Longtemps, chez General Motors, de grosses berlines respirant la testostérone ont été proposées aux amateurs. Dans les années 60, on n’avait pas assez des dix doigts de la main pour les compter.
Les crises pétrolières de 1973 et 1979 ont changé la donne et forcé GM, de même que plusieurs rivaux, à revoir leurs propositions.
Tellement qu’au cœur des années 80, il ne restait plus grand-chose à se mettre sous la dent dans le style, mais un quatuor faisait encore la pluie et le beau temps chez le numéro un mondial de l’époque.
On parle ici de la Pontiac Grand Prix, de l’Oldsmobile Cutlass Supreme, de la Buick Regal, et, vous l’avez deviné, de la Chevrolet Monte Carlo. Et dans le cas du modèle qui nous intéresse, on a droit à la version SS, plus sportive.
Boudée
À son arrivée sur le marché, en 1970, la Monte Carlo a été regardée de travers par la presse automobile. On se demandait bien ce que ce gros coupé n’offrant que très peu d’espace à l’intérieur pouvait bien apporter de plus au parc automobile de GM.
Basée sur la plateforme de la berline Chevelle, elle portait des airs de famille, sauf qu’à l’avant, on l’avait dès le départ doté de deux phares seulement plutôt que de quatre ; la confusion était impossible.
En matière de style, son très long museau, le plus long alors dans l’histoire de la marque, lui conférait une allure sportive, du moins en apparence.
