L’industrie automobile chinoise observe notre marché nord-américain avec beaucoup d’attention. La petite BYD Dolphin Mini fait un véritable tabac au Mexique en ce moment. Ce véhicule électrique de format urbain suscite la curiosité des observateurs au Québec (on l’a su au Salon de l’auto de Montréal, d’ailleurs). Imaginons une seule seconde son arrivée sur les routes du Québec.

Sous sa petite carrosserie au style moderne et angulaire, la Dolphin Mini cache une mécanique extrêmement modeste. Avec un petit moteur de 75 chevaux et un couple de 100 livres-pieds, elle se destine à la ville et à la banlieue. C’est plutôt bien, vu que 40% de la population du Québec demeure en ville, et qu’un autre 40% reste en banlieue.

Dans la circulation dense de Mexico, on la croise très souvent. Elle se faufile avec une très belle agilité. La direction se révèle légère comme une plume et la visibilité est excellente sous tous les angles. Ça se gâte un peu à haute vitesse, une fois sur l’autoroute. L’accélération n’est pas celle d’une Tesla. Les manœuvres de dépassement n’ont rien de spectaculaire et demandent une certaine planification.

Le petit bloc électrique plafonne vite quand on appuie à fond sur l’accélérateur. Sa suspension est plutôt ferme, et son débattement est court, ça secoue les passagers quand on affronte un dos d’âne. On imagine mal sa réaction aux chaussées abîmées du Québec. Disons que le comportement général manque de raffinement. Mais on a dit la même chose d’une Kia Rio et ça n’a pas empêché Kia d’en vendre des masses.

L’habitacle offre un espace généreux pour quatre adultes. Les ingénieurs ont maximisé chaque centimètre carré disponible à l’intérieur. Le tableau de bord intègre un affichage multimédia de très belle résolution. L’équipement de série impressionne pour la somme exigée à l’achat.

De façon générale, la BYD Dolphin Mini est conçue pour des climats tempérés. Son arrivée potentielle au Canada forcerait les acheteurs à accepter une absence totale d’isolation et des capacités routières très limitées. Un achat logique pour la saison chaude, mais un véritable cauchemar pour affronter notre rude hiver canadien.

Transposons cette petite citadine dans notre réalité hivernale québécoise. C’est exactement ici que le bât blesse. Les concepteurs ont évité l’insonorisation et l’isolation thermique de la cabine pour réduire les coûts de production à leur absolu minimum. Les bruits de vent et de roulement envahissent la cabine dès qu’on atteint 70 km/h. Imaginez ce scénario par un vilain matin glacial de février avec un mercure de -20 degrés Celsius.

Sans aucune isolation dans les minces portières et sous le plancher de métal, la petite pellicule d’air chaud se dissipera en quelques secondes à peine. La conduite deviendrait une expérience givrée, voire glaciale. Le système de chauffage sollicitera la petite batterie de 38 kWh à fond. Cette surconsommation d’énergie risque de réduire son autonomie de 300 kilomètres environ à quelque chose comme 180 ou 200 km.

C’est suffisant pour une journée normale, mais c’est un défaut qui va inquiéter certains acheteurs, sans doute.

Parlons de la facture monétaire. Au Mexique, cette BYD s’écoule au prix tout à fait dérisoire de 27 000 $. Au Canada, il faut calculer les frais d’importation et y ajouter la fameuse taxe de 6,1 % sur les véhicules électriques d’origine chinoise. Si on extrapole toutes ces données avec une certaine précision, le prix de vente au détail pourrait se situer entre 25 000 et 30 000 dollars, dans le meilleur des cas, et sous les 35 000 dollars dans le pire des cas.

Peu importe, elle deviendrait la voiture électrique neuve la moins chère du pays, et de très loin. Elle coûterait aussi beaucoup moins cher que la plupart des voitures à essence vendues sur le marché de l’occasion.

Si le passé est garant de l’avenir, on soupçonne que le Québec accueillierait la Dolphin Mini les bras grands ouverts… et avev un foulard et une tuque. Au cas où.

Le texte BYD Dolphin Mini provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

General Motors veut redéfinir les standards de la conduite autonome. Le constructeur américain a annoncé une mise à jour majeure de son système Super Cruise lors de l’événement technologique GM Forward à New York. L’entreprise prévoit offrir une technologie qui libère les mains et les yeux du conducteur d’ici 2028.

Le système Super Cruise autorise une conduite sans les mains sur plus de 1,2 million de kilomètres d’autoroutes au Canada et aux États-Unis. Une caméra et des capteurs infrarouges surveillent le regard de la personne assise derrière le volant pour s’assurer de son attention de tous les instants. La prochaine évolution éliminera complètement cette surveillance humaine. Les conducteurs pourront ignorer la route.

Cette nouveauté fera ses débuts officiels sur le luxueux Cadillac Escalade IQ. Un porte-parole de GM confirme que cette technologie complexe intégrera le matériel déjà existant et non une génération future. Le gigantesque VUS atteindra ainsi le véritable niveau 3 de l’assistance à la conduite. Ce niveau surpasse de loin le niveau 2 qui caractérise presque tous les systèmes présents sur le marché nord-américain. Le secret de cette spectaculaire avancée réside dans l’intégration d’un capteur lidar. Ce radar optique s’ajoutera aux caméras, aux radars traditionnels et au système GPS intégré.

La chef de la direction de GM, Mary Barra, a souligné que ce nouveau système se déploiera très rapidement sur plusieurs autres modèles de la marque. Le capteur lidar créera une bosse visible sur le toit du véhicule. Des lumières de couleur turquoise s’allumeront sur le tableau de bord et les rétroviseurs extérieurs. Ces indicateurs lumineux signaleront clairement aux piétons et aux autres conducteurs que le mode autonome opère à plein régime.

General Motors lance par le fait même une pique directe à son grand rival Tesla. Ses systèmes Autopilot et Full Self-Driving utilisent uniquement des caméras. Ils exigent que le conducteur garde les yeux sur la route en tout temps pour intervenir. GM mise sur la redondance sécuritaire de ses équipements pour assurer une fiabilité maximale. Le constructeur dit garantir un niveau de sécurité supérieur dans des scénarios rares ou dangereux.

Si GM réussit à imposer son Super Cruise à grande échelle, l’entreprise dépassera les capacités de Tesla. Les utilisateurs du système Super Cruise ont franchi plus de 1,2 milliard de kilomètres sur des routes cartographiées. L’entreprise ajoutera bientôt les précieuses données récoltées par sa division de robotaxis Cruise. GM espère sortir ensuite des limites des autoroutes pour étendre la conduite autonome aux environnements urbains denses.

Le véhicule pourra alors s’occuper des déplacements quotidiens de manière totalement autonome.

Le chemin vers l’autonomie totale comporte tout de même des obstacles majeurs. Son utilisation reste extrêmement restreinte sur le territoire américain. Les conducteurs peuvent l’activer seulement en Californie ou au Nevada, de jour, par temps très clair, et sous la barre des 65 km/h. L’absence d’une réglementation nationale claire freine le déploiement généralisé de ces nouvelles technologies.

Le texte General Motors à l’assaut de la conduite autonome provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur Kia s’apprête à lever le voile sur la version nord-américaine du tout nouveau Kia Seltos 2027. Le rendez-vous est fixé au New York International Auto Show 2026, un événement souvent utilisé pour marquer des lancements clés sur le marché américain. Déjà présenté à l’échelle mondiale en décembre 2025, ce modèle arrive maintenant dans une configuration adaptée aux goûts et aux exigences locales.

Une locomotive commerciale pour Kia

Derrière ce lancement, il y a une dynamique très favorable. Kia enchaîne les records, avec plus de 850 000 véhicules vendus en 2025 sur le marché américain, une progression notable qui se poursuit en 2026. Dans cette croissance, le Seltos joue un rôle stratégique. Positionné juste au-dessus du Kia Soul en matière de prix et d’image, il constitue l’un des points d’entrée les plus accessibles vers la gamme utilitaire du constructeur. L’arrivée de cette nouvelle génération s’inscrit donc dans une offensive produit plus large, qui inclut également le renouvellement du Kia Telluride 2027 et l’introduction de nouvelles variantes comme la K4 à hayon.

Un design plus affirmé et distinctif

Les premières images dévoilées par Kia restent discrètes, mais elles confirment une évolution stylistique importante. Le Seltos 2027 adoptera une signature lumineuse à DEL ambrée à l’avant, une caractéristique distinctive que Kia privilégie en Amérique du Nord pour se démarquer dans un marché saturé de feux blancs. Le design global promet une silhouette plus carrée, plus verticale, avec des lignes épurées et des poignées de porte affleurantes. Le tout s’inscrit dans la philosophie esthétique « Opposites United », qui cherche à marier des contrastes inspirés de la nature et de la technologie. Résultat attendu : un véhicule visuellement plus robuste, mais aussi plus pratique grâce à un volume intérieur optimisé.

Une vocation toujours polyvalente

Kia positionne clairement ce nouveau Seltos comme un véhicule capable de répondre aux besoins quotidiens tout en offrant une certaine polyvalence pour les escapades du week-end. Cette approche n’est pas nouvelle, mais elle devient cruciale dans un segment où les consommateurs recherchent désormais un équilibre entre efficacité, espace et style. Avec un prix d’entrée actuellement fixé autour de 23 790 $ US pour le modèle 2026, le Seltos devrait conserver son positionnement compétitif, même si une légère hausse est probable compte tenu des améliorations.

Le mystère de la motorisation

C’est sur le plan mécanique que les interrogations demeurent. Le modèle actuel propose un moteur atmosphérique de 2,0 litres développant 147 chevaux, ainsi qu’un moteur turbocompressé de 1,6 litre offrant 190 chevaux avec rouage intégral. La grande question est de savoir si Kia conservera cette double offre ou s’orientera vers une stratégie plus moderne, combinant moteur thermique et hybridation. Dans le contexte actuel, où l’électrification progresse mais sans uniformité, un groupe motopropulseur hybride semblerait logique pour renforcer l’attrait du modèle sans en faire exploser le prix.

Conclusion

Kia joue ici une carte essentielle. Le segment des VUS sous-compacts est l’un des plus disputés en Amérique du Nord, et le Seltos doit continuer à se démarquer face à des rivaux comme le Corolla Cross ou le HR-V. Le virage vers un design plus affirmé est une bonne décision : la première génération manquait de personnalité face à une concurrence de plus en plus audacieuse. Reste la question mécanique. Sans électrification partielle, le Seltos risque de paraître en retard d’ici deux à trois ans. À l’inverse, une version hybride bien positionnée pourrait en faire un joueur extrêmement compétitif.

Avec des renseignements d’Auto Evolution

Le texte Le Nouveau Kia Seltos sera dévoilé à New York provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ford lance un rappel d’envergure touchant 339 619 VUS en Amérique du Nord. En cause : un problème logiciel capable de neutraliser à la fois la caméra de recul et plusieurs systèmes avancés d’aide à la conduite. Un défaut qui, sans être mécanique, touche directement des fonctions essentielles à la sécurité moderne.

Quand l’électronique perd le fil

Au cœur du problème se trouve un module baptisé IPMA (Image Processing Module A). Ce cerveau électronique, chargé d’interpréter les images captées par les caméras, peut subir des redémarrages inattendus. Lorsque cela se produit, l’écran devient noir en marche arrière. Mais plus préoccupant encore, plusieurs aides électroniques disparaissent simultanément : Le freinage d’urgence automatique, l’assistance au maintien de voie et la surveillance des angles morts deviennent alors inopérants. Dans certains cas, si les redémarrages se répètent sur plusieurs cycles d’allumage, la défaillance pourrait devenir permanente.

Des modèles récents

Le rappel cible des véhicules récents et bien positionnés dans la gamme nord-américaine. La populaire Ford Explorer 2025 figure en tête de liste, accompagnée de plusieurs modèles Lincoln, dont le Lincoln Aviator 2025, le Lincoln Nautilus 2024–2025 et le grand Lincoln Navigator 2022–2025. On parle donc ici de véhicules récents, souvent bien équipés, où la dépendance aux systèmes électroniques est maximale.

Une surcharge numérique en cause

Selon les documents déposés auprès de la National Highway Traffic Safety Administration, le problème provient d’une surcharge de calcul. Le module IPMA peine à traiter simultanément un grand nombre d’objets — piétons, véhicules ou environnements complexes. Les situations urbaines denses ou les foules accentuent le phénomène. Des messages d’alerte peuvent apparaître au tableau de bord, signalant des défaillances de caméra ou la désactivation des aides à la conduite.

Une solution logicielle en approche

Bonne nouvelle : Ford ne parle pas ici d’un correctif matériel. Les propriétaires pourront se rendre en concession pour une mise à jour logicielle, mais surtout, le constructeur prévoit un correctif à distance (OTA). Cette mise à jour doit renforcer la capacité du module à gérer les charges de calcul et éviter les redémarrages intempestifs. Les concessionnaires ont été avisés dès le 25 mars, et les propriétaires commenceront à recevoir des notifications à partir du 30 mars.

Conclusion

Ce rappel illustre parfaitement la nouvelle réalité automobile : la fiabilité ne dépend plus uniquement de la mécanique, mais de lignes de code. Ford n’est pas un cas isolé. L’ensemble de l’industrie fait face à des défis liés à la complexité croissante des systèmes ADAS. Plus les véhicules deviennent intelligents, plus ils deviennent sensibles aux bogues logiciels. Dans ce cas précis, le problème est sérieux, mais bien contenu. L’absence de solution matérielle lourde et la possibilité d’une mise à jour à distance limitent l’impact. Reste que pour le consommateur, perdre simultanément caméra de recul et aides actives, même temporairement, n’est jamais anodin — surtout dans des VUS familiaux.

Avec des renseignements de Car and Driver

Le texte Un rappel de 339 000 VUS chez Ford provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

À Tokyo, l’ambition semblait claire : marier la rigueur automobile de Honda Motor Co. à la puissance technologique de Sony Corp. pour créer une nouvelle génération de véhicules électriques sous la bannière Afeela. Mais comme souvent dans l’industrie automobile, la réalité du marché a rattrapé les ambitions. Le 25 mars, les deux partenaires ont confirmé un virage majeur : les deux premiers modèles Afeela destinés à l’Amérique du Nord sont tout simplement abandonnés.

Une berline qui n’atteindra jamais la route

Le projet phare, la berline Afeela 1, devait marquer l’entrée concrète de la coentreprise sur le marché nord-américain. Son lancement était prévu dès la fin de 2026, avec une production amorcée en East Liberty, Ohio dans une usine de Honda. Dans son sillage, un utilitaire sport dérivé d’un prototype dévoilé plus tôt cette année devait élargir la gamme. Deux véhicules stratégiques, conçus sur la nouvelle architecture électrique 0 Series de Honda. Aujourd’hui, ces deux modèles appartiennent déjà au passé.

Honda freine brutalement

La décision ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans un recul beaucoup plus large orchestré par Honda, qui vient d’annuler plusieurs projets de sa plateforme 0 Series. Le constructeur évoque des pertes pouvant atteindre 2,5 billions de yens — soit environ 15,8 milliards de dollars américains — causées par une combinaison explosive. La montée des tarifs douaniers américains, un ralentissement marqué de la demande pour les véhicules électriques et un accueil tiède des produits en Asie. Résultat : toute la structure du partenariat avec Sony se retrouve fragilisée. Les technologies, les plateformes et les investissements promis par Honda ne sont plus garantis, forçant une réévaluation complète du projet.

Un marché électrique qui refroidit

Le cas Afeela illustre parfaitement un phénomène plus large. Après des années d’euphorie, le marché des véhicules électriques entre dans une phase de réalignement. La fin progressive des incitatifs fiscaux aux États-Unis et les coûts élevés de production ont refroidi les ardeurs des consommateurs comme des constructeurs. Plusieurs projets sont retardés ou annulés, parfois à coups de milliards. Honda se retrouve particulièrement exposé. Contrairement à d’autres constructeurs japonais, il avait misé agressivement sur une transition rapide vers l’électrique, allant jusqu’à annoncer la fin des moteurs à combustion d’ici 2040 — un pari audacieux dans un marché domestique où les véhicules 100 % électriques représentent encore moins de 2 %.

Une alliance remise en question

Fondée en 2022, Sony Honda Mobility représentait une alliance atypique, presque visionnaire, entre deux géants aux expertises complémentaires : l’ingénierie automobile d’un côté, l’électronique et le divertissement de l’autre. L’objectif était clair : redéfinir l’expérience automobile en intégrant logiciels, connectivité et contenu numérique au cœur du véhicule. Mais sans une base industrielle solide et rentable, même les idées les plus séduisantes peinent à survivre. Aujourd’hui, les deux partenaires parlent d’une simple « révision stratégique ». Dans les faits, c’est toute la pertinence du projet Afeela qui est sur la sellette.

Conclusion

Ce recul de Honda est révélateur d’une erreur stratégique fréquente : avoir surestimé la vitesse d’adoption du véhicule électrique, particulièrement en Amérique du Nord. L’approche de Sony Honda Mobility reposait sur un produit technologiquement avancé, mais probablement trop coûteux et mal positionné face à une concurrence déjà bien installée, notamment chez Tesla et les marques coréennes. Sans volume ni avantage prix clair, Afeela risquait de devenir un produit de niche dans un segment qui exige désormais une discipline industrielle quasi parfaite. La vraie question n’est plus de savoir si Afeela reviendra, mais sous quelle forme — et avec quel niveau d’engagement de Honda.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Honda et Sony abandonne leur projet de voiture électrique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

À Georgetown, Toyota a donné le ton : l’avenir passe par une électrification massive… sans pour autant abandonner ses modèles thermiques les plus rentables. Le constructeur japonais investit un milliard de dollars américains dans ses usines du Kentucky et de l’Indiana. L’objectif est double. D’un côté, lancer la production d’au moins trois nouveaux véhicules électriques. De l’autre, augmenter la cadence d’un modèle à essence qui connaît un succès fulgurant, le Toyota Grand Highlander.

Le virage électrique prend finalement forme

Au cœur de cet investissement, l’usine de Georgetown reçoit à elle seule 800 millions de dollars. Cette modernisation permettra d’assembler dès cet automne une version entièrement électrique du Toyota Highlander, ainsi qu’un modèle équivalent destiné à Subaru. Toyota prépare déjà la suite. Un autre VUS électrique à trois rangées est attendu vers la fin de 2027. Selon certaines indications internes, ce modèle pourrait reprendre une appellation mythique de la marque, soit celle du Toyota Land Cruiser, dans une version modernisée et électrifiée. Les batteries de ces nouveaux véhicules proviendront du gigantesque complexe de production de Liberty, un projet évalué à près de 13,9 milliards de dollars.

L’Indiana mise sur le Grand Highlander

Pendant que le Kentucky se tourne vers l’électrique, l’usine de Princeton ajuste sa stratégie avec un investissement additionnel de 200 millions de dollars. Ici, Toyota reconfigure ses usines d’assemblage pour abandonner progressivement le Highlander à essence et concentrer ses efforts sur le Grand Highlander, en plus du Toyota Sienna. Le cousin de luxe, le Lexus TX, continue également d’y être assemblé. Ce choix n’a rien d’un hasard. Depuis son lancement en 2023, le Grand Highlander connaît une popularité impressionnante, au point de devenir l’un des véhicules les plus rapides à écouler chez les concessionnaires.

Le déclin du Highlander traditionnel

Cette montée en puissance du Grand Highlander se fait toutefois au détriment du Highlander classique. Autrefois pilier des ventes de Toyota, ce dernier voit ses livraisons chuter de manière marquée. Après avoir régulièrement dépassé les 200 000 unités annuelles entre 2017 et 2022, les ventes ont plongé en 2025. Une baisse qui illustre parfaitement le changement de préférence des consommateurs vers des véhicules plus spacieux… ou électrifiés.

Camry et RAV4 toujours au cœur de la stratégie

L’investissement au Kentucky ne se limite pas aux VUS. La Toyota Camry profite également de cette modernisation, avec une production accrue, incluant même des unités destinées à l’exportation vers le Japon, une situation plutôt rare. Quant au Toyota RAV4, il se prépare à une nouvelle génération dès 2026, avec une production locale renforcée à partir de cet été. Ce modèle, toujours extrêmement populaire, demeure un pilier incontournable de la marque.

Conclusion

Toyota démontre ici une approche pragmatique, fidèle à son ADN. Plutôt que de basculer brutalement vers l’électrique, le constructeur investit massivement tout en capitalisant sur ses modèles thermiques les plus rentables. Le pari est intéressant. D’un côté, Toyota prépare l’arrivée de VUS électriques à trois rangées, un segment encore embryonnaire. De l’autre, il maximise les profits avec le Grand Highlander, dont la demande dépasse déjà l’offre.

Dans un contexte où l’adoption des VÉ reste inégale, cette stratégie hybride — au sens large — pourrait s’avérer payante.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Toyota investi 1 milliard US pour électrifier ses usines américaines provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

L’année 2025 a laissé des traces profondes dans les finances des constructeurs européens. Les pertes liées aux tarifs d’importation américains dépassent désormais l’équivalent de plus de 8 milliards de dollars canadiens, et ce chiffre reste probablement en deçà de la réalité. Plusieurs groupes ont choisi de ne pas dévoiler l’ensemble des impacts, ce qui masque une partie du choc économique. Dans les faits, entre ajustements de prix, marges compressées et coûts absorbés en interne, la facture réelle est nettement plus lourde.

Volkswagen en première ligne

Chez Volkswagen Group, l’impact est particulièrement brutal. En neuf mois seulement, les tarifs ont retranché environ 4,3 milliards de dollars canadiens aux bénéfices du groupe. Cette pression se répartit à travers ses différentes divisions, notamment Audi et Porsche, mais aussi la marque principale Volkswagen. Au-delà des chiffres, le discours du groupe est révélateur : les tarifs ne sont plus vus comme un irritant temporaire, mais comme une contrainte structurelle qui redéfinit les stratégies industrielles à long terme.

BMW et Mercedes : pression silencieuse, mais réelle

Du côté de BMW, l’approche est plus discrète, mais l’effet est bien réel. La rentabilité automobile a reculé de manière notable, ce qui correspond à une perte estimée à environ 2,1 milliards de dollars canadiens en 2025. Cette érosion des marges illustre à quel point même les constructeurs les mieux positionnés ne sont pas immunisés. Chez Mercedes-Benz, la situation suit une trajectoire similaire. La rentabilité des ventes automobiles a fortement diminué, passant d’un niveau confortable à une zone beaucoup plus fragile. Les tarifs font partie des principaux facteurs de pression, et le constructeur lui-même prévient que l’impact pourrait être encore plus sévère en 2026, notamment à mesure que les stocks existants aux États-Unis s’épuisent.

Stellantis et Volvo : frappés sur plusieurs fronts

Le groupe Stellantis a également subi un choc important, avec des pertes d’environ 1,8 milliard de dollars canadiens liées aux tarifs en 2025. Une bonne partie de cet impact provient des véhicules assemblés en Amérique du Nord, notamment au Mexique et au Canada, puis exportés vers les États-Unis, un modèle d’affaires désormais fragilisé. Même logique chez Volvo Cars, où l’impact net atteint environ 145 millions de dollars canadiens. La réponse du constructeur est claire : renforcer la production locale aux États-Unis. L’expansion de l’usine en Caroline du Sud, avec l’ajout d’un modèle hybride, illustre parfaitement cette transition vers une stratégie de proximité.

Une industrie forcée de se réinventer

Ce qui frappe aujourd’hui, c’est le changement de perception. Les tarifs ne sont plus considérés comme une anomalie passagère, mais comme une réalité durable du marché nord-américain. Les constructeurs ajustent donc en profondeur leurs opérations, en accélérant la localisation de la production aux États-Unis, en resserrant leurs structures de coûts et en adaptant leurs stratégies de prix. Le modèle traditionnel, qui consistait à produire en Europe ou dans des pays à coûts compétitifs pour exporter vers les États-Unis, est en train de perdre sa pertinence. Certaines décisions deviennent même radicales : dans plusieurs cas, exporter certains modèles n’est tout simplement plus rentable.

Le jeu politique : entre opportunités et incertitudes

Les discussions commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne pourraient néanmoins ouvrir une nouvelle fenêtre stratégique. L’idée de permettre l’exportation sans droits de douane de véhicules assemblés aux États-Unis vers l’Europe pourrait transformer certains constructeurs en véritables plateformes d’exportation nord-américaines. Pour BMW, déjà fortement implanté aux États-Unis, cette perspective représente un avantage tangible. Elle pourrait également bénéficier à Volkswagen Group, Stellantis et Mercedes-Benz, à condition que les conditions commerciales deviennent plus favorables. En parallèle, la révision de l’ACEUM demeure un enjeu critique. Les tarifs imposés aux véhicules produits au Mexique compliquent sérieusement leur compétitivité sur le marché américain, remettant en question des chaînes d’approvisionnement entières.

Une nouvelle réalité industrielle

Le constat est sans appel : les tarifs américains ont profondément ébranlé le modèle économique de l’industrie automobile mondiale. L’optimisation des coûts par l’exportation cède désormais la place à une logique de production locale. Construire là où l’on vend n’est plus une option, mais une nécessité. Et pour certains modèles, la conclusion est encore plus directe : ils n’auront tout simplement plus leur place sur le marché américain.

Conclusion

On assiste ici à un virage stratégique majeur, comparable à celui de l’électrification. La géographie industrielle devient un levier aussi critique que la technologie elle-même. Les constructeurs capables d’investir rapidement et intelligemment aux États-Unis limiteront les dégâts. Les autres verront leur offre se contracter, avec un impact direct sur leur compétitivité en Amérique du Nord.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Les tarifs coûtent 8 milliards aux constructeurs européens en 2025 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

La Chevrolet Corvette Grand Sport a effectué une apparition remarquée lors des 12 Hours of Sebring, sans communiqué officiel, mais avec suffisamment d’indices pour relancer toute la machine à rumeurs. Chez Chevrolet, le silence était jusqu’ici stratégique. Il ne le sera plus très longtemps : la présentation complète est prévue pour le 26 mars.

Une apparition calculée, mais révélatrice

La nouvelle Grand Sport n’a pas été dévoilée dans un studio, mais sur la piste, lors d’un tour de parade aux côtés de ses ancêtres. Une mise en scène habile, presque nostalgique. Sa livrée bleu Admiral, traversée d’une bande noire et rehaussée d’accents rouges, rend hommage aux générations précédentes. Mais sous cette robe familière, la voiture cache une évolution bien réelle. Les proportions ne trompent pas : on retrouve la carrosserie élargie des versions Chevrolet Corvette Z06 et Chevrolet Corvette E-Ray, avec ses ailes gonflées et ses quatre sorties d’échappement centrales.

Détails techniques : entre héritage et modernité

En s’approchant, quelques nouveautés sautent aux yeux. Le diffuseur avant semble redessiné, avec une section centrale en fibre de carbone plus marquée. À l’arrière, un becquet plus affûté améliore l’appui aérodynamique. Les jantes noires rappellent la génération C7, tandis que les étriers rouges confirment l’ADN sportif du modèle. Ce n’est pas une simple version esthétique : la Grand Sport reste fidèle à sa philosophie, soit un équilibre entre performance brute et polyvalence.

Un nouveau V8 LS6 en ligne de mire

Sous le capot, General Motors entretient encore le mystère. Mais tout converge vers une nouvelle génération du V8 small-block baptisé LS6. Dans cette configuration, il s’agirait d’un V8 atmosphérique de 6,7 litres, combinant injection directe et indirecte. La puissance attendue tourne autour de 550 chevaux.

Un positionnement stratégique : entre la Stingray (495 ch) et la Z06 (670 ch). Exactement là où la Grand Sport a toujours excellé — offrir le meilleur compromis de la gamme.

Une variante électrifiée encore plus radicale

Mais Chevrolet ne s’arrêterait pas là. Une version baptisée Grand Sport X serait également en préparation. Elle viendrait remplacer la Chevrolet Corvette E-Ray avec une approche encore plus musclée. Au programme : rouage intégral, moteur électrique à l’avant et puissance combinée d’environ 721 chevaux. Une Corvette qui jouerait autant sur le terrain de la performance que de la technologie.

Conclusion

Le retour de la Grand Sport est une décision logique — et même stratégique. Dans la gamme C8, il manquait une version « sweet spot », moins extrême que la Z06, mais plus affûtée que la Stingray. Si le V8 LS6 se confirme, on parle d’un moteur qui pourrait devenir le cœur de la gamme Corvette dans les prochaines années. Reste à voir si Chevrolet réussira à préserver le caractère analogique qui a fait la réputation de la Grand Sport, dans un contexte où l’électrification prend de plus en plus de place.

Une chose est certaine : à court terme, ce sera probablement la Corvette la plus pertinente… et la plus vendue.

Avec des renseignements de Carscoops

Le texte Chevrolet relance la Covette Gran Sport avec un nouveau V8 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Sur les routes sombres du Canada, là où la vigilance est déjà mise à rude épreuve par la fatigue et les conditions climatiques, un nouvel irritant s’impose : la lumière des autres. Trop blanche, trop vive, trop mal dirigée. Une réalité que bien des conducteurs vivent sans toujours pouvoir la nommer, mais qui, aujourd’hui, attire enfin l’attention des autorités. C’est dans ce contexte que Transport Canada lance une vaste consultation nationale. L’objectif est simple : comprendre, documenter et, éventuellement, corriger un phénomène qui dépasse désormais la simple irritation pour devenir un enjeu de sécurité routière.

Ottawa demande l’avis des conducteurs

Depuis le 6 mars 2026, tous les Canadiens sont invités à partager leur expérience concernant l’éblouissement des phares. La consultation, ouverte jusqu’au 20 avril, se déroule via un questionnaire en ligne et par courriel. Le gouvernement souhaite aller au-delà des impressions générales. Il cherche à cerner précisément l’expérience de conduite de nuit, les causes perçues de l’éblouissement, le comportement des conducteurs et les solutions envisageables. Une approche méthodique, mais révélatrice d’un problème qui a pris de l’ampleur.

Quand les DEL deviennent un irritant

L’arrivée massive des phares à DEL (LED) a profondément transformé l’éclairage automobile. Plus efficaces, plus durables, mais aussi plus agressifs pour les yeux des autres usagers. Le débat ne date pas d’hier, mais il a récemment franchi un cap politique. À Vancouver, le conseiller municipal Sean Orr a déposé une motion demandant au gouvernement fédéral d’agir. Selon lui, de nombreux conducteurs trouvent les feux de croisement modernes distrayants et excessivement intenses. La motion a été adoptée à l’unanimité, preuve que le ras-le-bol est généralisé.

Un problème plus complexe qu’il n’y paraît

Contrairement à la perception populaire, le problème ne se limite pas à des phares « trop puissants ». Les experts parlent plutôt d’un décalage entre la technologie et la réglementation. En Amérique du Nord, les normes mettent encore l’accent sur la capacité du conducteur à bien voir avec ses propres phares, plutôt que sur l’impact de ceux-ci sur les autres. Résultat : des systèmes très performants… mais parfois aveuglants. Plusieurs facteurs aggravants sont identifiés comme des faisceaux lumineux plus larges, une température de couleur plus froide (tirant vers le bleu), des sources lumineuses plus petites mais plus intenses, un mauvais alignement des phares ewt la hauteur accrue des VUS et camionnettes. Ajoutez à cela des éléments externes comme l’asphalte mouillé, le vieillissement de la vision ou des lentilles ternies, et vous obtenez une tempête parfaite.

Une première étape vers un encadrement

Pour l’instant, Transport Canada ne propose aucun changement réglementaire immédiat. Mais cette consultation marque une étape clé : le passage d’un irritant anecdotique à un véritable dossier de politique publique. En clair, Ottawa prend le problème au sérieux — et cherche à bâtir une base de données solide avant d’intervenir.

Conclusion

Sur le plan technique, l’industrie est à un carrefour. Les technologies d’éclairage adaptatif (matrix LED, faisceaux intelligents) existent déjà et permettent de réduire drastiquement l’éblouissement… mais elles sont encore limitées par la réglementation nord-américaine. Si cette consultation débouche sur une modernisation des normes, on pourrait assister à une évolution rapide vers des systèmes plus intelligents et moins agressifs. À court terme, cependant, le problème risque de persister, surtout avec la popularité croissante des VUS.

Avec des renseignements du gouvernement du Canada

Le texte Ottawa veut votre opinion sur les phares trop éblouissants provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le Mitsubishi Outlander 2026 affiche une carrure robuste sur nos routes. Sous cette carrosserie très audacieuse se cache un secret de polichinelle. Il partage la quasi-totalité de son architecture et de sa mécanique avec le Nissan Rogue. Cette alliance stratégique a permis au constructeur nippon de moderniser sa gamme sans que ça lui coûte une fortune.

Mais c’est une stratégie qui comporte aussi des failles évidentes pour le consommateur canadien, surtout au chapitre du raffinement global.

La calandre est massive et les phares sont superposés, d’une façon qui produit une prestance indéniable au véhicule. L’Outlander 2026 attire le regard, c’est certain. Sauf que l’’expérience se corse une fois le contact allumé.

Sous le capot, on retrouve un moteur à quatre cylindres de 2,5 litres, accouplé à une transmission à variation continue (CVT). C’est un moteur atmosphérique qui produit 181 chevaux et un couple de 181 livres-pieds. Sur papier, c’est adéquat pour la vie de tous les jours. Dans la vraie vie, l’histoire prend une tournure bien différente et la déception s’installe vite.

L’accélération se révèle profondément anémique. Lorsqu’on sollicite la mécanique pour une manœuvre de dépassement sur l’autoroute, la boîte CVT maintient les révolutions du moteur à un haut niveau soutenu et continu. Le résultat se traduit par une intrusion sonore majeure dans l’habitacle. Ce vacarme mécanique devient très vite désagréable pour les oreilles.

Le conducteur a toujours l’impression de brusquer la machine. Son comportement général se montre souvent capricieux pour plein d’autres raisons. La suspension sautille sur les routes abîmées et le volant manque de précision. Le système de direction semble complètement déconnecté des roues. Le véhicule manque cruellement de douceur si on le compare aux modèles phares de sa catégorie.

On accepterait de sacrifier la performance pure pour obtenir une meilleure économie à la pompe. Malheureusement, l’Outlander 2026 échoue aussi à ce test là. Notre semaine d’essai s’est soldée par une consommation moyenne de 10 litres aux 100 km. Ce bilan est très médiocre pour un utilitaire de ce gabarit, surtout qu’il est équipé d’une mécanique en théorie très frugale. Les acheteurs à la recherche d’une véritable aubaine devront regarder vers d’autres horizons.

Quand même, tout n’est pas sombre à bord de ce VUS japonais. L’habitacle propose un aménagement cossu, avec des matériaux de belle facture. La véritable étoile de cette cabine est sans contredit le système audio de la marque Yamaha. Les ingénieurs de cette célèbre firme ont créé une ambiance acoustique exceptionnelle, surtout pour un VUS d’entrée de gamme. Les basses sont riches, profondes, et les aigus d’une clarté cristalline. Ce système musical réussit presque à masquer les cris aigus du moteur thermique sous le capot. Presque.

Pour tout le reste, il faut se rappeler qu’une version hybride rechargeable (PHEV) de cet Outlander fera son retour sur nos routes sous peu. Ce futur modèle branchable promet de régler les problèmes de puissance et de soif excessive avec une efficacité qui a déjà fait ses preuves.

Chez les concessionnaires du Canada, la facture pour cet Outlander à essence débute autour de 35 000 $ pour la déclinaison de base à rouage intégral. Les versions mieux équipées franchissent le cap des 40 000$. À ce prix, la concurrence sud-coréenne et américaine fait beaucoup mieux. L’Outlander 2026 va peut-être attirer les amoureux de design audacieux et, possiblement, quelques mélomanes, grâce à sa chaîne audio Yamaha. Sa mécanique rugueuse, ses hésitations sur la route et sa consommation d’essence ternissent le portrait général.

La logique suggère de mettre son chéquier de côté et de patienter sagement pour le modèle PHEV. C’est à ce moment précis que ce véhicule révélera sa véritable valeur sur notre marché.

Le texte Mitsubishi Outlander 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile