San Diego, Californie- Pendant des décennies, la Lexus ES 2026 représente une philosophie très simple : offrir un maximum de confort, un silence religieux et une fiabilité à toute épreuve. Une voiture parfaite pour traverser Montréal dans le calme… même quand les cônes orange tentent activement de détruire votre suspension. Mais pour 2026, Lexus change sérieusement son approche. La nouvelle ES n’est plus seulement une berline confortable pour conducteurs zen. Elle devient une vitrine technologique pour la marque avec une gamme qui réunit versions hybrides et 100 % électriques sous une seule identité. Et ça, c’est probablement son plus grand coup de génie.

Un peu d’histoire

La Lexus ES est née en 1989 en même temps que la marque Lexus elle-même. Dès le départ, elle visait une clientèle qui trouvait les berlines allemandes un peu trop rigides, compliquées ou coûteuses à entretenir après la garantie. Le premier modèle arrive au Canada pour l’année modèle 1991.L’année 2026 représente la 8e génération de la ES. La ES partageait aussi plusieurs éléments avec la Toyota Camry, ce qui agaçait certains puristes, mais les propriétaires s’en fichaient éperdument. Eux voulaient une voiture qui démarre chaque matin à -25 degrés sans transformer le tableau de bord en arbre de Noël électronique. Avec cette huitième génération, Lexus modernise profondément sa berline sans renier cette philosophie.

Une Lexus qui ose

Le design de la ES 2026 marque une rupture spectaculaire avec les anciennes générations. Inspirée du concept LF-ZC, la nouvelle silhouette fastback abandonne la traditionnelle malle arrière bien carrée pour une ligne beaucoup plus fluide et dynamique. La voiture paraît plus basse, plus large et nettement plus sophistiquée. Les signatures lumineuses en forme de « L » deviennent la nouvelle identité visuelle de Lexus. À l’arrière, la bande lumineuse pleine largeur avec logo illuminé donne à la voiture un aspect très futuriste. Oui, encore une barre lumineuse arrière. En 2026, c’est rendu aussi obligatoire que les sièges chauffants au Canada. La calandre Spindle évolue également. On remarque sur la version hybride une ouverture partielle pour refroidir le moteur alors que la version électrique montre une surface presque entièrement fermée pour améliorer l’aérodynamisme. Le coefficient de traînée de 0,25 (0,28 pour l’hybride) est très bon pour une grande berline de luxe. Bref, la ES passe enfin du statut de « voiture élégante mais discrète » à celui de vraie berline premium moderne qui attire les regards.

Hybride et électrique sous un même nom

Lexus adopte ici une approche particulièrement intéressante. Contrairement à plusieurs constructeurs qui créent des modèles complètement distincts pour l’électrique et l’hybride, Lexus conserve une seule famille ES avec plusieurs motorisations. BMW emplois la même stratégie avec succès. Ainsi, le client peut choisir une ES 350h hybride, une ES 350e électrique ou encore une ES 500e électrique à rouage intégral. C’est intelligent parce que la clientèle Lexus aime la continuité. Un acheteur fidèle peut donc passer tranquillement de l’hybride à l’électrique sans avoir l’impression de changer complètement d’univers. Et surtout, Lexus évite le piège de fabriquer des véhicules électriques au style bizarre juste pour prouver qu’ils sont électriques. Ici, peu importe la motorisation, la ES conserve la même élégance générale. Lexus peut également ajuster la production de l’un ou l’autre des modèles en fonction de la demande.

Confort

Le confort demeure la grande spécialité de la ES. La nouvelle plateforme plus rigide et la suspension arrière multibras améliorent encore la qualité de roulement. Sur autoroute, la voiture semble flotter au-dessus des imperfections avec un calme remarquable. Même sur les routes défoncées, la ES conserve son sang-froid. L’insonorisation est exceptionnelle. Dans les versions électriques, le silence atteint presque un niveau inquiétant. Vous entendrez probablement davantage votre passager ouvrir un sac de croustilles que le bruit de la voiture elle-même. Les sièges sont larges, moelleux et parfaitement adaptés aux longs trajets. Les poersonnes aux gabarits plus imposants seront un peu serrés par le côté saillant à la hauteur des épaules.

Motorisations

La version hybride devient désormais la configuration de base. Elle combine un moteur 4 cylindres de 2,5 litres de 244 chevaux avec un système hybride. Tous les modèles vendus au Canada viennent avec un rouage intégral. Les performances sont honnêtes avec un 0-100 km/h autour de 7,2 secondes, mais l’objectif ici demeure surtout l’économie de carburant. La consommation estimée tourne autour de 5,2 L/100 km, ce qui est excellent pour une grande berline de luxe. Notre résultat de notre journée d’essai sous le soleil californien était plus proche de 6,0 litres aux 100 km, ce qui demeure très honnête. Viens ensuite le modèle ES 350 e. Cette version 100 % électrique à moteur unique développe 221 chevaux et offre une autonomie estimée jusqu’à 481 km avec les roues de 19 pouces et autour de 450 avec les pneus de 21 pouces. Le 0-100 km/h s’effectue en environ 8 secondes. Ce n’est pas brutal, mais largement suffisant pour une conduite quotidienne raffinée. La version 500 e reçoit deux moteurs électriques et le système DIRECT4. Avec 338 chevaux et jusqu’à 444 km d’autonomie, elle représente la variante la plus performante de la gamme. La batterie lithium-ion de 74,7 kW est la même que l’on retrouve dans les modèles Toyota C-HR, bZ ou Highlander que Toyota vient de lancer sur le marché et est compatible avec la recharge rapide DC et un chargeur embarqué de 11 kW. Sur borne rapide, la vitesse de recharge maximale est de 150 kW permettant une recharge de 10 à 80 % en 28 minutes. La ES utilise la technologie NACS pour la recharge.

Conduite

Pendant longtemps, conduire une Lexus ES revenait un peu à piloter un énorme nuage beige. Très confortable, oui. Passionnant ? Pas exactement. Cette nouvelle génération corrige une partie du problème. La structure plus rigide et la suspension modernisée améliorent clairement la précision en virage. La direction demeure légère, mais plus communicative qu’auparavant. Les mouvements de caisse sont mieux contrôlés et les versions électriques bénéficient d’un centre de gravité plus bas grâce à la batterie logée dans le plancher. Attention toutefois : Lexus ne cherche pas à battre BMW sur son propre terrain. La ES demeure orientée vers le confort avant tout. Disons simplement qu’elle est plus sérieuse qu’auparavant. Mais un moteur 4 cylindres de 2,5 litres hybride ne fera jamais naître de passion. La ES 500e à rouage intégral surprend. Avec 338 chevaux et un 0-100 km/h d’environ 5,5 secondes, cette grande berline devient franchement rapide. Toutefois on sent le poids dans la direction. Le système DIRECT4 répartit intelligemment le couple entre les essieux afin de maximiser la stabilité et réduire les mouvements de caisse. Résultat : les accélérations sont fluides, linéaires et très efficaces. Dans les versions électriques, le 350 e avec 2 roues motrices et 221 chevaux vous donnera tout ce dont vous avez besoin.

Habitacle

L’intérieur de la ES 2026 mélange luxe traditionnel et modernité numérique. L’espace à bord progresse considérablement grâce à l’empattement allongé. Vous avez plus d’espace pour les jambes, un meilleur dégagement pour les épaules et un accès à bord plus facile. Les matériaux demeurent superbes avec un assemblage impeccable. Lexus continue d’offrir cette qualité perçue presque obsessionnelle qui fait sa réputation. L’ambiance est apaisante, élégante et minimaliste sans tomber dans le délire futuriste incompréhensible de certaines concurrentes. Le tableau de bord numérique de 12,3 pouces est clair et personnalisable. Apple CarPlay et Android Auto sans fil sont maintenant de série, tout comme la connectivité Bluetooth double appareil.  Selon les versions, on retrouve également un affichage tête haute, un système audio Mark Levinson avec 17 haut parleurs et 1800 watts dans les modèles haut de gamme, une caméra 360 degrés, la recharge sans fil pour 2 cellulaires, des ports USB avant et arrière et des poignées de portes électroniques avec assistance de sortie sécuritaire. Les versions électriques ajoutent même une ouverture motorisée du port de recharge. Parce qu’à ce prix, Lexus considère probablement qu’ouvrir une petite trappe manuellement représente désormais une activité physique excessive.

Lexus semble avoir finalement écouté les journalistes automobiles qui se plaignaient de son ancien système multimédia depuis trop longtemps. Le nouvel écran central de 14 pouces est beaucoup plus convivial et réactif. L’interface permet un affichage divisé plus intelligent et le système vocal répond enfin rapidement sans donner l’impression de consulter un dictionnaire papier avant chaque commande. Lexus a également précisé que la vitesse des opérations à l’écran est beaucoup plus rapide ce qui facilite la vie à bord.

Le système Lexus Safety System+ 4.0 fait ses débuts dans la ES 2026. Il s’agit de l’évolution du système 3,0. On retrouve notamment le freinage automatique d’urgence;, la surveillance des angles morts, l’alerte de circulation transversale arrière, le maintien dans la voie, le régulateur de vitesse adaptatif et les feux de route automatiques. Lexus promet également une amélioration importante des capteurs et des logiciels d’assistance à la conduite, avec certaines fonctions semi-autonomes mains libres sur autoroute.

Les prix

Le prix de la version 350 h de base est fixé à 59 900 $ avant le transport et la préparation ou 63 300 $ plus les taxes. La version 350 h Premium est à  62 590 $ et la Premium + vous soulagera de 66 560 $. Vous aurez ensuite le choix de 9 versions électriques. Vous avez ensuite neuf versions électriques. Lexus réussi à offrir un modèles tout électrique pour seulement 3 000$ de plus. La version 350 e signature est à 62,525 $. Vient ensuite la version Premium à 63 990 $, une Luxury suit à 71 565 $. Vient ensuite la Luxury + à 73 940 et finalement la 350 e Executive VIP à 77 970 $. La 500 e 4RM signature commence à 65 525 $ suivi de la version Premium à 66 990 $ , Luxury à 74 565 et Luxury + à 77 135 $

Conclusion

La Lexus ES 2026 réussit un équilibre très difficile : évoluer profondément sans perdre son identité. Elle demeure confortable, silencieuse et raffinée, mais devient enfin plus moderne, plus élégante et plus intéressante à conduire. L’approche qui consiste à offrir hybride et électrique sous une même bannière est particulièrement intelligente et risque de plaire à une clientèle qui veut évoluer tranquillement vers l’électrification sans bouleverser ses habitudes. Bref, la ES n’est plus simplement une voiture raisonnable pour amateurs de confort. Elle devient une vraie berline de luxe moderne capable de rivaliser sérieusement avec les références européennes… tout en gardant ce côté zen typiquement Lexus.

Forces

  • Confort exceptionnel.
  • Habitacle spacieux et luxueux.
  • Choix hybride ou électrique très pertinent.
  • Excellente insonorisation.
  • Technologie enfin moderne.

Faiblesses

  • Dynamisme encore inférieur aux allemandes.
  • Design qui pourrait diviser certains clients traditionnels.
  • Prix élevés des versions électriques.
  • Coffre moins pratique dans certaines variantes EV.

Le texte Lexus ES 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Alors que l’administration Biden avait adopté des mesures sévères contre les technologies automobiles provenant de Chine et de Russie, Volvo Cars vient d’obtenir une importante exemption de la part du gouvernement américain. Le département du Commerce de l’administration Trump a accordé au constructeur appartenant au groupe chinois Geely une « autorisation spécifique » lui permettant d’éviter l’interdiction prévue par les nouvelles règles sur les véhicules connectés. Une décision qui illustre à quel point les enjeux économiques et industriels compliquent désormais les tensions géopolitiques entre Washington et Pékin.

Une réglementation motivée par la sécurité nationale

À la toute fin du mandat Biden, le département américain du Commerce avait finalisé une réglementation visant à interdire l’importation et la vente de véhicules connectés ainsi que de logiciels et composants technologiques provenant de Chine et de Russie. Washington affirmait alors que les opérations de cyberespionnage chinoises représentaient une menace importante pour les infrastructures critiques américaines et la sécurité publique. La réglementation ciblait notamment les systèmes Bluetooth, les modules cellulaires, les technologies internet, les communications satellites et certains systèmes de conduite automatisée. Les restrictions logicielles doivent entrer en vigueur dès l’année-modèle 2027, tandis que les restrictions matérielles suivraient à partir de 2030.

Volvo rassure les autorités américaines

Volvo a indiqué que cette exemption découle de « discussions constructives » avec le département américain du Commerce et d’autres responsables gouvernementaux concernant la gouvernance de l’entreprise, ses technologies et la sécurité des données. Même si Volvo demeure une marque suédoise dans son image et ses opérations, sa propriété chinoise via Geely plaçait le constructeur dans une zone grise réglementaire particulièrement délicate. Depuis plusieurs années, les relations tendues entre Pékin et Washington compliquent les activités des constructeurs ayant des liens industriels ou financiers avec la Chine.

Les États-Unis demeurent un marché clé pour Volvo

Cette exemption représente une victoire stratégique importante pour Volvo. Le constructeur affirme qu’elle lui permettra de poursuivre ses plans de croissance aux États-Unis, l’un de ses marchés les plus importants au monde. Volvo rappelle également son poids industriel sur le territoire américain, notamment grâce à son usine de Charleston en Caroline du Sud. Ouverte en 2017, cette installation emploie plus de 2 000 personnes et a bénéficié d’investissements dépassant 1,3 milliard de dollars. L’usine assemble actuellement les modèles électriques Volvo EX90 et Polestar 3. Deux nouveaux véhicules doivent également y être produits d’ici 2030, dont le Volvo XC60, dont la production américaine doit débuter plus tard cette année.

Une industrie automobile prise entre politique et mondialisation

Le cas Volvo démontre à quel point l’industrie automobile moderne est devenue profondément mondialisée. Même lorsqu’un véhicule est assemblé aux États-Unis, les logiciels, composants électroniques et technologies proviennent souvent de multiples pays. Les constructeurs doivent maintenant composer avec un nouvel enjeu : la géopolitique technologique. Entre protection des données, cybersécurité et rivalités économiques, les voitures connectées deviennent peu à peu un sujet stratégique comparable aux télécommunications ou aux semi-conducteurs. Et dans cette nouvelle réalité, Volvo vient tout juste d’obtenir un rare passe-droit.

Avec des renseignements de Carscoops

Le texte La Chine s’invite aux États-Unis en passant par Volvo provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les amateurs de conduite pure risquent de verser une petite larme. Selon de nouveaux rapports, BMW mettra fin à la production de l’actuelle M3 thermique après l’année-modèle 2027. Plus inquiétant encore pour les puristes : la prochaine génération de M3 ne devrait plus offrir de boîte manuelle. Autrement dit, le temps presse pour ceux qui rêvent encore d’une berline sportive allemande à trois pédales. Dans un marché dominé par les transmissions automatiques et l’électrification, la manuelle devient tranquillement une pièce de musée… même chez BMW M.

Une pause avant l’arrivée de la prochaine M3

L’information provient d’une entrevue accordée au média spécialisé Bimmerlife par Scott Stirling, responsable de la planification des produits pour la Série 3 et plusieurs autres modèles de la marque. Selon lui, l’actuelle génération G80 cessera sa production en février 2027. Or, son successeur thermique — connu à l’interne sous le nom de code G84 — ne devrait pas arriver avant l’été 2028. Résultat : BMW prévoit essentiellement une « année sabbatique » pour sa célèbre berline sportive à essence. Cette pause n’est probablement pas un hasard. Le constructeur allemand prépare activement l’arrivée d’une version 100 % électrique de la M3, attendue dès 2027.

Une M3 électrique pour voler la vedette

BMW semble vouloir placer sa future M3 électrique au centre de l’attention avant le retour du modèle thermique. Même si le constructeur n’utilise pas officiellement le nom « eM3 », plusieurs observateurs s’attendent à voir une berline électrique ultra-performante reposant sur la nouvelle architecture Neue Klasse. La grande question demeure toutefois la même : les acheteurs traditionnels de la M3 suivront-ils BMW dans cette transition électrique? Car pour plusieurs passionnés, la M3 ne se résume pas uniquement aux performances. Le moteur à combustion, la sonorité mécanique et surtout la boîte manuelle font partie intégrante de l’expérience.

La M3 CS Handschalter : le chant du cygne

Entre-temps, BMW prépare une véritable lettre d’amour aux puristes avec la nouvelle M3 CS Handschalter 2027. Prévue au Canada dès cet automne, cette édition très limitée sera produite à seulement 40 exemplaires pour notre marché. Elle combinera une boîte manuelle à six rapports, une propulsion arrière et plusieurs composants allégés. BMW annonce notamment l’utilisation d’un silencieux arrière en titane ainsi que de nombreuses pièces en plastique renforcé de fibre de carbone. Résultat : une réduction de poids de 19 kg par rapport à une M3 manuelle conventionnelle. L’auto profitera également d’éléments de châssis inspirés de la M4 CSL, notamment au niveau des amortisseurs et du calibrage de suspension, afin d’offrir un comportement encore plus affûté sur circuit. Le prix de départ est fixé à 132 500 $ au Canada.

Une page importante de l’histoire automobile se tourne

La disparition éventuelle de la boîte manuelle dans la prochaine M3 symbolise parfaitement l’évolution actuelle de l’industrie automobile. Même les constructeurs historiquement associés au plaisir de conduire doivent désormais jongler avec les normes environnementales, l’électrification et les nouvelles attentes du marché. Cela dit, BMW semble consciente de l’attachement émotionnel envers la M3 traditionnelle. La M3 CS Handschalter apparaît justement comme un dernier clin d’œil aux passionnés avant le grand virage électrique. Un futur modèle de collection.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte BMW abandonnera la M3 manuelle après 2027 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Honda s’apprête à mettre temporairement son unique camionnette nord-américaine sur la glace. Le constructeur japonais interrompra la production du Honda Ridgeline vers la fin de 2026 afin de préparer une refonte majeure prévue pour l’année-modèle 2028. Selon plusieurs sources citées par Automotive News, cette interruption d’environ 18 mois serait directement liée aux nouvelles normes antipollution plus sévères que le modèle actuel ne pourrait respecter sans modifications importantes. Autrement dit, le Ridgeline devra subir une cure de modernisation mécanique avant de pouvoir retourner sur les routes.

Refonte majeure pour 2028

Honda préparerait une version profondément remaniée du Ridgeline qui donnerait l’impression d’un modèle entièrement nouveau, même si l’architecture actuelle serait conservée. La mise à jour inclurait un design revu, plusieurs composants modernisés et surtout un moteur V6 retravaillé afin de respecter les futures normes environnementales. L’objectif est clair : prolonger la carrière du Ridgeline en attendant le développement d’une toute nouvelle plateforme hybride de grande taille destinée aux véhicules nord-américains de Honda. Cette future architecture devrait éventuellement servir aux Honda Pilot, Honda Passport et Honda Odyssey au début des années 2030.

Future mécanique hybride

La prochaine génération technologique de Honda combinerait un nouveau moteur V6, plusieurs moteurs électriques et une batterie moins coûteuse à produire. Le but est d’améliorer plusieurs aspects où le Ridgeline actuel qui accuse un retard face à ses rivaux à châssis traditionnel, notamment la consommation, le couple et la capacité de remorquage. Même si le Ridgeline possède plusieurs qualités routières grâce à sa structure monocoque, il peine encore à convaincre les acheteurs de camionnettes plus traditionnelles habitués aux capacités robustes du Toyota Tacoma, du Ford Ranger ou du Chevrolet Colorado.

Les ambitions électriques de Honda compliquent la situation

Cette pause de production découlerait aussi du récent changement de stratégie de Honda concernant l’électrification. Selon les informations publiées, les ressources massivement investies dans les projets de véhicules électriques auraient compliqué le développement rapide d’une nouvelle version du Ridgeline. Des problèmes liés aux fournisseurs auraient également rendu difficile le maintien de la production pendant la transition vers le futur modèle. En attendant, Honda compte compenser l’absence du Ridgeline en augmentant la production de ses utilitaires les plus populaires.

Plus de Pilot, Passport et Odyssey en Alabama

L’usine de Lincoln, en Alabama, ne restera évidemment pas inactive. Honda prévoit augmenter de plus de 10 % la production des Pilot et Passport afin de répondre à la demande. La production de l’Odyssey grimperait même d’environ 20 % pendant la pause du Ridgeline. Le Passport sera également ajouté temporairement à la chaîne d’assemblage de l’Odyssey. Certains concessionnaires accueillent favorablement cette stratégie, tandis que d’autres craignent que davantage de minifourgonnettes Odyssey ne règle pas réellement les besoins du marché.

Le Ridgeline demeure un joueur marginal

Malgré ses qualités reconnues en matière de confort, de conduite et de polyvalence, le Ridgeline n’a jamais réussi à devenir un acteur majeur dans le segment des camionnettes intermédiaires. Au premier trimestre de 2026, Honda n’a vendu que 10 980 Ridgeline aux États-Unis, ce qui le place avant-dernier du segment devant seulement le Jeep Gladiator. Pendant ce temps, le Toyota Tacoma domine largement avec plus de 69 000 ventes. Au Canada, les ventes du Ridgeline ont chuté de 31,5 % au premier trimestre avec seulement 581 unités écoulées. Le prix joue aussi contre lui. Avec un tarif de départ dépassant les 42 000 $, le Ridgeline coûte environ 6 000 $ de plus que plusieurs concurrents directs.

Un camion apprécié… mais difficile à vendre

Le Ridgeline demeure un véhicule un peu à part dans l’univers des camionnettes. Plus confortable qu’un pickup traditionnel, plus raffiné sur la route et extrêmement pratique au quotidien, il attire surtout une clientèle urbaine ou récréative plutôt que les acheteurs de camionnettes de travail. Le problème, c’est que le marché nord-américain des pickups aime encore les recettes plus classiques : gros remorquage, look agressif et robustesse de chantier. Honda semble donc vouloir profiter de cette pause pour repositionner le Ridgeline avant l’arrivée de sa future offensive hybride. D’ici là, les amateurs devront patienter jusqu’en 2028 pour voir si Honda réussira enfin à transformer son sympathique outsider en véritable concurrent de premier plan.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Honda suspend la production du Ridgeline jusqu’à sa refonte de 2028 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Volkswagen vient officiellement de tirer un trait sur l’un des derniers symboles du plaisir de conduire traditionnel : la boîte manuelle. Le constructeur allemand a confirmé que la Volkswagen Jetta GLI abandonnera définitivement sa transmission manuelle après l’année-modèle 2026. À compter de 2027, la sportive compacte sera offerte uniquement avec une boîte automatique DSG à sept rapports. Cette décision marque un tournant historique puisque Volkswagen n’offrira désormais plus aucun véhicule manuel en Amérique du Nord pour la première fois depuis son arrivée sur notre marché. Oui, même la vieille recette allemande « trois pédales et sourire idiot garanti » disparaît tranquillement du menu.

Les passionnés perdent un autre refuge

La Jetta GLI représentait l’un des derniers bastions accessibles pour les amateurs de conduite sportive traditionnelle. Contrairement à plusieurs concurrents, Volkswagen offrait encore le choix entre la boîte manuelle à six rapports et la DSG sans surtaxe. Un détail devenu rarissime dans l’industrie. Au cours des deux dernières années, Volkswagen avait déjà retiré la boîte manuelle des Volkswagen Golf GTI et Volkswagen Golf R. La Jetta GLI demeurait donc la dernière survivante. Et pendant qu’en Amérique du Nord on enterre les transmissions manuelles une à une, les acheteurs européens peuvent toujours commander une foule de modèles Volkswagen à levier traditionnel, incluant les Golf, GTI et Tiguan. Disons que ça risque d’alimenter quelques frustrations chez les puristes d’ici.

Volkswagen invoque la baisse de la demande

Selon Volkswagen, la décision n’a rien d’émotif — même si elle fait mal aux amateurs. Le constructeur affirme que la demande mondiale pour les véhicules manuels continue de diminuer au point où il devient difficile de justifier les coûts de production et d’homologation. Volkswagen reconnaît toutefois que les passionnés demeurent très attachés à cette mécanique plus engageante. Le constructeur explique avoir tenté de conserver les manuelles le plus longtemps possible dans notre région, mais que la réalité commerciale a finalement pris le dessus. En langage corporatif, cela signifie essentiellement que les amateurs adorent les boîtes manuelles… mais qu’ils ne sont plus assez nombreux à signer les chèques.

Aucun changement sous le capot

Malgré la disparition du levier manuel, la recette mécanique de la GLI demeure inchangée. La Jetta GLI 2027 continuera d’utiliser le moteur quatre cylindres turbo EA888 de 2,0 litres développant 228 chevaux et 258 lb-pi de couple. Toute la puissance sera désormais transmise exclusivement aux roues avant via la boîte DSG à sept rapports. Sur le plan des performances, cette transmission demeure extrêmement rapide et efficace. Mais pour plusieurs conducteurs, elle ne remplacera jamais complètement le plaisir de gérer soi-même les rapports. Parce qu’entre une boîte DSG ultra-rapide et une bonne vieille manuelle, le débat n’a jamais été une question de chrono. C’est une question d’émotion.

Les choix de boîte manuelle se raréfient sous les 40 000 $

Avec le départ de la GLI manuelle, le marché des compactes sportives abordables perd un autre joueur important. La Honda Civic Si devient pratiquement la seule berline sportive offerte sous les 40 000 $ avec une boîte manuelle au Canada. Du côté des Subaru WRX et Hyundai Elantra N, les prix dépassent désormais les 41 000 $ à 43 000 $ selon les versions. La Jetta GLI 2026 conserve donc une position particulièrement intéressante avec un prix d’entrée d’environ 38 320 $ incluant les frais. Ce qui signifie qu’en plus d’être amusante à conduire, elle risque maintenant de devenir un futur objet de nostalgie pour les amateurs de trois pédales.

Une disparition symbolique pour l’industrie

La disparition de la dernière Volkswagen manuelle illustre parfaitement l’évolution actuelle du marché automobile. Entre l’électrification, les normes environnementales et les transmissions automatiques de plus en plus performantes, les boîtes manuelles deviennent une espèce en voie d’extinction. Pour les passionnés, chaque abandon ressemble un peu à la fermeture d’un vieux café de quartier remplacé par une borne de commande tactile. Plus efficace, sans doute. Plus rapide aussi. Mais pas nécessairement plus attachant.

Avec des renseignements de Motor Illustrated

Le texte Volkswagen élimine la dernière boîte manuelle de sa gamme nord-américaine provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ford Motor Company traverse une nouvelle zone de turbulence avec son modèle phare, le Ford F-150. Après les problèmes d’approvisionnement en aluminium qui ralentissent la production depuis plusieurs mois, voilà qu’un nouvel ennui technique vient compliquer les opérations. Cette fois, ce ne sont ni les batteries, ni les semi-conducteurs, ni les matériaux qui causent des maux de tête à Ford. Le coupable est beaucoup plus banal… mais tout aussi paralysant : un outil de pressage défectueux servant à fabriquer les capots. Résultat : l’usine de camions de Dearborn, au Michigan, a dû interrompre sa production pendant quatre jours.

Une simple pièce qui coûte des millions

Le problème provient de l’usine de pressage voisine, connue sous le nom de Dearborn Stamping Plant. C’est là que sont fabriqués plusieurs panneaux de carrosserie du F-150, dont les capots. Selon le Detroit Free Press, un gigantesque moule industriel — appelé « die » en anglais — s’est brisé. Sans cet outil, impossible de produire les capots nécessaires à l’assemblage des camionnettes. Et contrairement à une simple pièce mécanique qu’on peut remplacer rapidement, un outil de pressage est entièrement conçu sur mesure. Ce type d’équipement coûte une fortune et il n’existe généralement aucun exemplaire de secours prêt à être installé. Pour donner une idée du procédé, imaginez une version industrielle géante des machines qui écrasent les pièces de monnaie souvenirs dans les sites touristiques. Une immense presse compresse une feuille d’aluminium entre deux moules afin de former le panneau de carrosserie. Sauf qu’ici, la pression se mesure en centaines de tonnes… et les pertes financières en centaines de millions.

Des milliers de F-150 pourraient manquer à l’appel

L’arrêt de production pourrait entraîner la perte d’environ 2 500 unités supplémentaires, selon les premières estimations. Et ce nouveau retard tombe particulièrement mal pour Ford, qui accuse déjà un important déficit de production sur sa Série F. L’an dernier, un incendie chez le fournisseur d’aluminium Novelis avait fortement perturbé l’approvisionnement en feuilles d’aluminium utilisées pour la fabrication des panneaux de carrosserie. Ford tenterait actuellement de rattraper un retard évalué à environ 60 000 camionnettes. Pour limiter les dégâts, l’entreprise fonctionne déjà à plein régime avec deux quarts de travail de 10 heures à Dearborn.

Ford multiplie les mesures d’urgence

Afin d’augmenter sa cadence, Ford a déjà ajouté des quarts de travail supplémentaires dans ses usines de Dearborn et de Kansas City. Le constructeur a également embauché du personnel additionnel dans plusieurs installations liées à la production des camionnettes. Autre élément important : la production des modèles Ford Super Duty doit débuter plus tard cette année à l’usine d’Oakville, en Ontario. Cette décision vise directement à réduire la pression sur les installations américaines et répondre à la forte demande. Ford envisagerait même d’annuler la fermeture estivale habituelle de certaines usines de camions. Une stratégie qui pourrait permettre d’ajouter plus de 50 000 unités supplémentaires à la production annuelle.

Garder la couronne coûte cher

Le marché américain des camionnettes pleine grandeur demeure l’un des plus féroces de l’industrie automobile. Et malgré tous ces problèmes, Ford continue de défendre son titre de véhicule le plus vendu aux États-Unis depuis près de 50 ans. Mais à force de pousser les chaînes de montage à leur limite, les risques augmentent. Plus la cadence accélère, plus les probabilités de nouveaux problèmes mécaniques, logistiques ou de qualité deviennent élevées. Pendant ce temps, General Motors et Ram surveillent attentivement la situation. Ford semble prêt à investir des centaines de millions de dollars pour protéger sa domination. Reste maintenant à voir si cette course contre la montre permettra au F-150 de conserver sa couronne en 2026.

Avec des renseignements du Detroit Free Press

Le texte Un nouveau problème force l’arrêt de production des F-150 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ferrari vient officiellement d’entrer dans l’ère électrique avec la présentation de la Luce, un modèle aussi audacieux que controversé. Cette grande berline fastback à cinq places abandonne pratiquement tous les repères stylistiques habituels de la marque italienne pour adopter une silhouette futuriste et minimaliste. Et disons-le franchement : si l’on cachait les logos Ferrari, plusieurs auraient du mal à reconnaître une voiture issue de Maranello. Pas de long capot agressif, pas d’entrées d’air théâtrales, pas de lignes organiques inspirées de la compétition. La Luce joue plutôt la carte du design technologique épuré, presque expérimental.

Le design signé Jony Ive surprend

Le style de la Luce a été confié au collectif LoveFrom, fondé par Jony Ive et le designer industriel Marc Newson. Oui, le père de l’iPhone vient de redessiner Ferrari à sa façon. Le résultat est radical. La voiture présente une immense surface vitrée sombre qui s’étire de l’avant jusqu’à l’arrière, tandis que la carrosserie d’aluminium semble flotter autour de cette cellule centrale. Les éléments aérodynamiques sont intégrés subtilement dans la silhouette, donnant presque l’impression que la voiture a été sculptée dans un seul bloc. Même les célèbres feux arrière ronds de Ferrari ont été réinventés. Ils demeurent invisibles lorsque le véhicule est stationné et apparaissent uniquement lorsque la voiture est en fonction grâce à une technologie OLED intégrée dans une bande noire minimaliste.

Une Ferrari… à cinq places

La grande surprise du dévoilement concerne toutefois l’habitacle. La Luce devient la première Ferrari à offrir cinq véritables places. Grâce à l’architecture électrique, les ingénieurs ont éliminé la boîte transaxle habituellement installée sous les sièges arrière des modèles thermiques à quatre places. Résultat : un siège central arrière devient enfin possible. Les portes arrière à ouverture antagoniste ajoutent également une touche spectaculaire, même si Ferrari conserve un pilier central fixe afin de préserver la rigidité structurelle.

1 050 chevaux

Sous sa carrosserie futuriste, la Luce conserve néanmoins l’ADN des performances Ferrari. Ses quatre moteurs électriques indépendants — un par roue — développent une puissance combinée de 1 050 chevaux et un couple de 990 Nm. Le 0 à 100 km/h est expédié en seulement 2,5 secondes tandis que la vitesse maximale atteint 310 km/h.

Fiche technique Ferrari Luce

  • Puissance : 1 050 chevaux
  • Couple : 730 lb-pi
  • 0-100 km/h : 2,5 secondes
  • Vitesse maximale : 310 km/h
  • Autonomie estimée : 530 km
  • Batterie : 122 kWh
  • Architecture : 800 volts
  • Recharge maximale : 350 kW
  • Poids : 2 260 kg

Même si le poids dépasse largement les standards habituels d’une Ferrari, l’utilisation de quatre moteurs indépendants permet une gestion ultra-précise du couple et du comportement dynamique.

La Ferrari la plus confortable jamais construite

Selon le directeur du développement produit, Gianmaria Fulgenzi, la Luce serait carrément « la Ferrari la plus confortable de l’histoire ». Le système appelé « active corners » permet à chaque roue de gérer indépendamment la puissance, la direction et l’amortissement. Ferrari promet ainsi une voiture capable de combiner confort de grande routière et comportement ultra-précis. En théorie, le système réduit fortement le sous-virage et le survirage grâce à une vectorisation de couple extrêmement sophistiquée.

Ferrari prend le pari électrique avant Lamborghini

Alors que plusieurs constructeurs exotiques ralentissent leurs projets électriques, Ferrari choisit au contraire d’accélérer. Lamborghini a récemment repoussé l’arrivée de son premier modèle électrique, invoquant les incertitudes du marché. Ferrari prend la direction opposée et veut clairement se positionner comme leader technologique. Le président exécutif John Elkann affirme que la décision de lancer la Luce représente une volonté assumée « de mener la prochaine étape ». Le choix de Rome pour le dévoilement n’était d’ailleurs pas anodin. Ferrari célébrait exactement le 79e anniversaire de sa première victoire en compétition, obtenue le 25 mai 1947 avec la 125 S.

Une Ferrari électrique à près d’un million de dollars canadiens

Le prix de départ annoncé est de 550 000 euros, soit environ 840 000 $ CA avant options. Mais Ferrari s’attend déjà à ce que la majorité des clients dépasse facilement le cap du million de dollars canadiens avec les options. Comme toujours chez Ferrari, le configurateur risque d’être aussi dangereux pour le portefeuille que l’accélérateur pour le permis de conduire. Les premières livraisons débuteront au quatrième trimestre et la production sera assurée dans la nouvelle usine e-building de Ferrari à Maranello.

Conclusion

La Luce représente probablement le virage le plus audacieux de l’histoire moderne de Ferrari. Plus qu’une simple Ferrari électrique, il s’agit d’une redéfinition complète de ce qu’une Ferrari peut devenir. Les puristes risquent de grincer des dents devant son design presque clinique et son silence électrique. Mais sur le plan technologique, Ferrari frappe très fort avec une fiche technique impressionnante et une approche beaucoup plus radicale que ses rivaux. Une chose est certaine : la Luce ne laisse personne indifférent. Et chez Ferrari, provoquer les émotions a toujours fait partie de la recette.

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Après plus d’une décennie d’utilisation en Europe, la technologie de phares adaptatifs Digital Matrix d’Audi traversera finalement l’Atlantique. Le constructeur allemand confirme que ce système d’éclairage de nouvelle génération fera ses débuts sur le marché nord-américain avec le futur Audi Q9 2027, un VUS de luxe à trois rangées attendu comme nouveau porte-étendard de la marque. Et franchement, il était temps.

Une réponse au fléau des phares DEL trop puissants

Pour de nombreux automobilistes, conduire de nuit est devenu beaucoup moins agréable au cours des dernières années. La prolifération des phares DEL haute intensité transforme parfois les routes secondaires en séances improvisées d’examen de la rétine. Entre les VUS surélevés et des réglages de phares souvent mal calibrés, l’éblouissement causé par les véhicules modernes représente désormais un véritable enjeu de sécurité routière. Audi croit avoir trouvé la solution avec ses phares Digital Matrix, une technologie déjà offerte en Europe depuis 2013, mais longtemps bloquée aux États-Unis en raison des normes du département américain des Transports.

Une technologie longtemps interdite

Le problème n’était pas technique, mais réglementaire. Jusqu’en 2022, la législation nord-américaine imposait essentiellement des modes d’éclairage fixes, incompatibles avec les systèmes adaptatifs sophistiqués développés par les constructeurs européens. Le changement de réglementation adopté il y a quelques années a finalement ouvert la porte à cette technologie. Les ingénieurs d’Audi ont depuis travaillé à adapter le système afin qu’il respecte les exigences fédérales américaines. Le premier modèle à en bénéficier sera donc le futur Q9 2027, un grand utilitaire de luxe destiné à rivaliser avec les BMW X7, Mercedes-Benz GLS et Cadillac Escalade IQ.

Comment fonctionnent les phares Digital Matrix

Contrairement à un phare conventionnel qui diffuse un faisceau uniforme, les phares Digital Matrix utilisent des milliers de microDEL contrôlées individuellement. Dans le cas du Q9, chaque phare comptera environ 25 600 microDEL réparties dans plusieurs modules. Grâce à des caméras orientées vers l’avant, le système détecte les véhicules arrivant en sens inverse et ajuste automatiquement certaines zones du faisceau lumineux. Concrètement, le conducteur conserve la puissance des feux de route sans aveugler les autres automobilistes. Le système peut créer une sorte de « zone d’ombre mobile » autour des véhicules croisés, tout en continuant d’éclairer le reste de la chaussée avec une intensité maximale.

Un avantage réel pour la sécurité

Sur les routes sinueuses mal éclairées, cette technologie pourrait changer considérablement l’expérience de conduite nocturne. Les feux de route traditionnels obligent souvent le conducteur à alterner constamment entre hautes et basses lumières. Avec les phares adaptatifs d’Audi, cette gestion devient pratiquement transparente. Le résultat : une meilleure visibilité, moins de fatigue visuelle et une réduction importante de l’éblouissement pour les autres usagers de la route. Et soyons honnêtes : plusieurs propriétaires de véhicules modernes devraient probablement aussi vérifier l’ajustement de leurs phares.

Audi pourrait lancer une nouvelle tendance

L’arrivée des phares Digital Matrix sur le marché américain risque maintenant d’accélérer l’adoption de systèmes similaires chez d’autres constructeurs. Des technologies comparables existent déjà chez plusieurs marques européennes, mais les contraintes réglementaires limitaient fortement leur déploiement en Amérique du Nord. Avec le Q9 2027, Audi pourrait bien devenir le constructeur qui démocratise enfin les phares intelligents de nouvelle génération sur nos routes.

Avec des renseignements de Car and Driver

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Le mythe entourant Gilles Villeneuve continue de prendre de la valeur, au sens propre comme au figuré. Le casque porté par la légende québécoise lors de son ultime course de Formule 1 en 1982 vient d’être vendu pour la somme record de 1,25 million $ US. La transaction, orchestrée par la compagnie Hall of Fame Collection de Burlington, en Ontario, pulvérise l’ancien record établi par le casque d’Ayrton Senna utilisé au Grand Prix de Belgique de 1992, vendu l’an dernier pour 720 000 livres sterling.

Un morceau d’histoire de Ferrari

Selon Darren Jack, président de Hall of Fame Collection, ce casque constitue l’un des objets les plus rares de l’histoire de la Formule 1. Villeneuve portait ce casque GPA rouge et noir lors du controversé Grand Prix de Saint-Marin 1982, disputé à Autodromo Enzo e Dino Ferrari. Cette course demeure célèbre pour l’incident opposant Villeneuve à son coéquipier chez Ferrari, Didier Pironi. Alors que l’équipe demandait aux pilotes de ralentir, Pironi avait dépassé Villeneuve dans le dernier tour pour remporter la victoire. Une manœuvre que le pilote québécois n’aurait jamais digérée. Deux semaines plus tard, Villeneuve perdait la vie lors des qualifications du Grand Prix de Belgique à Zolder, à l’âge de 32 ans.

Un casque rarissime

Le casque vendu faisait partie d’une collection privée depuis près de 30 ans. Darren Jack affirme qu’il ne resterait que cinq exemplaires authentiques de casques de course ayant appartenu à Villeneuve. Le modèle GPA arbore les célèbres bandes noires latérales et le « V » rouge stylisé à l’arrière, une signature visuelle devenue iconique dans l’univers Ferrari. Le design avait d’ailleurs été repris par Charles Leclerc lors du Grand Prix du Canada 2023 en hommage au pilote québécois.

Une légende toujours vivante au Québec

La fille du pilote, Mélanie Villeneuve, estime que cette vente démontre à quel point l’héritage de son père demeure puissant plus de 40 ans après sa disparition. Originaire de Berthierville, Gilles Villeneuve avait connu des débuts modestes avant de devenir une icône mondiale du sport automobile. Fils d’un accordeur de piano et d’une couturière, il s’était d’abord illustré en motoneige avant de faire le saut vers la Formule 1. Reconnu pour son style spectaculaire et sans compromis, Villeneuve a remporté six Grands Prix avec Ferrari, dont une victoire mémorable à Montréal en 1978. Son fils, Jacques Villeneuve, poursuivra ensuite la tradition familiale en remportant le championnat du monde de F1 en 1997.

Un héritage qui dépasse la course automobile

Le gouvernement du Québec a officiellement désigné Gilles Villeneuve comme personnage historique vendredi, une reconnaissance qui vient s’ajouter à l’immense héritage laissé par le pilote. Le célèbre circuit montréalais qui accueille le Grand Prix du Canada porte déjà son nom : Circuit Gilles-Villeneuve. Un film biographique consacré à sa vie doit également prendre l’affiche en novembre, preuve que la fascination entourant Villeneuve ne ralentit toujours pas.

Avec des renseignements du Globe and Mail

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Après des mois d’incertitude et de silence industriel, une petite lumière semble enfin apparaître au bout du tunnel pour l’usine de Brampton de Stellantis en Ontario. Le constructeur a indiqué cette semaine que son ambitieux plan de lancer 11 nouveaux modèles en Amérique du Nord d’ici 2030 pourrait créer des « opportunités significatives » pour l’usine canadienne actuellement à l’arrêt. Ce n’est pas encore une garantie de production. Mais après plus de deux ans sans assembler le moindre véhicule, à Brampton, on commence à entendre autre chose que l’écho des lignes de montage vides.

Une usine sans mandat depuis 2023

L’usine de Brampton n’a pas produit de véhicule depuis la fin de 2023. Initialement, Stellantis devait moderniser le site afin d’y construire le futur Jeep Compass de nouvelle génération. Mais le constructeur avait brusquement suspendu le projet de réoutillage l’an dernier avant de finalement transférer la production du modèle à Belvidere, en Illinois. Depuis, l’avenir du site ontarien demeure flou. Cette décision avait provoqué de fortes tensions entre Stellantis, le gouvernement canadien et le syndicat Unifor, particulièrement dans un contexte où la production automobile canadienne traverse l’une des périodes les plus difficiles des dernières décennies.

Les nouveaux modèles relancent les espoirs

Lors d’une longue présentation stratégique tenue le 21 mai à Auburn Hills, au Michigan, la direction de Stellantis a confirmé son intention d’élargir considérablement les gammes Chrysler, Dodge, Jeep et Ram en Amérique du Nord. Au total, 11 nouveaux modèles doivent être lancés d’ici 2030. Selon LouAnn Gosselin, porte-parole de Stellantis Canada, cette offensive produit crée désormais un « solide pipeline » permettant au constructeur d’évaluer activement de nouvelles opportunités de production pour ses installations canadiennes. Et dans cette équation, Brampton revient naturellement dans les discussions.

Unifor veut des réponses rapidement

Pour Vito Beato, président de la section locale 1285 d’Unifor représentant environ 3 000 travailleurs de l’usine, cette annonce constitue un signal encourageant. Plusieurs des futurs modèles annoncés concernent justement les marques historiquement assemblées à Brampton, notamment Dodge et Chrysler. Mais le syndicat veut maintenant passer des intentions aux décisions concrètes. Après deux ans et demi sans travail régulier, la patience des employés commence sérieusement à s’effriter. Beato affirme toujours vouloir que Stellantis respecte son engagement initial concernant le Jeep Compass, mais le syndicat demeure ouvert à d’autres projets.

Le projet Leapmotor rejeté

Récemment, Stellantis avait proposé d’assembler à Brampton des véhicules électriques de la marque chinoise Leapmotor à partir de trousses CKD (Complete Knock Down). Le projet a toutefois été rejeté par le syndicat. Leapmotor fait désormais partie d’une coentreprise avec Stellantis appelée Leapmotor International, mais l’idée de transformer Brampton en simple centre d’assemblage pour véhicules chinois démontés n’a visiblement pas enthousiasmé les travailleurs. Le syndicat souhaite plutôt obtenir un véritable mandat de production nord-américain à long terme.

Les États-Unis d’abord

Dans sa stratégie dévoilée aux investisseurs, Stellantis a également confirmé vouloir augmenter sa production américaine au cours des prochaines années. Le constructeur vise une hausse de 25 % de ses revenus nord-américains d’ici 2030 ainsi qu’un taux d’utilisation de 80 % de ses usines. Dans le climat politique actuel, les investissements automobiles aux États-Unis deviennent presque un passage obligé pour les grands constructeurs. Cela dit, selon Unifor, davantage de production américaine ne signifie pas automatiquement l’exclusion du Canada. Brampton possède déjà les infrastructures, la main-d’œuvre qualifiée et l’expérience nécessaires pour accueillir de nouveaux véhicules.

Le temps commence à presser

Le principal problème demeure toutefois l’échéancier. Certains des nouveaux modèles annoncés par Stellantis n’entreront pas en production avant 2029 ou 2030. Pour les travailleurs de Brampton, cela représente encore plusieurs années d’incertitude. Pendant ce temps, les négociations syndicales approchent rapidement. Les conventions collectives des Trois Grands expirent le 20 septembre, et Unifor amorcera ses discussions avec Ford Motor Company dès le mois de juin avant de poursuivre avec Stellantis et General Motors. Autrement dit, le dossier Brampton risque de devenir l’un des grands enjeux de l’automne dans l’industrie automobile canadienne.

Avec des renseignements d’Automotive News

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