Le RHO se retrouve dans une drôle de position. En 2023, RAM annonçait la fin de son modèle 1500 TRX équipé du fameux V8 Hellcat surcompressé de 702 chevaux. La décision semblait logique : émissions en hausse, réglementation plus stricte et pressions économiques sur Stellantis et une farouche volonté du patron de l’époque Carlos Tavares de réduire les émissions de CO2. Pour combler le vide, RAM a introduit un nouveau modèle hautes performances, le 1500 RHO, propulsé par un V6 biturbo Hurricane de 540 chevaux. Plus sobre, plus léger, plus efficace… sur papier du moins. Malgré sa puissance respectable, le V6 n’a jamais réussi à faire oublier le TRX. Les amateurs réclamaient le rugissement, la brutalité et la démesure du V8 Hellcat. Résultat : les ventes du RHO n’ont jamais décollés et le nouveau patron de Stellantis Anthonio Filosa a décidé de ramener le TRX l’an prochain.

Pris entre deux réalités

RAM navigue entre contrainte environnementale et demande émotionnelle. Retirer le TRX pour le remplacer par un V6 rationnel, puis ramener le V8 quelques années plus tard, illustre le tiraillement des constructeurs. D’un côté les normes antipollution, les économies de carburant et l’électrification. De l’autre : le désir persistant des clients pour le son, la puissance et l’image. RAM a joué la raison avec le 1500 RHO V6 Hurricane.

Quoi de neuf

Le Ram 1500 RHO se veut la réponse à des rivaux comme le Ford F-150 Raptor. Plus large de 203 mm qu’un Ram 1500 régulier et doté d’un empattement élargi de 152 mm, il arbore un style agressif : nouvelle calandre surdimensionnée, phares à DEL exclusifs, pare-chocs en acier poudré et pneus de 35 pouces montés sur jantes beadlock en option. Son mode Baja, l’un des neuf programmes de conduite, optimise la motricité et assouplit les assistances pour dompter les terrains extrêmes. La garde au sol de 11,2 pouces et la capacité de franchir 81 cm d’eau montrent que le RHO n’est pas un pickup d’apparat, mais bien une machine taillée pour les aventures sérieuses.

Un habitacle haut de gamme

À l’intérieur, le RHO est fidèle à la finition haut de gamme des produits Ram en montant la barre encore plus haut. L’habitacle profite de la récente refonte de la gamme 1500 et propose un niveau de luxe rarement vu dans un pickup orienté performance. Vous avez droit à des sièges avant en cuir à réglages électriques 12 positions, chauffants, ventilés et massant, un écran tactile central de 14,5 pouces, l’affichage tête haute (HUD) de 10 pouces, un second écran passager dédié de 10,25 pouces et un combiné numérique de 12,3 pouces avec plus de 20 menus configurables. Ram conserve des boutons physiques pour les principales commandes, évitant ainsi la dépendance complète aux écrans tactiles. L’espace à bord est généreux, le confort est remarquable, l’insonorisation est de premier plan et la finition rivalise avec des VUS haut de gamme.

Technologie et aides à la conduite

Pour ceux qui veulent se lancer dans la conquête des espaces sauvages, vous êtes au bon endroit. Le RHO vient avec une configuration Bilstein Black Hawk e2 : des amortisseurs adaptatifs avec valves électroniques et réservoirs externes, capables d’anticiper les sauts et d’adapter la fermeté lors des réceptions, un boîtier de transfert BorgWarner avec gestion active de la motricité et un mode automatique 4Auto. Vous avez aussi des assistances à la conduite évoluées comme la conduite semi-autonome, comparable au Super Cruise de GM. Il n’y a pas moins de neuf modes de conduite disponibles, dont le fameux Baja, qui optimise les réglages pour la vitesse hors route.

Motorisation

Sous le capot, le RHO inaugure le nouveau moteur Hurricane HO. C’est précisément à ce chapitre que les amateurs n’ont pas suivi et ce n’est pas une question de performance. Le moteur six cylindres en ligne de 3,0 litres est puissant. Il délivre 540 chevaux et 521 lb-pi de couple. La boîte automatique à huit rapports est vive et précise. Vous êtes en mesure de franchir le 0-100 km/h en 4,6 secondes pour cette bête de 2 500 kilos, des chiffres plus que respectable. La sonorité est travaillée, le moteur se montre onctueux et puissant. La capacité de remorquage atteint 3 801 kg (8 380 lb) et la charge utile 689 kg (1 519 lb), ce qui place le RHO parmi les pickups performants les plus polyvalents. Tout ce qui manque à cette mécanique c’est de l’émotion, de la sensation. L’ouragan ou Hurricane est silencieux, civilisé, bien élevé. La sensation de fin du monde imminente du TRX a disparu et c’est LA caractéristique que recherche les amateurs de gros pick-up hors-route.

Au volant

Que ce soit sur autoroute ou dans les dunes, le RHO impressionne par son agilité et sa stabilité. Les pneus Goodyear Wrangler Territory AT 325/65R18 génèrent un léger bruit de roulement, mais le confort reste excellent. La direction est précise, le freinage rassurant et les suspensions absorbent les pires chocs. Sur un parcours hors route sévère, le pickup encaisse bosses, ornières et sauts de près d’un mètre sans broncher. Vous passerez à la pompe assez souvent. En conduite mixte, on peut estimer une moyenne autour de 16 à 18 L/100 km. L’utilisation d’un indice d’octane de 91 est obligatoire. C’est le prix à payer pour un pickup aussi puissant et polyvalent.

Prix et disponibilité

Le prix de départ au Canada est fixé à 112 945 $. Une facture salée, mais cohérente dans l’univers des pickups extrêmes.

Conclusion

Reste maintenant à savoir de quoi sera fait l’avenir du RHO. Est-ce qu’il y a de l’espace pour deux camionnettes extrêmes dans le catalogue de Ram ? Va-t-on sacrifier le RHO pour redonner toute la place au TRX ? L’avenir nous le dira. Mais si vous désirez de la performance sans réveiller tout le voisinage à chaque utilisation, le RHO est tout indiqué.

Forces

  • Performances hors route exceptionnelles
  • Moteur puissant et raffiné
  • Suspension Bilstein Black Hawk e2
  • Intérieur luxueux et bien pensé
  • Capacité de remorquage et de franchissement impressionnantes
  • Technologie avancée, y compris conduite semi-autonome

Faiblesses

  • Prix élevé
  • Consommation de carburant importante
  • Utilisation obligatoire de carburant super
  • Gabarit imposant, peu adapté à la ville

Le texte Ram 1500 RHO provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Toyota s’apprête à faire son entrée dans le segment des camionnettes compactes, un marché en pleine croissance dominé actuellement par la Ford Maverick et la Hyundai Santa Cruz. Selon Cooper Ericksen, vice-président de la planification et de la stratégie chez Toyota Motor North America, le projet est confirmé : « La question, c’est quand… pas si », a-t-il déclaré en entrevue avec Motor Trend.

Une construction monocoque et une motorisation hybride probable

Le futur modèle, encore sans nom officiel, adoptera une structure monocoque similaire à celle de la Ford Maverick. Il reposera probablement sur la plateforme TNGA de Toyota, déjà utilisée par le RAV4. Tout indique que la camionnette intégrera une motorisation hybride parmi ses options, une stratégie qui cadre avec la volonté de Toyota d’offrir des véhicules plus économes en carburant. Avec la popularité des systèmes hybrides de Toyota, le constructeur vise un taux d’adoption élevé auprès des acheteurs.

Performances et capacités attendues

Actuellement, le RAV4 hybride peut remorquer jusqu’à 3 500 lb, mais Toyota pourrait rehausser cette capacité pour concurrencer directement la Ford Maverick, qui atteint 4 000 lb.b Quant à la production, Toyota pourrait utiliser ses usines existantes en Ontario et au Kentucky, ce qui faciliterait le déploiement du nouveau modèle en Amérique du Nord.

Une stratégie dictée par le succès du Maverick

La Ford Maverick connaît un succès phénoménal depuis son lancement, entraînant une demande bien plus forte que prévu. Toyota veut capitaliser sur ce marché florissant et offrir une alternative compétitive aux consommateurs nord-américains.

Un nom encore mystérieux

Toyota n’a pas encore annoncé le nom officiel du modèle. Plusieurs rumeurs évoquent un retour du badge “Stout”, utilisé dans les années 1960, ou un nom inédit qui s’harmoniserait avec les Tacoma et Tundra. Quoi qu’il en soit, le développement avance rapidement, et tout porte à croire que le lancement pourrait avoir lieu d’ici 2027

Avec des renseignements de MotorTrend

Le texte Toyota prépare une camionnette compacte pour concurrencer la Ford Maverick provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Amazon continue de transformer nos habitudes de consommation et s’attaque désormais au marché des voitures d’occasion. La plateforme Amazon Autos propose maintenant des voitures d’occasion et des véhicules certifiés (CPO), grâce à un partenariat avec Hertz et des concessionnaires participants. Le lancement commence à Los Angeles, mais Amazon prévoit d’étendre le service à 45 villes américaines au cours des prochains mois, notamment Dallas, Houston et Seattle.

Une expérience d’achat simplifiée, 100 % en ligne

Jusqu’ici, Amazon Autos était limité à la vente de véhicules neufs Hyundai. Désormais, les concessionnaires pourront ajouter des modèles d’autres marques, ce qui élargit considérablement le catalogue. Les acheteurs peuvent parcourir l’inventaire en ligne, sélectionner un véhicule, effectuer le paiement ou le financement directement sur Amazon, puis finaliser la remise du véhicule uniquement lors de la prise de possession chez le concessionnaire. Plus besoin de passer par des plateformes comme Craigslist, Facebook Marketplace ou d’aller frapper à la porte de votre voisin : Amazon centralise l’expérience d’achat automobile.

Hertz met son inventaire en ligne

Le partenariat avec Hertz marque une étape majeure dans cette expansion. Les véhicules issus des flottes de location seront désormais proposés directement sur Amazon Autos, donnant accès à un inventaire plus vaste de voitures d’occasion récentes et bien entretenues.

Une stratégie pour bousculer le marché américain

Avec ce nouveau service, Amazon espère révolutionner le marché automobile, tout comme il l’a fait pour le commerce en ligne. Les véhicules neufs Hyundai, les voitures d’occasion certifiées et les modèles provenant de Hertz seront désormais regroupés dans une seule et même interface, avec une expérience d’achat simplifiée et centralisée.

Prochaines étapes

Le déploiement complet du service est prévu dans 45 villes américaines d’ici la fin de l’année. Amazon mise sur la commodité, la transparence et la rapidité pour séduire les consommateurs lassés du processus traditionnel d’achat automobile.

Avec des renseignements de Car and Driver

Le texte Amazon Autos vend maintenant des voitures d’occasion et certifiées aux États-Unis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Afin de freiner la dégringolade des ventes de la Jeep Gladiator, la division canadienne de Stellantis North America a annoncé une réduction substantielle des prix des différentes versions de la gamme 2026 de cette camionnette. Cette annonce a été faite par voie de communiqué aujourd’hui.

Le prix de détail suggéré du fabricant (PDSF ou prix de base) des différentes versions inscrites au catalogue 2026 a été réduit de 8 100 $ à 11 400 $, selon la version, comparativement aux mêmes versions de la gamme 2025.

Cette stratégie permet notamment à Stellantis d’offrir la Gladiator 2026 aux acheteurs canadiens pour moins de 50 000 $. En effet, la version d’entrée de gamme Gladiator Sport S 2026 a un prix de base de 49 995 $, comparativement à 60 895 $ pour la Sport S 2025.

« En réduisant le PDSF jusqu’à 11 400 $, nous rendons la Jeep Gladiator plus abordable que jamais pour les consommateurs canadiens », déclare Jeff Hines, président de Stellantis Amérique du Nord pour le Canada, dans le communiqué publié aujourd’hui.

« Ce repositionnement audacieux pour l’année-modèle 2026 témoigne avec force de notre engagement à offrir un rapport qualité-prix exceptionnel, sans compromettre les capacités légendaires de la Gladiator, son authenticité et son design unique qui sont des références parmi les camionnettes intermédiaires », ajoute-t-il.

Deux versions avantagées

En comparant le prix avant taxes des différentes versions (soit le prix incluant les frais de transport et les frais de préparation) qui apparaissent dans le tableau ci-dessous, on constate que les deux versions 2026 les plus abordables de la gamme, les Sport S et Willys, sont celles qui bénéficient des réductions de prix les plus substantielles, soit 10 900 $ et 11 400 $ respectivement. Les quatre autres versions qui sont toutes plus cossues (Mojave et Mojave X, et Rubicon et Rubicon X) voient leurs prix diminuer de seulement 8 100 $.

Un déclin qui perdure

Ce réajustement de prix vise à ralentir et ultimement stopper le déclin de la demande pour ce modèle de Jeep. En vente depuis 2019, le déclin des ventes de la camionnette Gladiator s’est amorcé aux États-Unis dès 2022 et au Canada l’année suivante. Cette situation a même engendré des arrêts de production à l’usine Toledo South, en Ohio.

Au Canada, en 2023, Stellantis a vendu 3 216 Gladiator ce qui représentait une diminution de 35 % comparativement aux 4 985 unités vendues l’année précédente, d’après des chiffres publiés par Automotive News de Détroit. L’année 2022 avait d’ailleurs été la meilleure pour les ventes de cette camionnette au pays.

En 2024, le déclin des ventes s’est poursuivi avec seulement 2 368 unités livrées, ce qui représente une diminution de 26 % par rapport à 2023.

Le désintérêt des acheteurs s’est poursuivi de plus belle cette année. Au terme des six premiers mois de l’année, Stellantis n’avait vendu que 660 Gladiator, ce qui représentait une diminution de 57 % par rapport à la même période en 2024.

Il est intéressant de noter qu’aux États-Unis, où la même stratégie de réduction de prix a été adoptée dès la fin de 2024 pour les modèles 2025, l’hémorragie de ventes semble avoir été freinée puisque, aux termes des six premiers mois de 2025, on a observé une légère hausse des ventes. Elles totalisaient 25 400 unités, ce qui représente une hausse de 8 % par rapport à la même période l’année dernière.

Il est trop tôt pour savoir si l’annonce d’aujourd’hui causera ce genre de revirement au Canada. En attendant les premières livraisons de modèles 2026, pour stimuler l’intérêt des acheteurs, Stellantis offre actuellement, et ce jusqu’en septembre, un taux de financement de 0 % pour les modèles 2025, de même que des remises (avant taxes) allant d’environ 9 500 $ à près de 13 000 $ pour quatre des six versions (sauf les Mojave et Mojave X).

Photos : Stellantis

Le texte Stellantis réduit subtentiellement les prix des Jeep Gladiator au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Meyers Manx, l’entreprise qui a créé le dune buggy dans les années 60, et les spécialistes de rallye et de transformation de Porsche 911 de la société britannique Tuthill se sont réunis pour créer le LFG, un véhicule tout-terrain de haute performance qui cible une clientèle bien nantie. C’est ainsi que ce duo a réinventé le dune buggy pour le 21e siècle.

Ses concepteurs n’hésitent pas à dire, d’ailleurs, que ce véhicule est destiné à des « aventures tout-terrain de luxe ». Pas plus de 100 exemplaires du LFG seront produits et ils seront assortis d’un programme exclusif d’événements de conduite organisés à travers le monde sur une période de six ans.

Ce programme débutera en 2027 avec le LFG Baja Tour, auquel les 20 premiers acheteurs seront admissibles. Cet événement soulignera le 50e anniversaire de la victoire historique obtenue par Meyers Manx en octobre 1967, lors de l’épreuve inaugurale du NORRA Mexican 1000 Rally (devenu aujourd’hui le Baja 1000).

Avec le LFG, Meyers et Tuthill s’adressent à une clientèle « qui recherche confort et performances ». L’habitacle sera climatisé pour optimiser le confort lors de longs trajets, tandis qu’un GPS intégré et un réservoir à essence volumineux faciliteront les expéditions loin des sentiers battus. De plus, puisque deux minutes suffiront pour découvrir l’habitacle clos et climatisé, et en retirer les petites portières, ses occupants pourront à tout instant profiter d’une brise sur le visage et des chauds rayons du soleil.

Prêt pour les hauts régimes

Ce véhicule à carrosserie en fibre de carbone avec cage de protection anti-tonneau pourra recevoir divers moteurs de haute performance. L’acheteur pourra notamment opter pour une variante à 4 soupapes du moteur « K » supercarré de Tuthill. Pour sa Porsche 911K, ce 6-cylindres à plat de 3,1 L produit environ 345 ch et son régime peut atteindre 11 000 tr/min. Pour le LFG, il aura un échappement Inconel. De plus, il sera jumelé à une boîte séquentielle à 6 rapports et à une transmission intégrale avec différentiels à glissement limité avant, central et arrière.

Avec une dotation pareille, on comprend que le LFG sera aux antipodes du dune buggy rustique des années 60-70. La suite de la description technique le confirme puisque des amortisseurs doubles et réglables à cinq voies avec butées hydrauliques et des pneus tout-terrain BF Goodrich sont prévus. Ces équipements, dit-on, lui permettront d’affronter les dunes des déserts tout autant que les sentiers accidentés des montagnes.

LFG, ça veut dire quoi ?

Les deux partenaires expliquent que les aptitudes hors route prometteuses du LFG expliquent le choix de son nom. En effet, l’acronyme LFG est emprunté à l’univers des NFT (pour non-fungible token ou jeton non fongible) et signifie Let’s Freaking Go ! … dans sa version la moins vulgaire. Une expression qu’on pourrait tout simplement traduire par : OK, on y va !

Le LFG a été dévoilé dans le cadre de l’exposition Quail, un rassemblement de sports mécaniques au luxueux complexe hôtelier Peninsula and Quail Lodge à Carmel, en Californie, la semaine dernière. Sa fiche technique reste cependant incomplète. On en saura davantage là-dessus, de même que son prix qui sera sans doute dans les 6 chiffres, plus tard cette année.

Photos : Meyers et Tuthill

Le texte Meyers Manx et Tuthill réinventent le « dune buggy » provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’usine CAMI de General Motors à Ingersoll, en Ontario, ne produira pas le futur fourgon issu du partenariat GM-Hyundai, prévu pour 2028. Une décision qui laisse l’usine dans l’incertitude alors que la production de ses fourgonnettes électriques BrightDrop peine à décoller.

Un partenariat GM-Hyundai qui échappe à CAMI

Le 6 août, GM et Hyundai Motor Co. ont annoncé leur collaboration pour développer cinq nouveaux modèles, dont une camionnette commerciale électrique destinée à l’Amérique du Nord. Toutefois, contrairement aux attentes, la production aura lieu aux États-Unis, sans précisions sur le site retenu. Cette décision compromet les espoirs de CAMI, qui espérait décrocher ce contrat. Pour l’analyste Sam Fiorani d’AutoForecast Solutions, la cause est claire :

“Tout est suspendu tant qu’il n’y a pas de réponse sur ce qu’on peut faire avec les produits issus des grandes usines canadiennes, et CAMI est aujourd’hui la plus sous-utilisée.”

BrightDrop : un démarrage lent et des ventes décevantes

Depuis le lancement des BrightDrop Zevo en 2022, la production connaît des hauts et des bas. GM n’a vendu qu’environ 2 000 fourgonnettes BrightDrop au Canada et aux États-Unis en 2024. En 2025, les ventes ont doublé dans la première moitié de l’année, mais la demande demeure insuffisante pour soutenir une production stable. En avril, GM a annoncé un arrêt de production de cinq mois pour ajuster les stocks et aligner la cadence sur la demande réelle.

Une seule équipe, des centaines d’emplois en jeu

La production devrait reprendre fin octobre 2025, mais avec une seule équipe au lieu de deux. Selon Mike Van Boekel, président d’Unifor Local 88 : “Au minimum, la moitié des employés ne reviendra pas. C’est une réalité très difficile à accepter.” Avant cet arrêt, l’usine employait environ 1 200 travailleurs horaires. Ce chiffre pourrait être réduit de moitié après la relance.

Des incertitudes liées aux tarifs douaniers

Le climat politique complique encore l’avenir de l’usine. Les tarifs américains sur les véhicules canadiens brouillent les cartes pour les investissements futurs. GM hésite à lancer de nouveaux produits au Canada tant que les règles commerciales ne sont pas clarifiées. Pour Fiorani, cette incertitude pèse lourd : “Avant de signer un nouvel accord de libre-échange, il est difficile pour GM de garantir l’avenir de CAMI.”

Un avenir qui dépendra de BrightDrop… et de la politique

Malgré tout, Unifor garde espoir que les BrightDrop trouvent enfin leur marché. Pour Fiorani, le produit est bon, mais il reste difficile à vendre : “Elles sont grandes, coûteuses et destinées à une clientèle très spécifique. Ça limite énormément leur potentiel.” Si les ventes de BrightDrop ne décollent pas, CAMI pourrait rester sous-utilisée jusqu’à ce que les tensions commerciales se dissipent.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Pas de modèle Brightdrop de GM pour Hyundai provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur américain Ford Motor Co. envisage de développer uun tout-terrain de plus de 1 000 chevaux pensée pour la course en milieu extrême. Inspiré par le légendaire Rallye Dakar, le projet pourrait devenir le pendant tout-terrain de la récente Mustang GTD.

Une vision signée Jim Farley

Lors de l’enregistrement du podcast Hot Pursuits de Bloomberg le 17 août, le PDG de Ford, Jim Farley, a levé le voile sur cette idée ambitieuse : “Personne en Amérique n’a jamais construit une sportive pour le gravier, les dunes et la vitesse hors route. J’y pense sérieusement, et souvent, ça se transforme en quelque chose de concret.” Farley imagine un bolide capable d’affronter les terrains les plus hostiles, allant du sable du désert aux pistes de rallye extrême, avec une puissance dépassant 1 000 chevaux.

Le Rallye Dakar dans la mire

Farley n’a pas caché son enthousiasme pour les courses d’endurance comme le Dakar en Arabie saoudite : “Je veux gagner le Dakar bien plus que la Formule 1”, a-t-il affirmé. Cette déclaration n’est pas anodine. Alors que Ford s’apprête à faire son grand retour en Formule 1 l’an prochain, le constructeur multiplie ses projets pour renforcer son image dans le sport automobile.

Un futur bolide d’élite

Le projet de tout-terrain serait comparable à la Mustang GTD, récemment dévoilée au prix de 325 000 $ US. Farley laisse entendre que le nouveau modèle pourrait afficher un tarif similaire et être produit en très petites quantités, probablement limitées à quelques centaines d’exemplaires. “Ces passionnés de Raptor nous envoient un message clair. Ils ne sont pas fous : ils dépensent plus de 120 000 $ pour des camionnettes de 800 chevaux. Ils veulent des véhicules d’exception.”

Ford veut séduire les amateurs d’adrénaline

Avec ce projet, Ford souhaite offrir une expérience de conduite unique : celle de ressentir la joie de piloter, peu importe le terrain. Pour un constructeur qui a vendu près de 4,5 millions de véhicules dans le monde l’an dernier, cette initiative viserait avant tout à renforcer son image et à séduire les amateurs de sensations fortes.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Ford prépare un tout-terrain de 1 000 chevaux inspirée du Dakar provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Pendant plus d’une décennie, Tesla a considérablement augmenté ses profits en vendant des crédits carbones réglementaires à d’autres constructeurs. Cette stratégie lui a rapporté près de 11,8 milliards de dollars américains depuis 2010.

Ces crédits permettaient aux constructeurs automobiles de compenser les ventes de leurs VUS et voitures énergivores. Ils pouvaient ainsi éviter de lourdes amendes en respectant, du moins sur papier, les normes CAFE (Corporate Average Fuel Economy).

Elon Musk a réclamé la fin des subventions… et l’a obtenue

Le patron de Tesla, Elon Musk, a ouvertement milité pour la fin des subventions gouvernementales, tant pour les véhicules électriques que pour le pétrole et le gaz. Ironiquement, il a obtenu gain de cause : avec l’adoption du projet de loi surnommé « Big Beautiful Bill », Washington a non seulement mis fin aux crédits d’impôt pour les VÉ, mais a aussi supprimé les amendes pour les constructeurs ne respectant pas les normes CAFE. Résultat : le moteur financier qui alimentait Tesla depuis dix ans vient de s’éteindre.

Une forte dépendance aux crédits carbone

Selon l’analyste Gordon Johnson de GLJ Research, « sans la vente de crédits réglementaires, Tesla perd de l’argent dans son cœur de métier ». Ces ventes représentaient parfois jusqu’au tiers de ses revenus trimestriels. Plusieurs constructeurs avaient même signé des contrats à long terme avec Tesla pour s’assurer un approvisionnement en crédits.

Or, dès 2026, la demande devrait chuter de 75 %, avant de disparaître complètement en 2027, selon les analystes de William Blair & Co.

Tesla perd sa vache à lait : la fin des crédits réglementaires met en péril ses profits | Auto123.com

Impact sur l’image et les ventes

À ce coup dur financier s’ajoute un problème d’image. L’implication politique d’Elon Musk, notamment son alignement avec l’administration Trump, a terni la réputation mondiale de Tesla. Alors que les ventes de véhicules électriques sont déjà en baisse, la disparition du crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars américains risque de provoquer un effondrement des ventes aux États-Unis, le marché domestique de la marque.

Des temps difficiles à venir

Bien que Tesla soit rentable même sans ces revenus depuis quelques années, sa dépendance aux crédits s’est récemment accentuée, notamment avec le ralentissement de ses ventes mondiales. L’entreprise devra désormais compter uniquement sur ses performances commerciales réelles, ce qui pourrait l’obliger à faire des coupes budgétaires importantes ou à relancer agressivement ses ventes.

Ironie du sort : Elon Musk a obtenu ce qu’il réclamait. Mais la fin des subventions et des amendes réglementaires pourrait bien coûter très cher à Tesla, et fragiliser encore davantage sa position sur un marché des VÉ de plus en plus compétitif.

Contenu original de auto123.

Le texte Tesla perd sa vache à lait : la fin des crédits réglementaires met en péril ses profits provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les ventes de véhicules zéro émission (VZE) au Canada sont en forte baisse. Selon Statistique Canada, seulement 14 090 véhicules électriques et hybrides rechargeables ont été vendus en juin 2025, soit une chute de 35,2 % par rapport à juin 2024.

Cette baisse est d’autant plus frappante que le marché automobile global, lui, est en hausse. Au total, 177 313 véhicules neufs ont été vendus au pays en juin, une progression de 6,2 % par rapport à l’an dernier.

Voir aussi : Recul des ventes de véhicules zéro émission en avril au Canada

La part de marché des VÉ tombe sous la barre des 10 %

En juin, les VZE n’ont représenté que 7,9 % des ventes totales, une forte baisse par rapport à la moyenne de 13 % en 2024, et bien loin du sommet de près de 20 % atteint en décembre dernier. Cette tendance s’explique principalement par la fin du programme fédéral de rabais de 5 000 $, aboli en janvier 2025, ainsi que par l’épuisement ou la modification de plusieurs programmes provinciaux.

Une camionnette Rivian à Vancouver
Une camionnette Rivian à Vancouver | Auto123.com

Les constructeurs sonnent l’alarme

Steve Flamand, président-directeur général de Hyundai Auto Canada, ne mâche pas ses mots : « Nous vendons environ moitié moins de véhicules électriques qu’en 2024. Tant qu’il n’y aura pas un meilleur équilibre entre le prix des véhicules et une réelle volonté gouvernementale de soutenir l’électrification, la situation restera difficile », a-t-il confié à Automotive News Canada.

Les consommateurs en mode attente

Depuis les élections d’avril, le gouvernement fédéral a promis à plusieurs reprises de rétablir un programme d’incitatifs, mais sans jamais annoncer de date précise. Cette incertitude paralyse le marché, selon Cara Clairman, PDG de l’organisme Plug ‘N Drive : « Si le rabais est rétabli dans un mois ou deux, il serait insensé d’acheter un VZE maintenant et de renoncer à 5 000 $ ou à un montant similaire », a-t-elle expliqué lors du podcast d’Automotive News Canada.

Une reprise compromise sans soutien gouvernemental

Les experts de l’industrie jugent qu’un redressement rapide des ventes de VÉ au Canada est improbable sans l’intervention d’Ottawa. Pour l’instant, les consommateurs attendent, et les constructeurs constatent les dégâts.

Contenu original de auto123.

Le texte Les ventes de véhicules électriques chutent au Canada depuis la fin des rabais fédéraux provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Pour la première fois depuis les années 1990, le Canada a importé plus de véhicules du Mexique que des États-Unis. Selon les données de Bloomberg, la valeur des importations de véhicules mexicains a atteint 1,08 milliard de dollars canadiens en juin 2025, dépassant les 950 millions de dollars de véhicules américains.

Ce basculement est la conséquence directe des tarifs douaniers imposés par l’administration américaine sur les véhicules étrangers, une mesure en contradiction avec l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC). En guise de représailles, Ottawa et Mexico ont appliqué leurs propres surtaxes.

Les constructeurs ajustent leur production

Ces mesures protectionnistes ont forcé les constructeurs à revoir leurs chaînes d’approvisionnement. Subaru, par exemple, a redirigé vers le Japon la production destinée au Canada, auparavant assurée depuis l’Indiana. De son côté, Mazda a complètement cessé d’exporter son populaire CX-50 vers le marché canadien.

D’autres constructeurs ont commencé à utiliser des transporteurs sous douane pour faire transiter des véhicules mexicains via les États-Unis.

Tarifs automobiles : le Canada se tourne vers le Mexique | Auto123.com

Un marché américain qui perd gros

Avant l’imposition des tarifs, le Canada était un marché crucial pour les usines américaines, représentant environ 2,5 milliards de dollars américains d’importations automobiles par mois. En 2024, les Canadiens ont acheté pour 23,2 milliards de dollars de véhicules américains, soit plus que les six plus grands marchés d’exportation suivants des États-Unis combinés.

Si la tendance se maintient, ce chiffre pourrait être réduit de moitié en 2025, frappant de plein fouet les constructeurs américains, leurs fournisseurs et des milliers d’emplois.

Des véhicules plus abordables pour les Canadiens

Ce virage vers le Mexique s’explique également par une offre de modèles plus économiques, comme la Nissan Versa, qui sont vendus au Canada mais pas aux États-Unis. Ce facteur accentue la perte de parts de marché des États-Unis au profit du Mexique.

Des prix appelés à grimper

L’incertitude qui plane sur les négociations commerciales et les tarifs risque d’entraîner une hausse des prix pour les consommateurs. Les constructeurs seront confrontés à un choix : absorber une partie des coûts en produisant davantage aux États-Unis — ce qui est plus cher — ou refiler la facture aux acheteurs.

Vers une ouverture à l’Europe ?

Au Canada, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer une réforme réglementaire qui permettrait la vente de véhicules conformes aux normes européennes. Une telle mesure accentuerait davantage la pression sur l’industrie américaine. Si ce projet se concrétise, la valeur des importations de voitures américaines, qui s’élève à 23 milliards de dollars, pourrait chuter encore plus rapidement.

Contenu original de auto123.

Le texte Tarifs automobiles : le Canada se tourne vers le Mexique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile