Volkswagen procède à un important rappel de sécurité touchant 44 551 VUS électriques ID.4 aux États-Unis. Selon la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), ces rappels sont liés à des risques potentiels d’incendie associés à la batterie haute tension. Le même problème existe naturellement au Canada et transport Canada devrait sortir ses recommendations sous peu.

Un premier rappel majeur lié à la surchauffe de la batterie

Le rappel le plus important concerne 43 881 Volkswagen ID.4 des années-modèles 2023 à 2025.
Le problème identifié : la batterie haute tension pourrait surchauffer, ce qui augmente le risque d’incendie, tant en conduite qu’en recharge.

Correctifs prévus

  • Mise à jour logicielle du système de gestion de la batterie
  • Remplacement du bloc-batterie si nécessaire

Ces interventions seront effectuées sans frais pour les propriétaires, précise la NHTSA.

Un second rappel plus ciblé

Volkswagen rappelle également 670 ID.4 des années-modèles 2023 et 2024 pour un problème distinct.
Dans ce cas, le risque d’incendie provient de cellules de batterie présentant des électrodes mal alignées à l’intérieur de certains modules haute tension.

Un rappel qui souligne les défis des batteries VÉ

Ce double rappel illustre une réalité persistante de l’industrie du véhicule électrique : la complexité de la gestion thermique et de la fabrication des cellules demeure un enjeu critique, même pour des constructeurs bien établis comme Volkswagen. Pour l’instant, le rappel concerne uniquement le marché américain. Aucune annonce officielle n’a encore été faite concernant le Canada, mais ce type de situation entraîne souvent des mesures similaires dans d’autres marchés.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Volkswagen rappelle plus de 44 000 ID.4 pour risque d’incendie provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur néerlandais Donkervoort frappe fort avec la P24 RS, son modèle le plus puissant et le plus extrême en 48 ans d’histoire. Cette nouvelle sportive biplace ultra-dépouillée mise sur l’aérodynamique, la légèreté et une mécanique de haut vol pour repousser les limites de la conduite « à l’ancienne ». Successeur de la F22 lancée en 2022, la P24 RS devient le 20e modèle de la marque. Malgré son tempérament radical, Donkervoort affirme qu’il s’agit de sa voiture la plus accessible à conduire à ce jour. Une version à conduite à droite est même à l’étude.

Un V6 biturbo Ford inédit chez Donkervoort

Sous le capot, on retrouve un V6 de 3,5 litres biturbo, déjà connu pour avoir animé la Ford GT de seconde génération. C’est la première fois depuis la D8 Cosworth de 1995 que Donkervoort utilise un moteur Ford, après des années de fidélité aux blocs Audi cinq cylindres. Revu en profondeur par Donkervoort (turbos spécifiques, intercooler modifié, logiciel maison et collecteurs d’échappement imprimés en 3D), ce moteur pèse moins de 170 kg, contribuant au poids plume de 780 kg de la voiture.

Puissance modulable en temps réel

Fait rarissime sur une voiture de route, la puissance est réglable à la volée grâce à une molette dans l’habitacle, comme un contrôle de traction. Trois niveaux sont proposés : 394 chevaux, environ 500  chevaux et jusqu’à 591 ch (600 ch annoncés). Selon Denis Donkervoort, cette solution vise à rendre la voiture exploitable sur route comme sur circuit, quelles que soient les conditions.

Performances sans filtre

Avec 590 lb-pi de couple, la P24 RS expédie le 0-200 km/h en 7,4 s. Le 0-100 km/h n’est pas officiel, mais devrait battre les 2,5 s. La vitesse de pointe atteint 300 km/h. Le résultat est spectaculaire : un rapport poids/puissance de 758 ch/tonne, chiffre digne de des supervoitures.

Châssis carbone et aérodynamique amovible

La P24 RS exploite largement la fibre de carbone, notamment pour son châssis développé par la division interne Ex-Core Technologies. L’aérodynamique complète génère jusqu’à 90 kg d’appui à 250 km/h. Fait original, l’ensemble aérodynamique peut être retiré facilement, une idée inspirée du Mans et de la Formule 1, afin d’adapter l’auto à un usage routier plus fréquent.

Une expérience de conduite 100 % analogique

Fidèle à sa philosophie, Donkervoort conserve une approche radicale avec une direction non assistée, pas d’ABS et des aides électroniques minimales (traction et puissance ajustables). La suspension et la garde au sol sont entièrement réglables, renforçant la polyvalence route/circuit d’un engin pourtant taillé pour la performance pure.

Production limitée et prix exclusif

La Donkervoort P24 RS sera produite à 150 exemplaires seulement, affichée à 298 500 € (environ 483 000 $) Déjà, 50 unités sont réservées.

Conclusion

Donkervoort réussit un tour de force : proposer une machine brutale sur le plan technique, mais pensée pour être maîtrisable et modulable. Dans un monde de fardé de technologie, la P24 RS fait figure d’ovni mécanique — et c’est précisément ce qui la rend si désirable.

Avec des renseignements d’Autocar

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La 81e édition du Salon de l’auto de Montréal a fermé ses portes hier soir avec un bilan positif. Plus de 170 000 visiteurs ont franchi les tourniquets du Palais des congrès où il a été présenté du 16 au 25 janvier. C’est la meilleure assistance depuis le salon de 2023, premier salon post-pandémie, rapportent ses organisateurs dans un communiqué publié à la fermeture de l’événement.

En janvier dernier, la 80e édition de cet événement avait accueilli près de 163 000 visiteurs malgré le froid mordant et l’investiture américaine, qui avait capté l’attention de bien des Québécois.

Aux yeux des organisateurs, le succès obtenu cette année confirme l’engouement du public pour ce rendez-vous quasi traditionnel. Un événement qui, cette année, a réuni 400 véhicules, dont 43 % étaient électrifiés, présenté par une trentaine de marques d’automobiles, incluant Audi et BMW qui faisaient un retour longuement attendu.

Un nombre record de visiteurs ont profité des essais routiers de véhicules électrifiés (électriques ou hybrides branchable) proposés par CAA-Québec. Avec un parc composé d’une trentaine de véhicules de quatorze modèles différents, cette organisation a permis à 4 663 visiteurs (1 086 de plus que l’an dernier) de réaliser 2 206 essais routiers (372 de plus qu’en 2025), signe de l’intérêt croissant porté pour ce type de véhicules.

Le salon avait aussi son lot de présentations spéciales proposées, notamment cette section consacrée aux fabricants québécois Felino, Campagna et Allard; une initiative originale des organisateurs qui se doit d’être soulignée.

À cela s’ajoutait une flopée de voitures exotiques présentées par Lamborghini et McLaren, mais aussi par la collection Quadriam, de même que l’hommage à Gilles Villeneuve destiné à rappeler l’arrivée prochaine sur les grands écrans du film québécois qui racontera une partie de sa carrière.

Pour le sympathique Bertrand Godin, porte-parole du Salon de l’Auto de Montréal, qui a arpenté les allées du salon quotidiennement afin d’échanger avec les visiteurs de tous âges, « l’intérêt était clairement au rendez-vous, autant chez les passionnés que chez les familles et les visiteurs en réflexion d’achat. La Zone Performance, avec ses voitures modifiées, a particulièrement retenu l’attention et généré de nombreux échanges, démontrant à quel point la passion automobile demeure bien vivante et rassembleuse. »

Rappelons que l’édition 2026 du salon proposait également deux nouvelles zones thématiques immersives qui, selon les organisateurs, ont été très prisées du public. Il s’agit de la Zone famille St-Hubert, avec ses minivoitures électriques pour enfants, et la Zone de plein air Overlanding, dédiée à l’aventure et à l’exploration.

Cette année encore, les commentaires des visiteurs, qui étaient très positifs, confirment l’importance de cet événement que Denis Dessureault, vice-président exécutif du Salon de l’auto de Montréal, qualifie de lieu de rencontre entre l’industrie et le public. Un événement où les familles étaient nombreuses au rendez-vous aussi, comme en témoigne la popularité du mini-circuit de voitures de la Zone famille St-Hubert, rappelle-t-il. Un constat qui fait dire à M. Dessureault que « cette édition repensée, axée sur l’expérience, la diversité et l’accessibilité, répond pleinement à notre philosophie : on existe seulement lorsqu’on avance. »

Photos : Salon de l’auto de Montréal

Le texte Le Salon de l’auto de Montréal 2026 accueille encore plus de visiteurs provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Tout au long des années 50 et 60, la société Chrysler a entretenu une relation fructueuse avec la Carrozzeria Ghia de Turin. Ce partenariat a donné naissance à certains exercices de style exceptionnels et à des voitures-concepts parmi les plus spectaculaires jamais vues. Cette Chrysler Special qu’on surnomme la « Thomas Special » en fait partie. Elle sera offerte au plus offrant lors de la vente aux enchères organisée par Bonhams à Paris, le 30 janvier. Toutefois, bien que l’encanteur la qualifie d’unique, quelques recherches nous démontrent que ce n’est pas tout à fait le cas.

D’abord, il faut reconnaître qu’à la fin des années 40, les automobiles de Chrysler étaient généralement bien conçues sur le plan technique. Toutefois, leur apparence était quelque peu datée. Cette situation va changer à l’arrivée de Virgil Exner à la tête du Advanced Styling Studio, en 1949. À sa façon, Exner va révolutionner le design de la marque, notamment en donnant aux produits Chrysler son design appelé Forward Look, dès 1955.

Issu de Studebaker où, de 1944 à 1949, il avait signé plusieurs designs novateurs (pensons entre autres au coupé Starlight 1947), Exner va revitaliser la gamme de Chrysler. D’ailleurs, pour y arriver, il n’hésitera pas à s’inspirer de réalisations européennes, ce pour quoi il amorce cette collaboration avec Ghia.

Des ateliers de ce carrossier italien sortiront plusieurs exercices de style mémorables comme, par exemple, la berline Plymouth XX-500 1951, la Chrysler K-310 1951 et la somptueuse Chrysler D’Elegance 1952, sans oublier les célèbres prototypes Chrysler Turbine de 1963.

Pas si unique, la Thomas Special

La voiture offerte à l’encan de Paris fait également partie de ces réalisations italiennes. Elle emprunte son nom à C.-B. Thomas. Ce vétéran de l’industrie s’est joint à Chrsler en 1937, après avoir consacré 15 années à la marque Hudson. En juin 1952, il est nommé vice-président de la Chrysler Corporation, en plus de conserver le poste de président de la division des Exportations qu’il occupe depuis 1942. Plutôt fantasque, ce personnage avait de grandes ambitions pour la marque dans les marchés étrangers. Il parlait même ouvertement aux journalistes de son ambition d’exporter un jour des voitures… en Chine communiste !

C’est à son intention qu’on a fait construire la « Thomas Special », sans doute en guise de « bonus ». Elle était basée sur un modèle unique : la Chrysler Styling Special. Esthétiquement proche, ce coupé avait été esquissé par Exner et construit par Ghia, pour être dévoilé au Salon de l’auto de Paris de 1952.

Également fabriquée en Italie chez Ghia, la voiture de Thomas avait un châssis à empattement plus long, afin d’en faire une véritable cinq places. Après tout, Thomas entendait la conduire au quotidien. De plus, sous le capot, on avait logé un V8 Hemi de 5,4 L de Chrysler.

Petite série

L’engouement provoqué par la Styling Special en Europe et, par la suite par le coupé de Thomas, fut tel que l’importateur de Chrysler en France, un dénommé Charles Ladouch, demanda au patron des Exportations la permission de commander à Ghia une petite série reproduisant la Thomas Special (certaines sources parlent de 16 exemplaires, d’autres 12). Dans ce contexte, qualifier la voiture de Thomas d’unique semble maladroit de la part d’une entreprise comme Bonhams. Elle serait plus juste de la présenter comme le premier exemplaire de la petite série des Chrysler Special.

Quoi qu’il en soit, après sa livraison, la voiture de C.B. Thomas est tombée dans l’oubli. On n’en a pas entendu parler avant la parution d’un entrefilet dans le magazine étatsunien Car Collector de décembre 1982. Le journaliste Denis Adler l’évoquait par quelques mots : « ce coupé sport est possiblement la Thomas Special originale, bien qu’il n’existe aucune documentation ».

Retour sur le marché

À partir de ce moment, la Thomas Special réapparaît occasionnellement dans l’univers des collectionneurs. Ainsi, au cours des années 80, elle sera vendue à Fran Roxas de Chicago, un restaurateur d’automobiles de renom qui va la restaurer deux fois plutôt qu’une !

Puis, en 1992, ce dernier la vend à Joe Bortz, un autre collectionneur de Chicago bien connu pour son impressionnante collection de voitures-concepts des années 50 et 60. L’intérieur de la voiture sera alors restauré de nouveau, mais par Chris Nersthiemer. La même année, la Thomas Special est exposée au prestigieux Concours d’Elegance de Pebble Beach, en Californie.

D’après les spécialistes de Bonhams, la Thomas Special a été entretenue avec le plus grand soin et utilisée avec parcimonie. Au moment où M. Bortz l’a vendue, en 2007, il avait parcouru à peine plus de 1 600 kilomètres avec cette voiture.

En 2010, on la retrouve à la vente aux enchères organisée par RM Auctions dans le cadre du concours d’élégance de Meadow Brooks, où un collectionneur se l’offre pour la modique somme de 858 000 $ US. Puis, en avril 2016, elle fait son entrée dans le Vieux Continent et, depuis 2020 ou 2021, elle aurait été immatriculée en Roumanie, nous apprennent les spécialistes de Bonhams.

Naturellement, la Chrysler Thomas Special sera une vedette de la vente aux enchères annuelle de Bonhams|Cars à Paris, qui sera présentée le 30 janvier, durant la semaine du salon Rétromobile. Curieusement, les spécialistes de cette entreprise affichent de la retenue à son égard, puisqu’ils lui attribuent une valeur située 530 000 $ CA et 630 000 $ CA seulement.

Photos : Bonhams

Le texte La Chrysler Thomas Special 1953, une pièce rare pas si unique que ça provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

À peine relancée, déjà condamnée. Chevrolet a confirmé que la toute nouvelle Bolt EV cessera sa production dès 2027. Une décision qui surprend, même si GM avait prévenu qu’il s’agissait d’une « production limitée ». Manifestement, le terme était à prendre au pied de la lettre.

Tarifs, subventions et ventes au ralenti

La Bolt EV est assemblée à l’usine GM de Fairfax, au Kansas. Toutefois, le constructeur a décidé de réorganiser l’utilisation de cette usine, principalement en raison des tarifs douaniers américains, de la fin du crédit d’impôt fédéral américain pour les véhicules électriques (jusqu’à 7 500 $ US), et du ralentissement général des ventes de VE aux États-Unis. Sans subvention fédérale, la Bolt perd un avantage clé qui faisait historiquement son succès : un prix d’entrée agressif.

Fairfax change de vocation

Actuellement, la Bolt est le seul véhicule produit à Fairfax. Or, GM prévoit de rapatrier la Chevrolet Equinox à essence du Mexique vers le Kansas dès 2027, puis, en 2028, d’y transférer la production de la Buick Envision, actuellement assemblée en Chine. Ces relocalisations visent directement à éviter les tarifs. Dans ce contexte, maintenir la Bolt EV n’a plus de logique industrielle pour GM, surtout qu’un déplacement vers une autre usine hors des États-Unis l’exposerait à des droits de douane supplémentaires à l’importation.

Une icône électrique malgré tout

La Chevrolet Bolt originale a été lancée pour l’année-modèle 2017. Elle représentait alors une première pour GM un VÉ abordable à autonomie respectable produit à grande échelle. En 2022, GM a ajouté la Bolt EUV, plus longue et au style légèrement utilitaire. En 2023, Ressources naturelles Canada évaluait l’autonomie de la Bolt à 417 km. La version 2027 promettait un léger gain à 422 km, insuffisant toutefois pour renverser la vapeur.

Une gamme électrique toujours bien garnie

La fin de la Bolt ne signifie pas l’abandon de l’électrification chez Chevrolet. La marque propose toujours l’Equinox EV, le Blazer EV et le Silverado EV. Ironiquement, l’Equinox EV et le Blazer EV sont aussi fabriqués au Mexique et ne bénéficient pas non plus de la subvention fédérale américaine, ce qui soulève des questions sur leur avenir à moyen terme. À noter : Buick demeure la seule marque de GM sans modèle électrifié, une anomalie qui pourrait aussi être corrigée dans un contexte de repositionnement stratégique.

Une victime collatérale de la transition

La Bolt EV version 2027 n’aura finalement été qu’un symbole de plus des turbulences actuelles du marché des véhicules électriques : politiques changeantes, incertitude économique et réalités industrielles prennent le pas sur la technologie elle-même.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Chevrolet met fin à la Bolt EV 2027… avant même qu’elle ne prenne son envol provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le président américain Donald Trump menace d’imposer des tarifs douaniers de 100 % sur l’ensemble des produits canadiens exportés vers les États-Unis, en réaction au nouvel accord commercial entre le Canada et la Chine. Dans un message publié samedi matin sur les réseaux sociaux, Trump a qualifié le premier ministre Mark Carney de « gouverneur », reprenant une insulte qu’il utilisait auparavant à l’endroit de Justin Trudeau.

Le Canada accusé de servir de porte d’entrée à la Chine

Dans sa publication, Trump affirme que si Mark Carney croit que le Canada peut devenir un « port de transit » permettant à la Chine d’acheminer ses produits vers le marché américain, il se trompe lourdement. Il ajoute que toute entente commerciale entre Ottawa et Pékin entraînerait automatiquement l’imposition de tarifs punitifs de 100 % sur les exportations canadiennes vers les États-Unis.

Une menace aux contours encore flous

À l’heure actuelle, la majorité des produits canadiens entrent aux États-Unis sans droits de douane grâce à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Il n’était pas immédiatement clair si les nouveaux tarifs évoqués par Trump s’appliqueraient également aux produits couverts par cet accord de libre-échange.

Les véhicules électriques au cœur du différend

Plus tôt ce mois-ci, Mark Carney s’est engagé à réduire les tarifs canadiens sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, les faisant passer de 106,1 % à 6,1 %. En contrepartie, la Chine a accepté de diminuer ses tarifs sur plusieurs produits agricoles canadiens, notamment le homard, le crabe et le canola. Cette concession sur les véhicules électriques chinois semble avoir particulièrement irrité l’administration américaine, déjà très sensible à toute ouverture commerciale envers Pékin dans le secteur automobile.

Un contexte politique tendu après Davos

La sortie de Donald Trump survient peu après un discours très remarqué de Mark Carney au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Sans nommer directement le président américain, le premier ministre canadien y a vivement critiqué la politique étrangère américaine et l’utilisation des tarifs douaniers comme arme économique — une intervention largement perçue comme un désaveu des pratiques de Washington.

Une escalade à surveiller de près

Cette nouvelle menace ravive les inquiétudes dans l’industrie automobile et chez les exportateurs canadiens, particulièrement à un moment où les chaînes d’approvisionnement nord-américaines sont déjà sous pression et où le commerce des véhicules électriques devient un enjeu géopolitique majeur.

Avec des renseignements de la Presse Canadienne

Le texte Trump menace le Canada de tarifs de 100 % en raison d’un accord commercial avec la Chine provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Lorsqu’il est question du prix d’une voiture ancienne, on se demande toujours s’il est trop élevé ou trop bas. C’est comme s’il n’était jamais juste, ou du moins rarement juste.

Et lorsque le modèle est rare, ou encore que son kilométrage est très bas, la question devient encore plus pertinente. Lorsque ces deux variantes sont réunies, elle est encore plus épineuse.

Un cas intéressant

Un cas d’espèce intéressant s’est récemment présenté à nous sur le site Bring a Trailer avec une Subaru DL de 1979 qui s’est retrouvée aux enchères. Cette voiture se présentait toujours comme neuve, avec seulement 9000 miles au compteur, soit environ 14 500 km.

L’état du modèle est impeccable. La chance d’en trouver un autre dans cet état sur le marché est très rare. Conséquemment, combien est-ce que ça vaut ? Auriez-vous déboursé 5000 $ US, 10 000 $ US comme ce fût le cas pour ce modèle, ou encore plus ?

La réponse à cette question est très personnelle. Est-ce que vos parents ont possédé une Subaru DL de 1979 ? Si oui, l’occasion de revivre des souvenirs d’enfance n’a pratiquement pas de prix. Était-ce votre première voiture ? Là aussi, la chance de remettre la main sur son premier véhicule peut faire perdre le nord.

Si vous êtes simplement à la recherche d’une voiture d’occasion toujours à l’état neuf, alors là, vous n’avez pas à capituler devant un modèle donné. Vous pouvez attendre la bonne affaire, celle qui convient à votre budget.

Et il y a une autre chose à considérer : la suite des choses. Autrement dit, est-ce que l’entretien du modèle acquis sera facile ou difficile ? Abordable ou hors de prix ? Et qu’en est-il des pièces ? Sont-elles faciles ou difficiles à trouver ?

Voilà autant de considérations qui ne servent qu’à donner mal à la tête.

L’idéal, c’est d’avoir un compte en banque bien garni et de ne pas s’en faire avec ce genre de détail. Hélas, ce n’est pas le cas de la majorité d’entre nous qui doit toujours effectuer des calculs.

Alors, considérant tout cela, est-ce que vous auriez dépensé 10 000 $ US pour mettre la main sur cette rare Subaru DL ?

La voiture

Quant à cette perle, en lisant sa description sur le site Bring a Trailer, on apprend qu’elle a été avec son propriétaire d’origine pendant plus de 20 ans. Celui qui l’a acquis est celui qui vient de l’offrir, ce qui signifie qu’elle n’a été aux mains que de deux propriétaires avant son apparition en ligne.

Sans surprise, la voiture est demeurée immobile pendant des années, ce qui explique son état et son faible kilométrage. Pour la vente, le réservoir d’essence a été remplacé, tout comme les liquides du moteur, de la transmission et des freins.

Mécaniquement, cette Subaru était animée par un 4-cylindres de 1,6 litre qui offrait à l’époque l’incroyable puissance de 67 chevaux. Une boîte manuelle à quatre rapports fait le lien entre la mécanique et les roues avant.

Pour ce qui est de l’équipement, on retrouve des roues en acier de 13 pouces, des freins à disque à l’avant, des sièges baquets, de fausses boiseries à l’intérieur, ainsi qu’une radio AM à boutons-poussoirs.

Parmi les défauts, on note de petits éclats de peinture, une fissure à un enjoliveur, un peu de rouille sur les routes et l’absence du bouchon du réservoir à essence.

Le mot de la fin

Une belle pièce, assurément. Disons qu’un prix de 7000 $ CA aurait pu nous convaincre de faire une folie, mais 10 000 $ US, sans compter les frais pour amener le véhicule au Canada, ça rend la chose moins intéressante de ce côté-ci de la frontière.

Mais comme on le mentionnait, lorsque les émotions entrent en jeu, la logique est souvent mise de côté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le texte Auriez-vous payé 10 000 $ US pour cette Subaru DL de 1979 ? provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Buick ne vend que quatre modèles sur le marché américain, et un seul est actuellement assemblé aux États-Unis. Cette situation changera en 2028, lorsque General Motors transférera la production de son VUS compact Envision de la Chine vers l’usine de Fairfax, à Kansas City (Kansas). Depuis près de dix ans, la Chine approvisionne les concessionnaires américains en Envision. Mais avec les tarifs d’importation imposés par l’administration Trump, ce modèle est devenu un lourd fardeau financier pour Buick, déjà fragilisée par une structure industrielle largement dépendante de l’Asie.

Une gamme massivement exposée aux droits de douane

La situation est unique sur le marché américain :

  • Buick Envision : fabriqué en Chine
  • Buick Envista et Encore GX : produits en Corée du Sud
  • Buick Enclave : assemblé au Michigan

Résultat : Buick est l’un des constructeurs les plus durement touchés par les tarifs. Comme le résume Sam Fiorani (AutoForecast Solutions)

Un précédent déjà coûteux

Lors du premier mandat de Donald Trump en 2018, GM avait tenté d’obtenir une exemption tarifaire pour l’Envision, invoquant son importance stratégique malgré de faibles volumes. La demande avait été refusée.

Un futur Envision made in USA

Le 22 janvier, GM a confirmé que le futur VUS compact de Buick, successeur de l’Envision, sera basé sur la même plateforme que le Chevrolet Equinox et produit à l’usine Fairfax. GM n’a toutefois pas confirmé le nom du modèle ni son calendrier précis de lancement.

Ce transfert s’inscrit dans un plan d’investissement massif :

  • 5,5 milliards $ US injectés dans les usines américaines sur la dernière année
  • 4 milliards $ US supplémentaires annoncés en 2025 pour trois sites, dont Fairfax
  • Ajout de production thermique pour compenser la fin de production du Chevrolet Bolt après 2027

Une logique industrielle, mais aussi politique

Officiellement, GM parle de renforcement de l’empreinte industrielle américaine et de soutien à l’emploi local. Officieusement, la logique est simple : produire localement coûte désormais moins cher que payer les tarifs.

Un mouvement généralisé dans l’industrie

GM n’est pas seul :

  • Stellantis : 13 G$ US d’investissements, +50 % de production américaine
  • Volvo : localisation de la XC60 à Charleston (Caroline du Sud)
  • Honda : Civic hybride rapatriée du Japon vers l’Indiana
  • Hyundai : 26 G$ US d’investissements d’ici 2028, incluant une aciérie en Louisiane

Le marché suit la tendance

Les chiffres confirment le virage :

  • Ventes de véhicules importés hors Amérique du Nord : -0,2 % en 2025
  • Ventes de véhicules assemblés en Amérique du Nord : +2,9 %
  • Part des véhicules assemblés aux États-Unis : 51 % → 56 % en 2025 (J.D. Power)

Un enjeu stratégique à long terme

À l’horizon 2026–2029, l’incertitude demeure, notamment avec la révision annoncée de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Impact direct pour Buick

Malgré une hausse globale de 8 % des ventes Buick aux États-Unis en 2025, l’Envision a reculé de 11 %, avec un effondrement de 61 % au quatrième trimestre. Son prix de base pour 2026 atteint désormais 42 995 $ US, contre 39 895 $ pour le modèle 2025.

Si la version américaine devient moins coûteuse à produire et à livrer, GM pourrait relancer les volumes de ce modèle stratégique — et, par ricochet, stabiliser l’avenir même de Buick sur le marché américain.

Avec des renseignements d’Automotive News

 

Le texte GM rapatrie la production du Buick Envision aux États-Unis pour contourner les tarifs provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Toyota a assemblé son premier RAV4 de 6e génération au Canada aujourd’hui. Cette nouvelle annoncée par voie de communiqué nous apprend également qu’à cette occasion, le personnel des installations de la Toyota Motor Manufacturing Canada (TMMC), en Ontario, a été rassemblé pour saluer cette réalisation.

« Le fait d’avoir été sélectionnés pour produire la toute nouvelle sixième génération du RAV4 reflète la confiance que Toyota Motor Corporation accorde à nos collaborateurs de classe mondiale, notre engagement envers la qualité et notre orientation client », a déclaré Tim Hollander, président de TMMC, aux employés lors de l’événement qui avait été organisé pour souligner la sortie de ce premier utilitaire de la chaîne d’assemblage.

Le Toyota RAV4 2026 est proposé exclusivement avec un groupe motopropulseur hybride non branchable et cinq niveaux de dotation : LE, XLE, Woodland, XSE et Limited, le plus cossu du lot. Des RAV4 à motorisation hybride branchable, par ailleurs, figurent toujours au catalogue, mais ils proviendront du Japon.

Rappelons, par ailleurs, que plus de 4 millions de RAV4 ont été assemblés par TMMC depuis 2009. Ce complexe manufacturier assemble des véhicules au Canada depuis près de 40 ans. Actuellement ses deux usines de Cambridge et celle de Woodstock, en Ontario, procurent du travail à plus de 8 500 personnes.

Le constructeur nippon se targue d’ailleurs d’être devenu le premier constructeur automobile en importance au Canada. En 2025, ses installations ontariennes ont livré plus de 535 000 véhicules. TMMC a livré son 2 millionième Lexus RX en 2025 et, cette année, ses employés produiront son 12 millionième véhicule.

Tim Hollander rappelle que TMMC produit des véhicules électrifiés (hybrides non-branchables) depuis près d’une décennie, notamment le RAV4 hybride et les Lexus NX hybride et RX hybride. Il rappelle que Toyota a investi plus de 1,1 milliard de dollars dans cette nouvelle génération de RAV4, ce qui porte l’investissement total du constructeur au Canada à plus de 12 milliards de dollars.

« Cela démontre clairement la confiance que Toyota accorde à notre personnel, à nos usines et à notre écosystème de fabrication. Cela reflète également notre engagement à long terme envers le Canada et les communautés où nous exerçons nos activités. »

Photos : Toyota

Le texte Toyota assemble son premier RAV4 de 6e génération au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

La Honda Civic a de nouveau été la voiture la plus vendue au Canada en 2025, conservant un titre qu’elle détient depuis 26 des 28 dernières années. Un exploit notable, surtout dans un contexte où les consommateurs délaissent massivement les voitures au profit des multisegments, des VUS et des camionnettes.

Des ventes en léger recul, mais toujours en tête

Honda a écoulé 31 054 Civic au Canada en 2025, en baisse de 2,3 % par rapport à 2024 (31 774 unités), selon l’Automotive News Research & Data Centre de Detroit. Malgré ce recul, la Civic demeure confortablement en tête du segment.

Corolla, Elantra et Jetta suivent

La Toyota Corolla s’est classée au deuxième rang avec 25 105 unités vendues en 2025, une baisse de 3,4 % sur un an. Elle est suivie par la Hyundai Elantra, la Volkswagen Jetta et la Mazda 3, qui complètent le top 5 des voitures particulières les plus vendues au pays, selon DesRosiers Automotive Consultants.

Des exceptions à la tendance

Fait intéressant, contrairement à la tendance générale du marché, l’Elantra, la Jetta et la Mazda 3 ont toutes enregistré des hausses significatives en 2025.

  • Hyundai Elantra : +18,7 % (24 248 unités)
  • Volkswagen Jetta : +34,7 % (15 849 unités)
  • Mazda 3 : +36,8 % (14 042 unités)

Les voitures marginalisées par les camions légers

Malgré ces gains individuels, la catégorie des voitures a continué de perdre du terrain face aux camions légers. En 2025, les voitures ne représentaient plus que 12,6 % des ventes de véhicules neufs au Canada, contre 13,9 % en 2024, selon Automotive News Research & Data Center.

Un virage presque arrivé à saturation

Selon Andrew King, associé directeur chez DesRosiers Automotive Consultants, le désintérêt envers les voitures remonte à la crise financière de 2008, mais il approche désormais d’un plafond.
« Nous sommes rendus à un point où les camions légers frôlent les 90 % du marché, et il n’y a plus beaucoup de marge de progression », explique-t-il.

Un choix qui a un prix

Andrew King souligne également que cette transformation du parc automobile a des conséquences pour les consommateurs. S’ils sont libres de leurs choix, l’adoption massive des VUS et multisegments entraîne des coûts bien réels en matière d’abordabilité, de consommation de carburant et même de performances globales par rapport aux voitures traditionnelles.

Avec des renseignements d’Automotive News Canada

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