L’auto solaire fait rêver depuis toujours. Mais cette technologie est peut-être plus près de se concrétiser qu’on ne le pense. Car, hier, Nissan a présenté un utilitaire Ariya dont la batterie est rechargée grâce à l’énergie solaire. Doté de panneaux de capteurs solaires, ce prototype a été dévoilé par le constructeur nippon dans le cadre de la Journée internationale de l’énergie propre, adoptée par les Nations unies, qui a lieu le 26 janvier.

Bien entendu, ce prototype n’est pas en mesure de vous transporter de Montréal à Gaspé d’un trait grâce à la lumière de Galarneau, pour reprendre l’expression québécoise d’arrière-pays. En revanche, il fait mieux — beaucoup mieux — que la Mazda 929 Serenia du début des années 90. C’était une élégante grande berline qui était dotée, en option, d’un toit vitré ouvrant couvert de capteurs solaires; une innovation qui s’est révélée peu performante et qui suffisait à peine à ventiler l’habitacle pour le rafraîchir lorsque la voiture était garée.

L’Ariya « solaire » dévoilé hier procure des gains nettement plus substantiels, surtout pour le véhicule à motorisation électrique qu’il est. Des essais réalisés par Nissan en conditions réelles durant des journées ensoleillées en témoignent.

Carrosserie tapissée de cellules photovoltaïques

Grâce aux 3,8 m carrés de panneaux solaires à cellules photovoltaïques qui recouvrent sa carrosserie, il a été possible de convertir la lumière du soleil en électricité pour donner 23 kilomètres d’autonomie au véhicule.

Développé conjointement par des ingénieurs de l’équipe de l’Advanced Product Planning à Dubaï et du département Powertrain Planning à Barcelone, ce véhicule-concept a des panneaux solaires de haute performance sur son capot, son pavillon et la lunette de son hayon.

Composés de polymères et de verre, ces panneaux convertissent le rayonnement solaire en courant continu (DC), géré par une unité de contrôle de pointe conçue pour optimiser l’utilisation de l’énergie et réduire la dépendance aux infrastructures de recharge externes, explique le constructeur.

Un potentiel attrayant

En outre, les tests réalisés par Nissan en conditions réelles révèlent le potentiel attrayant de ce système :

  • Dans des conditions idéales, cet équipement peut ajouter jusqu’à 23 km d’autonomie supplémentaire par jour, sans intervention du conducteur.
  • Dans une ville à fort ensoleillement, comme Barcelone en Espagne, ce véhicule peut générer en moyenne 17,6 km de « conduite solaire » quotidiennement.
  • Selon l’endroit où l’on se trouve, la moyenne annuelle d’ensoleillement peut donc signifier des gains plus ou moins significatifs comme, par exemple, 10,2 km/jour à Londres, 18,9 km/jour à New Delhi et 21,2 km/jour à Dubaï.
  • Du même coup, selon l’usage et l’endroit, le conducteur de cet Ariya pourrait réduire la fréquence des recharges de 35 à 65 %, affirme le constructeur.

Lorsqu’on sait qu’au Québec, un automobiliste moyen parcourt quotidiennement de 40 à 60 kilomètres par jour pour l’aller-retour au travail, la performance de ce prototype a de quoi faire rêver. Après tout, on peut imaginer que la performance des capteurs solaires, mais aussi celles de toute la quincaillerie servant au stockage et à la gestion de l’électricité utilisée par un VÉ, va s’améliorer au fil du temps.

Même si Nissan n’évoque pas une commercialisation prochaine d’une technologie de ce genre, rien ne nous empêche de croire que, dans un futur plus ou moins rapproché, elle servira à bien plus que simplement… ventiler l’habitacle d’un véhicule !

Photos : Nissan

Le texte Nissan présente un prototype d’Ariya alimenté à l’énergie solaire provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Cadillac continue méthodiquement d’électrifier chaque interstice de son catalogue. Après l’Optiq, le Lyriq et l’Escalade IQ, voici le Vistiq 2026, un VUS électrique à trois rangées qui se glisse pile entre le Lyriq et l’Escalade IQ. Un créneau logique, haut de gamme, et évidemment branché — au sens propre comme au figuré.

Le style avant tout

Le Vistiq ne cherche pas à réinventer le langage visuel de la marque. Face avant verticale, signatures lumineuses fines et verticales, faux effet de calandre futuriste : on sait instantanément que c’est un Cadillac électrique.
La ligne de toit, savamment travaillée, réussit l’exploit de loger trois rangées d’adultes tout en donnant l’illusion d’un profil plus bas et élancé. À l’arrière, les feux verticaux se prolongent dans le hayon et le vitrage de troisième rangée adopte un motif « Mondrian » — artistique, oui, mais surtout pratique pour masquer les enfants collés à la vitre.

Écran géant et conduite semi-autonome

À bord, Cadillac sort l’artillerie lourde. Un écran incurvé de 33 pouces trône sur la planche de bord, combinant instrumentation et infodivertissement. Une deuxième dalle tactile de 8 pouces gère la climatisation.
Google Built-in est de série, mais Apple CarPlay et Android Auto sont absents. Difficile de s’habituer à cette nouvelle réalité lorsque votre i-phone vous suit partout. GM insiste que « ce n’est pas un problème pour les clients ». Disons plutôt que ce sera un non-enjeu… pour ceux qui sont prêts à laisser leur téléphone à la porte. Le toujours très efficace Super Cruise est livré de série avec trois ans d’utilisation incluse, permettant une conduite mains libres sur des autoroutes cartographiées. Ajoutez la vision nocturne infrarouge, aides à la conduite avancées et système audio AKG à 23 haut-parleurs : le Vistiq coche toutes les cases du luxe technologique moderne.

Gros, mais agile

Sur le plan dynamique, Cadillac promet un VUS qui se conduit plus petit qu’il ne l’est réellement. La suspension à amortissement adaptatif est de série, tandis que la suspension pneumatique et les roues arrière directrices sont offertes. Notre semaine d’essai par temps froids sur des routes ravagés de Montréal qui aurait pu se transformer en parcours du combattant s’est très bien déroulé. Le mastodonte absorbe sans fléchir les pires nids-de-poule sur son terrain, un vrai char d’assaut.
Les roues arrière directrices réduisent le rayon de braquage et facilitent les manœuvres urbaines — pratique pour un véhicule qui flirte dangereusement avec les dimensions d’un condo sur roues.

Puissant et serein

Sous la carrosserie, le Vistiq exploite une batterie lithium-ion de 102 kWh, alimentant deux moteurs électriques pour une traction intégrale de série. Vous avez donc 615 chevaux et 650 lb-pi de couple vous permettant de franchir un 0-100 km/h sous la barre des 4 secondes. Mais le Vistiq n,a rien d’une sportive même si elle accélère comme une Porsche 911. Cadillac assume pleinement l’absurdité délicieuse de la chose.

Recharge et autonomie : solide, mais réaliste

Cadillac annonce une autonomie estimée à 483 km, ce qui place le Vistiq dans la bonne moyenne du segment. En recharge rapide DC, on parle de 127 km récupérés en une dizaine de minutes dans des conditions idéales. Notre semaine d’essai par temps froid a révélé une autonomie une autonomie tout juste au-dessus de 310 km. Le Vistiq propose aussi la recharge bidirectionnelle, permettant d’alimenter une maison ou des appareils en cas de panne — une fonctionnalité de plus en plus essentielle pour les acheteurs haut de gamme. Attention toutefois : les jantes optionnelles de 23 pouces promettent d’amputer l’autonomie… et le portefeuille lors du remplacement des pneus, surtout en version hivernale. Avec un prix de départ autour der 93 000$, le Vistiq s’adresse clairement aux familles fortunées, soucieuses de leur image, qui veulent de l’espace, du luxe et de la performance — sans jamais visiter une station-service. Ce n’est pas un véhicule rationnel, c’est un choix de style de vie électrique, assumé jusqu’au dernier kilowatt.

Conclusion

Le Cadillac Vistiq 2026 est un VUS électrique luxueux, ultra-technologique et outrageusement performant. Il n’essaie pas d’être discret ni abordable, mais plutôt de démontrer que le luxe américain électrique peut être rapide, spacieux et bourré de gadgets. Reste à voir si les acheteurs accepteront de payer le prix — et de dire adieu à CarPlay — pour rouler dans ce salon roulant à haute tension.

Forces

  • Performances impressionnantes
  • Confort et technologie de haut niveau
  • Traction intégrale de série
  • Recharge rapide et bidirectionnelle
  • Super Cruise inclus

Faiblesses

  • Prix élevé
  • Absence d’Apple CarPlay et Android Auto
  • Autonomie sensible aux grosses roues
  • Gabarit imposant en milieu urbain

Le texte Cadillac Vistiq 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Tesla poursuit son virage stratégique en matière d’aides à la conduite. À compter du 14 février 2026, le constructeur retirera l’option Autopilot de son offre nord-américaine. Désormais, la seule technologie avancée d’aide à la conduite (ADAS) proposée sur les nouveaux modèles Tesla sera le Full Self-Driving (FSD), accessible exclusivement par abonnement mensuel.

Le FSD devient l’unique option… par abonnement seulement

Après avoir récemment confirmé la fin de la vente du FSD en achat unique, Tesla va plus loin en éliminant l’Autopilot à la commande sur les nouvelles Tesla depuis le 22 janvier 2026. Les véhicules déjà équipés d’Autopilot le conservent, sans mise à jour forcée. Le FSD est offert uniquement par abonnement, au coût de 99 $ par mois au Canada. De série, toutes les nouvelles Tesla incluent désormais seulement le régulateur de vitesse adaptatif (Traffic-Aware Cruise Control – TACC), soit le niveau d’assistance de base.

Une logique financière assumée

Ce virage n’a rien d’innocent. Comme bien d’autres industries, Tesla privilégie les revenus récurrents mensuels. D’un point de vue consommateur, l’abonnement à 99 $ par mois est plus facile à absorber que l’ancien achat unique à environ 11 000 $, qui faisait grimper de façon notable les paiements mensuels — par exemple sur un Model Y financé sur 72 mois à 4,8 %.

Record controversé en toile de fond

Coïncidence ou non, cette annonce survient alors qu’un groupe de conducteurs privés affirme avoir établi un nouveau record de type “Cannonball Run”, traversant les États-Unis de Los Angeles à New York sans jamais toucher le volant, en s’appuyant uniquement sur le FSD d’une Tesla Model S. L’équipe, incluant le pilote d’endurance bien connu Alex Roy, revendique un temps de 58 h 22 min, avec des arrêts limités à la recharge. Une performance spectaculaire… mais qui relance aussi le débat sur l’usage réel et légal de ces systèmes.

Une image de marque en recul au Canada

Cette refonte de l’offre ADAS intervient dans un contexte plus délicat pour Tesla. Au Canada, l’attrait pour la marque a nettement diminué, avec des ventes en baisse d’environ 65 % en 2025 par rapport à l’année précédente. Les raisons sont multiples et largement documentées, allant de la concurrence accrue aux enjeux d’image.

Conclusion

Tesla fait un pari clair : monétiser son logiciel plutôt que ses véhicules. Techniquement cohérent, économiquement logique… mais risqué sur le plan marketing. Supprimer le choix intermédiaire qu’était l’Autopilot pourrait rebuter une clientèle déjà hésitante, surtout dans un marché nord-américain où la confiance envers la marque s’effrite.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte Tesla abandonne l’Autopilot en Amérique du Nord provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Contre toute attente dans un contexte d’électrification et de downsizing, Stellantis mise clairement sur un retour en force du Hemi V8. Le groupe prévoit de tripler la production de ce moteur emblématique en 2026, convaincu que les acheteurs de camionnettes Ram continuent de plébisciter la puissance et le caractère des V8 atmosphériques et suralimentés.

Plus de 100 000 moteurs Hemi produits en 2026

Sous l’impulsion de Tim Kuniskis, nouveau patron de Ram et fervent amateur de muscle cars, Stellantis prévoit de produire plus de 100 000 moteurs Hemi V8 en 2026, contre environ 30 000 unités l’an dernier. La production est déjà en cours à l’usine de moteurs de Saltillo, au Mexique, où sont assemblées les versions toutes les versions du V8 HEMI. Ces moteurs sont produits en parallèle du nouveau six-cylindres en ligne Hurricane biturbo de 3,0 litres, initialement destiné à remplacer complètement le Hemi.

Une demande toujours forte pour le V8 chez Ram

Tim Kuniskis estime que le Hemi pourrait représenter jusqu’à 35 % des ventes de Ram en 2026, un taux de pénétration que certains jugent optimiste, d’autres trop conservateur. Selon lui, si le Hurricane est un excellent moteur sur le plan technique et des performances, le facteur émotionnel du V8 reste déterminant pour une partie importante de la clientèle.

Le choix avant tout pour les consommateurs

Ram reconnaît que l’abandon temporaire du Hemi a laissé des traces chez certains acheteurs. « Les clients étaient déçus de ne pas avoir le choix. Les gens détestent ne pas avoir le choix », souligne Kuniskis. Pour 2026, Ram entend donc proposer un éventail clair large avec un six-cylindres Hurricane SO, un six-cylindres Hurricane HO et un Hemi V8. Une stratégie assumée qui vise à réconcilier modernité et tradition, tout en laissant le marché décider.

Un signal fort dans l’industrie nord-américaine

Avec des normes de consommation assouplies et un repositionnement stratégique de Ram, cette montée en cadence du Hemi envoie un message clair : le V8 n’a pas encore dit son dernier mot, surtout dans le segment des camionnettes pleine grandeur en Amérique du Nord.

Conclusion

Stellantis joue une carte pragmatique. Le Hurricane est rationnel, mais le Hemi est émotionnel — et dans le marché des pickups, l’émotion vend encore très bien. Offrir le choix est probablement la décision la plus intelligente pour Ram à court terme. Mais il faut tout de même penser au futur.

Avec des renseignements de Carscoops

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Volkswagen procède à un important rappel de sécurité touchant 44 551 VUS électriques ID.4 aux États-Unis. Selon la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), ces rappels sont liés à des risques potentiels d’incendie associés à la batterie haute tension. Le même problème existe naturellement au Canada et transport Canada devrait sortir ses recommendations sous peu.

Un premier rappel majeur lié à la surchauffe de la batterie

Le rappel le plus important concerne 43 881 Volkswagen ID.4 des années-modèles 2023 à 2025.
Le problème identifié : la batterie haute tension pourrait surchauffer, ce qui augmente le risque d’incendie, tant en conduite qu’en recharge.

Correctifs prévus

  • Mise à jour logicielle du système de gestion de la batterie
  • Remplacement du bloc-batterie si nécessaire

Ces interventions seront effectuées sans frais pour les propriétaires, précise la NHTSA.

Un second rappel plus ciblé

Volkswagen rappelle également 670 ID.4 des années-modèles 2023 et 2024 pour un problème distinct.
Dans ce cas, le risque d’incendie provient de cellules de batterie présentant des électrodes mal alignées à l’intérieur de certains modules haute tension.

Un rappel qui souligne les défis des batteries VÉ

Ce double rappel illustre une réalité persistante de l’industrie du véhicule électrique : la complexité de la gestion thermique et de la fabrication des cellules demeure un enjeu critique, même pour des constructeurs bien établis comme Volkswagen. Pour l’instant, le rappel concerne uniquement le marché américain. Aucune annonce officielle n’a encore été faite concernant le Canada, mais ce type de situation entraîne souvent des mesures similaires dans d’autres marchés.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Volkswagen rappelle plus de 44 000 ID.4 pour risque d’incendie provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur néerlandais Donkervoort frappe fort avec la P24 RS, son modèle le plus puissant et le plus extrême en 48 ans d’histoire. Cette nouvelle sportive biplace ultra-dépouillée mise sur l’aérodynamique, la légèreté et une mécanique de haut vol pour repousser les limites de la conduite « à l’ancienne ». Successeur de la F22 lancée en 2022, la P24 RS devient le 20e modèle de la marque. Malgré son tempérament radical, Donkervoort affirme qu’il s’agit de sa voiture la plus accessible à conduire à ce jour. Une version à conduite à droite est même à l’étude.

Un V6 biturbo Ford inédit chez Donkervoort

Sous le capot, on retrouve un V6 de 3,5 litres biturbo, déjà connu pour avoir animé la Ford GT de seconde génération. C’est la première fois depuis la D8 Cosworth de 1995 que Donkervoort utilise un moteur Ford, après des années de fidélité aux blocs Audi cinq cylindres. Revu en profondeur par Donkervoort (turbos spécifiques, intercooler modifié, logiciel maison et collecteurs d’échappement imprimés en 3D), ce moteur pèse moins de 170 kg, contribuant au poids plume de 780 kg de la voiture.

Puissance modulable en temps réel

Fait rarissime sur une voiture de route, la puissance est réglable à la volée grâce à une molette dans l’habitacle, comme un contrôle de traction. Trois niveaux sont proposés : 394 chevaux, environ 500 chevaux et jusqu’à 591 ch (600 ch annoncés). Selon Denis Donkervoort, cette solution vise à rendre la voiture exploitable sur route comme sur circuit, quelles que soient les conditions.

Performances sans filtre

Avec 590 lb-pi de couple, la P24 RS expédie le 0-200 km/h en 7,4 s. Le 0-100 km/h n’est pas officiel, mais devrait battre les 2,5 s. La vitesse de pointe atteint 300 km/h. Le résultat est spectaculaire : un rapport poids/puissance de 758 ch/tonne, chiffre digne de des supervoitures.

Châssis carbone et aérodynamique amovible

La P24 RS exploite largement la fibre de carbone, notamment pour son châssis développé par la division interne Ex-Core Technologies. L’aérodynamique complète génère jusqu’à 90 kg d’appui à 250 km/h. Fait original, l’ensemble aérodynamique peut être retiré facilement, une idée inspirée du Mans et de la Formule 1, afin d’adapter l’auto à un usage routier plus fréquent.

Une expérience de conduite 100 % analogique

Fidèle à sa philosophie, Donkervoort conserve une approche radicale avec une direction non assistée, pas d’ABS et des aides électroniques minimales (traction et puissance ajustables). La suspension et la garde au sol sont entièrement réglables, renforçant la polyvalence route/circuit d’un engin pourtant taillé pour la performance pure.

Production limitée et prix exclusif

La Donkervoort P24 RS sera produite à 150 exemplaires seulement, affichée à 298 500 € (environ 483 000 $) Déjà, 50 unités sont réservées.

Conclusion

Donkervoort réussit un tour de force : proposer une machine brutale sur le plan technique, mais pensée pour être maîtrisable et modulable. Dans un monde de fardé de technologie, la P24 RS fait figure d’ovni mécanique — et c’est précisément ce qui la rend si désirable.

Avec des renseignements d’Autocar

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La 81e édition du Salon de l’auto de Montréal a fermé ses portes hier soir avec un bilan positif. Plus de 170 000 visiteurs ont franchi les tourniquets du Palais des congrès où il a été présenté du 16 au 25 janvier. C’est la meilleure assistance depuis le salon de 2023, premier salon post-pandémie, rapportent ses organisateurs dans un communiqué publié à la fermeture de l’événement.

En janvier dernier, la 80e édition de cet événement avait accueilli près de 163 000 visiteurs malgré le froid mordant et l’investiture américaine, qui avait capté l’attention de bien des Québécois.

Aux yeux des organisateurs, le succès obtenu cette année confirme l’engouement du public pour ce rendez-vous quasi traditionnel. Un événement qui, cette année, a réuni 400 véhicules, dont 43 % étaient électrifiés, présenté par une trentaine de marques d’automobiles, incluant Audi et BMW qui faisaient un retour longuement attendu.

Un nombre record de visiteurs ont profité des essais routiers de véhicules électrifiés (électriques ou hybrides branchable) proposés par CAA-Québec. Avec un parc composé d’une trentaine de véhicules de quatorze modèles différents, cette organisation a permis à 4 663 visiteurs (1 086 de plus que l’an dernier) de réaliser 2 206 essais routiers (372 de plus qu’en 2025), signe de l’intérêt croissant porté pour ce type de véhicules.

Le salon avait aussi son lot de présentations spéciales proposées, notamment cette section consacrée aux fabricants québécois Felino, Campagna et Allard; une initiative originale des organisateurs qui se doit d’être soulignée.

À cela s’ajoutait une flopée de voitures exotiques présentées par Lamborghini et McLaren, mais aussi par la collection Quadriam, de même que l’hommage à Gilles Villeneuve destiné à rappeler l’arrivée prochaine sur les grands écrans du film québécois qui racontera une partie de sa carrière.

Pour le sympathique Bertrand Godin, porte-parole du Salon de l’Auto de Montréal, qui a arpenté les allées du salon quotidiennement afin d’échanger avec les visiteurs de tous âges, « l’intérêt était clairement au rendez-vous, autant chez les passionnés que chez les familles et les visiteurs en réflexion d’achat. La Zone Performance, avec ses voitures modifiées, a particulièrement retenu l’attention et généré de nombreux échanges, démontrant à quel point la passion automobile demeure bien vivante et rassembleuse. »

Rappelons que l’édition 2026 du salon proposait également deux nouvelles zones thématiques immersives qui, selon les organisateurs, ont été très prisées du public. Il s’agit de la Zone famille St-Hubert, avec ses minivoitures électriques pour enfants, et la Zone de plein air Overlanding, dédiée à l’aventure et à l’exploration.

Cette année encore, les commentaires des visiteurs, qui étaient très positifs, confirment l’importance de cet événement que Denis Dessureault, vice-président exécutif du Salon de l’auto de Montréal, qualifie de lieu de rencontre entre l’industrie et le public. Un événement où les familles étaient nombreuses au rendez-vous aussi, comme en témoigne la popularité du mini-circuit de voitures de la Zone famille St-Hubert, rappelle-t-il. Un constat qui fait dire à M. Dessureault que « cette édition repensée, axée sur l’expérience, la diversité et l’accessibilité, répond pleinement à notre philosophie : on existe seulement lorsqu’on avance. »

Photos : Salon de l’auto de Montréal

Le texte Le Salon de l’auto de Montréal 2026 accueille encore plus de visiteurs provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Tout au long des années 50 et 60, la société Chrysler a entretenu une relation fructueuse avec la Carrozzeria Ghia de Turin. Ce partenariat a donné naissance à certains exercices de style exceptionnels et à des voitures-concepts parmi les plus spectaculaires jamais vues. Cette Chrysler Special qu’on surnomme la « Thomas Special » en fait partie. Elle sera offerte au plus offrant lors de la vente aux enchères organisée par Bonhams à Paris, le 30 janvier. Toutefois, bien que l’encanteur la qualifie d’unique, quelques recherches nous démontrent que ce n’est pas tout à fait le cas.

D’abord, il faut reconnaître qu’à la fin des années 40, les automobiles de Chrysler étaient généralement bien conçues sur le plan technique. Toutefois, leur apparence était quelque peu datée. Cette situation va changer à l’arrivée de Virgil Exner à la tête du Advanced Styling Studio, en 1949. À sa façon, Exner va révolutionner le design de la marque, notamment en donnant aux produits Chrysler son design appelé Forward Look, dès 1955.

Issu de Studebaker où, de 1944 à 1949, il avait signé plusieurs designs novateurs (pensons entre autres au coupé Starlight 1947), Exner va revitaliser la gamme de Chrysler. D’ailleurs, pour y arriver, il n’hésitera pas à s’inspirer de réalisations européennes, ce pour quoi il amorce cette collaboration avec Ghia.

Des ateliers de ce carrossier italien sortiront plusieurs exercices de style mémorables comme, par exemple, la berline Plymouth XX-500 1951, la Chrysler K-310 1951 et la somptueuse Chrysler D’Elegance 1952, sans oublier les célèbres prototypes Chrysler Turbine de 1963.

Pas si unique, la Thomas Special

La voiture offerte à l’encan de Paris fait également partie de ces réalisations italiennes. Elle emprunte son nom à C.-B. Thomas. Ce vétéran de l’industrie s’est joint à Chrsler en 1937, après avoir consacré 15 années à la marque Hudson. En juin 1952, il est nommé vice-président de la Chrysler Corporation, en plus de conserver le poste de président de la division des Exportations qu’il occupe depuis 1942. Plutôt fantasque, ce personnage avait de grandes ambitions pour la marque dans les marchés étrangers. Il parlait même ouvertement aux journalistes de son ambition d’exporter un jour des voitures… en Chine communiste !

C’est à son intention qu’on a fait construire la « Thomas Special », sans doute en guise de « bonus ». Elle était basée sur un modèle unique : la Chrysler Styling Special. Esthétiquement proche, ce coupé avait été esquissé par Exner et construit par Ghia, pour être dévoilé au Salon de l’auto de Paris de 1952.

Également fabriquée en Italie chez Ghia, la voiture de Thomas avait un châssis à empattement plus long, afin d’en faire une véritable cinq places. Après tout, Thomas entendait la conduire au quotidien. De plus, sous le capot, on avait logé un V8 Hemi de 5,4 L de Chrysler.

Petite série

L’engouement provoqué par la Styling Special en Europe et, par la suite par le coupé de Thomas, fut tel que l’importateur de Chrysler en France, un dénommé Charles Ladouch, demanda au patron des Exportations la permission de commander à Ghia une petite série reproduisant la Thomas Special (certaines sources parlent de 16 exemplaires, d’autres 12). Dans ce contexte, qualifier la voiture de Thomas d’unique semble maladroit de la part d’une entreprise comme Bonhams. Elle serait plus juste de la présenter comme le premier exemplaire de la petite série des Chrysler Special.

Quoi qu’il en soit, après sa livraison, la voiture de C.B. Thomas est tombée dans l’oubli. On n’en a pas entendu parler avant la parution d’un entrefilet dans le magazine étatsunien Car Collector de décembre 1982. Le journaliste Denis Adler l’évoquait par quelques mots : « ce coupé sport est possiblement la Thomas Special originale, bien qu’il n’existe aucune documentation ».

Retour sur le marché

À partir de ce moment, la Thomas Special réapparaît occasionnellement dans l’univers des collectionneurs. Ainsi, au cours des années 80, elle sera vendue à Fran Roxas de Chicago, un restaurateur d’automobiles de renom qui va la restaurer deux fois plutôt qu’une !

Puis, en 1992, ce dernier la vend à Joe Bortz, un autre collectionneur de Chicago bien connu pour son impressionnante collection de voitures-concepts des années 50 et 60. L’intérieur de la voiture sera alors restauré de nouveau, mais par Chris Nersthiemer. La même année, la Thomas Special est exposée au prestigieux Concours d’Elegance de Pebble Beach, en Californie.

D’après les spécialistes de Bonhams, la Thomas Special a été entretenue avec le plus grand soin et utilisée avec parcimonie. Au moment où M. Bortz l’a vendue, en 2007, il avait parcouru à peine plus de 1 600 kilomètres avec cette voiture.

En 2010, on la retrouve à la vente aux enchères organisée par RM Auctions dans le cadre du concours d’élégance de Meadow Brooks, où un collectionneur se l’offre pour la modique somme de 858 000 $ US. Puis, en avril 2016, elle fait son entrée dans le Vieux Continent et, depuis 2020 ou 2021, elle aurait été immatriculée en Roumanie, nous apprennent les spécialistes de Bonhams.

Naturellement, la Chrysler Thomas Special sera une vedette de la vente aux enchères annuelle de Bonhams|Cars à Paris, qui sera présentée le 30 janvier, durant la semaine du salon Rétromobile. Curieusement, les spécialistes de cette entreprise affichent de la retenue à son égard, puisqu’ils lui attribuent une valeur située 530 000 $ CA et 630 000 $ CA seulement.

Photos : Bonhams

Le texte La Chrysler Thomas Special 1953, une pièce rare pas si unique que ça provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

À peine relancée, déjà condamnée. Chevrolet a confirmé que la toute nouvelle Bolt EV cessera sa production dès 2027. Une décision qui surprend, même si GM avait prévenu qu’il s’agissait d’une « production limitée ». Manifestement, le terme était à prendre au pied de la lettre.

Tarifs, subventions et ventes au ralenti

La Bolt EV est assemblée à l’usine GM de Fairfax, au Kansas. Toutefois, le constructeur a décidé de réorganiser l’utilisation de cette usine, principalement en raison des tarifs douaniers américains, de la fin du crédit d’impôt fédéral américain pour les véhicules électriques (jusqu’à 7 500 $ US), et du ralentissement général des ventes de VE aux États-Unis. Sans subvention fédérale, la Bolt perd un avantage clé qui faisait historiquement son succès : un prix d’entrée agressif.

Fairfax change de vocation

Actuellement, la Bolt est le seul véhicule produit à Fairfax. Or, GM prévoit de rapatrier la Chevrolet Equinox à essence du Mexique vers le Kansas dès 2027, puis, en 2028, d’y transférer la production de la Buick Envision, actuellement assemblée en Chine. Ces relocalisations visent directement à éviter les tarifs. Dans ce contexte, maintenir la Bolt EV n’a plus de logique industrielle pour GM, surtout qu’un déplacement vers une autre usine hors des États-Unis l’exposerait à des droits de douane supplémentaires à l’importation.

Une icône électrique malgré tout

La Chevrolet Bolt originale a été lancée pour l’année-modèle 2017. Elle représentait alors une première pour GM un VÉ abordable à autonomie respectable produit à grande échelle. En 2022, GM a ajouté la Bolt EUV, plus longue et au style légèrement utilitaire. En 2023, Ressources naturelles Canada évaluait l’autonomie de la Bolt à 417 km. La version 2027 promettait un léger gain à 422 km, insuffisant toutefois pour renverser la vapeur.

Une gamme électrique toujours bien garnie

La fin de la Bolt ne signifie pas l’abandon de l’électrification chez Chevrolet. La marque propose toujours l’Equinox EV, le Blazer EV et le Silverado EV. Ironiquement, l’Equinox EV et le Blazer EV sont aussi fabriqués au Mexique et ne bénéficient pas non plus de la subvention fédérale américaine, ce qui soulève des questions sur leur avenir à moyen terme. À noter : Buick demeure la seule marque de GM sans modèle électrifié, une anomalie qui pourrait aussi être corrigée dans un contexte de repositionnement stratégique.

Une victime collatérale de la transition

La Bolt EV version 2027 n’aura finalement été qu’un symbole de plus des turbulences actuelles du marché des véhicules électriques : politiques changeantes, incertitude économique et réalités industrielles prennent le pas sur la technologie elle-même.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Chevrolet met fin à la Bolt EV 2027… avant même qu’elle ne prenne son envol provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le président américain Donald Trump menace d’imposer des tarifs douaniers de 100 % sur l’ensemble des produits canadiens exportés vers les États-Unis, en réaction au nouvel accord commercial entre le Canada et la Chine. Dans un message publié samedi matin sur les réseaux sociaux, Trump a qualifié le premier ministre Mark Carney de « gouverneur », reprenant une insulte qu’il utilisait auparavant à l’endroit de Justin Trudeau.

Le Canada accusé de servir de porte d’entrée à la Chine

Dans sa publication, Trump affirme que si Mark Carney croit que le Canada peut devenir un « port de transit » permettant à la Chine d’acheminer ses produits vers le marché américain, il se trompe lourdement. Il ajoute que toute entente commerciale entre Ottawa et Pékin entraînerait automatiquement l’imposition de tarifs punitifs de 100 % sur les exportations canadiennes vers les États-Unis.

Une menace aux contours encore flous

À l’heure actuelle, la majorité des produits canadiens entrent aux États-Unis sans droits de douane grâce à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Il n’était pas immédiatement clair si les nouveaux tarifs évoqués par Trump s’appliqueraient également aux produits couverts par cet accord de libre-échange.

Les véhicules électriques au cœur du différend

Plus tôt ce mois-ci, Mark Carney s’est engagé à réduire les tarifs canadiens sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, les faisant passer de 106,1 % à 6,1 %. En contrepartie, la Chine a accepté de diminuer ses tarifs sur plusieurs produits agricoles canadiens, notamment le homard, le crabe et le canola. Cette concession sur les véhicules électriques chinois semble avoir particulièrement irrité l’administration américaine, déjà très sensible à toute ouverture commerciale envers Pékin dans le secteur automobile.

Un contexte politique tendu après Davos

La sortie de Donald Trump survient peu après un discours très remarqué de Mark Carney au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Sans nommer directement le président américain, le premier ministre canadien y a vivement critiqué la politique étrangère américaine et l’utilisation des tarifs douaniers comme arme économique — une intervention largement perçue comme un désaveu des pratiques de Washington.

Une escalade à surveiller de près

Cette nouvelle menace ravive les inquiétudes dans l’industrie automobile et chez les exportateurs canadiens, particulièrement à un moment où les chaînes d’approvisionnement nord-américaines sont déjà sous pression et où le commerce des véhicules électriques devient un enjeu géopolitique majeur.

Avec des renseignements de la Presse Canadienne

Le texte Trump menace le Canada de tarifs de 100 % en raison d’un accord commercial avec la Chine provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile