L’industrie automobile pourrait bientôt revivre un cauchemar rappelant la crise des semi-conducteurs pendant la pandémie. Cette fois, toutefois, le problème ne vient pas des puces électroniques, mais bien de l’huile moteur synthétique. La guerre entre les États-Unis et l’Iran perturbe sérieusement l’approvisionnement mondial en huiles de base Groupe III, un ingrédient essentiel à la fabrication des huiles synthétiques modernes utilisées dans la majorité des véhicules récents. Résultat : plusieurs constructeurs commencent déjà à rationner leurs stocks, tandis que concessionnaires et distributeurs accumulent frénétiquement les réserves disponibles.

Nissan commence officiellement le rationnement

Le constructeur japonais Nissan a confirmé qu’il limitera dès le 21 mai les livraisons de certaines huiles synthétiques à ses concessionnaires américains. Les huiles 5W-30 et 0W-20, spécialement formulées selon les normes Nissan, seront désormais distribuées selon un système d’allocation. Les concessionnaires recevront seulement 70 % des volumes habituels pour la 5W-30 et 55 % pour la 0W-20. Dans une note envoyée aux détaillants, Kim Less, vice-présidente du service après-vente de Nissan Americas, demande aux concessionnaires de prioriser l’utilisation des huiles d’origine pour les réparations sous garantie, les rappels, l’entretien prépayé et les réparations de bonne volonté. Autrement dit, les simples changements d’huile risquent rapidement de devenir un luxe.

Une dépendance au Moyen-Orient

Le problème touche directement les huiles de base Groupe III, utilisées dans pratiquement toutes les huiles synthétiques modernes et plusieurs fluides de transmission. Or, près de la moitié des importations américaines de ces huiles proviennent du Moyen-Orient. Avec les tensions géopolitiques actuelles et les perturbations logistiques dans le Golfe, l’approvisionnement s’est pratiquement étranglé. Selon l’Independent Lubricant Manufacturers Association, les réserves américaines pourraient être épuisées dès le mois de juin. Et le pire reste à venir : l’organisation estime que la situation pourrait ne pas revenir à la normale avant la mi-2027.

Les véhicules modernes dépendent des huiles synthétiques

Contrairement aux véhicules des années 1990, les moteurs modernes sont conçus autour d’huiles très spécifiques afin de respecter les normes d’économie de carburant, de durabilité et de réduction des émissions. Selon Nate Chenenko, analyste chez Ducker Carlisle, la pénurie touche « pratiquement toutes les voitures fabriquées au cours des dix dernières années ». Même les transmissions automatiques modernes utilisent des fluides hautement spécialisés qui dépendent aussi des huiles Groupe III. Sans ces lubrifiants, impossible d’expédier les véhicules neufs.

Toyota et l’API cherchent des solutions temporaires

Toyota a également envoyé une note à ses concessionnaires concernant d’éventuelles pénuries futures touchant les huiles OW-8 et OW-16 fournies par ExxonMobil. Le constructeur recommande déjà certains produits de substitution afin de réduire la pression sur les stocks nationaux. De son côté, l’American Petroleum Institute a activé un programme d’urgence permettant temporairement aux fabricants de modifier certaines formulations d’huiles tout en conservant les certifications officielles. Même General Motors pourrait devoir assouplir certaines exigences liées à la certification Dexos.

Les concessionnaires commencent à paniquer

Pour le moment, plusieurs concessionnaires affirment avoir suffisamment d’inventaire. Mais pratiquement tous anticipent une hausse importante des prix au cours des prochaines semaines. Certains distributeurs voient déjà des stocks normalement suffisants pour six mois disparaître en moins de trente jours. Les commandes deviennent gigantesques. Des ateliers remplissent désormais leurs réservoirs d’huile au maximum afin d’éviter les ruptures de service durant l’été. D’autres achètent tout ce qu’ils trouvent, même à des prix jugés « absurdes » par plusieurs distributeurs. La conséquence est inévitable : les consommateurs paieront davantage pour l’entretien de leur véhicule.

Une crise qui pourrait durer longtemps

Même si le conflit avec l’Iran prenait fin immédiatement, les experts préviennent qu’il faudrait plusieurs mois avant de stabiliser les chaînes d’approvisionnement mondiales. Et encore plus longtemps avant de voir les prix redescendre.

Avec des renseignements d’Automotive News

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Le Gouvernement du Québec a désigné le légendaire pilote Gilles Villeneuve comme personnage historique en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Ce statut lui est accordé en raison du rôle significatif qu’il a joué dans la course automobile au Québec et dans l’histoire de la Formule 1.

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, et le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, en ont fait l’annonce aujourd’hui dans le cadre du Grand Prix du Canada.

Figure marquante de la société québécoise

« Près de 45 ans après son départ, Gilles Villeneuve demeure une figure marquante de la société québécoise et de l’histoire de la course automobile », a dit Mme Fréchette. « Cette désignation permet non seulement d’honorer sa mémoire et son courage hors norme, mais aussi de célébrer l’impact exceptionnel qu’il a eu sur la popularisation de la Formule 1, et sur le rayonnement du Québec partout dans le monde. »

Pour sa part, Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal, estime que Gilles Villeneuve fait partie de ces figures qui dépassent le sport. La mairesse reconnaît que « son nom est intimement lié à Montréal et à l’histoire du Grand Prix, qui fait vibrer notre métropole chaque année. Alors que des visiteurs du monde entier se rassemblent ici, cette désignation et cette exposition permettront à une nouvelle génération de découvrir l’héritage de ce grand héros québécois de la course automobile. »

Pour accompagner cette désignation, le gouvernement du Québec a annoncé qu’une plaque commémorative sera installée au circuit Gilles-Villeneuve. Il a ajouté qu’il appuie la mise en exposition d’objets en mémoire de Gilles Villeneuve, notamment grâce à une aide financière de 50 000 $. L’exposition Salut Gilles : une histoire de vitesse à Montréal prendra l’affiche à compter du 16 juillet au parc Jean-Drapeau et contribuera à faire rayonner l’héritage laissé par le pilote.

Spectaculaire, le mot qui le caractérise le mieux

Considéré comme l’un des premiers grands héros sportifs québécois à briller sur la scène internationale, Gilles Villeneuve nourrit très tôt une passion pour la vitesse et la mécanique pendant sa jeunesse passée à Berthierville.

Après s’être illustré en course de motoneige, puis en Formule Ford et en Formule Atlantique, il fait ses débuts en Formule 1 avec l’écurie McLaren. Sa fougue et son style spectaculaire attirent l’attention de la Scuderia Ferrari, qui le recrute en 1977. Le 8 octobre 1978, il devient le vainqueur du premier Grand Prix du Canada présenté à Montréal, sur le circuit qui porte aujourd’hui son nom. Il remportera d’ailleurs 6 victoires en Grand Prix pour Ferrari durant sa brève carrière en F1. Car sa carrière prometteuse s’interrompt tragiquement le 8 mai 1982, lorsqu’il perd la vie dans un accident durant les essais du Grand Prix de Belgique.

Son style unique, son courage et son intensité ont marqué durablement l’imaginaire collectif et inspiré plusieurs générations de pilotes, notamment ceux du Québec qui se sont illustrés dans les courses de monoplaces au cours des dernières décennies, écrit le Cabinet de la première ministre dans un communiqué diffusé aujourd’hui.

Photos : Bureau de la première ministre du Québec (Émilie Nadeau), Ferrari et Fonds ministère des Communications.

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Toyota propose le Tundra hybride 2026 et espère briser le règne de Ford, de Ram et de Chevrolet sur nos routes. Sa promesse de force brute prend la forme du moteur hybride i-Force Max. Au-delà des chiffres de puissance, la réalité quotidienne révèle des compromis qui font réfléchir.

Le groupe motopropulseur associe un moteur V6 biturbo de 3,5 litres à un bloc électrique niché entre le moteur et la boîte de vitesses. Le résultat impressionne par sa vigueur. Avec 437 chevaux et un couple massif de 583 lb-pi, les reprises sont vigoureuses. Face au modèle de base dépourvu de piles, le gain de nervosité est indéniable. On ne ressent pas l’hésitation d’un moteur turbo, car l’apport électrique comble les vides de belle façon.

Sur la route, le comportement routier déçoit malgré tout par sa rudesse. Toyota utilise une suspension arrière à ressorts hélicoïdaux qui améliore le confort de roulement, mais le châssis demeure sec. Sur le pavé abîmé de nos autoroutes, les secousses remontent brutalement vers les passagers. On perçoit chaque imperfection du bitume, et ça fatigue, à la longue. La comparaison avec un Ford F-150 ou un Ram 1500 tourne au désavantage de Toyota. Les Américains offrent une douceur de roulement bien supérieure et une isolation plus soignée.

Le Tundra hybride reste un outil de travail rustique qui manque de raffinement pour les longs trajets en famille.

L’hybridation suggère d’emblée une économie de carburant remarquable. Là aussi, le bât blesse. Ce système sert la performance et la capacité de remorquage, mais pas la protection de la planète.

La soif du V6 reste élevée. Sa consommation réelle s’établit au-delà des de 14 ou 15 litres aux 100 km, à vide. Le gain face au moteur classique est minime, voire invisible si votre pied droit se fait lourd. Le conducteur qui espère sauver des sommes à la pompe sera déçu par ce bilan énergétique modeste, voire nul.

Le tableau de bord est dominé par un écran tactile géant. L’interface est claire et réagit au quart de tour. La qualité des matériaux est au rendez-vous, mais le design global reste massif, presque caricatural. L’espace pour les passagers à l’arrière est généreux, surtout dans la version CrewMax. Mais là encore, les sièges sont fermes, trop fermes.

La question du prix de vente est aussi importante. Pour acquérir une version Limited ou Platinum dotée du moteur hybride, la facture dépasse allègrement les 80 000 $. La logique financière invite à regarder ailleurs. Et même du côté électrique : le Ford F-150 Lightning ou le Chevrolet Silverado EV proposent une expérience de conduite plus zen et éliminent la facture d’essence.

Avec les aides de l’État et les frais d’entretien réduits, la camionnette tout électrique devient une alternative étonnamment rationnelle.

Le Tundra hybride 2026 a des qualités de robustesse et une valeur de revente prévisible. Sa fiabilité à long terme rassure les fidèles de la marque. Mais ce colosse hybride est un compromis qui semble déjà daté face à l’offre électrique, et même face aux rivaux à essence plus conventionnels.

La révolution verte devra attendre pour le Tundra.

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Le monde du sport automobile est sous le choc. Kyle Busch, l’un des pilotes les plus talentueux et controversés de l’histoire moderne du NASCAR, est décédé à l’âge de 41 ans après avoir été hospitalisé pour une grave maladie. L’annonce a été confirmée conjointement par sa famille, NASCAR et Richard Childress Racing jeudi après-midi. La cause exacte du décès n’a pas encore été dévoilée.

Une carrière exceptionnelle en NASCAR

Double champion de la Coupe NASCAR en 2015 et 2019, Kyle Busch était considéré comme l’un des pilotes les plus doués de sa génération. Reconnu pour son style agressif, son immense vitesse et sa personnalité polarisante, il aura marqué le sport pendant plus de deux décennies. Dans un communiqué officiel, NASCAR a qualifié Busch de « talent générationnel » et de futur membre du Temple de la renommée. Au cours de sa carrière, Busch a remporté 63 victoires en NASCAR Cup Series, ce qui le place parmi les pilotes les plus victorieux de l’histoire de la discipline. Il détenait également le record absolu de victoires combinées dans les trois principales séries nationales de NASCAR.

Des débuts précoces aux côtés de son frère Kurt

Originaire de Las Vegas, Kyle Busch a plongé très tôt dans le monde de la course automobile. Il pilotait déjà des karts sur le terrain familial alors qu’il était enfant, travaillant également dans le garage de son père avec son frère aîné Kurt Busch. À seulement 13 ans, il faisait déjà sa marque dans les séries Legends Cars, remportant rapidement plusieurs championnats. Les frères Busch sont ensuite devenus le duo le plus victorieux de l’histoire du NASCAR, dépassant même la célèbre famille Allison.

Une victoire quelques jours avant son décès

Encore actif cette saison avec Richard Childress Racing, Busch pilotait la Chevrolet No. 8 en Coupe NASCAR. Il participait également à la série Craftsman Truck avec Spire Motorsports. Ironiquement, il venait tout juste de remporter une course à Dover Motor Speedway le week-end dernier, dominant l’épreuve pendant 147 des 200 tours. Plusieurs observateurs considèrent maintenant cette victoire comme un dernier tour de piste mémorable pour celui qu’on surnommait « Rowdy ».

Une onde de choc dans le sport automobile

Depuis l’annonce de son décès, les hommages affluent de partout dans le paddock NASCAR. Plusieurs pilotes, dont Denny Hamlin, Jimmie Johnson et Dale Earnhardt Jr., ont salué son immense talent et son influence sur le sport. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Kyle Busch ne laissait personne indifférent. Dans un univers parfois formaté, il incarnait encore cette vieille école du pilote brut, intense et sans filtre. Et honnêtement, le NASCAR vient probablement de perdre son dernier véritable « méchant » charismatique.

Avec des renseignements de Car and Driver

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La légendaire « voiture escargot » française s’apprête à reprendre du service. Plus de 75 ans après ses débuts, la mythique Citroën 2CV fera officiellement son retour en 2028, cette fois sous la forme d’une petite citadine électrique abordable destinée aux automobilistes européens à budget serré. Et rassurez-vous : elle conservera l’allure sympathique de l’originale, mais sans les accélérations dignes d’un tracteur agricole des années 1950.

Une silhouette rétro inspirée de l’originale

L’annonce a été confirmée cette semaine lors d’une présentation aux investisseurs de Stellantis au Michigan. Le patron de Citroën, Xavier Chardon, a reconnu que le célèbre nom 2CV reviendra officiellement au catalogue. Les premières esquisses dévoilées montrent une voiture qui reprend plusieurs éléments emblématiques du modèle d’origine : silhouette arrondie, proportions simples et allure joviale. Citroën ne cherche toutefois pas à produire une copie rétro pure et dure. Le constructeur semble plutôt mélanger des clins d’œil historiques avec un langage stylistique moderne inspiré des récents concepts électriques de la marque.

Une voiture électrique à prix populaire

La nouvelle 2CV sera présentée sous forme de concept au prochain Paris Motor Show avant une commercialisation prévue en 2028. Le prix annoncé risque de faire beaucoup de bruit : moins de 15 000 euros, soit environ 24 000 $ . À ce tarif, la future 2CV pourrait devenir l’une des voitures électriques les moins chères en Europe, sous les prix de modèles comme la Dacia Spring, la Renault Twingo ou encore la BYD Dolphin Surf. Pour remplacer la défunte Citroën C1, le constructeur mise donc sur une formule simple : petite taille, faible coût d’utilisation et personnalité attachante.

Le retour d’une philosophie simple et pratique

Citroën affirme vouloir respecter l’esprit de la 2CV originale, lancée après la Seconde Guerre mondiale pour motoriser les familles rurales françaises. À l’époque, le cahier des charges était presque poétique : transporter quatre personnes et un panier d’œufs sur un chemin de campagne sans casser les œufs. La nouvelle génération suivra la même logique : simplicité, faible coût d’entretien et accessibilité avant la performance ou le luxe. Selon Xavier Chardon, il s’agira d’« une vraie voiture populaire conçue pour la vie quotidienne ». Ce modèle fera partie des sept nouveaux véhicules que Citroën prévoit lancer d’ici 2030.

Stellantis veut démocratiser les petits VÉ

Ce retour s’inscrit aussi dans la nouvelle stratégie européenne de Stellantis visant à produire des véhicules électriques plus petits et plus abordables. La future 2CV serait assemblée en Italie aux côtés d’une nouvelle petite Fiat Panda à saveur rétro. Les réglementations européennes favorisent également cette approche. Plusieurs programmes envisagent des incitatifs pour les petits véhicules électriques construits localement, ce qui pousse les constructeurs à revenir dans le segment des voitures urbaines économiques qu’ils avaient largement abandonné.

Renault a ouvert la porte

Le succès récent de la Renault 5 E-Tech démontre qu’il existe encore un fort appétit pour les petites voitures nostalgiques modernisées. Citroën espère manifestement répéter cette recette avec une 2CV électrique qui miserait davantage sur le charme et l’aspect pratique que sur les performances. Et franchement, dans un marché où plusieurs véhicules électriques dépassent désormais les 60 000 $, revoir une petite voiture simple, légère et accessible a quelque chose de rafraîchissant.

Avec des renseignements de Citroen

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Hyundai Motor Company procède au rappel de plus de 421 000 véhicules aux États-Unis à la suite d’un problème logiciel pouvant provoquer un freinage automatique inattendu. L’annonce a été confirmée vendredi par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’organisme américain responsable de la sécurité automobile. Le rappel vise plusieurs modèles 2025 et 2026, dont les Hyundai Tucson, Hyundai Tucson Hybrid, Hyundai Tucson Plug-In Hybrid ainsi que le Hyundai Santa Cruz.

Un système anticollision trop sensible

Selon les documents publiés par la NHTSA, le problème provient d’une erreur logicielle dans les caméras avant utilisées par le système de prévention des collisions frontales. Dans certaines situations, le dispositif pourrait interpréter incorrectement l’environnement routier et activer prématurément le freinage d’urgence automatique, même lorsqu’aucun danger immédiat n’est présent. Un freinage soudain et inattendu augmente évidemment les risques d’accident, particulièrement sur autoroute ou dans la circulation dense où les conducteurs derrière n’ont pas toujours le temps de réagir. Ironiquement, un système conçu pour éviter les collisions pourrait donc lui-même devenir la cause d’un impact.

Une correction logicielle gratuite

Hyundai précise que les concessionnaires procéderont gratuitement à une mise à jour du logiciel de la caméra avant afin de corriger le problème. Aucune information n’a été publiée concernant des accidents ou blessures liés directement à cette défaillance jusqu’à présent. Le rappel devrait débuter dans les prochaines semaines auprès des propriétaires concernés aux États-Unis.

Une autre semaine difficile pour Hyundai

Ce rappel survient seulement quelques jours après une autre campagne de sécurité touchant plus de 54 000 véhicules hybrides de Hyundai aux États-Unis. Dans ce cas-ci, le constructeur sud-coréen faisait face à un risque potentiel d’incendie lié à une surchauffe de l’unité de contrôle de puissance hybride. Même si les deux problèmes ne sont pas liés techniquement, leur proximité dans le calendrier risque d’alimenter certaines inquiétudes concernant la multiplication des rappels électroniques et logiciels dans les véhicules modernes.

Les logiciels deviennent le nouveau talon d’Achille automobile

L’industrie automobile actuelle dépend plus que jamais des logiciels, des capteurs et des systèmes d’aide à la conduite. Résultat : les rappels mécaniques traditionnels laissent progressivement place à des correctifs informatiques. Mais contrairement à un problème de boulon ou de suspension, les défaillances logicielles sont souvent plus difficiles à prévoir, car elles peuvent apparaître dans des conditions très précises et évoluer au fil des mises à jour. Dans le cas de Hyundai, le problème semble relativement simple à corriger. Reste maintenant à voir si cette intervention suffira à rassurer les propriétaires.

Avec des renseignements de Rueters

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Les bolides de marque Zenvo seront désormais commercialisées dans l’est du Canada par le Groupe Policaro. Cette entreprise torontoise en a fait l’annonce hier par voie de communiqué.

Cette marque est présente au Canada depuis juin 2022, lorsque la société Weissach de Vancouver est devenue la première à la représenter pour l’ensemble du marché national.

À partir de maintenant, Weissach continuera de superviser les ventes et la distribution de la marque dans l’ouest du pays, alors que Policaro la représentera avec sa nouvelle concession, Zenvo Toronto, dans le centre et l’est du Canada.

Grâce à ce nouveau duo, les dirigeants de Zenvo espèrent consolider la présence de cette marque sur notre territoire, afin de préparer une nouvelle phase de croissance amorcée avec le lancement d’un nouveau modèle en 2023 : l’Aurora.

« C’est un moment extrêmement emballant pour nous », déclare Francesco G. Policaro, chef de la direction du Groupe Policaro. « Zenvo représente tout ce que nous admirons d’une marque d’hypervoitures modernes : la rareté, le savoir-faire, l’innovation et cette obsession absolue pour l’expérience de conduite. Être choisi comme partenaire exclusif pour l’est du Canada constitue à la fois un honneur et un jalon majeur de notre histoire. »

Pour sa part, Asgar Virji, président et chef de la direction de Weissach, se dit ravi de partager le réseau de vente et de distribution de la marque danoise au Canada avec le Groupe Policaro. « Francesco et moi, dit-il, avons échangé pendant plusieurs mois et avons constaté de fortes synergies dans notre volonté d’offrir au marché canadien des produits sur mesure et tournés vers l’avenir. Nous nous réjouissons à l’idée de collaborer afin que le Canada s’impose pleinement sur la carte avec l’Aurora Agil et les futurs modèles Zenvo. »

Afin de souligner cette nouvelle implication de Policaro avec Zenvo, une Aurora Agil est exposée actuellement dans le cadre du Concours Royalmount. Cette Agil a d’ailleurs été nommée Grande Gagnante 2026 de cette exposition de voitures d’exception, qui est présentée dans les allées du complexe commercial Royalmount à Montréal, jusqu’au 24 mai prochain; un événement organisé pour une deuxième année consécutive dans le cadre de la semaine du Grand Prix de F1 du Canada.

Des bolides d’exception

L’histoire de Zevo remonte à 2004. Cette année-là, Jesper Jensen et Troels Vollertsen, deux passionnés danois de performance, amorcent la conception d’une voiture de haute performance.

En 2007, ils fondent Nordic Sports Car A/S, l’entreprise qui deviendra Zenvo Automotive deux ans plus tard, lorsqu’ils lancent le fruit de leurs efforts : le coupé biplace ST1, la première Zenvo.

En juin 2018, l’entreprise a été vendue à des investisseurs Czech basés à Prague et, depuis, quelques autres modèles ont succédé à la ST1, notamment l’Aurora, la nouveauté la plus récente.

Assemblés à la main à Præstø, au Danemark, les bolides de Zenvo allient luxe et surtout performance. L’Aurora, par exemple, dispose d’un V12 hybride à quatre turbocompresseurs. Monté en position centrale arrière, il livre une puissance nette de 1 450 ch à l’Aurora Agil et 1 850 ch à l’Aurora Tur, une variante plus radicale.

Selon le constructeur, cette motorisation permettrait à l’Agil d’accélérer de 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et de 0 à 300 km/h en 10 secondes. Pour sa part, la Tur, qui se veut plus radicale, accomplirait ces deux accélérations en 2,3 et 9 secondes. Naturellement, on parle ici de voitures d’exception produites au compte-gouttes et qui seront offertes à des prix avoisinant les 4 M$ au Canada!

Fait à noter, l’Aurora n’a pas un aileron arrière proéminent, qui s’abaisse et s’incline transversalement, comme les modèles précédents de la marque.

Le Groupe Policaro, une entreprise ontarienne

Pour sa part, le Groupe Policaro est une entreprise familiale fondée en 1979. Elle représente une dizaine de marques de véhicules de luxe et de performance avec des concessions situées dans le Grand Toronto et le sud de l’Ontario : Acura à Brampton, BMW à Brampton et Etobicoke, Jaguar et Land Rover à Waterloo, Lexus à Brampton, Porsche à Oakville et Kitchener-Waterloo, Volvo à Waterloo, de même que Tedson à Oakville.

Policaro a également différentes filiales dont une qui offre des services de location, une autre qui propose des véhicules haut de gamme et de prestige d’occasion, et, enfin, Policaro Motorsports qui est impliquée dans certains grands championnats de course nord-américains.

Photos : Groupe Policaro et Zenvo

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Le rappel massif qui touche les moteurs V6 biturbo de Toyota continue de prendre de l’ampleur. Le constructeur japonais vient d’ajouter environ 44 000 exemplaires supplémentaires du Toyota Tundra 2024 à sa campagne de rappel aux États-Unis. Avec cette nouvelle vague, plus de 250 000 camionnettes sont désormais touchées par un problème potentiellement catastrophique : des débris métalliques laissés dans le moteur durant l’assemblage pouvant provoquer une défaillance mécanique complète. Et le plus inquiétant dans cette histoire, c’est que Toyota croyait déjà avoir réglé le problème.

Un problème de fabrication qui refuse de disparaître

Selon Toyota, le problème provient de particules métalliques qui demeurent dans le moteur après la production. Ces débris peuvent endommager le roulement principal numéro un (« #1 main bearing »), entraînant éventuellement une casse moteur complète. Le constructeur affirme pourtant avoir déjà implanté des procédures additionnelles de nettoyage et de contrôle qualité sur les moteurs concernés. Malgré cela, certains contaminants continueraient de passer entre les mailles du filet. Autrement dit, même après avoir renforcé les inspections, des moteurs défectueux ont quand même quitté l’usine. Toyota précise que les moteurs produits plus récemment bénéficient désormais d’un roulement principal amélioré, mieux conçu pour résister à certains contaminants résiduels. Une formulation qui laisse entendre que le constructeur ne garantit pas encore l’élimination totale des débris dans la chaîne de montage.

Une crise de confiance pour Toyota

Pour un constructeur dont la réputation repose essentiellement sur la fiabilité mécanique, cette situation commence sérieusement à ternir l’image de marque. Les rappels précédents touchaient déjà plus de 102 000 véhicules, avant qu’une autre expansion soit annoncée à la fin de 2025. Les modèles affectés incluent principalement les versions à essence du Tundra, ainsi que les Lexus GX et Lexus LX équipés du même V6 biturbo. Les versions hybrides du Tundra demeurent pour l’instant exclues du rappel.

Les propriétaires commencent à perdre patience

Sur les forums Reddit et les groupes de propriétaires, les réactions oscillent entre frustration et inquiétude. Certains propriétaires ayant déjà subi une panne moteur remettent désormais en question la sécurité et la durabilité de leur camion. Un utilisateur résume assez bien le sentiment général : il explique avoir perdu confiance envers son véhicule après la défaillance du moteur, particulièrement parce qu’il transporte quotidiennement ses deux jeunes enfants. Ce genre de témoignage représente exactement le type de crise que Toyota cherche habituellement à éviter.

Toyota toujours sans solution définitive

Toyota affirme avoir déjà réparé plus de 77 000 véhicules dans le cadre des rappels précédents. Toutefois, la solution technique finale pour cette nouvelle vague de 44 000 Tundra n’est toujours pas officiellement arrêtée. Même situation pour les véhicules ajoutés au rappel lors de l’expansion de novembre 2025. Pour le moment, plusieurs propriétaires attendent donc toujours de savoir si leur moteur sera remplacé complètement ou simplement inspecté.

Une tache importante sur le blason du Tundra

Le Toyota Tundra tente depuis des années de rivaliser avec les camionnettes américaines pleine grandeur comme le Ford F-150, le Chevrolet Silverado et le Ram 1500. Mais dans un segment où la robustesse mécanique représente pratiquement une religion, un rappel moteur de cette ampleur risque de laisser des traces pendant longtemps. Surtout lorsqu’il touche précisément l’élément que Toyota vend depuis des décennies : la tranquillité d’esprit.

Avec des renseignements de Motor1

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Le constructeur britannique Jaguar Land Rover et le géant automobile Stellantis ont officiellement signé un protocole d’entente (MOU) afin d’explorer des possibilités de collaboration aux États-Unis. L’annonce, faite le 20 mai, pourrait marquer le début d’une alliance stratégique importante pour les deux groupes automobiles. L’objectif initial consiste à travailler conjointement sur le développement de produits et de technologies destinés au marché américain. Mais derrière cette formulation prudente se cache un enjeu beaucoup plus important : la possibilité pour Jaguar de produire éventuellement certains véhicules en Amérique du Nord afin d’éviter les coûteux tarifs d’importation américains.

Une bouée de sauvetage pour Jaguar

Cette entente survient à un moment délicat pour la division Jaguar, qui traverse une période de profonde restructuration. La marque britannique ne commercialise actuellement aucun véhicule neuf aux États-Unis, en attendant l’arrivée de sa nouvelle génération de modèles électriques. Le partenariat avec Stellantis pourrait donc offrir à Jaguar un accès privilégié aux installations industrielles nord-américaines du groupe, qui possède déjà plusieurs usines aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Dans le contexte actuel où les barrières tarifaires et les tensions commerciales compliquent les importations automobiles, produire localement devient presque une nécessité stratégique pour plusieurs constructeurs étrangers.

Stellantis cherche aussi à rentabiliser ses usines

Du côté de Stellantis, cette alliance pourrait permettre d’augmenter l’utilisation de certaines capacités de production sous-exploitées. Malgré la taille imposante du groupe — qui regroupe 14 marques dont Jeep, Dodge, Chrysler et Ram — plusieurs divisions peinent à maintenir des volumes de vente élevés sur le marché américain. Le nouveau PDG de Stellantis, Antonio Filosa, affirme que cette approche collaborative permettra de créer des synergies technologiques et industrielles profitables aux deux entreprises. Même son de cloche chez JLR. Son dirigeant, PB Balaji, estime que les partenariats joueront un rôle essentiel dans la croissance future du constructeur britannique aux États-Unis.

Un projet encore au stade exploratoire

Pour le moment, les deux groupes demeurent extrêmement prudents sur la portée réelle de cette collaboration. Les porte-parole des deux entreprises ont confirmé qu’il s’agit encore d’une étude de faisabilité à un stade préliminaire. Aucune marque précise, aucun véhicule ni aucune usine n’ont été identifiés officiellement. Il n’est donc pas encore question de voir une Jaguar assemblée dans une usine Stellantis dès demain matin. Mais l’intérêt stratégique apparaît évident. Jaguar profiterait d’un réseau industriel déjà en place, tandis que Stellantis pourrait monétiser davantage ses infrastructures et partager certains coûts de développement technologique, notamment dans l’électrification et les logiciels embarqués.

Une alliance dictée par la nouvelle réalité automobile

Cette annonce illustre parfaitement la transformation actuelle de l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs doivent composer simultanément avec l’électrification, les coûts astronomiques de développement logiciel, les réglementations environnementales et les tensions commerciales internationales. Dans ce contexte, même des marques historiquement indépendantes ou concurrentes se voient désormais contraintes de partager plateformes, technologies et capacités de production. Et pour Jaguar, qui prépare sa renaissance électrique haut de gamme, cette alliance avec Stellantis pourrait bien représenter une pièce importante du casse-tête américain.

Avec des renseignements de Car and Driver

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Le constructeur vietnamien de véhicules électriques VinFast tente un virage majeur pour alléger ses finances. Après des années d’expansion agressive et des milliards de dollars engloutis dans son développement mondial, l’entreprise veut maintenant transférer près de 7 milliards $ US de dettes hors de son bilan grâce à une transaction complexe impliquant plusieurs sociétés liées à sa maison mère Vingroup. L’annonce, dévoilée la semaine dernière, suscite déjà des interrogations chez plusieurs analystes financiers qui y voient autant une manœuvre stratégique qu’un possible signal d’alarme sur le plan de la gouvernance.

VinFast vend ses usines vietnamiennes

Selon les documents réglementaires déposés par l’entreprise, VinFast cédera ses principales installations de production au Vietnam pour environ 13,3 billions de dôngs vietnamiens, soit près de 506 millions $ US. Les nouveaux acquéreurs reprendront également environ 6,9 milliards $ US de dettes associées aux activités manufacturières. Une fois l’opération complétée, VinFast affirme qu’elle deviendra pratiquement sans dette et adoptera un modèle plus léger centré sur la recherche, le développement et les logiciels plutôt que sur la fabrication. Le constructeur conserve toutefois ses usines d’assemblage en Inde et en Indonésie ainsi que les brevets liés à sa nouvelle génération de véhicules électriques.

Une stratégie logique… mais opaque

Sur le plan purement financier, plusieurs experts reconnaissent que la stratégie possède une certaine logique. VinFast accumule les pertes depuis sa création en 2017 et n’a toujours jamais dégagé de profits. Rien qu’en 2025, les pertes ont atteint près de 3,9 milliards $ US. Dans un contexte où les coûts industriels explosent et où la guerre des prix fait rage dans le secteur électrique, externaliser la production peut permettre à un constructeur de petite taille de concentrer ses ressources sur les technologies, les logiciels et le développement produit. Mais le problème vient surtout de la structure de la transaction.

Des investisseurs liés à Vingroup

L’un des principaux acheteurs est la société FIRD, une entreprise autrefois détenue par Vingroup et par le milliardaire Pham Nhat Vuong lui-même. FIRD possède notamment plusieurs brevets liés à la première génération de véhicules électriques VinFast. Or, cette entreprise est maintenant contrôlée par l’homme d’affaires immobilier Nguyen Hoai Nam, également administrateur chez Vincom Retail, ancienne division immobilière de Vingroup. Cette proximité entre les différentes entités alimente les inquiétudes concernant les liens internes et la transparence de l’opération. Plusieurs analystes soulignent qu’il devient difficile de distinguer clairement où se termine Vingroup et où commencent les investisseurs dits « indépendants ».

Une transaction à plusieurs étapes

Le montage financier ajoute aussi à la confusion. Dans un premier temps, les actifs manufacturiers seront transférés à trois acheteurs distincts avant d’être redistribués quelques mois plus tard. À terme, FIRD contrôlera plus de 95 % des installations tandis que Pham Nhat Vuong conservera une participation minoritaire inférieure à 5 %. Une troisième société nommée Ngoc Quy Investment participera temporairement à la transaction avant de disparaître complètement de la structure finale. Cette présence éphémère soulève elle aussi des questions chez certains observateurs.

Foxconn revient dans le portrait

L’entente permet également aux nouveaux propriétaires d’utiliser les usines VinFast pour fabriquer des véhicules ou des batteries pour des tiers. Cette clause relance naturellement les spéculations autour de Foxconn, qui avait déjà approché Vingroup en 2021 afin de discuter des chaînes de production de VinFast. Même si Vingroup affirme qu’aucune vente à Foxconn ou à un autre manufacturier n’est envisagée actuellement, plusieurs analystes croient qu’un partenariat industriel pourrait éventuellement émerger derrière cette restructuration. Foxconn cherche depuis plusieurs années à étendre sa présence dans l’univers des véhicules électriques, avec des résultats mitigés jusqu’ici.

Une pression énorme sur VinFast

Malgré une présence médiatique importante et des ambitions mondiales très agressives, VinFast demeure sous forte pression financière. Le constructeur a multiplié les lancements rapides, les ouvertures de marchés et les investissements massifs en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, mais les volumes de ventes restent encore modestes face aux géants chinois et américains. Depuis l’annonce de la transaction le 12 mai, l’action de VinFast a perdu environ 12 % à la Bourse Nasdaq. Pour plusieurs investisseurs, cette restructuration ressemble autant à une tentative de survie financière qu’à une transformation stratégique.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Une dette de 7 milliards à effacer pour Vinfast provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile