General Motors lance un rappel de sécurité touchant plusieurs véhicules Chevrolet, GMC et Cadillac après la découverte d’un défaut potentiellement sérieux dans la boîte de transfert. Le problème pourrait entraîner un blocage soudain des roues pendant la conduite, augmentant considérablement les risques d’accident. Même si seulement 66 véhicules sont concernés, GM demande aux propriétaires de ne pas conduire leur véhicule avant une inspection complète chez un concessionnaire.

Une pièce manquante dans la boîte de transfert

Selon le rapport de la National Highway Traffic Safety Administration, le problème provient d’un tube de récupération d’huile absent dans la boîte de transfert. Sans cette pièce essentielle, certains roulements internes ne reçoivent pas la lubrification nécessaire, ce qui peut provoquer une usure prématurée, des dommages mécaniques importants et, dans les cas extrêmes, le blocage complet des roues. GM indique qu’un bruit de grincement pourrait apparaître avant une défaillance majeure, mais avertit qu’aucun signe précurseur n’est garanti.

Plusieurs modèles touchés, y compris des véhicules 2026

Le rappel vise uniquement les modèles à quatre roues motrices ou à rouage intégral. Les versions à deux roues motrices ne sont pas concernées.

Les véhicules visés comprennent :

  • Chevrolet Suburban 2015 à 2020
  • Chevrolet Tahoe 2015 à 2020
  • Cadillac Escalade 2015 à 2020
  • GMC Yukon et Yukon XL 2015 à 2020
  • Chevrolet Silverado 1500 2026
  • GMC Sierra 1500 2026
  • Tahoe, Suburban, Yukon et Escalade 2026

GM précise également qu’une boîte de transfert de remplacement défectueuse aurait pu être installée lors de réparations antérieures sur certains véhicules plus anciens, ce qui a élargi la portée du rappel.

Un problème découvert après un incident sur un Silverado 2026

L’enquête a débuté après qu’un Chevrolet Silverado 1500 2026 ait subi un blocage des roues dans un stationnement. Lors du démontage de la boîte de transfert, les ingénieurs ont découvert l’absence du fameux tube d’alimentation en huile. Cette découverte a déclenché une enquête interne de sécurité chez GM en avril 2026. Le constructeur affirme avoir recensé quatre incidents potentiellement liés à ce défaut jusqu’à présent. Bonne nouvelle toutefois : aucun accident ni blessure n’a été signalé.

Magna Powertrain de México dans la ligne de mire

GM attribue l’origine du problème à des changements dans les procédures d’assemblage chez Magna Powertrain de México. Selon le constructeur, certaines boîtes de transfert auraient quitté l’usine incomplètes parce que certaines procédures de validation et de contrôle qualité n’auraient pas été respectées correctement. Le rappel démontre encore une fois à quel point une simple pièce manquante peut avoir des conséquences importantes dans des systèmes mécaniques modernes de plus en plus complexes.

Les propriétaires invités à immobiliser leur véhicule

GM recommande fortement aux propriétaires concernés de ne pas utiliser leur véhicule jusqu’à ce qu’une inspection soit effectuée. Les concessionnaires inspecteront la boîte de transfert et procéderont aux réparations nécessaires gratuitement. Les propriétaires devraient être contactés prochainement par le constructeur.

Avec des renseignements d’Autoblog

Le texte GM rappelle plusieurs modèles en raison d’un risque de blocage des roues provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur chinois de véhicules électriques Xpeng envisage sérieusement de produire ses véhicules en Europe. Selon un reportage du Financial Times, l’entreprise serait actuellement en discussions avec Volkswagen Group et d’autres constructeurs afin d’acquérir une usine européenne. Cette information survient quelques jours seulement après que le grand patron de Volkswagen, Oliver Blume, ait laissé entendre que le groupe allemand pourrait ouvrir certaines de ses capacités de production européennes à ses partenaires chinois.

Volkswagen cherche à réduire ses capacités en Allemagne

Volkswagen traverse actuellement une importante période de restructuration en Europe. Le constructeur examine différentes options pour ses usines de Dresde et d’Osnabrück dans le cadre d’un vaste programme de réduction des coûts visant ses opérations allemandes. Le groupe fait face à une baisse de rentabilité, à une demande européenne plus faible pour les véhicules électriques et à une concurrence de plus en plus agressive des constructeurs chinois. Cependant, le directeur de la marque Volkswagen, Thomas Schäfer, a rapidement minimisé les rumeurs lors du sommet Future of the Car organisé par le Financial Times. Selon lui, aucun constructeur ne se serait montré intéressé à reprendre les usines allemandes menacées de fermeture. Il a même qualifié ces informations de « non-sens ».

Xpeng veut accélérer son implantation européenne

Malgré ce démenti, Xpeng confirme explorer activement des possibilités industrielles en Europe. Elvis Cheng, directeur général de Xpeng pour l’Europe du Nord-Est, a reconnu que des discussions avaient lieu avec Volkswagen afin d’évaluer « s’il existe une possibilité de trouver un site ici en Europe ». Le constructeur chinois pourrait aussi choisir de construire sa propre usine plutôt que de reprendre une installation existante. Cheng a toutefois laissé entendre que certaines installations de Volkswagen pourraient être moins adaptées aux besoins technologiques futurs de Xpeng. « Nous pensons que toutes les usines ne peuvent pas répondre aux exigences de nos futurs produits », a-t-il expliqué, ajoutant que certaines usines allemandes étaient « un peu vieillissantes ».

Une relation déjà bien établie entre VW et Xpeng

Volkswagen possède déjà une participation dans Xpeng depuis 2023, dans le cadre d’un partenariat stratégique visant le développement de véhicules électriques destinés au marché chinois. Le groupe allemand collabore également avec plusieurs partenaires chinois, notamment SAIC Motor, FAW Group et JAC Motors. Aucun de ces partenaires ne possède actuellement d’usines en Europe. Pour Volkswagen, ouvrir certaines capacités industrielles à des partenaires chinois pourrait représenter une façon pragmatique de rentabiliser des installations sous-utilisées.

Les constructeurs chinois accélèrent leur offensive européenne

Comme plusieurs marques chinoises, Xpeng tente de réduire sa dépendance au marché chinois, fortement touché par une guerre des prix féroce entre constructeurs. L’Europe devient donc un marché stratégique malgré un environnement réglementaire plus complexe et des inquiétudes croissantes concernant les investissements chinois dans l’industrie automobile européenne. Xpeng a déjà commencé à produire certains véhicules en Europe l’été dernier grâce à une entente avec Magna Steyr, dans son usine de Graz, en Autriche. Le vice-président de Xpeng, Brian Gu, avait déjà indiqué en novembre dernier que le constructeur souhaitait accélérer son expansion européenne.

L’Europe devient le nouveau champ de bataille automobile

Cette possible transaction illustre surtout un changement majeur dans l’industrie automobile mondiale. Pendant des décennies, les constructeurs européens ont investi massivement en Chine. Aujourd’hui, ce sont les marques chinoises qui lorgnent les usines européennes. Et contrairement aux premières tentatives chinoises des années 2000, les nouveaux joueurs comme Xpeng arrivent avec des technologies compétitives, des logiciels avancés et des coûts de production difficiles à battre. Pour Volkswagen, déjà fragilisé par le ralentissement du marché électrique et ses coûts de production élevés en Allemagne, la pression ne fait qu’augmenter.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Xpeng discute avec Volkswagen pour acheter une usine en Europe provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le grand virage électrique de Honda vient de heurter un mur à pleine vitesse. Après avoir enregistré sa première perte financière depuis son entrée en bourse en 1957, le constructeur japonais change radicalement de cap. Son président-directeur général, Toshihiro Mibe, abandonne officiellement l’objectif d’une gamme entièrement sans moteur thermique d’ici 2040 pour recentrer l’entreprise sur une offensive massive de modèles hybrides. Honda prévoit désormais lancer 15 nouveaux hybrides d’ici 2030, principalement destinés au marché nord-américain. Un aveu clair que l’industrie automobile mondiale, trop pressée d’électrifier ses gammes, doit maintenant composer avec une demande plus faible que prévu, des coûts astronomiques et un environnement politique devenu moins favorable aux véhicules électriques.

Une perte historique de 3,6 milliards $

Pour l’exercice financier terminé le 31 mars 2026, Honda a enregistré une perte d’exploitation de 3,6 milliards $, comparativement à un bénéfice de 10,5 milliards $ l’année précédente. Selon Mibe, les radiations et dépréciations liées aux projets électriques ont atteint près de 13,7 milliards $ CA. Une facture salée qui force Honda à revoir entièrement sa stratégie. « Nous devons arrêter l’hémorragie le plus rapidement possible et préparer le terrain pour la croissance future », a déclaré Mibe lors de la présentation des résultats financiers. Le dirigeant vise néanmoins un retour à la rentabilité dès l’exercice en cours, avec un bénéfice d’exploitation prévu de 4,3 milliards $. Honda espère ensuite atteindre un bénéfice record de 12,1 milliards $ d’ici 2029.

On revient aux hybrides

Pour redresser la barre, Honda mise sur une technologie qu’elle maîtrise depuis plus de deux décennies : l’hybridation. Deux prototypes ont été dévoilés pour illustrer cette nouvelle orientation : une berline fastback argentée qui évoque fortement une future génération de Honda Accord et un utilitaire rouge rappelant un futur Acura RDX hybride. Les deux modèles devraient arriver sur le marché dans les deux prochaines années. Honda souhaite désormais vendre 2,5 millions de véhicules hybrides annuellement d’ici 2030, soit une hausse par rapport à l’objectif précédent de 2,2 millions.

Nouveaux moteurs hybride

Honda développe actuellement trois nouvelles motorisations hybrides destinées aux petits, moyens et grands véhicules. L’Amérique du Nord recevra notamment une nouvelle mécanique hybride intermédiaire dès 2027 ainsi qu’un groupe motopropulseur destiné aux véhicules de grande taille à partir de 2029. Ce dernier viserait des modèles comme les Honda Pilot, Honda Passport et Honda Odyssey. Le futur système hybride à moteur V6 promet une amélioration de 30 % de l’efficacité énergétique, une accélération 15 % plus rapide et une configuration à deux moteurs avec rouage intégral. Honda affirme également réduire de plus de 30 % les coûts de production de ses futurs systèmes hybrides comparativement au système hybride lancé en 2023 dans l’Accord. Le nouveau groupe motopropulseur intermédiaire reposera sur un moteur 2,0 litres à injection directe, jumelé à une nouvelle transmission et une batterie plus compacte.

L’objectif 2040 officiellement abandonné

Lorsque Toshihiro Mibe a pris les commandes de Honda en 2021, il avait promis de transformer le constructeur en fabricant entièrement électrique d’ici 2040. Honda était alors le seul constructeur japonais à annoncer une telle cible. Mais la réalité du marché a rapidement rattrapé cette ambition. La fin graduelle des subventions américaines, les nouveaux tarifs douaniers, le ralentissement des ventes de véhicules électriques et l’explosion des coûts de développement ont forcé Honda à revoir sa copie. « Cet objectif n’est plus réaliste aujourd’hui », a reconnu Mibe. Honda abandonne donc sa cible de 2040 au profit d’un objectif plus large de carboneutralité d’ici 2050. La stratégie inclura désormais un mélange de technologies : hybrides, moteurs thermiques plus propres, carburants carboneutres, hydrogène et véhicules électriques.

Une stratégie inspirée des constructeurs chinois

Honda promet aussi une transformation accélérée de ses méthodes de développement et de production. Le constructeur souhaite réduire de moitié les délais de développement de ses véhicules d’ici 2030 et améliorer son efficacité manufacturière de 20 %. Mibe affirme s’inspirer directement des constructeurs chinois, capables de développer de nouveaux véhicules à un rythme beaucoup plus rapide que les constructeurs japonais traditionnels. Cependant, plusieurs analystes demeurent sceptiques. Selon Takaki Nakanishi, du Nakanishi Research Institute de Tokyo, le plan présenté ressemble davantage à des ajustements graduels qu’à une véritable révolution interne.

Toyota avait raison

L’ironie de l’histoire est difficile à ignorer. Pendant que Honda fonçait tête première vers l’électrique, Toyota continuait de défendre une approche multi-énergies combinant hybrides, électriques, hydrogène et moteurs thermiques améliorés. Aujourd’hui, Toyota propose 29 modèles hybrides dans le monde contre seulement quatre chez Honda. Et malgré toutes les critiques reçues ces dernières années, la stratégie prudente de Toyota semble aujourd’hui beaucoup moins dépassée qu’elle ne le paraissait en 2021.

Avec des renseignements d’Automotive News

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Jeep a décidé de flatter l’ego patriotique des amateurs de VUS extrêmes avec une nouvelle édition spéciale du Jeep Wrangler 392 réservée exclusivement au marché canadien. Baptisé Rocky Mountain 392, ce Wrangler 2027 combine un V8 Hemi atmosphérique de 470 chevaux, plusieurs clins d’œil au drapeau canadien et un prix qui frôle les six chiffres. Oui, presque 100 000 $ pour un Wrangler. Mais avec un V8 de 6,4 litres sous le capot, certains puristes diront que ça reste moins douloureux qu’un paiement hypothécaire à Toronto.

Une édition spéciale pour souligner les 85 ans de Jeep

Le Rocky Mountain 392 fait partie de la série limitée « Twelve 4 Twelve », un programme de douze éditions spéciales du Wrangler créé pour souligner le 85e anniversaire de Jeep. Cette variante devient ainsi le septième modèle de cette série après le lancement du Moab 392 l’an dernier. Pour cette déclinaison canadienne, Jeep reprend essentiellement la base du Wrangler Moab 392 et y ajoute plusieurs éléments esthétiques exclusifs destinés au marché d’ici.

Un V8 Hemi qui refuse de mourir

À une époque où presque tous les constructeurs abandonnent les gros moteurs atmosphériques, Jeep continue de défendre le bon vieux V8 comme un cowboy protégeant son ranch. Sous le capot du Rocky Mountain 392 se trouve donc le célèbre moteur V8 Hemi de 6,4 litres développant 470 chevaux et 470 lb-pi de couple. La mécanique est jumelée à une boîte automatique et à tout l’arsenal hors route attendu d’un Wrangler haut de gamme.

Le modèle reçoit notamment :

  • des roues de 17 pouces compatibles avec les beadlocks;
  • des pneus tout-terrain de 35 pouces;
  • un rapport de pont de 4,56;
  • un boîtier de transfert Selec-Trac à prise constante;
  • un échappement actif à deux modes;
  • une prise d’air froide avec séparateur d’eau pour les passages à gué.

En clair, ce Jeep est capable de traverser une rivière… tout en réveillant les orignaux à plusieurs kilomètres.

Une touche canadienne jusque dans l’habitacle

Jeep a ajouté plusieurs détails exclusifs afin de distinguer cette édition des autres Wrangler 392. À l’extérieur, le traditionnel logo Rubicon cède sa place à un autocollant « Rocky Mountain » sur le capot. Des ailes couleur carrosserie ainsi qu’une plaque rouge exclusive installée à l’intérieur du hayon arrière complètent la présentation. Le toit Sky One-Touch Power Top est également livré de série. Cette configuration permet d’ouvrir électriquement presque toute la toiture en tissu sans devoir retirer manuellement les panneaux. À bord, Jeep pousse encore plus loin la thématique canadienne avec des sièges en cuir Nappa noir, des surpiqûres rouges et des ceintures de sécurité rouge foncé rappelant clairement les couleurs du drapeau canadien.

Un Wrangler à 100 000 $

Le Rocky Mountain 392 arrivera chez certains concessionnaires canadiens au quatrième trimestre de 2026. Le prix de départ sera fixé à 99 995 $ canadiens, incluant les frais de transport et autres charges. Le PDSF de base avant frais s’établit à 96 505 $. C’est une somme énorme pour un Wrangler, mais Jeep semble convaincu qu’il existe encore une clientèle prête à payer cher pour obtenir un V8 atmosphérique dans un véhicule capable de grimper une montagne… ou simplement d’aller chercher un café au centre-ville.

Conclusion

Malgré l’électrification croissante de l’industrie, le Wrangler demeure l’un des piliers de Jeep au Canada. Au premier trimestre de 2026, il s’agissait du modèle le plus vendu de la marque au pays ainsi que du véhicule le plus populaire dans le segment des utilitaires hors route. Avec cette édition Rocky Mountain 392, Jeep envoie aussi un message clair : même à l’ère des moteurs turbo et des batteries, il reste encore une place pour les gros V8 bruyants, irrationnels… et franchement attachants.

Le texte Un Jeep Wrangler 392 Rocky Mountain unique au Canada. provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le géant chinois des véhicules électriques BYD poursuit son offensive européenne et lorgne maintenant les usines sous-exploitées de plusieurs constructeurs automobiles du Vieux Continent. L’entreprise discute actuellement avec Stellantis ainsi qu’avec d’autres fabricants européens afin de reprendre certaines installations industrielles devenues partiellement inutilisées. L’information a été confirmée par Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, lors de la conférence Financial Times Future of the Car à Londres.

BYD cherche des capacités de production rapidement disponibles

Selon Stella Li, BYD cherche activement des usines capables d’être rapidement converties à la production de véhicules électriques. L’objectif est clair : accélérer l’implantation industrielle de la marque en Europe sans devoir construire systématiquement de nouvelles installations à partir de zéro. L’Italie figure parmi les pays les plus intéressants pour le constructeur chinois. BYD aurait déjà visité plusieurs sites industriels européens, dont potentiellement l’usine Cassino de Stellantis en Italie centrale, actuellement sous-utilisée. La France figure aussi sur la liste des marchés stratégiques à plus long terme, notamment en raison du coût relativement faible de l’électricité, un élément devenu crucial dans la fabrication de véhicules électriques.

Stellantis ouvre déjà la porte aux constructeurs chinois

Cette stratégie survient alors que Stellantis multiplie les partenariats avec des entreprises chinoises. Plus tôt ce mois-ci, le groupe a annoncé un rapprochement accru avec Leapmotor pour produire certains véhicules électriques dans des usines espagnoles de Fiat et Peugeot. Le constructeur européen doit composer avec un ralentissement de la demande dans certains segments, des coûts industriels élevés et une concurrence féroce des marques chinoises. Plusieurs analystes estiment d’ailleurs que d’autres ententes du même genre pourraient suivre prochainement. Même Volkswagen étudierait des solutions similaires afin d’optimiser ses capacités de production en Europe.

La guerre des prix en Chine pousse BYD à l’international

Confronté à une guerre des prix extrêmement agressive sur le marché chinois, BYD accélère son expansion mondiale. L’Europe devient un terrain particulièrement stratégique alors que l’intérêt pour les véhicules électriques remonte, notamment à la suite de la hausse des prix du carburant causée par les tensions au Moyen-Orient. Contrairement à certaines alliances industrielles traditionnelles, BYD préfère toutefois exploiter seule les installations qu’elle pourrait reprendre plutôt que de créer des coentreprises. Selon Stella Li, cette approche simplifie grandement les opérations et la gestion industrielle.

Une usine majeure déjà en construction en Hongrie

Pendant que les discussions se poursuivent ailleurs en Europe, BYD avance rapidement avec sa nouvelle usine de Szeged, en Hongrie. Le site doit notamment assembler les modèles BYD Dolphin Surf et BYD Atto 2. La capacité visée atteindrait environ 300 000 véhicules par année, ce qui donnerait à BYD une présence industrielle significative au cœur du marché européen.

Maserati dans la mire ?

BYD ne se limite pas aux usines. Le constructeur analyse aussi la possibilité d’acquérir certaines marques européennes en difficulté. Stella Li a notamment mentionné Maserati comme une marque « très intéressante », tout en précisant qu’aucune démarche concrète n’avait été entreprise pour le moment. Ce genre d’acquisition permettrait à BYD d’accélérer sa crédibilité dans le segment haut de gamme européen, un secteur où les marques chinoises cherchent encore à gagner du prestige.

Denza prépare son offensive haut de gamme

Parallèlement, BYD renforce activement ses équipes européennes afin de soutenir le lancement de sa marque de luxe Denza. Le constructeur recrute actuellement plusieurs spécialistes provenant de constructeurs réputés comme Porsche afin de développer des véhicules mieux adaptés aux goûts européens. Denza doit d’ailleurs être commercialisée au Royaume-Uni dès cette année. Cette stratégie démontre que BYD ne souhaite plus seulement vendre des véhicules électriques abordables en Europe, mais également concurrencer directement les constructeurs premium établis.

Une transformation profonde

L’intérêt de BYD pour les usines européennes illustre à quel point l’équilibre de l’industrie automobile mondiale est en train de changer. Il y a à peine une décennie, les constructeurs européens dominaient largement le secteur technologique et industriel. Aujourd’hui, plusieurs groupes chinois disposent des liquidités, des batteries et des volumes nécessaires pour devenir des partenaires… ou des concurrents redoutables. Pour plusieurs usines européennes sous-utilisées, l’arrivée des constructeurs chinois pourrait aussi représenter une planche de salut industrielle plutôt qu’une menace immédiate.

Avec des renseignements de Bloomberg

Le texte BYD veut récupérer les usines sous-utilisées de Stellantis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ram Trucks procède au rappel de près de 13 000 camionnettes Ram 2500 des années-modèles 2023 à 2026 en raison d’un problème aussi rare qu’insolite : certains véhicules peuvent atteindre une vitesse supérieure à la limite sécuritaire de leurs pneus. Le rappel touche précisément 12 736 unités équipées de certaines configurations de pneus. Selon Stellantis, une erreur logicielle dans le module de commande du groupe motopropulseur permet aux camionnettes de dépasser l’indice de vitesse maximal prévu pour les pneus installés d’origine.

Des pneus poussés au-delà de leurs limites

Le problème peut sembler anodin à première vue, mais il comporte des risques bien réels. Lorsqu’un pneu est utilisé au-delà de sa cote de vitesse homologuée, sa structure peut subir une surchauffe excessive, ce qui réduit son intégrité et augmente les risques de défaillance. Stellantis précise que cette situation pourrait compromettre le contrôle du véhicule et accroître les risques d’accident. Le constructeur affirme toutefois n’avoir reçu aucun rapport d’incident, d’accident ou de blessure lié à ce problème jusqu’à présent.

Une correction logicielle simple

Heureusement pour les propriétaires concernés, la solution ne nécessite pas de remplacement mécanique majeur. Les concessionnaires installeront simplement une nouvelle version du logiciel de gestion du groupe motopropulseur afin de limiter correctement la vitesse maximale du véhicule selon les pneus installés. Les avis de rappel devraient être envoyés aux propriétaires dès le mois prochain.

Ram connaît bien les camionnettes ultra-performantes

Ce rappel survient dans un contexte plutôt ironique pour Ram, qui mise justement sur les performances extrêmes avec le retour annoncé du Ram 1500 TRX. Animé par le célèbre moteur V8 Hemi suralimenté de 6,2 litres, le TRX développera 777 chevaux et 680 lb-pi de couple. Ram affirme que le monstre peut accélérer de 0 à 100 km/h en environ 3,5 secondes avant d’atteindre une vitesse de pointe de 190 km/h. Dans ce cas-ci cependant, les Ram 2500 rappelés ne sont pas censés jouer dans la même cour.

Conclusion

Ce dossier illustre une fois de plus à quel point les véhicules modernes dépendent désormais du logiciel. Une simple erreur de programmation peut avoir des conséquences directes sur la sécurité, même lorsqu’aucune pièce mécanique n’est défectueuse. Les constructeurs automobiles doivent maintenant gérer des millions de lignes de code dans leurs véhicules, ce qui multiplie les risques de rappels liés à l’électronique et aux systèmes numériques. Dans le cas de Ram, le correctif semble relativement mineur. Mais l’épisode rappelle qu’à l’ère des véhicules connectés et hautement informatisés, même une camionnette peut devenir « trop rapide » simplement à cause d’un bogue logiciel.

Avec des rfenseignements de Carscoops.

Le texte Ram rappelle des milliers de camionnettes parce qu’elles roulent trop vite provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Lotus Cars ressuscite une mécanique que plusieurs croyaient disparue à jamais de son ADN : le V8. Plus de vingt ans après la disparition de l’iconique Lotus Esprit en 2004, le constructeur britannique confirme le développement d’une toute nouvelle supervoiture hybride à moteur V8 attendue pour 2028. Connue pour le moment sous le nom de code « Type 135 », cette future machine développera plus de 1 000 chevaux grâce à une motorisation hybride rechargeable. Lotus affirme qu’il s’agira de sa toute première véritable supervoiture, un modèle qui viendra se positionner au-dessus de la Lotus Emira dans la hiérarchie de la marque. Le constructeur précise toutefois que l’hypercar électrique Lotus Evija évolue dans une catégorie encore plus exclusive.

Une rivale directe des Ferrari et McLaren

Avec ce nouveau projet, Lotus veut clairement entrer dans la cour des grands. Le Type 135 est destiné à rivaliser directement avec les modèles de Ferrari et McLaren Automotive. Le constructeur britannique promet une voiture entièrement nouvelle et non une simple évolution plus musclée de l’Emira. Le premier aperçu dévoilé laisse d’ailleurs entrevoir un design fortement inspiré du concept Lotus Theory 1 présenté en 2024. Les proportions basses, la silhouette agressive et les lignes futuristes indiquent clairement que Lotus veut conserver son image de constructeur radical tout en montant considérablement en gamme.

Un V8 possiblement fourni par Mercedes-AMG

Lotus demeure discret concernant l’identité exacte du moteur V8 qui animera la Type 135. Toutefois, plusieurs indices pointent vers une nouvelle collaboration avec Mercedes-AMG. Rappelons que l’Emira utilise déjà le moteur quatre cylindres turbo M139 d’AMG. Or, Mercedes-AMG prépare actuellement une nouvelle génération de son V8 biturbo de 4,0 litres, attendue plus tard cette année. Il serait donc logique que cette mécanique se retrouve derrière les sièges de la future supervoiture britannique.

Une Lotus hybride… mais pas électrique

Cette annonce marque un important changement de cap stratégique pour Lotus. Le constructeur avait précédemment annoncé son intention de devenir une marque 100 % électrique d’ici 2028. Manifestement, la réalité du marché a forcé une révision des plans. La Type 135 adoptera finalement une approche hybride haute performance, une décision beaucoup plus réaliste dans le contexte actuel des réglementations environnementales et des attentes des acheteurs de voitures exotiques. Lotus possède déjà une certaine expérience en électrification avec une version hybride rechargeable du Lotus Eletre offerte en Chine. Ce modèle développe déjà 939 chevaux. La future Type 135 deviendra toutefois la Lotus hybride la plus puissante jamais produite.

L’esprit Lotus mis à l’épreuve

L’arrivée d’un système hybride soulève néanmoins une question importante : Lotus peut-elle encore respecter sa célèbre philosophie du « light is right » ? Depuis des décennies, la marque britannique mise sur la légèreté et la pureté mécanique pour offrir des sensations de conduite uniques. Or, l’ajout d’une batterie et d’un système électrique augmente inévitablement le poids et la complexité. Mais dans le contexte actuel, Lotus semble considérer cette solution comme un compromis nécessaire pour respecter les normes d’émissions mondiales sans sacrifier les performances. Un moteur V8 sans assistance électrique aurait probablement été impossible à commercialiser dans plusieurs marchés européens.

Une nouvelle stratégie appelée Focus 2030

Le projet Type 135 s’inscrit dans le cadre du nouveau plan stratégique « Focus 2030 » de Lotus. Cette offensive prévoit également une mise à jour prochaine de l’Emira, qui recevra un moteur thermique amélioré ainsi que diverses mesures d’allègement afin de devenir l’Emira la plus légère et la plus puissante jamais produite. Lotus semble donc vouloir préserver le plaisir de conduite traditionnel tout en naviguant dans un environnement automobile de plus en plus électrifié.

Un pari audacieux

L’annonce de cette supervoiture tombe à un moment crucial pour Lotus. Depuis son passage sous le contrôle du géant chinois Geely, la marque multiplie les transformations avec des VUS électriques et une stratégie plus globale. Le retour d’une supervoiture V8 pourrait permettre à Lotus de reconnecter avec son héritage sportif et émotionnel, tout en attirant une nouvelle clientèle haut de gamme. Si le produit final respecte les promesses annoncées, le Type 135 pourrait devenir le modèle le plus important de Lotus depuis l’Esprit.

Le texte Lotus prépare une deux place avec V8 hybride de 1000 chevaux pour 2028 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Mazda Motor Corporation revoit profondément sa stratégie d’électrification. Le constructeur japonais a confirmé qu’il repoussera de deux ans le lancement de son premier véhicule électrique conçu sur une plateforme dédiée. Initialement attendu en 2027, ce modèle n’entrera finalement en production qu’en 2029 au plus tôt. Dans le même souffle, Mazda réduit presque de moitié son budget consacré à l’électrification d’ici 2030. L’investissement prévu passe de 2 000 milliards de yens à 1 200 milliards de yens, soit environ 7,5 milliards de dollars américains. Le président-directeur général Masahiro Moro affirme toutefois que cette réorientation n’entraînera aucune perte majeure ni radiation d’actifs, contrairement à plusieurs grands constructeurs qui ont dû absorber des milliards de dollars en charges liées à leurs programmes électriques.

Une approche prudente qui évite les pertes

Mazda admet avoir volontairement adopté une position attentiste dans le domaine des véhicules électriques. Le constructeur parle même d’une stratégie de « suiveur intentionnel », préférant observer l’évolution du marché avant d’engager massivement des capitaux. Cette prudence permet aujourd’hui à Mazda d’éviter les lourdes corrections financières qui ont frappé plusieurs rivaux comme Honda Motor Co., General Motors, Ford Motor Company ou Stellantis. Selon Moro, Mazda a volontairement retardé certains investissements structurants afin de conserver une grande flexibilité dans un marché devenu beaucoup plus imprévisible.

Le retour en force des hybrides

Plutôt que de miser agressivement sur les VÉ, Mazda réoriente désormais ses ressources vers les motorisations hybrides et thermiques évoluées. Le constructeur prévoit lancer trois nouveaux modèles hybrides entre 2028 et 2030, en plus d’une version hybride du prochain Mazda CX-5 attendu dès l’an prochain. Ces futurs hybrides utiliseront le nouveau moteur quatre cylindres Skyactiv-Z développé à l’interne. Mazda affirme que cette mécanique offrira un excellent compromis entre performances, consommation et émissions. La stratégie tranche avec l’approche utilisée actuellement sur le Mazda CX-50 hybride assemblé aux États-Unis, qui utilise une technologie hybride fournie par Toyota Motor Corporation.

Les VÉ chinois comme solution temporaire

Pour répondre à la demande dans certains marchés, Mazda s’appuiera davantage sur les véhicules électriques développés en Chine avec son partenaire Changan Automobile. Le constructeur exporte déjà vers l’Europe certains modèles fabriqués en Chine, notamment les Mazda EZ-60 et Mazda EZ-6. Cette stratégie dite « lean asset » vise à limiter les investissements industriels tout en maintenant une présence dans les marchés où les véhicules électriques demeurent fortement demandés, notamment en Europe.

Des objectifs électriques revus à la baisse

Mazda réduit aussi considérablement ses ambitions de ventes de véhicules électriques. Alors que l’entreprise prévoyait autrefois que les VÉ représenteraient entre 25 % et 40 % de ses ventes mondiales d’ici 2030, elle vise maintenant environ 15 % de son volume global, soit une capacité de production située entre 200 000 et 250 000 véhicules électriques par année. Le ralentissement de la demande, la diminution des subventions gouvernementales et l’assouplissement des normes environnementales aux États-Unis ont largement influencé cette décision. Pendant ce temps, les hybrides connaissent une forte progression sur le marché américain, principal territoire de Mazda. Le constructeur affirme que la version hybride du CX-50 représente déjà entre 35 % et 40 % des ventes du modèle.

Perspectives optimistes

Mazda a terminé son exercice financier avec une baisse marquée de ses profits. Le bénéfice d’exploitation a chuté de 72 % pour s’établir à 51,6 milliards de yens, tandis que le bénéfice net a reculé de 69 %. Les ventes mondiales ont également diminué de 6 %, à 1,22 million de véhicules. L’Amérique du Nord demeure le marché principal avec 582 000 unités écoulées. Malgré tout, Mazda prévoit un important rebond pour l’exercice en cours grâce au lancement du nouveau CX-5, à des réductions de coûts et à un contexte monétaire favorable. Le constructeur prévoit une hausse de 8 % de son volume mondial et estime que le CX-5 pourrait générer à lui seul environ 350 000 ventes cette année.

Une stratégie réaliste

Mazda adopte probablement l’une des approches les plus pragmatiques de l’industrie automobile actuelle. Alors que plusieurs constructeurs ont foncé tête baissée vers l’électrification complète, le constructeur japonais choisit plutôt la flexibilité et la rentabilité. Le pari n’est pas sans risque à long terme, surtout en Europe où les réglementations demeurent sévères. Mais à court terme, Mazda semble avoir compris avant plusieurs concurrents que le marché nord-américain n’était pas encore prêt à abandonner massivement les motorisations hybrides et thermiques.

Le texte Au tour de Mazda de retarder son virage électrique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

General Motors accepte de verser environ 17,5 millions $ CA afin de régler une enquête menée en Californie concernant la collecte et la vente présumées illégales de données personnelles provenant de centaines de milliers d’automobilistes utilisant le service OnStar. L’entente, annoncée par le procureur général de Californie Rob Bonta, représente la plus importante pénalité jamais imposée en vertu du California Consumer Privacy Act (CCPA).

Des données de conduite vendues à des courtiers spécialisés

Selon les autorités californiennes, GM aurait vendu entre 2020 et 2024 des données de conduite et de localisation à Verisk Analytics et LexisNexis Risk Solutions. Ces informations provenaient du système OnStar, qui offre notamment la navigation, l’assistance d’urgence et divers services connectés. Les données recueillies comprenaient notamment :

  • les noms et coordonnées des clients ;
  • les données GPS ;
  • les habitudes de conduite ;
  • les comportements au volant.

Les autorités estiment que GM aurait généré environ 27 millions $ CA grâce à ces ventes de données à l’échelle nord-américaine.

Les données servaient à évaluer les conducteurs

Les courtiers en données utilisaient ces informations afin de créer des profils de conducteurs destinés principalement aux compagnies d’assurance automobile. Ces profils pouvaient servir à évaluer le niveau de risque des automobilistes et potentiellement influencer les primes d’assurance dans certains États américains. Les enquêteurs précisent toutefois qu’aucune preuve n’indique que les automobilistes californiens aient subi une hausse de prime liée directement à ces données, notamment parce que la loi californienne interdit actuellement l’utilisation du comportement de conduite pour fixer les tarifs d’assurance.

GM accusé d’avoir induit ses clients en erreur

L’enquête affirme que GM n’aurait jamais clairement informé les consommateurs que leurs données pouvaient être revendues à des tiers. Pire encore, la politique de confidentialité de l’entreprise indiquait que les données de conduite et de localisation n’étaient pas vendues et qu’un partage avec des assureurs ne pouvait avoir lieu qu’avec l’autorisation explicite du client. Selon le bureau du procureur général, GM conservait également certaines données plus longtemps que nécessaire au fonctionnement des services OnStar, contrevenant ainsi aux règles californiennes de protection de la vie privée. Rob Bonta accuse directement le constructeur d’avoir vendu les données de ses clients « sans leur connaissance ni leur consentement ».

GM devra supprimer les données recueillies

L’entente impose plusieurs obligations importantes à General Motors. Pendant cinq ans, le constructeur ne pourra plus transférer de données de conduite à des agences de renseignements commerciaux comme Verisk ou LexisNexis. GM devra également supprimer les données de conduite encore conservées sans consentement explicite, demander officiellement aux courtiers de détruire les données déjà obtenues, mettre en place un programme renforcé de protection de la vie privée et ransmettre régulièrement des rapports aux autorités californiennes.

Le programme Smart Driver déjà abandonné

GM affirme que ce dossier concerne principalement le programme « Smart Driver », abandonné en 2024. Le constructeur soutient avoir déjà renforcé ses pratiques de confidentialité et assure vouloir être plus transparent concernant l’utilisation des données personnelles de ses clients. Cette affaire survient toutefois à un moment délicat pour l’ensemble de l’industrie automobile, alors que les véhicules connectés génèrent désormais d’immenses quantités de données sur les conducteurs.

Une décision qui pourrait secouer toute l’industrie automobile

Cette poursuite marque un précédent important pour l’industrie automobile nord-américaine. Les constructeurs modernes collectent aujourd’hui des données extrêmement détaillées via les systèmes multimédias, applications mobiles, services télématiques et aides à la conduite. Plusieurs experts estiment que ce dossier pourrait forcer les fabricants à revoir complètement leurs politiques de confidentialité, particulièrement aux États-Unis où les réglementations sur les données personnelles deviennent de plus en plus sévères. Le gouvernement fédéral américain avait déjà conclu sa propre entente avec GM par l’entremise de la Federal Trade Commission concernant les mêmes pratiques. Pour les consommateurs, cette affaire rappelle surtout qu’une voiture moderne agit désormais autant comme un ordinateur roulant que comme un simple moyen de transport.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte GM paiera 17,5 millions $ CA pour régler un scandale de données personnelles lié à OnStar provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Porsche poursuit une profonde réorganisation de ses activités afin de recentrer ses efforts sur son cœur de métier automobile. Après avoir annoncé la vente prévue de ses participations dans Bugatti Rimac et le groupe Rimac, le constructeur allemand confirme maintenant la fermeture de plusieurs filiales stratégiques. La décision, approuvée par le directoire et le conseil de surveillance de Porsche, entraînera la suppression de plus de 500 emplois en Allemagne et en Croatie.

Porsche coupe dans les activités jugées non essentielles

Le constructeur de Stuttgart estime devoir rationaliser ses opérations dans un contexte économique plus difficile et face à l’évolution rapide du marché automobile mondial. Le président du directoire, Michael Leiters, affirme que Porsche doit revenir à ses priorités fondamentales. Selon lui, cette réorientation stratégique passe inévitablement par des décisions difficiles, incluant l’abandon de certains projets périphériques.

Le projet de batteries haute performance abandonné

Parmi les victimes de cette restructuration figure Cellforce Group GmbH, une entreprise spécialisée dans le développement de batteries haute performance. Basée à Kirchentellinsfurt en Allemagne, la société avait été créée pour soutenir les ambitions électriques de Porsche avec des cellules de batteries plus performantes et plus légères. Toutefois, Porsche estime aujourd’hui que ce projet ne possède plus de perspective viable à long terme dans le cadre de sa nouvelle stratégie misant sur une approche « ouverte » des motorisations.

Environ 50 employés seront touchés par la fermeture.

Porsche abandonne aussi les moteurs de vélos électriques

Le constructeur allemand met également fin aux activités de Porsche eBike Performance GmbH. Cette filiale développait des systèmes de propulsion haut de gamme pour vélos électriques destinés au marché mondial. Selon Porsche, les conditions du marché des vélos électriques ont profondément changé depuis la création du projet. Le ralentissement de la demande mondiale et la pression accrue sur les prix auraient contribué à cette décision. La fermeture des installations d’Ottobrunn en Allemagne et de Zagreb en Croatie affectera environ 350 employés. Cette décision confirme aussi que Porsche souhaite concentrer davantage ses investissements sur l’automobile plutôt que sur les activités parallèles de mobilité.

Les logiciels automobiles aussi touchés

La restructuration frappe également Cetitec GmbH, une société spécialisée dans les logiciels de communication de données pour Porsche et l’ensemble du groupe Volkswagen Group. L’entreprise, basée à Pforzheim, développait divers outils logiciels utilisés dans les systèmes électroniques automobiles. Porsche explique que les besoins technologiques et les mandats de développement ont évolué rapidement au cours des dernières années, réduisant la pertinence des activités de Cetitec. La fermeture affectera environ 60 employés en Allemagne ainsi qu’une trentaine d’employés en Croatie.

Porsche ajuste le tir après des années d’expansion

Cette restructuration illustre un changement de ton important chez Porsche. Au cours des dernières années, le constructeur avait multiplié les investissements dans les batteries, les logiciels, la mobilité électrique et les technologies connexes afin de préparer sa transition vers l’électrification. Mais le ralentissement récent de la demande mondiale pour certains véhicules électriques haut de gamme, combiné à l’incertitude économique et à la concurrence chinoise croissante, pousse désormais plusieurs constructeurs européens à revoir leurs priorités. Porsche semble maintenant vouloir protéger sa rentabilité historique en concentrant davantage ses ressources sur ses modèles les plus profitables.

Un signal fort pour l’industrie européenne

Cette décision de Porsche s’inscrit dans une tendance plus large observée chez plusieurs constructeurs européens. Même si l’industrie continue d’investir massivement dans l’électrification, plusieurs entreprises réduisent simultanément leurs dépenses dans certains projets jugés moins rentables ou trop éloignés de leur activité principale. Le message devient clair : la transition électrique continue, mais les constructeurs veulent désormais rentabiliser chaque investissement beaucoup plus rapidement.

Source: Porsche

 

Le texte Porsche annonce la perte de 500 emplois en Europe provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile