Ford fait face à une situation plutôt embarrassante. Le constructeur américain doit rappeler une deuxième fois plus de 387 000 véhicules Ford et Lincoln aux États-Unis, après avoir découvert que des réparations effectuées lors de rappels précédents n’avaient pas été réalisées correctement.

Le problème ne concerne pas de nouvelles défaillances mécaniques, mais plutôt des mises à jour logicielles mal installées. Dans plusieurs cas, les véhicules avaient pourtant été déclarés conformes et remis à leurs propriétaires.

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a ainsi émis sept nouveaux rappels au début du mois de juin afin de corriger ces interventions inadéquates.

Le Canada va suivre

Du côté canadien, Transport Canada avait déjà publié les rappels d’origine touchant ces véhicules. Toutefois, aucun « rappel de rappel » n’a encore été annoncé officiellement.

Compte tenu de la situation aux États-Unis, il serait toutefois surprenant que les autorités canadiennes ne prennent pas des mesures similaires dans les prochaines semaines.

Les véhicules concernés couvrent les années-modèles 2012 à 2020.

Ford Focus : plus de 255 000 voitures concernées

Le plus important de ces nouveaux rappels touche 255 404 Ford Focus des années 2012 à 2018.

Une défaillance de la soupape de purge du système d’évaporation (Canister Purge Valve ou CPV) peut provoquer un calage du moteur pendant la conduite. La correction consiste à installer correctement la mise à jour du module de commande du groupe motopropulseur (PCM).

Au Canada, le rappel original avait été publié sous le numéro 2018-577 et concernait 136 272 véhicules.

Problèmes d’affichage au tableau de bord

Un autre rappel vise 2 349 véhicules, soit certaines :

  • Ford Mustang 2019;
  • Lincoln Nautilus 2019;
  • Lincoln Navigator 2019.

Dans ces véhicules, le combiné d’instruments peut demeurer complètement noir au démarrage, privant le conducteur d’informations essentielles.

Le correctif consiste à réinstaller adéquatement le logiciel du tableau de bord.

Transport Canada avait lancé le rappel initial sous le numéro 2019-064.

Certains F-150 touchés par des anomalies d’instrumentation

Des Ford F-150 2017 font également l’objet d’un nouveau rappel.

Par temps froid, plusieurs indicateurs du tableau de bord peuvent ne pas s’illuminer après le démarrage du véhicule.

Au Canada, 1 057 camionnettes avaient déjà été rappelées dans le cadre du dossier 2017-040.

Focus et Fusion : risque de fuite de transmission

Les Ford Focus 2015 à 2018 et Ford Fusion 2013 à 2016 équipées de certaines transmissions automatisées pourraient souffrir d’un glissement excessif de l’embrayage.

Le logiciel incorrectement installé est incapable de détecter adéquatement cette situation, ce qui pourrait mener à une défaillance de l’embrayage et à une fuite de liquide de transmission.

Transport Canada avait initialement rappelé 513 véhicules sous le numéro 2018-129, avant d’ajouter 134 Focus supplémentaires dans le cadre du rappel 2018-665.

Vitres électriques de l’Escape : une force excessive

Le rappel touche également 18 214 Ford Escape 2017 aux États-Unis.

Le système de remontée automatique des vitres, censé inverser leur mouvement lorsqu’un obstacle est détecté, peut exercer une pression excessive avant de réagir.

Le risque est particulièrement préoccupant en présence d’enfants ou lorsqu’une main se trouve dans l’ouverture.

Au Canada, 5 157 véhicules avaient été visés par le rappel 2015-410.

Feux de jour trop puissants sur le F-150

Près de 91 200 Ford F-150 des années 2018 à 2020 doivent aussi retourner chez le concessionnaire.

Les feux de jour ne réduisent pas suffisamment leur intensité lorsque les phares principaux sont allumés, ce qui produit un éclairage dépassant les normes fédérales américaines.

Transport Canada avait rappelé 50 989 camionnettes sous le numéro 2020-071.

Un problème de levier de vitesses

Enfin, 10 742 Ford F-150 2018 équipés du moteur V6 de 3,3 litres et de la boîte automatique à six rapports sont également visés.

En déplaçant rapidement le levier de vitesses monté sur la colonne de direction de la position « Park » à « Drive », l’indicateur de rapport peut s’éteindre temporairement. Plus inquiétant encore, la transmission pourrait brièvement engager la marche arrière ou le point mort avant d’avancer normalement.

Au Canada, 2 021 véhicules avaient déjà été rappelés sous le numéro 2017-517.

Comment vérifier si votre véhicule est concerné?

Les propriétaires peuvent vérifier si leur véhicule fait l’objet d’un rappel en utilisant le numéro d’identification du véhicule (NIV), aussi appelé VIN. Ce code à 17 caractères figure sur le certificat d’immatriculation ou est visible à la base du pare-brise du côté conducteur.

Par ailleurs, les constructeurs sont légalement tenus d’expédier un avis postal aux propriétaires concernés. Il est donc important de maintenir ses coordonnées à jour, particulièrement lors d’un déménagement ou de l’achat d’un véhicule d’occasion.

Une situation gênante pour Ford

Les rappels sont monnaie courante dans l’industrie automobile. Toutefois, devoir rappeler des véhicules parce que les réparations d’un rappel précédent n’ont pas été effectuées correctement demeure beaucoup plus rare.

Cette affaire soulève inévitablement des questions sur les processus de vérification des interventions en concession et rappelle qu’un véhicule déclaré réparé n’est pas toujours à l’abri d’un retour à l’atelier.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Des rappels en double pour 387 000 modèles Ford provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

General Motors se dirige vers l’abandon de la production du Chevrolet Silverado 1500 à l’usine d’Oshawa avant la fin de 2026, selon plusieurs analystes de l’industrie. Si cette décision se concrétise, elle représenterait un nouveau recul important pour l’installation ontarienne, déjà touchée par une réduction de cadence en début d’année. En janvier dernier, GM avait réduit les activités de l’usine de trois à deux quarts de travail, entraînant la suppression d’environ 700 emplois et une baisse de production de près de 50 000 véhicules. GM Canada n’a pas confirmé l’information, mais n’a pas non plus démenti les projections.

Oshawa se limiterait aux modèles HD

Selon la firme américaine AutoForecast Solutions (AFS), l’usine d’Oshawa conserverait uniquement l’assemblage des versions lourdes, soit les Silverado 2500 HD et 3500 HD.

Le Silverado 1500 de nouvelle génération a été dévoilé le 16 juin dernier et sa production doit débuter plus tard cette année. Toutefois, GM refuse toujours de préciser quelles usines hériteront de cette nouvelle génération.

Actuellement, les Silverado 1500 sont produits à Oshawa, en Indiana et au Mexique. Les modèles HD sont quant à eux assemblés à Oshawa et à Flint, au Michigan.

GM entretient le flou

GM affirme qu’Oshawa jouera toujours un rôle dans la production des camionnettes pleine grandeur de prochaine génération.

« Oshawa continue de jouer un rôle clé dans notre gamme de camionnettes pleine grandeur grâce à un investissement canadien de 343 millions de dollars destiné à la prochaine génération de camionnettes à essence », a indiqué Ariane Souza Pereira, porte-parole de GM Canada.

L’entreprise évite toutefois de préciser si cet engagement concerne à la fois les versions légères et lourdes.

Une usine réduite à un seul quart ?

Le PDG d’AFS, Joe McCabe, estime que la disparition du Silverado 1500 ramènerait l’usine à un seul quart de travail.

« Ce serait suffisant pour garder les lumières allumées », résume-t-il.

Le problème demeure la taille limitée du marché des camionnettes lourdes. Contrairement aux modèles 1500, les versions HD s’adressent à une clientèle plus restreinte composée notamment d’entrepreneurs et de propriétaires ayant des besoins de remorquage importants.

Une chute importante des volumes

L’usine d’Oshawa a assemblé 152 190 camionnettes en 2024 et 125 758 en 2025.

Avec la réduction de cadence déjà en place et le retrait éventuel du Silverado 1500, les volumes pourraient tomber autour de 50 000 véhicules annuellement, selon Sam Fiorani, vice-président des prévisions mondiales chez AFS.

Le Silverado 1500 de nouvelle génération arrivera dès cette année, alors que les modèles HD redessinés ne sont pas attendus avant 2029.

Unifor s’inquiète pour ses membres

Le syndicat Unifor Local 222, qui représente plus de 2 000 travailleurs horaires à Oshawa, affirme être extrêmement préoccupé par la sécurité d’emploi de ses membres.

Son président, Jeff Gray, soutient que GM n’a fourni aucune information officielle concernant l’avenir du Silverado 1500 à Oshawa.

« Toutes les informations sont hermétiquement contrôlées », explique-t-il, alors que les négociations collectives avec les Trois de Detroit doivent débuter cet été.

Les tarifs douaniers continuent de peser

Les tarifs imposés en 2025 sur certains véhicules fabriqués au Canada continuent d’alimenter l’incertitude dans le secteur automobile nord-américain.

Unifor réclame un retour à un environnement commercial stable sous l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), qui avait permis à l’usine d’Oshawa de retrouver sa prospérité après sa relance en 2021.

Pendant ce temps, GM a également suspendu les activités de l’usine CAMI d’Ingersoll après l’échec commercial du fourgon électrique BrightDrop.

GM investit davantage aux États-Unis

Parallèlement aux réductions canadiennes, le constructeur accélère ses investissements américains.

GM a notamment annoncé un plan de 4 milliards de dollars américains visant à accroître la production dans plusieurs usines aux États-Unis. L’entreprise a également confirmé l’ajout de capacité pour les Chevrolet Silverado et GMC Sierra légers en Indiana.

À Flint, au Michigan, la production des modèles HD est récemment passée de cinq à six jours par semaine.

Quelques motifs d’espoir pour le Canada

Malgré ce contexte difficile, certains signaux demeurent encourageants.

GM a confirmé un investissement de 691 millions de dollars canadiens pour la production de moteurs V8 de nouvelle génération au pays.

Le constructeur a également engagé 63 millions de dollars supplémentaires afin d’estamper les principaux panneaux de carrosserie des futures camionnettes à Oshawa, un investissement qui s’ajoute aux 280 millions de dollars annoncés en 2023.

Même si les détails demeurent limités, ces engagements démontrent que le constructeur n’a pas complètement tourné le dos au Canada.

Une décision lourde de conséquences

L’avenir du Silverado 1500 à Oshawa dépasse largement le simple sort d’un modèle populaire. Il s’agit d’un test crucial pour la place du Canada dans la stratégie manufacturière de General Motors à l’ère des tensions commerciales et des réorganisations industrielles.

Si le retrait du Silverado 1500 se confirme, Oshawa conservera une présence symbolique dans l’univers des camionnettes GM. Mais pour les travailleurs, les fournisseurs et toute la filière automobile canadienne, le symbole risque d’être difficile à transformer en véritable moteur économique.

Avec des renseignements d’Automotive News

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Après des mois de rumeurs, d’espionnage automobile et de spéculations, Ford vient enfin de lever un coin du voile sur sa future camionnette électrique d’entrée de gamme. Le constructeur américain a lancé discrètement une campagne de promotion consacrée à ce modèle très attendu, dont l’arrivée est prévue l’an prochain. Quelques jours seulement après que plusieurs prototypes lourdement camouflés eurent été aperçus sur les routes américaines, Ford a mis en ligne un microsite dédié au projet. Les véhicules d’essai sont d’ailleurs équipés d’un code QR que les curieux peuvent numériser afin d’accéder à cette plateforme.

Une fois sur le site, Ford félicite les visiteurs d’avoir « aperçu une licorne » avant de dévoiler plusieurs vidéos montrant la camionnette en phase de développement.

Une exception dans une industrie qui ralentit ses ambitions électriques

Le lancement de cette camionnette survient dans un contexte particulier. Comme plusieurs constructeurs automobiles, Ford a récemment réduit certains investissements destinés aux véhicules électriques en raison d’une demande moins soutenue que prévu et d’un environnement réglementaire américain en constante évolution. Ce projet fait toutefois figure d’exception. Ford continue de croire au potentiel de cette nouvelle camionnette compacte ainsi qu’à la plateforme Universal EV qui lui sert de fondation. Cette architecture simplifiée a été conçue afin de réduire les coûts de fabrication et de rendre les véhicules électriques plus accessibles.

Des essais hivernaux rigoureux

Les vidéos diffusées par Ford permettent d’observer le véhicule dans différentes conditions. Une première séquence présente la camionnette dans un centre d’essais spécialisé avant de la montrer évoluant sur des routes enneigées. Le constructeur en profite également pour dévoiler quelques images de l’usine où le modèle prendra vie, mettant en évidence son procédé d’assemblage simplifié. Une autre capsule met en vedette Chris Kirkland, spécialiste principal des logiciels véhicules chez Ford. On y découvre davantage d’images des essais réalisés dans le nord du Michigan, une région réputée pour ses hivers rigoureux.

Une taille qui rappelle le Ranger des années 1990

L’un des éléments les plus frappants concerne les dimensions de cette future camionnette. Contrairement aux mastodontes qui dominent actuellement le marché nord-américain, ce nouveau modèle semble reprendre les proportions du Ford Ranger des années 1990. Il s’agit toutefois d’une configuration à quatre portes mieux adaptée aux besoins des familles modernes. Cette approche pourrait séduire les consommateurs à la recherche d’un véhicule utilitaire plus facile à stationner, moins énergivore et plus abordable. Dans un marché où les camionnettes pleine grandeur franchissent souvent le cap des 70 000 $, voire davantage, une option plus compacte pourrait trouver rapidement son public.

Un design dicté par l’efficacité

L’absence d’un moteur thermique permet aux designers de Ford d’adopter des solutions inédites. La camionnette se distingue notamment par un capot très court, rendu possible par l’intégration du groupe motopropulseur électrique. Le pare-brise fortement incliné contribue quant à lui à améliorer l’aérodynamisme, un élément essentiel pour optimiser l’autonomie. Ford indique également que plusieurs systèmes électroniques font actuellement l’objet d’une mise au point intensive durant les essais hivernaux, notamment le contrôle de stabilité, l’antipatinage ainsi que la direction assistée électrique.

Le retour possible du nom Ranchero

Même si Ford n’a pas encore confirmé son appellation officielle, plusieurs observateurs croient que le constructeur pourrait ressusciter le nom Ranchero. Utilisé entre 1957 et 1979, le Ranchero associait les attributs d’une voiture particulière à une caisse utilitaire. Le retour de cette désignation historique sur une camionnette électrique compacte constituerait un clin d’œil intéressant au passé de la marque.

Un prix qui pourrait faire la différence

Ford a confirmé que cette nouvelle camionnette électrique sera commercialisée dès l’an prochain. Les caractéristiques techniques complètes ne seront dévoilées qu’à l’approche de sa présentation officielle. Toutefois, plusieurs éléments commencent déjà à se préciser.

Le prix d’entrée devrait se situer autour de 30 000 $ US, soit environ 41 000 $ CA selon les taux de change actuels. Une telle stratégie placerait le modèle parmi les camionnettes électriques les plus abordables du marché nord-américain.

Le véhicule devrait également être équipé d’une batterie au lithium-fer-phosphate (LFP), une technologie reconnue pour sa durabilité, sa stabilité thermique et ses coûts de production inférieurs à ceux des batteries conventionnelles.

Une carte importante pour Ford

Alors que plusieurs constructeurs revoient leurs ambitions électriques à la baisse, Ford semble convaincue qu’il existe une place pour une camionnette électrique simple, pratique et financièrement accessible. Plutôt que de miser uniquement sur des véhicules imposants et coûteux, le constructeur de Dearborn semble vouloir revenir à l’essentiel : offrir un outil polyvalent répondant aux besoins quotidiens d’un plus grand nombre d’acheteurs. Si Ford réussit à tenir sa promesse d’un prix avoisinant les 30 000 $ US, cette petite camionnette pourrait bien devenir l’un des lancements les plus importants du segment électrique au cours des prochaines années. Et si, finalement, l’avenir des camionnettes électriques ne passait pas par le gigantisme, mais plutôt par un retour aux sources?

Avec des renseignements de Carscoops

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Après huit années de loyaux services, le Chevrolet Silverado 1500 tourne une importante page de son histoire. Pour 2027, la camionnette pleine grandeur de Chevrolet se présente sous une nouvelle génération qui promet davantage de puissance, une technologie plus poussée et un style modernisé, tout en conservant les attributs qui ont contribué à son succès. Cette première présentation officielle demeure toutefois un avant-goût. General Motors n’a pas encore dévoilé l’ensemble des caractéristiques techniques ni permis aux journalistes de prendre le volant. Les impressions de conduite devront donc attendre, mais ce premier contact révèle déjà les grandes orientations du futur Silverado. Pour l’instant, seul le Silverado 1500, le fameux « demi-tonne », a été présenté. Les versions 2500 et 3500 devraient suivre prochainement, tout comme le GMC Sierra, son jumeau mécanique. Aux États-Unis, le Sierra joue un rôle plus discret derrière son cousin Chevrolet, alors qu’au Canada, les deux modèles se livrent une lutte beaucoup plus serrée sur le plan des ventes.

Une gamme toujours aussi complète

Comme le modèle actuel, le Silverado 2027 sera proposé avec une cabine régulière, une double cabine ou une cabine multiplace. Ce choix devient de plus en plus rare dans l’industrie, puisque plusieurs concurrents, dont le Ram 1500 et le Toyota Tundra, ont abandonné la configuration à deux portes. La gamme s’articulera autour des versions Work Truck, Custom, Trail Boss, Custom Trail Boss, Z71, ZR2 et High Country, permettant à Chevrolet de couvrir un large éventail de besoins, du véhicule de travail à la camionnette de luxe.

Deux nouveaux V8 pour remplacer les moteurs actuels

Sous le capot, Chevrolet conserve deux motorisations déjà bien connues. Le quatre-cylindres turbocompressé de 2,7 litres demeure au catalogue avec ses 310 chevaux et ses 430 lb-pi de couple, tandis que le six-cylindres en ligne turbodiesel Duramax de 3,0 litres développe toujours 305 chevaux et 495 lb-pi. Fait intéressant, ce moteur diesel sera désormais offert dès la version Work Truck.

En revanche, les V8 de 5,3 litres et de 6,2 litres prennent leur retraite. Ils cèdent leur place à deux nouveaux moteurs V8 de prochaine génération, d’une cylindrée respective de 5,7 litres et de 6,6 litres. Chevrolet n’a pas encore révélé leurs chiffres de puissance, mais promet déjà que l’un d’eux deviendra le moteur V8 atmosphérique le plus puissant de sa catégorie.

Toutes les versions seront associées à une boîte automatique à dix rapports. Le moteur 2,7 litres profite ainsi d’une amélioration notable puisqu’il abandonne enfin la transmission à huit rapports utilisée jusqu’à présent.

Il est fort probable que le futur V8 de 6,6 litres soit dérivé de celui actuellement installé sous le capot des Silverado HD, où il produit 401 chevaux et 464 lb-pi de couple. Une évolution de cette mécanique pourrait éventuellement servir de moteur d’entrée pour les futures versions lourdes.

Un comportement routier peaufiné

General Motors promet également des améliorations au chapitre du confort de roulement grâce à des ajustements apportés au châssis. Les détails demeurent toutefois limités.

Chevrolet confirme néanmoins que le Silverado conservera ses traditionnels ressorts à lames à l’arrière plutôt que d’adopter des ressorts hélicoïdaux comme le Ram 1500 ou le Toyota Tundra. Une décision qui privilégie la robustesse et les capacités de remorquage, deux éléments essentiels dans ce segment.

Une évolution stylistique mesurée

Le Silverado 2027 ne cherche pas à réinventer sa silhouette. Les designers ont plutôt choisi de moderniser une formule gagnante.

La partie avant a été redessinée, tout comme les blocs optiques avant et arrière. Les moulures des bas de caisse et des arches de roue ont été revues, tandis qu’une lunette arrière coulissante affleurante fait son apparition. Les versions Custom et supérieures pourront également recevoir un échappement à double sortie.

Chaque niveau de finition affichera ses propres éléments distinctifs afin d’affirmer davantage sa personnalité.

Le hayon Multi-Flex demeure au programme, tout comme les marchepieds intégrés aux extrémités du pare-chocs arrière, une solution simple mais particulièrement pratique lorsqu’il faut accéder rapidement à la caisse.

Un habitacle résolument technologique

C’est probablement à bord que le Silverado 2027 effectue le bond le plus spectaculaire.

Tous les modèles reçoivent désormais un écran tactile central de 16,3 pouces ainsi qu’un combiné d’instrumentation numérique de 12,2 pouces. Les versions ZR2 et High Country ajoutent un écran destiné au passager avant de 11,5 pouces, une première chez Chevrolet. Elles proposent également de série un affichage tête haute et un rétroviseur intérieur à affichage vidéo.

Selon les versions retenues, les occupants pourront profiter d’inserts en véritable fibre de carbone ou en bois, d’une sellerie en cuir agrémentée de suédine ainsi que d’une console centrale transformable en table de travail, une solution déjà popularisée par le Ford F-150.

Chevrolet n’a pas encore dévoilé toutes les possibilités offertes par le nouveau système multimédia et n’a pas confirmé la présence d’Apple CarPlay ou d’Android Auto.

Des commandes physiques toujours présentes

À une époque où certains constructeurs semblent convaincus que toutes les fonctions doivent être intégrées à un écran tactile, Chevrolet adopte une approche plus équilibrée.

Les responsables du projet ont confirmé que plusieurs commandes physiques seraient conservées. Selon eux, tout n’a pas besoin d’être enfoui dans des menus numériques, et le juste équilibre entre boutons traditionnels et interfaces virtuelles demeure essentiel à une expérience utilisateur réussie.

Une philosophie qui devrait rassurer ceux qui préfèrent ajuster la température sans quitter la route des yeux.

Le Super Cruise poursuit sa route

Le système de conduite mains libres Super Cruise demeure de la partie. Selon General Motors, il reste le seul dispositif du genre permettant une conduite sans les mains sur certaines routes compatibles, même lors du remorquage d’une remorque.

Le Silverado adopte également un nouveau sélecteur électronique installé sur la console centrale, déjà utilisé dans les Chevrolet Tahoe et Suburban. Cette configuration libère de l’espace à bord et permet toujours aux versions d’entrée de gamme d’offrir une banquette avant à trois places.

Le hors route plus populaire que jamais

Même si une bonne proportion de ces camionnettes ne quitteront jamais l’asphalte, les capacités hors route continuent d’attirer les acheteurs.

Les Silverado Trail Boss et Custom Trail Boss bénéficieront d’une suspension rehaussée de 50 millimètres et de pneus de 34 pouces. Au sommet de la hiérarchie aventurière, le ZR2 conservera ses différentiels avant et arrière verrouillables électroniquement, ses amortisseurs Multimatic DSSV avec butées hydrauliques, ses roues de 18 pouces compatibles avec des anneaux de retenue et ses pneus de 35 pouces. Des protections additionnelles des bas de caisse complètent l’ensemble, tandis que les sièges spécifiques offrent un meilleur maintien.

Une importante contribution canadienne

Le Silverado 2027 affichera également une forte empreinte canadienne.

General Motors du Canada a confirmé que son usine de St. Catharines, en Ontario, participera à la fabrication des nouveaux moteurs V8. L’usine d’Oshawa sera pour sa part modernisée afin d’assembler la nouvelle génération du Silverado. Elle demeure la seule installation nord-américaine capable de produire simultanément des camionnettes légères et lourdes.

Un marché toujours dominé par les camionnettes

En 2025, plus de 56 000 Silverado ont été vendus au Canada. Le GMC Sierra a fait encore mieux avec environ 61 000 unités écoulées.

Malgré ces performances enviables, l’ensemble formé par le Ford F-150 et les modèles Super Duty demeure le véhicule le plus vendu au pays. Les Ram et Toyota Tundra continuent d’évoluer derrière les deux représentants de General Motors.

Conclusion

À première vue, Chevrolet semble avoir trouvé le juste équilibre entre tradition et modernité. Les amateurs de V8 seront heureux de constater que le constructeur continue de miser sur les moteurs atmosphériques, tandis que les acheteurs plus technophiles apprécieront la montée en gamme de l’habitacle.

L’absence d’une motorisation hybride ou électrifiée pourrait surprendre certains observateurs, surtout dans un contexte où plusieurs concurrents explorent d’autres avenues. Chevrolet semble toutefois convaincue que les clients de ce segment demeurent attachés aux valeurs traditionnelles que sont la puissance, la robustesse et la capacité de remorquage.

Reste maintenant à vérifier si les promesses se traduiront sur la route. Une chose est sûre : avec ce Silverado 2027, la rivalité avec le Ford F-150 promet d’être plus intense que jamais.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Un nouveau Chevrolet Silverado pour 2027 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les prix élevés de l’essence, alimentés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, commencent déjà à modifier les habitudes d’achat des consommateurs américains. Selon General Motors, les acheteurs se détournent plus rapidement que prévu des camionnettes pleine grandeur et des gros VUS, pourtant parmi les véhicules les plus rentables pour les constructeurs. Lors d’une conférence organisée par le Center for Automotive Research à Ypsilanti, au Michigan, le président de GM Amérique du Nord, Duncan Aldred, a reconnu que le phénomène surprenait même les dirigeants de l’entreprise. « Je ne suis pas prêt à dire qu’il s’agit d’un changement permanent, mais nous constatons un certain recul des camionnettes, des VUS pleine grandeur et des véhicules plus lourds, tandis que les segments plus abordables gagnent en popularité », a-t-il déclaré.

Une réaction des consommateurs inhabituelle

Traditionnellement, les consommateurs mettent plusieurs mois avant de modifier leurs habitudes lorsque le prix du carburant grimpe. Plus tôt cette année, le directeur financier de GM, Paul Jacobson, indiquait aux investisseurs qu’il fallait généralement environ six mois de prix élevés à la pompe avant qu’un changement significatif ne s’opère. Cette fois, la réaction semble beaucoup plus rapide.

Le conflit en Iran fait grimper les coûts à la pompe

Les prix de l’essence ont fortement augmenté après le début du conflit entre les États-Unis et l’Iran, le 28 février dernier. Bien qu’ils aient légèrement diminué récemment, ils demeurent élevés. Selon l’organisme américain AAA, le gallon d’essence ordinaire se vendait en moyenne 4,04 $ US le 16 juin, comparativement à 4,51 $ US un mois auparavant. À la même période l’an dernier, le prix moyen n’était que de 3,14 $ US. L’annonce d’une entente préliminaire visant à mettre fin aux hostilités et à rouvrir le détroit d’Ormuz pourrait favoriser une baisse graduelle des prix du carburant. Toutefois, plusieurs analystes du secteur énergétique préviennent qu’un retour à des prix plus bas pourrait prendre du temps.

Les acheteurs recherchent davantage l’abordabilité

Reste à savoir si les consommateurs reviendront vers les camionnettes et VUS lorsque les prix du carburant se stabiliseront, ou si cette nouvelle prudence financière deviendra une tendance durable. Le prix moyen affiché d’un véhicule neuf aux États-Unis atteignait 51 715 $ US à la mi-juin, soit une hausse de 4,2 % par rapport à l’année précédente, selon Catalyst IQ. Il dépasse maintenant les 65 000$ au Canada.

Un enjeu majeur pour la rentabilité de GM

Cette évolution pourrait avoir des conséquences importantes pour les constructeurs automobiles. Chez General Motors, une grande partie des bénéfices provient de modèles à forte marge bénéficiaire, notamment les Chevrolet Silverado et Tahoe ainsi que les GMC Sierra et Yukon. Malgré cette incertitude, GM affirme disposer d’une gamme suffisamment diversifiée pour faire face à un éventuel changement durable des préférences des consommateurs. Le constructeur indique proposer sept modèles dont le prix de départ est inférieur à 30 000 $ US. En 2025, environ 700 000 exemplaires de ces véhicules plus accessibles ont trouvé preneur.

Une tendance à surveiller

Pendant des décennies, les camionnettes ont été considérées comme la vache à lait de l’industrie automobile nord-américaine. Mais lorsque remplir le réservoir coûte aussi cher qu’un paiement mensuel, même les acheteurs les plus fidèles commencent à sortir leur calculatrice. Si les prix élevés du carburant persistent, l’ère du “toujours plus gros” pourrait bien connaître un sérieux ralentissement.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Le prix de l’essence ralentit les ventes de pick-up selon GM provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le texte Les Trailhawk et Overland sont de retour dans le Grand Cherokee 2027 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile