Le président Donald Trump s’apprête à adoucir les répercussions des tarifs douaniers sur l’industrie automobile américaine. Selon le secrétaire au Commerce Howard Lutnick, l’administration prévoit de modifier les règles touchant les pièces importées utilisées dans les voitures américaines assemblées à l’étranger. En outre, les constructeurs automobiles ne seront plus tenus responsables des autres droits imposés sur l’aluminium et l’acier. Cette réorientation, d’abord rapportée par The Wall Street Journal, survient alors que Trump s’apprête à se rendre au Michigan, épicentre de l’automobile américaine, pour souligner les 100 premiers jours de son second mandat présidentiel.

Les constructeurs soulagés, mais vigilants

Dès lundi matin, les constructeurs s’attendaient à un geste du président pour atténuer les effets des tarifs sur les pièces automobiles, avant sa visite à Detroit. Ce berceau de l’automobile aux États-Unis compte aussi plus de 1 000 grands fournisseurs du secteur. La semaine dernière, une coalition de groupes représentant l’industrie automobile américaine avait lancé un appel pressant à la Maison-Blanche pour éviter l’imposition de tarifs de 25 % sur les pièces importées. Ils ont averti que de telles mesures entraîneraient une hausse des prix des véhicules, une chute des ventes chez les concessionnaires et des coûts accrus pour l’entretien et les réparations. Dans une lettre adressée au représentant au commerce Jamieson Greer, au secrétaire au Trésor Scott Bessent et à Howard Lutnick, les groupes représentant des géants comme General Motors, Toyota, Volkswagen et Hyundai ont tiré la sonnette d’alarme :

« La majorité des fournisseurs ne sont pas préparés à un choc tarifaire brutal. Beaucoup sont déjà en difficulté et risquent des arrêts de production, des mises à pied et même la faillite », ont-ils écrit. « Il suffit qu’un seul fournisseur fasse défaut pour qu’une ligne d’assemblage entière soit paralysée. »

Une trêve commerciale ou un simple répit ?

Si cette décision marque une pause bienvenue dans l’escalade commerciale, plusieurs analystes s’interrogent sur sa durée. Trump avait initialement annoncé l’entrée en vigueur des tarifs de 25 % au plus tard le 3 mai. L’allègement annoncé semble donc davantage un geste politique en lien avec sa visite au Michigan qu’un changement de cap définitif.

Pour l’instant, l’industrie automobile américaine respire, mais reste en alerte.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Le président Donald Trump s’apprête à adoucir les répercussions des tarifs douaniers sur l’industrie automobile américaine. provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Une nouvelle marque de véhicules électriques appelée Slate Auto vient de voir le jour aux États-Unis. Financée par Jeff Bezos (Amazon), elle pense pouvoir vendre à partir de l’an prochain chez nos voisins américains – et peut-être au Canada – des véhicules électriques à un prix aussi bas que 20 000 $US, soit un peu moins de 28 000 $CA.

Slate Auto est toute nouvelle, mais ses employés, pas tant que ça : ils viennent de chez Ford, General Motors, Harley-Davidson et Stellantis, notamment. Slate a aussi levé 111 millions $US en 2023, et aurait mis la main sur une usine située quelque part en Indiana, où plusieurs projets automobiles fort prometteurs ont dû cesser leur opérations, ces dernières années.

Slate vient donc d’amorcer la prévente ce printemps du Slate Truck, dont le prix de détail serait de 27 500 $US (environ 38 000 CAD). Avec l’aide fédérale aux États-Unis, un Slate Truck de base coûterait seulement 20 000 $US (28 000 CAD).

Le Slate Truck arbore des roues de 17 pouces en acier, des vitres à manivelle et des commandes manuelles pour la ventilation et le chauffage. À bord, pas de système multimédia complexe. Le véhicule est équipé d’un socle universel pour téléphone et de prises USB. Une tablette dédiée sera quand même vendue en option.

C’est ce qu’on appelle une simplicité très volontaire… D’ailleurs, le nom du modèle de base est «Blank Slate», ce qui signifie «ardoise vierge» en français.

Le Slate Truck pourra être acheté entièrement dépouillé de tout artifice, ou pas. L’acheteur pourra même le modifier après l’avoir acheteé, à la manière DIY, puisqu’une centaine d’accessoires seront disponibles à l’unité ou en lots, pour le personnaliser de plein de façons. On voit notamment un prolongement de cabine pour en faire un VUS pour cinq passagers, et une structure décapotable pour en faire l’équivalent d’un Jeep.

Sous le capot, on trouve un moteur de 201 chevaux et 195 lb-pi de couple. Sa batterie fait 52,7 kWh ou 84,3 kWh, au choix, pour une autonomie de 240 à 386 km, selon la version choisie. Une prise NACS empruntée à Tesla est de mise et permettra de passer de 20 % à 80 % de charge en 30 minutes.

Une camionnette ou un VUS électrique de moins de 30 000 $ canadiens? Voilà qui devrait faire mal à Tesla et même faire oublier les marques chinoises… Si jamais Slate Auto voit le jour pour vrai.

Le texte Slate Truck : une «ardoise vierge» électrique à 20 000 $! provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Il y a beaucoup de changement à l’horizon pour le SVEM 2025. D’abord, il amorce sa tenue annuelle au Stade Jarry, un peu plus au nord que le Stade olympique, qui est fermé pour cause de rénovations majeures. Ensuite, il doit composer avec un virage électrique accéléré et une guerre commerciale qui influencent sur les constructeurs en présence.

L’événement est désormais organisé par les gens qui s’occupent aussi du Salon de l’auto de Montréal et qui font partie de la Corporation des concessionnaires automobiles de Montréal (la CCAM). Ils tiennent à être rassurants : l’événement est pour le moment indépendant du SIAM, même si, à terme, tout le monde s’entend pour dire qu’il n’y aura qu’une grande exposition annuelle de véhicules neufs à Montréal, et que ce sera un mélange du SVEM et du SIAM.

Bref. Cette année, on pourra y voir quelques nouveautés présentées par quinze des plus grands constructeurs d’automobiles de la planète. On y verra aussi d’autres modes de mobilité électrique, puisque des vélos y seront présentés. Des bornes, des installateurs, des experts en assurance et en financement seront aussi sur place pour aider les gens à calculer les bénéfices de passer à l’électrique.

Et surtout, on y verra toute sorte de véhicules. Il y aura 30 modèles prêts à être essayés sur la route, y compris un exemplaire du Cadillac Vistiq, une des primeurs qui seront dévoilées sur place. Hyundai y présentera le Ioniq 9, et Kia aura un EV5 sur son kiosque. Le EV5 est un petit VUS nouveau pour 2026 et qui devrait être plus abordable que l’EV6.

Kia s’attend à beaucoup de demandes à son sujet.

De façon plus générale, le salon est désormais organisé conjointement avec les constructeurs, plutôt que par des concessionnaires, donc on ne pourra pas conclure une vente ou un achat sur place, mais on me dit qu’il y aura sans doute des offres promotionnelles « pour le salon ».

Avis aux intéressés, donc. Le SVEM aura lieu du 2 au 4 mai prochains au Stade IGA du parc Jarry.

 

Le texte Des primeurs pour le Salon du véhicules électriques de Montréal 2025 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Volvo adapte sa stratégie industrielle pour être en mesure de continuer à vendre son modèle EX30 en Europe, et éventuellement chez nous. Son petit VUS électrique est désormais assemblé dans l’usine de Gand, en Belgique, alors qu’il était jusque-là uniquement produit à Zhangjiakou, en Chine.

Une décision qui s’imposait

Cette nouvelle ligne de production s’explique facilement : le EX30 s’est hissé au 13e rang des voitures électriques les plus vendues en Europe au premier trimestre de 2025.

L’implantation du EX30 à Gand n’est pas anodine : elle a nécessité un investissement de 200 millions d’euros, notamment pour produire une nouvelle ligne d’assemblage, intégrer ou rénover 600 robots industriels et créer une nouvelle ligne de production pour les blocs de batteries.

L’usine belge produit déjà les modèles électriques EC40 et EX40, ainsi que les hybrides XC40 et V60, faisant de ce site un pilier de l’électrification de Volvo en Europe.

L'avenir du Volvo EX30 est incertain dans les marchés canadien et américain.
L’avenir du Volvo EX30 est incertain dans les marchés canadien et américain. | Auto123.com

Répartir la production selon les marchés

Volvo a également indiqué vouloir répartir intelligemment la production selon les régions. Les modèles assemblés en Belgique seront prioritairement destinés à l’Europe et ensuite en Amérique du Nord tandis que les modèles produits en Chine seront expédiés vers des marchés non concernés par les taxes, comme le Royaume-Uni ou des pays d’Asie du Sud-Est.

L’ancienne direction de Volvo, par la voix de Jim Rowan, expliquait en 2023 que l’entreprise allait « monter progressivement en cadence » à Gand, tout en exploitant les capacités chinoises pour les autres marchés.

Une avenir incertain chez nous

Initialement prévu pour après 2025, le lancement du EX30 aux États-Unis et au Canada est désormais incertain. L’imposition récente par l’administration américaine d’un tarif de 25 % sur tous les véhicules étrangers pourrait forcer Volvo à revoir ses plans pour ce marché.

Le tout nouveau EX30 pourrait donc malheureusement disparaître de nos routes si les tarifs sont maintenus.

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Le texte Un avenir incertain pour le Volvo EX30 au Canada et aux États-Unis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Volkswagen Group envisage sérieusement d’introduire la technologie des véhicules électriques à autonomie étendue (EREV) sur le marché européen, selon Martin Sander, responsable des ventes de la marque VW, lors du Salon de l’auto de Shanghai.

Pensez au Chevrolet Volt
Les EREV combinent une plateforme électrique avec un moteur thermique jouant le rôle de générateur pour recharger la batterie une fois cette dernière déchargée. Cela permet d’augmenter considérablement l’autonomie totale du véhicule.

Actuellement, seuls Leapmotor (marque chinoise partiellement détenue par Stellantis) et Mazda commercialisent des EREV en Europe.

Une technologie en phase avec les enjeux européens
Oliver Blume, PDG du Groupe Volkswagen, a appelé l’Union européenne à envisager une exemption pour les EREV dans l’objectif de 2035 visant à n’autoriser que les ventes de véhicules zéro émission. Selon lui, ces véhicules pourraient faciliter la transition vers l’électrification pour de nombreux consommateurs.

Le concept Volkswagen ID. Era
Le concept Volkswagen ID. Era | Auto123.com

Une approche pragmatique inspirée de la Chine
Blume admire la manière pragmatique dont la Chine pousse vers l’électrification sans imposer d’interdiction stricte des moteurs thermiques. Volkswagen a d’ailleurs présenté à Shanghai son premier concept de véhicule à autonomie étendue, destiné au marché chinois : le VW ID Era. Ce gros VUS à trois rangées de sièges promet 300 km d’autonomie en électrique pur, auxquels s’ajoutent 700 km grâce à un moteur thermique.

Vers un développement européen spécifique
En Europe, Volkswagen ne compte pas utiliser la motorisation développée avec SAIC pour la Chine. Selon Martin Sander, VW travaille sur son propre système d’EREV pour le marché européen, bien que peu de détails aient encore été dévoilés.

La renaissance de la technologie EREV
Historiquement, des marques européennes comme BMW et Mercedes-Benz avaient écarté les EREV au profit des hybrides rechargeables. Mais pour Oliver Blume, les avancées des nouvelles générations de véhicules électriques rendent aujourd’hui les EREV « beaucoup plus confortables et pertinents », qualifiant cette technologie de « renaissance ».

Une tendance mondiale en croissance
Aux États-Unis, Stellantis a lancé le Ram 1500 Ramcharger, un pickup à prolongateur d’autonomie doté d’une batterie de 92 kWh et offrant jusqu’à 1100 km d’autonomie combinée. D’autres marques comme Genesis et Ford développent également des modèles EREV. Jim Farley, PDG de Ford, souligne que les clients perçoivent les EREV comme de véritables véhicules électriques, utilisant l’énergie électrique pour 95 % de leurs trajets.

En Europe, Leapmotor propose déjà le C10 REEV, un VUS intermédiaire vendu au même prix que son équivalent 100 % électrique. Mazda commercialise également le MX-30 R-EV, un petit VUS combinant un moteur rotatif de 830 cm³ et une batterie de 17,8 kWh.

Un avantage économique certain
Les EREV présentent aussi un avantage économique notable : ils coûtent moins cher à produire que des VÉ traditionnels, notamment pour les véhicules de grande taille. Comme l’explique Jim Farley, l’architecture des EREV, sans transmission ni arbres de transmission complexes, permet de réduire significativement les coûts pour les clients.

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Le texte Volkswagen songerait à introduire des VÉS à prolongateur d’autonomie en Europe provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Toyota a confirmé envisager un investissement dans un éventuel rachat de son fournisseur historique Toyota Industries, une opération évaluée à près de 42 milliards de dollars américains, selon des informations relayées par Bloomberg.

Dans un document déposé à la bourse de Tokyo samedi, Toyota a déclaré : « Nous explorons actuellement diverses possibilités, y compris un investissement partiel. »

Cette déclaration fait suite à un rapport indiquant que le président du conseil d’administration, Akio Toyoda, et la famille fondatrice auraient proposé l’acquisition de Toyota Industries via une transaction d’environ 6000 milliards de yens (42 milliards de dollars).

Une réponse prudente de Toyota Industries

Toyota Industries, valorisée à environ 4000 milliards de yens, a confirmé avoir reçu des propositions pour devenir privée via une entité ad hoc, tout en niant toute offre officielle émanant directement du président Akio Toyoda ou du groupe Toyota.

Deux sources proches du dossier précisent que Toyota Industries envisage de solliciter Toyota, ses sociétés affiliées ainsi que de grandes banques japonaises pour financer l’opération.

 

Une usine Toyota Industires au Japon
Une usine Toyota Industires au Japon | Auto123.com

Amélioration de la gouvernance au sein du groupe Toyota

Selon ces sources, rendre Toyota Industries privée permettrait d’améliorer la gouvernance du groupe Toyota en mettant fin aux participations croisées, une pratique traditionnelle au Japon mais de plus en plus critiquée par les régulateurs et investisseurs pour son manque de transparence.

Une situation de participations croisées complexe

En septembre dernier, Toyota détenait 24 % de Toyota Industries, tandis que ce dernier possédait 9,07 % de Toyota Motor et 5,41 % de Denso, un autre fournisseur clé du groupe. Toyota Industries a déjà commencé à céder certaines participations, notamment dans Aisin, pour répondre aux pressions des actionnaires exigeant une meilleure rentabilité et plus d’investissements stratégiques.

Une liberté stratégique retrouvée pour Toyota Industries?

L’une des sources indique que la privatisation donnerait à Toyota Industries plus de liberté pour se concentrer sur sa croissance sans la contrainte constante de satisfaire les attentes des actionnaires publics.

L’importance historique de Toyota Industries dans l’histoire de Toyota

Fondée en 1926 par Sakichi Toyoda sous le nom de Toyoda Automatic Loom Works, l’entreprise a initialement fabriqué des métiers à tisser automatiques. Elle a ensuite créé une division automobile, laquelle est devenue Toyota Motor.

Aujourd’hui, Toyota Industries reste un acteur majeur de l’industrie : il fabrique notamment des chariots élévateurs, produit des moteurs et assemble des modèles comme le RAV4 pour Toyota Motor.

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Le texte Toyota envisage investir pour racheter son fournisseur Toyota Industries provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Alors que de nouvelles tensions commerciales frappent l’industrie automobile nord-américaine, Tesla ajuste rapidement sa stratégie canadienne : augmentation des prix et écoulement accéléré de son inventaire.

Des prix en hausse pour les nouvelles commandes

Depuis le 26 avril, Tesla a modifié ses tarifs sur son site canadien. Le prix des commandes neuves est désormais plus élevé que celui des modèles déjà en stock. Par exemple, un Model 3 Grande Autonomie à traction intégrale est affichée à 79 990 $ en commande, tandis que des véhicules de l’année-modèle 2025 présents en inventaire sont proposés autour de 69 000 $ CA — une différence significative d’environ 10 000 $.

Une campagne pour écouler l’inventaire existant

Tesla a ajouté sur son site canadien une bannière incitative : « Profitez de notre inventaire aux prix avant-tarif, jusqu’à épuisement des stocks ». L’objectif est clair : pousser rapidement les ventes des véhicules importés avant l’imposition des nouveaux tarifs de rétorsion du Canada sur les produits américains.

Le contexte des contre-tarifs entre le Canada et les États-Unis

En réponse aux mesures du président américain Donald Trump, qui a imposé des droits de douane de 25 % sur certains contenus automobiles non produits aux États-Unis dans le cadre de l’accord USMCA, le Canada a instauré ses propres contre-mesures tarifaires. Les constructeurs assemblant leurs véhicules au Canada, comme Ford, General Motors, Honda et Toyota, sont exempts de ces surtaxes. Tesla, qui importe ses véhicules américains, n’a pas cette protection.

Des augmentations marquées sur plusieurs modèles

Selon DriveTeslaCanada.ca, le prix de certains modèles, comme le Cybertruck à traction intégrale, a bondi jusqu’à 22 % pour les nouveaux acheteurs canadiens. Tesla n’a pas répondu aux demandes de commentaires des médias sur ces augmentations.

Elon Musk sous pression au Canada

Déjà critiqué pour son soutien affiché au président américain, Elon Musk fait face à un climat plus tendu au nord de la frontière. Le PDG a promis de consacrer davantage de temps à Tesla dès le mois prochain, après que l’entreprise ait connu ses pires résultats financiers trimestriels depuis plusieurs années.

Avec des renseignements d’Automotive News Canada

Le texte Tesla augmente significativement ses prix au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Une camionnette Nissan Frontier dotée d’une motorisation produisant 589 lb-pi de couple et capable de parcourir jusqu’à 135 km grâce à une motorisation hybride branchable, ça vous dirait ? Dans un article publié le 22 avril dernier, notre collègue Benoit Charette évoquait l’arrivée d’une camionnette pareille en sol nord-américain d’ici 2028. Mais les Chinois, eux, n’auront pas à attendre aussi longtemps.

Le 23 avril dernier, Nissan a dévoilé la camionnette de taille moyenne Frontier Pro à motorisation hybride branchable au salon Auto Shanghai 2025 en première mondiale.

Cette nouvelle camionnette fait partie de rien de moins que neuf véhicules à motorisation électrifiée (électrique ou hybride branchable) que Nissan prévoit de lancer en Chine d’ici l’été 2027.

Or, cette nouveauté sera commercialisée sur le marché chinois d’ici la fin de l’année. Qui plus est, elle représente une double première pour Nissan : c’est son tout premier modèle de série à motorisation hybride branchable et sa première camionnette électrifiée.

Beaucoup de puissance et d’autonomie

La Frontier Pro est dotée d’un groupe motopropulseur qui jumelle un moteur thermique turbo à 4 cylindres de 1,5 L à un moteur électrique monté sur la transmission. Cet ensemble développe une puissance supérieure à 408 ch et un couple maximal de 589 lb-pi.

Nissan offrira au choix deux batteries au lithium-fer-phosphate (LFP) d’une capacité de 58 et 73 kWh, qui sont toutes deux dotées d’une architecture de 400 volts. Selon le constructeur, la batterie de plus grosse capacité devrait procurer à la Frontier Pro une autonomie pouvant atteindre 135 km en propulsion électrique, d’après la méthode de calcul NEDC (pour New European Driving Cycle) employée en Europe.

Costaude et moderne

La camionnette présentée à Shanghai, qui rappelle la Frontier vendue chez nous, adopte une esthétique qui se veut à la fois costaude et moderne, si l’on se fie à l’expression « Rugged Tech » imaginée par ses designers.

Sa calandre intègre un logo Nissan illuminé d’un blanc éclatant, symbole d’une nouvelle ère d’électrification pour ce constructeur. Cinq garnitures lumineuses à diodes électroluminescentes disposées parallèlement à la ligne du capot renforcent visuellement la largeur du véhicule tout en rappelant, par les trois DEL centrales, la camionnette Nissan D21 des années 80. Ce modèle emblématique du marché asiatique avait trois fentes caractéristiques sur son capot.

Quant à l’habitacle, il peut accueillir cinq personnes; sans doute deux adultes à l’avant et jusqu’à trois personnes de petite taille (lire : enfants) si cette Frontier s’apparente à celle qui est vendue chez nous.

Sa dotation comprend, entre autres, un toit panoramique de série, un système d’infodivertissement avec écran de 14,6 pouces et des sièges avant chauffants et ventilés, avec des dossiers à fonction massage.

Fonction V2L

Enfin, grâce à un connecteur V2L (pour Vehicle-to-Load), l’utilisateur de cette camionnette pourra facilement alimenter des appareils domestiques et des outils en profitant de 6 kW de puissance tirés de la batterie de la motorisation hybride.

La camionnette Frontier Pro a été mise au point par Nissan en collaboration avec son partenaire chinois Zhengzhou Nissan (ZNA).

Photos : Nissan

Le texte Nissan lance une camionnette Frontier hybride branchable en Chine provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Bien plus que de simples artères de circulation, les autoroutes incarnent la liberté, la connectivité mondiale et le dynamisme économique. Elles sont également le reflet de la prospérité individuelle et du potentiel économique des régions qu’elles traversent.

La Chine loin devant

Avec 160 000 kilomètres de voies rapides, la Chine possède aujourd’hui le plus vaste réseau autoroutier de la planète, ajoutant près de 8 000 kilomètres par an. Depuis l’ouverture politique du pays dans les années 1970, la Chine ne cesse d’innover, notamment avec le développement de “routes électriques” intégrant des systèmes de recharge sans fil pour véhicules électriques.
Selon Kevin Riehl de l’ETH Zurich, la Chine et les États-Unis jouent un rôle clé dans le développement des systèmes de transport intelligents et des services de mobilité numérique, dominés notamment par des géants comme Baidu, Alibaba et Tencent.

À titre de comparaison, les États-Unis disposent du deuxième plus grand réseau avec 79 000 kilomètres d’autoroute. Le Canada figure dans les 10 premiers avec un peu plus de 38 000 km.

Vers une circulation intelligente et connectée

Aujourd’hui, la construction de nouvelles routes n’est plus considérée comme une solution durable aux embouteillages. Ce sont les systèmes intelligents qui priment : chaque véhicule devient un capteur, capable d’échanger des données en temps réel pour fluidifier la circulation et améliorer la sécurité. Des innovations telles que les capteurs intégrés dans les glissières de sécurité, les revêtements photovoltaïques pour alimenter l’éclairage, ou encore les systèmes de recharge sans fil sur route commencent à émerger.

L’autoroute intelligente en Allemagne

En Allemagne, le site d’essai duraBAst teste la recharge inductive pour véhicules en mouvement. Selon le Professeur Gerd Riegelhuth, responsable de la gestion du trafic chez Autobahn GmbH, la digitalisation sera essentielle pour l’avenir des autoroutes, en parallèle avec l’entretien de plus de 13 000 ponts autoroutiers vieillissants. En 2023, les autoroutes allemandes ont vu circuler 40 milliards de tonnes-kilomètres de trafic poids lourds, soulignant l’importance de moderniser ces infrastructures critiques.

Routes chantantes et béton anti-bruit

Sur l’A12, entre Francfort-sur-l’Oder et Berlin, les automobilistes peuvent expérimenter le “béton chuchotant”, réduisant sensiblement le bruit de roulement. Des “routes chantantes” existent également : grâce à des rainures spécifiques, elles produisent des vibrations musicales au passage des véhicules, une façon originale de maintenir l’attention sur de longues distances monotones.
Ce concept est déjà en place au Danemark, au Japon, aux États-Unis, en Chine et aux Pays-Bas.

Innovations matérielles et durabilité

Le béton prêt à l’emploi est un marché mondial estimé à plus de 920 milliards USD en 2023, et devrait atteindre plus de 2 000 milliards d’ici 2032.
Les technologies de recyclage des matériaux, l’utilisation du béton auto-réparant, et l’intégration de nanomatériaux renforcent la durabilité des routes, avec des chaussées conçues pour durer jusqu’à 100 ans.
L’Europe et l’Amérique du Nord sont déjà leaders dans l’utilisation de matériaux recyclés pour la construction routière.

Financement et entretien des autoroutes

Le développement autoroutier repose de plus en plus sur des partenariats public-privé (PPP), permettant d’accélérer les projets et d’optimiser les ressources. Les péages sont largement utilisés en Europe (Autriche, Suisse, Pologne) pour financer ces infrastructures, tandis qu’aux États-Unis, le financement repose majoritairement sur des taxes. L’entretien, bien que coûteux au départ avec les nouvelles technologies, promet des économies à long terme grâce à des routes plus résistantes.

Un futur de mobilité en pleine expansion

Aux États-Unis, l’accent est mis sur la modernisation du réseau autoroutier, tandis qu’en Europe, la priorité est à la durabilité et à la digitalisation. En Asie du Sud-Est, notamment au Vietnam et en Thaïlande, l’expansion des réseaux facilite le commerce et la mobilité.
En Inde, la construction progresse à un rythme impressionnant de 37 kilomètres par jour, prouvant que, malgré les défis, l’avenir des autoroutes est loin d’avoir atteint sa destination finale.

Avec des renseignements de Newsmarket

Le texte L’avenir des autoroutes : entre innovation, durabilité et connectivité provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

La BMW M5 2025 débarque comme un orage électrique dans la catégorie des berlines sport. Sous le capot, elle marie un V8 biturbo de 4,4 litres avec un moteur électrique pour une puissance combinée ahurissante de 717 chevaux et un couple de 737 lb-pi. Oui, vous avez bien lu. Ce n’est plus une M5, c’est une catapulte. Cela ne veut pas dire qu »elle est inconduisible. Au contraire, elle est surprenante de confort pour une bête aussi féroce. Elle est aussi très lourde, mais ne le montre pas sur la route.

Une autonomie de 40 km

Le système hybride rechargeable utilise une batterie de 18,6 kWh offrant environ 40 km d’autonomie en mode électrique — pratique pour les trajets urbains silencieux, mais soyons honnêtes : ce n’est pas pour ça qu’on l’achète. Le passage du mode électrique au mode combiné se fait sans accroc, et lorsque le mode M Hybrid est activé, la M5 rugit comme un fauve tout juste réveillé. La plus grande surprise est sa consommation. Nous avons la chance de parcourir un peu plus de 500 km dans notre semaine d’essai et sur les trajets autoroutiers, la consommation est descendu sous la barre des 6 litres aux 100 km. À la fin de la semaine, la consommation moyenne se situait à 8,9 litres aux 100 km. Une performance remarquable pour une berline sport avec autant de panache..

Tenue de route : une allemande sur rails

Grâce à son système xDrive à transmission intégrale intelligente, sa suspension active M adaptative et ses barres antiroulis actives, la M5 2025 colle à la route avec l’assurance d’un scalpel sur une table d’opération. Que ce soit dans une épingle serrée ou sur une longue portion d’autoroute, la direction est chirurgicale et le châssis communique avec le conducteur comme une extension naturelle de ses sens. Elle adopte une personnalité plus raffinée sans renier son âme de berline sportive. Grâce à sa motorisation hybride, elle affiche une poussée phénoménale, avec un 0-100 km/h en seulement 3,5 secondes. La direction est lourde, mais précise, le châssis est remarquablement équilibré malgré un poids en hausse (près de 2 400 kg), et le système xDrive (à vecteur de couple) garantit une motricité quasi infaillible, même en sortie de virage serré. En mode “Dynamic”, la M5 se montre étonnamment agile pour sa taille, tout en conservant une belle rigueur à haute vitesse. Bref, c’est un compromis redoutablement efficace entre confort de croisière et brutalité maîtrisée.

Un intérieur à la hauteur de la légende

À bord, c’est un cocktail de sportivité et de raffinement. Les sièges M en cuir Merino sont d’un confort étonnant pour une voiture de ce calibre. L’habitacle respire la qualité et l’innovation, avec des inserts en fibre de carbone, un éclairage d’ambiance subtil, et une finition irréprochable jusqu’au moindre bouton. Le tableau de bord est dominé par le BMW Curved Display, un écran numérique qui combine l’instrumentation et le système multimédia sous une seule dalle. Le système iDrive 8.5 est fluide, intuitif, compatible avec Apple CarPlay et Android Auto, et il intègre aussi un assistant vocal intelligent. Mention spéciale pour les affichages personnalisables en mode M, qui transforment le combiné en véritable console de jeu immersive.

Prix au Canada

La M5 2025 sera proposée à un prix de départ autour de 138 000 $, ce qui reste compétitif compte tenu de sa technologie hybride sophistiquée (et du prix de certains concurrents comme l’Audi RS6), de sa puissance démoniaque et de son raffinement global. C’est une voiture qui coche toutes les cases, et bien plus encore. Notre modèle à l’essai avec des options comme les freins en carbone-céramique à 10 900, la peinture extérieure à 5 000 $ et les roues de 21 pouces à 750 revient à 157 400$

Conclusion

La M5 conserve son statut d’icône en combinant une puissance hallucinante, une précision de conduite remarquable et une capacité étonnante à masquer son gabarit imposant. Son groupe motopropulseur offre des performances explosives tout en permettant quelques kilomètres de roulage électrique, un atout dans un monde de plus en plus réglementé. La qualité d’assemblage, le confort et la sophistication technologique atteignent un niveau rarement vu dans le segment.

Cependant, la M5 n’est pas exempte de défauts : son poids élevé (près de 2 400 kg) se fait sentir en conduite extrême, et son prix la réserve à une clientèle très aisée. De plus, certains puristes regretteront l’abandon du caractère brut des anciennes M5 au profit d’une efficacité clinique.

La M5 2025 est une bête civilisée, plus rapide et plus polyvalente que jamais, mais aussi un peu plus éloignée de la simplicité mécanique qui faisait le charme de ses ancêtres.

Forces

 

Performances hors-norme

Consommation de carburant étonnante

Niveau de raffinement élevé

 

Faiblesses

 

Un prix élevé

Un poids élevé

Une direction un peu lourde

Le texte BMW M5 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile