Toyota Canada qualifie le Venza de “VUS sportif et hybride” et je pense que dans les pages de l’Annuel de l’automobile 2023, on le classe aussi comme un VUS, mais on va se le dire : le Venza est surtout une familiale qui a été un peu remodelée pour avoir une silhouette moins pépère qu’avant et justement pour attirer des gens qui cherchent un véhicule utile mais qui sont peut-être un peu gênés d’admettre que c’est le cas.
Ça a l’air d’un gros cliché dit comme ça, mais cette espèce de déni des besoins de l’acheteur, où le constructeur n’est pas gêné de « mentir » sur la nature de ses produits parce qu’il cible une clientèle qui se raconte un peu des histoires à elle-même, n’est pas très rare dans l’industrie automobile. Mazda a essayé la même chose avec la Mazda 5. Chrysler a fait le même coup depuis des décennies avec certaines versions plus costaudes de ses différentes fourgonnettes.
Et là, bref, on a le Venza. Un véhicule qui était par le passé plus près d’une version « station wagon » de la Camry et qui prend cette année un peu plus une forme distincte. On peut aussi dire si on veut continuer de situer ce modèle dans le marché que c’est l’équivalent plus urbain et chic du Rav4, qui a plus l’air d’un «camion» prêt pour aller jouer dans le bois.
Cela dit, à un prix de détail qui démarre à 41 000 $, le Venza n’est pas pour tout
