Les constructeurs automobiles chinois ont franchi un nouveau cap en Europe. En décembre, près de 10 % des voitures particulières vendues sur le continent provenaient de marques chinoises, un record qui couronne une année de croissance fulgurante, portée essentiellement par les véhicules électriques et hybrides. Selon les données de Dataforce, les marques chinoises ont atteint 9,5 % de part de marché en décembre, dépassant pour la première fois, sur une base trimestrielle, les constructeurs sud-coréens comme Kia.

Les véhicules électrifiés comme moteur principal

La progression est particulièrement marquée dans le segment des véhicules électrifiés, qui concentre l’essentiel de la croissance du marché européen. Grâce à leur avance en technologie de batteries, les constructeurs chinois ont séduit des acheteurs de l’Espagne à la Grèce, en passant par l’Italie et le Royaume-Uni.

Une présence qui double en un an

Les marques chinoises représentaient 16 % du marché européen des véhicules électrifiés en décembre, et 11 % sur l’ensemble de 2025, soit plus du double de 2024, selon une analyse de Bloomberg. Aux côtés de BYD et de MG (SAIC), Leapmotor et Chery enregistrent des volumes significatifs. En incluant les véhicules produits en Chine pour des marques non chinoises — comme Tesla, Volkswagen, BMW ou Renault — près d’un véhicule électrifié sur sept vendu en Europe en 2025 était fabriqué en Chine.

Une pression croissante sur l’industrie européenne

Cette montée en puissance accentue les tensions pour une industrie automobile européenne qui représente plus de 13 millions d’emplois et plus de 7 % du PIB de l’Union européenne. Coincés entre les tarifs américains et la perte de parts de marché en Chine, les constructeurs européens font désormais face à une concurrence frontale à domicile.

L’Europe, priorité stratégique pour la Chine

Exclus du marché américain et confrontés à la surproduction domestique, les constructeurs chinois accélèrent leur offensive européenne. BYD vise une hausse de près de 25 % de ses livraisons hors de Chine cette année. Parallèlement, certains groupes européens tentent de réagir. Stellantis lancera la production de modèles Leapmotor en Espagne, tandis que Chery prévoit une implantation industrielle à Barcelone. BYD, de son côté, multiplie les investissements locaux et affirme vouloir devenir un constructeur européen à part entière.

Des prix imbattables pour séduire la classe moyenne

Dans un contexte de pouvoir d’achat sous pression, les consommateurs européens se montrent sensibles aux prix. Le BYD Seal U DM-i est offert au Royaume-Uni à partir de 33 340 £, contre 42 840 £ pour un Volkswagen Tiguan eHybrid comparable. Le Jaecoo 7 hybride rechargeable de Chery, surnommé le « Temu Range Rover », gagne aussi en popularité, soutenu par des campagnes marketing très visibles.

Des politiques publiques encore hésitantes

Malgré l’imposition de droits de douane sur les VÉ chinois fin 2024, l’impact reste limité. Bruxelles envisage désormais des prix minimums à l’importation et un assouplissement de l’interdiction des moteurs thermiques prévue pour 2035. En Allemagne, l’ouverture de 3 milliards d’euros de subventions aux constructeurs chinois fait vivement réagir syndicats et analystes.

Conclusion

L’offensive chinoise en Europe n’est plus une menace théorique : elle est déjà une réalité industrielle et commerciale. À court terme, les consommateurs y gagnent. À moyen terme, l’Europe devra choisir entre protection stratégique, innovation accélérée ou dépendance technologique. Le statu quo n’est clairement plus une option.

Avec des renseignements de Bloomberg

Le texte Près d’une voiture sur dix vendue en Europe est désormais chinoise provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Un favori des automobilistes canadiens a franchi un important jalon de son histoire. Aujourd’hui, Mazda Motor Corporation a annoncé par voie de communiqué que la production du Mazda CX-5 a franchi le cap des cinq millions d’unités à la fin de 2025. La CX-5 devient ainsi le troisième modèle de la marque dont cinq millions d’exemplaires ont été produits à ce jour, après la Mazda 323 et la Mazda3, selon le constructeur de Hiroshima.

Le millionième CX-5, un modèle de première génération, avait été produit à la fin d’avril 2015, soit trois ans et cinq mois après le début de la production de ce modèle qui succédait au Mazda Tribute, en novembre 2011.

À ce jour, le CX-5 a été commercialisé dans plus de 100 pays et régions à travers le monde, et il continue d’être un favori parmi la clientèle de Mazda dans le monde entier.

Depuis que le CX-5 originel est entré en production à l’usine numéro 2 d’Ujina au Japon, en 2011, compte tenu de sa popularité, Mazda a dû étendre sa production à d’autres sites d’assemblage, soit l’usine numéro 1 d’Ujina et l’usine de Hofu, et par la suite aux installations de la Changan Mazda Automobile Co. en Chine, une coentreprise réunissant Mazda et Changan.

Cet utilitaire compact est également assemblé en Malaisie et au Vietnam à partir de « kits », des ensembles de composants non assemblés que les anglophones surnomment « CKD » (pour completely knocked down).

Présenté au récent Salon de l’auto de Montréal, le Mazda CX-5 de troisième génération fera son entrée dans les salles d’exposition des concessionnaires canadiens de la marque au courant du printemps prochain.

Petit rappel historique sur le dévoilement de chacune des trois générations de CX-5 :

  • Le CX-5 de première génération a été dévoilé au Salon de l’automobile de Francfort, en septembre 2011. Le millionième exemplaire a été produit en avril 2015.
  • Le CX-5 de deuxième génération a été dévoilé au Salon de l’automobile de Los Angeles, en novembre 2016.
  • Le CX-5 de troisième génération a été dévoilé au Centre de design et de développement de Mazda à Leverkusen, en Allemagne, en juillet 2025.

Photos : Mazda

Le texte Le Mazda CX-5 a franchi le cap des 5 millions d’exemplaires produits provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le gouvernement fédéral mettra sur pied un nouveau groupe de travail sur l’automobile afin de protéger les emplois du secteur. L’initiative inclura le gouvernement de l’Ontario, a annoncé lundi à Toronto la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly.

Investissements, emplois et électrification au cœur du mandat

Selon Mme Joly, ce groupe de travail se penchera sur l’avenir de la fabrication automobile au Canada, les investissements, l’emploi et l’électrification. Il servira aussi à mieux coordonner les efforts entre Ottawa et Queen’s Park, alors que le gouvernement fédéral prépare une nouvelle stratégie automobile. « L’idée est d’examiner les investissements stratégiques futurs, de protéger notre main-d’œuvre — particulièrement syndiquée — et de s’assurer que le commerce fonctionne pour les travailleurs, sans se retourner contre eux », a expliqué la ministre, aux côtés du premier ministre ontarien Doug Ford et du ministre ontarien du Développement économique Vic Fedeli.

Pressions américaines et inquiétudes syndicales

L’annonce survient dans un contexte de fortes inquiétudes liées aux tarifs américains sur les véhicules et pièces automobiles. Mélanie Joly a reconnu que les travailleurs de l’auto vivent une période difficile et a confirmé avoir rencontré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor, qui représente plus de 320 000 travailleurs au Canada. « Il y a des choses que nous ne contrôlons pas, mais ce que nous faisons avec notre secteur manufacturier, en Ontario et ailleurs au pays, c’est quelque chose sur lequel nous avons prise », a-t-elle insisté.

Peu de détails, mais un mandat large

La ministre a admis que peu de détails concrets sont disponibles pour l’instant, mais a indiqué que tout ce qui touche les travailleurs de l’automobile sera examiné, y compris la transition vers les véhicules électriques. « Nous allons trouver des moyens de soutenir ceux qui fabriquent des véhicules au Canada, tout en regardant sérieusement l’électrification », a-t-elle ajouté.

Ford tempère le ton après une rencontre avec Carney

Doug Ford a confirmé avoir rencontré plus tôt dans la journée le premier ministre Mark Carney, qualifiant l’échange de « productif ». Cette déclaration contraste avec ses propos de la semaine dernière, alors qu’il critiquait vivement l’entente conclue avec la Chine sur les véhicules électriques. Cette entente prévoit une réduction majeure des tarifs canadiens sur les véhicules électriques chinois, en échange d’un assouplissement des tarifs chinois sur le canola canadien, avec un quota annuel de 49 000 véhicules. Interrogé à nouveau sur le sujet, Ford a évité de répondre directement.

Conclusion

Ce groupe de travail arrive à point nommé. Entre la pression des tarifs américains, la montée rapide des VÉ chinois et les milliards déjà engagés en Ontario, Ottawa n’a plus le luxe d’improviser. La clé sera l’équilibre entre protection de l’emploi, attractivité des investissements et réalisme industriel face à l’électrification.

Avec des renseignements de CBC

Le texte Ottawa crée un groupe de travail automobile pour protéger les emplois provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Tesla cessera la production de ses modèles haut de gamme Model S et Model X dès le prochain trimestre. L’espace ainsi libéré dans l’usine de Fremont, en Californie, sera reconverti pour accueillir une ligne d’assemblage du robot humanoïde Optimus, a confirmé Elon Musk lors de la conférence téléphonique sur les résultats financiers du quatrième trimestre, le 28 janvier.

Un virage stratégique vers l’IA physique

Selon Musk, l’abandon des premières grandes berlines et VUS de la marque s’inscrit dans la transformation de Tesla, qui passe d’un constructeur automobile à un fournisseur de solutions d’intelligence artificielle physique. L’entreprise mise désormais sur les véhicules autonomes personnels, les robotaxis et les robots humanoïdes.

Deux modèles emblématiques en perte de vitesse

Lancée en 2012, la Model S — aujourd’hui affichée à partir à partir de 133 000$ — a propulsé Tesla sur le devant de la scène grâce à son autonomie et ses performances. La Model X, arrivée en 2015 avec ses portes arrière en ailes de faucon, débute à 149 990 $. En 2025, les ventes combinées des Model S, Model X et Cybertruck ont chuté de 40 %, pour atteindre 50 850 unités. En Europe, ces deux modèles ne représentaient que 0,5 % des ventes totales de Tesla.

Une usine dédiée à Optimus

Tesla prévoit convertir l’espace de production des Model S et X en une usine Optimus, avec un objectif à long terme d’un million de robots par an. La production significative ne débuterait toutefois pas avant la fin de l’année. Musk affirme que cette stratégie pourrait, à terme, transformer l’économie mondiale grâce à une productivité massive générée par les robots autonomes.

Robotaxis et Cybercab : l’autre pilier

Tesla prévoit étendre son service de robotaxi à sept nouvelles villes américaines au premier semestre, tout en amorçant la montée en cadence du Cybercab au Texas. Ce véhicule autonome à deux portes sera dépourvu de commandes pour conducteur humain.

Investissements et contexte financier

Tesla investira 2 milliards de dollars dans xAI, la société d’IA de Musk. En parallèle, l’entreprise a enregistré en 2025 sa première baisse annuelle de revenus, à environ 94,8 G $ US, avec des livraisons mondiales en recul de 9 %.

Les robots humanoïdes gagnent du terrain

Tesla n’est pas seule dans cette course : Hyundai, BMW et Mercedes-Benz explorent aussi l’automatisation humanoïde. Selon Morgan Stanley, le marché mondial des robots humanoïdes pourrait atteindre 5 000 G $ US d’ici 2050, avec plus d’un milliard d’unités en service.

Conclusion

Du point de vue automobile, c’est la fin d’une époque. Les Model S et X avaient déjà perdu leur rôle stratégique face aux Model 3 et Y. Tesla choisit clairement de sacrifier le prestige automobile pour accélérer son pari sur l’autonomie et la robotique. Audacieux, risqué, mais cohérent avec la vision de Musk.

Avec des renseignements d’Automotive News

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Le gouvernement fédéral canadien a signé un protocole d’entente avec la République de Corée qui inclut des discussions visant à attirer de la fabrication automobile au Canada. L’entente, non contraignante, prévoit une coopération industrielle accrue autour de la mobilité du futur, incluant le secteur automobile. L’entente a été signé à Ottawa par la ministre de l’Industrie Mélanie Joly et son homologue sud-coréen Jung-Kan Kim, à l’issue d’une rencontre officielle mardi.

Hyundai et les batteries dans la mire

Les discussions, encore à un stade préliminaire, portent sur la fabrication de véhicules, de pièces automobiles et de batteries, un enjeu stratégique pour le Canada dans sa transition électrique. Des représentants de Hyundai faisaient partie de la délégation sud-coréenne, aux côtés de Hanwha Ocean, candidat majeur au remplacement de la flotte canadienne de sous-marins. Selon plusieurs sources, ces échanges s’inscrivent dans la volonté de Séoul de renforcer ses liens industriels avec le Canada dans le cadre de cet important contrat de défense.

L’Ontario, terrain naturel pour un projet de véhicules électriques

Lors d’un forum automobile Canada–Corée tenu à Toronto, plusieurs dirigeants canadiens ont incité Hyundai à produire au Canada. Le président de l’Automotive Parts Manufacturers’ Association (APMA), Flavio Volpe, affirme avoir plaidé en faveur d’une usine de véhicules électriques en Ontario. Les constructeurs coréens détiennent environ 12 % du marché automobile canadien, une part en croissance constante et le Québec est le marché le plus important de Hyundai au Canada.

Défense et automobile : un levier politique

Volpe estime que le moment est idéal pour utiliser les investissements en défense afin de stimuler l’industrie automobile canadienne. La Corée du Sud et l’Allemagne sont les deux pays finalistes pour le contrat des sous-marins, chacun soutenu par des groupes industriels actifs dans l’automobile et les batteries. Le contrat, évalué à près de 100 milliards de dollars sur 30 à 40 ans, vise la construction et l’entretien de 12 sous-marins conventionnels pour la Marine royale canadienne. Le constructeur allemand TKMS est l’autre soumissionnaire retenu.

Retombées industrielles majeures

Ottawa a exigé que les candidats offrent des retombées industrielles dans des secteurs fragilisés comme l’automobile, l’acier et l’aluminium. Dans ce contexte, Hanwha a annoncé la signature de cinq nouveaux protocoles d’entente avec des partenaires canadiens, incluant un accord avec Algoma Steel. Celui-ci prévoit une contribution de 275 M$ à une nouvelle aciérie de poutres structurales à Sault Ste. Marie, ainsi que 70 M$ en achats d’acier. Un projet qui pourrait permettre de ramener une partie des emplois perdus récemment chez Algoma, après la mise à pied de 1 000 travailleurs. Hanwha affirme avoir signé des ententes avec 21 entreprises canadiennes à ce jour. Une étude de KPMG estime que ces partenariats pourraient générer jusqu’à 15 000 emplois au Canada.

Une stratégie à long terme

Hanwha ouvrira un bureau à Ottawa en février et affirme vouloir devenir un acteur clé du secteur de la défense canadien. Le Canada, pour sa part, s’est engagé à porter ses dépenses militaires à 5 % du PIB d’ici 2035, ce qui représenterait environ 150 milliards de dollars par année, selon le premier ministre Mark Carney.

Conclusion

Si Hyundai décidait de produire au Canada, ce serait un virage structurant pour l’industrie automobile nationale, surtout en matière de véhicules électriques et de batteries. Lier défense et automobile est politiquement délicat, mais industriellement logique — et potentiellement très payant pour le pays.

Avec des renseignements du Globe and Mail

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Un changement important s’opère au sein de la direction de Porsche. Un communiqué publié aujourd’hui nous apprend que Tobias Sühlmann va succéder à Michael Mauer à la direction du Design du constructeur de Stuttgart le 1er février prochain.

Depuis septembre 2023, Tobias Sühlmann occupait le poste de directeur du Design du constructeur britannique McLaren Automotive. Diplômé de l’université de Pforzheim, à l’instar de Mauer, ce designer de 46 ans a œuvré dans le monde du design automobile depuis deux décennies déjà.

Sühlmann a amorcé sa carrière chez Volkswagen en 2005. Il a ensuite rejoint Bugatti avant d’entrer au service d’Aston Martin, puis de McLaren pour un premier mandat. Il a ensuite été recruté par Bentley, où il a joué un rôle déterminant dans la conception de la Batur, avant de retourner chez McLaren pour diriger l’équipe de design.

Michael Leiters, président du directoire de Porsche AG, estime que Sühlmann pourra s’appuyer sur une philosophie de design solide. « Fort de son expérience dans la conception de voitures de sport et de supercars, il continuera à affiner la silhouette des Porsche. Ses connaissances approfondies et sa vaste expérience dans la conception d’une multitude de véhicules haut de gamme différents lui seront très utiles dans cette tâche. » Michael Mauer accompagnera son successeur durant une période de transition.

Pour sa part, Michael Mauer, 63 ans, a été responsable du design chez Porsche pendant plus de deux décennies. Il avait amorcé son mandat en 2004, devenant du même coup le quatrième directeur du Design de l’histoire de Porsche après (dans l’ordre) Ferdinand Alexander Porsche, Anatol Lapine et Harm Lagaay.

Michael Mauer s’était joint à Porsche après avoir travaillé chez Mercedes, Smart et Saab. À son arrivée chez Dr. Ing. h.c. F. Porsche AG, il était responsable de la refonte du Cayenne, de la nouvelle Panamera et de la 918 Spyder. Mauer a également fait entrer le design Porsche, reconnaissable entre tous, dans l’ère électrique.

Michael Leiters n’hésite pas à affirmer qu’il a marqué une époque chez Porsche. « Avec son équipe, il a su faire entrer avec délicatesse le design emblématique de la 911 dans l’ère moderne, tout en transposant de manière indéniable l’ADN du design Porsche dans de nouvelles séries de modèles ». Comme le disait si bien Mauer, « une Porsche doit faire appel à tous les sens. »

Photos : Porsche

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Depuis quelques années, Genesis, la marque de véhicules de luxe de Hyundai, multiplie les dévoilements de véhicules-concepts. Le X Skorpion, son plus récent, est un imposant tout-terrain conçu pour se surpasser sur des terrains exigeants dignes des pistes empruntées par le rallye-raid Dakar. Voilà pourquoi son dévoilement a eu lieu dans le désert du Rub’ al-Khali aux Émirats arabes unis, le 27 janvier.

Le constructeur a d’ailleurs voulu mousser la présentation des performances impressionnantes de ce concept en dévoilement aussi un trio de concepts optimisés pour les environnements accidentés. Il s’agissait des chenillettes GV60 Outdoors et GV70 Outdoors, de même que du GV80 édition Desert, trois véhicules animés par un esprit d’exploration intrépide plus proches des modèles de production. Toutefois, il est intéressant de souligner que la GV60 Outdoors présenté à cette occasion ressemblait à une simple variante du GV60 MIV dévoilé dans les Alpes suisses en janvier 2025. Comme si on avait redécoré ce prototype pour le faire passer de la neige au désert. Comme quoi une nouveauté secondaire peut parfois brouiller le message entourant la vedette d’une présentation…

Pas un Genesis ordinaire

Car le concept X Skorpio n’a rien d’un véhicule habituel de la marque. « Avec son cadre tubulaire, sa cage de protection complète et de nombreux composants provenant directement de spécialistes de l’endurance hors route, le concept X Skorpio explore une autre facette de la marque Genesis et souligne notre intention d’injecter de l’émotion et de l’adrénaline dans divers créneaux », expliquait Luc Donckerwolke, directeur de la création chez Genesis, lors de son dévoilement.

Avec un nom qui évoque les arachnides qui survivent à des environnements difficiles et son allure de 4×4 destiné à des rallyes-raids, le X Skorpio n’a cependant rien d’un tout-terrain dépouillé, bien au contraire. Les designers de Donckerwolke ont réalisé une carrosserie et un habitacle à la mesure de l’élégance et du confort, qui sont des qualités intrinsèques de la marque.

Ainsi, la palette de couleurs et les matériaux du concept X Skorpio ont été soigneusement choisis pour capturer le caractère audacieux du scorpion noir à queue jaune, explique le constructeur dans un communiqué. « L’extérieur affiche une base noire profonde infusée d’une teinte bleu vif, créant un effet visuel saisissant qui s’anime sous la lumière du soleil, imitant ainsi les teintes naturelles d’un scorpion tout en assurant une présence inoubliable dans n’importe quel environnement. »

Les matériaux utilisés pour l’intérieur reflètent aussi « la nature sérieuse et combative du scorpion. Le suède luxueux aux motifs dégradés complexes — fabriqué à l’aide de techniques de découpe laser de pointe — est associé à un cuir aux coutures uniques inspirées des pattes segmentées d’un scorpion. » Pour accentuer la profondeur et le mouvement, Genesis a combiné des finis mats et brillants, ainsi que des garnitures intérieures peintes pour harmoniser l’intérieur à l’extérieur, créant ainsi « un jeu harmonieux de texture et de couleur qui incarne la dualité de force et d’agilité du scorpion », affirme le constructeur.

Conduite en mode solo ou copilotage ?

Et pour ce véhicule d’exception, on a créé une planche de bord d’exception. D’abord, un ensemble d’instruments et un tableau de bord numérique ont été intégrés au volant pour faciliter leur consultation et leur utilisation durant une conduite sportive, dit-on. Ensuite, on a doté la planche de bord d’un écran tactile coulissant adaptable à une utilisation en mode solo ou copilotage. Ainsi, dans sa position centrale, l’écran servira au conducteur, mais en le glissant vers la droite, le passager pourra alors jouer le rôle de copilote pour assurer la navigation. À cela s’ajoutent des poignées de maintien de sécurité et des systèmes de communication avancés.

Car le constructeur précise que le concept X Skorpio a été conçu pour satisfaire les attentes des conducteurs bien nantis du Moyen-Orient. On pense ici à ceux qui nourrissent une passion pour ce que Genesis qualifie de « courses hors route et de conduite récréative », un passe-temps qui impliquerait une conduite à grande vitesse et des sauts aériens ! Voilà qui ressemble à un mode de vie qui serait aux antipodes des campagnes de sensibilisation actuelles de notre SAAQ…

Pour ces férus de performance, on a donc doté le X Skorpio d’un V8 de haute performance qui développe 1 100 ch et 850 lb-pi de couple. À cela s’ajoutent des roues de 18 po avec anneau de retenue, qui sont chaussées de pneus hors route de 40 po, et des freins Brembo Motorsport offrant beaucoup de mordant.

Garde au sol… extrême

Construit avec une combinaison innovante de fibre de verre, de fibre de carbone et de Kevlar, pour réduire sa masse et optimiser sa durabilité, ce véhicule a des angles d’approche et de fuite généreux, un empattement court, un angle de renversement élevé, ainsi qu’une garde au sol que le constructeur qualifie tout simplement par le qualificatif « extrême » ! À cela s’ajoutent des ailes au dégagement élevé et d’incontournables plaques de protection sous le châssis.

La sécurité étant une pierre angulaire du design du concept X Skorpio, compte tenu de l’usage auquel on le destine dans cette région du monde, ses concepteurs lui ont incorporé une cage de sécurité, un système de harnais à quatre points d’ancrage et des composants structurels renforcés pour assurer une protection maximale en cas d’accident.

Précisons, enfin, que le choix pour ce dévoilement des Émirats arabes unis, une région située au carrefour de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique, était stratégique. Il doit permettre aux stratèges de Genesis d’atteindre une nouvelle clientèle enthousiaste, tout en tirant parti du marché très friand de véhicules de luxe de cette région du monde. Le constructeur ne cache pas que la demande pour ses plus récents modèles au Moyen-Orient ne cesse de croître, ce qui en fait un marché où la marque doit établir une forte présence pour se connecter à la clientèle.

Quant au X Skorpio, rien ne dit s’il passera de concept à la production.

Photos : Genesis

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Mazda Canada confirme les prix de la MX-5 2026, qui débute à 35 700 $ et grimpe jusqu’à 49 400 $ selon la version. Comme l’an dernier, la sportive deux places est proposée avec un toit souple ou un toit rigide escamotable RF (Retractable Fastback). Bonne nouvelle pour les puristes : toutes les versions offrent encore une boîte manuelle. Lancée en 1989 sous le nom Miata, la MX-5 en est aujourd’hui à sa quatrième génération, introduite pour l’année-modèle 2016. Une refonte complète est attendue pour 2027, ce qui fait de 2026 une évolution bien maîtrisée plutôt qu’une révolution.

Quelques améliorations à bord

Pour 2026, Mazda apporte des retouches ciblées à l’habitacle, notamment sur la version GS-P. Celle-ci reçoit désormais Apple CarPlay et Android Auto sans fil, ainsi qu’un système audio Bose à neuf haut-parleurs, incluant des haut-parleurs intégrés aux appuie-têtes et un caisson de basses. Les versions supérieures peuvent aussi ajouter la navigation, la reconnaissance des panneaux de signalisation et l’intégration Alexa mains libres.

Même moteur, même plaisir

Toutes les MX-5 2026 sont animées par un 4-cylindres atmosphérique de 2,0 L développant 181 chevaux et 151 lb-pi de couple. La boîte manuelle à six rapports est de série, tandis qu’une automatique à six rapports avec palettes au volant est offerte en option sur les versions GS-P et GT, sans supplément de prix. La configuration demeure fidèle à la tradition : moteur avant et propulsion, après que Mazda eut jadis étudié des architectures à traction ou à moteur central.

Versions et équipements

  • GS : toit souple uniquement

  • GS-P : toit souple ou RF

  • GT : toit souple ou RF

  • GT Grand Sport : RF uniquement

Toutes les versions incluent un ensemble complet d’aides à la conduite : freinage d’urgence avant, régulateur de vitesse adaptatif, alerte de sortie de voie et surveillance des angles morts avec alerte de trafic transversal arrière.

Prix de la Mazda MX-5 2026 (Canada)

  • GS toit souple : 35 700 $

  • GS-P toit souple : 39 700 $

  • GS-P RF : 42 700 $

  • Ensemble Sport (GS-P) : +4 400 $

  • GT toit souple : 42 800 $

  • GT RF : 45 800 $

  • GT Grand Sport RF : 49 400 $

Les couleurs haut de gamme ajoutent 300 $ à 500 $, et tous les prix sont sujets à des frais de transport et préparation de 2 095 $.

Conclusion

Dans un marché où les sportives abordables disparaissent, la MX-5 reste une exception bienvenue. Mazda joue la carte de la constance : pas plus puissante, mais toujours aussi légère, engageante et fidèle à l’esprit du conducteur. À ce prix, avec une boîte manuelle encore bien vivante, elle demeure une référence.

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Toyota a publié à la fin janvier une image volontairement obscure d’un futur modèle, accompagnée d’un simple message : « Something new is on the horizon ». Traduction libre : quelque chose de nouveau s’en vient. Le hic? Impossible de dire précisément de quoi il s’agit. Camionnette compacte? VUS électrique à trois rangées? Toyota entretient savamment le flou, et le jeu des devinettes est lancé.

Une silhouette qui sent le camion

Le détail le plus évident de l’image est une barre lumineuse arrière pleine largeur, un élément très tendance. Mais c’est surtout le profil anguleux, les ailes élargies et les découpes visibles aux extrémités des feux arrière qui attirent l’attention. L’ensemble évoque davantage l’arrière d’une petite camionnette que celui d’un simple multisegment. Difficile de ne pas penser à une camionnette compacte à structure monocoque (unibody), avec une petite caisse et un hayon — exactement la recette qui a fait le succès du Ford Maverick.

Toyota face au phénomène Maverick

Ford engrange littéralement les profits avec le Maverick, décliné en versions Tremor, Lobo ou plus sages XLT et Lariat. Il serait étonnant que Toyota, réputée pour son sens aigu du marché, laisse encore longtemps cet argent sur la table. Une mini camionnette Toyota viendrait parfaitement compléter une gamme déjà très chargée en VUS et multisegments, sans cannibaliser directement Tacoma et Tundra.

Et si c’était plutôt un VUS électrique?

Autre hypothèse crédible : un VUS électrique à trois rangées, attendu prochainement et possiblement lié à l’appellation Highlander. Toyota a confirmé travailler sur ce type de véhicule, et la silhouette carrée pourrait aussi correspondre à un utilitaire familial électrique.

Un nom à inventer… ou à ressusciter

Sur le plan historique, Toyota a déjà produit une petite camionnette nommée Stout (anciennement RK). Reste à voir si le constructeur voudra ressusciter ce nom ou en inventer un nouveau — en restant fidèle, pourquoi pas, à la tradition des noms commençant par un « T ».

Conclusion

Si je devais miser aujourd’hui, je pencherais pour une camionnette compacte concurrente du Maverick. Le timing est idéal, le marché est preneur, et Toyota n’a rien à perdre… sauf du temps si elle tarde trop.

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General Motors confirme que le troisième quart de travail de son usine d’assemblage d’Oshawa prendra fin le 30 janvier, comme prévu, ce qui entraînera la mise à pied d’environ 700 employés syndiqués. La décision s’inscrit dans un contexte de tensions commerciales persistantes qui forcent les constructeurs à revoir leurs stratégies de production en Amérique du Nord.

Située à l’est de Toronto, l’usine d’Oshawa assemble les Chevrolet Silverado. La suppression du quart de soir était anticipée depuis plus de huit mois. GM avait toutefois repoussé l’échéance en septembre en raison d’une forte demande pour les Silverado légers, mais a confirmé le 27 janvier à Automotive News Canada qu’aucune nouvelle prolongation n’était envisagée.

Retour à deux quarts, malgré l’avenir du site

À compter du 30 janvier, l’usine reviendra donc à deux quarts de travail, tout en poursuivant les préparatifs pour la prochaine génération de camionnettes pleine grandeur, selon la porte-parole de GM Canada, Ariane Souza Pereira. GM et le syndicat Unifor affirment avoir travaillé conjointement afin d’offrir des programmes de départ, de retraite et divers avantages aux employés touchés.

Unifor pointe les tarifs américains

Le syndicat Unifor Local 222, qui représente environ 3 000 employés horaires à Oshawa, estime que la coupure éliminera non seulement 700 emplois directs chez GM, mais aussi près de 1 000 postes dans la chaîne d’approvisionnement. Son président, Jeff Gray, attribue clairement la situation aux tarifs américains. Il souligne que la perte annuelle de 50 000 camionnettes légères à Oshawa coïncide avec un gain équivalent à l’usine de Fort Wayne, en Indiana.

Depuis avril 2025, les États-Unis imposent des droits de douane pouvant atteindre 25 % sur les véhicules canadiens. GM évite de lier directement sa décision aux tarifs, évoquant plutôt une combinaison de prévisions de la demande et d’un environnement commercial en évolution. La PDG Mary Barra a toutefois confirmé que GM ajouterait 50 000 camionnettes à la production de Fort Wayne.

Pressions politiques et avenir incertain

Ottawa exerce aussi des pressions sur GM. En octobre, le gouvernement fédéral a réduit de 24,2 % le nombre de véhicules que GM peut importer des États-Unis sans tarif, une mesure qui pourrait coûter des millions de dollars au constructeur, pourtant numéro un au Canada en 2025. Jeff Gray demeure prudent, rappelant que l’industrie automobile a déjà traversé des cycles difficiles et que la situation politique américaine pourrait évoluer rapidement.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte 700 mise à pied à l’usine GM d’Oshawa provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile