Dans un marché de la location en pleine transformation, Hertz frappe un grand coup en intégrant le INEOS Grenadier à sa flotte américaine. Ce 4×4 au caractère bien trempé vient enrichir l’offre premium du géant de la location, avec une promesse claire : proposer une expérience de conduite aussi marquante que la destination elle-même. Disponible dès ce printemps dans certains aéroports à travers les États-Unis, le Grenadier sera offert en quantité plus importante que partout ailleurs au pays, une première pour ce modèle encore relativement exclusif.

Une alliance stratégique pour percer l’Amérique du Nord

Pour INEOS Automotive, cette entente représente bien plus qu’un simple partenariat commercial. Il s’agit d’une vitrine stratégique pour accélérer son implantation en Amérique du Nord, amorcée en 2023. Selon Gregor Hembrough, dirigeant de la division américaine, permettre aux clients de Hertz de prendre le volant du Grenadier constitue une occasion unique de démontrer concrètement les capacités du véhicule. Une approche pragmatique, qui mise sur l’expérience directe pour séduire une clientèle encore peu familière avec la marque.

Un 4×4 pur et dur… en version premium

Le Grenadier ne joue pas dans la même cour que les VUS traditionnels. Inspiré des utilitaires classiques, il combine un design britannique robuste à une ingénierie allemande rigoureuse, avec un positionnement clairement orienté vers le tout-terrain authentique. Dans sa déclinaison Fieldmaster proposée par Hertz, le modèle adopte une approche plus raffinée sans renier son ADN. L’habitacle se pare de cuir, les sièges sont chauffants, et l’ambiance à bord gagne en sophistication grâce à un système audio haut de gamme. Les fenêtres de toit de type « safari » ajoutent une touche distinctive, tandis que les roues en alliage de 18 pouces renforcent son allure robuste.

Une réponse à l’évolution des attentes des clients

Avec cette initiative, Hertz ne se contente pas d’ajouter un véhicule à son catalogue. L’entreprise répond à une tendance de fond : la recherche d’expériences de conduite uniques, où le véhicule devient une partie intégrante du voyage. Dans un contexte où l’offre de location s’uniformise souvent autour de modèles conventionnels, l’arrivée du Grenadier vient casser les codes. Elle témoigne aussi d’un repositionnement vers des produits plus distinctifs, capables de séduire une clientèle en quête d’authenticité et de nouveauté.

D’autres surprises à venir

L’intégration du Grenadier chez Hertz pourrait bien ouvrir la porte à d’autres véhicules de niche dans les flottes de location. À mesure que les constructeurs émergents cherchent à se faire connaître, ce type de partenariat devient un levier marketing particulièrement efficace. Pour INEOS, l’enjeu est clair : transformer la curiosité en adhésion. Pour Hertz, il s’agit d’attirer une clientèle différente. Et pour les consommateurs, c’est l’occasion rare de prendre le volant d’un 4×4 hors norme — sans engagement à long terme.

Le texte Vous pourrez louer un Ineos Grenadier chez Hertz aux États-Unis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Dans l’ombre des tensions commerciales et des barrières politiques, une stratégie discrète mais redoutablement efficace se dessine. Des géants chinois comme BYD, Chery et Geely préparent leur entrée en Amérique du Nord en commençant par le Canada — un choix loin d’être anodin. Le pays devient un véritable laboratoire. Pourquoi? Parce que les normes de sécurité et d’émissions entre le Canada et les États-Unis sont, à toutes fins utiles, harmonisées. Une voiture homologuée ici peut traverser la frontière avec un minimum d’ajustements — essentiellement l’éclairage et l’affichage de vitesse.

Résultat : un seul développement technique permet d’ouvrir deux marchés majeurs.

Une harmonisation réglementaire qui change la donne

Depuis la fin des années 1980, le Canada et les États-Unis ont progressivement aligné leurs réglementations automobiles. Cela couvre la protection aux impacts, coussins gonflables, structure de toit, ceintures de sécurité et normes d’émissions. Dans le cas des véhicules électriques, l’avantage est encore plus marqué. Les procédures d’homologation pour l’autonomie et l’efficacité énergétique sont similaires, ce qui réduit encore les coûts d’entrée. Concrètement, pour un constructeur chinois, homologuer un véhicule au Canada équivaut presque à obtenir un laissez-passer pour les États-Unis.

Un marché test aux goûts nord-américains

Le Canada ne sert pas seulement de porte d’entrée réglementaire — c’est aussi un baromètre commercial. Les préférences des consommateurs canadiens ressemblent beaucoup à celles des Américains : engouement pour les VUS, les camionnettes et les véhicules polyvalents. En observant la réception de leurs produits ici, les marques chinoises peuvent ajuster leur offre avant de s’attaquer au marché américain.

Ce n’est pas une théorie abstraite. Des marques comme MG ou Great Wall ont déjà utilisé le Mexique comme tremplin régional. Le Canada pourrait jouer ce rôle… mais avec une pertinence encore plus directe pour les États-Unis.

Des conditions d’entrée favorables… mais temporaires

Ottawa a récemment ouvert une fenêtre stratégique : jusqu’à 49 000 véhicules électriques chinois peuvent être importés avec un tarif préférentiel de 6,1 %. Ce quota grimpera à 70 000 unités après cinq ans. Cette politique offre un avantage compétitif majeur aux premiers entrants. Pour BYD, Chery et Geely, c’est une occasion de s’implanter rapidement tout en amortissant les coûts d’adaptation.

Le mur américain : tarifs et sécurité nationale

Mais la véritable bataille se joue au sud de la frontière. Les États-Unis maintiennent des obstacles importants comme les tarifs pouvant de 100 % sur les véhicules électriques chinois, les restrictions sur les technologies connectées d’origine chinoise dès 2027 et l’interdiction complète de certains composants électroniques (GPS, Bluetooth, ADAS) à partir de 2030. Même un véhicule vendu au Canada devra être modifié pour respecter ces exigences. Le cadre de l’ACEUM (USMCA) complique aussi la donne. Un véhicule assemblé au Canada avec une forte proportion de contenu chinois peut être frappé d’un tarif de 25 %.

Une arrivée jugée inévitable

Malgré ces barrières, l’industrie automobile nord-américaine semble résignée : l’arrivée des constructeurs chinois aux États-Unis n’est plus une question de « si », mais de « quand ». Leur présence remarquée au CES de Las Vegas, les essais médias organisés par Geely et leur montée en puissance globale confirment une offensive bien planifiée.

Et tout commence ici.

Dès la fin de l’année, les premiers modèles conformes aux normes canadiennes pourraient être commercialisés. Une étape clé dans une stratégie continentale où le Canada sert de rampe de lancement.

Conclusion

D’un point de vue automobile, la logique est implacable. Le Canada offre un point d’entrée à faible friction technique, avec une clientèle pertinente pour valider produit, positionnement et perception de marque. Là où ça devient intéressant, c’est sur le plan industriel : si ces constructeurs décident d’assembler localement pour contourner les tarifs, on pourrait assister à un bouleversement majeur de l’écosystème nord-américain — un scénario qui rappelle l’arrivée des Japonais dans les années 1980.

La vraie inconnue demeure politique. Et elle pourrait ralentir… mais difficilement stopper l’inévitable.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Le Canada, terrain d’essai stratégique pour les constructeurs chinois provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

C’est le monde à l’envers selon Trump. Historiquement, le Japon inonde le marché nord-américain avec ses véhicules fiables et économiques. Aujourd’hui, la tendance s’inverse. Les constructeurs automobiles japonais vont commencer à importer dans leur propre pays des modèles assemblés aux États-Unis.

Cette décision stratégique répond à des impératifs politiques et économiques très précis.

Nissan vient de s’ajouter à cette liste. Le constructeur confirme son intention de vendre le VUS Murano au Japon dès le début de l’année 2027. Les travailleurs de l’usine de Smyrna, située au Tennessee, assemblent actuellement ce modèle. Le constructeur avait retiré le Murano de son marché domestique il y a près de dix ans. Ce retour surprise vise à maximiser la capacité des usines américaines. Ces installations tournent parfois au ralenti en raison des fluctuations du marché de l’automobile.

Nissan suit ainsi une voie déjà tracée par ses deux plus grands rivaux directs, Honda et Toyota.

Toyota prévoit introduire trois modèles de conception américaine au Japon à partir de 2026. Les consommateurs japonais pourront acheter la célèbre berline Camry, le VUS Highlander et la camionnette Tundra. Honda adopte une stratégie identique pour diversifier son offre. Dès la seconde moitié de l’année 2026, elle expédiera l’Acura Integra Type S fabriquée en Ohio vers le Japon. Elle y enverra aussi le Honda Passport TrailSport assemblé en Alabama.

Ce plan marque une première historique : Honda vendra un modèle de la marque Acura sur le marché japonais pour célébrer son quarantième anniversaire.

Ces décisions corporatives ne relèvent absolument pas du hasard. L’administration Trump exerce une très forte pression sur le Japon. Washington exige une réduction rapide de l’immense déficit commercial entre les deux pays. Pour faciliter ces importations, le ministère japonais des Transports a considérablement simplifié ses règles douanières. Le gouvernement offre désormais une approbation accélérée pour les véhicules qui proviennent des usines américaines.

Cette nouvelle procédure élimine les tests locaux coûteux liés aux émissions de carbone et au bruit. Les voitures conformes aux normes de sécurité des États-Unis reçoivent le feu vert presque automatiquement.

Cette nouvelle dynamique internationale ouvre une porte inespérée pour le Canada également. Les usines canadiennes d’au moins deux de ces constructeurs pourraient vouloir calquer cette approche. Toyota assemble de nombreux véhicules très populaires dans ses usines en Ontario. Honda produit le modèle CR-V et la berline Civic à Alliston.

Bref, les installations manufacturières canadiennes pourraient exporter une portion de leur production vers le continent asiatique pour maximiser leur rendement financier.

Le texte Nissan, Toyota et Honda exporteront des États-Unis vers le Japon provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Avec la présentation de la nouvelle BMW i3 2027, BMW amorce un virage stratégique majeur. Cette berline 100 % électrique, deuxième modèle reposant sur l’architecture Neue Klasse, marque une montée en puissance claire face aux références établies du marché. Dès son lancement, la version i3 50 xDrive affiche des chiffres qui repositionnent BMW parmi les leaders technologiques, avec 463 chevaux et une autonomie pouvant atteindre 600 km.

Une réponse directe à Tesla

Pendant des années, Tesla a dominé le segment avec ses Tesla Model 3 et Tesla Model Y, laissant peu de place aux constructeurs traditionnels. Mais la dynamique change. Là où plusieurs prétendus rivaux se sont cassé les dents, BMW arrive avec une plateforme conçue exclusivement pour l’électrique. La Neue Klasse ne repose sur aucun compromis technique, et cela se traduit par une proposition beaucoup plus aboutie. Dans un contexte où Tesla semble ralentir son rythme d’innovation, les constructeurs historiques reprennent du terrain avec des produits plus matures.

Une fiche technique impressionnante

La i3 50 xDrive s’appuie sur une architecture 800 volts, aujourd’hui essentielle pour rivaliser dans le haut du panier. Sa puissance de 345 kW, équivalente à 463 chevaux, s’accompagne d’une batterie de 108,7 kWh qui permet d’atteindre jusqu’à 600 km d’autonomie. Mais c’est surtout du côté de la recharge que BMW frappe fort. La capacité de soutenir une puissance de pointe de 400 kW permet de récupérer jusqu’à environ 400 kilomètres d’autonomie en une dizaine de minutes, une performance qui place cette i3 parmi les références actuelles en matière de recharge rapide.

Une vraie berline électrique

Contrairement à l’ancienne BMW i3, ce nouveau modèle n’a rien d’un projet marginal ou expérimental. Il s’agit d’une berline exécutive conçue dès le départ comme un véhicule électrique, avec tous les avantages que cela implique. L’architecture permet un empattement allongé et des porte-à-faux réduits, optimisant à la fois l’espace intérieur et les proportions. BMW évoque une approche « 2,5 volumes », bien que la silhouette demeure fidèle à une berline classique. L’ensemble s’inspire subtilement des proportions de la Série 3 E36, tout en intégrant les nouveaux codes stylistiques de la Neue Klasse, notamment une signature lumineuse distinctive et une interprétation revisitée de la calandre.

Un habitacle technologique et audacieux

C’est dans l’habitacle que BMW pousse le plus loin son approche novatrice. L’interface repose sur un écran central au design libre, combiné au système Panoramic Vision qui projette les informations sur toute la largeur du pare-brise. À cela s’ajoute un affichage tête haute en trois dimensions qui renforce l’immersion et réduit la distraction. Ces technologies, déjà aperçues sur le BMW iX3, redéfinissent la relation entre le conducteur et le véhicule en misant sur une intégration plus intuitive des তথ্য essentielles.

Une polyvalence énergétique inédite

Au-delà de ses performances, la BMW i3 se distingue par sa capacité à interagir avec son environnement énergétique. Elle intègre des fonctions de recharge bidirectionnelle qui permettent non seulement d’alimenter des appareils externes, mais aussi de redistribuer l’énergie vers une habitation ou même le réseau électrique. Cette approche transforme la voiture en outil énergétique à part entière, une tendance appelée à prendre de l’ampleur dans les prochaines années, surtout dans un contexte où la gestion de l’énergie devient stratégique.

Une offensive crédible des constructeurs traditionnels

Avec cette i3, BMW démontre que les constructeurs historiques ont franchi un cap décisif. L’époque des compromis techniques semble révolue, remplacée par des architectures dédiées capables de rivaliser — et parfois de surpasser — les références établies. La Neue Klasse pourrait bien redéfinir les standards de l’industrie, et cette i3 en est la première démonstration concrète dans le segment des berlines. Reste maintenant à voir comment le marché réagira, mais sur le plan technique, BMW envoie un message clair : la bataille de l’électrique est loin d’être terminée.

Avec des renseignements d’Auto Evolution

Le texte La berline i3 représente une nouvelle approche électrique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

La scène se répète, avec un parfum de déjà-vu historique. Depuis les frappes menées par États-Unis et Israël contre Iran, les prix du carburant s’envolent, perturbant l’approvisionnement mondial via le détroit d’Ormuz — véritable artère énergétique de la planète. Aux États-Unis, le gallon d’essence a bondi de 27 % en quelques semaines pour atteindre 3,72 $ US en moyenne, même hausse au Canada. Un choc brutal qui commence déjà à se répercuter sur le comportement des consommateurs. En Europe, la hausse est plus modérée — entre 7 % et 8 % — mais suffisamment marquée pour déclencher une réaction immédiate dans certains marchés.

Les concessionnaires de VÉ débordés en Europe

Dans la périphérie de Londres, Martin Miller n’a jamais vu ça. Son commerce de véhicules électriques d’occasion tourne à plein régime depuis le début du conflit. Les clients affluent, inquiets de voir les prix à la pompe continuer de grimper. Résultat : les inventaires fondent à vue d’œil, obligeant les concessionnaires à se ruer dans les encans pour sécuriser des véhicules. Ce regain d’intérêt est loin d’être anecdotique. En Union européenne, où les véhicules 100 % électriques représentaient déjà près de 20 % des ventes, la hausse des prix du carburant agit comme un accélérateur naturel. En Allemagne, certaines plateformes rapportent une hausse de 40 % du trafic lié aux VÉ. Une étude récente indique même que près d’un consommateur sur deux envisage désormais sérieusement un véhicule électrique ou hybride.

Les États-Unis encore en mode observation

De l’autre côté de l’Atlantique, la réaction est nettement plus prudente. Malgré la hausse rapide des prix, les recherches en ligne pour les véhicules électriques n’ont que légèrement progressé. Des plateformes comme CarGurus et Edmunds observent à peine un frémissement. Une inertie qui s’explique facilement : le prix de l’essence n’a pas encore atteint le seuil psychologique critique. Selon les analystes, c’est autour de 4 $ le gallon que l’intérêt pour les VÉ commence réellement à décoller. Mais pour provoquer un basculement massif, il faudrait plutôt atteindre les 6 $. Un scénario encore hypothétique, mais pas impossible dans un contexte géopolitique instable.

Le poids de l’histoire

Ce type de choc énergétique n’est pas sans précédent. Dans les années 1970, la crise pétrolière avait profondément transformé le marché américain, favorisant les voitures compactes japonaises au détriment des modèles domestiques plus gourmands. Aujourd’hui, la dynamique pourrait être similaire — mais avec les véhicules électriques comme principaux bénéficiaires. Encore faut-il que la hausse des prix s’inscrive dans la durée. Car contrairement à une réaction impulsive, un changement structurel dans les habitudes d’achat exige une pression prolongée.

Une opportunité stratégique pour les constructeurs

Certains constructeurs flairent déjà l अवसर. Le fabricant vietnamien VinFast, par exemple, propose des rabais pour inciter les automobilistes à abandonner l’essence. Mais le véritable enjeu dépasse les promotions ponctuelles. La hausse du carburant ajoute une couche d’incertitude à un marché déjà fragilisé par l’inflation, les tarifs douaniers et les taux d’intérêt élevés. Résultat : plusieurs consommateurs pourraient tout simplement retarder leur achat.

Une transition sous condition

La question centrale demeure : ce choc pétrolier déclenchera-t-il une transition durable vers l’électrique? À court terme, l’Europe semble prête à accélérer. Mais aux États-Unis — et par extension au Canada — la bascule dépendra d’un facteur clé : la persistance de prix élevés à la pompe. Sans cela, l’effet pourrait n’être qu’un sursaut temporaire, comme bien d’autres. Dans l’industrie automobile, une règle demeure immuable : ce n’est pas la crise qui change le marché, mais sa durée.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Le choc pétrolier qui secoue le marché automobile provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le début de l’année n’a rien eu de rassurant pour le marché des véhicules zéro émission au Canada. Dans un climat d’incertitude et de transition, les chiffres publiés par Statistique Canada dressent un constat clair : l’élan s’essouffle. En janvier, seulement 8 826 véhicules électriques et hybrides rechargeables ont trouvé preneur à travers le pays. Cela représente 7,7 % des ventes mensuelles totales, établies à 114 415 unités. Plus inquiétant encore, il s’agit d’une chute de près de 40 % par rapport à janvier de l’année précédente — une baisse brutale qui confirme une tendance amorcée depuis plusieurs mois.

Une année complète de recul

Depuis février 2025, chaque mois a affiché un recul des ventes de véhicules zéro émission comparativement à l’année précédente. Une dynamique inhabituelle dans un marché qui, jusque-là, ne cessait de progresser. En cause : une refonte rapide — et parfois chaotique — des incitatifs gouvernementaux. Le programme fédéral iVZE (Incitatifs pour les véhicules zéro émission) a soudainement manqué de fonds en janvier 2025, laissant un vide immédiat dans l’équation financière des acheteurs. Du côté provincial, la situation n’a guère aidé. Plusieurs administrations ont soit mis fin à leurs programmes, soit réduit considérablement les montants offerts. Au Québec, longtemps chef de file canadien en matière d’électrification, les rabais ont été ramenés de 7 000 $ à 4 000 $ au début de 2025, puis plafonnés à 2 000 $ pour 2026.

Résultat : un refroidissement quasi instantané de la demande, particulièrement dans les segments sensibles au prix.

Ottawa prépare sa riposte

Mais le creux observé pourrait bien marquer un point tournant. Conscient de l’impact direct des incitatifs sur les ventes, Ottawa a relancé l’offensive. Depuis février, un nouveau programme fédéral est en place, offrant jusqu’à 5 000 $ de rabais à l’achat d’un véhicule zéro émission en 2026. Le montant diminuera progressivement jusqu’en 2030, une stratégie visant à soutenir la transition tout en préparant le marché à une autonomie sans subventions.

Les consommateurs peuvent en bénéficier depuis le 16 février, et déjà, les acteurs de l’industrie anticipent un retour de la croissance dès cette année.

Une relance inévitable, mais fragile

Sur le fond, le marché canadien des VÉ reste structurellement solide. L’offre de produits s’élargit, les infrastructures progressent, et les constructeurs continuent d’investir massivement. Mais cet épisode rappelle une réalité bien connue dans l’industrie automobile : la demande pour les véhicules électriques demeure étroitement liée aux incitatifs financiers. Sans soutien, même temporaire, la progression peut rapidement s’inverser. La relance attendue en 2026 dépendra donc moins de l’enthousiasme des consommateurs que de la stabilité des politiques publiques — un facteur désormais aussi déterminant que l’autonomie ou le prix d’achat.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Un mois de janvier en recul pour les VÉ au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le début de l’année n’a rien eu de rassurant pour le marché des véhicules zéro émission au Canada. Dans un climat d’incertitude et de transition, les chiffres publiés par Statistique Canada dressent un constat clair : l’élan s’essouffle. En janvier, seulement 8 826 véhicules électriques et hybrides rechargeables ont trouvé preneur à travers le pays. Cela représente 7,7 % des ventes mensuelles totales, établies à 114 415 unités. Plus inquiétant encore, il s’agit d’une chute de près de 40 % par rapport à janvier de l’année précédente — une baisse brutale qui confirme une tendance amorcée depuis plusieurs mois.

Une année complète de recul

Depuis février 2025, chaque mois a affiché un recul des ventes de véhicules zéro émission comparativement à l’année précédente. Une dynamique inhabituelle dans un marché qui, jusque-là, ne cessait de progresser. En cause : une refonte rapide — et parfois chaotique — des incitatifs gouvernementaux. Le programme fédéral iVZE (Incitatifs pour les véhicules zéro émission) a soudainement manqué de fonds en janvier 2025, laissant un vide immédiat dans l’équation financière des acheteurs. Du côté provincial, la situation n’a guère aidé. Plusieurs administrations ont soit mis fin à leurs programmes, soit réduit considérablement les montants offerts. Au Québec, longtemps chef de file canadien en matière d’électrification, les rabais ont été ramenés de 7 000 $ à 4 000 $ au début de 2025, puis plafonnés à 2 000 $ pour 2026.

Résultat : un refroidissement quasi instantané de la demande, particulièrement dans les segments sensibles au prix.

Ottawa prépare sa riposte

Mais le creux observé pourrait bien marquer un point tournant. Conscient de l’impact direct des incitatifs sur les ventes, Ottawa a relancé l’offensive. Depuis février, un nouveau programme fédéral est en place, offrant jusqu’à 5 000 $ de rabais à l’achat d’un véhicule zéro émission en 2026. Le montant diminuera progressivement jusqu’en 2030, une stratégie visant à soutenir la transition tout en préparant le marché à une autonomie sans subventions.

Les consommateurs peuvent en bénéficier depuis le 16 février, et déjà, les acteurs de l’industrie anticipent un retour de la croissance dès cette année.

Une relance inévitable, mais fragile

Sur le fond, le marché canadien des VÉ reste structurellement solide. L’offre de produits s’élargit, les infrastructures progressent, et les constructeurs continuent d’investir massivement. Mais cet épisode rappelle une réalité bien connue dans l’industrie automobile : la demande pour les véhicules électriques demeure étroitement liée aux incitatifs financiers. Sans soutien, même temporaire, la progression peut rapidement s’inverser. La relance attendue en 2026 dépendra donc moins de l’enthousiasme des consommateurs que de la stabilité des politiques publiques — un facteur désormais aussi déterminant que l’autonomie ou le prix d’achat.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Un mois de janvier difficile pour les véhicules électriques au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Chez Toyota, on entretient encore le mystère. Officiellement, rien ne confirme l’arrivée d’un rival direct au Ford F-150 Raptor. Officieusement, les indices s’accumulent… et ils deviennent difficiles à ignorer. Le dernier en date : le dépôt d’un nom qui ne passe pas inaperçu — TRD Hammer.

TRD Hammer : un nom qui cogne fort

Une demande de marque déposée a été enregistrée le 10 mars auprès des autorités américaines par Toyota Motor Corporation. Peu de détails accompagnent ce dépôt, mais le nom lui-même en dit long sur l’intention. “TRD Hammer” figurait d’ailleurs parmi plusieurs appellations testées auprès de clients. D’autres options comme TRD Baja, TRD Iron ou TRD Quake étaient aussi sur la table, mais “Hammer” semble coller parfaitement à l’image recherchée : brute, musclée, sans subtilité.

Un Tundra pour le hors route extrême

Derrière ce nom se cache un projet bien concret : une version radicale du Toyota Tundra, pensée pour repousser les limites en hors route. Selon les informations disponibles, ce modèle proposerait : une suspension à grand débattement spécifiquement développée, des pneus tout-terrain de 37 pouces, des ailes élargies et des pare-chocs à dégagement élevé et une motorisation plus puissante que l’actuel Toyota Tundra TRD Pro. Un prototype élargi et surélevé a d’ailleurs été aperçu en essais en 2025, renforçant l’idée qu’un tel modèle est en développement avancé.

La concurrence en ligne de mire

Toyota ne cache plus son ambition de jouer dans la cour des pickups haute performance. La participation — et la victoire — d’une équipe R&D avec un Tundra à la Mint 400 en est un signal clair. Le positionnement envisagé serait au-dessus du TRD Pro, avec une puissance potentiellement supérieure aux 437 chevaux et 583 lb-pi actuellement proposés. À ce niveau, le nom “Hammer” devient presque évident. On ne peut s’empêcher d’y voir aussi un clin d’œil à la mythique course King of the Hammers, référence ultime en matière de tout-terrain extrême.

Conclusion

Tout pointe vers une montée en gamme stratégique pour le Tundra. Toyota a longtemps été en retrait sur le créneau des pickups hors route ultra-performants, laissant Ford et Ram dominer avec des produits très image. Un Tundra TRD Hammer viendrait combler ce vide — et repositionner la marque comme un acteur sérieux dans ce segment à forte marge et à forte visibilité. Reste la grande inconnue : la motorisation. L’absence de V8 pourrait faire grincer certains puristes, mais avec les bons réglages (et un couple solide), Toyota peut livrer un produit tout aussi convaincant. Une chose est sûre : si le produit final est à la hauteur des rumeurs, le nom importera peu. Dans ce segment, ce sont les capacités qui font la réputation.

Avec des renseignements de The Drive

Le texte Toyota prépare un Tundra pour faire la lutte au Raptor provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Coup de théâtre dans la stratégie électrique de Volvo Cars : le constructeur suédois mettra fin à la commercialisation du Volvo ex30 et de sa déclinaison Cross Country aux États-Unis d’ici la fin de l’année modèle 2026. La décision ne signe toutefois pas la fin du modèle. Le EX30 continuera sa carrière sur plusieurs marchés, dont le Canada et le Mexique, où la demande et les conditions commerciales demeurent plus favorables.

Des ventes modestes, mais un rôle symbolique

Lancé en 2023 dans un contexte de démocratisation accélérée des véhicules électriques, le Volvo EX30 incarnait une promesse claire : rendre le VÉ plus accessible sans renier l’ADN de la marque. Aux États-Unis, le modèle a trouvé environ 5 400 preneurs en 2025, soit près de 4,4 % des ventes totales de Volvo. Un résultat honorable pour un produit d’entrée de gamme, mais insuffisant dans un marché devenu particulièrement exigeant. Lors de son lancement, l’ex-PDG Jim Rowan le décrivait comme « un petit VUS qui fait du Volvo », une formule qui résume bien son positionnement : sécurité, design épuré et électrification, dans un format urbain.

Un contexte économique défavorable

Ce retrait s’explique en grande partie par des vents contraires sur le marché américain. Volvo a enregistré une baisse de 10 % de ses ventes au cours des trois mois se terminant en février, affectée notamment par les tarifs douaniers et un environnement économique plus incertain. Paradoxalement, les ventes de véhicules 100 % électriques continuent de progresser au sein de la marque, preuve que la transition est en marche — mais pas sans heurts. À l’échelle mondiale, le marché des VÉS montre aussi des signes de ralentissement. En février, les ventes ont reculé, notamment sous l’effet d’un repli marqué en Chine, le plus important depuis le début de la pandémie de COVID-19.

La fin d’un rêve d’électrique abordable aux États-Unis ?

Le Volvo EX30 s’inscrivait dans une bataille stratégique entre constructeurs : proposer des VÉ plus abordables pour élargir la clientèle. Son retrait du marché américain illustre une réalité brutale : même les modèles compacts et relativement accessibles peinent à trouver leur place dans un environnement où les coûts, les politiques publiques et les préférences des consommateurs évoluent rapidement.

Conclusion

D’un point de vue produit, le EX30 reste pertinent — surtout au Canada, où les incitatifs et la structure du marché favorisent davantage ce type de véhicule. Son retrait américain relève davantage d’une équation économique que d’un échec technique. Volvo ajuste ici finement son tir : concentrer ses efforts là où la rentabilité et les conditions réglementaires sont alignées. Une approche pragmatique, mais qui montre aussi que la démocratisation du VÉ passe encore par des arbitrages difficiles.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Volvo retire le EX30 du marché américain, mais le garde au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Après plus de trois décennies de carrière, l’Audi A8 tire sa révérence. Sans remplaçante annoncée, la grande berline allemande disparaît dans une relative indifférence, symptôme d’un marché qui a profondément changé. La marque aux anneaux a fermé les carnets de commandes en Allemagne dès février, amorçant une sortie progressive à l’échelle mondiale. Les derniers exemplaires seront écoulés selon les stocks disponibles, marquant la fin d’un modèle qui a longtemps incarné le savoir-faire technologique d’Audi. Mais cette décision n’a rien d’un accident. Elle s’inscrit dans une stratégie mûrement réfléchie.

Le déclin inévitable des grandes berlines

Le segment des grandes berlines de luxe est en perte de vitesse. Même des piliers comme l’Audi A8 peinent à rivaliser avec des VUS toujours plus populaires. La tendance est claire : la clientèle privilégie désormais la position de conduite élevée, la polyvalence et l’image statutaire des utilitaires sport. À cela s’ajoute un contexte réglementaire plus sévère. Les normes d’émissions rendent coûteuse la modernisation des plateformes thermiques vieillissantes, réduisant considérablement leur rentabilité. Lancée en 2017, la quatrième génération de l’A8 n’a jamais vraiment réussi à suivre le rythme imposé par des rivales plus récentes, notamment sur le plan technologique et électrifié. Audi a bien étudié l’idée d’une remplaçante, possiblement électrique, mais aucun projet concret n’a été confirmé à ce jour.

Le Q9 : nouveau porte-étendard

C’est désormais le Audi Q9 qui héritera du rôle de modèle phare. Ce VUS grand format, attendu dans la seconde moitié de l’année, sera assemblé à Bratislava aux côtés de la prochaine génération du Audi Q7. Son lancement visera d’abord le marché américain, où Audi cherche à relancer ses ventes. Un choix logique, mais non sans défis.

Le pari américain malgré les tarifs

L’absence de production locale pénalise Audi aux États-Unis. Les modèles importés d’Europe, notamment depuis la Slovaquie, sont soumis à des droits de douane d’environ 15 %. Malgré cela, Audi mise sur une équation simple : les marges plus élevées des grands VUS comme le Audi Q9 devraient compenser ces coûts supplémentaires. Une stratégie qui reflète une réalité industrielle où la rentabilité prime de plus en plus sur le volume.

Une décision révélatrice pour toute l’industrie

L’abandon de l’Audi A8 dépasse le simple cas d’un modèle. Il illustre un virage structurel chez les constructeurs de luxe. Entre l’électrification coûteuse et des réglementations environnementales toujours plus strictes, les grandes berlines perdent leur justification économique. Même pour des marques qui ont bâti leur réputation sur ce type de véhicule. Audi ne fait donc que suivre — avec un certain pragmatisme — une tendance déjà bien installée.

Conclusion

D’un point de vue produit, c’est une décision rationnelle, mais pas sans risque pour l’image. Une berline porte-étendard sert souvent de vitrine technologique et de symbole de prestige. En transférant ce rôle à un VUS, Audi s’aligne sur la demande, mais dilue quelque peu l’ADN traditionnel du segment. Cela dit, le marché donne raison aux utilitaires. Et dans un contexte de pression sur les marges et d’investissements massifs en électrification, peu de constructeurs peuvent encore se permettre de maintenir des modèles à faible volume comme l’A8.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Audi met fin à la production de la A8 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile