Il aura fallu attendre la deuxième génération pour que le roi des banlieues se convertisse à l’électricité, du moins partiellement. Le Hyundai Palisade, chouchou des familles canadiennes, a longtemps régné grâce à son espace et son rapport qualité-prix, mais il traînait comme un boulet la réputation d’être glouton à la pompe. En 2026, Hyundai tente de corriger le tir en glissant une motorisation hybride sous le nouveau capot aux allures de forteresse du Palisade.

Visuellement, le changement de cap est radical. Fini les rondeurs, place à une arrogance carrée qui semble vouloir intimider les Range Rover de ce monde. Mais c’est ce qui se cache derrière cette calandre massive qui nous intéresse aujourd’hui.

Pour cette version hybride, Hyundai a remisé le traditionnel V6 de 3,8 litres (réduit à 3,5 litres sur le modèle de base) au profit d’un quatre cylindres turbo de 2,5 litres jumelé à un moteur électrique. Sur papier, les puristes pourraient crier au sacrilège. En pratique, c’est une révélation. Avec une puissance combinée de 329 chevaux et un couple de 339 lb-pi, ce groupe motopropulseur offre une vigueur que le V6 atmosphérique ne pouvait qu’envier à bas régime.

La grande force de Hyundai est d’avoir conservé une boîte automatique conventionnelle à 6 rapports plutôt que de céder à la tentation de la boîte à variation continue (CVT). Les accélérations sont linéaires, franches, et surtout, silencieuses. Le moteur électrique comble les creux du turbo avec une belle efficacité, et propulse cette masse de plus de 2200 kilos avec une aisance déconcertante. On perd environ 1000 livres de capacité de remorquage par rapport au V6, mais pour le quotidien, l’échange vaut le jeu.

Une fois lancé, le Palisade Hybride révèle sa vraie nature : c’est un salon roulant. L’impression de conduite est, pour reprendre notre terme favori, très ouatée. La direction est légère, filtrant presque totalement les informations de la route. C’est un comportement général très neutre, sans saveur sportive, mais d’une stabilité impériale sur l’autoroute.

On ne conduit pas le Palisade pour le plaisir des virages, mais pour la paix d’esprit. La suspension absorbe les nids-de-poule avec une bienveillance paternelle, et le silence à bord est digne de véhicules portant des écussons beaucoup plus prestigieux. Cependant, on sent le poids du véhicule dans les courbes; la physique a ses lois que même l’ingénierie coréenne ne peut totalement contourner.

Parlons des choses qui fâchent, ou du moins, qui divisent. L’habitacle est dominé par l’interface multimédia typique de Hyundai : une immense dalle incurvée qui regroupe l’instrumentation et l’infodivertissement. C’est beau, c’est graphique, mais l’ergonomie repose un peu trop sur le tactile, même si de bons vieux boutons physiques sont logés sous l’écran.

Quant à la consommation, c’est là que le bât blesse souvent avec les gros hybrides en hiver. Durant notre semaine d’essai par temps froid, nous avons relevé une moyenne de 10 litres aux 100 km. Si l’on est loin des 8,1 l/100 km promis, ce chiffre demeure correct vu les dimensions gargantuesques du véhicule et la traction intégrale sollicitée en permanence.

C’est une nette amélioration face aux 13 ou 14 litres que le V6 engloutissait dans les mêmes conditions.

Le prix de la vertu écologique n’est pas anodin. Notre modèle d’essai, une version Ultimate Calligraphy, affiche un prix canadien de 68 700 $. Si l’on peut accéder à l’hybride via la version Luxury pour environ 63 500 $, la facture reste salée.

Le Hyundai Palisade Hybride 2026 est cher, lourd, et soporifique. Mais il mise sur la fatigue de la fourgonnette pour séduire les familles: il offre l’espace et le luxe d’une minivan et la consommation d’une berline intermédiaire.

Si vous passez votre vie entre l’aréna et le chalet, c’est un des meilleurs compromis sur le marché actuellement.

Le texte Hyundai Palisade Hybride 2026  provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ford amorce un virage stratégique majeur : le constructeur souhaite introduire cinq modèles entièrement nouveaux et plus accessibles avant la fin de la décennie. L’objectif est clair : répondre à la hausse des prix des véhicules et séduire une clientèle de plus en plus sensible au coût d’achat.

Une offensive tarifaire assumée

La marque américaine entend proposer une gamme de modèles plus économiques, avec une forte présence de motorisations hybrides et électriques. Cette orientation survient alors que le prix moyen d’un véhicule neuf dépasse largement les 50 000 $ US, ce qui accentue la pression sur les constructeurs pour offrir des options plus abordables. Ford n’a pas détaillé tous les modèles, mais confirme que plusieurs carrosseries seront concernées — des camionnettes aux utilitaires — afin de couvrir un large spectre du marché.

Une camionnette électrique à 30 000 US $ en tête d’affiche

Le premier produit de cette offensive sera une camionnette intermédiaire 100 % électrique attendue vers 2027, avec un prix cible d’environ 30 000 $ US. Voici quelques éléments techniques déjà connus : accélération comparable à une Mustang EcoBoost, habitacle plus spacieux qu’un Toyota RAV4, coffre avant (frunk) et technologies d’aide à la conduite BlueCruise Le modèle sera assemblé au Kentucky et constitue, selon Ford, un véritable « moment Model T » — une référence à la démocratisation historique de l’automobile.

Une plateforme révolutionnaire pour réduire les coûts

Au cœur du projet se trouve la nouvelle Universal EV Platform, conçue pour simplifier la fabrication avec environ 20 % de pièces en moins, 25 % moins de fixations, jusqu’à 40 % moins de postes de travail et un temps d’assemblage plus rapide. Ford abandonne la chaîne linéaire classique au profit d’un système dit « assembly tree », où les sections avant, arrière et centrale (incluant la batterie) sont assemblées séparément avant d’être réunies en fin de production.

Les batteries lithium-fer-phosphate — sans cobalt ni nickel — servent aussi de structure au plancher, améliorant le centre de gravité et l’espace intérieur tout en diminuant les coûts.

Une stratégie industrielle face à la concurrence mondiale

Ford investit massivement pour rivaliser avec les constructeurs à bas coûts, notamment chinois, et accélérer l’innovation via une équipe interne dédiée au développement de véhicules électriques plus économiques.

D’ici 2030, le constructeur veut que la majorité de ses modèles proposent une forme d’électrification, signe d’un repositionnement profond de sa gamme.

Ce que l’on ne sait pas encore

Hormis la camionnette, Ford reste discret sur les quatre autres véhicules. Des rumeurs évoquent un possible multisegment ou un utilitaire, mais aucun détail officiel n’a été confirmé.

Conclusion

Ford joue ici une carte extrêmement logique. Après avoir tenté de monter en gamme avec des VÉ coûteux — souvent déficitaires — la marque revient à une recette qui a fait son succès : le volume et l’accessibilité. La vraie question n’est pas tant le produit que la rentabilité. Si Ford parvient réellement à sortir un pickup électrique performant à 30 000 $ US, cela pourrait bouleverser le segment, aujourd’hui dominé par des modèles nettement plus chers.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Ford prépare cinq nouveaux véhicules abordables d’ici 2030 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Toyota ouvre un nouveau chapitre pour sa gamme de VUS : le Highlander revient, mais dans une version radicalement différente. Une récente vidéo confirme que le modèle 2027 sera un VUS entièrement électrique à trois rangées, marquant un tournant important pour l’un des noms les plus établis du portefeuille Toyota. Le dévoilement mondial est imminent, mais les premiers indices permettent déjà de cerner l’orientation technique et marketing du constructeur japonais.

Des logos qui parlent d’eux-mêmes

Une courte vidéo de 11 secondes a livré une information cruciale : le mot-symbole Highlander apparaît aux côtés de deux emblèmes révélateurs.

  • Logo BEV : confirmation d’un véhicule 100 % électrique

  • Logo AWD : forte probabilité d’une configuration à deux moteurs

Ces éléments concordent avec les précédentes informations montrant la silhouette arrière du véhicule ainsi qu’une vue vers l’avant depuis la troisième rangée — preuve qu’il s’agit bien d’un véritable utilitaire familial.

Une rupture avec la nomenclature bZ

Pendant un temps, plusieurs observateurs associaient ce futur modèle au concept bZ5x. Les nouveaux rendus suggèrent qu’il pourrait s’agir du même véhicule, mais sous une identité différente. Toyota semble ainsi s’éloigner de la nomenclature bZ, une tendance également visible ailleurs dans l’industrie. Volkswagen, par exemple, réintroduit des noms bien établis comme Polo et Tiguan pour ses futurs modèles électriques.

Après un lancement plus difficile du bZ4X, Toyota avait déjà simplifié l’appellation en « BZ » pour certains produits. Le retour du nom Highlander apparaît donc comme une décision hautement stratégique. Pourquoi ce choix? La reconnaissance de marque. Miser sur un nom déjà solide facilite l’adhésion des consommateurs, même si le produit n’a plus grand-chose en commun avec ses prédécesseurs thermiques.

Conclusion

Toyota démontre ici une approche beaucoup plus réaliste de l’électrification : changer la technologie sans sacrifier le capital de marque. Contrairement à la stratégie initiale très axée sur les sous-marques électriques, le constructeur semble revenir à une logique plus traditionnelle — et souvent plus efficace — en capitalisant sur des noms connus. Autre élément à surveiller : le rouage intégral de série suggère que Toyota vise clairement le cœur du marché plutôt qu’un produit de niche.

Avec des renseignements de Carscoops

Le texte Toyota confirme le retour du Highlander en mode 100 % électrique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le grand virage 100 % électrique prendra plus de temps que prévu — et Nissan en prend acte comme bien d’autres instructeurs. Sous la direction de son PDG Ivan Espinosa, le constructeur japonais élargit son orientation mécanique à court terme en intégrant davantage d’hybrides rechargeables (PHEV) et de véhicules électriques à autonomie prolongée (EREV), tandis que la demande pour les modèles entièrement électriques progresse plus lentement qu’anticipé. Arrivé à la tête de Nissan en avril 2025, Espinosa a lancé le programme de restructuration dont l’objectif est clair : améliorer la rentabilité avec les volumes actuels plutôt que de courir après la croissance.

Un plan drastique pour restaurer les marges

Le programme vise 500 milliards de yens ( 4,3 milliards Can) d’économies et prévoit de faire passer le seuil de rentabilité de 3,1 millions à 2,5 millions de véhicules d’ici l’exercice 2026. Parmi les mesures structurantes, la réduction du nombre d’usines d’assemblage mondiales de 17 à 10, la suppression de 20 000 emplois et une discipline accrue sur les investissements

Nissan ralentit le rythme des investissements dans les VÉ

Le constructeur maintient son engagement envers les véhicules électriques à long terme, mais ajuste le calendrier. Plusieurs facteurs expliquent ce repositionnement aux États-Unis y compris la demande plus faible que prévu, des infrastructures de recharge encore limitées, l’élimination des subventions gouvernementales et des cadres réglementaires en évolution.

En Europe, les constructeurs doivent composer avec des cibles de CO₂ plus strictes tout en protégeant leur rentabilité, alors que les incitatifs diminuent dans des marchés clés comme l’Allemagne et la France.

On mise sur E-Power

Dans ce contexte, Nissan compte capitaliser sur sa technologie e-Power en la déclinant en versions hybrides rechargeables et à autonomie prolongée. Ces solutions permettent de réduire les émissions moyennes de flotte tout en offrant une autonomie supérieure — un compromis de plus en plus apprécié par les consommateurs encore hésitants face au tout électrique.

Rogue PHEV et offensive technologique en Chine

Nissan prépare le lancement d’un Rogue PHEV aux États-Unis dès cette année, avec une autonomie électrique estimée entre 61 et 68 km. Le modèle sera d’abord importé du Japon avant que la production ne débute à Smyrna, au Tennessee, en 2028. En Chine, le constructeur a déjà lancé la production du NX8, un VUS à trois rangées doté d’un système EREV alimenté par des batteries lithium-fer-phosphate de CATL, capable d’atteindre jusqu’à 185 km en mode électrique.

La Chine comme levier pour d’autres marchés

Nissan envisage également d’exporter vers l’Europe le pickup Frontier Pro assemblé en Chine — incluant une variante hybride rechargeable développée avec Dongfeng Motor Group.

Conclusion

Ce repositionnement est hautement pragmatique. L’industrie réalise progressivement que la transition énergétique ne sera pas linéaire. Entre l’hybride classique et le 100 % électrique, les architectures intermédiaires — surtout les EREV — pourraient devenir le véritable pont technologique de la décennie. Nissan fait aussi un choix stratégique intelligent : réduire le point mort plutôt que de dépendre d’un marché volatil. En revanche, la réduction massive des capacités industrielles montre que le constructeur reste en mode redressement. Si les EREV gagnent en popularité en Amérique du Nord, plusieurs rivaux pourraient rapidement emboîter le pas.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Nissan recentre sa stratégie sur les hybrides branchables provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le gouvernement canadien revoit sa stratégie afin de maintenir à flot l’industrie automobile nationale, même dans l’éventualité où les tarifs américains deviendraient permanents. Ottawa se prépare à tous les scénarios, tout en espérant que les prochaines négociations commerciales permettront de préserver l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (ACEUM). Lors d’un discours prononcé le 5 février dans une usine de pièces automobiles au nord de Toronto, le premier ministre Mark Carney a réaffirmé la préférence du Canada pour un régime sans tarifs avec les États-Unis. Cette approche passera notamment par une refonte du programme fédéral d’allègement tarifaire en vigueur depuis près d’un an.

L’automobile prise dans la tempête politique

En avril 2025, le président américain Donald Trump a imposé des tarifs de 25 % sur les véhicules assemblés au Canada entrant aux États-Unis. Ottawa a répliqué rapidement avec des mesures équivalentes et un programme de remise permettant aux cinq constructeurs produisant au pays d’éviter les droits de douane sur leurs importations américaines — à condition de maintenir leurs investissements et leur production locale. Les tarifs des deux côtés de la frontière visent uniquement les véhicules complets et prévoient des exemptions pour les pièces produites localement.

Après plus d’un an de tensions commerciales :

  • Honda et Toyota, responsables d’environ 75 % de la production canadienne en 2025, ont maintenu leurs volumes.

  • Ford poursuit le réoutillage de son unique usine d’assemblage canadienne à Oakville, en Ontario.

  • General Motors et Stellantis ont ralenti la cadence ou déplacé certains projets vers les États-Unis, entraînant une réduction de leurs quotas de remise.

Par ailleurs, certains constructeurs sans production locale — dont Hyundai, Mazda et Nissan — ont suspendu l’importation de certains modèles afin d’éviter les tarifs.

Vers un système de crédits échangeables

Face à ces résultats mitigés, Ottawa lancera des consultations pour mieux arrimer son programme de remise tarifaire à la production réelle. Le principe est simple :

  • Chaque véhicule assemblé au Canada générera un crédit échangeable.

  • Les constructeurs en déficit devront acheter des crédits à des concurrents excédentaires ou payer des tarifs sur les véhicules importés des États-Unis.

Ce mécanisme permettrait à la fois de réintroduire certains modèles américains sans pénalité et de récompenser les constructeurs qui augmentent leur production canadienne — un angle mort souvent reproché au programme initial. À l’inverse, des groupes comme General Motors pourraient se retrouver en position déficitaire : près de 300 000 véhicules vendus au Canada en 2025, mais seulement environ 125 000 produits localement.

Une stratégie automobile plus large

Le plan révisé s’inscrit dans une stratégie industrielle plus vaste, qui inclut également l’abandon du mandat fédéral exigeant que 100 % des véhicules neufs vendus soient électriques d’ici 2035. Le gouvernement n’a toutefois pas précisé la durée des consultations ni la date d’entrée en vigueur du nouveau programme.

Conclusion

D’un point de vue stratégique, Ottawa envoie un signal clair : le marché canadien ne sera plus simplement une destination de vente, mais un levier pour attirer la production. Un système de crédits échangeables rappelle certaines politiques industrielles européennes et pourrait favoriser les constructeurs déjà fortement implantés — notamment les japonais — tout en mettant davantage de pression sur les groupes américains.

Le véritable test viendra lors de la révision de l’ACEUM : si les tarifs persistent, l’intégration nord-américaine pourrait perdre en fluidité, avec un risque réel de fragmentation des chaînes d’approvisionnement. À court terme, cependant, cette approche renforce la résilience canadienne.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Le Canada prépare un plan pour survivre à des tarifs automobiles durables provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le géant chinois du véhicule électrique BYD s’apprête à franchir une nouvelle étape stratégique en 2026, misant sur une croissance soutenue à l’international pour compenser le ralentissement de la demande domestique. L’Europe est clairement dans la mire, tandis que le Canada apparaît désormais comme une opportunité crédible.

Les ventes internationales deviennent le moteur de profit

BYD prévoit que ses ventes hors Chine bondiront d’environ 24 à 25 % pour atteindre près de 1,3 million de véhicules en 2026. Cette progression s’inscrit dans une tendance lourde : la part de l’international est passée de 8 % des ventes mondiales en 2023 à environ 23 % en 2025, preuve d’un basculement stratégique.

Cette orientation est loin d’être anodine. Les prix sont jugés plus stables à l’étranger, ce qui permettrait d’améliorer la structure globale des marges — un enjeu majeur alors que la guerre des prix fait rage en Chine.

L’Europe, priorité industrielle

BYD prépare le démarrage de sa première usine européenne à Szeged, en Hongrie, dotée d’une capacité annuelle de 150 000 véhicules. Le premier modèle attendu sur les chaînes serait la Dolphin Surf, une berline électrique sous-compacte. Parallèlement, le constructeur a déjà entamé la sélection d’un site pour une deuxième usine européenne, avec l’Espagne et l’Allemagne évoquées comme candidates potentielles. Une autre installation est aussi en construction en Turquie pour alimenter le marché régional.

L’objectif est clair : produire localement afin d’éviter les lourds droits de douane européens, qui peuvent atteindre 27 % sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.

Une demande européenne en mutation

Selon Li Yunfei, responsable de la marque et des relations publiques, le marché européen suit désormais la trajectoire observée en Chine : les particuliers remplacent progressivement les flottes et organismes publics comme principaux acheteurs. Le phénomène de bouche-à-oreille jouerait aussi un rôle accélérateur dans l’adoption des véhicules électrifiés. Résultat : l’Europe pourrait représenter environ le tiers des ventes internationales de BYD dès 2026.

Pour soutenir cette croissance, le constructeur vise 1 000 points de vente en Europe d’ici la fin de 2025, puis le double un an plus tard.

La carte technologique : la recharge ultrarapide

BYD prévoit également d’introduire en Europe sa technologie de recharge dite « megawatt flash », capable de fournir jusqu’à 1 000 kW. Selon l’entreprise, cela permettrait de récupérer plus de 400 km d’autonomie en cinq minutes ou d’effectuer une recharge complète en une dizaine de minutes — des chiffres qui, s’ils se confirment en conditions réelles, pourraient redéfinir les attentes du marché.

La pression concurrentielle locale s’intensifie, notamment face à Geely ou à des jeunes pousses comme Xiaopeng et Xiaomi. Deux irritants ressortent: une homogénéisation des modèles électrifiés et l’insatisfaction des conducteurs face à la recharge par temps froid. BYD promet d’améliorer ses batteries, ses châssis et ses groupes motopropulseurs hybrides rechargeables afin de mieux performer en climat hivernal — un détail loin d’être anodin pour des marchés comme le Canada.

Le Canada dans la mire

Jusqu’ici, BYD évitait le marché canadien après l’imposition de surtaxes de 100 % sur les VÉ chinois. Mais un récent accord commercial pourrait changer la donne : Ottawa autoriserait l’importation d’environ 49 000 véhicules électriques chinois par an avec un tarif d’environ 6,1 %. La direction parle d’un « signal positif » actuellement à l’étude en interne. À l’inverse, d’autres marchés se ferment : le Mexique a imposé 50 % de droits de douane sur les véhicules légers chinois, illustrant le principal obstacle à l’expansion mondiale — les barrières tarifaires motivées par la géopolitique.

Conclusion

BYD est en train de reproduire la stratégie jadis adoptée par les constructeurs japonais et coréens : industrialiser localement pour contourner les tarifs et bâtir une crédibilité régionale. Si l’offensive européenne semble déjà bien engagée, le Canada représente un pari plus délicat. Le marché y est fortement politisé et étroitement lié aux intérêts nord-américains. Toutefois, si les conditions tarifaires se stabilisent, BYD pourrait rapidement devenir un joueur majeur dans le segment des VÉ abordables. La capacité réelle de BYD à maintenir ses marges tout en continuant d’alimenter une guerre des prix mondiale — un exercice d’équilibriste.

Avec des renseignements de Bloomberg

Le texte BYD accélère sa conquête mondiale et lorgne le Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Kia Canada vient de confirmer une décision qui rétrécira l’offre de véhicules hybrides rechargeables au pays : le Kia Niro PHEV ne sera plus vendu au Canada après l’année-modèle 2026. Le multisegment électrifié, qui figurait parmi les options les plus accessibles du segment, disparaît dans un contexte de mutation rapide du marché et de repositionnement stratégique chez plusieurs constructeurs.

Une décision liée aux conditions du marché

Aux États-Unis, Kia a aussi officialisé l’abandon du modèle, évoquant des « conditions de marché changeantes » — un euphémisme souvent utilisé pour désigner des prévisions de ventes moins favorables. Ironiquement, la famille Niro n’est pas en perte de vitesse : 3 170 unités ont trouvé preneur le mois dernier aux États-Unis, soit près de trois fois plus qu’un an plus tôt.

Malgré cela, le constructeur semble vouloir rationaliser son portefeuille électrifié.

Un PHEV encore compétitif sur le plan du prix

Pour 2026, le Niro PHEV LX affiche un prix de départ juste sous les 40 000 $ CA (incluant la majorité des frais), tandis que la version EX Premium grimpe à environ 44 500 $ CA. À équipement comparable, le Niro hybride conventionnel coûte environ 6 000 $ CA de moins, ce qui peut expliquer une partie du défi commercial : le PHEV se retrouve coincé entre un hybride plus abordable et des électriques de plus en plus attrayants.

Bonne nouvelle pour les acheteurs intéressés : plusieurs unités 2026 seraient déjà disponibles en concession.

Un modèle unique dans la gamme

Le Niro se distinguait par une stratégie rare dans l’industrie : offrir trois motorisations électrifiées dans un format presque identique. Le tout alors que des modèles comme l’EV6 occupent déjà le terrain des VÉ dans les salles de montre Kia.

Kia en pleine croissance au Canada

Cette annonce survient pourtant dans un contexte très favorable pour la marque. Kia Canada a battu son record de ventes pour une troisième année consécutive en 2025, avec 94 622 véhicules livrés. Autre statistique révélatrice : il aura fallu environ 20 ans à Kia pour vendre un million de véhicules au Canada… puis seulement six ans pour en écouler un demi-million supplémentaire.

Conclusion

À court terme, cette décision réduit le choix pour les consommateurs canadiens. À moyen terme, elle confirme surtout que l’industrie entre dans une phase de tri technologique, où seuls les groupes motopropulseurs les plus rentables survivront.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Kia retire le Niro hybride rechargeable du Canada après 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le virage électrique coûte cher — très cher — et Stellantis vient d’en donner une démonstration spectaculaire. Le groupe automobile a annoncé des charges totalisant 22,2 milliards d’euros, soit environ 35,9 milliards $ CA, en réduisant l’ampleur de ses ambitions dans les véhicules électriques. Cette décision a immédiatement secoué les marchés : l’action du constructeur coté à Milan a plongé jusqu’à 30 %, atteignant son niveau le plus bas depuis la création du groupe en 2021.

Une transition électrique plus difficile que prévu

Stellantis rejoint ainsi Ford et General Motors dans la liste des constructeurs contraints de passer d’importantes dépréciations, conséquence directe d’une demande plus faible que prévu et d’un environnement politique moins favorable aux VÉ. Les constructeurs occidentaux font face à un défi inédit : continuer d’investir massivement dans l’électrique tout en maintenant leurs gammes thermiques — sans oublier la montée rapide des marques chinoises et les barrières commerciales croissantes. Le groupe est particulièrement exposé en Amérique du Nord, où ses profits reposent largement sur les camionnettes Ram et les utilitaires Jeep, dans un marché où l’adoption des VÉ demeure timide.

Objectifs trop ambitieux ?

Sous l’ex-PDG Carlos Tavares, évincé fin 2024, Stellantis visait un portefeuille composé à 100 % de véhicules électriques en Europe et à 50 % aux États-Unis d’ici 2030. Dans les faits, les VÉ représentaient 19,5 % des ventes européennes l’an dernier et seulement 7,7 % du marché américain, des chiffres nettement sous les projections internes. Le nouveau patron, Antonio Filosa, reconnaît aujourd’hui que ces hypothèses étaient « trop optimistes » et parle d’un « réalignement stratégique majeur » visant à remettre les préférences des consommateurs au centre des décisions.

Des pertes colossales… et pas de dividende

Stellantis prévoit désormais une perte nette préliminaire entre 19 et 21 milliards d’euros (environ 30,7 à 33,9 milliards $ CA) pour le second semestre 2025 et confirme qu’aucun dividende ne sera versé cette année.

Par ailleurs, environ 6,5 milliards d’euros (près de 10,5 milliards $ CA) correspondent à des sorties de trésorerie réparties sur quatre ans à partir de 2026.

Ces charges reflètent notamment des problèmes de qualité attribués aux anciennes politiques de réduction des coûts, une réorganisation de la chaîne d’approvisionnement des batteries, des provisions de garantie revues à la hausse, des suppressions d’emplois en Europe.

Le groupe a d’ailleurs dû recruter 2 000 ingénieurs pour corriger le tir.

Un virage déjà amorcé

Filosa avait commencé à ralentir la cadence électrique l’an dernier. Dernier exemple : la vente de la participation de 49 % de Stellantis dans une coentreprise canadienne de batteries à LG Energy Solution. Mais certains analystes mettent en garde contre un recul excessif. Selon Gartner, la survie même de certains constructeurs pourrait dépendre de leur capacité à trouver le bon équilibre stratégique.

Le vrai test commence maintenant

Stellantis prévoit une légère hausse de ses revenus dès 2026, avec des flux de trésorerie industriels positifs attendus en 2027. Reste que cet épisode illustre une réalité de plus en plus évidente : la transition énergétique ne sera ni linéaire ni uniforme. Plusieurs constructeurs ont manifestement surestimé la vitesse d’adoption du tout électrique — alors que d’autres, notamment chinois, accélèrent.

On assiste moins à un abandon de l’électrique qu’à une phase de rationalisation. Les stratégies dictées par la politique ou l’idéologie cèdent la place à une logique beaucoup plus pragmatique : produire ce que les clients achètent réellement, au moment où ils sont prêts.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Stellantis encaisse une perte de 36 milliards en freinant l’électrique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Après plus d’une décennie sur le marché, le Mazda CX-3 tire sa révérence — du moins au Japon. Le constructeur a confirmé que la production destinée au marché domestique prendra fin à la fin du mois, un signal clair que ce multisegment sous-compact arrive au bout de son cycle de vie. Toutefois, cette disparition pourrait n’être que temporaire : Mazda préparerait déjà la relève avec un nouveau petit VUS potentiellement baptisé CX-20.

Une retraite plus rapide que prévu

Initialement, la production devait s’arrêter en mars, mais le calendrier a été devancé. Le site japonais de Mazda précise que la fabrication des CX-3 pour le marché local cessera sous peu, sans toutefois mentionner explicitement les modèles destinés à l’exportation. Ce silence laisse planer peu de doute : lorsqu’un constructeur met fin à la production dans son marché d’origine, la fin mondiale suit généralement à courte échéance. Aujourd’hui, les CX-3 vendus au Japon proviennent de l’usine thaïlandaise de Mazda, qui alimente également plusieurs marchés internationaux, en plus d’un second site situé à Guanajuato, au Mexique.

Un modèle dépassé

Lancé en 2015, le CX-3 a longtemps joué un rôle stratégique dans la gamme Mazda. Mais face à la nouvelle génération de VUS — CX-5 modernisé, CX-50, CX-60 ou encore CX-80 — il accuse clairement le poids des années. Mazda avait d’ailleurs déjà retiré le modèle du marché américain en 2021, le remplaçant par le CX-30, plus spacieux et technologiquement à jour.

Le Mazda 2 va aussi disparaître

Le CX-3 ne serait pas le seul modèle compact à quitter la scène. Plusieurs rapports indiquent que la Mazda2 pourrait elle aussi être abandonnée d’ici juin. Mais la stratégie semble davantage relever d’un renouvellement que d’un retrait du segment.

Un tout nouveau modèle inspiré du Vision X-Compact Concept présenté l’an dernier pourrait arriver dès 2027, avec un design modernisé et des technologies de dernière génération. Un petit VUS dérivé de cette future citadine devrait logiquement suivre — devenant le véritable successeur du CX-3.

Un CX-20 pour tourner la page?

Des esquisses apparues l’an dernier, supposément liées à la prochaine génération, montrent un véhicule arborant des phares rappelant le nouveau CX-5 tout en conservant une silhouette sympathique et urbaine. Mazda pourrait profiter de cette refonte pour revoir la nomenclature et lancer le modèle sous le nom CX-20, question de mieux l’intégrer à sa hiérarchie actuelle.

Conclusion

La disparition du CX-3 n’a rien de surprenant. Dans l’industrie, un cycle de dix ans est déjà très long pour un véhicule d’entrée de gamme, surtout dans un segment aussi compétitif. Ce qui est plus intéressant, c’est la direction que semble prendre Mazda : moins de modèles, mais mieux positionnés, avec un design plus mature et une montée en gamme évidente.

Si le futur CX-20 adopte la philosophie récente de la marque — qualité perçue supérieure, dynamique de conduite soignée — il pourrait redevenir un joueur sérieux face aux Chevrolet Trax, Toyota Corolla Cross et Hyundai Kona.

En clair : ce n’est pas un adieu, mais une transition stratégique.

Avec des renseignements de carscoops

Le texte Mazda met fin au CX-3 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Il y a quelque chose de rassurant dans la persévérance de Hyundai. Alors que les constructeurs américains ont déserté le segment des berlines intermédiaires comme s’il s’agissait d’une maison hantée, et que les rivaux japonais s’y accrochent par tradition, le géant coréen nous ramène la Sonata hybride non pas pour révolutionner le genre, mais pour offrir une alternative pragmatique aux VUS qui engorgent nos banlieues.

Notez qu’en 2026, elle revient après une brève absence sur le marché canadien.

Une absence qu’on peut lui pardonner rapidement. Dès le premier contact, la Sonata joue la carte de la distinction, et d’un certain sentiment de voiture « premium ». Sa barre lumineuse horizontale traverse le capot comme une cicatrice futuriste, ça ne laisse personne indifférent. C’est une berline qui refuse l’anonymat, même si, on le réalise plus tard, son âme est beaucoup plus conservatrice que sa robe ne le suggère.

Sous le capot, la stratégie de Hyundai diffère de celle de ses concurrents directs. Le modèle de base se contente d’un 4 cylindres de 2,5 litres désormais livrable avec traction intégrale. La version hybride opte pour un 2 litres jumelé à un moteur électrique. La puissance combinée de 192 chevaux n’a rien d’effrayant, mais la grande particularité réside dans la transmission.

Contrairement à Toyota ou Honda qui ne jurent que par la transmission à variation continue (CVT), Hyundai a opté pour une boîte automatique conventionnelle à 6 rapports. Le résultat est une sensation de conduite beaucoup plus naturelle. On sent les passages de rapports, le moteur ne donne pas l’impression de mouliner dans le vide lors des accélérations, et l’ensemble offre une linéarité appréciable.

Mais ne cherchez pas le frisson sportif; le comportement routier est d’une neutralité suisse. La direction est précise mais muette, et la suspension gomme les imperfections avec une efficacité qui isole totalement le conducteur de la route. C’est compétent, c’est confortable, c’est désespérément sage.

Sur papier, la consommation est annoncée autour des 5 l/100 km. Dans la réalité de notre hiver canadien, le tableau est un peu différent, mais reste tout à fait honorable. Lors de notre semaine d’essai par des températures oscillant sous les -15 degrés, nous avons relevé une moyenne de 7 litres aux 100 km.

C’est tout à fait correct pour une berline de ce gabarit chauffée confortablement, bien que l’on soit loin des records d’ascétisme promis par les brochures. Le système hybride gère les transitions entre l’électrique et le thermique avec une bonne fluidité, même à froid, prouvant que la technologie est arrivée à maturité.

On peut présumer, parce que c’est ce qui est en train de se passer à l’échelle de l’industrie, que bientôt, les moteurs hybrides seront le seul choix offert sous le capot des véhicules d’entrée de gamme. Toyota le fait déjà. En Europe, c’est déjà bien entamé. Chez nous aussi ça s’en vient.

À bord, l’habitacle est un mélange de modernité et de déjà-vu. On retrouve l’interface multimédia typique de Hyundai, étalée sur une belle grande dalle incurvée. Les graphismes sont nets, la réactivité est au rendez-vous, mais l’ergonomie est discutable. Les menus sont clairs et simples, mais la disparition progressive des boutons physiques, pour la climatisation surtout, au profit de commandes tactiles, ça fait rager un peu.

L’espace est généreux, tant à l’avant qu’à l’arrière, et la finition, sans être luxueuse, est sérieuse. On sent que la voiture a été conçue pour accumuler les kilomètres sans fatiguer ses occupants. C’est un cocon technologique efficace, à défaut d’être chaleureux.

La Sonata de base coûte 39 000 $. L’hybride démarre à 100$ de plus, soit 39 100 $. La Sonata hybride 2026 se positionne donc agressivement, même si, 40 000 $, c’est cher. Sauf que son équipement forcerait à cocher de nombreuses options chez la concurrence.

En somme, la Hyundai Sonata hybride 2026 est la voiture de la raison. Elle n’a pas le dynamisme d’une Honda Accord, ni l’aura d’indestructibilité d’une Toyota Camry, mais elle représente ce qui sera bientôt le nouveau normal.

C’est le choix de ceux qui calculent avec leur tête plutôt que de conduire avec leur cœur.

 

Le texte Hyundai Sonata hybride 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile