Quelques mois seulement après l’abandon spectaculaire de leur projet de fusion, Honda et Nissan semblent prêts à franchir une nouvelle étape dans leur rapprochement. Selon les plus récentes informations provenant du Japon, les deux constructeurs seraient désormais très près de conclure une entente de partenariat technologique. L’annonce pourrait survenir prochainement. Le président-directeur général de Honda, Toshihiro Mibe, a récemment indiqué aux actionnaires que les négociations avec Nissan étaient « très avancées » et que certains éléments de l’entente étaient même « près d’être annoncés ».

Une fusion qui a rapidement tourné court

Pour comprendre la situation actuelle, il faut revenir à décembre 2024. À l’époque, Honda et Nissan avaient signé un protocole d’entente visant à étudier la création d’une nouvelle société de portefeuille regroupant les deux géants japonais. Cependant, dès février 2025, les discussions se sont effondrées. Selon plusieurs sources de l’industrie, Honda souhaitait finalement exercer un contrôle beaucoup plus important que prévu sur Nissan, transformant essentiellement ce dernier en filiale. Nissan aurait également rejeté certaines exigences de Honda concernant des fermetures d’usines supplémentaires et des réductions d’effectifs plus importantes. Ce qui devait être une fusion entre égaux s’est rapidement transformé en désaccord stratégique majeur.

Une alliance technologique plutôt qu’un mariage complet

Malgré cet échec, les deux entreprises n’ont jamais complètement cessé de collaborer. Les déclarations de la direction de Honda indiquent clairement que les constructeurs privilégient désormais une approche plus pragmatique : travailler ensemble sur des projets précis tout en conservant leur indépendance. Les détails demeurent encore confidentiels, mais plusieurs scénarios sont envisagés :

  • Développement conjoint de nouveaux véhicules;
  • Partage de plateformes technologiques;
  • Rationalisation des coûts de production;
  • Développement commun de logiciels et de systèmes électroniques;
  • Collaboration dans les domaines de l’électrification et des hybrides.

Honda, Nissan et Mitsubishi pourraient partager leurs unités de contrôle électronique

L’un des projets les plus avancés concernerait le développement d’unités de contrôle électronique (ECU) communes. Selon des médias japonais, Honda, Nissan et Mitsubishi Motors travailleraient déjà à la standardisation de ces systèmes électroniques essentiels qui contrôlent pratiquement toutes les fonctions d’un véhicule moderne. Ces nouveaux modules pourraient être utilisés dans les futures générations de véhicules hybrides et électriques attendues vers la fin de la décennie. L’objectif est simple : réduire les coûts de développement, simplifier l’intégration logicielle et accélérer le lancement de nouveaux modèles.

Renault demeure un acteur important

Même si Nissan cherche à gagner en autonomie, Renault conserve une influence notable au sein du constructeur japonais. Le groupe français détient encore environ 15 % des droits de vote de Nissan, une participation qui atteignait 43 % il y a quelques années. Cette présence signifie que Renault pourrait également être consulté ou impliqué dans certaines décisions stratégiques liées à une future alliance technologique.

Nissan poursuit une restructuration majeure

Cette volonté de collaboration intervient alors que Nissan traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente. Dans le cadre de son programme de redressement RE:Nissan, le constructeur prévoit la fermeture de sept usines, la fermeture de deux centres de design, l’élimination d’environ 20 000 emplois et une réduction de sa capacité de production mondiale de 3,5 millions à 2,5 millions de véhicules par année. Ces mesures visent à restaurer la rentabilité du constructeur face à une concurrence mondiale de plus en plus féroce.

Honda revoit aussi sa stratégie

Honda n’est pas non plus à l’abri des difficultés. Le constructeur a récemment revu à la baisse plusieurs de ses ambitions en matière d’électrification après avoir constaté un ralentissement de la demande pour certains véhicules électriques. L’entreprise a notamment abandonné plusieurs projets de VÉ et mis de côté son objectif de devenir un constructeur entièrement électrique d’ici 2040. À la place, Honda mise désormais sur une nouvelle génération de véhicules hybrides. Une berline et un VUS de nouvelle génération sont notamment attendus vers 2028 et devraient jouer un rôle central dans la stratégie du constructeur.

Les constructeurs japonais face à la montée en puissance de la Chine

Au-delà des défis propres à Honda et Nissan, cette alliance potentielle reflète une tendance plus large dans l’industrie automobile mondiale. Face à la croissance rapide des constructeurs chinois comme BYD, Geely et SAIC Motor, les fabricants traditionnels cherchent à réduire leurs coûts tout en accélérant leur développement technologique. Le partage des investissements devient donc une solution de plus en plus attrayante. Développer ensemble des plateformes, des logiciels ou des composants électroniques permet non seulement d’économiser des milliards de dollars, mais également de raccourcir considérablement les délais de mise en marché.

Une collaboration qui semble désormais inévitable

Même si l’idée d’une fusion complète appartient probablement au passé, Honda et Nissan semblent avoir trouvé un terrain d’entente plus réaliste. Dans un contexte où la pression financière s’intensifie et où la concurrence mondiale ne cesse de croître, une alliance technologique apparaît aujourd’hui comme une solution beaucoup plus viable qu’un mariage corporatif complet. Les prochaines semaines pourraient donc marquer le début d’un nouveau chapitre pour deux des plus importants constructeurs automobiles japonais.

Avec des renseignements de Motor1

Le texte Une alliance stratégique se prépare entre Nissan et Honda provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Alors que l’industrie automobile multiplie les écrans tactiles, les services connectés et les systèmes d’infodivertissement sophistiqués, une technologie centenaire pourrait bientôt obtenir une protection législative aux États-Unis. Un projet de loi actuellement étudié à Washington vise à rendre obligatoire l’intégration de la radio AM dans tous les véhicules neufs vendus sur le marché américain. Baptisée AM Radio for Every Vehicle Act, cette mesure est incluse dans un ensemble législatif plus vaste intitulé Motor Vehicle Modernization Act of 2026. Elle pourrait également être intégrée au projet de loi Build America 250 Act, un vaste programme touchant les infrastructures, la sécurité routière et le financement des transports.

Un soutien politique bipartisan

Le projet bénéficie d’un appui rare réunissant démocrates et républicains. Le comité des transports et des infrastructures de la Chambre des représentants a déjà fait avancer le texte par un vote massif de 62 contre 2.

Même si le projet demeure à ses premières étapes législatives, ses chances d’adoption semblent plus élevées que lors des tentatives précédentes. Les élus souhaitent notamment conclure le dossier avant le 30 septembre, date à laquelle plusieurs programmes fédéraux de financement des infrastructures arrivent à échéance.

Pourquoi vouloir sauver la radio AM?

Pour plusieurs élus et organismes de sécurité publique, la radio AM demeure un outil essentiel lors de situations d’urgence. Leur argument est simple : la pertinence d’un outil ne se mesure pas uniquement à sa fréquence d’utilisation, mais également à son efficacité lorsque toutes les autres solutions échouent. Les partisans du projet soulignent que lors de catastrophes naturelles, de pannes majeures du réseau cellulaire ou d’événements perturbant les infrastructures de communication, les stations AM demeurent souvent l’un des derniers moyens de diffusion de l’information au grand public. Dans leur esprit, la question n’est pas de savoir combien de personnes utilisent encore la radio AM quotidiennement, mais plutôt ce qui se produira si les réseaux numériques deviennent inaccessibles.

Les constructeurs automobiles restent opposés

Cette proposition n’est pas nouvelle. Une loi portant exactement le même nom avait déjà été déposée en 2023. Elle s’était toutefois heurtée à une forte opposition de l’industrie automobile. L’Alliance for Automotive Innovation, qui représente notamment Ford Motor Company, Volkswagen et Toyota Motor Corporation, avait alors affirmé que les groupes motopropulseurs électriques à haute tension génèrent des interférences importantes avec les signaux AM. Cette réalité technique oblige les fabricants à investir davantage dans le blindage électronique et dans des systèmes de réception plus sophistiqués afin d’assurer une qualité sonore acceptable.

Une question de coûts

Au-delà des considérations techniques, le principal point de friction demeure le coût. Selon les estimations citées par les représentants de l’industrie, chaque récepteur AM pourrait ajouter jusqu’à 70 $ US au coût de fabrication d’un véhicule. À l’échelle de l’industrie américaine, cela représenterait près de 3,8 milliards de dollars américains en dépenses additionnelles d’ici 2030. À une époque où les constructeurs cherchent à réduire les coûts de production tout en investissant massivement dans l’électrification et les technologies de conduite avancée, plusieurs considèrent cette obligation comme un retour en arrière.

Une décision qui pourrait influencer toute l’industrie

Si le projet de loi est adopté, les constructeurs n’auraient plus le choix d’offrir ou non la radio AM. Tous les véhicules neufs devraient en être équipés, peu importe leur niveau de technologie ou leur motorisation. Cette décision pourrait également avoir des répercussions au-delà des frontières américaines. Comme plusieurs véhicules vendus au Canada partagent les mêmes plateformes et équipements que leurs homologues américains, les consommateurs canadiens pourraient indirectement bénéficier du maintien de la radio AM dans les années à venir.

Entre modernité et résilience

Le débat autour de la radio AM illustre parfaitement l’opposition entre innovation technologique et résilience des infrastructures. D’un côté, les constructeurs privilégient les plateformes numériques modernes. De l’autre, les autorités publiques rappellent qu’en situation de crise, les technologies les plus simples sont parfois les plus fiables. La balle est maintenant dans le camp du Congrès américain, qui devra décider si une technologie vieille de plus d’un siècle mérite encore une place de choix dans les véhicules de demain.

Avec des renseignements de The Drive

Le texte La radio AM pourrait devenir obligatoire dans tous les véhicules neufs aux États-Unis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Près de 30 ans après son lancement, le BMW X5 amorce un virage majeur avec l’arrivée de sa cinquième génération. Le constructeur bavarois applique à son populaire utilitaire intermédiaire le nouveau langage stylistique « Neue Klasse », tout en élargissant considérablement son offre mécanique. La grande nouveauté est l’arrivée du BMW iX5, première déclinaison entièrement électrique de l’histoire du modèle. Aux côtés des versions à essence, hybrides rechargeables et même à hydrogène sur certains marchés, le X5 devient le véhicule le plus polyvalent de la gamme BMW en matière de motorisations. Le lancement nord-américain débutera à l’automne 2026 avec les modèles à essence, tandis que les variantes électrifiées suivront au début de 2027.

Un design plus moderne et plus musclé

Le BMW X5 2027 abandonne définitivement les controversées calandres géantes qui ont caractérisé plusieurs modèles de la marque au cours des dernières années. Inspiré du nouveau BMW iX3, le X5 adopte une silhouette plus épurée, des surfaces simplifiées et une signature visuelle nettement plus moderne. Les nouvelles grilles verticales sont plus discrètes tandis que les feux arrière ultraminces traversent presque toute la largeur du véhicule. L’empattement gagne 6 cm, ce qui améliore l’espace réservé aux passagers arrière. La ligne de caisse plus haute et les proportions retravaillées donnent également au véhicule une allure plus robuste. BMW innove aussi avec des poignées de porte tactiles intégrées aux montants latéraux. Des portières à fermeture assistée sont désormais offertes de série, tandis qu’un système d’ouverture et de fermeture électrique complète figure au catalogue des options.

Un habitacle futuriste dominé par la technologie

La révolution est encore plus marquée à bord. Le traditionnel combiné d’instruments disparaît au profit du nouveau système Panoramic iDrive. Les informations essentielles sont projetées sur une bande vitrée s’étendant d’un montant A à l’autre à la base du pare-brise. L’écran central multimédia adopte un format trapézoïdal de 17,9 pouces alors qu’un écran passager de 14,6 pouces peut être ajouté en option. Le nouvel assistant numérique alimenté par l’intelligence artificielle promet des interactions plus naturelles avec le véhicule, tandis que l’éclairage d’ambiance personnalisable occupe une place centrale dans l’expérience à bord. Les matériaux utilisés sont également plus audacieux, notamment une surface inspirée de l’ardoise naturelle sur la console centrale.

L’arrivée du premier BMW iX5 électrique

L’événement majeur demeure toutefois le lancement du BMW iX5 60 xDrive. Cette nouvelle version électrique utilise deux moteurs, un à chaque essieu, pour produire une puissance combinée de 570 chevaux et un couple de 593 lb-pi. BMW annonce un 0 à 100 km/h en environ 4,4 secondes. Le véhicule repose sur une architecture électrique de 800 volts de nouvelle génération et utilise les batteries eDrive de sixième génération développées spécifiquement pour les modèles Neue Klasse. Grâce à une batterie de 144 kWh, BMW estime une autonomie pouvant atteindre 700 kilomètres selon les normes nord-américaines converties à partir de ses propres essais internes. La recharge constitue également un point fort avec une puissance maximale annoncée de 460 kW. Dans des conditions optimales, le passage de 10 à 80 % de charge pourrait s’effectuer en seulement 22 minutes.

Une version hybride rechargeable plus performante

Le BMW X5 50e xDrive hybride rechargeable bénéficie lui aussi d’améliorations importantes. Le moteur six cylindres turbo de 3,0 litres est associé à un moteur électrique intégré à la boîte automatique à huit rapports. La puissance combinée atteint désormais 483 chevaux et 516 lb-pi de couple. Une batterie de 27 kWh permet une autonomie électrique estimée à environ 70 kilomètres, ce qui devrait répondre aux besoins quotidiens de nombreux conducteurs sans consommer une goutte d’essence. BMW annonce un 0 à 100 km/h réalisé en seulement 4,6 secondes.

Le six cylindres demeure au rendez-vous

Les amateurs de mécanique traditionnelle seront rassurés. Les versions X5 40 et X5 40 xDrive conservent le réputé six cylindres en ligne turbocompressé de 3,0 litres. Grâce à un nouveau turbocompresseur, la puissance grimpe à 394 chevaux et le couple à 428 lb-pi. BMW estime le 0 à 100 km/h à environ 5,1 secondes. Une variante haute performance équipée d’un moteur V8 est également confirmée, bien que ses spécifications n’aient pas encore été dévoilées.

L’hydrogène fait toujours partie des plans

BMW poursuit parallèlement ses travaux sur la propulsion à hydrogène.

Le futur X5 à pile à combustible reposera sur une technologie développée conjointement avec Toyota depuis plus d’une décennie. Bien que cette version soit destinée dans un premier temps à certains marchés spécifiques, BMW continue d’investir dans cette technologie comme solution complémentaire à l’électrification.

Prix et arrivée au Canada

Aux États-Unis, le BMW X5 40 xDrive 2027 débutera à 73 550 $ US, tandis que le X5 hybride rechargeable 50e xDrive affichera un prix de départ de 78 950 $ US. Le nouveau BMW iX5 60 xDrive débutera quant à lui à 81 250 $ US.

Les prix canadiens devraient être annoncés au cours des prochains mois.

Une génération charnière pour BMW

Le BMW X5 2027 marque probablement le changement le plus important de l’histoire du modèle depuis son introduction en 1999. En combinant motorisations essence, hybride rechargeable, électrique et hydrogène sous une même carrosserie, BMW démontre sa volonté de laisser le choix aux consommateurs plutôt que d’imposer une seule technologie. Dans un marché où plusieurs constructeurs réévaluent leurs stratégies d’électrification, cette approche pourrait bien devenir l’un des principaux arguments de vente du prochain X5.

Source: BMW

Le texte Un nouveau BMW X5 qui vient aussi en version électrique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Un défaut du système de stationnement inquiète les autorités

Ford procède à l’un des plus importants rappels de l’année aux États-Unis. Selon la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), le constructeur américain doit rappeler 741 195 véhicules en raison d’un défaut lié à la transmission qui pourrait compromettre le fonctionnement du système de stationnement. Le problème pourrait endommager certains composants internes de la transmission, empêchant le véhicule de demeurer immobilisé lorsqu’il est placé en position « Park ». Dans certaines circonstances, le véhicule pourrait se déplacer de façon involontaire, augmentant ainsi les risques d’accident ou de blessures.

Plusieurs modèles populaires visés

Le rappel touche plusieurs véhicules Ford et Lincoln produits entre 2018 et 2021 :

  • Ford Expedition 2018 à 2021
  • Lincoln Navigator 2018 à 2021
  • Ford Explorer 2020 à 2021
  • Lincoln Aviator 2020 à 2021
  • Ford F-150 2021

Ces modèles comptent parmi les véhicules les plus vendus du constructeur en Amérique du Nord, particulièrement le F-150, qui demeure le camion le plus populaire du marché américain.

Une mise à jour logicielle et des inspections gratuites

Pour corriger le problème, les concessionnaires Ford effectueront une mise à jour logicielle des véhicules concernés. Les techniciens inspecteront également les composants de transmission susceptibles d’avoir subi des dommages. Au besoin, les pièces défectueuses seront remplacées sans frais pour les propriétaires. Ford n’a pas précisé combien d’incidents ou d’accidents seraient directement liés à cette défectuosité, mais la NHTSA considère le risque suffisamment sérieux pour justifier une campagne de rappel à grande échelle.

Un deuxième rappel touche le Ford Bronco

En parallèle, Ford annonce un autre rappel visant 36 046 exemplaires du Ford Bronco aux États-Unis. Cette fois, le problème concerne les élargisseurs d’ailes, les pièces de plastique qui entourent les passages de roues. Selon la NHTSA, certains de ces composants pourraient ne pas avoir été correctement fixés lors de l’assemblage. Dans certaines conditions, les élargisseurs pourraient se détacher du véhicule pendant la conduite et devenir des débris routiers, créant un danger pour les autres usagers de la route et augmentant les risques de collision.

Inspection et remplacement au besoin

Les concessionnaires inspecteront les élargisseurs d’ailes des Bronco concernés et procéderont à leur réparation ou à leur remplacement lorsque nécessaire. Comme pour le rappel lié à la transmission, toutes les interventions seront réalisées gratuitement.

Ford sous pression sur le front de la qualité

Ce nouveau rappel massif s’ajoute à une longue série de campagnes correctives auxquelles Ford a dû faire face au cours des dernières années. Malgré des progrès dans certains classements de qualité, le constructeur continue d’être confronté à des défis liés à la fiabilité de certains composants mécaniques et électroniques. Pour les consommateurs, ces rappels démontrent l’importance des systèmes de surveillance de la sécurité automobile qui permettent d’identifier rapidement les problèmes potentiels avant qu’ils ne provoquent des incidents plus graves.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Ford rappelle plus de 777 000 véhicules provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Après une décennie à transformer les habitacles en véritables centres multimédias sur roues, les constructeurs automobiles découvrent que les consommateurs ne sont pas entièrement séduits par les écrans géants et les commandes tactiles. Une contestation croissante pousse désormais plusieurs fabricants à réintroduire boutons, molettes et interrupteurs physiques dans leurs véhicules. Cette tendance, observée depuis plusieurs années, s’est imposée comme l’un des sujets majeurs lors de la conférence Car App World tenue à Los Angeles. Réunissant constructeurs, développeurs de logiciels, fabricants de matériel électronique et fournisseurs de connectivité, l’événement a mis en lumière un constat devenu difficile à ignorer : les automobilistes veulent davantage de simplicité et moins de distractions.

Les conducteurs réclament des commandes intuitives

Les études démontrent que les consommateurs apprécient toujours les technologies modernes, mais souhaitent qu’elles soient mieux intégrées. Manipuler un écran tactile pour régler la climatisation, activer les sièges chauffants ou ajuster le volume exige souvent plusieurs manipulations visuelles qui détournent l’attention de la route. Chez Scout Motors, la nouvelle marque de Volkswagen spécialisée dans les véhicules d’aventure, cette réalité influence directement le développement des futurs modèles. Selon Nicole Johnson, responsable de l’expérience utilisateur chez Scout, les applications automobiles devraient fonctionner différemment des applications pour téléphones intelligents. Les spécialistes de l’expérience utilisateur soulignent qu’un conducteur doit consacrer plusieurs secondes à réorienter son attention lorsqu’il passe du pare-brise à l’écran central, un délai qui peut avoir des conséquences importantes sur la sécurité.

Une correction plutôt qu’un rejet de la technologie

Pour Alexander Edwards, président de la firme d’analyse Strategic Vision, le mouvement actuel ne représente pas un rejet de la technologie. Les consommateurs continuent de vouloir des écrans modernes, une connectivité avancée, des systèmes d’aide à la conduite sophistiqués et des fonctions alimentées par l’intelligence artificielle. Toutefois, ils réclament désormais une technologie plus respectueuse de leur concentration. Les données de Strategic Vision révèlent d’ailleurs qu’à peine un tiers des acheteurs font confiance à des assistants virtuels comme Siri, ChatGPT ou Gemini lorsqu’il s’agit de fournir des informations précises à bord d’un véhicule. Cette méfiance montre que l’intelligence artificielle devra encore faire ses preuves avant de devenir le copilote numérique que plusieurs constructeurs imaginent.

La qualité de l’affichage prime sur la taille de l’écran

Une récente étude de S&P Global Mobility apporte également un éclairage intéressant. Contrairement à ce que plusieurs constructeurs ont longtemps cru, les consommateurs accordent davantage d’importance à la qualité de l’image qu’à la dimension de l’écran. La clarté vidéo arrive au sommet des caractéristiques recherchées dans les systèmes multimédias, alors que les écrans occupant toute la planche de bord se retrouvent beaucoup plus bas dans le classement. Les familles avec enfants apprécient davantage les grands écrans pour la navigation et le divertissement des passagers, mais l’intérêt pour ces technologies diminue généralement avec l’âge des acheteurs.

Hyundai et Mazda cherchent le juste équilibre

Les constructeurs tentent désormais de réconcilier modernité et simplicité. Chez 42dot, la filiale de Hyundai spécialisée dans les véhicules définis par logiciel, les ingénieurs travaillent sur des commandes tactiles physiques capables d’exécuter plusieurs fonctions sans nécessiter l’affichage constant d’un menu à l’écran. L’objectif consiste à simplifier l’interface tout en préservant les avantages des technologies numériques. Mazda adopte une approche similaire. Le constructeur japonais privilégie un design épuré visant à réduire les distractions visuelles, manuelles et cognitives du conducteur. Le populaire VUS CX-5 utilise notamment deux écrans distincts : l’un principalement destiné au conducteur, l’autre davantage orienté vers les passagers.

L’intelligence artificielle au service du conducteur

Si les consommateurs demeurent sceptiques face aux assistants virtuels actuels, Mazda croit néanmoins au potentiel de l’intelligence artificielle lorsqu’elle est utilisée de manière discrète et pratique. L’entreprise imagine un véhicule capable d’apprendre les habitudes de son propriétaire afin d’automatiser certaines tâches. Par exemple, après une séance d’entraînement, le système pourrait activer automatiquement la ventilation des sièges avant le départ. De même, si le conducteur s’arrête régulièrement chez Starbucks sur le chemin du travail, le véhicule pourrait signaler le temps d’attente et même préparer une commande à l’avance. Pour Mazda, l’avenir de la télématique repose moins sur les écrans spectaculaires que sur la capacité du véhicule à comprendre son utilisateur.

L’automobile de demain ne sera plus centrée sur le conducteur

Cette évolution pourrait même transformer la conception des habitacles. Le géant technologique LG estime que les véhicules autonomes et connectés finiront par faire évoluer l’intérieur des voitures vers des espaces davantage axés sur les passagers que sur le conducteur. Dans ce contexte, la bataille entre écrans tactiles et boutons physiques pourrait finalement n’être qu’une étape de transition vers une nouvelle génération d’expériences numériques embarquées. Une chose semble toutefois certaine : les automobilistes veulent toujours de la technologie, mais ils souhaitent qu’elle travaille pour eux plutôt que l’inverse.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Le retour des commandes physiques dans les autos provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Lorsqu’on parle de vitesse, 111 km/h ne fait généralement pas sourciller les amateurs de voitures sport. Mais lorsque cette vitesse est atteinte par une voiture construite à partir de plus de 327 000 briques Lego, l’exploit devient soudainement beaucoup plus impressionnant. Une réplique grandeur nature de la spectaculaire Koenigsegg Sadair’s Spear vient d’établir un nouveau record de vitesse pour un véhicule Lego fonctionnel en atteignant 111 km/h lors du célèbre Goodwood Festival of Speed en Angleterre.

Plus qu’un simple jouet géant

À première vue, l’engin ressemble à une immense sculpture composée de briques multicolores. Pourtant, sous cette carrosserie de plastique se cache une véritable voiture. Les ingénieurs ont conçu un châssis métallique sur mesure, équipé d’un arceau de sécurité homologué FIA, de véritables roues en fibre de carbone provenant de Koenigsegg, de pneus Pirelli, d’un système de freinage performant et même d’une suspension inspirée du spectaculaire système Triplex utilisé sur les modèles de série du constructeur suédois. La propulsion est assurée par un moteur électrique installé à l’arrière. Malgré l’utilisation de Lego, le véhicule affiche un poids impressionnant de près de 1 800 kg, soit environ 815 kg de plus que la véritable Sadair’s Spear.

Plus de 9 400 heures de travail

Le projet représente un véritable tour de force technique. L’équipe de conception a consacré plus de 9 400 heures à la réalisation de cette voiture hors du commun. Plus de 2 000 panneaux distincts ont été fabriqués à la main afin de reproduire fidèlement les formes complexes de l’hypercar suédoise. L’un des détails les plus remarquables est que les éléments extérieurs n’ont utilisé aucune colle. Même l’imposant aileron arrière est entièrement constitué de briques Lego assemblées mécaniquement. Selon Christian von Koenigsegg, cet aileron fonctionne réellement comme un profil aérodynamique malgré sa conception entièrement réalisée en plastique.

Un record obtenu après quelques réparations improvisées

Tout ne s’est toutefois pas déroulé parfaitement lors de la tentative. Au cours de la première descente de la célèbre montée de Goodwood, une partie du diffuseur arrière en Lego s’est détachée sous les contraintes aérodynamiques. L’équipe a alors effectué une intervention digne d’une véritable équipe de course. Les techniciens ont remplacé les briques endommagées, vérifié les systèmes du véhicule et préparé une seconde tentative. Cette fois, le véhicule a atteint les 111 km/h prévus, établissant officiellement un nouveau record. Le pilote suédois Markus Lundh, qui était également au volant lors du record de la véritable Sadair’s Spear à Goodwood l’an dernier, s’est dit surpris par la stabilité du véhicule et l’efficacité de son système de freinage.

Un record qui écrase l’ancienne marque

Le précédent record pour un véhicule Lego fonctionnel appartenait à une réplique de la McLaren P1, qui avait atteint environ 50 km/h (31 mi/h). Avec ses 111 km/h, la Koenigsegg en Lego pulvérise donc l’ancienne référence en plus de démontrer le niveau d’ingénierie désormais atteint par les projets promotionnels du fabricant danois. Fait amusant, le record a été établi lors d’une descente du parcours de Goodwood, alors que la véritable Sadair’s Spear de 1 625 chevaux avait signé l’an dernier un record dans la catégorie des voitures homologuées pour la route en effectuant le trajet en montée.

Une version miniature arrive en magasin

Cette spectaculaire création sert également à promouvoir le lancement d’un nouvel ensemble Lego Technic inspiré de la Sadair’s Spear. Le modèle à l’échelle 1:8 comprend 4 104 pièces et reproduit plusieurs caractéristiques techniques de l’hypercar. On y retrouve notamment un moteur V8 avec pistons fonctionnels, une transmission séquentielle à neuf rapports, une direction opérationnelle ainsi que le fameux système « Ghost Mode » de Koenigsegg permettant d’ouvrir les portières, les capots avant et arrière ainsi que les rétroviseurs par simple pression d’un bouton. Commercialisé au prix de 449,99 US $, l’ensemble sera offert au grand public à compter du 4 juillet.

Quand Lego rencontre l’ingénierie automobile

Au-delà du simple coup de marketing, cette réalisation illustre à quel point les frontières entre le jouet et l’ingénierie deviennent parfois étonnamment floues. Même si elle ne rivalisera jamais avec les performances de la véritable Sadair’s Spear de cinq millions de dollars, cette Koenigsegg grandeur nature démontre qu’avec suffisamment de créativité, de patience et quelques centaines de milliers de briques, il est possible de transformer un jeu d’enfant en véritable record du monde.

https://www.youtube.com/watch?v=ynRgRy3Z3to

Avec des renseignements d’Autoblog

Le texte Une Koenigsegg en Lego atteint 111 km/h et établit un nouveau record provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Kia s’apprête à faire son entrée dans le marché canadien des véhicules utilitaires électriques compacts avec la toute nouvelle PV5 2027. Prévue pour la seconde moitié de 2026, cette fourgonnette de travail entièrement électrique affichera un prix de départ de 46 995 $ avant les incitatifs gouvernementaux. Avec cette nouveauté, Kia vient combler un vide laissé par la disparition graduelle de modèles populaires comme le Ford Transit Connect, le Nissan NV200, le Mercedes-Benz Metris et le Ram ProMaster City.

Deux versions et des rabais en plus

La gamme canadienne comprendra deux versions. Le modèle Basic sera proposé à partir de 46 995 $, tandis que la version Plus affichera un prix de 49 095 $. Les deux modèles seront admissibles au programme fédéral et provincial (Québec) de remise pour véhicules zéro émission récemment relancé, permettant aux acheteurs de bénéficier d’un incitatif pouvant atteindre 5 000 $ et 2 000 $. Une fois le rabais appliqué, le prix d’entrée pourrait ainsi descendre à 39 995 $.

Une autonomie de 360 kilomètres

Les deux versions utilisent la même batterie de 71,2 kWh et offrent une autonomie estimée à 360 kilomètres. Le moteur électrique développe 161 chevaux et entraîne les roues avant. Kia vise avant tout les entreprises de livraison urbaine, les commerces de proximité et les entrepreneurs qui recherchent un véhicule compact, économique et facile à manœuvrer. La recharge rapide constitue également un argument de vente important. Grâce à son connecteur NACS, le même standard adopté par Tesla, la batterie peut passer de 10 % à 80 % en environ 30 minutes dans des conditions optimales.

Un format idéal pour la ville

Avec un empattement de 2 995 mm, la PV5 conserve des dimensions relativement compactes tout en maximisant l’espace utilitaire. Le volume de chargement atteint environ 5 016 litres (177 pieds cubes), tandis que la capacité de charge utile est évaluée à 740 kg (1 631 lb). Les concepteurs ont également porté une attention particulière à l’ergonomie. La hauteur du seuil de chargement n’est que de 419 mm, facilitant les entrées et sorties répétées lors des livraisons. Les portes arrière peuvent s’ouvrir entre 95 et 180 degrés afin de simplifier les opérations de chargement.

Une technologie moderne dès la version de base

Même la version d’entrée de gamme reçoit un équipement technologique complet. La dotation comprend un tableau de bord numérique de 7 pouces, un écran multimédia de 12,9 pouces compatible avec les téléphones intelligents, les mises à jour à distance (OTA), le démarrage à bouton-poussoir ainsi qu’une série de systèmes avancés d’aide à la conduite. Parmi ceux-ci figurent le freinage d’urgence automatique, l’assistance à la conduite sur autoroute, l’alerte de collision dans les angles morts et l’assistance au maintien dans la voie.

Une version Plus plus confortable

Pour les utilisateurs qui passent de longues journées derrière le volant, la version Plus ajoute plusieurs équipements appréciés au Canada. On retrouve notamment un moniteur d’angles morts avec affichage vidéo, une caméra à vision périphérique, des sièges chauffants, un volant chauffant ainsi qu’un chargeur sans fil pour téléphone. Kia ajoute également des prises de courant intérieures et extérieures permettant d’alimenter de petits appareils électriques directement à partir de la batterie du véhicule.

D’autres variantes possibles

À l’échelle mondiale, la PV5 est également offerte sous forme de châssis-cabine, permettant l’installation de caissons spécialisés ou de plateformes de travail adaptées à différentes industries. Des versions destinées au transport de passagers ainsi que des modèles adaptés aux personnes à mobilité réduite sont également commercialisés dans certains marchés. Pour l’instant, Kia Canada n’a pas confirmé l’arrivée de ces variantes au pays, mais le constructeur indique que la fourgonnette pourra recevoir différentes solutions d’aménagement pour répondre aux besoins des entreprises canadiennes.

Un marché qui renaît

L’arrivée  au PV5 marque le retour d’un segment pratiquement disparu au Canada. Contrairement aux anciennes fourgonnettes compactes qui misaient exclusivement sur des moteurs à essence, la nouvelle venue adopte dès le départ une architecture entièrement électrique. Dans un contexte où les entreprises cherchent à réduire leurs coûts d’exploitation et leur empreinte carbone, Kia pourrait avoir trouvé la formule idéale pour relancer le marché des utilitaires compacts. Reste maintenant à voir si les gestionnaires de flottes répondront présents lorsque la PV5 arrivera chez les concessionnaires en 2026.

Source: Kia

Le texte Le Kia PV5 débarque au Canada à partir de 46 995 $ provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’industrie automobile est en train de vivre une petite révolution silencieuse. Après Tesla et plusieurs fabricants chinois de véhicules électriques, Ferrari et BMW adoptent à leur tour le câblage en aluminium dans leurs nouveaux modèles. Cette transition, motivée autant par les coûts que par la réduction du poids des véhicules, pourrait modifier en profondeur la consommation mondiale de cuivre au cours des prochaines années.Alors que le cuivre demeure la référence pour le transport de l’électricité depuis plus de deux siècles, la hausse spectaculaire de son prix pousse de plus en plus de constructeurs à envisager des solutions alternatives.

Le cuivre devient un luxe industriel

Le prix du cuivre a atteint des sommets historiques au début de 2025, frôlant les 15 000 $ US la tonne métrique. À titre comparatif, l’aluminium se négocie actuellement autour de 3 100 $ US la tonne, soit environ quatre fois moins cher. Cette situation s’explique par une demande mondiale en forte croissance provenant notamment des véhicules électriques, des infrastructures énergétiques et des centres de données alimentant l’intelligence artificielle. Selon les analystes de JPMorgan, les déficits d’approvisionnement devraient persister pendant plus d’une décennie, maintenant une pression importante sur les prix du cuivre.

Ferrari mise sur la légèreté

Chez Ferrari, la transition a déjà commencé. Le constructeur de Maranello utilise depuis 2025 des câbles d’alimentation en aluminium dans sa sportive hybride Ferrari 296. La technologie a ensuite été étendue à d’autres modèles, notamment à la nouvelle Ferrari Luce, le premier véhicule entièrement électrique de la marque. Selon Ferrari, l’utilisation de l’aluminium permet de réduire jusqu’à 20 % le poids total du faisceau électrique. Un avantage non négligeable pour une marque dont chaque kilogramme compte lorsqu’il s’agit d’améliorer les performances. Officiellement, Ferrari affirme que son choix repose principalement sur les gains techniques plutôt que sur les économies réalisées. Il n’en demeure pas moins que la différence de coût entre les deux métaux représente un argument difficile à ignorer.

BMW utilise l’aluminium depuis plus d’une décennie

BMW n’en est pas à ses premiers essais avec l’aluminium. Le constructeur bavarois a commencé à utiliser des conducteurs en aluminium dès 2011 dans la Série 1. Depuis, la technologie a progressivement été étendue aux modèles hybrides et électriques. La plus récente génération de la technologie eDrive de BMW intègre désormais un grand nombre de câbles en aluminium dans les systèmes haute et basse tension. L’objectif est double : réduire le poids des véhicules et limiter l’impact des fluctuations du marché des matières premières.

Stellantis, Tesla et les constructeurs chinois suivent la même voie

La tendance ne se limite pas aux constructeurs haut de gamme. Selon plusieurs sources de l’industrie, Stellantis a également commencé à remplacer certains câblages en cuivre par de l’aluminium. Du côté des véhicules électriques, Tesla fait figure de précurseur. Le constructeur avait déjà introduit massivement l’aluminium dans le câblage du Tesla Model Y dès 2019, avant de poursuivre cette stratégie avec le Tesla Cybertruck. En Chine, plusieurs fabricants comme AVATR, XPeng et Xiaomi ont également adopté cette technologie. Pour les constructeurs de véhicules électriques, l’équation est simple : moins de poids signifie davantage d’autonomie, tandis qu’un coût de production réduit aide à préserver des marges déjà très minces dans un marché extrêmement concurrentiel.

La Chine accélère la transition

Le gouvernement chinois pousse activement l’industrie à réduire sa dépendance au cuivre. Un document de politique industrielle publié en mars 2025 encourage explicitement les entreprises à substituer l’aluminium au cuivre dans plusieurs secteurs, notamment l’automobile, l’énergie et les électroménagers. Les experts du cabinet Zhuochuang estiment qu’entre 25 % et 30 % des composantes actuellement fabriquées en cuivre pourraient être converties à l’aluminium d’ici 2030 dans ces industries. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à sécuriser l’approvisionnement en matières premières critiques tout en réduisant les coûts de fabrication.

Des avantages, mais aussi des limites

L’aluminium n’est toutefois pas une solution parfaite. Bien qu’il soit beaucoup plus léger et nettement moins coûteux, il demeure moins conducteur que le cuivre. Pour transporter une quantité équivalente d’électricité, il faut donc utiliser davantage de matériau. Sa production exige également une quantité importante d’énergie, ce qui soulève des questions environnementales dans certaines régions où l’électricité provient encore largement de combustibles fossiles. À cela s’ajoutent les incertitudes entourant les politiques commerciales américaines et les droits de douane qui pourraient influencer les choix des manufacturiers.

Une transformation qui ne fait que commencer

Malgré ces défis, les analystes de JPMorgan estiment que l’aluminium pourrait remplacer jusqu’à 6 % de la demande mondiale annuelle de cuivre d’ici 2030, contre environ 2 % aujourd’hui. Ce chiffre peut sembler modeste, mais dans une industrie qui consomme des millions de tonnes de métaux chaque année, il représente un changement majeur. Pour les constructeurs automobiles, la décision repose désormais sur un équilibre entre coût, performance, poids et disponibilité des matériaux. Une chose est certaine : à mesure que le cuivre devient plus rare et plus cher, l’aluminium s’impose progressivement comme un acteur incontournable de la mobilité électrique.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Ferrari et BMW tournent le dos au cuivre pour aller vers l’aluminium provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les discussions officielles entourant la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) débuteront le 1er juillet avec une rencontre virtuelle entre les représentants commerciaux des trois pays. Cette révision obligatoire pourrait redéfinir les règles du commerce automobile nord-américain pour les années à venir. Au cœur des débats se trouve une proposition de l’administration de Donald Trump visant à augmenter considérablement la part de contenu américain exigée dans les véhicules assemblés en Amérique du Nord. Une telle modification pourrait transformer en profondeur les chaînes d’approvisionnement de l’industrie automobile.

Une première révision historique de l’ACEUM

Entré en vigueur en 2020, l’ACEUM prévoit une clause unique obligeant les trois partenaires à réévaluer l’accord six ans après son entrée en application. Les discussions qui s’amorcent devront déterminer si l’accord sera prolongé jusqu’en 2042 ou s’il fera l’objet de modifications importantes. À défaut d’une entente, le traité sera soumis à des révisions annuelles jusqu’à son échéance prévue en 2036. Chaque pays conserve également le droit de quitter l’accord avec un préavis de six mois. Selon plusieurs analystes, la réunion du 1er juillet servira surtout à établir le cadre des négociations. Les véritables discussions devraient s’intensifier lors d’une rencontre prévue le 20 juillet à Mexico City.

Washington veut hausser le contenu américain à 50 %

L’enjeu majeur concerne les règles d’origine dans le secteur automobile. Actuellement, un véhicule doit contenir au moins 75 % de composantes provenant de l’Amérique du Nord pour bénéficier du traitement tarifaire préférentiel prévu par l’ACEUM. L’administration Trump souhaite porter ce seuil à 82 %. Plus controversée encore est sa proposition d’exiger que 50 % de la valeur totale du véhicule provienne spécifiquement des États-Unis. Une telle mesure représenterait un changement majeur pour les constructeurs qui ont bâti, au cours des trois dernières décennies, des chaînes d’approvisionnement intégrées entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Selon les experts du cabinet-conseil AlixPartners, cette exigence pourrait entraîner une hausse importante des coûts de production et obliger les manufacturiers à revoir complètement leurs stratégies d’approvisionnement.

Les batteries et les technologies avancées dans la mire

La Maison-Blanche souhaite également relever les exigences de contenu régional pour plusieurs composantes stratégiques, notamment les batteries, l’électronique de puissance et les systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS). Le défi est que l’industrie nord-américaine ne dispose pas encore d’une capacité de production suffisante pour fabriquer localement l’ensemble de ces composants à grande échelle. Cette situation pourrait entraîner des investissements massifs dans la chaîne d’approvisionnement, mais aussi une augmentation des coûts de fabrication qui risque ultimement d’être refilée aux consommateurs.

Les constructeurs automobiles réclament la stabilité

Les grands constructeurs automobiles souhaitent majoritairement le maintien de l’accord trilatéral. Ford Motor Company a récemment qualifié l’ACEUM de pilier essentiel pour attirer les investissements, créer des emplois et renforcer la base manufacturière nord-américaine. De son côté, General Motors considère l’accord comme indispensable à la compétitivité du secteur et demande que toute modification des règles d’origine soit introduite progressivement afin de permettre aux fournisseurs et aux constructeurs de s’adapter. L’organisation Autos Drive America partage cette position. Selon elle, l’accord permet actuellement aux constructeurs de produire des véhicules compétitifs tout en maintenant une forte présence manufacturière sur le continent.

Le syndicat UAW réclame des changements profonds

La position du syndicat américain United Auto Workers diffère toutefois de celle des constructeurs. L’organisation demande un resserrement important des règles commerciales, incluant l’instauration de quotas d’importation, un renforcement des protections des travailleurs et l’établissement d’un salaire minimum manufacturier nord-américain. L’objectif est de réduire les écarts salariaux entre les trois pays et de limiter la délocalisation des emplois vers le Mexique. Le syndicat estime même que les États-Unis devraient envisager de se retirer de l’ACEUM si ces conditions ne sont pas respectées.

Une rivalité avec la Chine en toile de fond

Pour plusieurs observateurs, la révision de l’ACEUM dépasse largement la simple question des règles d’origine. L’industrie automobile nord-américaine fait face à une concurrence croissante de la Chine, particulièrement dans les secteurs des véhicules électriques, des batteries et des technologies embarquées. Selon plusieurs experts, la complémentarité entre les trois pays constitue justement l’un des principaux atouts du continent : le Canada apporte ses ressources naturelles stratégiques, les États-Unis dominent les technologies avancées et le Mexique offre une importante capacité manufacturière. Dans cette perspective, certains analystes estiment qu’un durcissement excessif des règles pourrait affaiblir la compétitivité de l’ensemble de la région plutôt que la renforcer.

Une période d’incertitude pour l’industrie

Même si aucune décision majeure n’est attendue à court terme, les négociations qui s’amorcent pourraient avoir des conséquences considérables pour les constructeurs automobiles, les fournisseurs et les consommateurs. Entre les ambitions protectionnistes de Washington, les préoccupations des syndicats et le besoin de préserver la compétitivité nord-américaine face à la Chine, les prochains mois s’annoncent déterminants pour l’avenir de l’industrie automobile du continent.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte L’automobile au coeur des discussions de l’ACEUM provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Alors que Cadillac semblait être la marque de General Motors la plus engagée vers un avenir entièrement électrique, les choses prennent aujourd’hui une direction différente. Le constructeur américain vient d’annoncer un investissement de 275 millions de dollars américains dans son usine de Spring Hill, au Tennessee, dont 150 millions seront consacrés à un futur modèle Cadillac équipé d’un moteur à combustion interne. Cette annonce confirme que GM ne se contente plus de prolonger la vie de ses modèles actuels à essence. Le constructeur prépare plutôt l’arrivée d’un tout nouveau véhicule thermique qui viendra s’ajouter à la gamme existante.

Le virage électrique ralentit chez Cadillac

Cadillac avait pourtant lancé une offensive électrique ambitieuse avec les modèles Lyriq, Optiq, Vistiq et Escalade IQ. La marque avait même annoncé son intention de devenir entièrement électrique d’ici 2030. Cependant, cette stratégie a été revue dès 2024. Les dirigeants de Cadillac ont alors reconnu que plusieurs clients de luxe souhaitaient conserver la possibilité de choisir entre un moteur électrique ou thermique. Cette « liberté de choix », selon les mots de la direction, semble aujourd’hui influencer directement les futurs plans de développement de la marque.

Le retour du XT6 de plus en plus probable

Selon plusieurs sources proches du constructeur, le mystérieux nouveau modèle destiné à l’usine de Spring Hill pourrait être une nouvelle génération du XT6. Le VUS intermédiaire à trois rangées de sièges a quitté le marché à la fin de l’année 2025, remplacé en théorie par le nouveau Vistiq électrique. Toutefois, l’engouement moins marqué que prévu pour les véhicules électriques dans certains segments pourrait avoir convaincu Cadillac de réévaluer sa décision. Le XT6 demeure un candidat logique. Bien qu’il n’ait jamais atteint la popularité de l’Escalade, il occupait une niche stratégique dans la gamme Cadillac en offrant un format familial plus accessible que le grand VUS pleine grandeur.

Une nouvelle mécanique pour relancer la carrière du XT6

Le principal défaut du XT6 de première génération résidait dans son groupe motopropulseur. Les acheteurs pouvaient choisir entre un moteur quatre cylindres turbo de 2,0 litres développant 237 chevaux ou un V6 atmosphérique de 3,6 litres produisant 310 chevaux. Face à des concurrents plus performants et plus raffinés, ces motorisations peinaient à séduire la clientèle du segment de luxe. GM a également confirmé un investissement supplémentaire de 125 millions de dollars pour prolonger la production de son moteur turbocompressé de 2,7 litres Turbomax. Bien que cette mécanique soit actuellement utilisée dans les camionnettes Chevrolet et GMC, une version adaptée pourrait éventuellement servir de base à une nouvelle génération du XT6. Certains observateurs vont même jusqu’à imaginer une variante haute performance qui pourrait rivaliser avec des modèles comme l’Audi Q7 ou le BMW X7.

Une usine stratégique pour General Motors

L’usine de Spring Hill possède une longue histoire au sein de General Motors. Initialement construite pour produire les modèles Saturn, elle assemble aujourd’hui plusieurs véhicules importants, notamment les Cadillac Lyriq, Vistiq et XT5. La production du Chevrolet Blazer à essence doit également y débuter prochainement. L’arrivée d’un nouveau Cadillac thermique porterait à cinq le nombre de modèles fabriqués sur ce site, renforçant ainsi son importance dans le réseau industriel nord-américain du constructeur.

Un signal fort pour l’avenir

Au-delà du simple retour potentiel du XT6, cette annonce envoie un message clair : Cadillac n’abandonnera pas les moteurs thermiques à court terme. Après avoir repoussé son objectif d’électrification complète, la marque investit maintenant dans un nouveau véhicule à essence plutôt que de simplement moderniser ses produits existants. Cette décision laisse croire que les moteurs à combustion feront encore partie de la stratégie Cadillac pendant au moins une bonne partie de la prochaine décennie. Dans un contexte où plusieurs constructeurs réévaluent leurs ambitions électriques, Cadillac semble avoir choisi une approche plus pragmatique en misant sur une coexistence prolongée entre les véhicules électriques et les modèles thermiques.

Avec des renseignements de carbuzz.

Le texte Cadillac investi 150 millions US pour un nouveau moteur à essence provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile