Un concessionnaire Nissan de la région de Québec devra verser 3 117 $ à une cliente après avoir été reconnu coupable d’avoir mal représenté le prix de vente d’un véhicule. Dans une décision rendue le 7 juillet, la juge Madeleine Aubé, de la Cour du Québec, a conclu que Capital Nissan avait notamment omis d’informer correctement Danielle Lamarche du prix de certaines options ajoutées à son véhicule. L’affaire concerne l’achat, en juin 2020, d’un Nissan Murano SL 2020 de démonstration affichant environ 3 500 kilomètres.

Des options qui n’avaient pas été demandées

Avant de conclure la transaction, Lamarche avait comparé les prix auprès d’un autre concessionnaire Nissan. Elle avait ensuite négocié avec Capital Nissan le prix du Murano ainsi que la valeur de reprise de son ancien véhicule, un Murano 2012. Quelques semaines après avoir signé le contrat, la cliente a toutefois repris les différents montants qu’elle avait déboursés et constaté que le document ne correspondait pas au prix qu’elle croyait avoir négocié. Elle a ensuite tenté de régler la situation avec un conseiller aux ventes et le directeur général des ventes, mais ces démarches n’ont pas permis de résoudre le différend. Selon le jugement, le concessionnaire n’avait notamment pas informé la cliente, avant la signature du contrat, du prix de plusieurs options qu’elle n’avait pas demandées. Il s’agissait notamment des tapis d’hiver, des écrous antivol et de la protection contre les projections de gravier.

Le mauvais formulaire de vente utilisé

La juge Aubé a également relevé une autre irrégularité dans la transaction. Capital Nissan aurait utilisé un formulaire destiné à la vente d’un véhicule neuf, plutôt que celui prévu pour la vente d’un véhicule d’occasion. Le Murano acheté par Lamarche était pourtant un véhicule de démonstration ayant déjà parcouru environ 3 500 kilomètres.

Une garantie prolongée mal représentée

Le jugement soulève également un problème concernant le contrat de service prolongé acheté par la cliente. Selon la décision, Capital Nissan aurait mal représenté la date à laquelle la période de couverture avait commencé. Celle-ci avait en réalité débuté six mois avant l’achat du véhicule par Lamarche. Cette information constituait un autre élément du litige entourant la transaction.

Une réclamation de 6 587 $

Danielle Lamarche réclamait initialement 6 587 $ en dommages. La Cour du Québec a finalement ordonné à Capital Nissan de lui verser 3 117 $. Cette décision rappelle l’importance, pour les consommateurs québécois, de vérifier attentivement le contrat avant de signer une transaction automobile, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un véhicule de démonstration ou d’un véhicule vendu avec des options et des contrats de services additionnels. Dans le secteur automobile, la différence entre un prix annoncé, un prix négocié et le montant finalement inscrit au contrat peut rapidement devenir une source de litige. Dans cette affaire, la Cour a conclu que les informations fournies au consommateur n’étaient pas suffisamment claires avant la conclusion de la vente.

Avec des renseignements d’Automotive News

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L’avenir de l’usine d’assemblage de Stellantis à Brampton, en Ontario, est de nouveau incertain. Le syndicat Unifor affirme que le constructeur lui a indiqué envisager la fermeture du complexe et des discussions avec une entreprise dont l’identité n’a pas été dévoilée en vue d’une éventuelle vente. Une fermeture mettrait fin à plusieurs décennies de production automobile sur le site de Brampton et accentuerait les inquiétudes concernant l’avenir de l’industrie automobile canadienne dans un contexte marqué par les droits de douane américains.

Une usine fermée depuis 2024

L’usine de Brampton avait cessé sa production en 2024 afin d’être réoutillée pour accueillir de nouveaux modèles. Stellantis a toutefois suspendu ce projet en 2025. Le constructeur a ensuite décidé de transférer la future production du Jeep Compass vers son usine de Belvidere, en Illinois, après l’imposition par l’administration Trump de droits de douane sur les produits canadiens. Avant sa fermeture temporaire, l’usine de Brampton employait environ 2 200 travailleurs.

Unifor s’inquiète d’une fermeture définitive

La présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, affirme que Stellantis n’a pas transmis d’avis officiel de fermeture au syndicat. L’entreprise aurait toutefois informé Unifor de son intention d’entreprendre des discussions avec une société intéressée par une éventuelle acquisition de l’usine. Le nom de cette entreprise n’a pas été révélé. « Cette fermeture potentielle souligne les dangereuses conséquences des tarifs automobiles imposés par l’administration Trump », a déclaré Unifor. Le syndicat entend maintenant faire de l’avenir de Brampton un enjeu majeur des prochaines négociations avec Stellantis.

Un contrat qui arrive à échéance en septembre

Unifor doit prochainement entreprendre les négociations d’une nouvelle convention collective avec Stellantis. Celle-ci couvrira notamment l’usine d’assemblage de Brampton, une deuxième usine d’assemblage ainsi qu’une usine de moulage. La convention actuelle doit arriver à échéance en septembre 2026. Stellantis a pour sa part indiqué qu’il se préparait à entreprendre le processus de négociation collective, tout en précisant qu’aucune décision officielle n’avait encore été annoncée. « Notre priorité demeure de trouver une solution manufacturière durable pour l’usine d’assemblage de Brampton », a déclaré l’entreprise.

Ottawa tente de préserver la production

Le gouvernement fédéral canadien exerce également des pressions afin de maintenir une activité industrielle sur le site. Ottawa affirme travailler avec Stellantis, Unifor et le gouvernement de l’Ontario afin de protéger les emplois et de maintenir l’usine de Brampton en activité. La situation survient alors que le Canada et les États-Unis tentent de négocier une nouvelle entente commerciale avant une nouvelle échéance tarifaire américaine prévue mercredi.

Le spectre d’un partenariat chinois

L’avenir de Brampton pourrait également être lié à un autre dossier controversé. Stellantis aurait déjà étudié la possibilité de produire des véhicules électriques au Canada avec son partenaire chinois Zhejiang Leapmotor Technology. Unifor s’est toutefois montré fortement préoccupé par cette éventualité. Le syndicat s’oppose notamment à l’idée qu’un partenaire chinois puisse utiliser l’usine de Brampton pour y produire des véhicules électriques. Cette possibilité pourrait donc ajouter une dimension géopolitique aux négociations entre Stellantis, Ottawa, Queen’s Park et Unifor.

Une décision lourde de conséquences pour l’Ontario

La fermeture définitive de Brampton représenterait un important revers pour le secteur automobile ontarien. Après des investissements annoncés pour transformer l’usine et y accueillir une nouvelle génération de véhicules, le site se retrouve aujourd’hui au cœur des conséquences des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis. Pour Stellantis, l’enjeu est désormais de trouver une solution rentable à long terme. Pour Unifor et les gouvernements, il s’agit surtout de préserver une capacité de production et des milliers d’emplois directs et indirects dans la région de Toronto.

Avec des renseignements de Reuters

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Jaguar Land Rover veut passer du « bon côté » des tarifs américains

Jaguar Land Rover prépare une importante offensive sur le marché américain. Le constructeur britannique compte développer de nouveaux modèles spécifiquement destinés aux États-Unis en collaboration avec Stellantis, puis les produire sur le territoire américain. L’objectif est double : réduire l’impact des droits de douane imposés par l’administration américaine et limiter l’exposition de JLR aux fluctuations entre le dollar américain et la livre sterling. Richard Molyneux, directeur financier de Jaguar Land Rover, a confirmé cette stratégie lors de la présentation des résultats financiers de l’entreprise le 13 août. L’entente devrait être officialisée par un protocole d’accord à la fin de 2026.

De nouveaux Defender plutôt que des modèles existants

Jaguar Land Rover et Stellantis avaient annoncé en mai leur intention de collaborer au développement de nouveaux véhicules portant la marque Defender et ciblant spécifiquement le marché américain. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, JLR ne prévoit pas simplement transférer la production de ses modèles actuels dans une usine américaine de Stellantis. Le constructeur souhaite plutôt développer de nouveaux véhicules dans des segments où il n’est actuellement pas présent. Même avec des ventes de 50 000 unités, le constructeur estime qu’il serait difficile de justifier une usine dédiée.

Un Defender plus traditionnel pourrait voir le jour

JLR n’a pas révélé les nouveaux segments visés. Une possibilité particulièrement intéressante serait toutefois le retour d’un Defender plus radicalement orienté vers le tout-terrain. Le constructeur pourrait notamment exploiter une plateforme à châssis séparé provenant de Stellantis, potentiellement apparentée à celle du Jeep Wrangler, pour créer un Defender capable de rivaliser directement avec les véhicules tout-terrain américains. Cette stratégie permettrait à JLR de reconquérir une partie du marché perdu lorsque le Defender actuel est monté en gamme et s’est éloigné de son positionnement utilitaire et tout-terrain traditionnel. Le marché américain demeure particulièrement lucratif pour ce type de véhicule. Le nouveau Defender pourrait ainsi se retrouver face au Ford Bronco, au Jeep Wrangler, aux futurs modèles Scout et à l’Ineos Grenadier.

Des droits de douane de 10 à 15 %

L’enjeu commercial est majeur pour Jaguar Land Rover. Le constructeur importe actuellement tous ses véhicules vendus aux États-Unis. Les droits de douane imposés en 2025 ont ajouté une taxe de 10 % sur les véhicules fabriqués au Royaume-Uni et de 15 % sur ceux provenant de l’Union européenne. Le Defender fabriqué en Slovaquie est donc directement touché par le tarif de 15 %. La production américaine permettrait donc à JLR de réduire considérablement son exposition aux mesures commerciales américaines.

BMW et Mercedes ont déjà pris de l’avance

Jaguar Land Rover n’est pas le seul constructeur de luxe européen à vouloir limiter l’impact des tarifs américains. BMW produit depuis longtemps plusieurs de ses grands VUS en Caroline du Sud, tandis que Mercedes-Benz fabrique notamment ses VUS aux États-Unis dans son usine de l’Alabama. Volvo produit également son grand VUS électrique EX90 aux États-Unis et prévoit y ajouter la production du XC60. Pour JLR, l’objectif serait donc de rejoindre ces concurrents sur le marché nord-américain tout en évitant les investissements massifs nécessaires à la construction d’une usine entièrement nouvelle.

Une protection contre les fluctuations monétaires

La production américaine aurait également un avantage financier important. JLR vend une quantité croissante de véhicules aux États-Unis, mais ses coûts de production demeurent largement libellés en livres sterling et en euros. Produire localement permettrait donc de créer une forme de couverture naturelle contre les fluctuations du dollar américain. Selon Molyneux, l’entreprise possède actuellement une exposition « extrêmement importante » au dollar américain. Produire une partie des véhicules aux États-Unis permettrait de mieux équilibrer les revenus et les coûts dans la même devise.

L’Amérique du Nord devient essentielle pour JLR

Cette stratégie arrive alors que l’Amérique du Nord prend une importance croissante dans les activités de Jaguar Land Rover. Au cours de l’exercice terminé le 31 mars dernier, JLR a vendu un peu moins de 100 000 véhicules en Amérique du Nord, incluant les modèles Range Rover, Defender, Discovery et Jaguar. Cela représente environ 28 % des ventes mondiales de l’entreprise, qui ont totalisé 352 389 véhicules. La proportion est même passée à 34 % au trimestre terminé le 30 juin. Le marché nord-américain, qui comprend le Canada, est désormais le plus important pour JLR.

La Chine devient de plus en plus difficile

Cette dépendance envers l’Amérique du Nord s’explique également par la situation beaucoup moins favorable en Chine. Les ventes de JLR dans ce marché ont chuté de 26 % au dernier trimestre, la Chine ne représentant plus que 11 % des ventes mondiales du constructeur. Comme plusieurs marques européennes haut de gamme, JLR souffre du virage accéléré des consommateurs chinois vers les véhicules électrifiés et de la concurrence grandissante des constructeurs locaux.

JLR veut vendre moins, mais plus cher

Le choix des États-Unis correspond aussi à la nouvelle stratégie commerciale de Jaguar Land Rover. L’entreprise souhaite privilégier les modèles haut de gamme et à forte rentabilité plutôt que de chercher à maximiser les volumes. JLR vise une croissance annuelle de son chiffre d’affaires de 10 % et souhaite faire passer le prix de vente moyen à plus de 80 000 livres, soit environ 108 000 $ US. Le prix moyen était de 75 300 livres au trimestre terminé le 30 juin. Même si JLR ne dévoile pas ses bénéfices par marché, l’entreprise a déjà indiqué que les États-Unis génèrent les profits les plus élevés par véhicule, notamment grâce à des prix de vente supérieurs.

Une alliance stratégique plutôt qu’un simple transfert de production

La collaboration avec Stellantis pourrait donc devenir beaucoup plus importante qu’un simple moyen de contourner les tarifs américains. Elle donnerait à Jaguar Land Rover accès à une infrastructure industrielle américaine existante, à des technologies et à des plateformes éprouvées, tout en permettant au constructeur britannique de créer de nouveaux produits spécifiquement adaptés aux goûts des consommateurs américains. Et si un Defender capable de s’attaquer directement au Jeep Wrangler et au Ford Bronco voit effectivement le jour, JLR pourrait profiter d’un marché que la marque connaît historiquement très bien.

Avec des renseignements d’Automotive News

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Le Kicks a le vent dans les voiles. Après avoir ravi à la Subaru Crosstrek la première place au palmarès des ventes des utilitaires sous-compacts au Canada, en 2025, et avoir maintenu cette position durant les deux premiers trimestres de cette année, Nissan a trouvé le moyen idéal pour maintenir l’attrait de son champion auprès des consommateurs. À l’instar des Pathfinder et Rogue, la gamme 2027 de ce modèle populaire aura désormais sa version Rock Creek.

Le constructeur nippon en a fait l’annonce hier par le biais de communiqués publiés de part et d’autre de la frontière. Marco Fioravanti, le vice-président responsable de la planification des produits pour Nissan au Canada et aux États-Unis, y affirme que cette nouvelle variante cible des « conducteurs qui recherchent davantage d’aventure au quotidien, grâce à un design prêt pour les sentiers et à une confiance accrue lorsque la route se termine. »

Une affaire d’esthétique avant tout

N’allez pas croire pour autant que ce nouveau Kicks a de quoi surpasser les habiletés d’un Jeep Wrangler Rubicon en conduite hors route. Car ici, la nouveauté est avant tout de nature esthétique.

À l’extérieur, la version Rock Creek se reconnaît à sa calandre ornée dans sa partie supérieure de trois bandes horizontales d’un rouge vif et à ces petits enjoliveurs de même couleur insérés dans une ouverture de chacune des roues. À cela s’ajoutent de petits écussons, également rouges, représentant des montagnes stylisées et fixés sur les quatre faces du véhicule. Enfin, ses boucliers inférieurs avant et arrière, et ses rétroviseurs sont tous d’un noir lustré.

À l’intérieur, on remarque des tapis protecteurs Rock Creek, de même que la sellerie de cuir synthétique TailorFit noir qui habille les sièges et le volant chauffants. Les dossiers de ces sièges baquets sont d’ailleurs ornés de broderies reproduisant le nom et l’écusson du modèle.

Pour le reste, la dotation de la Rock Creek s’apparente largement à celles des autres versions. Par exemple, à l’instar des Kicks SV et SR, elle a des rails de toit d’une capacité de 75 kg (165 lb) qui conviennent à des équipements de plein air, comme des kayaks ou des vélos.

Elle partage également le 4-cylindres à essence de 2,0 L commun à toutes les versions. Ce moteur de 141 ch jumelé à une boîte de vitesses automatique à variation continue Xtronic anime les roues avant ou les quatre roues par le biais d’une transmission intégrale réactive de série pour la version Rock Creek.

Motorisation à mode « hors route » exclusif

Cette nouvelle version se distingue cependant par son système de gestion de la motorisation qui a l’exclusivité d’un mode « hors route » avec fonction de contrôle en descente.

Le constructeur explique que ce mode de conduite restreint moins le patinage des roues afin d’aider les conducteurs à maintenir son élan sur une surface offrant moins d’adhérence, par exemple du gravier, du sable ou de la neige. Quant à la fonction de contrôle en descente, elle permet de maintenir une vitesse plus constante lors d’une descente sur une surface meuble.

Il n’empêche que la Rock Creek n’a pas de garde au sol supérieure à celle des autres versions. De plus, ses jolies roues de 17 pouces exclusives en alliage noir sont chaussées de Bridgestone Turanza LS100, des pneus mieux adaptés aux autoroutes qu’aux sentiers non balisés. Deux détails qui confirment la vocation avant tout urbaine de ce véhicule.

Les Nissan Kicks 2027 feront leur entrée dans les salles d’exposition des concessionnaires canadiens de la marque plus tard cet été. Les prix de ses différentes versions seront annoncés d’ici là.

Rock Creek, un nom commun

Rappelons que l’appellation Rock Creek est d’abord apparue au sein de la gamme Nissan pour désigner une nouvelle variante du Pathfinder 2023, l’utilitaire de taille moyenne. Puis, les stratèges de Nissan ont appliqué le même traitement esthétique à l’utilitaire de taille compacte Rogue 2026. Et pour ne pas faire mentir le proverbe « jamais deux sans trois », voilà qu’on applique maintenant la même recette à l’utilitaire le plus petit de la marque.

Par ailleurs, le choix de l’appellation Rock Creek pour ce genre de véhicule n’a sans doute rien de fortuit. Pour nos voisins étatsuniens, c’est quasiment un nom commun puisqu’il désigne quelques dizaines de lieux, de cours d’eau et de municipalités petites et grandes aux quatre coins de leur pays.

Le Canada aussi a « ses » Rock Creek. Ce nom désigne à la fois un petit cour d’eau et un village de Colombie-Britannique. Ils sont situés à une quarantaine de minutes de route à l’est d’Osoyoos, près de la frontière étatsunienne.

Avec un nom qui rejoint autant de consommateurs, principalement chez nos voisins du sud, il n’est pas surprenant que les stratèges de Nissan l’aient choisi pour désigner des variantes « à la mode » de trois modèles aussi populaires.

Photos : Nissan

Le texte Nissan Kicks Rock Creek 2027, un petit VUS pour aventurier urbain provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

McLaren renoue avec une technologie que l’on croyait presque disparue de ses voitures de route. À l’occasion de la Monterey Car Week 2026, le constructeur britannique a dévoilé la McL 6GT, une nouvelle supercar équipée d’une boîte de vitesses manuelle et d’une pédale d’embrayage. Il faut remonter à la légendaire McLaren F1, lancée au début des années 1990, pour trouver une McLaren de série dotée d’une transmission manuelle. La McL 6GT deviendra donc la première McLaren à trois pédales depuis plus de trois décennies. Présentée pour l’instant comme un concept, la voiture doit entrer en production en 2028. Et McLaren confirme que la boîte manuelle fera partie de l’équation.

Une McLaren qui sort des sentiers battus

La McL 6GT ne ressemble guère aux McLaren modernes. Depuis la MP4-12C jusqu’à l’Artura, en passant par les Senna et W1, les modèles de la marque ont généralement conservé une signature visuelle reconnaissable : nez effilé, lignes de toit fluides et impressionnants éléments aérodynamiques destinés au refroidissement. La 6GT prend une tout autre direction. Son design s’inspire directement de la M6 GT, un projet développé à la fin des années 1960 par Bruce McLaren. On retrouve notamment les phares verticaux, la partie arrière de type Kamm et une interprétation beaucoup plus épurée des prises d’air. Le résultat rappelle davantage certaines supercars des années 1990 et 2000 que les créations hypertechnologiques actuelles.

Le levier de vitesses devient une œuvre d’art

L’habitacle poursuit cette approche nostalgique. McLaren a choisi de mettre le mécanisme de sélection des rapports au premier plan. Le levier, dont les éléments mécaniques sont exposés, est réalisé dans un environnement dominé par le noir et la fibre de carbone. Les pièces métalliques sont volontairement mises en évidence pour attirer la lumière et, surtout, le regard du conducteur. C’est un choix révélateur : McLaren ne cherche pas simplement à installer une boîte manuelle. Elle veut faire de l’interaction mécanique avec la voiture une partie intégrante de l’expérience.

Un V8 sans assistance hybride

McLaren reste encore avare de détails techniques, mais certains éléments sont déjà confirmés. La McL 6GT sera propulsée par un moteur V8, sans assistance hybride. La marque n’a toutefois pas précisé s’il s’agira d’un V8 atmosphérique ou turbocompressé. Le constructeur promet une expérience « tactile, analogique et profondément mécanique ». La monocoque et la carrosserie seront par ailleurs réalisées en fibre de carbone. Dans un monde où les supercars multiplient les systèmes hybrides, les moteurs électriques et les transmissions automatisées à double embrayage, cette approche est pour le moins rafraîchissante.

Une nouvelle famille chez McLaren

McLaren décrit la McL 6GT comme un nouveau type de supercar situé « au-delà du portefeuille principal » de la marque. Il ne faut donc pas nécessairement s’attendre à voir la boîte manuelle se généraliser sur les futures McLaren. La 6GT semble plutôt ouvrir la porte à une gamme de modèles plus exclusifs, produits en volumes limités et destinés à une clientèle à la recherche d’une expérience plus analogique. La marque pourrait ainsi compléter ses familles Sports, Super et Ultimate avec des modèles spéciaux davantage axés sur l’émotion et l’exclusivité.

L’héritage de Bruce McLaren

Cette orientation avait été annoncée indirectement quelques semaines plus tôt au Goodwood Festival of Speed, où McLaren avait restauré la M6 GT personnelle de Bruce McLaren. À l’origine, la M6 GT était une voiture de course Can-Am transformée pour recevoir un habitacle fermé et envisagée pour des épreuves comme Le Mans. Elle n’a finalement jamais participé à une course et a été convertie en voiture de route. La McL 6GT reprend donc l’esprit de cette voiture historique, tout en profitant d’un demi-siècle de progrès technologiques. McLaren n’a pas encore dévoilé la puissance, les performances, le poids ou le prix de la 6GT. Mais une chose est déjà claire : à l’heure où les supercars deviennent toujours plus complexes, la firme britannique choisit de regarder dans le rétroviseur pour retrouver quelque chose que les passionnés commençaient à croire perdu : le plaisir de changer soi-même les rapports.

Avec des renseignements de The Drive

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Bonne nouvelle pour les puristes : Porsche offrira de nouveau une boîte manuelle à six rapports sur la 911 Carrera S 2027. Cette décision répond directement à ce que le constructeur qualifie de « demande écrasante » de la part de ses clients. Au moment où les transmissions automatiques à double embrayage dominent pratiquement toutes les voitures sportives modernes, Porsche continue donc de laisser une place à cette espèce en voie de disparition : le conducteur qui veut encore choisir lui-même ses rapports. Et il faudra débourser 177 500 $ au Canada pour en profiter.

Un six-cylindres de 473 chevaux

La 911 Carrera S 2027 équipée du nouveau MT Package conserve le moteur six cylindres à plat de 3,0 litres biturbo. La puissance atteint 473 chevaux, accompagnée de la sonorité caractéristique du moteur boxer de Porsche. La puissance est transmise aux roues arrière par l’intermédiaire de la nouvelle boîte manuelle à six rapports. La 911 Carrera S Coupé équipée de cette transmission affiche un poids de seulement 3 327 livres, soit à peine 11 livres de plus qu’une Carrera T. Porsche a notamment réussi à limiter le poids grâce aux roues à écrou central, proposées pour la première fois sur une Carrera S. Elles permettent d’économiser plus de 17 livres par rapport aux roues conventionnelles de la Carrera S.

Une 911 pour les amateurs de conduite

La recette ne s’arrête évidemment pas à la boîte manuelle. La direction aux roues arrière fait partie de l’équipement et devrait apporter un avantage appréciable sur circuit, notamment dans les changements de direction rapides. La suspension PASM Sport abaisse par ailleurs la carrosserie de 10 millimètres afin d’améliorer le comportement dynamique. Le forfait Sport Chrono est livré de série avec cette version. Porsche promet également une calibration spécifique de l’échappement pour les Carrera S équipées du MT Package. Pour ceux qui veulent aller encore plus loin, les freins Porsche Ceramic Composite Brake (PCCB) et les sièges baquets en fibre de carbone sont disponibles en option. Ils permettent de réduire davantage le poids tout en donnant à la 911 un sérieux air de voiture de piste.

Pourquoi six rapports plutôt que sept?

Porsche proposait récemment une boîte manuelle à sept rapports sur certaines versions de la génération 992.1, notamment la Carrera T. La Carrera T reçoit maintenant elle aussi une boîte à six rapports. Cette dernière reprend les six premiers rapports de l’ancienne transmission à sept vitesses. Pourquoi éliminer le septième rapport? Parce que Porsche considère essentiellement qu’il n’était pas indispensable. La boîte à sept rapports avait d’ailleurs une particularité qui demandait un certain apprentissage : la marche arrière et la septième vitesse occupaient toutes deux la partie supérieure de la grille en H. Le levier ressemblait presque à une petite partie de Scrabble mécanique.

La PDK est plus rapide, mais pas plus amusante

Évidemment, personne ne prétend qu’une boîte manuelle peut rivaliser avec la PDK à double embrayage en matière de rapidité et de précision. Sur un circuit, la transmission automatique permettra généralement de changer de rapport plus rapidement et de garder le conducteur davantage concentré sur les trajectoires et les points de freinage. Mais ce n’est pas vraiment la question. Une boîte manuelle procure une interaction physique entre le conducteur et la mécanique que la PDK ne peut tout simplement pas reproduire. Embrayer, choisir son rapport, sentir le moteur prendre ses tours et gérer soi-même les changements de vitesse font partie de l’expérience. La PDK est probablement objectivement meilleure pour signer un chrono. La boîte manuelle est souvent plus gratifiante pour celui qui conduit. Et dans une Porsche 911, c’est un argument qui compte encore énormément.

Plus de 177 000 $ pour trois pédales

Au Canada, la Porsche 911 Carrera S Coupé 2027 avec boîte manuelle sera offerte à partir de 177 500 $. La version Cabriolet demandera pour sa part 191 800 $. Évidemment, ce sont les prix de départ. Porsche étant Porsche, la longue liste d’options risque rapidement de faire grimper la facture. Avec quelques équipements de performance et de confort, il ne serait pas étonnant de voir certaines configurations franchir la barre des 200 000 $, voire s’approcher dangereusement du quart de million. Les premières livraisons canadiennes sont prévues d’ici la fin de 2026.

Une victoire pour les puristes

À une époque où l’électrification, les boîtes automatiques et les systèmes d’aide à la conduite transforment profondément l’expérience automobile, Porsche vient de poser un petit geste de résistance. La 911 Carrera S 2027 à boîte manuelle ne sera probablement pas la 911 la plus rapide de la gamme. Elle ne sera certainement pas la plus efficace. Mais elle pourrait bien être l’une des plus attachantes. Après tout, lorsqu’un constructeur demande près de 180 000 $ pour une voiture de sport, il est plutôt rassurant de constater qu’il comprend encore que le plaisir de conduire ne se mesure pas uniquement au dixième de seconde sur un circuit.

Source: Porsche Canada.

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Volkswagen Group prépare une importante cure d’amaigrissement de sa gamme de véhicules. Le géant allemand souhaite réduire jusqu’à 50 % le nombre de ses modèles et jusqu’à 75 % celui de leurs variantes, une stratégie destinée à diminuer les coûts et à libérer des capitaux pour accélérer le développement technologique. Le groupe, qui réunit notamment Volkswagen, Audi, Skoda, Cupra, Seat, Porsche, Bentley et Lamborghini, cherche ainsi à améliorer une rentabilité qui demeure nettement inférieure à ses objectifs à long terme.

Une gamme devenue trop complexe

Selon un document interne baptisé Future Picture 2030, consulté par Automobilwoche, le directeur financier de Volkswagen Group, Arno Antlitz, et le responsable du développement, Werner Tietz, estiment que la complexité excessive de l’offre coûte cher au constructeur. Volkswagen Group propose actuellement environ 150 lignes de modèles à travers ses différentes marques. Pendant des décennies, cette capacité à occuper pratiquement toutes les niches du marché a constitué l’une de ses grandes forces. Mais cette stratégie a aussi entraîné une multiplication des plateformes, des composants, des versions et des équipements. En 2025, le groupe a consacré 34,4 milliards d’euros à ses investissements, dont 19,4 milliards en recherche et développement. Le ratio d’investissement atteignait 11,8 % du chiffre d’affaires, un niveau jugé trop élevé par rapport à plusieurs concurrents.

Moins de modèles, mais davantage de technologie

L’objectif n’est donc pas simplement de vendre moins de véhicules, mais de concentrer les ressources sur les produits les plus importants. Volkswagen veut réduire le coût de fabrication de chaque véhicule grâce à des structures plus simples, moins de complexité et une offre mieux adaptée aux attentes des consommateurs. La marque Volkswagen devrait ainsi privilégier des modèles à gros volume comme la Golf, le Tiguan, le T-Roc et la Passat, tout en accordant une place importante à ses véhicules électriques. Certains modèles pourraient toutefois disparaître. Le Volkswagen ID.5, dont les ventes demeurent modestes, fait partie des candidats potentiels. Le Taigo pourrait également être sacrifié, puisqu’il fait partiellement doublon avec les T-Cross et T-Roc.

Audi pourrait également faire le ménage

Chez Audi, la rationalisation pourrait être particulièrement visible dans les silhouettes proposées. Certains modèles ou styles de carrosserie, notamment les variantes Sportback, pourraient disparaître. Audi a déjà commencé à réduire sa gamme avec l’abandon progressif de modèles comme l’A1 et le Q2, dont les marges sont relativement faibles. L’objectif est clair : éviter de mobiliser des ressources d’ingénierie et de production pour des véhicules qui génèrent peu de profits.

Skoda mieux positionnée que Seat

Toutes les marques du groupe ne devraient cependant pas subir la même cure. Skoda apparaît relativement bien positionnée. La marque tchèque dispose déjà d’une gamme plus rationnelle et affiche une rentabilité élevée. Elle pourrait donc être moins touchée par les suppressions de modèles. La situation est plus incertaine chez Seat. La marque espagnole a progressivement perdu de son importance stratégique au sein du groupe, tandis que Cupra connaît une croissance beaucoup plus rapide. Volkswagen devra donc déterminer quelle place Seat occupera dans son portefeuille à long terme.

Porsche devra aussi réduire ses variantes

Même Porsche, l’une des marques les plus rentables du groupe, n’échappera pas nécessairement à la simplification. La gamme de la 911 illustre parfaitement le problème. Le modèle est offert dans une impressionnante quantité de versions, notamment Carrera, Turbo, GTS et GT3, avec de nombreuses déclinaisons. Une partie de cette diversité pourrait disparaître afin de réduire les coûts et de simplifier la production.

L’intelligence artificielle au service du développement

Volkswagen ne compte pas uniquement réduire le nombre de véhicules. Le constructeur veut également accélérer le développement des modèles restants. La standardisation accrue des plateformes et des modules doit permettre de réutiliser davantage de composants entre les différents véhicules. Volkswagen prévoit également une utilisation plus importante de l’intelligence artificielle dans le processus de développement. Werner Tietz estime que la réduction de la complexité permettra de consacrer davantage de ressources à chaque modèle. L’idée est relativement simple : développer moins de voitures, mais de meilleures voitures, plus rapidement.

Un objectif de rentabilité de 8 à 10 %

Cette restructuration s’inscrit dans la stratégie de redressement du chef de la direction de Volkswagen Group, Oliver Blume. Le groupe vise une marge opérationnelle à long terme comprise entre 8 et 10 %. Or, celle-ci ne s’établissait qu’à 4,2 % au premier semestre. Volkswagen veut également simplifier ses structures administratives, régionaliser davantage le développement et adapter ses capacités de production à un volume annuel d’environ 9 millions de véhicules.

Des voitures chinoises pourraient être produites en Europe

Autre élément particulièrement intéressant de la stratégie : Volkswagen envisage de produire en Europe certains véhicules développés en Chine. Plusieurs usines européennes du groupe fonctionnent actuellement avec des capacités inutilisées. Plutôt que de laisser ces installations sous-exploitées, Volkswagen étudie la possibilité d’y assembler des modèles conçus en Chine. Cette approche pourrait permettre au constructeur de réduire les délais de développement et de mieux utiliser ses infrastructures européennes, tout en profitant du rythme d’innovation beaucoup plus rapide de ses équipes chinoises.

Une transformation devenue nécessaire

Volkswagen se trouve donc devant un changement de philosophie important. Le groupe allemand a longtemps bâti sa puissance sur une gamme extrêmement vaste capable de répondre à presque tous les besoins. Cette stratégie atteint toutefois ses limites dans un marché où les coûts de développement explosent, où l’électrification exige des investissements massifs et où les constructeurs chinois imposent un rythme technologique beaucoup plus rapide. Réduire de moitié le nombre de modèles et de trois quarts celui des variantes représente une décision radicale. Mais pour Volkswagen, le véritable enjeu sera de réussir à transformer les économies réalisées en véhicules plus compétitifs et technologiquement plus avancés.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Volkswagen veut réduire sa gamme de moitié pour financer l’innovation provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Sommes-nous en train d’assister à une guerre de prix opposant les fabricants de véhicules électriques (VÉ) ? On pourrait le croire puisque, à mesure que les modèles d’entrée de gamme se multiplient, les prix diminuent. Aujourd’hui, il y a d’ailleurs un nouveau prétendant au titre de détenteur du modèle le moins cher au pays. Il s’agit de Kia qui a dévoilé l’éventail de prix de l’EV3 2027.

Dans un communiqué, Kia Canada nous apprend que le prix de détail suggéré du fabricant (PDSF) de l’EV3 Light 2027, la version d’entrée de gamme de son nouvel utilitaire sous-compacte, est offert à partir de 36 995 $.

Au moment d’écrire ces lignes, ce prix, qui n’inclut ni incitatif, ni taxes, ni frais de transport et de préparation, est inférieur à ceux des modèles comparables . On pense à des modèles 2027 de petit format comme la Chevrolet Bolt (PDSF de 39 999 $), le Subaru Uncharted (40 995 $), la Fiat 500e (42 290 $), le Hyundai Kona électrique (43 999 $), le Toyota C-HR (44 900 $), le Nissan Leaf (44 998 $) et le Volvo EX30 (48 000 $). Même le Kia Niro 2026 électrique a un PDSF plus élevé, soit 45 595 $.

Il faut noter qu’à l’instar de ces rivaux, l’EV3 est admissible aux incitatifs à l’achat gouvernementaux offerts actuellement, soit le montant de 2 000 $ prévu par le programme « Rouler vert » du Gouvernement du Québec et le montant de 5 000 $ du programme « Programme pour l’abordabilité des véhicules électriques » (PAVE) du Gouvernement du Canada. Dans le cas d’un EV3 Light, ces deux montants vont éponger les taxes de vente (5 884,88 $).

Architecture 400 v et deux batteries

De même longueur qu’une Chevrolet Bolt (l’étatsunienne est 7 mm plus longue), cet utilitaire de conception polyvalente est construit sur une plateforme E-GMP à architecture de 400 v, qu’il partage avec le Kia EV5, un utilitaire de taille compacte.

Pour obtenir le bas prix annoncé aujourd’hui, le constructeur a adopté de nouveau une stratégie utilisée dans le passé pour le Kia Soul : il offre deux batteries de capacités différentes. Ainsi, l’EV3 Light, le modèle vedette créé pour faire la manchette, a l’exclusivité d’une batterie au lithium-ion de 58,3 kWh lui permettant de parcourir jusqu’à 356 km, d’après la méthode de calcul de l’organisme étatsunien EPA, précise le constructeur.

Toutes les autres versions disposent d’une batterie de plus grande capacité : 81,4 kWh. Elle hausse l’autonomie de façon substantielle, qu’on choisisse une version à deux ou à quatre roues motrices. Ainsi, selon le constructeur, l’autonomie d’un EV3 2RM doté de cette batterie pourrait atteindre 517 km et celle d’un EV3 4RM 451 km.

Précisons que la transmission intégrale est offerte pour toutes les versions, sauf la Light d’entrée de gamme. Pour les versions Wind, Land, GT-Line et GT-Line Limited, elle figure parmi les options et ajoute un montant de 2 500 $ au prix du véhicule. Pour la version GT, la plus cossue du lot, elle est de série.

Cette nouveauté dispose d’un port de recharge NACS et la batterie peut être rechargée de 10 à 80 % à l’aide d’une borne rapide CC de 350 kW en un peu plus de 30 minutes environ, affirme le constructeur.

La couleur a un prix

Le nuancier de la carrosserie compte huit teintes, toutefois une seule est offerte sans frais : le Noir aurore. Pour s’offrir une des sept autres teintes, il faut débourser 250 $ additionnels.

Enfin, il ne faut pas oublier que le prix de toutes les versions sera gonflé par les incontournables frais de préparation et de transports, qui s’élèvent à 2 185 $.

Les premiers EV3 feront leur entrée chez les concessionnaires Kia du Canada à la fin du mois.

Voici la liste complète des prix des différentes versions du Kia EV3 2027 :

Photos : Kia

Le texte Le Kia EV3 2027 devient le VÉ le moins cher au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Après avoir laissé une partie de sa clientèle filer vers la concurrence, Chrysler change de stratégie. Stellantis Canada réduit fortement le prix de la Pacifica 2027, tout en augmentant la production à son usine de Windsor, en Ontario. Le constructeur espère ainsi profiter du regain de popularité des fourgonnettes en Amérique du Nord et récupérer une part de marché perdue au cours des dernières années.

Jusqu’à 7 200 $ de réduction

Pour 2027, la Chrysler Pacifica bénéficie d’une baisse de prix particulièrement importante. La version d’entrée de gamme affiche désormais un prix de 52 995 $, incluant les frais de livraison de 2 295 $. C’est une réduction de 4 200 $ par rapport au modèle 2026, qui affichait un prix de 57 195 $. La diminution est encore plus spectaculaire pour la version haut de gamme. Son prix passe de 80 195 $ à 72 995 $, soit une économie de 7 200 $. Selon Trevor Longley, président et chef de la direction de Stellantis Canada, Chrysler a reconnu avoir perdu des volumes en positionnant progressivement la Pacifica comme un produit plus haut de gamme. « Nous avons franchement abandonné une partie du volume en adoptant une position plus haut de gamme », a expliqué Longley à Automotive News Canada. Le constructeur entend maintenant corriger le tir.

Stellantis veut revenir dans le jeu

La Pacifica 2027 reçoit également une nouvelle présentation, mais Chrysler mise surtout sur une structure de prix plus compétitive. Les changements apportés aux ensembles d’équipements doivent permettre aux clients de choisir plus facilement les technologies et caractéristiques qu’ils souhaitent sans devoir payer pour une longue liste d’options dont ils n’ont pas besoin. Chrysler conserve également la Grand Caravan, plus abordable. Pour 2027, elle débute à 49 995 $, frais de livraison compris, soit le même prix que l’année précédente. La stratégie vise notamment la Toyota Sienna, devenue la référence du segment au Canada. En 2026, la Sienna débutait à 52 350 $, incluant 1 930 $ de frais de livraison. Les prix de la version 2027 n’ont pas encore été annoncés.

La fourgonnette connaît une deuxième vie

Après avoir été longtemps considérée comme le véhicule familial par excellence avant de céder du terrain aux VUS, la minifourgonnette semble retrouver une certaine popularité. Au Canada, le marché regroupant la Pacifica, la Grand Caravan, la Toyota Sienna, la Kia Carnival et la Honda Odyssey a atteint environ 43 000 véhicules en 2025, son meilleur résultat depuis avant la pandémie. Les ventes ont progressé au cours des trois dernières années après avoir touché un creux d’environ 22 000 unités en 2022. Stellantis demeure toutefois engagé dans une bataille serrée avec Toyota. Au premier semestre de 2026, la Sienna a dominé avec 7 657 unités vendues au Canada, contre 6 146 Pacifica et 2 540 Grand Caravan. En 2025, les ventes avaient atteint 15 218 Sienna, 10 671 Pacifica et 6 017 Grand Caravan.

Une campagne publicitaire nationale pour la Pacifica

Chrysler ne compte pas simplement réduire le prix de la Pacifica et attendre les clients. La marque prévoit lancer une importante campagne de marketing nationale, une stratégie qu’elle n’avait pas utilisée depuis plusieurs années pour la minifourgonnette. « Nous pensons qu’il est temps de commencer à investir », a déclaré Longley. Le constructeur estime que le retour en force du segment pourrait se poursuivre alors qu’une nouvelle génération de familles redécouvre les avantages très pragmatiques de la minifourgonnette. Et soyons honnêtes : quand il faut transporter trois enfants, leurs sacs de hockey, deux poussettes, un chien et quelques tonnes de collations, la minifourgonnette finit souvent par avoir le dernier mot.

L’usine de Windsor augmente la cadence

La stratégie commerciale de Chrysler s’accompagne d’une hausse importante de la production à l’usine d’assemblage de Windsor. Stellantis a ajouté un troisième quart de travail en février 2026, ce qui a permis d’augmenter considérablement la production au premier semestre. L’usine a produit 103 225 véhicules durant les six premiers mois de 2026, comparativement à 78 618 pendant la même période en 2025. À titre de comparaison, la production annuelle de Windsor avait atteint 150 753 véhicules en 2025. L’usine produit également la Dodge Charger, mais les minifourgonnettes représentent la majeure partie de son volume.

Le marché américain complique toutefois les choses

Le regain des ventes de minifourgonnettes au Canada et aux États-Unis constitue une bonne nouvelle pour Windsor, mais les tarifs américains sur les véhicules produits au Canada ajoutent une importante dose d’incertitude. Les exportations vers les États-Unis sont donc devenues plus coûteuses et plus complexes à gérer. Selon Longley, Stellantis doit composer avec cette situation alors même que la demande pour les minifourgonnettes recommence à progresser.

Une Pacifica hybride pourrait-elle revenir?

L’autre grande question concerne la motorisation. Chrysler avait été l’un des pionniers de l’électrification des minifourgonnettes avec la Pacifica hybride rechargeable, lancée en 2017. Stellantis a toutefois abandonné l’ensemble de ses modèles hybrides rechargeables en Amérique du Nord en janvier 2026. Dans le cas de la Pacifica PHEV, deux compromis nuisaient notamment à son attrait : l’absence de transmission intégrale et l’impossibilité d’obtenir les sièges arrière Stow ’n Go à plancher plat. Mais la fin de la version rechargeable ne signifie pas nécessairement la fin de l’hybridation.

Une Pacifica hybride conventionnelle?

Trevor Longley laisse clairement la porte ouverte à une Pacifica hybride conventionnelle. Une telle motorisation permettrait à Chrysler de mieux rivaliser avec Toyota, dont la Sienna est offerte exclusivement avec une motorisation hybride depuis 2021. Pour Chrysler, l’enjeu est désormais de trouver le juste équilibre entre prix, équipement, consommation et électrification. La réduction de prix de la Pacifica 2027 constitue une première étape. Une éventuelle version hybride pourrait être la suivante.

Avec des renseignementds d’Automotive News

Le texte Stellantis réduit le prix de la Pacifica 2027 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Porsche vient de trouver une façon pour le moins surprenante de réduire la pression exercée par les normes européennes sur ses émissions de CO2. Selon un rapport cité par l’analyste Matthias Schmidt, le constructeur allemand ne regroupera pas ses émissions avec celles du groupe Volkswagen pour les années 2026 et 2027. À la place, Porsche fera équipe avec le constructeur chinois Xpeng afin de former son propre regroupement d’émissions en Europe. Une décision qui peut sembler étonnante, mais qui prend tout son sens lorsqu’on regarde les ventes de véhicules électriques de Porsche.

Volkswagen doit éviter une lourde facture

Le groupe Volkswagen a déjà connu des difficultés à respecter les objectifs européens d’émissions de CO2. En 2025, les émissions moyennes du groupe, incluant Porsche, se sont établies à environ 100 g/km, alors que la limite européenne était fixée à 93,6 g/km. Un écart qui pourrait coûter extrêmement cher au constructeur. Les règles européennes prévoient une pénalité de 95 euros par gramme de CO2 excédentaire et par véhicule. Sur la période 2025-2027, la facture potentielle pour le groupe Volkswagen pourrait atteindre environ 1,5 milliard d’euros.

La chute des ventes de la Taycan complique les choses

Porsche est devenue un poids supplémentaire pour la moyenne du groupe Volkswagen en raison du ralentissement de ses ventes de véhicules électriques. La Taycan, qui avait pourtant été l’un des grands symboles de la stratégie d’électrification de Porsche, connaît un sérieux ralentissement de la demande. Le Macan électrique peine également à compenser cette baisse. Et contrairement à plusieurs constructeurs qui continuent de miser massivement sur le tout électrique, Porsche a récemment réajusté sa stratégie en accordant de nouveau une place importante aux moteurs thermiques et hybrides. Résultat : la moyenne d’émissions de Porsche risque de demeurer relativement élevée.

Xpeng, le partenaire idéal

C’est ici que Xpeng entre en scène. Le constructeur chinois connaît une croissance beaucoup plus rapide de ses ventes électriques en Europe. Selon les données rapportées par Automotive News, Xpeng aurait vendu environ 19 000 véhicules électriques en Europe au cours des six premiers mois de 2026, une progression spectaculaire de 126 % par rapport à la même période précédente. Pour Porsche, s’associer à une entreprise dont les ventes sont presque exclusivement composées de véhicules électriques constitue donc un moyen efficace d’améliorer la moyenne d’émissions du regroupement. Le montant que Porsche versera éventuellement à Xpeng pour cette entente n’a pas été dévoilé. Une chose semble toutefois claire : Porsche considère que le coût de cette alliance est préférable à celui d’une éventuelle amende imposée au groupe Volkswagen.

Une alliance ouverte aux autres constructeurs

Le regroupement constitué par Porsche et Xpeng n’est pas fermé aux autres constructeurs automobiles. D’autres fabricants peuvent encore s’y joindre d’ici le 31 décembre. Cette pratique de mise en commun des émissions permet aux constructeurs de calculer leurs émissions moyennes sur une base collective plutôt que de devoir respecter individuellement les objectifs européens. D’autres regroupements existent déjà. Tesla en dirige notamment un auquel participent Ford, Honda, Mazda et Suzuki. Mercedes-Benz dispose également de son propre regroupement avec Volvo, Polestar et Smart.

Porsche et Xpeng se connaissent déjà

Si cette association semble surprenante sur le papier, elle n’est pas totalement inattendue. Le groupe Volkswagen entretient déjà une relation étroite avec Xpeng en Chine. Les deux entreprises travaillent notamment au développement d’une architecture électronique commune ainsi que de plusieurs nouveaux modèles destinés au marché chinois. Porsche ne s’associe donc pas à un partenaire totalement inconnu. Cette entente illustre surtout une nouvelle réalité de l’industrie automobile : dans une Europe où chaque gramme de CO2 peut se transformer en facture salée, les constructeurs sont prêts à faire équipe avec des concurrents, voire avec des marques chinoises, pour respecter les règles du jeu. Et dans le cas de Porsche, la faiblesse actuelle de la Taycan et le ralentissement de la demande pour les véhicules électriques rendent cette stratégie particulièrement pertinente.

Avec des renseignements de Carscoops

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