Le constructeur automobile Stellantis s’ajuste rapidement aux dernières politiques tarifaires américaines, en annonçant une pause de production d’une semaine à son usine de Windsor, en Ontario, tout en rapatriant discrètement une partie de sa production de camionnettes du Mexique vers les États-Unis.

Maximiser le contenu nord-américain pour profiter des rabais douaniers

Ce repositionnement stratégique vise à contourner les nouvelles surtaxes imposées sous l’administration Trump, tout en tirant avantage des ajustements récents à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM/USMCA). Ces modifications permettent aux constructeurs d’obtenir des rabais tarifaires en fonction du pourcentage de contenu nord-américain dans leurs véhicules.

Selon Doug Ostermann, chef des finances chez Stellantis, les modèles actuels assemblés aux États-Unis contiennent environ 80 % de contenu USMCA. L’objectif est de porter ce chiffre à 85 %, ce qui permettrait d’absorber les surtaxes restantes grâce à un rabais équivalant à 3,75 % de la valeur au détail la première année, puis 2,5 % la deuxième année.

Incertitude persistante sur la production canadienne

Pendant ce temps, Stellantis a confirmé qu’à partir du 5 mai, l’usine de Windsor – qui fabrique notamment la nouvelle Dodge Charger et la Chrysler Pacifica – sera mise sur pause pour une semaine, après avoir déjà subi deux semaines d’arrêt en avril. Aucune explication officielle n’a été donnée quant à cette décision. Le syndicat Unifor, qui représente les travailleurs du site, affirme ne pas avoir reçu plus de précisions.

Combien de camionnettes seront désormais fabriquées aux États-Unis?

Stellantis n’a pas révélé combien d’unités supplémentaires de camionnettes seront désormais assemblées au sud de la frontière. Mais ce virage vers une chaîne d’approvisionnement plus américaine laisse croire que d’autres ajustements sont à prévoir pour protéger les marges bénéficiaires du groupe face aux règles commerciales volatiles.

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Le texte Stellantis ferme temporairement son usine de Windsor provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

  • Droits de Douane Pièces Auto Canada : Précisions sur l’Exemption USMCA

Le 1er mai 2025, une directive émise par l’agence américaine des douanes (CBP) est venue préciser que certaines pièces automobiles importées en provenance du Canada, répondant aux critères de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), seront exemptées des droits de douane de 25 % annoncés par l’administration Trump. Ces règles d’origine exigent notamment que 75 % de la valeur d’une pièce soit générée en Amérique du Nord pour bénéficier de cet avantage.

Cette annonce apporte une certaine stabilité aux fournisseurs canadiens, particulièrement actifs en Ontario et au Québec, qui dépendent largement du marché américain. Toutefois, les ensembles de pièces destinés à l’assemblage final de véhicules (knock-down kits) ne sont pas couverts par cette mesure et demeurent soumis aux nouveaux tarifs.

La décision fait suite à plusieurs semaines d’incertitude, au cours desquelles des droits de douane plus larges avaient été envisagés sur l’ensemble des véhicules et composants importés. Ce flou réglementaire avait suscité des inquiétudes parmi les grands constructeurs nord-américains, qui craignaient une hausse des coûts de production.

Le 29 avril, le président Trump a signé un décret introduisant un mécanisme de réduction tarifaire applicable aux pièces utilisées dans l’assemblage de véhicules aux États-Unis. Ce mécanisme prévoit notamment un remboursement partiel, pouvant atteindre 3,75 % du prix de détail des véhicules la première année, puis 2,5 % la suivante, avant son élimination progressive.

Pour les manufacturiers canadiens, cette exemption souligne le rôle stratégique de l’ACEUM comme cadre de protection contre les frictions commerciales. Elle les oblige néanmoins à maintenir une conformité rigoureuse aux exigences de l’accord, ce qui pourrait nécessiter des ajustements administratifs et logistiques.

En bref, cette clarification apportée par Washington permet aux acteurs de l’industrie automobile canadienne de mieux anticiper les mois à venir, en préservant leur accès au marché américain et en consolidant leur position dans l’écosystème nord-américain.

