L’appel aux résultats financiers du quatrième trimestre 2025 continue de faire des vagues. Elon Musk y a entraîné Tesla en territoire inconnu. Mais à y regarder de plus près, tout semble s’inscrire dans un plan beaucoup plus vaste : consolider un empire industriel et technologique entièrement sous son contrôle. Les rumeurs récentes de fusions potentielles entre SpaceX, xAI et Tesla rendent ce scénario de plus en plus crédible.

Une rupture brutale avec l’automobile

Beaucoup ont cru à une dérive lorsque Musk a annoncé des changements radicaux lors de cet appel. Le plus marquant : l’abandon des Model S et Model X. Une décision historique, puisqu’il s’agit des premières Tesla officiellement retirées du marché. Le message est clair : Tesla ne veut peut-être plus être un constructeur automobile. Ni Musk ni Tesla n’ont réellement expliqué cette décision, laissant planer le doute sur l’avenir même de la marque.

Des milliards investis… ailleurs que dans l’auto

Toujours lors du même appel, Musk a confirmé que Tesla avait investi 2 milliards de dollars US dans xAI, malgré un vote défavorable des actionnaires. Pire encore pour les puristes de l’automobile : Tesla a annoncé un plan de dépenses de 20 milliards $, sans aucun nouveau modèle électrique à l’horizon. À la place, l’entreprise mise désormais sur l’intelligence artificielle, la robotique et l’automatisation. Tesla se projette dans un futur qui pourrait être… non automobile. Ou, plus radicalement, sans futur en tant que constructeur.

SpaceX, xAI… et Tesla dans la ligne de mire

Selon Bloomberg, SpaceX — entreprise privée contrôlée par Musk — envisagerait une fusion en amont de son entrée en Bourse. Deux cibles seraient à l’étude : xAI et Tesla. Et Tesla serait la favorite. De son côté, Reuters rapporte que SpaceX et xAI explorent déjà un rapprochement stratégique. Difficile de croire au hasard.

Pas de fumée sans feu

Musk évoque depuis longtemps l’idée d’installer des centres de données dans l’espace. Une alliance entre xAI et SpaceX irait parfaitement dans ce sens. Les systèmes de stockage d’énergie de Tesla pourraient aussi être mis à contribution, avec des infrastructures opérées par les robots Optimus. Mais dans ce scénario, l’automobile n’a plus vraiment sa place. Même les véhicules autonomes semblent davantage être un moyen transitoire qu’une finalité. Le Cybertruck lui-même est déjà présenté comme un futur transporteur autonome de marchandises.

Reprendre le contrôle total de Tesla

L’objectif réel pourrait être ailleurs : reprendre le contrôle absolu de Tesla. Musk a toujours voulu détenir au moins 25 % des actions afin de contrôler l’entreprise. En intégrant Tesla à SpaceX — qu’il contrôle fermement — cet objectif serait automatiquement atteint. Plus troublant encore, Musk semble avoir laissé la valeur de Tesla chuter, réduisant ainsi le coût d’une acquisition, tout en gonflant artificiellement la valorisation de xAI. Cela expliquerait son désintérêt apparent pour les ventes de véhicules électriques et son insistance à forcer l’investissement de Tesla dans xAI, malgré l’opposition des actionnaires.

Une prise de contrôle hostile déguisée ?

Si ces manœuvres se confirment, Tesla ne serait plus l’entité dominante. En étant absorbée par SpaceX ou une structure intermédiaire, Tesla redeviendrait de facto privée — un vieux rêve de Musk depuis son célèbre tweet de 2018. Un indice concret : la création, le 21 janvier, de deux entités au Nevada contenant l’expression “merger sub” dans leur nom. Selon Bloomberg, elles mentionnent toutes deux le directeur financier de SpaceX, Bret Johnsen, comme dirigeant. Un signal fort du rôle central que jouerait SpaceX.

Des actionnaires laissés pour compte

SpaceX envisagerait une entrée en Bourse dès juin, pouvant lever jusqu’à 50 milliards $, ce qui en ferait le plus important PAPE de l’histoire. Les grandes banques américaines seraient déjà dans la boucle. Pendant ce temps, les actionnaires de Tesla voient leur valeur diluée. Musk fait déjà face à une poursuite intentée en 2024 pour avoir favorisé xAI au détriment de Tesla. Cela ne l’a pas empêché d’y investir davantage d’argent… ni de laisser xAI recruter des talents formés aux frais de Tesla.

Conclusion

D’un point de vue automobile, cette stratégie est glaçante. Tesla semble perdre son ADN de constructeur pour devenir une simple pièce dans un puzzle technologique dominé par l’IA et l’espace. Si la prise de contrôle se confirme, Tesla pourrait survivre… mais plus jamais comme on l’a connue.

avec des renseignements de Bloomberg

Le texte Elon Musk préparerait une prise de contrôle hostile de Tesla provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

C’est officiel : la Lexus LC tirera sa révérence après l’année-modèle 2026. Le constructeur japonais a confirmé l’abandon de son élégant coupé — et de sa déclinaison cabriolet — tous deux animés par le célèbre V8 atmosphérique de 5,0 litres.

Un concept devenu réalité

La Lexus LC trouve ses origines dans le spectaculaire concept LF-LC dévoilé en 2012. La version de série est présentée au Salon de l’auto de Detroit en 2016, avec une mise en production dès 2017 pour l’année-modèle 2018. Le cabriolet suivra un an plus tard, lui aussi révélé à Detroit. Sur le plan du design, la LC demeure l’une des Lexus les plus audacieuses jamais produites, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, avec une attention quasi artisanale portée aux matériaux et à l’assemblage.

V8 atmosphérique… et hybride discret

Sous le capot, la LC 500 propose un V8 de 5,0 litres développant 471 chevaux et 398 lb-pi de couple — une rareté dans le segment des coupés de luxe modernes. Lexus a également tenté l’expérience hybride avec la LC 500h, combinant un V6 de 3,5 litres à deux moteurs électriques pour une puissance combinée de 354 chevaux. Mais cette version électrifiée n’a jamais trouvé son public : seulement 251 unités vendues sur toute sa carrière, avant son retrait après l’année-modèle 2025.

Un succès d’estime plus que commercial

Même dans sa meilleure année, en 2021, la Lexus LC n’a trouvé preneur qu’à 2 782 exemplaires. Certaines années, les ventes sont tombées sous la barre des 1 300 unités. Un volume modeste qui expliquait déjà, en coulisses, la fragilité de son avenir. La disparition de la version hybride l’an dernier laissait peu de doute : la fin de la LC n’était plus qu’une question de temps.

Et après ?

Selon Motor1, Lexus prépare déjà la relève avec une nouvelle sportive, la GR GT, qui serait commercialisée via le réseau Lexus. Un modèle plus en phase avec les tendances actuelles, tant sur le plan technologique que stratégique.

Conclusion

La disparition de la Lexus LC est regrettable, mais logique. Elle restera comme une voiture-phare : un coupé spectaculaire, raffiné, doté d’un V8 atmosphérique à l’ancienne, mais en décalage avec les réalités du marché. Une future classique? Fort probablement.

Avec des renseignements de Motor 1

Le texte La Lexus LC ne reviendra pas après 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Notre Dame de la Merci- Elles sont rares les occasions de tester des pneus dans des conditions idéales. Mais Michelin a eu la main heureuse cette semaine pour la présentation du nouveau pneu  X-Ice Snow+ au circuit de Mécaglisse dans les Laurentides. Une frisquet -28 degrés attendaient les participants à l’arrivée sous un soleil radieux. Un parcours de glace recouvert d’une fine couche de neige tombée la veille rendait les conditions plus que parfaite pour tester cette nouvelle monture.

Un X-Ice Snow + qui remplace le X-Ice

Ce modèle de nouvelle génération améliore les performances du X-Ice Snow, avec un freinage optimisé, une durabilité accrue et une efficacité énergétique supérieure, tant pour les véhicules thermiques qu’électriques. Et pour prouver son point, Michelin avait amener des concurrents établis. À bord de Toyota RAV4, Toyota Corolla et Chevrolet Equinox EV, Michelin faisait face à des adversaires comme le Continental Viking 8 et le Nokian Hakkapelita R5.

De la neige profonde à la glace vive

Tout au cours de la journée, nous avons fait différents exercices sur circuit et dans la neige profonde dans le bois pour voir comment les pneus se comportent dans des conditions extrêmes. Après toute cette torture, le X-Ice Snow + a démontré qu’il est supérieur en freinage, en tenue de route et en confort. Le véhicule sautille moins et s’arrête plus court. Un pneu X-Ice Snow+ usé s’est mieux comporté dans le neige profonde que deux pneus concurrents neufs et la conception Michelin intègre des technologies acoustiques qui réduisent significativement le bruit de roulement, un plus pour les trajets longs ou en VÉ.

Freinage et contrôle au sommet en conditions hivernales

Michelin mise ici sur son composé exclusif FLEX-ICE™ 3.0, qui assure une adhérence constante même lorsque les conditions deviennent extrêmes. Qu’il s’agisse de pluie verglaçante, de neige épaisse ou de glace, le pneu vise à maintenir la stabilité et la maîtrise du véhicule lorsque la marge d’erreur est minimale.

Traction renforcée et sécurité accrue

Grâce à une bande de roulement hivernale éprouvée, le X-Ice Snow+ offre une meilleure traction au démarrage en neige profonde comparativement à ses principaux concurrents. En virage, son adhérence latérale élevée améliore la stabilité et la précision de conduite, réduisant le risque de perte de contrôle.

Une durabilité nettement améliorée

Michelin annonce une durée de vie de la bande de roulement supérieure d’au moins 26 % à celle de trois pneus concurrents majeurs. Pour les conducteurs, cela se traduit par des performances constantes sur plusieurs saisons et un meilleur rendement à long terme — un critère clé dans le choix d’un pneu d’hiver.

Efficacité énergétique et autonomie bonifiées

Le froid pénalise naturellement la consommation et l’autonomie. Pour contrer cet effet, Michelin a intégré un composé à faible perte d’énergie, réduisant la résistance au roulement. Résultat : une amélioration pouvant atteindre 34 % de la consommation de carburant ou de l’autonomie des véhicules électriques, comparativement aux principaux rivaux, sans compromis sur la traction hivernale.

Confort acoustique en prime

Le X-Ice Snow+ intègre aussi la technologie Piano Acoustic, un système exclusif visant à réduire le bruit de roulement. Une attention bienvenue pour les longs trajets hivernaux, particulièrement à bord de véhicules électriques, où le silence amplifie les bruits de pneus.

Disponibilité et compatibilité

Les détaillants pourront commander le Michelin X-Ice Snow+ dès mai 2026, en vue de la saison hivernale 2026. Il sera offert pour les berlines, multisegments, VUS, camionnettes ainsi que pour les véhicules hybrides et électriques, dans des dimensions allant de 15 à 23 pouces.

Recette améliorée

Ce n’est pas visuellement que vous verrez la différence entre l’actuel X-Ice Snow et le nouveau X-Ice Snow +. Le secret est dans la recette. Michelin a baptisé ce processus Chemical Grip que l’on pourrait traduire par l’adhérence chimique. Naturellement, Michelin garde jalousement le secret de cette recette. Ce que nous pouvons dire c’est que la compagnie a raffinée sa recette composée de silice et de noir de carbone ainsi que d’autres ingrédients pour créer un composé qui colle mieux à la neige et à la glace pour des performances accrues en hiver.

Conclusion

Une journée de tests rigoureux ont fait la preuve que l’hiver, le Michelin X-Ice Snow est le plus efficace pour le contrôle de trajectoire, le freinage et l’adhérence sur la glace et la neige. Oui, vous allez investir un peu plus, mais peut-on vraiment mettre un prix sur la sécurité ? Il ne faut jamais oublier que la seule chose qui garde un véhicule au sol sont les pneus. On ne devrait pas être pingre quand vient le temps de faire l’achat de pneus.

Le texte Michelin lance le nouveau X-Ice Snow+ provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le Kia Sportage a longtemps été un VUS strictement bon marché, le choix que l’on faisait par contrainte budgétaire plutôt que par passion. Clairement, Kia a changé, depuis. La mouture 2026 hybride rechargeable du Sportage ne suit plus la parade, il s’impose comme un modèle à suivre pour un VUS compact à moitié électrique. Mais forcément, il vient avec une facture qui force la réflexion.

Le Sportage 2026 a certainement fière allure. Son imposante calandre et sa signature lumineuse orangée très affirmée, il joue la carte de l’audace stylistique. C’est massif, c’est moderne, ça rend ce VUS compact plus imposant sur la route.

De base, son moteur atmosphérique de 2,5 litres manque cruellement de souffle. La version branchable joue dans une tout autre ligue. Son moteur turbo de 1,6 litre est jumelé à un moteur électrique nourri par une batterie de 13,8 kWh. Ça donne une puissance combinée de 261 chevaux et un couple de 258 lb-pi.

C’est une belle différence. Le Sportage décolle avec une bonne vigueur grâce au couple instantané de l’électrique. La transition entre les modes de propulsion n’est pas toujours de la meilleure fluidité, avec un léger à-coup qu’on peut ressentir parfois. Mais c’est une motorisation qui va vraiment bien avec le gabarit du véhicule. Les reprises sont rassurantes et les dépassements se font facilement.

Cela dit, le Sportage hybride branchable n’a aucune prétention sportive. Son comportement routier est axé sur le confort. L’expérience de conduite est feutrée et silencieuse. Il est lourd, la suspension n’absorbe pas toujours les nids-de-poule, mais on est loin des générations antérieures, souvent critiquées pour leur sécheresse.

Malgré son poids, encore, le roulis est présent mais maîtrisé. La direction est précise. Son silence de fonctionnement en mode électrique est ce qui rend ce VUS un peu plus luxueux, dans le sens de confortable.

L’habitacle est bien dessiné et dominé par une large dalle incurvée qui intègre deux écrans de 12,3 pouces. La qualité des matériaux a fait un bond de géant. Cependant, tout n’est pas rose au royaume de l’ergonomie. Sa barre de commandes tactile à double fonction, située sous l’écran central, va faire rager plus d’un conducteur, et même son passager, surtout l’hiver (avec les gants).

Cette barre contrôle alternativement la climatisation et le système multimédia. Le problème ? Elle dissimule en permanence une moitié des commandes. Vous voulez monter le volume ? Assurez-vous d’être dans le bon mode, sinon vous augmenterez la température de l’habitacle.

C’est une fausse bonne idée, voilà.

Mais bon. C’est à la pompe que le Sportage hybride branchable abat sa meilleure carte. Il exploite intelligemment une cinquantaine de kilomètres d’autonomie électrique, qui sont moins nombreux l’hiver (et que le tableau de bord d’indique pas) et si on le recharge chaque jour, on obtient, l’hiver, une consommation de 5,5 litres aux 100 km. Pour un VUS à traction intégrale de série, c’est un très bon résultat.

Ce Sportage est vendu au Canada à un prix qui va de 49 000 $ à 52 000 $. Il n’est pas donné. Mais c’est un véhicule hybride branchable abouti, confortable et esthétiquement réussi. Il corrige la plupart des défauts de ses ancêtres et offre une efficacité énergétique réelle.

Si vous pouvez pardonner ses caprices ergonomiques et absorber son prix, c’est un choix parmi les plus pertinents de sa catégorie.

Le texte Kia Sportage hybride rechargeable  provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

La voiture continue de changer en 2026. L’intelligence artificielle générative a envahi son habitacle. Le résultat est que les commandes vocales maladroites d’il y a cinq ans ont été remplacées par des systèmes beaucoup plus naturels. 2026 est donc en train de devenir l’année où la commande vocale a pris sa place en voiture.

Même Siri et Google Assistant, qui ne comprenaient pas grand-chose, sont désormais déclassées par les commandes vocales plus récentes, basées sur les IA génératives modernes. Les constructeurs se sont empressés d’adopter Gemini, l’IA de Google, Alexa+, la nouvelle version de l’IA d’Amazon, ou dans de rares cas, ChatGPT.

Ces nouveaux assistants comprennent le langage naturel, et même le contexte. Ils décodent le ton de votre voix. Ils anticipent même vos envies. Forcément, cela entraîne une nouvelle tendance lourde. Appelons-la le « commerce vocal ». C’est la nouvelle obsession des constructeurs automobiles.

Le scénario est le suivant : vous conduisez. L’estomac gargouille. Vous demandez simplement à votre auto de trouver un repas. L’assistant propose un restaurant sur votre route. Il passe la commande pour vous. Il règle la facture avec votre carte de crédit préenregistrée. Vous arrivez, vous mangez.

Tout cela se fait sans toucher l’écran. Les fabricants jurent que c’est plus sécuritaire… et que ça marche. Les mains restent sur le volant. Le regard reste sur la route.

Évidemment, la motivation est purement économique : les services connectés sont une mine d’or. On parle de dizaines de milliards de dollars en revenus annuels potentiels pour chaque constructeurs. Les constructeurs veulent évidemment une part du gâteau. Ils touchent une commission sur chaque transaction.

Votre voiture devient une carte de crédit sur quatre roues. Cette évolution soulève forcément des inquiétudes légitimes. La distraction cognitive remplace la distraction visuelle. Le danger change simplement de forme.

Votre cerveau gère une transaction commerciale. Il calcule un pourboire. Il ne surveille plus totalement la circulation.

La protection de la vie privée pose aussi problème. L’auto enregistre vos habitudes de consommation. Elle sait ce que vous mangez et où vous allez.

Ces données valent une fortune. Les assureurs et les annonceurs sont prêts à payer cher pour les obtenir. La commande vocale fonctionne enfin. Est-ce une bonne nouvelle?

Vu les plans qui stimule sa réémergence, on se demande si le conducteur y gagne vraiment au change.

Le texte 2026 sera l’année des véhicules… à commande vocale provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les constructeurs automobiles chinois ont franchi un nouveau cap en Europe. En décembre, près de 10 % des voitures particulières vendues sur le continent provenaient de marques chinoises, un record qui couronne une année de croissance fulgurante, portée essentiellement par les véhicules électriques et hybrides. Selon les données de Dataforce, les marques chinoises ont atteint 9,5 % de part de marché en décembre, dépassant pour la première fois, sur une base trimestrielle, les constructeurs sud-coréens comme Kia.

Les véhicules électrifiés comme moteur principal

La progression est particulièrement marquée dans le segment des véhicules électrifiés, qui concentre l’essentiel de la croissance du marché européen. Grâce à leur avance en technologie de batteries, les constructeurs chinois ont séduit des acheteurs de l’Espagne à la Grèce, en passant par l’Italie et le Royaume-Uni.

Une présence qui double en un an

Les marques chinoises représentaient 16 % du marché européen des véhicules électrifiés en décembre, et 11 % sur l’ensemble de 2025, soit plus du double de 2024, selon une analyse de Bloomberg. Aux côtés de BYD et de MG (SAIC), Leapmotor et Chery enregistrent des volumes significatifs. En incluant les véhicules produits en Chine pour des marques non chinoises — comme Tesla, Volkswagen, BMW ou Renault — près d’un véhicule électrifié sur sept vendu en Europe en 2025 était fabriqué en Chine.

Une pression croissante sur l’industrie européenne

Cette montée en puissance accentue les tensions pour une industrie automobile européenne qui représente plus de 13 millions d’emplois et plus de 7 % du PIB de l’Union européenne. Coincés entre les tarifs américains et la perte de parts de marché en Chine, les constructeurs européens font désormais face à une concurrence frontale à domicile.

L’Europe, priorité stratégique pour la Chine

Exclus du marché américain et confrontés à la surproduction domestique, les constructeurs chinois accélèrent leur offensive européenne. BYD vise une hausse de près de 25 % de ses livraisons hors de Chine cette année. Parallèlement, certains groupes européens tentent de réagir. Stellantis lancera la production de modèles Leapmotor en Espagne, tandis que Chery prévoit une implantation industrielle à Barcelone. BYD, de son côté, multiplie les investissements locaux et affirme vouloir devenir un constructeur européen à part entière.

Des prix imbattables pour séduire la classe moyenne

Dans un contexte de pouvoir d’achat sous pression, les consommateurs européens se montrent sensibles aux prix. Le BYD Seal U DM-i est offert au Royaume-Uni à partir de 33 340 £, contre 42 840 £ pour un Volkswagen Tiguan eHybrid comparable. Le Jaecoo 7 hybride rechargeable de Chery, surnommé le « Temu Range Rover », gagne aussi en popularité, soutenu par des campagnes marketing très visibles.

Des politiques publiques encore hésitantes

Malgré l’imposition de droits de douane sur les VÉ chinois fin 2024, l’impact reste limité. Bruxelles envisage désormais des prix minimums à l’importation et un assouplissement de l’interdiction des moteurs thermiques prévue pour 2035. En Allemagne, l’ouverture de 3 milliards d’euros de subventions aux constructeurs chinois fait vivement réagir syndicats et analystes.

Conclusion

L’offensive chinoise en Europe n’est plus une menace théorique : elle est déjà une réalité industrielle et commerciale. À court terme, les consommateurs y gagnent. À moyen terme, l’Europe devra choisir entre protection stratégique, innovation accélérée ou dépendance technologique. Le statu quo n’est clairement plus une option.

Avec des renseignements de Bloomberg

Le texte Près d’une voiture sur dix vendue en Europe est désormais chinoise provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Un favori des automobilistes canadiens a franchi un important jalon de son histoire. Aujourd’hui, Mazda Motor Corporation a annoncé par voie de communiqué que la production du Mazda CX-5 a franchi le cap des cinq millions d’unités à la fin de 2025. La CX-5 devient ainsi le troisième modèle de la marque dont cinq millions d’exemplaires ont été produits à ce jour, après la Mazda 323 et la Mazda3, selon le constructeur de Hiroshima.

Le millionième CX-5, un modèle de première génération, avait été produit à la fin d’avril 2015, soit trois ans et cinq mois après le début de la production de ce modèle qui succédait au Mazda Tribute, en novembre 2011.

À ce jour, le CX-5 a été commercialisé dans plus de 100 pays et régions à travers le monde, et il continue d’être un favori parmi la clientèle de Mazda dans le monde entier.

Depuis que le CX-5 originel est entré en production à l’usine numéro 2 d’Ujina au Japon, en 2011, compte tenu de sa popularité, Mazda a dû étendre sa production à d’autres sites d’assemblage, soit l’usine numéro 1 d’Ujina et l’usine de Hofu, et par la suite aux installations de la Changan Mazda Automobile Co. en Chine, une coentreprise réunissant Mazda et Changan.

Cet utilitaire compact est également assemblé en Malaisie et au Vietnam à partir de « kits », des ensembles de composants non assemblés que les anglophones surnomment « CKD » (pour completely knocked down).

Présenté au récent Salon de l’auto de Montréal, le Mazda CX-5 de troisième génération fera son entrée dans les salles d’exposition des concessionnaires canadiens de la marque au courant du printemps prochain.

Petit rappel historique sur le dévoilement de chacune des trois générations de CX-5 :

  • Le CX-5 de première génération a été dévoilé au Salon de l’automobile de Francfort, en septembre 2011. Le millionième exemplaire a été produit en avril 2015.
  • Le CX-5 de deuxième génération a été dévoilé au Salon de l’automobile de Los Angeles, en novembre 2016.
  • Le CX-5 de troisième génération a été dévoilé au Centre de design et de développement de Mazda à Leverkusen, en Allemagne, en juillet 2025.

Photos : Mazda

Le texte Le Mazda CX-5 a franchi le cap des 5 millions d’exemplaires produits provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le gouvernement fédéral mettra sur pied un nouveau groupe de travail sur l’automobile afin de protéger les emplois du secteur. L’initiative inclura le gouvernement de l’Ontario, a annoncé lundi à Toronto la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly.

Investissements, emplois et électrification au cœur du mandat

Selon Mme Joly, ce groupe de travail se penchera sur l’avenir de la fabrication automobile au Canada, les investissements, l’emploi et l’électrification. Il servira aussi à mieux coordonner les efforts entre Ottawa et Queen’s Park, alors que le gouvernement fédéral prépare une nouvelle stratégie automobile. « L’idée est d’examiner les investissements stratégiques futurs, de protéger notre main-d’œuvre — particulièrement syndiquée — et de s’assurer que le commerce fonctionne pour les travailleurs, sans se retourner contre eux », a expliqué la ministre, aux côtés du premier ministre ontarien Doug Ford et du ministre ontarien du Développement économique Vic Fedeli.

Pressions américaines et inquiétudes syndicales

L’annonce survient dans un contexte de fortes inquiétudes liées aux tarifs américains sur les véhicules et pièces automobiles. Mélanie Joly a reconnu que les travailleurs de l’auto vivent une période difficile et a confirmé avoir rencontré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor, qui représente plus de 320 000 travailleurs au Canada. « Il y a des choses que nous ne contrôlons pas, mais ce que nous faisons avec notre secteur manufacturier, en Ontario et ailleurs au pays, c’est quelque chose sur lequel nous avons prise », a-t-elle insisté.

Peu de détails, mais un mandat large

La ministre a admis que peu de détails concrets sont disponibles pour l’instant, mais a indiqué que tout ce qui touche les travailleurs de l’automobile sera examiné, y compris la transition vers les véhicules électriques. « Nous allons trouver des moyens de soutenir ceux qui fabriquent des véhicules au Canada, tout en regardant sérieusement l’électrification », a-t-elle ajouté.

Ford tempère le ton après une rencontre avec Carney

Doug Ford a confirmé avoir rencontré plus tôt dans la journée le premier ministre Mark Carney, qualifiant l’échange de « productif ». Cette déclaration contraste avec ses propos de la semaine dernière, alors qu’il critiquait vivement l’entente conclue avec la Chine sur les véhicules électriques. Cette entente prévoit une réduction majeure des tarifs canadiens sur les véhicules électriques chinois, en échange d’un assouplissement des tarifs chinois sur le canola canadien, avec un quota annuel de 49 000 véhicules. Interrogé à nouveau sur le sujet, Ford a évité de répondre directement.

Conclusion

Ce groupe de travail arrive à point nommé. Entre la pression des tarifs américains, la montée rapide des VÉ chinois et les milliards déjà engagés en Ontario, Ottawa n’a plus le luxe d’improviser. La clé sera l’équilibre entre protection de l’emploi, attractivité des investissements et réalisme industriel face à l’électrification.

Avec des renseignements de CBC

 

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Tesla cessera la production de ses modèles haut de gamme Model S et Model X dès le prochain trimestre. L’espace ainsi libéré dans l’usine de Fremont, en Californie, sera reconverti pour accueillir une ligne d’assemblage du robot humanoïde Optimus, a confirmé Elon Musk lors de la conférence téléphonique sur les résultats financiers du quatrième trimestre, le 28 janvier.

Un virage stratégique vers l’IA physique

Selon Musk, l’abandon des premières grandes berlines et VUS de la marque s’inscrit dans la transformation de Tesla, qui passe d’un constructeur automobile à un fournisseur de solutions d’intelligence artificielle physique. L’entreprise mise désormais sur les véhicules autonomes personnels, les robotaxis et les robots humanoïdes.

Deux modèles emblématiques en perte de vitesse

Lancée en 2012, la Model S — aujourd’hui affichée à partir à partir de 133 000$ — a propulsé Tesla sur le devant de la scène grâce à son autonomie et ses performances. La Model X, arrivée en 2015 avec ses portes arrière en ailes de faucon, débute à 149 990 $. En 2025, les ventes combinées des Model S, Model X et Cybertruck ont chuté de 40 %, pour atteindre 50 850 unités. En Europe, ces deux modèles ne représentaient que 0,5 % des ventes totales de Tesla.

Une usine dédiée à Optimus

Tesla prévoit convertir l’espace de production des Model S et X en une usine Optimus, avec un objectif à long terme d’un million de robots par an. La production significative ne débuterait toutefois pas avant la fin de l’année. Musk affirme que cette stratégie pourrait, à terme, transformer l’économie mondiale grâce à une productivité massive générée par les robots autonomes.

Robotaxis et Cybercab : l’autre pilier

Tesla prévoit étendre son service de robotaxi à sept nouvelles villes américaines au premier semestre, tout en amorçant la montée en cadence du Cybercab au Texas. Ce véhicule autonome à deux portes sera dépourvu de commandes pour conducteur humain.

Investissements et contexte financier

Tesla investira 2 milliards de dollars dans xAI, la société d’IA de Musk. En parallèle, l’entreprise a enregistré en 2025 sa première baisse annuelle de revenus, à environ 94,8 G $ US, avec des livraisons mondiales en recul de 9 %.

Les robots humanoïdes gagnent du terrain

Tesla n’est pas seule dans cette course : Hyundai, BMW et Mercedes-Benz explorent aussi l’automatisation humanoïde. Selon Morgan Stanley, le marché mondial des robots humanoïdes pourrait atteindre 5 000 G $ US d’ici 2050, avec plus d’un milliard d’unités en service.

Conclusion

Du point de vue automobile, c’est la fin d’une époque. Les Model S et X avaient déjà perdu leur rôle stratégique face aux Model 3 et Y. Tesla choisit clairement de sacrifier le prestige automobile pour accélérer son pari sur l’autonomie et la robotique. Audacieux, risqué, mais cohérent avec la vision de Musk.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Tesla met fin aux Model S et Model X pour faire place au robot humanoïde Optimus provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le gouvernement fédéral canadien a signé un protocole d’entente avec la République de Corée qui inclut des discussions visant à attirer de la fabrication automobile au Canada. L’entente, non contraignante, prévoit une coopération industrielle accrue autour de la mobilité du futur, incluant le secteur automobile. L’entente a été signé à Ottawa par la ministre de l’Industrie Mélanie Joly et son homologue sud-coréen Jung-Kan Kim, à l’issue d’une rencontre officielle mardi.

Hyundai et les batteries dans la mire

Les discussions, encore à un stade préliminaire, portent sur la fabrication de véhicules, de pièces automobiles et de batteries, un enjeu stratégique pour le Canada dans sa transition électrique. Des représentants de Hyundai faisaient partie de la délégation sud-coréenne, aux côtés de Hanwha Ocean, candidat majeur au remplacement de la flotte canadienne de sous-marins. Selon plusieurs sources, ces échanges s’inscrivent dans la volonté de Séoul de renforcer ses liens industriels avec le Canada dans le cadre de cet important contrat de défense.

L’Ontario, terrain naturel pour un projet de véhicules électriques

Lors d’un forum automobile Canada–Corée tenu à Toronto, plusieurs dirigeants canadiens ont incité Hyundai à produire au Canada. Le président de l’Automotive Parts Manufacturers’ Association (APMA), Flavio Volpe, affirme avoir plaidé en faveur d’une usine de véhicules électriques en Ontario. Les constructeurs coréens détiennent environ 12 % du marché automobile canadien, une part en croissance constante et le Québec est le marché le plus important de Hyundai au Canada.

Défense et automobile : un levier politique

Volpe estime que le moment est idéal pour utiliser les investissements en défense afin de stimuler l’industrie automobile canadienne. La Corée du Sud et l’Allemagne sont les deux pays finalistes pour le contrat des sous-marins, chacun soutenu par des groupes industriels actifs dans l’automobile et les batteries. Le contrat, évalué à près de 100 milliards de dollars sur 30 à 40 ans, vise la construction et l’entretien de 12 sous-marins conventionnels pour la Marine royale canadienne. Le constructeur allemand TKMS est l’autre soumissionnaire retenu.

Retombées industrielles majeures

Ottawa a exigé que les candidats offrent des retombées industrielles dans des secteurs fragilisés comme l’automobile, l’acier et l’aluminium. Dans ce contexte, Hanwha a annoncé la signature de cinq nouveaux protocoles d’entente avec des partenaires canadiens, incluant un accord avec Algoma Steel. Celui-ci prévoit une contribution de 275 M$ à une nouvelle aciérie de poutres structurales à Sault Ste. Marie, ainsi que 70 M$ en achats d’acier. Un projet qui pourrait permettre de ramener une partie des emplois perdus récemment chez Algoma, après la mise à pied de 1 000 travailleurs. Hanwha affirme avoir signé des ententes avec 21 entreprises canadiennes à ce jour. Une étude de KPMG estime que ces partenariats pourraient générer jusqu’à 15 000 emplois au Canada.

Une stratégie à long terme

Hanwha ouvrira un bureau à Ottawa en février et affirme vouloir devenir un acteur clé du secteur de la défense canadien. Le Canada, pour sa part, s’est engagé à porter ses dépenses militaires à 5 % du PIB d’ici 2035, ce qui représenterait environ 150 milliards de dollars par année, selon le premier ministre Mark Carney.

Conclusion

Si Hyundai décidait de produire au Canada, ce serait un virage structurant pour l’industrie automobile nationale, surtout en matière de véhicules électriques et de batteries. Lier défense et automobile est politiquement délicat, mais industriellement logique — et potentiellement très payant pour le pays.

Avec des renseignements du Globe and Mail

Le texte Ottawa et la Corée du Sud discutent d’une production automobile au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile