Le gouvernement canadien a annoncé une série de mesures pour protéger son industrie automobile. François-Philippe Champagne, ministre fédéral des Finances, a confirmé cette semaine que les constructeurs qui continuent à produire des véhicules au Canada bénéficieront d’une exemption aux contre-mesures tarifaires instaurées en réponse aux taxes américaines.

Des exemptions conditionnelles à l’engagement local

Les entreprises automobiles pourront importer un certain nombre de véhicules assemblés aux États-Unis — à condition qu’ils respectent les règles de contenu nord-américain prévues dans l’accord ACÉUM (ancien ALENA). Toutefois, si un constructeur réduit ses investissements ou sa production sur le sol canadien, le nombre de véhicules exempts de tarifs sera automatiquement diminué.

Des tensions croissantes dans l’industrie

Depuis le 3 avril, des tarifs de 25 % sont imposés sur les importations automobiles vers les États-Unis. En riposte, le Canada a instauré des droits similaires sur les véhicules Américaines importés au pays. Le premier ministre canadien Mark Carney a ensuite minimisé la possibilité que les droits de douane sur les pièces automobiles (prévus pour entrer en vigueur au plus tard le 3 mai) soient appliqués, citant ses discussions avec des dirigeants de l’industrie.

Le président américain a également concédé la semaine dernière un allègement partiel pour les véhicules produits selon les termes de l’ACÉUM.

François-Philippe Champagne, ministre fédéral des Finances
François-Philippe Champagne, ministre fédéral des Finances | Auto123.com

La situation a déjà provoqué des répercussions concrètes : licenciements temporaires, incertitudes sur les chaînes d’assemblage et pressions accrues sur les fournisseurs. Les constructeurs de Détroit — Ford, GM et Stellantis — multiplient les interventions à Washington, alors que Donald Trump envisage une nouvelle pause dans l’application de ses tarifs.

Un soutien concret aux entreprises canadiennes

François-Philippe Champagne a aussi annoncé une série d’aides aux entreprises canadiennes touchées par ce bras de fer commercial. Objectif : leur permettre d’adapter leurs chaînes d’approvisionnement et de privilégier les fournisseurs locaux.

Parmi les mesures, une exemption temporaire de six mois sur certains produits américains utilisés dans la fabrication canadienne, la transformation alimentaire ou les secteurs de la santé, de la sécurité publique et de la défense. Le ministre a aussi confirmé que le programme de prêts tarifaires pour les grandes entreprises, annoncé en mars, est désormais ouvert aux demandes.

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Le texte Des exemptions tarifaires pour les constructeurs qui restent au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Tesla fait face à une nouvelle tempête judiciaire : une plainte en recours collectif a été déposée aux États-Unis, accusant le constructeur de manipuler les compteurs kilométriques de ses véhicules électriques afin de raccourcir artificiellement la durée de la garantie. Une manœuvre qui permettrait à l’entreprise dirigée par Elon Musk d’éviter des réparations coûteuses.

Le plaignant, Nyree Hinton, résidant à Los Angeles, affirme que le compteur de sa Tesla Model Y 2020 — achetée en décembre 2022 avec 36 772 miles au compteur — affiche un marquage supérieur à celui réellement parcouru. Il estime que le compteur fonctionne au moins 15 % plus vite que la normale, s’appuyant sur ses habitudes de conduite et ses autres véhicules.

Jusqu’à 72 miles par jour… en roulant 20

Selon Hinton, le système affichait jusqu’à 72 miles (116 km) parcourus en une journée, alors qu’il n’en avait conduit qu’environ 20 (32 km). Résultat : sa garantie de base, limitée à 50 000 miles, aurait expiré prématurément. Il s’est ainsi retrouvé avec une facture de 10 000 $ pour la réparation de la suspension, qu’il pensait couverte par Tesla.

La plainte avance que Tesla lie ses garanties et limites de kilométrage à des relevés gonflés basés sur la consommation d’énergie, le comportement du conducteur et des « algorithmes prédictifs », plutôt que sur les distances réellement parcourues.

Le Tesla Model Y
Le Tesla Model Y | Auto123.com

Un recours pour plus d’un million de véhicules en Californie ?

Dans sa plainte, Hinton réclame des dommages compensatoires et punitifs au nom des conducteurs californiens, une action qui pourrait concerner plus d’un million de véhicules Tesla. L’affaire a été transférée ce mois-ci du tribunal de l’État de la Californie à la cour fédérale de Los Angeles.

Tesla n’a pas répondu aux demandes de commentaires, mais a nié toutes les allégations dans les documents judiciaires. L’entreprise d’Austin, au Texas, ne dispose pas de service officiel de relations médias.

Un historique de litiges similaires

Ce n’est pas la première fois que Tesla se retrouve devant les tribunaux pour des pratiques jugées trompeuses. En 2024, un juge fédéral d’Oakland avait statué que des conducteurs accusant Tesla d’exagérer l’autonomie de ses véhicules devaient poursuivre individuellement, plutôt qu’en recours collectif.

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Le texte Tesla accusée d’accélérer les odomètres de ses véhicules pour limiter les réparations sous garantie provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

• Au Japon, Subaru équipe son nouveau Forester 2025 d’un coussin gonflable extérieur.

La sécurité automobile a bien évolué depuis l’époque des tableaux de bord en acier et des ceintures optionnelles. Pourtant, malgré tous les systèmes d’assistance embarqués, aucun conducteur ne souhaite être impliqué dans une collision. Et quand cela se produit, les coussins gonflables demeurent l’un des moyens les plus efficaces pour limiter les blessures.

C’est dans cette optique que Subaru introduit un tout nouveau coussin gonflable extérieur, spécialement conçu pour protéger les cyclistes en cas d’impact. Installé sur le nouveau Forester 2025 réservé au marché japonais, ce système inédit est une évolution d’une première génération de coussins gonflables pour piétons lancée par Subaru en 2016.

D’un coussin pour piétons à une solution pour cyclistes

Dès 2016, Subaru avait intégré un coussin gonflable pour piétons sur plusieurs de ses modèles comme l’Impreza, le Crosstrek ou la WRX. Ce coussin se déployait à la base du pare-brise, au-dessus du capot, afin d’amortir la tête d’un piéton projeté sur le véhicule.

Le Subaru Forester 2025, avec le coussin déployé
Le Subaru Forester 2025, avec le coussin déployé | Auto123.com

Mais les cyclistes, souvent projetés plus haut et à des angles différents, n’étaient pas aussi bien protégés. Subaru a donc repensé son système pour qu’il s’étende désormais sur les côtés du pare-brise, protégeant ainsi le cycliste des montants latéraux (piliers A), des zones très rigides du véhicule.

De plus, la manière dont les panneaux supérieurs et inférieurs du coussin sont fixés a été revue pour maintenir l’efficacité de l’ensemble, qu’il s’agisse d’un piéton ou d’un cycliste.

Subaru affirme qu’il s’agit du premier coussin gonflable de ce type au monde. Et il est certes encourageant de voir un constructeur prendre l’initiative d’intégrer directement ce type de protection aux véhicules, qui ne dépend pas des équipements personnels du cycliste.

Pas encore en Amérique du Nord

Pour l’instant, ce coussin gonflable extérieur est réservé au Forester vendu au Japon. La division américaine de Subaru n’a pas encore confirmé s’il sera offert sur les versions nord-américaines à l’avenir.

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En 1955, trois jeunes chefs scouts quittent São Paulo, au Brésil à bord d’un Willys Jeep CJ-3B. Ils s’en vont au Canada prendre part au jamboree mondial, pour ensuite prolonger leur aventure jusqu’en Alaska. C’est l’Operação Abacaxi — l’opération Ananas. Dans un communiqué publié il y a quelques jours, la filiale brésilienne de Stellantis rappelle cet incroyable périple réalisé à travers les trois Amériques, il y a 70 ans.

Les protagonistes de cette aventure habitent tous à São Paulo depuis quelques années, mais aucun n’est d’origine brésilienne. L’initiateur du projet, Hugo Vidal, est un Uruguayen de 22 ans et il habite cette ville depuis huit ans. Pour sa part, Charles Downey, un Britannique du même âge, a vécu à São Paulo presque toute sa vie. Le Tchèque Jan Stebly, enfin, a 20 ans et il est arrivé dans ce pays alors qu’il n’en avait que six.

Le premier travaille au département des ventes d’un concessionnaire Willys, le second est stagiaire à l’administration d’une fabrique de cigarettes et le troisième est toujours aux études. Mais tous trois ont un point en commun : leur rôle de chefs scouts au sein du grupo escoteiro Carajás (au Québec, aujourd’hui, on dirait un animateur).

Première destination : le 8e jamboree scout

Vidal a imaginé cette expédition en 1954, mais des contraintes budgétaires et techniques ont empêché sa réalisation. L’année suivante leur donne cependant une justification en or pour relancer le projet : le huitième jamboree mondial. Pour la première fois, le Mouvement scout organise ce rassemblement international ayant lieu tous les quatre ans hors de l’Europe. Cet événement qui attirera plus de 11 000 participants à Niagara-on-the-Lake, en Ontario, aura lieu du 18 au 28 août 1955.

Il n’en faut pas plus pour que les trois amis redonnent vie au projet. Il faut cependant trouver un véhicule et remplir la cagnotte, car elle est vide. Vidal se tourne alors vers son patron : J. B. Versteg. Actionnaire de Willys Overland do Brasil, il est propriétaire d’Agromotor S. A., le concessionnaire de la marque à São Paulo. Il est aussi un ancien scout. Fidèle à son engagement, il décide d’offrir un Jeep CJ-3B 1954 au trio. Il n’est pas neuf, mais il fera l’affaire.

Par ailleurs, pour amasser les quelque 2 000 $ dont le trio a besoin, grâce à Versteg, ils obtiennent du fabricant d’huile moteur Royal Windsor (dont il est le distributeur local) et d’une vingtaine d’équipementiers brésiliens membres d’un regroupement des contributions financières en échange de l’utilisation de leurs produits sur le 4×4 en plus, naturellement, d’afficher leurs marques de commerce sur sa carrosserie. Ces entreprises espèrent ainsi faire rayonner les produits automobiles brésiliens à l’étranger.

Avant le départ, le CJ-3B est modifié pour recevoir deux réservoirs d’essence additionnels de 30 litres, une sellerie spéciale, un toit rigide en acier (gracieuseté d’un des équipementiers), un réservoir d’eau de 60 litres et une suspension renforcée permettant de hausser la capacité de charge de 750 à 2 000 kg. Les roues sont chaussées de pneus pour la boue, puis on installe un porte-bagages et un support pour deux pneus de rechange.

L’ananas : une pointe d’humour

L’ananas joue un rôle symbolique pour les trois aventuriers, qui entrevoient un voyage qui ne sera pas de tout repos. En 1955, la Panamericana, cette route dont on parle dans cette région depuis 1923 et qui doit relier les trois Amériques, du sud de l’Argentine jusqu’en Alaska, est loin d’être terminée. Les trois aventuriers savent qu’ils devront traverser certaines régions où il n’y a même pas de route. D’ailleurs, aujourd’hui encore, cette route est toujours inexistante sur un peu plus d’une centaine de kilomètres entre le Panama et la Colombie !

Voilà pourquoi, avec un brin d’humour, Hugo, Charles et Jan baptisent leur projet « opération Ananas ». Ils ont même fait peindre leur Jeep en vert et jaune, comme ce fruit. Il faut savoir que, dans la langue populaire des Brésiliens, « ananas » équivaut au terme « citron » que nous employons parfois pour désigner un objet de piètre qualité ou un projet à l’avenir incertain.

Deuxième destination : l’Alaska

Bref, le trio quitte São Paulo le 1er avril 1955 et arrive à Niagara-on-the-Lake le 18 août. Puis, au terme de leur séjour ontarien, ils décident de prolonger leur périple jusqu’à Fairbanks, en Alaska, seconde destination qu’ils atteignent au milieu de novembre, comme le relate le Daily News-Miner, quotidien de cette ville située au nord du 64e parallèle, dans son édition du 15 novembre 1955.

À leur retour au Brésil, le 14 avril 1956, ils sont accueillis en héros par le gouverneur de São Paulo. Ils ont alors parcouru 72 985 kilomètres à travers près d’une vingtaine de pays sous la pluie, la neige ou le soleil, tantôt par une chaleur accablante, tantôt dans un froid glacial.

L’expédition coûte finalement 5 000 $ environ et leur fidèle Jeep réussit à tenir le coup tout au long du voyage, même si les trois aventuriers ont dû à plus d’une occasion le faire bouger en poussant ou en tirant. Certaines circonstances prévues et imprévues les ont aussi contraints à franchir certaines étapes du voyage à bord d’embarcations, en train, en bateau et même en avion. Mais au terme de cette aventure, ils ne recensent qu’une cinquantaine de crevaisons et neuf pneus usés. Mieux encore, ils ont subi une seule panne d’essence : en traversant le tunnel Lincoln, à New York !

Fait à noter, Hugo Vidal, dernier survivant du trio, relate cette aventure dans un livre bilingue (portugais/anglais) illustré avec une centaine de photos. Intitulé Flashes de uma aventura — Flashes of an adventure, il a été publié en août 2018.

Photos : Stellantis et Hugo Vidal

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Toyota Motor Corp. envisage de relocaliser une partie de la production du prochain RAV4 compact aux États-Unis, selon trois sources proches du dossier. Cette décision viserait à atténuer l’impact des tarifs de 25 % imposés par l’administration Trump sur les véhicules importés et à stabiliser les coûts liés à la fluctuation du yen.

Une décision qui affecte lourdement le Canada

Le RAV4, véhicule le plus vendu aux États-Unis en 2024 avec plus de 475 000 unités écoulées, est actuellement assemblé au Kentucky, au Canada et au Japon. Toyota prévoyait initialement de produire la prochaine génération (2026) uniquement au Canada et au Japon. Toutefois, l’entreprise réévalue cette stratégie pour inclure son usine du Kentucky, en raison d’une demande anticipée supérieure à l’offre.

Une production américaine dès 2027 ?

Selon l’une des sources, si Toyota confirme ce plan, l’assemblage du nouveau RAV4 au Kentucky pourrait commencer dès 2027. Bien que les décisions ne soient pas encore définitives, une telle transition nécessite une planification à long terme, notamment pour reconfigurer les installations existantes et adapter les chaînes d’approvisionnement. Toyota a réagi sobrement à ces spéculations : « Nous étudions en permanence des moyens d’optimiser notre production pour mieux servir nos clients et offrir une stabilité d’emploi à nos collaborateurs », a déclaré le constructeur dans un communiqué transmis à Reuters. « Nous n’avons rien à annoncer pour le moment. »

Maintien des opérations au Canada

Peu importe l’issue du projet au Kentucky, les sources s’accordent à dire que Toyota maintiendra sa production au Canada. En 2024, l’entreprise a fabriqué près de 1,3 million de véhicules aux États-Unis, soit plus de la moitié de ses ventes locales. Elle exploite 11 usines sur le territoire américain, incluant des sites de fabrication de pièces.

Une réponse mesurée face aux nouveaux tarifs

Malgré la pression grandissante, Toyota a indiqué ce mois-ci vouloir maintenir ses opérations habituelles et réduire ses coûts fixes, sans pour autant envisager une hausse immédiate des prix.

Toyota n’est pas seule à adapter sa stratégie. Honda prévoit de produire la prochaine Civic hybride en Indiana plutôt qu’au Mexique, tandis que Nissan réduira sa production au Japon de 13 000 véhicules d’ici juillet pour éviter les droits de douane.

Pressions politiques et discussions bilatérales

Face aux préoccupations des constructeurs, Donald Trump a récemment évoqué une révision possible des tarifs douaniers, reconnaissant que les manufacturiers avaient « besoin d’un peu de temps ». Le principal négociateur commercial japonais, Ryosei Akazawa, s’est entretenu à ce sujet avec Trump à Washington, laissant entrevoir des avancées dans les discussions bilatérales.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Toyota pourrait produire davantage de RAV4 aux États-Unis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Dans un contexte économique secoué par les politiques protectionnistes américaines, Honda s’apprête à opérer un virage majeur dans sa stratégie industrielle. Selon le quotidien Nikkei Asia, le constructeur japonais envisage d’augmenter de 30 % sa production de véhicules aux États-Unis d’ici deux à trois ans, dans le but de protéger ses activités des tarifs douaniers punitifs de 25 % annoncés par l’administration Trump sur les véhicules et pièces importés.

L’objectif ? Fabriquer jusqu’à 90 % des véhicules vendus sur le sol américain… directement aux États-Unis. Un geste fort qui illustre bien l’ampleur des changements que le constructeur est prêt à entreprendre.

Le Honda CR-V
Le Honda CR-V | Auto123.com

Fin de la dépendance à l’ALENA et à l’ACÉUM

Jusqu’ici, Honda profitait pleinement des accords de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Grâce à l’ACÉUM (successeur de l’ALENA), Honda produisait une partie de ses CR-V et Civic au Canada (Alliston, Ontario), et importait les HR-V et Acura ADX depuis l’usine mexicaine de Celaya, où les coûts de main-d’œuvre sont plus bas.

Mais avec la remise en question de ces mécanismes par la politique protectionniste américaine, Honda aurait décidé de relocaliser la production des CR-V du Canada vers les États-Unis, tout comme celle du HR-V qui quitterait le Mexique. Une opération progressive, étalée sur environ deux ans, incluant aussi des ajustements dans la chaîne d’approvisionnement des pièces.

Honda Canada confirme pour sa part que l’usine d’Alliston restera productive à 100 % dans un proche avenir et que les 4200 emplois ne sont pas menacés.

Éviter une facture de 4,57 milliards USD par an

Selon Nikkei, Honda aurait évalué à 4,57 milliards USD par an le coût potentiel des tarifs douaniers de Trump. Même si les coûts de production sont plus élevés aux États-Unis, cette réorganisation permettrait de limiter les impacts financiers sur le long terme, tout en renforçant sa base industrielle américaine.

Le Honda Heritage Center à Marysville, en Ohio
Le Honda Heritage Center à Marysville, en Ohio | Auto123.com

Une implantation américaine bien rodée

Honda n’arrive pas en terrain inconnu. En 2023, 70 % des 1,5 million de véhicules vendus aux États-Unis par le constructeur y ont été fabriqués localement.

Honda possède quatre usines majeures aux États-Unis, dont Marysville (Ohio), où l’Accord, l’Acura TLX et l’Integra sont assemblées. À East Liberty, on produit les CR-V et Acura MDX/RDX, tandis que Lincoln (Alabama) accueille les Odyssey, Passport, Pilot et Ridgeline. À Greensburg (Indiana), ce sont les Civic Hatchback et CR-V qui sortent des chaînes.

Certaines versions, comme le Ridgeline Trailsport assemblé en Alabama, proposent un contenu nord-américain de 75 % selon les données de la NHTSA (AALA).

Alors que Donald Trump envisage une pause dans la mise en œuvre des tarifs automobiles, Honda ne prend aucun risque. Comme le rappelle l’analyste Daniel Ives de Wedbush Securities, ce genre de décision industrielle ne se prend ni à la légère ni du jour au lendemain.

Le logo Honda, au Salon de l'auto de Chicago 2025
Le logo Honda, au Salon de l’auto de Chicago 2025 | Auto123.com

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Le texte Honda recentre sa production aux États-Unis pour éviter les tarifs provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

On ne compte plus les nouvelles et les rumeurs concernant la venue possible d’une camionnette Volkswagen aux États-Unis et au Canada. Vous aurez deviné que si la compagnie n’en commercialise pas en ce moment, c’est que lesdites rumeurs et nouvelles ont toutes été démenties.

Et bien, on en remet une couche cette semaine, sauf que cette fois, c’est la compagnie elle-même qui ouvre la porte.

En conversation avec des membres des médias lors de la journée de presse du Salon de l’auto de New York, Kjell Gruner, le président et directeur général du groupe Volkswagen en Amérique, a laissé savoir que dans la boule de cristal de l’entreprise concernant les futurs modèles qu’elle pourrait proposer sur le marché américain, il y a une camionnette.

Au fil des années, Volkswagen a dévoilé plusieurs concepts de camionnettes, comme l’Atlas Tanoak en 2018 et le Tarok l’année suivante. Ces modèles nous ont fait croire que c’était plus que possible, mais rien ne s’est concrétisé à l’époque.

Concept Volkswagen Tanoak, 2018
Concept Volkswagen Tanoak, 2018 | Auto123.com

Ça discute toujours de la chose à l’intérieur des murs de la compagnie : « C’est l’une des options de croissance dont nous discutons. C’est une discussion que nous avons cette année », a déclaré Kjell Gruner, bien qu’aucune décision officielle n’ait été prise à ce moment.

Il a ajouté ceci d’intéressant :

« Nous devons trouver des synergies avec d’autres véhicules que nous avons sur le marché, du point de vue de la plateforme et de la fabrication, pour que ce soit viable »,

On pourrait donc anticiper un modèle basé sur un produit existant, comme l’Atlas. Si jamais la compagnie empruntait cette voie, elle emprunterait un chemin déjà exploré par Honda, par exemple, avec son Ridgeline.

Kjell Gruner a expliqué qu’une camionnette qui serait proposée n’aurait pas à être absolument assemblée sur un châssis en échelle. Il a également laissé entendre qu’un éventuel modèle proposerait probablement une configuration électrique, mais avec moteur à essence et prolongateur d’autonomie, dont la mission est de recharger la batterie en roulant.

Il croit que c’est ce que les consommateurs souhaiteraient.

On le voit à la lumière de ses propos, la chose n’a pas seulement été discutée chez Volkswagen, mais étudiée. Reste à savoir si la compagnie va enfin se décider à passer à l’action concernant une camionnette pour notre marché.

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Le texte Volkswagen songerait toujours à une camionnette aux États-Unis et au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les tarifs de l’administration américaine continuent de faire des dommages à travers l’industrie. L’une des dernières victimes est le Mazda CX-50, un des modèles les plus populaires de la marque au Canada.

En raison des contre-tarifs qui ont été levés par le Canada concernant les modèles construits aux États-Unis et importés au pays, Mazda prévoit de mettre sur pause l’assemblage de CX-50 destinés au marché canadien.

Mazda Canada dispose d’un stock de véhicules, mais ça demeure limité.

Le VUS est assemblé à l’usine Mazda de Huntsville, en Alabama. Le temps d’étudier l’impact des tarifs américains et des contre-tarifs canadiens, la production sera stoppée.

Un des premiers Mazda CX-50 à sortir de l'usine Mazda Toyota en Alabama, en 2022
Un des premiers Mazda CX-50 à sortir de l’usine Mazda Toyota en Alabama, en 2022 | Auto123.com

Pour le moment, Mazda n’indique pas combien de temps la pause va durer. Honnêtement, probablement que la compagnie ne le sait pas elle-même, étant donné l’imprévisibilité de l’administration américaine.

Ce qui est clair, c’est que plus la situation des tarifs dure longtemps, plus les ventes canadiennes de modèles vont être affectées. De fait, c’est toute l’industrie automobile canadienne qui est sur le qui-vive.

Il est intéressant de savoir que Mazda a vendu 10 759 versions du CX-50 au pays l’an dernier, des modèles qui ont tous été assemblés en Alabama.

La pause va aussi affecter l’usine américaine de Mazda, car la production canadienne du CX-50 a représenté 12,2 % de toutes les versions du modèle construites en 2024.

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Le texte Tarifs : Mazda suspend la production de CX-50 destinés au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Depuis le début du mois, le Canada a officiellement riposté aux tarifs américains sur les véhicules, imposant une surtaxe de 25 % sur les véhicules importés des États-Unis ne respectant pas l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Pour ceux qui sont conformes, la surtaxe descend à 21,25 %, avec une réduction possible si le véhicule contient une forte proportion de pièces canadiennes ou mexicaines, à valider par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

En revanche, aucune taxe ne vise les pièces automobiles américaines destinées aux usines canadiennes ni les véhicules provenant du Mexique. Cela crée une situation complexe, mais inévitablement coûteuse pour plusieurs marques.

Le calme avant la tempête

Les constructeurs demeurent prudents : aucune hausse massive des prix pour le moment, mais les signaux se multiplient — cela ne saurait tarder. En effet, 41 % des véhicules vendus au Canada au premier trimestre 2025 provenaient des États-Unis (source : DesRosiers Automotive Consultants), ce qui rend la hausse des prix inévitable à moyen terme.

Comment les constructeurs sont affectés

Voici un aperçu des réactions des grandes marques au Canada face à cette nouvelle réalité tarifaire :

Audi

Pas de panique chez Audi : la majorité des modèles, dont le populaire Q5, sont assemblés au Mexique ou ailleurs dans le monde, donc pas de hausse de prix.

BMW

Près de 50 % des véhicules vendus au pays proviennent des États-Unis. BMW reste muet sur les prix, mais rappelle que les tarifs nuisent à l’innovation et aux consommateurs.

Ford

Silence radio de Ford Canada, mais aux États-Unis, l’entreprise a déjà annoncé une hausse des prix dès le mois de mai. La majorité des modèles vendus ici viennent de ses usines américaines, sauf les Maverick, Bronco Sport et Mach-E (assemblés au Mexique).

General Motors

Pas de commentaires, mais GM est très exposé. Sa présence manufacturière au Canada pourrait toutefois lui valoir des exemptions partielles pour des modèles comme le Silverado

Honda

Pas de changement de prix immédiat. Environ 75 % des véhicules vendus ici sont fabriqués au Canada ou au Mexique, ce qui limite l’impact des surtaxes.

Hyundai

Peu affecté : seulement 12,4 % des ventes proviennent des États-Unis. Le gros des véhicules vient d’Asie. Pas d’annonce sur les prix.

JLR (Jaguar Land Rover)

Aucun véhicule n’est fabriqué en Amérique du Nord. Les opérations canadiennes restent inchangées.

Kia

Aucune réponse. Environ 15 % des ventes (Sorento et Telluride) viennent des États-Unis.

Mazda

Production du CX-50 (fabriqué en Alabama) suspendue. Mazda continuera de vendre les stocks existants.

Mercedes-Benz

L’évaluation de l’impact est en cours. Environ 50 % des modèles vendus ici sont américains. Aucune décision sur les prix annoncée.

Mitsubishi

Pas de hausse prévue pour l’instant, puisque 100 % des modèles sont importés d’Asie.

Nissan

Environ 15 % des véhicules vendus ici sont produits aux États-Unis. Pas de commentaire sur la stratégie tarifaire.

Porsche

Aucune réponse. Tous les véhicules proviennent d’outre-mer, donc pas concernés.

Stellantis (Chrysler, Dodge, Jeep, Ram)

Pas de hausses annoncées. Les concessionnaires disposent de stocks pré-tarifs. L’empreinte manufacturière canadienne pourrait atténuer l’impact.

Subaru

Environ 25 % des modèles, comme l’Ascent et l’Outback, sont exposés aux surtaxes. Aucun commentaire sur les prix.

Tesla

Hausse confirmée des prix : le Model Y a grimpé de 5 000 $ depuis janvier. Le Model 3 a pris 4 000 $. Tous les modèles sont assemblés aux États-Unis.

Toyota

Pas de commentaires sur les prix. 40 % des modèles vendus sont américains, mais le constructeur pourrait éviter les surtaxes grâce à sa production canadienne.

Volkswagen

Aucune action tarifaire encore. Les modèles Atlas et ID.4 (25 % des ventes) sont fabriqués aux États-Unis.

Volvo

Aucune hausse de prix annoncée. Seul le EX90 est concerné, les autres véhicules sont importés d’Asie ou d’Europe.

Conclusion

Si la majorité des constructeurs jouent encore la carte de l’attente, il est clair que l’effet domino des tarifs va se faire sentir rapidement sur les étiquettes en concession. Pour les consommateurs canadiens, le moment d’acheter pourrait être maintenant, avant que la prochaine vague d’ajustements tarifaires n’enflamme les prix.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Comment les contre-tarifs canadien vont affectés le prix des véhicules chez nous provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Après une période plutôt discrète, Ram prépare un retour en force. Le nouveau patron de la marque, Tim Kuniskis, ex-dirigeant de Dodge, a confirmé via LinkedIn que 25 annonces liées à la production seront faites d’ici 18 mois, dont la première dès le 8 juin 2025. Ce nouveau chapitre marquera selon lui une « évolution audacieuse » pour Ram, qui souhaite retrouver l’aura qu’elle a perdue au fil du temps.

Le retour d’une camionnette intermédiaire très attendue

Au cœur de cette offensive produit se trouve un modèle très attendu : une nouvelle camionnette intermédiaire destinée au marché nord-américain. Ce véhicule viendrait combler un vide stratégique dans la gamme, laissé depuis la fin de la production du Ram 1500 Classic, dont l’arrêt a entraîné 1 100 mises à pied.

Cette nouvelle camionnette pourrait reposer sur une plateforme monocoque de Stellantis et serait vraisemblablement produite à l’usine de Belvidere en Illinois. Reste à savoir si Ram visera les Ford Ranger, Chevrolet Colorado et GMC Canyon, ou s’il tentera sa chance face aux petits gabarits comme le Ford Maverick ou le Hyundai Santa Cruz.

Un 1500 TRX encore plus méchant en préparation

Selon plusieurs fuites, Ram travaillerait aussi sur une nouvelle version du 1500 TRX, successeur du monstrueux modèle original propulsé par un V8 suralimenté de 702 chevaux. Cette seconde génération pourrait bénéficier d’une puissance encore plus élevée, promettant de faire trembler la concurrence.

Par ailleurs, les moteurs Hemi V8 de 5,7 L et 6,4 L devraient faire leur retour dans certaines versions du Ram 1500, une décision qui plaira aux amateurs de motorisations musclées à l’ancienne.

Une marque en quête de renaissance

Dans son message, Kuniskis a déclaré être « fier d’être de retour » et plus motivé que jamais à prouver que “rien n’arrête Ram”. Avec cette avalanche d’annonces, la marque entend honorer son héritage tout en redéfinissant son avenir, une stratégie qui devrait séduire à la fois les fidèles de la première heure et une nouvelle clientèle.

Avec des renseignements de Carscoops

Le texte Ram promet 25 nouveaux modèles en 18 mois provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile