La BMW M3 est l’une des voitures sportives les plus respectées de la planète. Depuis près de 40 ans, elle incarne l’équilibre parfait entre performances, plaisir de conduite et polyvalence quotidienne. Mais l’heure du changement approche. À l’occasion des 24 Heures du Mans, BMW a levé le voile sur le concept Neue Klasse M, une étude de style qui préfigure très fidèlement la future M3 électrique attendue en 2027. Même si le constructeur bavarois demeure avare de détails techniques, ce concept révèle déjà une grande partie de ce qui nous attend. Et une chose est certaine : BMW n’a pas l’intention de laisser Tesla, Porsche ou Lucid monopoliser le marché des berlines sportives électriques.

Une silhouette musclée digne d’une véritable M

À première vue, le concept ressemble beaucoup à la nouvelle berline électrique BMW i3 de la famille Neue Klasse. Mais les détails font toute la différence. Les ailes considérablement élargies donnent immédiatement à la voiture une posture beaucoup plus agressive. Cette recette est devenue une signature des modèles M depuis plusieurs décennies et elle semble plus spectaculaire que jamais sur cette version électrique. Le capot adopte une forme en V intégrant une sortie d’air destinée au refroidissement des moteurs avant. À l’avant, le célèbre « nez de requin » propre à BMW est encore plus affirmé que sur la version standard. Les feux de jour jaunes inspirés de la compétition rappellent les voitures engagées en endurance tandis que le séparateur avant massif et l’imposant diffuseur arrière annoncent clairement les ambitions sportives du modèle.

Un design qui ne cherche pas à plaire à tout le monde

BMW poursuit son approche stylistique audacieuse avec cette Neue Klasse M. Les rétroviseurs inspirés de la compétition rappellent davantage ceux d’une hypervoiture italienne que ceux d’une berline allemande traditionnelle. Bien que leur forme définitive soit probablement adoucie pour la production, ils démontrent l’orientation du design. À l’arrière, un becquet intégré au couvercle du coffre contribue à renforcer l’identité sportive de la voiture. Cette solution pourrait même annoncer une éventuelle version M3 CS électrique encore plus radicale. La spectaculaire teinte rouge métallisée Monza Red attire également tous les regards et pourrait éventuellement rejoindre le catalogue des couleurs de série.

Un habitacle familier avec quelques surprises

L’intérieur demeure très proche de celui de la future BMW i3, mais certains éléments exclusifs trahissent immédiatement son appartenance à la division M. Le volant sport reçoit quatre boutons rouges. Les commandes M1 et M2 permettent déjà de mémoriser des réglages personnalisés sur les modèles actuels, mais les fonctions des deux autres boutons demeurent mystérieuses. Plus intrigantes encore sont les palettes situées derrière le volant. Marquées des symboles « + » et « – », elles pourraient permettre de modifier le niveau de récupération d’énergie, d’ajuster le comportement du groupe motopropulseur ou même de simuler des changements de rapports, une solution déjà explorée par certains constructeurs. BMW garde le secret pour le moment.

Plus de 100 kWh et quatre moteurs électriques

Même si BMW refuse de dévoiler les chiffres de puissance, quelques informations techniques ont filtré. La future M3 électrique utilisera des cellules cylindriques spécifiques développées pour les modèles M ainsi qu’une batterie de plus de 100 kWh. La nouvelle i3 standard utilise déjà une batterie de 108,7 kWh offrant jusqu’à 900 kilomètres d’autonomie selon le cycle WLTP. Il est donc raisonnable de croire que la future M3 électrique proposera une autonomie supérieure à 600 kilomètres dans des conditions réelles, malgré des performances beaucoup plus élevées. Les rumeurs les plus persistantes évoquent une configuration à quatre moteurs électriques avec vectorisation du couple extrêmement sophistiquée. Cette architecture permettrait à BMW de contrôler individuellement chaque roue et d’offrir un niveau de précision dynamique inédit.

Le défi le plus important de BMW M

La puissance n’est pas le principal défi de cette future M3. Construire une berline électrique capable d’accélérations fulgurantes est relativement simple aujourd’hui. En revanche, reproduire les sensations de conduite, l’équilibre du châssis et la connexion émotionnelle qui ont fait la réputation des M3 successives représente un exercice beaucoup plus complexe. BMW semble pleinement consciente de cet enjeu. Selon plusieurs sources, le modèle devra accumuler plus de 8 000 kilomètres d’essais intensifs sur le Nürburgring avant son homologation finale. Un programme qui témoigne du sérieux avec lequel les ingénieurs abordent ce projet.

Le Mans comme déclaration d’intention

Le choix du circuit du Mans pour dévoiler ce concept n’est certainement pas anodin. BMW souhaite envoyer un message clair aux passionnés : même à l’ère de l’électrification, les modèles M continueront d’être développés avec la compétition automobile comme référence. La marque refuse que la lettre M devienne simplement un logo apposé sur des véhicules électriques puissants. Son objectif demeure de produire des voitures capables d’offrir une véritable expérience de conduite sportive.

Une révolution qui pourrait convaincre les puristes

La future M3 électrique représente probablement le projet le plus important de BMW M depuis le lancement de la première M3 E30 en 1986. Si les performances promises se concrétisent et que les ingénieurs parviennent à préserver le caractère dynamique qui a bâti la légende du modèle, cette nouvelle génération pourrait devenir la référence des berlines sportives électriques. Une mission ambitieuse, mais à la hauteur d’une marque qui a bâti sa réputation sur le plaisir de conduire. Le verdict final tombera en 2027, mais une chose est déjà certaine : la bataille pour le titre de meilleure berline sportive électrique vient officiellement de commencer.

Avec des renseignements d’Inside EV

Le texte BMW présente le concept de la future M3 électrique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Après plus d’une décennie de carrière pour la génération actuelle, la Nissan Skyline s’apprête enfin à tirer sa révérence. Le constructeur japonais a confirmé que la prochaine génération de sa légendaire berline sportive sera dévoilée dès cet hiver, marquant le début d’une nouvelle ère pour l’un des noms les plus emblématiques de l’industrie automobile japonaise. L’annonce a été faite par le président-directeur général de Nissan, Ivan Espinosa, lors d’une entrevue accordée à Nikkei Asia. Cette révélation intervient alors que la Skyline célébrera bientôt son 70e anniversaire, un jalon impressionnant pour un modèle commercialisé sans interruption depuis 1957.

Une icône japonaise qui entre dans une nouvelle génération

Au fil des décennies, le nom Skyline a été associé à une multitude de véhicules : berlines, coupés, familiales, camionnettes et même utilitaires multisegments. Toutefois, la future génération conservera la formule classique de la berline sportive à quatre portes. L’actuelle génération V37, lancée en 2014, commence sérieusement à accuser le poids des années face à une concurrence de plus en plus moderne. Nissan espère donc redonner du lustre à son porte-étendard grâce à une refonte complète.

L’intelligence artificielle réduit de moitié le temps de développement

L’un des aspects les plus surprenants de cette nouvelle Skyline est la rapidité avec laquelle elle a été développée. Alors que le modèle actuel a nécessité environ 55 mois de développement, son remplaçant sera prêt après seulement 26 mois de travail. Selon Ivan Espinosa, cette réduction spectaculaire est rendue possible grâce à l’utilisation accrue de l’intelligence artificielle, des outils numériques avancés de conception, des simulations virtuelles et de nouvelles méthodes de validation en usine. Cette approche permet à Nissan de raccourcir considérablement ses cycles de développement afin de rivaliser avec les constructeurs chinois, reconnus pour leur rapidité de mise en marché.

Une Infiniti Q50 pour l’Amérique du Nord

Comme ce fut le cas par le passé, les consommateurs nord-américains ne verront probablement pas le nom Skyline apparaître sur la malle arrière. La future berline devrait être commercialisée sous la bannière Infiniti et pourrait reprendre l’appellation Q50. Cette stratégie n’a rien de surprenant puisque les précédentes générations de Skyline et de Q50 partageaient déjà leur architecture. Selon plusieurs sources internes, la nouvelle venue conserverait une configuration à propulsion, une caractéristique devenue rare dans le segment des berlines de luxe. Plus intéressant encore, Infiniti envisagerait également d’offrir une transmission manuelle sur certaines versions, une décision qui ferait certainement plaisir aux amateurs de conduite.

Le moteur de la Nissan Z sous le capot

La future Skyline pourrait également hériter du moteur de la Nissan Z. Il s’agirait du V6 biturbo VR30DDTT de 3,0 litres développant jusqu’à 420 chevaux dans la récente version Nismo équipée d’une boîte manuelle. Une telle mécanique placerait immédiatement la berline parmi les références du segment en matière de performances. Nissan pourrait aussi proposer des variantes à rouage intégral et transmission automatique afin d’élargir sa clientèle, mais tout indique que la marque souhaite préserver le caractère sportif qui a bâti la réputation de la Skyline.

Un design inspiré du passé, tourné vers l’avenir

Le directeur mondial du design de Nissan, Alfonso Albaisa, a déjà laissé entendre que le style de la nouvelle Skyline s’inspirera de certains éléments historiques sans tomber dans la nostalgie excessive. Selon lui, la voiture affichera une silhouette agressive et moderne, avec des proportions rappelant les modèles classiques tout en adoptant un langage stylistique résolument contemporain. Cette approche pourrait permettre à Nissan de séduire autant les puristes que les nouveaux acheteurs.

Une nouvelle GT-R est également en développement

Même si cette Skyline ne remplacera pas directement la mythique GT-R R35, Nissan confirme qu’une nouvelle génération de GT-R est bel et bien en chantier. Ivan Espinosa a indiqué que davantage de détails seront dévoilés ultérieurement, mais plusieurs dirigeants de la marque ont déjà confirmé qu’un moteur à combustion fera toujours partie de l’équation. Cette déclaration rassurera les passionnés qui craignaient une transition complète vers l’électrification.

Une offensive produit pour relancer Nissan

La Skyline n’est qu’une pièce d’un vaste plan de relance orchestré par Nissan. Le constructeur prépare également le retour de modèles emblématiques comme les Xterra et Terrano, tandis qu’Infiniti travaille sur plusieurs nouveaux véhicules, dont un VUS intermédiaire hybride et deux grands utilitaires à châssis échelle électrifiés. Après plusieurs années marquées par un portefeuille vieillissant et des ventes en déclin dans certains marchés, Nissan semble enfin retrouver une direction claire. Si la qualité demeure au rendez-vous malgré des délais de développement fortement réduits, la nouvelle Skyline pourrait bien devenir le symbole du renouveau de la marque japonaise.

Une attente presque terminée

Pour les amateurs de Nissan, l’attente tire à sa fin. Après douze ans de service, la génération actuelle s’apprête à céder sa place à une berline qui promet de renouer avec les valeurs qui ont bâti la légende Skyline : propulsion, performances et plaisir de conduite. Il ne reste plus qu’à découvrir si Nissan saura transformer cette promesse en réalité lorsque le voile sera officiellement levé cet hiver.

Avec des renseignements de Motor1

Le texte La nouvelle Nissan Skyline arrivera bientôt provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

La quête de vitesse n’a jamais cessé chez Koenigsegg, et la marque suédoise vient d’ajouter un nouveau chapitre à son impressionnant livre des records. La Koenigsegg Jesko Absolut a officiellement établi un nouveau record mondial pour une voiture de production sur le quart de mille en réalisant un temps de seulement 8,54 secondes, avec une vitesse de passage de 305 km/h.

L’exploit a été réalisé plus tôt ce mois-ci lors de la fête nationale suédoise sur la piste d’essais privée de Koenigsegg à Angelholm, mais les résultats viennent tout juste d’être rendus publics.

Plus rapide que la Corvette ZR1X et la Rimac Nevera

Avec le pilote d’essais Markus Lundh au volant, la Jesko Absolut a laissé derrière elle plusieurs des voitures les plus rapides de la planète.

Son chrono de 8,54 secondes sur le quart de mille lui permet de devancer la Pininfarina Battista (8,55 secondes), la Chevrolet Corvette ZR1X (8,67 secondes) ainsi que la spectaculaire Rimac Nevera R. Bien que cette dernière ait enregistré un temps encore plus rapide de 7,90 secondes, sa vitesse de passage à l’arrivée était inférieure à celle de la Koenigsegg avec 299 km/h contre 305 km/h.

La Jesko Absolut devient également la première voiture de série à franchir la barre des 300 km/h sur une distance de seulement 402 mètres.

Des records qui s’accumulent

Les performances ne s’arrêtent pas là. La machine suédoise a également couvert le demi-mille en 12,76 secondes en atteignant 373 km/h.

Encore plus impressionnant, elle a réalisé le 0 à 400 km/h en seulement 25,21 secondes, reprenant ainsi la couronne à la Rimac Nevera. Une fois cette vitesse atteinte, la Jesko Absolut est parvenue à revenir à l’arrêt complet en seulement 8,44 secondes.

Ces chiffres donnent une idée de la violence de l’accélération et de l’efficacité du système de freinage.

Un logiciel qui fait toute la différence

Pour cette tentative record, Koenigsegg utilisait une nouvelle calibration logicielle baptisée Absolut Overdrive.

Développé à l’interne, ce programme optimise la cartographie moteur, le contrôle de traction ainsi que le fonctionnement de la transmission Light Speed Transmission (LST) à neuf rapports. Bonne nouvelle pour les propriétaires : cette mise à jour sera offerte par téléchargement à distance d’ici la fin de l’année.

Un V8 qui défie l’électrification

Alors que plusieurs constructeurs de voitures extrêmes misent désormais sur l’électrification, Koenigsegg continue de démontrer qu’un moteur thermique peut encore faire trembler les lois de la physique.

Sous le capot se cache un V8 biturbo de 5,0 litres développant 1 280 chevaux avec de l’essence conventionnelle. Alimenté à l’E85, la puissance grimpe à un délirant 1 600 chevaux, accompagnée d’un couple maximal de 1 500 Nm.

Le résultat est une accélération de 0 à 97 km/h en seulement 2,7 secondes et une poussée qui semble ne jamais vouloir s’arrêter.

Une vitesse théorique de plus de 530 km/h

Depuis sa présentation virtuelle en mars 2020, la Jesko Absolut a été conçue avec un seul objectif : devenir la voiture de série la plus rapide au monde.

Selon les simulations informatiques et les essais aérodynamiques de Koenigsegg, elle pourrait théoriquement atteindre 531 km/h. Le problème n’est plus la puissance, mais plutôt de trouver une ligne droite suffisamment longue pour atteindre une telle vitesse et s’arrêter en toute sécurité.

À ces vitesses, les pneus deviennent également un défi majeur. Les forces centrifuges et la chaleur générées sont telles que Koenigsegg travaille étroitement avec Michelin afin de garantir l’intégrité des pneumatiques.

Une exotique aussi rare qu’exclusive

Seulement 125 exemplaires de la Jesko ont été assemblés dans l’usine de Koenigsegg à Angelholm. Tous auraient trouvé preneur avant même le dévoilement officiel du modèle.

Avec un prix de départ avoisinant les 3 millions de dollars américains avant options et taxes, la Jesko Absolut demeure réservée à une clientèle extrêmement fortunée.

D’ailleurs, un exemplaire a récemment attiré l’attention lors du Grand Prix de Monaco, exposé sur le pont supérieur du luxueux yacht Stella Maris, une démonstration de richesse presque aussi spectaculaire que ses performances.

Une nouvelle référence pour l’industrie

La Koenigsegg Jesko Absolut confirme une fois de plus que les records de vitesse ne sont pas l’apanage des hypercars électriques. Grâce à son V8 suralimenté, son aérodynamique peaufinée et son ingénierie obsessionnelle, elle redéfinit les limites de ce qu’une voiture de série peut accomplir.

Dans un monde automobile de plus en plus électrifié, la Jesko Absolut rappelle qu’il reste encore quelques irréductibles passionnés prêts à repousser les frontières du moteur à combustion.

Avec des renseignements d’Auto evolution

https://www.youtube.com/watch?v=oPO08EJoCJM

Le texte La Koenigsegg Jesko Absolut pulvérise le record du quart de mille provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les ventes de véhicules zéro émission (VZE) ont poursuivi leur progression au Canada en avril 2026, enregistrant une hausse de 21,2 % par rapport à la même période l’an dernier. Cette croissance est largement attribuable au retour du programme fédéral de rabais de 5 000 $, qui a redonné un coup de pouce à un segment en perte de vitesse depuis l’expiration du précédent programme d’incitatifs.

Selon les plus récentes données de Statistique Canada, 17 795 véhicules électriques à batterie et hybrides rechargeables ont trouvé preneur au cours du mois d’avril.

Un marché automobile en recul

La progression des VZE est d’autant plus remarquable qu’elle survient dans un contexte de ralentissement général du marché automobile canadien. Toutes catégories confondues, les ventes de véhicules ont totalisé 183 921 unités en avril, soit une baisse de 6 % par rapport à avril 2025.

Cette performance confirme que les véhicules électrifiés continuent de gagner du terrain malgré un environnement économique plus incertain et un marché automobile globalement moins dynamique.

Le retour du rabais fédéral stimule les acheteurs

Le gouvernement fédéral a réintroduit en février son programme d’incitatifs pour les véhicules zéro émission, offrant jusqu’à 5 000 $ de réduction à l’achat ou à la location de modèles admissibles.

Cette mesure a permis de relancer rapidement la demande. Plus d’un an après la fin du programme précédent, plusieurs consommateurs attendaient le retour d’une aide gouvernementale avant de passer à l’électrique.

Les résultats observés au cours des derniers mois démontrent que les incitatifs financiers demeurent un levier important dans la décision d’achat des Canadiens.

Un taux d’adoption en hausse sur un an

Avec 17 795 unités vendues, les VZE ont représenté 9,7 % de l’ensemble des ventes de véhicules neufs au Canada en avril. Il s’agit d’une nette amélioration comparativement aux 7,5 % enregistrés au même mois en 2025.

Cette progression confirme que l’électrification du parc automobile canadien poursuit son avancée, même si le rythme varie d’un mois à l’autre selon la disponibilité des programmes d’aide, les stocks et les conditions économiques.

Un ralentissement après l’effet de mars

Malgré la hausse annuelle, les données montrent un essoufflement par rapport au mois précédent. En mars, premier mois complet durant lequel le rabais fédéral était de nouveau disponible, le taux d’adoption des VZE avait atteint 12,2 %.

Le recul à 9,7 % en avril suggère que l’effet immédiat du retour des subventions commence déjà à s’atténuer. Les acheteurs les plus motivés semblent avoir profité rapidement des nouvelles mesures, tandis que le marché retourne progressivement à un rythme plus normal.

Des objectifs toujours ambitieux

Le gouvernement fédéral vise toujours une transition accélérée vers les véhicules à faibles émissions. Toutefois, les chiffres d’avril illustrent une réalité bien connue de l’industrie : la croissance du marché électrique demeure fortement dépendante des programmes d’incitation financière.

À mesure que les constructeurs élargissent leur offre et que les infrastructures de recharge se développent, l’enjeu sera de savoir si la demande pourra continuer à progresser sans soutien gouvernemental aussi important.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Hausse des ventes de 21 % des VZE en avril au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ford Motor Company a annoncé le rappel de 548 463 exemplaires du Ford Expedition aux États-Unis en raison d’un problème de finition intérieure pouvant présenter un risque pour les occupants.

Selon les documents déposés auprès de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), certaines consoles centrales installées sur des modèles produits entre 2018 et 2024 pourraient voir leur garniture chromée se décoller ou se fissurer avec le temps.

Lorsque cela se produit, des rebords métalliques tranchants peuvent apparaître et provoquer des coupures aux mains ou aux bras des occupants.

Près de 13 % des véhicules pourraient être touchés

Ford estime qu’environ 12,8 % des véhicules visés par ce rappel présentent ou pourraient développer cette défectuosité.

Le problème provient d’un procédé de fabrication qui n’aurait pas respecté les spécifications techniques exigées par le constructeur. La couche de chrome appliquée sur certaines composantes de la console centrale pourrait ainsi perdre son adhérence et se séparer du matériau de base.

Ce défaut est davantage esthétique au départ, mais il peut rapidement devenir un enjeu de sécurité lorsque les bords exposés deviennent coupants.

Plus de 4 600 réclamations sous garantie

Le constructeur affirme avoir recensé un nombre important de signalements liés à ce problème. Au 2 juin, Ford avait enregistré 34 plaintes reçues par son centre d’assistance à la clientèle, 150 rapports provenant du terrain et 4 634 réclamations sous garantie à l’échelle mondiale.

Plus préoccupant encore, le constructeur indique avoir connaissance d’un accident ainsi que de 65 blessures potentiellement associées à cette défectuosité.

Bien que Ford ne précise pas la gravité de ces blessures, le nombre relativement élevé de cas signalés a manifestement convaincu l’entreprise de procéder à un rappel massif.

Une réparation simple chez le concessionnaire

La solution prévue est relativement simple.

Les propriétaires concernés devront se rendre chez leur concessionnaire Ford afin qu’un technicien inspecte la console centrale. Si des signes de cloquage, de fissuration ou de décollement du chrome sont observés, la pièce sera remplacée par une nouvelle composante conforme aux normes de production actuelles.

L’intervention sera effectuée gratuitement.

Les avis aux propriétaires débuteront cet été

Ford indique que les concessionnaires ont déjà été informés de la situation.

Les premiers avis destinés aux propriétaires devraient être envoyés à compter du 29 juin afin de les informer de la campagne de rappel. Toutefois, les lettres confirmant la disponibilité de la réparation définitive ne devraient pas être expédiées avant le 29 janvier 2027.

Cette échéance relativement éloignée laisse croire que Ford doit encore constituer un inventaire suffisant de pièces de remplacement avant de lancer les réparations à grande échelle.

Un rappel inhabituel

Contrairement à la majorité des rappels qui concernent les freins, la direction, les coussins gonflables ou les groupes motopropulseurs, cette campagne touche un élément de finition intérieure.

Elle démontre toutefois qu’un simple détail de conception ou de fabrication peut avoir des conséquences réelles sur la sécurité des occupants. Dans ce cas-ci, ce n’est pas un composant mécanique qui est en cause, mais bien une garniture décorative qui peut se transformer en surface coupante après plusieurs années d’utilisation.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Ford rappelle plus de 548 000 Expedition provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Honda Motor America procède au rappel de 1 049 883 véhicules aux États-Unis en raison d’un problème lié à la trousse de réparation de pneu fournie de série dans certains modèles. L’annonce a été confirmée par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA).

Selon les documents déposés auprès des autorités américaines, une défectuosité du contenant de scellant pourrait entraîner une accumulation excessive de pression à l’intérieur de la bouteille. Dans certaines circonstances, le bouchon pourrait alors être éjecté avec force et devenir un projectile susceptible de causer des blessures.

Les modèles visés par le rappel

Le rappel concerne plusieurs modèles hybrides et électrifiés de Honda :

  • Honda CR-V Hybrid
  • Honda CR-V Fuel Cell EV
  • Honda Accord Hybrid

L’avis de rappel a été officiellement publié le 4 juin.

Un risque lors de l’utilisation de la trousse de réparation

Le problème survient lorsqu’un utilisateur raccorde incorrectement le dispositif de réparation au pneu crevé. Cette mauvaise connexion peut empêcher la libération normale de la pression à l’intérieur de la bouteille de scellant.

Dans les cas les plus graves, le bouchon peut être projeté brusquement ou le contenant peut libérer son contenu sous pression, projetant du liquide d’étanchéité autour du véhicule.

Selon la NHTSA, cette situation augmente le risque de blessures pour l’utilisateur ou les personnes à proximité.

Une erreur de conception et de fabrication

L’enquête a révélé une combinaison de facteurs techniques.

Lors du développement de la trousse de réparation, les ingénieurs n’auraient pas suffisamment tenu compte du risque de surpression causé par un branchement inadéquat. Un clapet destiné à prévenir les fuites aurait été intégré inutilement au système.

Par ailleurs, certains dispositifs de décharge de pression auraient été mal calibrés lors de la fabrication chez le fournisseur, empêchant la pression excédentaire de s’évacuer normalement.

Huit blessures signalées

Même si Honda estime qu’environ 1 % seulement des véhicules rappelés présentent réellement la défectuosité, le constructeur prend le dossier très au sérieux.

Les documents fédéraux indiquent que huit cas de blessures ont été signalés en lien avec ce problème. Honda a également enregistré 53 réclamations sous garantie concernant cette trousse de réparation.

Une enquête qui a duré près de trois ans

Honda a été informée des premiers incidents dès avril 2023. Toutefois, le constructeur n’a obtenu les pièces nécessaires à une analyse approfondie qu’en août 2024.

L’enquête s’est poursuivie jusqu’au début de 2025. À ce moment, les ingénieurs estimaient que la majorité des incidents étaient attribuables à une mauvaise utilisation de la trousse par les clients.

Cependant, après le signalement d’une blessure supplémentaire en 2025, les investigations se sont intensifiées. Ce n’est finalement qu’en mars 2026 que Honda a identifié un défaut de fabrication comme étant la véritable cause du problème.

Une solution relativement simple

La correction est heureusement peu complexe. Les concessionnaires remplaceront soit la buse de la trousse de réparation, soit la bouteille de scellant par une version munie d’une valve bidirectionnelle permettant une meilleure gestion de la pression.

Honda précise également que la conception de cette trousse de réparation a été modifiée en mai 2026 afin d’éliminer le problème sur les futurs véhicules produits.

Une tendance qui accompagne la disparition des pneus de secours

Ce rappel met en lumière un enjeu souvent méconnu. Avec la disparition progressive des pneus de secours au profit de trousses de réparation compactes, les constructeurs deviennent de plus en plus dépendants de ces systèmes d’urgence.

Bien qu’ils permettent de réduire le poids des véhicules et d’améliorer l’efficacité énergétique, ces ensembles doivent offrir un niveau de fiabilité irréprochable, puisqu’ils représentent souvent la seule solution disponible en cas de crevaison sur le bord de la route.

Avec des renseignements de Reuters

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Le constructeur allemand Volkswagen poursuit l’un des plus importants programmes de restructuration de son histoire. Lors de l’assemblée générale annuelle du 18 juin, le chef de la direction, Oliver Blume, a confirmé que l’entreprise prévoit réduire ses effectifs allemands de 19 000 employés d’ici la fin de 2026.

Cette réduction de personnel touche directement les activités de Volkswagen AG, y compris les usines de Saxe et d’Osnabrück. La mesure s’inscrit dans un vaste plan visant à adapter la taille de l’entreprise à la réalité actuelle du marché automobile mondial.

Près de 50 000 postes visés d’ici 2030

La restructuration dépasse largement la seule marque Volkswagen. Les ententes de départ déjà conclues concernent plus de 28 000 employés répartis entre Volkswagen, Audi, Porsche et la filiale logicielle CARIAD.

À terme, le groupe vise une réduction d’environ 50 000 postes dans ses installations allemandes d’ici 2030, un objectif qui reflète les profondes mutations que traverse actuellement l’industrie automobile européenne.

Adapter la capacité de production à la demande réelle

Selon Oliver Blume, ces compressions sont principalement motivées par un décalage entre les capacités de production du groupe et la demande actuelle du marché.

Avant la pandémie de COVID-19, Volkswagen avait développé un réseau industriel mondial capable de produire jusqu’à 12 millions de véhicules par année. Or, la réalité des cinq dernières années est bien différente. Les ventes mondiales du constructeur ont plutôt oscillé autour de 9 millions d’unités annuellement.

Pour corriger cet écart, le groupe affirme avoir déjà retiré près de 2 millions d’unités de capacité de production de ses installations européennes et chinoises au cours des deux dernières années.

Des économies déjà substantielles

Volkswagen soutient que ses efforts commencent à produire des résultats tangibles. En 2025, les coûts de fabrication dans les usines allemandes de la marque auraient diminué de plus de 20 %.

Grâce aux réductions d’effectifs et aux nouvelles conventions collectives, le constructeur affirme avoir généré environ 1 milliard d’euros d’économies durables à ce jour. L’objectif est toutefois beaucoup plus ambitieux : atteindre 6 milliards d’euros d’économies annuelles d’ici 2030.

Des résultats financiers sous pression

Malgré un chiffre d’affaires d’environ 322 milliards d’euros en 2025 et des ventes mondiales avoisinant 9 millions de véhicules, Volkswagen a vu sa rentabilité fortement affectée par divers facteurs exceptionnels.

Le groupe a enregistré un bénéfice d’exploitation d’environ 8,9 milliards d’euros, ce qui représente une marge relativement modeste de 2,8 %. Cette performance a notamment été pénalisée par près de 9 milliards d’euros de charges exceptionnelles ainsi que par les tarifs douaniers imposés par les États-Unis.

Les tarifs américains continuent de faire mal

Les barrières commerciales demeurent l’une des principales préoccupations du constructeur allemand.

Selon la direction, les tarifs douaniers américains représentent un impact négatif d’environ 5 milliards d’euros par année, en raison des coûts directs et indirects associés aux exportations européennes ainsi qu’aux véhicules produits au Mexique.

Cette situation complique davantage les efforts de redressement financier entrepris par le groupe.

Une amélioration espérée pour 2026

Malgré ces défis, Volkswagen demeure optimiste pour les prochaines années. Le constructeur prévoit une marge opérationnelle comprise entre 4 % et 5,5 % en 2026, ainsi qu’un flux de trésorerie net automobile variant entre 3 et 6 milliards d’euros.

À plus long terme, le groupe vise une marge opérationnelle de 8 à 10 % d’ici 2030, un objectif qui dépendra en grande partie de la réussite de son programme de restructuration et de l’évolution du marché mondial.

L’industrie européenne retrouve des couleurs

Volkswagen pourrait également bénéficier d’un contexte économique plus favorable. Selon les données de Bloomberg Intelligence, les entreprises composant l’indice européen Stoxx Europe 600 devraient voir leurs marges opérationnelles progresser de près de 8 % cette année.

Après trois années de recul, cette amélioration est alimentée par la hausse des prix des matières premières, une meilleure productivité industrielle et les premiers gains liés à l’intégration de l’intelligence artificielle dans plusieurs secteurs économiques.

Pour Volkswagen, cette embellie pourrait arriver au moment opportun alors que le constructeur tente de retrouver les niveaux de rentabilité qui ont longtemps fait sa réputation.

Avec des renseignements de Bloomberg

Le texte Volkswagen supprimera 19 000 emplois en Allemagne d’ici la fin de 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Si vous avez l’impression que les phares des véhicules modernes sont devenus excessivement brillants, sachez que vous êtes loin d’être seul. Un récent sondage mené par Transport Canada a suscité une participation exceptionnelle, recueillant plus de 380 000 réponses de Canadiens préoccupés par l’éblouissement sur les routes.

À titre comparatif, ce nombre équivaut à peu près à la population combinée des villes d’Oshawa et de Burlington, en Ontario. Une mobilisation rarement observée pour une consultation publique portant sur un enjeu automobile.

Transport Canada veut comprendre le phénomène

L’enquête, menée du 6 mars au 20 avril dernier, avait pour objectif de mieux comprendre l’impact des phares éblouissants sur les usagers de la route.

« Transport Canada souhaite savoir comment l’éblouissement des phares affecte les usagers de la route et quels éléments liés aux véhicules ou à l’éclairage influencent cette expérience de conduite nocturne », expliquait l’organisme fédéral dans son appel à participation.

Les questions abordaient notamment les habitudes de conduite de nuit, les facteurs contribuant à l’éblouissement, le comportement des conducteurs ainsi que les solutions potentielles pour réduire ce problème.

Les phares DEL dans la ligne de mire

Depuis quelques années, les plaintes concernant les phares à DEL (DEL ou LED en anglais) se multiplient. Leur intensité lumineuse supérieure améliore certes la visibilité du conducteur qui les utilise, mais elle peut aussi provoquer un inconfort important chez les automobilistes venant en sens inverse.

Le phénomène est particulièrement perceptible sur les routes secondaires et les autoroutes mal éclairées, où plusieurs conducteurs rapportent être temporairement aveuglés par certains véhicules récents.

L’âge des conducteurs constitue également un facteur aggravant. Avec le vieillissement de la population, la sensibilité à l’éblouissement nocturne augmente, ce qui accentue la perception du problème.

La technologie n’est pas toujours responsable

Paradoxalement, les technologies d’éclairage les plus avancées ne sont pas nécessairement les principales coupables. Les systèmes adaptatifs modernes, déjà largement utilisés en Europe, sont conçus pour diriger la lumière précisément là où elle est nécessaire tout en réduisant l’éblouissement des autres usagers.

Ces systèmes intelligents ajustent automatiquement le faisceau lumineux selon la circulation et les conditions routières. Pendant longtemps, certaines réglementations nord-américaines ont toutefois limité leur adoption à grande échelle.

Une harmonisation accrue avec les normes européennes pourrait éventuellement contribuer à améliorer la situation au Canada.

Mauvais réglages et modifications après-vente

Selon plusieurs spécialistes, une grande partie du problème provient plutôt d’éléments externes à la conception d’origine des véhicules.

Parmi les causes fréquemment citées figurent :

  • des phares mal ajustés après un entretien ou une réparation;
  • l’installation d’ampoules à haute intensité non homologuées pour le véhicule;
  • la popularité croissante des barres lumineuses DEL installées sur les camionnettes et véhicules hors route.

Ces équipements peuvent être extrêmement utiles dans certaines circonstances professionnelles ou en milieu isolé. Toutefois, lorsqu’ils sont utilisés de manière inappropriée sur les routes publiques, ils deviennent rapidement une source importante de nuisance pour les autres conducteurs.

Un rapport attendu avec intérêt

Transport Canada devra maintenant analyser l’immense quantité de données recueillies avant de publier ses conclusions officielles.

Compte tenu du volume exceptionnel de réponses, il est raisonnable de croire que les commentaires négatifs concernant l’éblouissement dépasseront largement les témoignages favorables. Reste à voir si cette mobilisation populaire se traduira par des changements réglementaires ou par l’adoption accélérée de nouvelles technologies d’éclairage plus respectueuses des autres usagers de la route.

Une chose est certaine : le débat sur les phares trop puissants est désormais impossible à ignorer.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Plus de 380 000 Canadiens dénoncent l’éblouissement causé par les phares provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Stellantis vit sur un respirateur artificiel depuis une dizaine d’années. Les rumeurs de fermeture pure et simple circulaient régulièrement dans les coulisses de l’industrie. Stellantis vient de siffler la fin de la récréation avec la présentation de sa plateforme STLA One.

Le groupe automobile européen abandonne cinq architectures différentes pour créer une base unique. Cette nouvelle plateforme modulaire mondiale est le coup d’envoi d’une offensive sans précédent pour le groupe en général et pour le groupe Chrysler en particulier.

Stellantis veut réduire ses coûts de production de 20 %. Cette « méga-plateforme » soutiendra plus de 30 modèles différents d’ici 2035. L’entreprise projette d’écouler deux millions de véhicules sur ces bases communes.

L’architecture STLA One brille par son pragmatisme technique. Qualifions là d’agnostique. Elle ne choisit pas de camp. elle accepte les motorisations électriques, mais aussi les systèmes hybrides et à essence. On appelle cela une stratégie multi-énergie par conception.

Tout ça provoque un immense soupir de soulagement à Detroit. Le designer montréalais Ralph Gilles doit célébrer cette nouvelle avec beaucoup d’enthousiasme. Le chef du design de Stellantis rongeait son frein, pris avec une gamme Chrysler moribonde. Il hérite enfin des outils nécessaires pour redessiner l’avenir de la marque américaine.

Gilles supervise actuellement une charge de travail monumentale. Le designer qualifie lui-même cette nouvelle période d’offensive de la plus intense de sa carrière. La plateforme STLA One offre une bonne liberté de création.

Cette renaissance se matérialisera très bientôt. La Chrysler Airflow sera le premier modèle nord-américain à utiliser la STLA One. Ce VUS adoptera une posture moderne tournée vers l’avenir.

Ce véhicule intégrera aussi les technologies logicielles et connectées de pointe du groupe. On parle du système central STLA Brain et du cockpit virtuel SmartCockpit. L’ordinateur de bord gérera la voiture comme un véritable téléphone intelligent. Attendez-vous à un paquet de services vendus par abonnement, c’est le plan de Stellantis pour les cinq prochaines annéss.

Ce virage est risqué mais obligatoire pour Stellantis. La survie de la maison mère de Chrysler dépend de la réussite de ce déploiement qui démarre en 2027. La division américaine joue peut-être même sa dernière carte. Le coup de crayon de Ralph Gilles aura la lourde tâche de séduire à nouveau les familles d’ici.

Le texte Une base unique pour 30 modèles chez Stellantis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Honda Canada procède au rappel de 136 260 véhicules en raison d’un problème potentiel de corrosion prématurée au niveau du sous-châssis arrière. Dans les cas les plus graves, cette corrosion pourrait compromettre l’intégrité de la suspension arrière et, exceptionnellement, entraîner la séparation d’une roue du véhicule. Cette campagne de rappel s’inscrit dans une opération beaucoup plus vaste qui touche également plus de 880 000 véhicules aux États-Unis, principalement dans les régions où l’utilisation de sel de voirie est fréquente durant l’hiver.

Les modèles concernés

Le rappel vise plusieurs véhicules Acura et Honda produits au cours des dernières années :

  • Acura MDX 2014 à 2020 : 40 442 unités
  • Honda Passport 2019 à 2023 : 11 730 unités
  • Honda Pilot 2016 à 2022 : 59 251 unités
  • Honda Ridgeline 2017 à 2023 : 24 837 unités

Au total, plus de 136 000 véhicules sont concernés au Canada.

Un problème lié à la peinture protectrice

Selon l’enquête menée par Honda, le problème provient d’un revêtement de peinture appliqué sur le sous-châssis arrière qui ne répondait pas entièrement aux normes de durabilité du constructeur. Avec le temps, cette peinture peut se décoller et permettre à l’eau, au sel et aux autres agents corrosifs de s’infiltrer jusqu’aux points de fixation de la suspension arrière. Dans les régions soumises à d’importantes quantités de sel de déglaçage, la corrosion peut alors progresser plus rapidement. Honda a depuis corrigé le procédé de fabrication, mais les véhicules produits durant la période concernée demeurent vulnérables.

Quels sont les risques?

Lorsque la corrosion devient importante, elle peut affaiblir les points d’ancrage du sous-châssis arrière. Les premiers symptômes peuvent inclure des bruits inhabituels provenant de la suspension arrière, des vibrations anormales, une modification du comportement routier et un mauvais alignement des roues arrière. Dans des situations extrêmes, les composantes de suspension pourraient céder, augmentant le risque d’accident. Honda estime toutefois qu’environ 1 % des véhicules rappelés présentent réellement le défaut, mais l’ensemble de la population concernée est inclus par mesure préventive.

Les réparations prévues

Les concessionnaires inspecteront le sous-châssis arrière de chaque véhicule visé. Selon le niveau de corrosion observé, différentes interventions pourront être réalisées :

  • installation d’un ensemble de renforcement du sous-châssis;
  • réparation des composantes affectées;
  • remplacement complet du sous-châssis arrière si nécessaire.

Toutes les réparations seront effectuées sans frais pour les propriétaires.

Comment savoir si votre véhicule est touché?

Les propriétaires peuvent vérifier si leur véhicule est concerné en utilisant leur numéro d’identification du véhicule (NIV ou VIN), le code à 17 caractères inscrit sur le certificat d’immatriculation ou visible à la base du pare-brise du côté conducteur. Honda et Acura communiqueront également directement avec les propriétaires des véhicules visés conformément aux exigences réglementaires canadiennes. Comme pour tous les rappels, les propriétaires ayant déménagé récemment ou acheté leur véhicule d’occasion ont intérêt à mettre à jour leurs coordonnées auprès du constructeur afin de recevoir rapidement les avis de sécurité.

Le sel de voirie encore dans la ligne de mire

Ce rappel rappelle une fois de plus les défis particuliers auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles en Amérique du Nord, notamment dans les provinces canadiennes où l’utilisation intensive de sel de déglaçage accélère le vieillissement des composantes métalliques. Pour les automobilistes québécois, ce type de campagne souligne l’importance des inspections périodiques du dessous du véhicule et des traitements antirouille afin de limiter les effets de la corrosion à long terme.

Avec des renseignements de Driving.ca

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