 

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Le texte Exemption douanière sur les pièces automobiles canadiennes : un répit pour l’industrie provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le Jeep Compass 2025 a fait surface en avance sur son lancement officiel, grâce à des photos non autorisées publiées sur un site brésilien. Ce nouveau VUS compact, destiné d’abord au marché européen, adopte une silhouette plus carrée et robuste, tout en offrant un éventail de groupes motopropulseurs électrifiés incluant des versions hybride légère, hybride rechargeable et 100 % électrique.

Design extérieur plus affirmé et musclé

Par rapport à l’actuel Compass, le nouveau venu propose un design plus sculpté, inspiré en partie par le Jeep Avenger (non offert en Amérique du Nord). Les ailes redessinées, les arches de roue carrées, les prises d’air minces et les feux à DEL accentuent le look moderne et costaud. Les versions aperçues incluent un modèle vert lime (probablement électrique) et une version blanche au style plus robuste, sans doute la finition Trailhawk.

Un habitacle modernisé et techno

L’intérieur du Compass 2025 gagne en sophistication avec un grand écran multimédia positionné au-dessus d’une rangée de boutons physiques et d’une molette de commande. Des détails en aluminium, un double toit ouvrant, un affichage tête haute, et une sellerie en cuir avec surpiqûres contrastantes suggèrent un modèle haut de gamme.

Sous le capot : du choix et de la puissance

Construit sur la nouvelle plateforme STLA Medium de Stellantis, le Compass conserve un ADN distinctement Jeep, surtout dans ses versions plus aventurières. L’offre mondiale sera très étendue avec des versions e-hybrid, hybride rechargeable et 100 % électrique en plus des modèles à essence. Stellantis n’a pas encore précisée où iront les différents modèles

Lancement imminent en Europe, patience en Amérique du Nord

Le lancement européen est prévu pour le printemps 2025, mais Jeep n’a pas encore confirmé de date pour le marché nord-américain. Il est probable que le Compass 2025 débarque plus tard au Canada et aux États-Unis, adapté aux exigences et préférences locales et sans d’autres versions que les modèles à essence.

Avec des renseignements de Carscoops

Le texte Un aperçu du nouveau Jeep Compass provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

General Motors a annoncé la suppression d’un quart de travail à son usine d’assemblage d’Oshawa, en Ontario, invoquant un contexte commercial en pleine mutation. La décision réduit la production de camions Chevrolet Silverado HD et légers de 144 000 à environ 96 000 unités par an — une baisse de près de 48 000 véhicules.

Ce virage stratégique survient à peine un mois après que le président américain Donald Trump a imposé un tarif de 25 % sur les importations automobiles en provenance du Canada.

« Construire plus au Canada, pour le Canada »

Dans une déclaration publiée sur le site de GM Canada, le président de la filiale, Kristian Aquilina, a justifié cette décision difficile : « Les politiques commerciales changeantes, la dynamique de marché et la concurrence mondiale nous forcent à nous adapter. Pour GM, cela signifie produire davantage au Canada, pour répondre à la demande locale. »

Selon Aquilina, cette réorganisation vise à assurer la viabilité de l’industrie automobile canadienne à long terme.

Des centaines de pertes d’emplois directes et indirectes

La réduction de production entraînera la mise à pied d’environ 700 employés à l’usine, en grande majorité des membres du syndicat Unifor. Le syndicat estime également que 1 500 emplois supplémentaires seront perdus dans la chaîne d’approvisionnement, affectant ainsi toute la région du Grand Toronto.

Le syndicat dénonce une décision précipitée

La présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, a qualifié la décision de « prématurée et irrespectueuse ». Elle affirme que GM aurait dû attendre une rencontre prévue entre le Premier ministre canadien Mark Carney et le président Trump avant d’agir.

« Nous ne laisserons pas GM marchander des emplois canadiens pour s’attirer les faveurs de Donald Trump, » a-t-elle déclaré.
« Couper le troisième quart de travail est une décision irresponsable qui aura des effets d’entraînement majeurs sur l’ensemble du secteur des pièces automobiles. »

GM favorise la production américaine

La PDG de GM, Mary Barra, a confirmé cette semaine que l’entreprise cherche à augmenter la production de véhicules construits aux États-Unis. Elle a révélé à CNN que 50 000 camions supplémentaires seront désormais produits annuellement à l’usine de Fort Wayne, en Indiana, qui dispose des capacités nécessaires pour assembler les modèles auparavant produits à Oshawa.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte GM coupe un quart de travail à l’usine d’Oshawa provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

General Motors rappelle environ 880 000 camionnettes et VUS équipés du moteur V8 de 6,2 litres. Cela fait suite à une enquête de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), enquête provoquée par des plaintes reçues de propriétaires, dont certains ont dû faire remplacer le moteur de leur véhicule.

Les modèles touchés sont les Chevrolet Silverado 1500, Tahoe et Suburban, GMC Sierra 1500, Yukon et Yukon XL et Cadillac Escalade et Escalade ESV, tous des années-modèles 2021 à 2024.

Le total fourni pour le nombre de véhicules rappelés ne concerne que les États-Unis. GM au Canada émettra un rappel des mêmes modèles pour le même problème, et a confirmé aujoud’hui que quelques 50 000 véhicules sont affecté au pays.

Le GMC Yukon XL 2023
Le GMC Yukon XL 2023 | Auto123.com

Le problème

L’entreprise affirme que des problèmes de fabrication affectant le vilebrequin et/ou les bielles peuvent entraîner des dommages au moteur, ce qui peut entraîner une perte de puissance et un calage. L’entreprise ne précise pas le problème exact, mais la solution proposée suggère qu’il pourrait s’agir d’un problème de lubrification qui devient apparent à haute température.

La solution

Les propriétaires seront invités à apporter leur véhicule chez leur concessionnaire, où les techniciens inspecteront le moteur. Si aucun dommage n’est constaté, ils changeront l’huile et le filtre en utilisant un produit à viscosité plus élevée. Un nouveau bouchon de remplissage sera également installé pour s’adapter à la nouvelle huile.

Dans les cas où les moteurs ont subi des dommages, l’entreprise n’a pas non plus précisé sa ligne de conduite, mais il est probable que ces moteurs devront être remplacés.

GM affirme qu’elle enverra des avis aux propriétaires des véhicules concernés. L’entreprise prévoit également d’inspecter tous les véhicules ciblés encore en inventaire chez les concessionnaires pour qu’ils soient réparés au besoin.

Le Cadillac Escalade 2022
Le Cadillac Escalade 2022 | Auto123.com

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Le texte GM rappelle près de 900 000 VUS et camionnettes avec des moteurs V8 de 6,2 litres provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

General Motors a enregistré une baisse de 6,6 % de son bénéfice net au premier trimestre de 2025, tout en annonçant que ses prévisions pour l’année ne tenaient plus la route. La raison ? L’incertitude créée par les nouveaux tarifs douaniers imposés par l’administration Trump.

Résultats financiers mitigés malgré des revenus en hausse

Pour le trimestre clos le 31 mars, le bénéfice net de GM est tombé à 2,8 milliards de dollars, tandis que les revenus ont progressé de 2,3 % pour atteindre 44,02 milliards. Une performance en demi-teinte, notamment attribuable à une baisse des volumes en gros de camionnettes et VUS pleine grandeur, en raison de temps d’arrêt prévus sur les chaînes de montage et d’un incendie affectant un fournisseur.

Les résultats ajustés avant intérêts et impôts ont chuté de 9,8 % à 3,5 milliards, tandis que le bénéfice avant impôts en Amérique du Nord a baissé de 14 %, alors même que les nouveaux tarifs ne sont pas encore en vigueur.

Sur le plan international, GM a réalisé un bénéfice de 45 millions en Chine, contre une perte de 106 millions un an plus tôt. La marque est engagée dans une restructuration de ses opérations chinoises via une coentreprise à 50-50 avec SAIC Motor Corp.

Une année difficile en vue

En janvier, GM avait annoncé des prévisions optimistes pour 2025 : un bénéfice net de 11,2 à 12,5 milliards et un EBIT ajusté de 13,7 à 15,7 milliards. Ces prévisions supposaient toutefois une stabilité des politiques nord-américaines.

Or, depuis, les droits de douane sur les véhicules importés ont été imposés, bouleversant les projections. Paul Jacobson, directeur financier, a indiqué que la guidance ne pouvait plus être considérée comme fiable, ajoutant que l’environnement politique continuerait probablement d’évoluer dans les mois à venir.

Mary Barra, PDG de General Motors
Mary Barra, PDG de General Motors | Auto123.com

GM et la Maison-Blanche : dialogue en cours

GM a reporté de deux jours son appel aux analystes, à la suite d’une annonce de la Maison-Blanche indiquant un possible assouplissement des tarifs. La PDG Mary Barra a déclaré que GM menait des « discussions productives avec le Président et son administration », tout en exprimant sa gratitude envers Donald Trump.

« Le leadership du Président aide à rétablir une équité pour les entreprises comme GM, et nous permet d’investir davantage dans l’économie américaine », a affirmé Mary Barra le 28 avril.

Production revue et ajustements en Chine

En réponse à ces mesures tarifaires, GM prévoit d’augmenter la production de ses camionnettes légères Chevrolet Silverado et GMC Sierra à Fort Wayne, en Indiana. Le constructeur produit également des véhicules au Mexique et au Canada, ce qui pourrait nécessiter des ajustements selon l’évolution des politiques commerciales.

Jacobson précise que GM mise sur des mesures à faible coût, rapidement déployables, pour naviguer dans ce contexte incertain.

Un soulagement temporaire, mais des risques structurels persistants

Pour les analystes, l’assouplissement annoncé par la Maison-Blanche pourrait n’être qu’un répit temporaire. Daniel Roeska, de la firme Bernstein, souligne :

« Le pivot sur les tarifs apporte un soulagement à court terme, mais les risques structurels demeurent. Les prix des voitures américaines montent alors que l’élan économique ralentit. »

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•    L’avenir de Lotus est soudainement incertain alors que Geely se retire de l’entreprise.

C’est une nouvelle qui est passé sous silence, mais qui pourrait bien marquer un tournant tragique pour l’une des marques les plus emblématiques de l’industrie automobile. Le constructeur chinois Geely, propriétaire de plusieurs marques réputées (Volvo, Polestar), a annoncé qu’il exerçait son « option de vente » pour se départir de sa participation majoritaire de 51 % dans Lotus Advanced Technologies.

Autrement dit, Geely force Lotus à racheter sa part, ramenant ainsi toutes les opérations sous le giron britannique, sous le nom de Lotus UK. Un retour symbolique au bercail, mais à quel prix?

Une année record… avec un trou béant dans les finances

Sur papier, 2024 semblait prometteuse : Lotus Technology a livré 12 134 véhicules — une hausse de 74 % par rapport à l’année précédente — générant des revenus de 924 millions de dollars. Mais en lisant entre les lignes, c’est un tout autre son de cloche : une perte d’exploitation de 786 millions de dollars et une perte nette dépassant le milliard. Et ce, malgré cinq années consécutives de réduction des dépenses.

Pour Geely, ces chiffres n’ont rien d’encourageant. Le géant chinois semble avoir conclu que l’investissement ne rapporterait pas. Lotus reste en partie entre les mains du groupe malaisien Etika Automotive, qui détient 49 % de la marque. Mais l’avenir demeure très flou.

Lotus Emira
Lotus Emira | Auto123.com

Un pari tout-électrique risqué… et raté ?

Lotus a misé sur l’électrique à 100 %, faute de moyens pour développer plusieurs types de motorisation. En 2023, la marque affirmait encore ne pas croire aux carburants synthétiques ni aux hybrides. Puis, en novembre 2024, changement de cap : Lotus annonce vouloir développer des hybrides. Problème : avec Geely qui se retire, qui financera ce virage?

Tarifs américains : le coup de grâce?

La vraie tuile est arrivée sous la forme de tarifs douaniers. Déjà en mai 2024, l’administration Biden imposait une surtaxe de 102 % sur les véhicules électriques chinois — un chiffre passé à 125 % depuis.

Mauvaise nouvelle pour Lotus : ses modèles vedettes, l’Eletre (VUS électrique) et l’Emeya (GT électrique), sont assemblés en Chine. Seules l’Emira et l’Evija sont construites au Royaume-Uni… et elles ne sont pas assez rentables pour soutenir la marque. L’exportation vers les États-Unis de l’Emira a d’ailleurs été suspendue, une décision dramatique dans un marché aussi crucial.

Le marché chinois? Pas si simple

On pourrait croire que Lotus pourrait se rabattre sur le marché chinois, le plus grand au monde. Mais les consommateurs y sont farouchement fidèles aux marques locales. BYD, par exemple, détient 32 % du marché. Tesla s’en sort à 6.1 %, et ce, malgré une usine locale. Lotus, malgré ses efforts, reste perçue comme une marque étrangère avec une offre déjà dépassée face aux innovations locales comme les chargeurs mégawatts ou les technologies BYD de dernière génération.

Logo Lotus sur la Lotus Evija
Logo Lotus sur la Lotus Evija | Auto123.com

Que reste-t-il de l’âme de Lotus

Colin Chapman, le fondateur, visait la légèreté et la simplicité : « Simplify, then add lightness ». De 1996 à 2020, Lotus incarnait cet esprit avec des modèles comme l’Elise ou l’Exige. Puis est venu le rêve de grandeur, alimenté par une succession de repreneurs qui ont chacun voulu faire de Lotus un géant mondial. Résultat : des concepts abandonnés, des projets avortés… et une marque écartelée.

Un retour aux sources nécessaire?

Ironie du sort : Lotus pourrait aujourd’hui renaître en revenant à ses racines. Devenir une marque de niche, comme Caterham ou Ariel. Produire de petites sportives radicales, sans fioritures, ni luxes inutiles. Dans un monde saturé de VES silencieux aux écrans omniprésents, une Lotus légère à moteur thermique aurait un charme fou.

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Le texte L’avenir de Lotus menacé provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

•    Près de 50 000 véhicules Volvo et Polestar au Canada sont rappelés pour corriger un dysfonctionnement de la caméra de recul.

Volvo rappelle plus de 40 000 véhicules au Canada en raison d’un problème logiciel qui peut empêcher l’affichage de l’image de la caméra de recul sur l’écran multimédia lorsque le véhicule est en marche arrière.

Parallèlement, un rappel pour le même problème a été émis pour la Polestar 2 ; dans ce cas, près de 8 000 unités du véhicule électrique sont touchées au Canada.

La Polestar 2
La Polestar 2 | Auto123.com

Les véhicules

Plus précisément, 40 673 Volvo et 7 882 véhicules électriques Polestar sont ciblés dans le cadre du rappel. Voici la liste complète des modèles de véhicules concernés par la campagne :

  • •    Polestar 2 (2021-2025)
  • •    Volvo C40 (2022-2025)
  • •    Volvo S60 (2023-2025)
  • •    Volvo S90 (2022-2025)
  • •    Volvo V60 (2023-2025)
  • •    Volvo V60 Cross Country (2023-2025)
  • •    Volvo V90 Cross Country (2022-2025)
  • •    Volvo XC40 (2021-2025)
  • •    Volvo XC60 (2022-2025)
  • •    Volvo XC90 (2023-2025)

Le problème

Transports Canada explique que « sur certains véhicules, un problème de logiciel pourrait faire en sorte que l’image de la caméra de recul ne s’affiche pas lorsque la boîte de vitesse est réglée au rapport de marche arrière. »

Un mauvais fonctionnement de la caméra de recul augmente le risque de collision et contrevient également à la réglementation canadienne qui exige une caméra de recul fonctionnelle dans les véhicules récents.

La solution

La correction du problème ne nécessite pas que les propriétaires de Volvo se rendent chez leur concessionnaire, bien que cela leur soit offert en option. Volvo avisera les propriétaires par courrier que leur véhicule est inclus dans le rappel et enverra une mise à jour logicielle à distance conçue pour éliminer le problème.

Dans le cas de Polestar, les propriétaires seront également contactés par courrier, mais selon Transport Canada, on leur demande d’amener leur véhicule chez leur concessionnaire.

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Le texte Des modèles Volvo et Polestar rappelés en raison d’un défaut de caméra de recul provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Volvo entend rentabiliser davantage son usine américaine de Ridgeville, en Caroline du Sud, évaluée à 1,1 milliard $US. Le PDG Håkan Samuelsson a confirmé que le constructeur suédois y assemblera un modèle hybride à haut volume, dans le but de renforcer la production locale et de se prémunir contre les tarifs douaniers de plus en plus punitifs de l’administration Trump.

Cap sur un VUS… probablement le XC60 ou XC90

Interrogé sur le modèle qui pourrait être produit à Ridgeville, Samuelsson n’a pas nié qu’il pourrait s’agir du XC60 ou du XC90 : « Bonne déduction », a-t-il lancé. Selon lui, il est peu probable qu’il s’agisse d’une berline ou d’une familiale : « Quand on regarde les meilleures ventes aux États-Unis, ce sont presque toujours des VUS », a-t-il souligné. Il prévoit d’ailleurs rencontrer sous peu les concessionnaires nord-américains afin de discuter du modèle le plus pertinent à fabriquer localement. Même si la production de la berline S60 (basée sur la plateforme SPA) a cessé l’an dernier, les installations et les outils de production sont toujours en place à l’usine de Ridgeville. Ce châssis est également utilisé pour les XC60 et XC90.

Relancer l’EX90 et miser sur l’autonomie nord-américaine

Samuelsson veut aussi convaincre les concessionnaires américains et canadiens de mieux pousser les ventes du seul modèle Volvo actuellement assemblé aux États-Unis : le VUS 100 % électrique EX90. « Il faut le vendre plus agressivement », a-t-il tranché. Cette initiative s’inscrit dans une volonté claire du constructeur de régionaliser ses activités. Le PDG croit que le modèle global est en déclin et que chaque marché doit désormais prendre plus de décisions localement : « On ne peut plus simplement importer des véhicules d’Europe et croire qu’ils vont se vendre ici », a-t-il dit. Actuellement, 90 % des Volvo vendues aux États-Unis sont fabriquées en Europe.

Nouvelle direction pour les Amériques

Pour diriger ce virage régional, Volvo a nommé Luis Rezende à la tête d’une nouvelle division baptisée « Amériques », qui regroupe les États-Unis, le Canada et l’Amérique latine. Rezende succède à Michael Cottone, président des opérations pour les États-Unis et le Canada, qui quitte l’entreprise. Trois zones géographiques composeront désormais l’organigramme mondial de Volvo :

  • Amériques

  • Grande Chine

  • Europe et reste du monde

Samuelsson, qui a remplacé Jim Rowan à la tête de Volvo le 1er avril, croit que Rezende est l’homme de la situation pour « dynamiser le marché américain et atteindre des volumes beaucoup plus élevés ».

Décision à venir

Aucune date n’a encore été fixée pour le choix du futur modèle hybride destiné à l’usine de Ridgeville. Samuelsson souhaite toutefois que les choses bougent rapidement : « Si on veut améliorer le taux d’utilisation de l’usine, il faut aller vite. On a du personnel sur place qui a besoin de travail », a-t-il dit. Les récentes hausses de tarifs sur les importations rendent aussi l’exportation moins attrayante. Le président Trump a annoncé, le 9 avril dernier, une taxe de 125 % sur les véhicules fabriqués en Chine, soit cinq fois plus que les droits imposés le 3 avril sur les voitures fabriquées ailleurs dans le monde.

La S90 sacrifiée, les VUS mis de l’avant

Volvo a déjà commencé à ajuster son offre aux États-Unis. Une source proche du dossier indique que le constructeur compte cesser les commandes américaines de la berline S90, importée de Chine, dès l’an prochain. Seulement 1 364 exemplaires de la S90 ont trouvé preneur aux États-Unis en 2024. Ce retrait marque donc la sortie de Volvo du segment des berlines, de plus en plus marginal chez nos voisins du sud. En parallèle, la marque réduira aussi les incitatifs sur les véhicules en inventaire afin de compenser l’effet des tarifs. L’accent sera dorénavant mis sur ses trois modèles phares : les XC90, XC60 et XC40.

Et le Canada

Le Canada profitera du transfert de certains modèles de la Chine à l’Europe comme l’EX30 qui ne sera pas taxé chez nous et profitera des nouveaux modèles construits aux États-unis.

Avec des renseignements d’Automotive News Europe

Le texte Volvo assemblera un VUS hybride à grand volume dans son usine sous-utilisée des États-Unis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le président américain Donald Trump a signé hier, dans la banlieue de Détroit, deux décrets exécutifs modifiant les règles sur les tarifs douaniers appliqués à l’industrie automobile. Ces mesures visent à atténuer la pression financière sur les constructeurs et fournisseurs qui réclamaient un répit depuis des mois.

Un mécanisme de compensation inédit

L’un des décrets prévoit un remboursement partiel des droits de douane sur les composants représentant jusqu’à 15 % de la valeur d’un véhicule la première année, et 10 % la seconde année, à condition que le véhicule soit assemblé aux États-Unis.

Un constructeur pourra demander un crédit équivalant à 3,75 % du prix de détail suggéré (PDSF) de tous les véhicules assemblés sur le sol américain entre le 3 avril 2025 et le 30 avril 2026. Ce taux chutera à 2,5 % l’année suivante.

Une exemption conditionnelle des tarifs

Autre assouplissement notable : si un véhicule est fabriqué aux États-Unis avec 85 % de ses composants provenant du marché américain, ou conformes à l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC), aucun tarif ne s’appliquera durant la première année.

Avec 50 % de contenu local ou conforme à l’AEUMC, le constructeur ne paiera des droits que sur 35 % du contenu au lieu de la totalité. Une façon de donner aux fabricants le temps d’ajuster leur chaîne d’approvisionnement, selon Donald Trump.

Le pont Ambassador, entre Windsor et Détroit
Le pont Ambassador, entre Windsor et Détroit | Auto123.com

Fini les superpositions tarifaires

Un deuxième décret précise que les véhicules et composants ne seront plus soumis à l’accumulation de tarifs multiples — comme ceux sur l’acier (25 %) et l’aluminium — lorsque cela excède l’objectif politique fixé.

Soulagement pour certains, frustration pour d’autres

Du côté des fournisseurs, la réaction est partagée. Magna International y voit « un pas positif vers plus de clarté et de prévisibilité », tandis que d’autres dénoncent des mesures insuffisantes. Le ralentissement des paiements, combiné à une chaîne d’approvisionnement mondiale encore fragile après les pénuries de puces et la pandémie, continue d’alourdir la pression sur la trésorerie.

Une incertitude persistante

Malgré les annonces, de nombreuses zones grises demeurent. La Maison Blanche n’a pas encore précisé comment déclarer la part de contenu américain pour les véhicules conformes à l’AEUMC, ni comment réclamer les remboursements de droits déjà acquittés.

La Chine, de son côté, limite toujours l’exportation de terres rares, essentielles à la production de véhicules électrifiés.

L'Infiniti QX50 est fabriqué au Mexique
L’Infiniti QX50 est fabriqué au Mexique | Auto123.com

Des ajustements déjà en cours

Avant ces assouplissements, l’industrie s’était déjà adaptée. Stellantis a suspendu la production au Canada et au Mexique ; Nissan a stoppé l’exportation de certains modèles Infiniti vers les États-Unis ; Ford propose des prix employés à tous les clients américains ; et plusieurs constructeurs ont suspendu l’importation de leurs véhicules fabriqués outre-mer afin d’éviter de payer les droits de douane.

Certains concessionnaires ont même commencé à ajouter une ligne « tarif douanier » sur les factures.

Un peu de soulagement, ou peu de soulagement?

De nombreux joueurs dans l’industrie sont surement soulagés aujourd’hui. Mais l’incertitude – grand ennemi des dirigeants d’entreprise et des investisseurs – demeure bien en place. Et à plus long terme, rien n’est réglé. Comme le souligne un analyste d’AutoForecast Solutions, « L’industrie repose sur une chaîne d’approvisionnement mondiale. Ces décrets ne la prennent pas pleinement en compte. »

Remanier la production prend des années. Pour y arriver, on doit obtenir des permis, embaucher, construire, outiller. Les décisions stratégiques exigent une stabilité politique que ces mesures ne garantissent pas encore.

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Le texte Assouplissement de certains tarifs douaniers américains sur l’automobile provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile