Cadillac tourne la page sur la CT4

Le couperet tombe pour la Cadillac CT4. Le constructeur américain Cadillac cessera de prendre des commandes dès la semaine du 20 avril 2026, avant une fin de production officielle fixée au 25 juin. Cela signifie qu’à très court terme, les acheteurs devront se rabattre sur les inventaires existants chez les concessionnaires. Une situation classique en fin de vie… mais qui confirme surtout une tendance lourde : la disparition progressive des berlines compactes chez les marques de luxe.

Une carrière courte et sans relève

Lancée en 2020 pour remplacer la Cadillac ATS, la CT4 n’aura connu qu’une seule génération. Contrairement à la Cadillac CT5, qui bénéficiera d’une nouvelle mouture, aucune remplaçante directe n’est prévue. Un choix stratégique qui reflète une réalité du marché : les consommateurs désertent les petites berlines au profit des VUS, même dans le segment premium.

Une gamme pourtant bien étoffée

La CT4 n’a jamais manqué d’arguments sur le plan technique. Offerte en plusieurs déclinaisons — Luxury, Sport et Premium Luxury — elle proposait une architecture classique à propulsion, de plus en plus rare dans la catégorie. Le moteur de base, un quatre cylindres turbo de 2,0 litres (237 ch), pouvait être jumelé à un rouage intégral. Une option plus musclée de 2,7 litres (jusqu’à 310 ch) ajoutait du caractère, surtout dans les versions supérieures.

Les versions V et Blackwing : le chant du cygne

C’est toutefois avec les modèles de performance que la CT4 a réellement marqué les esprits. La Cadillac CT4-V proposait déjà une expérience relevée avec 325 chevaux, mais c’est la Cadillac CT4-V Blackwing qui incarnait le sommet de la gamme. Avec son V6 biturbo de 3,6 litres développant 472 chevaux, exclusivement en propulsion et disponible avec boîte manuelle, la Blackwing représentait une espèce en voie d’extinction : la berline compacte américaine, radicale et analogique.

Une réorganisation industrielle en arrière-plan

La disparition de la CT4 n’est pas qu’une question de positionnement produit. Elle s’inscrit aussi dans une réorganisation industrielle plus large orchestrée par General Motors. L’usine de Lansing Grand Rapids libérera ainsi de la capacité pour accueillir de nouveaux projets, dont une future berline Buick et possiblement une nouvelle génération de Chevrolet Camaro à partir de 2027.

Conclusion

D’un point de vue strictement commercial, la décision est cohérente. Mais du point de vue des passionnés, c’est une autre histoire. La CT4 — surtout en version Blackwing — incarnait une certaine idée de la conduite : compacte, nerveuse, propulsion, avec une vraie connexion mécanique. Une philosophie qui disparaît peu à peu dans une industrie tournée vers l’électrification et les utilitaires. Cadillac garde bien la CT5 en vie, mais avec la disparition de la CT4, c’est un pan entier de l’ADN sportif accessible qui s’efface.

Avec des renseignements de carscoops

Le texte Cadillac tourne la page sur la CT4 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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