Le Mitsubishi Outlander 2026 affiche une carrure robuste sur nos routes. Sous cette carrosserie très audacieuse se cache un secret de polichinelle. Il partage la quasi-totalité de son architecture et de sa mécanique avec le Nissan Rogue. Cette alliance stratégique a permis au constructeur nippon de moderniser sa gamme sans que ça lui coûte une fortune.
Mais c’est une stratégie qui comporte aussi des failles évidentes pour le consommateur canadien, surtout au chapitre du raffinement global.
La calandre est massive et les phares sont superposés, d’une façon qui produit une prestance indéniable au véhicule. L’Outlander 2026 attire le regard, c’est certain. Sauf que l’’expérience se corse une fois le contact allumé.
Sous le capot, on retrouve un moteur à quatre cylindres de 2,5 litres, accouplé à une transmission à variation continue (CVT). C’est un moteur atmosphérique qui produit 181 chevaux et un couple de 181 livres-pieds. Sur papier, c’est adéquat pour la vie de tous les jours. Dans la vraie vie, l’histoire prend une tournure bien différente et la déception s’installe vite.
L’accélération se révèle profondément anémique. Lorsqu’on sollicite la mécanique pour une manœuvre de dépassement sur l’autoroute, la boîte CVT maintient les révolutions du moteur à un haut niveau soutenu et continu. Le résultat se traduit par une intrusion sonore majeure dans l’habitacle. Ce vacarme mécanique devient très vite désagréable pour les oreilles.
Le conducteur a toujours l’impression de brusquer la machine. Son comportement général se montre souvent capricieux pour plein d’autres raisons. La suspension sautille sur les routes abîmées et le volant manque de précision. Le système de direction semble complètement déconnecté des roues. Le véhicule manque cruellement de douceur si on le compare aux modèles phares de sa catégorie.
On accepterait de sacrifier la performance pure pour obtenir une meilleure économie à la pompe. Malheureusement, l’Outlander 2026 échoue aussi à ce test là. Notre semaine d’essai s’est soldée par une consommation moyenne de 10 litres aux 100 km. Ce bilan est très médiocre pour un utilitaire de ce gabarit, surtout qu’il est équipé d’une mécanique en théorie très frugale. Les acheteurs à la recherche d’une véritable aubaine devront regarder vers d’autres horizons.
Quand même, tout n’est pas sombre à bord de ce VUS japonais. L’habitacle propose un aménagement cossu, avec des matériaux de belle facture. La véritable étoile de cette cabine est sans contredit le système audio de la marque Yamaha. Les ingénieurs de cette célèbre firme ont créé une ambiance acoustique exceptionnelle, surtout pour un VUS d’entrée de gamme. Les basses sont riches, profondes, et les aigus d’une clarté cristalline. Ce système musical réussit presque à masquer les cris aigus du moteur thermique sous le capot. Presque.
Pour tout le reste, il faut se rappeler qu’une version hybride rechargeable (PHEV) de cet Outlander fera son retour sur nos routes sous peu. Ce futur modèle branchable promet de régler les problèmes de puissance et de soif excessive avec une efficacité qui a déjà fait ses preuves.
Chez les concessionnaires du Canada, la facture pour cet Outlander à essence débute autour de 35 000 $ pour la déclinaison de base à rouage intégral. Les versions mieux équipées franchissent le cap des 40 000$. À ce prix, la concurrence sud-coréenne et américaine fait beaucoup mieux. L’Outlander 2026 va peut-être attirer les amoureux de design audacieux et, possiblement, quelques mélomanes, grâce à sa chaîne audio Yamaha. Sa mécanique rugueuse, ses hésitations sur la route et sa consommation d’essence ternissent le portrait général.
La logique suggère de mettre son chéquier de côté et de patienter sagement pour le modèle PHEV. C’est à ce moment précis que ce véhicule révélera sa véritable valeur sur notre marché.
Le texte Mitsubishi Outlander 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
