• Slate Auto va construire sa camionnette tout électrique à l’intérieur d’une usine en Indiana.
Il y a deux semaines, on entendait parler d’un nouveau constructeur, Slate Auto, soutenu par Jeff Bezos, le grand patron d’Amazon. Ce qui avait retenu l’attention, c’est la promesse d’une camionnette offerte à quelque 20 000 $ US, avec le rabais de 7500 $ US toujours offert par les autorités.
Qu’importe, même sans rabais, une camionnette tout électrique à environ 28 000 $ US, ça demeure très attrayant.
Quelques jours plus tard, nous en apprenions un peu plus sur le modèle, surtout sur son côté spartiate, une approche qui permet bien sûr de garantir un prix d’appel intéressant.
Ce weekend, on apprenait grâce au site Business Insider que la compagnie allait construire ses véhicules à l’intérieur d’une usine qui est située à Warsaw, en Indiana. Selon ce qui est raconté, l’endroit a servi d’imprimerie jusqu’en 2023. Sa superficie, à 1,4 million de pieds carrés, est intéressante. Le complexe comprend des bureaux et des installations pensées pour la production. Slate Auto n’a pas mentionné de quelle façon elle allait occuper les lieux et comment elle allait répartir ses opérations sur le site.
La camionnette électrique, de profil | Auto123.com
Il est encore tôt. Toutefois, ça va débouler rapidement, car la compagnie annonçait il y a une dizaine de jours qu’elle comptait livrer ses premiers modèles à la fin de l’année 2026.
Rappelons que la camionnette Slate sera proposée en configuration de base avec une batterie de 47 kWh, le tout pour offrir une autonomie d’environ 240 km. Une batterie de 75 kWh sera livrable en option, pour environ 400 km de capacité.
Habitacle de la camionnette électrique | Auto123.com
Le modèle, livré sans système multimédia ni haut-parleurs, et avec des vitres et rétroviseurs à réglages manuels, va proposer différentes options et accessoires, ce qui permettra à la compagnie de réaliser plus de profits, tout en laissant le choix aux consommateurs qui veulent le minimum de pouvoir l’obtenir.
La camionnette électrique de Slate Auto, de profil | Auto123.com
Un ensemble utilitaire sera même livrable, avec une section qui va venir se greffer à l’arrière par-dessus la caisse de cinq pieds, pour proposer un espace fermé bien sûr, mais aussi une deuxième rangée.
Le véhicule n’est pas gros, toutefois, alors qu’il fait environ la longueur d’une Honda Civic.
Nous avons bien hâte de voir la suite des choses pour ce produit qui promet d’être rafraichissant, s’il voit bien sûr le jour. Si le succès est au rendez-vous, ça pourrait forcer les constructeurs que l’on connaît à réagir, ce qui pourrait profiter aux consommateurs.
La camionnette Slate sera construite en Indiana | Auto123.comLa camionnette Slate sera construite en Indiana | Auto123.comLa camionnette Slate sera construite en Indiana | Auto123.com
• Un nouveau rappel affecte près de 800 Volkswagen ID. Buzz au Canada, ainsi que plus de 5600 unités aux États-Unis.
À peine quelques mois après son arrivée sur le marché nord-américain, le Volkswagen ID. Buzz 2025 fait déjà l’objet de deux rappels de sécurité. Un problème avec le témoin des freins ainsi qu’une banquette arrière trop large forcent la division américaine de Volkswagen à ordonner un arrêt de vente sur 5637 unités américaines produites entre septembre 2024 et février 2025 à l’usine de Hanovre, en Allemagne.
Au Canada, 771 unités de la fourgonnette électrique sont également rappelées en lien avec le problème du témoin pour les freins. Volkswagen Canada n’a pas encore confirmé si le rappel pour le problème de banquette s’appliquera aux versions vendues chez nous.
Le premier rappel concerne un affichage incorrect du système de freinage : au lieu d’indiquer le mot « BRAKE » en rouge, tel qu’exigé par la réglementation, le tableau de bord affiche une icône ambrée. Ce défaut enfreint les normes de sécurité américaines et canadiennes, et pourrait créer de la confusion en cas de problème de freinage.
Selon le rappel de Transports Canada publié le 9 avril 2025, 771 ID.Buzz sont touchés au pays pour ce problème de témoin lumineux.
« Un témoin de couleur incorrecte pourrait semer la confusion et augmenter le risque d’accident », peut-on lire dans l’avis officiel.
Volkswagen ID. Buzz 2025, sièges de troisième rangée | Auto123.com
Une banquette qui serait trop large
Le deuxième rappel concerne la banquette de troisième rangée, qui n’est équipée que de deux ceintures et de deux appuie-têtes, mais dont la largeur pourrait en théorie accueillir trois passagers. Bien que Volkswagen n’ait pas encore confirmé si ce rappel s’appliquera aussi au Canada, ce défaut viole les normes fédérales de sécurité américaine, car la largeur réelle dépasse les limites permises pour une banquette à deux places.
Volkswagen prévoit installer des pièces de garniture rigides non rembourrées afin de restreindre physiquement la largeur utilisable.
Mises à jour prévues d’ici la fin juin
Volkswagen a annoncé que les mises à jour logicielles pour le problème d’affichage seront effectuées dès que validées, et les avis aux propriétaires sont prévus pour le 6 juin. Les correctifs physiques de la banquette suivront, avec des avis envoyés d’ici le 20 juin.
Les véhicules concernés incluent les unités neuves et d’occasion qui sont invendues. Au Canada, l’ID. Buzz 2025 est commercialisé à partir de 77 495 $ CA, ce qui en fait le modèle le plus cher de l’entreprise offert chez nous.
Un deuxième coup dur pour la gamme électrique de Volkswagen
Ce rappel s’ajoute à un précédent arrêt de vente du Volkswagen ID.4 en raison de poignées de porte défectueuses à l’automne 2024. Les livraisons de ce modèle avaient pu reprendre en décembre.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/05/Volkswagen-ID-Buzz-2025-41.jpg8001200Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-05-06 06:59:572025-05-06 07:15:11Rappel de 771 Volkswagen ID. Buzz au Canada pour un problème avec le témoin pour les freins
Mercedes-Benz compte ajouter un modèle de plus à la production de son usine de Tuscaloosa, en Alabama. Tout indique qu’il pourrait s’agir du GLC.
Sans confirmer officiellement s’il s’agit d’une réponse aux récents tarifs douaniers américains sur les véhicules et les pièces importés, l’entreprise souligne qu’il s’agira d’un modèle « appartenant à un segment clef » destiné au marché nord-américain. Sa production ne débutera toutefois pas avant 2027.
L’usine de Mercedes-Benz à Tuscaloosa, en Alabama | Auto123.com
Une usine déjà bien implantée… et tournée vers l’exportation
L’usine de Tuscaloosa, en exploitation depuis 1997, produit aujourd’hui les utilitaires GLE, GLS ainsi que les VUS électriques EQE et EQS. Elle assemble environ 260 000 véhicules par an, dont près de 60 % sont destinés à l’exportation.
Avec environ 6000 employés, ce site avait autrefois accueilli la production de la Classe C, désormais assemblée ailleurs. À l’origine, l’usine avait été construite pour fabriquer la première génération du VUS ML, un véhicule emblématique du tournant utilitaire chez Mercedes.
Mercedes-Benz GLC | Auto123.com
Le GLC pressenti pour une relocalisation
Mercedes n’a pas encore confirmé quel modèle sera ajouté à Tuscaloosa, mais on peut dire qu’il y a un candidat logique. En 2024, le GLC a été le deuxième modèle Mercedes le plus vendu aux États-Unis, juste derrière le GLE.
En raison du tarif de 25 % désormais imposé sur les véhicules importés, plusieurs constructeurs réévaluent leur stratégie manufacturière. Certains augmentent leurs prix, d’autres suspendent les importations ou relocalisent la production.
Une stratégie locale, mais pas nécessairement de nouveaux emplois
Selon les précisions fournies à CNBC, Mercedes adopte une stratégie dite « local-for-local », c’est-à-dire visant à construire un véhicule dans le marché où il sera le plus vendu. Cela pourrait signifier un déplacement de la production (par exemple du GLC, ou de la Classe C) vers les États-Unis, mais pas nécessairement une hausse de la production ou une création d’emplois.
Il est aussi possible que Mercedes réduise les exportations actuelles de GLE et GLS pour faire de la place à ce nouveau modèle destiné au marché américain, afin de contourner les frais à l’importation imposés dans d’autres régions comme le Canada, l’Europe ou la Chine.
Un contenu nord-américain encore très limité
Malgré l’assemblage aux États-Unis, les VUS Mercedes produits à Tuscaloosa contiennent à peine 10 % de pièces d’origine américaine, selon les documents de la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration). Le moteur provient toujours d’Allemagne et la transmission est fabriquée en Roumanie — des pièces qui seront elles aussi frappées par les nouveaux tarifs sur les composants automobiles.
Mercedes produit une grande variété de modèles destinés au marché américain dans ses usines d’Allemagne, mais aussi d’Autriche, de Hongrie, d’Afrique du Sud et du Mexique. Quant au fourgon Sprinter, il est assemblé dans une usine distincte en Caroline du Sud.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/05/mercedes-benz-usa-tuscaloosa-alabama.jpg6751200Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-05-06 06:59:572025-05-06 07:15:26Mercedes-Benz fabriquera un VUS de plus à son usine d’Alabama
Si vous conduisez un Ford Bronco ou un Ford Transit, et que votre caméra de recul fait des siennes, vous n’êtes pas seul. Ford rappelle 25 260 véhicules au Canada pour un défaut logiciel pouvant empêcher l’image de la caméra arrière de s’afficher correctement sur l’écran du système d’infodivertissement. Selon Transports Canada, ce rappel touche certains Bronco 2021 à 2023, des Transit 2022 et 2023, ainsi que des Lincoln Navigator 2018 à 2021. Le point commun? La présence d’un système de caméra à 360 degrés affecté par une défaillance logicielle.
Une fonction de sécurité obligatoire
La caméra de recul est exigée par la loi sur tous les véhicules vendus au Canada depuis plusieurs années. Son absence – même temporaire – constitue une non-conformité, pouvant augmenter le risque d’accident en marche arrière. Ford précise que certaines camionnettes Transit nécessiteront également une mise à jour logicielle pour régler le problème. Les propriétaires recevront un avis par la poste. Selon le communiqué, les concessions Ford remplaceront la caméra de recul, au besoin, et modifieront le faisceau de câblage de la caméra si jugé nécessaire.
Une année chargée pour les rappels chez Ford
Ce 38e rappel Ford de 2025 au Canada s’ajoute à une longue série de correctifs émis sur une variété de modèles. Du côté des États-Unis, les chiffres sont encore plus élevés, ce qui met en relief un dilemme : Ford est-elle proactive ou simplement aux prises avec des problèmes de qualité récurrents? Le constructeur de Dearborn mise évidemment sur le premier scénario : identifier rapidement les défaillances pour assurer la sécurité de ses clients.
Ford n’est pas seul dans la tempête
À noter que Ford n’est pas le seul constructeur confronté à une avalanche de rappels. GM a récemment rappelé près de 50 000 véhicules au Canada pour un risque de bris moteur V8, affectant notamment les Silverado et Tahoe. À l’échelle mondiale, plus de 750 000 véhicules GM pourraient être concernés.
Conclusion
Le rappel des caméras de recul Ford a été publié la semaine dernière et mis à jour hier avec les plus récentes informations. Si vous possédez l’un des modèles concernés, attendez l’avis officiel et planifiez une visite en concession dès que possible.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/05/the-secret-behind-ford-bronco-being-the-fastest-selling-used-car-on-the-us-market-today-182014_1.jpg16042406Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-05-05 07:56:102025-05-05 08:00:14 Plus de 25 000 Ford Bronco et Transit visés par un problème de caméra de recul
Chaque Cadillac Celestiq est construite à la main dans les installations du GM Global Technical Center à Warren, au Michigan. Avec un prix de départ de 500 000 $, cette berline électrique incarne le summum du luxe personnalisé à l’américaine. Dans ce contexte, il n’est pas surprenant d’apprendre que sa production sera extrêmement limitée. Selon Tony Roma, ingénieur en chef du véhicule, Cadillac prévoit une production qui se chiffre en centaines, jamais en milliers, même dans ses meilleures années. « On parle ici d’un volume très bas », a-t-il confié à Jay Leno lors d’un épisode de Jay Leno’s Garage. « Au mieux, on pourrait atteindre 250 unités par année, mais on parle en général d’environ une voiture par jour. »
Une exclusivité rendue possible par une personnalisation extrême
La rareté de la Celestiq n’est pas qu’une question de stratégie : c’est aussi une nécessité. Chaque véhicule est construit selon les goûts et exigences du client, avec un niveau de personnalisation quasi illimité. Les acheteurs peuvent choisir des matériaux rares, des teintes sur mesure, et même, selon GM, utiliser du bois provenant d’un arbre de leur propriété pour les garnitures intérieures. Une approche sur-mesure digne de marques artisanales européennes.
Une berline électrique puissante… et majestueuse
Sous sa robe spectaculaire, la Cadillac Celestiq 2024 cache une architecture entièrement électrique reposant sur la plateforme BEV3 de GM. Deux moteurs électriques, alimentés par une batterie de 111 kWh, produisent 655 chevaux et 646 lb-pi de couple, de quoi propulser cette grande berline avec aplomb, même si elle n’atteint pas les chiffres foudroyants de certaines concurrentes européennes.
Un symbole de renaissance pour Cadillac
Avec la Celestiq, Cadillac renoue avec le prestige d’antan et se repositionne clairement dans la cour des marques de luxe les plus exclusives. Plutôt que de miser sur le volume, la division de GM privilégie ici l’artisanat, l’innovation technologique et l’image de marque. Une stratégie assumée qui transforme chaque Celestiq en pièce unique, et qui pourrait séduire une clientèle nord-américaine en quête de distinction sans compromis.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/05/cadillac-celestiq-303.jpg10001560Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-05-05 07:27:282025-05-05 07:29:06Est-ce que la Cadillac Celestiq à 500 000 $ est un modèle réaliste dans le contexte actuel ?
Depuis le 3 mai, les nouveaux tarifs imposés par l’administration Trump sur les pièces automobiles importées sont officiellement en vigueur. Ces mesures surviennent un mois après l’annonce de tarifs sur les véhicules assemblés à l’étranger, dans le but déclaré de stimuler la production automobile locale aux États-Unis. Les pièces visées touchent directement la mécanique lourde et les systèmes critiques d’un véhicule : moteurs, transmissions, éléments de suspension, pièces de direction, de freinage, et de sécurité. Tous ces composants sont désormais soumis à une surtaxe de 25 % sur leur valeur à l’importation.
Une mesure protectionniste qui risque de faire grimper les prix
Cette décision, censée encourager l’assemblage et la production de pièces aux États-Unis, inquiète de nombreux acteurs de l’industrie. Selon plusieurs dirigeants et analystes, cette surcharge tarifaire pourrait faire grimper les coûts des véhicules neufs pour les consommateurs américains et provoquer des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement. Déjà fragilisée par des enjeux logistiques post-pandémiques, l’industrie redoute une nouvelle vague d’instabilité.
Le Canada et le Mexique largement épargnés — pour l’instant
Bonne nouvelle toutefois pour les fournisseurs nord-américains : la majorité des pièces provenant du Canada et du Mexique échappent aux nouveaux tarifs, tant qu’elles respectent les règles d’origine prévues dans l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC/USMCA). En 2023, environ 80 % des pièces importées aux États-Unis répondaient à ces critères, selon le Bureau du représentant américain au commerce. Ce statut privilégié permet de préserver une circulation fluide dans la chaîne d’approvisionnement continentale, essentielle pour les constructeurs. Cela dit, l’avenir de cette exemption reste incertain. Selon l’ordre exécutif signé par Donald Trump, les pièces en provenance du Canada ou du Mexique ne seront exemptées que jusqu’à ce que le département du Commerce mette en place un système pour calculer leur contenu non américain.
Un certain répit pour les constructeurs
Dans un geste d’apaisement, Trump a signé le 29 avril deux ordonnances prévoyant des formes d’allègement tarifaire. Premièrement, les nouveaux tarifs sur les pièces ne s’additionneront plus à ceux déjà imposés sur l’acier et l’aluminium. Deuxièmement, Washington prévoit de rembourser une partie des droits payés sur les pièces destinées à des véhicules assemblés aux États-Unis. Cette mesure est accueillie avec soulagement par les constructeurs, qui plaidaient depuis des semaines pour un ajustement. Toutefois, plusieurs responsables de l’industrie estiment que ce répit n’empêchera pas la hausse des prix des véhicules ni ne résoudra la pression financière sur les fournisseurs.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/05/Donald_J._Trump_at_Marriott_Marquis_NYC_September_7th_2016_04.jpg8001200Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-05-05 06:52:082025-05-05 06:59:13Tarifs sur les pièces automobiles : Comment ça fonctionne
La scène se passe dans la salle d’exposition d’une concession Joystar Chery 4S à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie. Alors qu’un acheteur regarde un véhicule, une voix féminine l’interpelle et demande si elle peut le renseigner. C’est Mornine. Son visage aux traits fins et sa longue chevelure blonde suggèrent qu’il s’agit d’une jeune femme. En réalité, tout cela est factice puisque Mornine est un robot humanoïde.
Depuis la fin d’avril, cette démonstration amorcée chez les concessionnaires Chery 4S malais montre comment Chery, un des plus importants constructeurs d’automobiles en Chine, entend réinventer le parcours d’achat d’un véhicule avec un robot doté d’une intelligence artificielle. Le but étant, dit le constructeur, de rendre les interactions avec la clientèle plus fluides, plus chaleureuses, mais aussi plus connectées.
Avec un prénom qui résonne comme « Mornin’! » (bonjour en anglais) et une apparence agréable, Mornine se veut accueillante. À 1,67 m, sa grandeur est dans la moyenne, alors que sa capacité à se déplacer à 1 m/s (3,6 km/h) lui permet de marcher aussi vite que vous et moi. Son torse lui permet de pivoter sur 41 degrés, alors que ses mains très agiles (12 degrés de liberté pour chacune) lui confèrent la dextérité voulue pour poser des gestes parfois plus complexes qu’il n’y paraît. Prenez, par exemple, l’action de dévisser le petit bouchon d’une bouteille d’eau en plastique d’une main, en tenant la bouteille de l’autre main sans la faire éclater.
Pour ce qui est l’expression faciale, par contre, on repassera. Loin de paraître angélique comme le jeune David, héros du film A.I. Intelligence artificielle (2001) de Steven Spielberg, ou carrément humanoïde comme Sonny, le robot qui pense dans I Robot (2004), Mornine affiche une apparence hybride, mi-humaine, mi-bionique. Et si sa bouche s’active lorsqu’elle parle, sa tête casquée et les lunettes fumées qui masquent un éventuel regard lui confèrent la froideur du héros de RoboCop (1987).
Cela n’a cependant pas empêché Mornine de faire sensation lors d’une série de présentations récentes : d’abord à l’Intelligent Strategy Conference organisée par Chery pour ses concessionnaires et distributeurs du monde entier à Wuhan, en Chine, puis quelques jours plus tard, au salon Auto Shanghai, présenté du 23 avril au 2 mai dans cette métropole chinoise.
Son arrivée chez le concessionnaire de Kuala Lumpur et quelques autres en Malaisie marque la transition d’un stade de prototype expérimental à celui de membre actif d’une équipe dans un environnement réel.
Dans une concession, Mornine serait en mesure d’accomplir diverses tâches : accueillir des clients, servir un café, mais aussi renseigner un acheteur en répondant à ses questions. Les réponses entendues dans certaines vidéos promotionnelles (« ce véhicule a un profil élégant » ou « ses sièges sont confortables ») évoquent cependant des clichés peu inspirants.
Une « race » qui se développe
N’empêche qu’on n’est qu’aux premières heures de l’existence de ce robot humanoïde, qui n’est d’ailleurs pas le seul projet du genre dans le monde. Qu’on pense, par exemple, à Asimo de Honda, Optimus de Tesla et CyberOne de Xiaomi, pour ne nommer que ceux-là.
Chery envisage d’ailleurs d’étendre la présence de Mornine à d’autres environnements propices à une interaction homme-machine. Le constructeur donne comme exemples les centres commerciaux, les expositions, les cinémas et les centres de services gouvernementaux. Il prône aussi son adoption par les familles, les écoles et les établissements de soins pour personnes âgées, des lieux où camaraderie, empathie et adaptabilité sont essentielles.
L’entreprise qui a mis au point Mornine s’appelle AiMOGA (acronyme de Artificial Intelligence et Multi-Objective Genetic Algorithm). Cette une filiale sud-africaine créée par Chery en 2024 qualifie sa création de « robot assistant ».
Pour lui permettre de jouer son rôle, on l’a dotée d’un modèle de détection multimodale intégrant des données visuelles, vocales et autres. Selon ses concepteurs, cela lui permet d’interpréter avec précision les paroles formulées par la personne avec laquelle Mornine interagit, de même que ses gestes, mais aussi avec le contexte et l’environnement du lieu qu’elles partagent.
En outre, cette programmation s’appuie sur une architecture lui permettant, notamment, de marcher et de faire des gestes agiles avec ses mains. À cela s’ajoute une capacité de coordination multirobot, menant à la réalisation de tâches collaboratives comme des visites guidées et des services d’accueil.
Tout cela est rendu possible par une capacité décisionnelle basée sur la technologie d’IA développée par la société chinoise Deepseek, qui lui permet d’apprendre à connaître et à reconnaître les gens, de même que l’agent conversationnel CheryGPT, qui l’amène à s’exprimer avec une sonorité humaine dans une dizaine de langues avec un taux d’exactitude frôlant les 95 %, affirment ses concepteurs.
Argos, le meilleur ami de Mornine
Mornine n’est pas seule à préparer son entrée dans le monde des vivants. Au salon de Shanghai, le kiosque de Chery la présentait en compagnie d’un chien robot nommé Argos (parfois aussi Dorry). Leurs prestations — routines de bienvenue, danses façon rassemblement éclair et jeux interactifs — ont suscité beaucoup d’intérêt de la part des visiteurs.
Les premières incursions de Chery dans le monde de l’IA remontent à 2010. Cette année-là, le constructeur a créé une « base technologique intelligente et interconnectée » en collaboration avec des meneurs de ce secteur d’activité tels que Baidu et iFlytek. Cela a mené, en 2018, au lancement de CheryLion, un système d’opération basé sur l’IA que le constructeur continue de faire évoluer aujourd’hui encore.
Puis, en 2020, Chery a lancé un programme de recherche et développement dédié aux robots humanoïdes, qui a abouti à la création de sa division consacrée à la robotique, AiMOGA, et au développement de robots quadrupèdes et bipèdes.
Car Mornine n’est pas la seule réalisation du genre d’AiMOGA. À l’instar de Spot, le robot à quatre pattes de Boston Robotics qui a fait sensation, le constructeur chinois a également mis au point un substitut mécanique à la race canine.
Surnommé Argos (parfois aussi Dorry), cette autre création d’AiMOGA était un prélude au lancement de sa contrepartie bipède. Ce toutou mécanique a séduit de nombreux visiteurs dans les salons en montrant qu’il peut danser, sauter et interagir de manière personnalisée avec les gens.
Comme l’expliquait un porte-parole de Chery aux visiteurs d’un récent salon de l’auto où ces robots étaient présents : « Aux côtés du robot humanoïde Mornine, de divers drones, d’un modèle de lunettes de réalité virtuelle et d’autres produits technologiques, écologiques et intelligents développés récemment par Chery, ce chien robot démontre la stratégie à long terme de Chery : une vision intelligente, avancée et durable de la vie moderne qui va bien au-delà de ses véhicules et qui recherche, au sein de son propre univers et avec d’autres utilisateurs, une nouvelle culture de mobilité immersive pour un monde plus vert. »
Voilà qui donne le goût de relire le livre I Robot d’Isaac Asimov (ou de revisionner le film du même nom) pour ressasser nos idées sur l’arrivée prochaine de ces machines dans nos vies. Un fait qui paraît de plus en plus inéluctable.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/05/Chery-Robot-Mornine-2.jpg6831024Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-05-04 10:38:122025-05-04 10:45:14Voici Mornine, la conseillère aux ventes des concessions Chery
Les plaquettes de freins sont cruciales pour la sécurité et la performance de votre véhicule. Parmi les nombreuses options disponibles, les plaquettes en céramique sont aujourd’hui les plus populaires en raison de leur équilibre entre performance, confort et propreté. Si vous recherchez des freins haute performance, les plaquettes en carbone métallique sont un excellent choix. Quant aux plaquettes semi-métalliques, elles sont encore utilisées, mais de manière plus limitée. Voici un guide pour mieux comprendre les spécificités de chaque type et pourquoi certaines marques de plaquettes céramique offrent des garanties supplémentaires.
Plaquettes céramique : le choix populaire
Les plaquettes de freins en céramique sont devenues le choix numéro un pour de nombreux automobilistes. Leur composition permet une conduite fluide, sans bruit excessif, et elles sont parfaites pour un usage quotidien.
Avantages : Elles produisent très peu de poussière de frein, ce qui garde vos jantes propres beaucoup plus longtemps. Elles sont très silencieuses, offrant une conduite douce sans grincements, et elles sont durables, avec une longue durée de vie même dans des conditions variées.
Qualité variable : Toutes les marques de plaquettes en céramique ne sont pas égales. Il existe plusieurs niveaux de qualité, et il est crucial de choisir des marques réputées pour garantir la sécurité et la performance. Des marques telles que Bosch et Agna Prologix sont des choix sûrs, offrant des produits testés et fiables. Ces marques assurent une performance constante et une sécurité accrue, ce qui n’est pas toujours le cas avec des produits moins connus ou de qualité inférieure.
Plaquettes carbone métallique : la performance avant tout
Les plaquettes en carbone métallique sont idéales pour les conducteurs à la recherche de performances accrues, notamment pour des véhicules de sport ou dans des conditions de conduite exigeantes.
Avantages : Elles résistent à de très hautes températures, offrant une puissance de freinage stable même sous de fortes sollicitations. Elles sont idéales pour les voitures performantes ou celles qui remorquent fréquemment des charges.
Inconvénients : Ces plaquettes produisent plus de poussière et de bruit que les plaquettes en céramique, et elles peuvent user les disques de frein plus rapidement.
Pourquoi certaines plaquettes de freins font-elles du bruit, même neuves ?
Les freins peuvent parfois faire du bruit, même lorsqu’ils sont neufs. Cela est souvent dû à :
Période de rodage : Les plaquettes neuves nécessitent souvent un temps de rodage pour s’adapter aux disques. Durant cette phase, il est possible d’entendre quelques grincements.
Matériaux utilisés : Les plaquettes de haute performance, comme celles en carbone métallique, peuvent être plus bruyantes en raison de leur rigidité. À l’inverse, des plaquettes de qualité inférieure, bien que moins performantes, auront tendance à générer moins de bruit.
Conclusion
Pour un usage quotidien, les plaquettes céramiques sont le choix préféré, en offrant un excellent compromis entre performance, confort, et entretien facile. Cependant, si vous recherchez des performances plus élevées, notamment pour des conditions extrêmes, les plaquettes carbone métallique sont la solution idéale. Lorsque vous choisissez des plaquettes céramiques, il est important de vous tourner vers des marques réputées comme Bosch ou Agna Prologix, afin de garantir sécurité et qualité. Pour trouver les plaquettes de frein adaptées à vos besoins, visitez Pièces d’auto Super ou explorez notre sélection en ligne sur Pièces d’auto Super.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/05/1er-Mai-2025.jpg8011200Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-05-03 09:47:082025-05-03 09:59:27Les plaquettes de freins : comprendre les types et leurs avantages
Nous sommes tous d’accord, la voiture ancienne ne parcours pas les même distances qu’une voiture moderne qui sert aux déplacements de tous les jours sur une période d’une année.
Nous voici donc à discuter des pneus qui sont utilisés sur les voitures anciennes.
La moyenne de miles parcourus par saison pour une ancienne, non statistiquement vérifié, est d’environ 5 000 km qui procurent une large plage temporelle pour l’utilisation de ces dits pneus. Mais voilà que… combien de saisons ces pneus sont bons et sécuritaires… tout est là!
Il ne faut pas prendre à la légère la condition des pneus. Bien sûr tenir compte de la sécurité est la priorité, mais, aussi les $$ qu’un mauvais pneu peut causer comme dépenses inutiles n’est pas à prendre à la légère non plus.
Vos yeux sont votre meilleur outil.
L’inspection visuelle se fait en trois points faciles. Les voici dans l’ordre.
1 : vérification de l’usure de la semelle.
Cette vérification est facile et nécessite peu d’expérience ou outils. Il y a bien sûr un outil qui va mesurer la profondeur de la semelle, mais de façon logique et évidente, tout le monde peut savoir si l’usure est faible, moyenne ou sévère d’un seul coup d’œil.
2 : vérification du flanc pour les traces d’impacts ou de fissures.
Les traces d’impacts sont souvent caractérisés par des fentes d’une certaines longueurs et profondeurs. