troisième aileron, fixe, complétait le design.

La Silver Fox était animée par un 4-cylindres de 1,0 L du constructeur dieppois Alpine, d’où l’écusson de la marque qui ornait les flancs de la carrosserie. Compact et puissant, ce moteur était monté en position oblique derrière le siège du conducteur et, malgré sa faible cylindrée, le poids réduit de cette voiture et ses qualités aérodynamiques devaient lui permettre d’atteindre une vitesse de pointe supérieure à 170 km/h.

Initialement, la Silver Fox devait participer à des compétitions de Groupe B6, une catégorie créée par la FIA en 1966 pour des Prototypes-Sports et des voitures biplaces. On espérait même l’inscrire aux 24 Heures du Mans de 1968, en plus de l’utiliser pour tenter d’établir de nouveaux records de vitesse pure. Mais, la faillite de la société OSI à la fin de 1967 allait reléguer tous ces projets aux oubliettes.

Les rêves entourant ce « catamaran de la route » tombèrent dans l’oubli, jusqu’à ce que le collectionneur français Paul-Emile Bessade en fasse l’acquisition. Le prototype était alors dépourvu de son moteur et de sa boîte de vitesses, mais les plans originaux d’OSI faisaient partie du lot. Pendant dix ans, Bessade a en quelque sorte poursuivi son développement en restant fidèle au design d’origine, jusqu’à ce que tous les systèmes, y compris ses éléments aérodynamiques, soient pleinement opérationnels, comme prévu initialement.

Photos : BMW Classic

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Une batterie de 39,6 kWh, une plateforme inédite et une motorisation pensée pour l’Empire du Milieu

Volvo lève le voile sur son futur multisegment hybride rechargeable XC70 destiné exclusivement au marché chinois. Ce nouveau modèle, dévoilé dans des documents réglementaires, est doté d’une imposante batterie de 39,63 kWh fournie par CATL, promettant jusqu’à 180 km d’autonomie électrique selon le cycle d’homologation chinois CLTC.

Une fiche technique chinoise… mais ambitieuse

Sous le capot, le XC70 PHEV utilise un moteur turbo de 1,5 L signé Aurobay (fruit de l’alliance Geely-Renault), développant 120 kW (161 ch), jumelé à une boîte automatique à trois rapports. Sa vitesse de pointe est annoncée à 180 km/h. Deux configurations de batterie sont proposées :

  • Base : batterie LFP de 21,22 kWh (100 km d’autonomie, 5,85 L/100 km en mode essence, poids de 189 kg)

  • Haut de gamme : batterie NMC de 39,63 kWh (180 km d’autonomie, 6,55 L/100 km, poids de 243 kg)

Une plateforme et une silhouette modernes

Reposant sur la nouvelle plateforme SMA de Volvo, le XC70 partage ses éléments mécaniques avec les modèles chinois Geely Galaxy L6 et L7, ainsi que les Lynk & Co 07 et 08. Côté style, il reprend le langage visuel des récents EX90 et EX30, avec phares intégrés aux pare-chocs, feux arrière verticaux à LED en forme de marteau de Thor, poignées affleurantes et rétroviseurs sans cadre. Ses dimensions sont généreuses : 4 815 mm de long, 1 890 mm de large, 1 650 mm de haut, sur un empattement de 2 895 mm. Le poids varie de 2 110 à 2 275 kg, selon la batterie, avec des jantes de 19 à 21 pouces.

Une exclusivité chinoise… pour l’instant

Aucune annonce n’a encore été faite quant à une commercialisation en dehors de la Chine. Ce XC70 pourrait toutefois ouvrir la voie à d’autres modèles hybrides rechargeables à grande autonomie si la demande nord-américaine suit la tendance.

Avec des renseignements de Motor Illustrated

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  • Le fédéral empêche la Californie de dicter ses règles

Depuis 50 ans, la Californie décide de ses propres règles en matière d’émissions polluantes, et ces dernières sont plus strictes que celles du gouvernement fédéral. Cela n’a jamais vraiment été remis en cause… avant l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. 

Il faut toutefois préciser que sous l’Administration de George W. Bush, la Californie avait souhaité resserrer ses règles, mais cela lui avait été refusé. La décision avait été cassée à l’arrivée de Barak Obama à la tête du pays. 

Donald Trump, même lors de son premier mandat, avait soulevé la question. Cette semaine, son administration a réussi à mettre fin aux mandats californiens qui forcent les constructeurs à vendre un certain pourcentage de véhicules tout électriques d’ici à 2035. La norme est de 35 % en 2026, 68 % en 2030, puis 100 % en 2035. 

En gros, c’est le Sénat qui a bloqué le plan californien visant à éliminer progressivement la vente de véhicules neufs à essence à compter de 2035. 

Ce qui est clair, c’est qu’une bataille juridique va suivre. La Californie a besoin de ses règles pour attaquer ses problèmes de pollution. Et même si les constructeurs ne sont pas toujours d’accord avec les normes de cet État, ils s’y plient en raison du poids du territoire sur le marché de l’automobile. 

Néanmoins, l’industrie va se réjouir de cette décision. 

Le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, maintient que l’État atteindra malgré tout ses objectifs en matière de climat, en invoquant sa « responsabilité légale en vertu de la loi fédérale sur la qualité de l’air de protéger la communauté et de réduire les principaux polluants aux niveaux requis par la loi fédérale ». 

Selon Mary Nichols, ancienne présidente du CARB (California Air Ressource Board), la Californie pourrait envisager des limites d’émissions plus strictes pour les usines et les raffineries de pétrole afin de combler la différence. L’État pourrait également encourager les transports en commun ou imposer des pénalités aux propriétaires de véhicules à essence, comme on le voit ailleurs dans le monde, surtout du côté européen. 

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Dans une tentative désespérée de se maintenir à flot, Nissan envisage de vendre son siège social de Yokohama, un édifice emblématique évalué à près de 700 millions USD. Cette décision, rapportée par le quotidien Nikkei Asia, fait partie d’un plan plus large visant à liquider certains actifs d’ici mars 2026, alors que le constructeur japonais traverse une crise financière majeure.

Un immeuble stratégique bientôt sur le marché

Installé à Yokohama depuis 2009 après avoir quitté Tokyo, le siège de Nissan se trouve tout près de la gare de Yokohama, un emplacement de choix. La valeur de ce bâtiment est estimée à plus de 100 milliards de yens, soit environ 960 millions CAD. La vente pourrait financer la fermeture de 7 des 17 usines que Nissan exploite à travers le monde.

Rester en tant que locataire

Rien n’indique ce que Nissan compte faire après la vente, mais il est probable que l’entreprise loue de nouveau les locaux après la transaction. Une stratégie similaire à celle de McLaren, qui avait vendu son siège de Woking pour 237 millions tout en conservant ses activités sur place grâce à un bail à long terme.

Le logo Nissan
Le logo Nissan | Auto123.com

Tarifs douaniers : un catalyseur de la crise

La situation de Nissan s’est aggravée avec l’imposition de nouveaux tarifs douaniers par les États-Unis en avril, sous l’administration Trump. Ces mesures touchent durement les constructeurs japonais. Selon Automotive News, le Japon espère un accord similaire à celui conclu entre les États-Unis et le Royaume-Uni, ou un gel temporaire des représailles douanières avec la Chine.

Des pourparlers sont en cours entre les ministres américains et japonais pour tenter de désamorcer la situation, pendant que les entreprises comme Nissan cherchent désespérément des solutions à court terme.

Incertitude sur le partage des coûts

Le président de l’Association japonaise des manufacturiers automobiles, Masanori Katayama, a affirmé que l’objectif reste de faire lever les tarifs le plus tôt possible, mais admet que rien n’est décidé sur la répartition des coûts liés à ces taxes. « Nous sommes tous dans le même bateau », a-t-il déclaré, évoquant à la fois les constructeurs et les fournisseurs de pièces.

Un avenir incertain pour Nissan

Alors que le gouvernement japonais offre désormais des services de consultation financière aux entreprises touchées, l’avenir de Nissan demeure incertain. La vente du siège social pourrait n’être qu’un pansement sur une plaie beaucoup plus profonde, illustrant les tensions croissantes dans l’industrie automobile mondiale en pleine mutation.

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Le réputé Toyota Tundra, autrefois considéré comme presque indestructible, fait encore parler de lui… pour les mauvaises raisons. Toyota a annoncé un rappel massif de 443 444 camionnettes Tundra et Tundra hybrides des années-modèles 2022 à 2025, en raison d’un défaut qui peut entraîner la défaillance des feux de recul.

Le problème

Selon les documents de rappel, le problème est attribuable à un défaut de conception au niveau du joint adhésif de l’évent sur l’enceinte du feu de recul. Ce défaut permet à l’humidité de s’infiltrer, causant à la longue de la corrosion et la panne complète de l’éclairage.

Même si la caméra de recul est offerte de série sur ces modèles, l’efficacité de recul lors de conditions de faible luminosité est compromise si les feux ne fonctionnent pas.

Un autre rappel pour un modèle très surveillé

Ce rappel est le 11e pour la génération du Tundra qui a été lancée en 2022, une statistique qui commence à faire grincer des dents. L’an dernier, Toyota avait dû remplacer les moteurs de près de 100 000 Tundra et Lexus LX en raison de débris qui s’étaient retrouvés dans le vilebrequin de leur V6 biturbo de 3,6 litres, encore là en raison de problème à la fabrication.

Ce nouveau rappel est certes moins dramatique, mais tout aussi agaçant pour les propriétaires.

Toyota Tundra Platinum 2023
Toyota Tundra Platinum 2023 | Auto123.com

Véhicules touchés et solution proposée

Les camionnettes visées ont été assemblées entre le 10 mai 2021 et le 26 mars 2025 pour ce qui est des versions à essence, et entre le 30 juin 2021 et le 20 mars 2025 pour les variantes hybrides. Toutes ont été construites à San Antonio, au Texas.

La solution

Toyota indique que les concessionnaires remplaceront gratuitement les deux ensembles de feux de recul. De plus, ils inspecteront le faisceau de câblage et effectueront des réparations ou remplacements si des signes de corrosion sont détectés dans les connecteurs.

Toyota prévoit envoyer les lettres aux propriétaires à la fin de juin. Si vous êtes détenteur d’un Tundra concerné, surveillez votre boîte aux lettres, ou mieux, vérifiez votre NIV (numéro d’identification du véhicule) sur le site de Toyota ou de Transports Canada pour savoir si votre modèle est touché.

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•    Le « Big Beautiful Bill » comprend une kyrielle de mesures, dont des provisions qui vont affecter les ventes de véhicules électriques.

On sait qu’il existe une énorme différence de philosophie envers l’électrification des transports entre les partis républicains et démocrates aux États-Unis. Lors du règne du démocrate de Joe Biden, des mesures visant à favoriser le virage électrique ont été mises en place ou reconduite, certaines ayant été introduites sous l’Administration Obama.

Le retour du républicain Donald Trump à la Maison-Blanche au début de l’année a été vu comme une menace aux incitatifs mis en place, et l’on s’apprête à voir de quelle façon l’industrie va être touchée.

Concrètement, après avoir annoncé pendant des mois leur intention de supprimer les crédits (7500 $ US) à l’achat d’un véhicule électrique, les membres républicains de la Chambre des représentants ont adopté une version de la fameuse loi du président Donald Trump intitulée « One Big Beautiful Bill Act ». Ce document regroupe à peu près tout ce que le président souhaite faire, ce qui complique son adoption, mais ce qui rend aussi la chose dangereuse, car chaque point n’est pas analysé avec la rigueur nécessaire.

Et une des clauses de la loi pourrait potentiellement faire très mal aux ventes de véhicules électriques aux États-Unis. S’il est adopté, le projet de loi supprimera le crédit de 7500 $ US, mais il réduira également les subventions accordées à la fabrication de batteries.

Mince consolation, le programme de crédits se terminerait le 31 décembre 2026, ce qui laisse du temps aux consommateurs. Mince, oui, car le projet de lui précise que les constructeurs ayant vendu plus de 200 000 véhicules admissibles verront le programme se terminer le 31 décembre de cette année.

 

Un borne de recharge au Texas
Un borne de recharge au Texas | Auto123.com

Mais ce n’est pas tout. Les véhicules hybrides et électriques seraient soumis à des frais annuels de 100 $ US et de 250 $ US, respectivement.

Sur ce dernier point, la question de la contribution des propriétaires de véhicules électriques fait également l’objet de débats ici.

N’empêche, si toutes les mesures prévues sont appliquées, les ventes de modèles électriques vont grandement reculer aux États-Unis. Cela peut potentiellement affecter l’offre sur notre marché.

Une étude de l’université de Princeton, reprise par le New York Times, prévoit que si les républicains parviennent à éliminer les mesures incitatives, les ventes de véhicules électriques ne représenteront que 24 % des ventes de véhicules neufs aux États-Unis en 2030, ce qui est loin des objectifs qui étaient visés.

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Volvo Cars, filiale majoritairement détenue par le groupe chinois Geely, a annoncé ce lundi l’élimination de 3 000 postes, principalement des emplois de bureau en Suède. Cette décision s’inscrit dans une vaste restructuration rendue nécessaire par la hausse des coûts, la baisse de la demande pour les véhicules électriques et les incertitudes entourant les tarifs douaniers internationaux.

Une restructuration à 1,9 milliard de dollars US

Dévoilé le 29 avril dernier, le plan de restructuration de Volvo vise à réduire les dépenses de 18 milliards de couronnes suédoises (environ 1,9 milliard $ US). L’entreprise a annoncé un ralentissement de ses investissements et prévenu que des licenciements massifs étaient inévitables. Dans une déclaration publiée lundi, Volvo Cars a précisé que cette coupe représentait environ 15 % de ses effectifs administratifs à l’échelle mondiale. « L’industrie automobile traverse une période difficile. Pour y faire face, nous devons améliorer notre génération de liquidités et réduire structurellement nos coûts », a affirmé la direction de Volvo.

Un climat économique incertain

La décision de Volvo survient dans un contexte mondial où l’inflation persistante, la hausse des taux d’intérêt et la ralentissement économique affectent directement l’industrie automobile. En parallèle, l’engouement pour les véhicules électriques montre des signes de ralentissement, particulièrement en Amérique du Nord et en Europe, forçant plusieurs constructeurs à réévaluer leur cadence de production et leurs priorités. La menace de nouveaux tarifs douaniers entre la Chine, l’Europe et les États-Unis complexifie davantage les décisions d’investissement pour les marques mondiales comme Volvo, dont la propriété et la chaîne d’approvisionnement sont désormais profondément interconnectées.

Impact en Amérique du Nord ?

Même si la majorité des postes supprimés se trouvent en Suède, Volvo n’a pas exclu d’éventuels ajustements dans ses autres marchés, incluant l’Amérique du Nord. Les concessionnaires canadiens et américains n’ont pas encore réagi officiellement à cette annonce, mais toute baisse d’investissement ou de disponibilité de produits pourrait affecter la marque sur notre territoire.

Avec des renseignements de Reuters

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L’espoir d’une levée des tarifs imposés par les États-Unis sur les véhicules nord-américains gagne du terrain dans les cercles politiques de Washington. Ces taxes allant jusqu’à 25 % freinent la production automobile sur le continent et menacent sérieusement la rentabilité du secteur. Flavio Volpe, président de l’Association des fabricants de pièces automobiles (APMA), estime que l’exemption récente accordée aux pièces conformes à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) signale une ouverture du gouvernement Trump à des compromis profitables aux trois pays.

Une percée possible au sommet du G7

Même si l’exemption ne touche actuellement que les pièces, Volpe voit dans le sommet du G7 à Kananaskis, Alberta, prévu à la mi-juin, une occasion idéale pour pousser plus loin l’exclusion tarifaire jusqu’aux véhicules complets. Bien qu’il n’ait pas révélé de détails, Volpe — qui siège au conseil du premier ministre sur les relations commerciales Canada–États-Unis — dit croire qu’un accord préliminaire au G7 pourrait déboucher sur un compromis majeur d’ici la fin de l’été.

L’impact concret des tarifs actuels

Imposés en avril, les tarifs sur les véhicules incluent le Canada et le Mexique, malgré leur statut de partenaires commerciaux. Le 3 mai, l’administration américaine a tout de même exempté indéfiniment les pièces conformes à l’ACEUM. Une bouffée d’air, mais encore insuffisante. Les effets se font déjà sentir : les prévisions de production nord-américaine ont été revues à la baisse, et les constructeurs comme Ford et General Motors tirent la sonnette d’alarme. Ford anticipe une perte de 1,5 milliard $ US, et GM jusqu’à 5 milliards $ US en impact tarifaire.

Des chaînes d’approvisionnement bien rodées… mais fragiles

Chez Martinrea International Inc., un fournisseur de Ford et GM, l’impact est minime pour l’instant, grâce à des pièces déjà conformes à l’ACEUM. Mais Rob Wildeboer, président exécutif, déplore l’instabilité générée par la politique commerciale américaine, qu’il qualifie d’« incohérente ».

Vers un retour au libre-échange régional?

Wildeboer, tout comme Volpe, demeure optimiste. Il souligne les discussions récentes avec le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, qui démontrent une meilleure compréhension de la valeur de l’intégration de la chaîne d’approvisionnement nord-américaine. À plus long terme, Wildeboer croit que les États-Unis devront reconnaître leurs véritables alliés, et que le retour à une libre circulation des véhicules entre le Canada, les États-Unis et le Mexique est non seulement souhaitable, mais inévitable. Cependant, les véhicules importés d’Europe, du Japon ou de la Corée du Sud continueront probablement à être visés par les tarifs. Selon lui, si seulement deux des cinq millions de véhicules importés annuellement étaient assemblés en sol nord-américain, les fournisseurs locaux y gagneraient énormément, atteignant ainsi l’un des objectifs-clés de l’administration Trump : stimuler la production automobile intérieure.

Avec des renseignements d’Automotive News Canada

Le texte Le Canada entrevoit la fin des tarifs américains sur les véhicules provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile