Trois ans seulement après son lancement, Hyundai met fin à la commercialisation de la berline électrique Ioniq 6 aux États-Unis. La décision ne touche toutefois pas toute la gamme : la future version haute performance Ioniq 6 N survivra et deviendra l’unique variante proposée sur ce marché. L’information a été rapportée par Edmunds et confirmée par Hyundai dans une déclaration envoyée au média spécialisé The Drive.

La future Ioniq 6 N prendra le relais

Selon le constructeur coréen, la stratégie consiste désormais à miser sur une version plus exclusive et plus performante. Cette nouvelle berline sportive électrique promet des performances de premier plan avec 641 chevaux et 568 lb-pi de couple, ainsi qu’un comportement dynamique orienté vers la conduite sportive et même la piste. Hyundai indique que la Ioniq 6 N arrivera plus tard cette année aux États-Unis.

Des ventes en forte baisse

La décision de Hyundai s’explique en grande partie par les ventes décevantes de la Ioniq 6 sur le marché américain. Selon les données du constructeur moins de 300 unités ont été vendues en février dernier contre plus de 1 000 véhicules au même moment l’an dernier. À titre de comparaison, Hyundai a écoulé le mois dernier plus de 3 200 Ioniq 5 et environ deux fois plus de Ioniq 9 que de Ioniq 6. Les deux utilitaires électriques Ioniq 5 et Ioniq 9, beaucoup plus populaires, ne semblent donc pas menacés.

Un style qui divise

L’une des explications possibles du manque d’intérêt réside dans le design très atypique de la berline. Avec sa silhouette très profilée inspirée d’une goutte d’eau, la Ioniq 6 a toujours divisé l’opinion. Si ce style aérodynamique a permis d’obtenir une excellente efficacité énergétique, il n’a jamais réussi à séduire autant les consommateurs américains que les VUS électriques de la marque. La version N, beaucoup plus puissante et plus exclusive, pourrait toutefois attirer une clientèle différente et permettre à Hyundai de positionner le modèle à un prix plus élevé.

La Ioniq 6 restera au Canada

La disparition du modèle ne concerne que le marché américain. Hyundai confirme que la berline continuera d’être commercialisée dans d’autres marchés, notamment au Canada. Le constructeur prévoit même l’arrivée d’une version actualisée de la Ioniq 6 au Canada pour l’année modèle 2027. « Nous sommes heureux de confirmer que la IONIQ 6 rafraîchie sera lancée au Canada comme modèle 2027 », a indiqué Hyundai dans un communiqué. La marque souligne que cette stratégie s’inscrit dans sa volonté de continuer à développer la mobilité électrique et de maintenir l’une des gammes de véhicules électriques les plus primées au Canada.

Avec des renseignements d’Edmunds

Le texte Hyundai abandonne la Ioniq 6 aux États-Unis, mais pas au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les autorités américaines de la sécurité routière ont ouvert une enquête visant plus de 136 000 fourgons Ram ProMaster après plusieurs signalements d’une perte soudaine de direction assistée. Selon la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), des conducteurs ont rapporté des défaillances intermittentes ou complètes du système de direction assistée, un problème qui pourrait représenter un risque important pour la sécurité, surtout avec un véhicule utilitaire chargé.

Les modèles 2022 et 2023 concernés

L’enquête préliminaire touche les Ram ProMaster des années modèles 2022 et 2023, incluant toutes les variantes ProMaster 1500, 2500 et 3500. Ces déclinaisons représentent les versions légère, intermédiaire et lourde du fourgon commercial. Le modèle 3500 offre la plus grande capacité de charge. Au total, la NHTSA estime que 136 666 véhicules pourraient être concernés par le problème.

Un problème potentiellement causé par l’eau

Selon les premières analyses, la cause probable pourrait être l’infiltration d’eau dans les connecteurs électriques du module contrôlant la direction assistée électrique. Cette infiltration pourrait entraîner de la corrosion dans le faisceau de câblage, perturbant ainsi le fonctionnement du système. Plusieurs plaintes déposées auprès de la NHTSA évoquent ce scénario.

Un problème particulièrement préoccupant pour un véhicule utilitaire

La perte de direction assistée peut être particulièrement dangereuse dans un véhicule de cette taille. Un Ram ProMaster peut peser plus de 2 300 kg (5 000 lb) à vide et dépasser 4 000 kg (9 000 lb de poids total autorisé) lorsqu’il est chargé de marchandises ou de passagers. Dans ces conditions, une direction soudainement plus lourde peut rendre le contrôle du véhicule beaucoup plus difficile, surtout à basse vitesse ou lors de manœuvres d’urgence.

Des délais de réparation déjà signalés

Certaines plaintes indiquent également des délais importants pour obtenir les pièces de remplacement. Un propriétaire affirme avoir attendu 56 jours avant de recevoir la pièce nécessaire pour réparer sa direction assistée, en raison de la forte demande.

Une autre enquête visant Ram

Fait intéressant, la NHTSA mène également une enquête distincte concernant une perte de direction assistée sur les Ram 1500 des années 2013 à 2016. Pour l’instant, il n’est pas établi si ce problème est lié d’une quelconque manière à celui observé sur les ProMaster récents. L’enquête actuelle est toujours au stade préliminaire. Elle vise à identifier la cause exacte du problème et déterminer si un rappel officiel sera nécessaire. Les propriétaires sont invités à surveiller les messages d’avertissement liés à la direction et consulter régulièrement le site de la NHTSA pour suivre l’évolution du dossier.

Avec des renseignements d’Autoblog

Le texte Plus de 136 000 Ram ProMaster visés par une enquête pour perte de direction assistée provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ford doit procéder au rappel de 604 533 véhicules aux États-Unis en raison d’un problème potentiel affectant le moteur des essuie-glaces avant. Selon la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), une défaillance pourrait entraîner l’arrêt des essuie-glaces et réduire considérablement la visibilité du conducteur, augmentant ainsi le risque d’accident.

Plusieurs VUS populaires touchés

Le rappel concerne plusieurs utilitaires récents de Ford et de sa division de luxe Lincoln :

  • Ford Explorer 2020 à 2022

  • Ford Escape 2020 à 2022

  • Lincoln Aviator 2020 à 2022

  • Lincoln Corsair 2020 à 2022

Le problème provient du moteur d’essuie-glaces avant, qui pourrait cesser de fonctionner en raison d’une défaillance interne. Dans des conditions météorologiques difficiles — pluie abondante ou neige — cette situation peut empêcher le conducteur de dégager correctement le pare-brise.

Inspection et réparation gratuites

Ford a indiqué que les concessionnaires inspecteront les moteurs d’essuie-glaces avant et les remplaceront au besoin, sans frais pour les propriétaires. Les avis de rappel seront envoyés aux propriétaires concernés afin qu’ils prennent rendez-vous chez leur concessionnaire.

Un second rappel pour un problème d’arbre de transmission

Par ailleurs, la NHTSA a également annoncé un second rappel visant 11 431 véhicules Ford aux États-Unis. Dans ce cas, un problème pourrait survenir au niveau de la soudure par friction de l’arbre de transmission. Si la pièce cède, l’arbre arrière pourrait se séparer, ce qui entraînerait une perte soudaine de puissance motrice. Ce défaut augmente également le risque d’accident et nécessitera une inspection ainsi qu’une réparation en concession.

Un enjeu récurrent dans l’industrie

Les rappels liés à des composants mécaniques ou électriques demeurent fréquents dans l’industrie automobile. Même si les systèmes d’essuie-glaces semblent simples, leur défaillance peut rapidement devenir critique, particulièrement dans les régions aux conditions climatiques difficiles. Pour Ford, ce rappel touche surtout des VUS très populaires en Amérique du Nord, ce qui explique l’ampleur du nombre d’unités concernées.

Avec des renseignements de Reuters

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Le marché canadien des véhicules électriques connaît un revirement stratégique majeur. Ottawa a commencé à délivrer 24 500 permis d’importation pour des VÉ assemblés en Chine à un tarif préférentiel de 6,1 %, comparativement au droit punitif de 100 % en vigueur jusqu’ici. Et tout indique que Tesla pourrait être la première — et possiblement la seule — bénéficiaire de cette fenêtre commerciale.

Disparition soudaine de l’inventaire canadien

Quelques heures avant la réouverture officielle des importations à tarif réduit, Tesla a discrètement retiré les Tesla Model 3 en inventaire de son site canadien. Les acheteurs ne peuvent désormais que configurer et commander un véhicule neuf, sans accès à des unités déjà construites et disponibles en stock. Selon le média spécialisé Drive Tesla, les Model 3 fabriquées aux États-Unis qui figuraient auparavant dans l’inventaire canadien seraient en cours de rapatriement vers le marché américain.

Pas une coïncidence

Depuis le 1er mars, le gouvernement fédéral distribue ces permis sur une base « premier arrivé, premier servi ». Aucun plafond par constructeur n’a été imposé pour cette première phase, qui s’étend jusqu’au 31 août. Dans ce contexte, il serait stratégiquement logique pour Tesla d’anticiper l’assemblage de Model 3 destinées au marché canadien dans son usine chinoise afin de profiter pleinement du tarif réduit de 6,1 %.

Rappelons que si la majorité des Model 3 vendues au Canada provenaient récemment des États-Unis, Tesla avait déjà exporté des unités chinoises avant la hausse tarifaire.

Tesla pourrait rafler la mise

En théorie, Tesla pourrait accaparer l’ensemble des 24 500 permis disponibles d’ici la fin août. Si cela se concrétise, les concurrents devront patienter jusqu’à la deuxième phase d’attribution prévue en septembre, moment où les permis non utilisés seront redistribués. Des marques comme Volvo et Polestar, toutes deux sous le giron de Geely, pourraient également réintroduire des VÉ assemblés en Chine à taux réduit. Mais Tesla semble avoir pris une longueur d’avance.

Un avantage concurrentiel temporaire

Si le scénario se confirme, la Model 3 pourrait devenir, pour plusieurs mois, le principal — voire le seul — VÉ chinois accessible au Canada à un tarif compétitif. D’un point de vue industriel, il s’agit d’un coup tactique habile. Tesla optimise sa logistique mondiale tout en profitant d’un flou réglementaire temporaire.

Pour les consommateurs, cela pourrait se traduire par une meilleure disponibilité et, potentiellement, une pression à la baisse sur les prix dans un segment où la concurrence est féroce.

Reste à voir si Ottawa maintiendra cette flexibilité ou imposera un encadrement plus strict lors de la seconde phase.

Avec des renseignements de Carscoops

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Un concessionnaire montréalais, Hyundai Saint-Laurent, devra verser 7 500 $ à un client pour troubles et inconvénients après avoir immobilisé son véhicule pendant 39 jours pour des travaux mécaniques, alors qu’un délai de trois à quatre jours avait été annoncé. La décision a été rendue par la Cour du Québec, sous la plume de la juge Eliana Marengo, le 5 février dernier.

Un rappel moteur à l’origine du litige

Selon le jugement, le client, Mamadou Diallo, s’est présenté à l’atelier en novembre 2022 à la suite d’un rappel émis par Hyundai Canada concernant un défaut moteur susceptible d’entraîner une perte de puissance. Le concessionnaire soutenait avoir informé le client de possibles retards en raison du volume élevé de véhicules visés par le rappel. Il plaidait également que les délais étaient attribuables à des circonstances hors de son contrôle et qu’il était en droit de facturer la totalité des pièces et de la main-d’œuvre.

Fait étonnant : le jugement ne précise pas pourquoi des frais étaient réclamés au client dans le cadre d’un rappel constructeur, normalement assumé par le fabricant.

Une facture contestée

Le concessionnaire avait présenté une demande reconventionnelle de 7 162 $ pour les réparations — bien au-delà de l’estimation initiale de 3 960 $ remise au client. La juge a rejeté cette réclamation.

De son côté, Diallo réclamait 15 000 $, invoquant les frais de location d’un véhicule de remplacement ainsi que des pertes de revenus liées à son travail comme chauffeur Uber.

Une perte d’usage jugée déraisonnable

Si la Cour a refusé d’indemniser les pertes de revenus et les frais de location, elle a néanmoins estimé que le client avait subi des inconvénients importants. Dans sa décision, la juge Marengo conclut que le concessionnaire n’a pas agi dans l’intérêt de son client ni conformément aux obligations contractuelles. Elle souligne que la perte d’usage du véhicule pendant une période jugée déraisonnable constitue un préjudice « significatif et substantiel ».

Un signal clair pour l’industrie

Au-delà du montant accordé, cette décision envoie un message limpide : un rappel constructeur ne dispense pas un concessionnaire de son devoir de diligence et de transparence. Dans un contexte où les rappels se multiplient et où les délais d’approvisionnement demeurent parfois imprévisibles, la gestion des attentes et la communication avec la clientèle deviennent aussi cruciales que la réparation elle-même.

Pour les concessionnaires, le risque n’est plus seulement technique — il est désormais juridique et réputationnel.

Avec des renseignements d’Automotive News

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Le constructeur Polestar annonce la nomination du tennisman canadien Félix Auger-Aliassime à titre d’ambassadeur mondial. Une association qui unit deux univers guidés par la performance, le design progressiste et un engagement clair envers un avenir plus durable.

Une alliance  entre précision et ingénierie

Figure dominante du circuit ATP Tour, Auger-Aliassime s’est imposé comme l’un des athlètes les plus constants de sa génération, cumulant les titres et représentant le Canada dans les plus grandes compétitions internationales. Sa discipline, sa rigueur sous pression et sa recherche constante d’amélioration reflètent l’ADN même de Polestar : une approche de la performance qui repose autant sur la précision que sur l’ingénierie de pointe. Chez le constructeur, la puissance brute n’est jamais dissociée d’une réflexion globale sur l’aérodynamique, l’architecture électrique et l’efficience.

Début officiel à Indian Wells

Le partenariat sera officiellement lancé lors du BNP Paribas Open, à Indian Wells, en Californie. Ce tournoi marquera le coup d’envoi de la collaboration sur la scène internationale. Au fil de la saison, le joueur conduira un modèle Polestar lors de certains tournois majeurs, incluant les quatre épreuves du Grand Chelem, le Halle Open en Allemagne ainsi que l’Omnium Banque Nationale à Montréal.

Une visibilité stratégique pour la marque, particulièrement pertinente au Canada où l’image d’innovation scandinave trouve un écho croissant auprès d’une clientèle sensible à l’électrification et au design épuré.

Performance électrique et design scandinave

Ancrée dans le design scandinave, Polestar mise sur des lignes minimalistes, des matériaux responsables et une transparence accrue dans sa chaîne de production. L’objectif : redéfinir la notion de performance à l’ère électrique. Contrairement à plusieurs nouveaux joueurs du segment, Polestar adopte une posture plus européenne : équilibre châssis raffiné, calibration soignée de la direction et gestion intelligente de la puissance. On est loin du simple argument d’accélération 0-100 km/h ; ici, la cohérence dynamique prime.

Une stratégie d’image cohérente

Pour Hugues Bissonnette, responsable de Polestar au Canada, le leadership en performance dépasse les chiffres. Il s’agit d’harmoniser design, innovation et ingénierie avec clarté et intention. Une philosophie que le constructeur retrouve chez Auger-Aliassime : préparation méticuleuse, exécution intelligente et constance. D’un point de vue stratégique, ce partenariat est bien ciblé. Polestar s’associe à un athlète jeune, discipliné et internationalement reconnu, sans tomber dans la surenchère marketing. Une approche mesurée, cohérente avec l’image premium et responsable que la marque cherche à projeter.

 

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Toyota procède au rappel de 86 exemplaires de la Corolla 2026 à la suite d’un problème de conformité touchant les blocs optiques avant. Selon le rapport déposé auprès de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), certains véhicules assemblés entre le 7 et le 14 novembre 2025 pourraient être équipés de phares dépourvus du marquage obligatoire indiquant l’axe optique sur la lentille. Ce marquage est exigé par la norme américaine Federal Motor Vehicle Safety Standards no 108, qui encadre les systèmes d’éclairage automobile. Il permet aux techniciens d’aligner correctement les phares lors d’un entretien ou d’un remplacement.

Un détail technique

Dans ce cas précis, le problème proviendrait d’un fournisseur ayant apporté une modification à son procédé de fabrication, omettant involontairement le marquage requis sur certaines unités produites durant une courte période. Sans ce repère visuel, le réglage précis du faisceau lumineux peut devenir plus complexe. Un mauvais alignement peut entraîner un éblouissement accru pour les conducteurs circulant en sens inverse — un enjeu de sécurité non négligeable, surtout à l’heure où les systèmes d’éclairage modernes offrent des faisceaux plus puissants et plus concentrés.

Un correctif gratuit

Le rappel touche un volume extrêmement restreint : 86 véhicules potentiellement concernés. Toyota précise qu’il est impossible de déterminer avec exactitude combien d’unités sont effectivement non conformes, puisque cela dépend des phares installés au moment de l’assemblage. Les propriétaires visés seront contactés et invités à se présenter chez un concessionnaire autorisé. Les techniciens procéderont au remplacement des blocs optiques gauche et droit sans frais.

Conclusion

On parle ici d’un rappel mineur en apparence, mais révélateur de l’importance des détails réglementaires dans l’industrie moderne. Un simple marquage sur une lentille peut sembler anodin, pourtant il joue un rôle clé dans le respect des normes et dans la prévention de l’éblouissement. Dans un contexte où les constructeurs multiplient les technologies d’éclairage — DEL matricielles, feux adaptatifs, gestion électronique du faisceau — la précision d’alignement devient cruciale. Toyota agit rapidement et de manière proactive, ce qui demeure conforme à sa culture de gestion rigoureuse des rappels.

Avec des renseignements d’Autoblog

Le texte Toyota Corolla rappelée pour un problème de phares éblouisssant provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

À la fin de l’été dernier, Jeep présentait à la presse automobile son plan consistant à dévoiler quatre nouveautés en autant de mois. Le lot comprenait une nouvelle génération du Cherokee, la présentation du Recon 100% électrique et la mise à jour des Grand Wagoneer et Grand Cherokee. La semaine dernière, l’équipe éditoriale de L’Annuel de l’automobile s’est rendue à Westlake Village en Californie pour mettre à l’essai les Jeep Cherokee 2026 et Grand Cherokee 2026. Nous vous livrons de ce pas nos premières impressions de ces deux modèles.

Jeep Cherokee 2026: il est enfin de retour

En cours d’année 2023, Jeep nous apprenait qu’elle cessait la commercialisation du Cherokee. Une décision insensée à nos yeux, étant donné la popularité du modèle et l’importance du segment des VUS compacts sur notre marché. Or, en creusant, on a saisi que le véhicule était assemblé à l’usine de Belvidere en Illinois et que le constructeur avait d’autres plans pour cet endroit. Une décision crève-coeur pour la marque Jeep aussi, qui n’a jamais réussi à remplir le vide avec le Compass.

Consciente de ce fait, Jeep nous ramène le Cherokee pour l’année-modèle 2026.

Cherokee 2026: une formule 100% hybride

Elle est loin derrière nous l’époque du moteur V6 sous le capot du Cherokee. En effet, avec l’introduction du modèle de sixième génération, Jeep adopte plutôt une formule 100% hybride. Il s’agit du même groupe motopropulseur pour l’entièreté de la gamme. Le capot renferme un moteur turbocompressé à quatre cylindres de 1,6 L. Ce dernier travaille conjointement avec deux moteurs électriques, une batterie de 1,08 kWh et une transmission EVT. Il faut savoir que le bloc a été d’abord développé par les enseignes Peugeot et Citroën en Europe. C’est toutefois la première fois que Jeep emploie une formule hybride en Amérique du Nord. Il s’agit d’une stratégie certainement audacieuse. Ceci dit, le constructeur justifie sa décision en affirmant que l’hybride est une technologie qui compte déjà une clientèle établie et conquise.

Dès les premiers kilomètres parcourus avec le nouveau Cherokee, on a apprécié son comportement. La transition entre l’électrique et l’essence s’effectue de manière subtile. Quant à la puissance de 210 chevaux et au couple de 230 lb-pi, ils sont livrés de manière linéaire. Franchement, force est de constater que Jeep a réalisé du beau boulot avec le groupe motopropulseur, puisque le résultat est convaincant.

Cela étant dit, nous attendons impatiemment l’annonce de la venue d’une version plus costaude et aventurière. Une version Trailhawk, par exemple, qui serait dotée de pneus tout-terrain, d’un rouage plus réactif, de crochets de remorquage et de plaques de protection serait totalement pertinente. L’idée ne serait pas de détrôner le Wrangler, mais plutôt d’en faire un Cherokee plus baroudeur. Ça nous apparaît comme étant essentiel.

Cherokee 2026: prions pour qu’il soit fiable

On n’a assez peu de reproches à adresser au nouveau Cherokee. La motorisation semble plutôt bien adaptée, l’aménagement à bord est adéquat et à peu près tous les autres critères sont satisfaits également. Or, la question de la fiabilité demeure. En effet, à l’exception de la Fiat 500e, aucun véhicule électrifié de Stellantis n’a su démontrer sa fiabilité au cours des dernières années. Vous admettrez que les Wrangler 4XE, Wagoneer S, Charger Daytona et autres ont connu leur lot de pépins. Ce faisant, comment peut-on recommander les yeux fermés le nouveau Jeep Cherokee. Bien que le produit soit hautement convaincant, nous faisons preuve de prudence et nous devons le laisser nous prouver sa fiabilité.

Jeep Grand Cherokee 2026: un renouvellement de mi-génération, mais pas pour tout le monde

Parmi les autres nouveautés promises par Jeep pour 2026, citons le renouvellement partiel du Grand Cherokee. Autrement dit, la génération actuelle du Grand Cherokee a été introduite pour l’année 2022 dans le cas du modèle à cinq places et elle bénéficie de quelques changements.

Histoire de s’assurer que les concessionnaires autant que les clients soient mêlés comme un jeu de cartes, Stellantis n’applique pas la mise à jour sur les versions Laredo et Laredo X. Ces deux versions de base poursuivent leur route sans aucune amélioration pour 2026.

En ce qui concerne les autres déclinaisons du catalogue, elles bénéficient de quelques changements. Bien qu’un oeil de lynx soit nécessaire pour percevoir les différences, mentionnons tout de même que le carénage, les phares et la grille de calandre ont été redessinés. Le constructeur a également revu la liste des équipements en plus de la palette des couleurs. Enfin, à l’intérieur, l’écran tactile de 8,4 pouces est remplacé par un écran de 12,3 pouces parce que, paraît-il, il faut toujours que ce soit plus gros. N’empêche, la technologie fonctionne généralement bien, ce qui n’est pas une surprise pour le système Uconnect 5.

Grand Cherokee 2026: Jeep introduit le moteur Hurricane 4

Outre ces changements esthétiques et ces nouveautés technologiques, le Grand Cherokee, à l’exception des versions Laredo et Laredo X, reçoit aussi une nouvelle motorisation. Il s’agit d’un moteur turbocompressé à quatre cylindres de 2,0 L. Stellantis le baptise “Hurricane 4”, mais il n’a aucune composante en commun avec le moteur Hurricane à six cylindres en ligne que l’on retrouve sous l’enseigne Ram, par exemple. Il n’a rien à voir non plus avec le bloc de même cylindrée qui anime le Wrangler. Il s’agit d’une nouvelle motorisation pour le constructeur automobile. Elle développe une puissance de 324 chevaux et un couple de 332 lb-pi. Sur papier, ça paraît suffisant. Or, dès les premiers tours de roue, on s’aperçoit que cette mécanique est mésadaptée à ce véhicule, à son gabarit et à sa vocation. Dans le segment des VUS intermédiaires, le Grand Cherokee a toujours visé plus haut que la moyenne et ce n’est pas avec ce moteur qu’il parviendra à atteindre l’objectif. Et ça, c’est sans parler de sa sonorité complètement artificielle.

Bien que nous fantasmions à l’idée que Stellantis ramène le moteur V8 Hemi sous le capot du Grand Cherokee, nous sommes tout à fait conscients qu’il ne représentait qu’un très faible pourcentage des ventes à ces dernières années de commercialisation. De manière plus réaliste, nous sommes persuadés que le moteur Hurricane à six cylindres en ligne aurait été un choix infiniment plus judicieux. En terminant, soulignons que Jeep conserve une capacité de remorquage de 6200 livres. On ne peut qu’imaginer la crise d’asthme qu’il fera en tirant une roulotte pour monter les côtes de Charlevoix.

Forces du Jeep Cherokee 2026

  • Motorisation hybride intéressante
  • Échelle de prix compétitif
  • Facilité d’utilisation du système Uconnect

Faiblesses du Jeep Cherokee 2026

  • Fiabilité à déterminer
  • Version Trailhawk inexistante pour le moment
  • Capacité de remorquage inférieure à celle du modèle d’ancienne génération avec le V6

Forces du Jeep Grand Cherokee 2026

  • Bon rouage
  • Aménagement intérieur de bon goût
  • Système Uconnect facile à utiliser

Faiblesses du Jeep Grand Cherokee 2026

  • Confusion dans le catalogue pour la clientèle
  • Le moteur Hurricane Hurricane n’a pas sa place
  • Facture salée

Le texte Premier essai des Jeep Cherokee et Grand Cherokee 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le manufacturier finlandais Nokian Tyres frappe fort avec un nouveau pneu d’hiver qui pourrait redéfinir l’usage des crampons métalliques. Le Hakkapeliitta 01 est doté de crampons capables de se déployer ou de se rétracter automatiquement selon la température de la chaussée.

Des crampons intelligents

Les pneus à crampons demeurent imbattables sur glace vive. Le problème : sur chaussée sèche ou tiède, ils augmentent l’usure de la route, le bruit et réduisent le confort. Avec le Nokian Hakkapeliitta 01, les crampons restent enfouis dans la gomme lorsque la surface est relativement chaude. Dès que la température chute — typiquement dans des conditions de glace — ils émergent automatiquement pour mordre dans la surface.

Contrairement aux concepts précédents à activation par bouton, ce système fonctionne sans capteur ni électronique. Tout repose sur un composé de base adaptatif sensible à la température.

Une chimie avancée au cœur du système

La clé technologique réside dans ce que Nokian appelle un « composé de base adaptatif ».

  • À froid : le matériau devient très rigide, poussant les crampons vers l’extérieur.

  • À chaud : il s’assouplit, permettant aux crampons de se rétracter sous la surface du pneu.

Selon Nokian, le développement de ce matériau a représenté le principal défi technique depuis les premiers prototypes dévoilés en 2014. Nokian avance plusieurs gains mesurables. Vous avez jusqu’à 30 % de réduction de l’usure de la chaussée par rapport au modèle précédent, +10 % d’adhérence sur glace, +5 % d’adhérence sur sol mouillé et une réduction du bruit de roulement d’environ 1 décibel. Des chiffres intéressants, surtout pour des marchés comme le Québec ou les pays nordiques où l’usage des crampons est répandu mais de plus en plus réglementé.

Une réponse aux hivers imprévisibles

Les cycles répétés de gel-dégel compliquent la gestion saisonnière des pneus à crampons. Il devient risqué de les installer trop tôt… ou de les retirer trop tard. Avec un système autorégulé, le conducteur n’a plus à choisir entre performance maximale sur glace et comportement acceptable sur asphalte sec.

C’est une solution particulièrement pertinente dans un contexte de changements climatiques où les variations de température sont plus fréquentes.

Conclusion

Sur le plan technique, Nokian demeure une référence en matière de pneus d’hiver. L’approche purement mécanique — sans connectivité ni moteur miniature — inspire davantage confiance à long terme qu’un système électronique exposé aux conditions extrêmes.

Reste deux inconnues majeures :

  1. La durabilité du composé adaptatif après plusieurs saisons.

  2. Le prix, qui n’a pas encore été dévoilé.

Le texte Nokian dévoile un pneu à crampons rétractables qui s’adapte à la température provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le nouveau PDG de Nissan Motor Co., Ivan Espinosa, refuse de fermer la porte à une éventuelle vente du constructeur japonais. Dans un contexte de pertes massives et de restructuration radicale, le dirigeant admet que « tout peut arriver dans ce monde fou ». Un aveu lucide qui illustre l’ampleur du défi.

Une restructuration sans précédent

Nommé après le départ de Makoto Uchida, Espinosa pilote un plan de redressement musclé qui inclut la fermeture de 7 usines, de 2 studios de design et la suppression de 20 000 emplois. Malgré ces mesures drastiques, Nissan prévoit une perte nette annuelle de 4,2 milliards $ US pour l’exercice 2026 (se terminant le 31 mars), après une perte de 4,5 milliards $ US l’année précédente.

Autrement dit, la maison brûle encore pendant que les pompiers restructurent.

Un constructeur vulnérable

Dans une entrevue accordée au Financial Times, Espinosa reconnaît que les journées sont chaotiques et que la pression est constante. Il souligne surtout un enjeu de taille : il devient de plus en plus difficile pour un constructeur de la taille de Nissan de demeurer pertinent seul dans un environnement ultra concurrentiel.

Cette déclaration prend tout son sens quand on se rappelle l’échec des discussions avec Honda Motor Co. l’an dernier. Les pourparlers, initialement présentés comme une fusion entre égaux, auraient déraillé lorsque Honda aurait proposé de nommer la majorité des administrateurs et le PDG de la nouvelle entité — une perspective perçue comme une tentative de prise de contrôle par Nissan.

Aujourd’hui, même si aucune négociation n’est en cours, le PDG ne ferme plus complètement la porte à un scénario de vente.

Renault prend ses distances

Historiquement, l’allié stratégique de Nissan demeure Renault. Mais le groupe français a graduellement réduit son implication.

Renault détient toujours 35,71 % de Nissan, mais seulement 17,05 % directement. Le reste (18,66 %) est logé dans une fiducie française dont Renault est bénéficiaire. Plus révélateur encore : Renault vient de conclure une entente avec Ford Motor Company pour développer et produire deux véhicules électriques sous la bannière Ford, dont le premier est attendu en 2028. Un signal clair que la priorité stratégique n’est plus exclusivement orientée vers Nissan.

Un plan produit accéléré

Malgré les incertitudes, Nissan affirme vouloir rester indépendant et redevenir compétitif par ses propres moyens. L’objectif est ambitieux : réduire le temps de développement d’un tout nouveau modèle à 37 mois, et à 30 mois pour les variantes subséquentes. Au Canada, NIssan mise sur la technologie e-power qui fera son chemin dans plusieurs modèles de la marque. En Chine, la coentreprise Dongfeng Nissan a lancé les berlines hybrides rechargeables N6 et électriques N7, ainsi que le camion Frontier Pro hybride rechargeable.

Clairement, Nissan multiplie les offensives produits pour regagner du terrain.

Conclusion

La déclaration d’Espinosa ne signifie pas que Nissan est officiellement à vendre. Mais elle reflète une réalité : dans une industrie marquée par l’électrification accélérée, les investissements colossaux en logiciels et la pression réglementaire, la taille critique devient essentielle. Seul, Nissan devra exécuter son plan sans faux pas. Avec un partenaire ou via une consolidation, le fardeau serait partagé.

La question n’est peut-être pas de savoir si Nissan veut se vendre, mais plutôt si l’environnement concurrentiel lui laissera réellement le choix.

Avec des renseignements du Financial Times

Le texte le PDG de Nissan n’exclut pas une vente de l’entreprise provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile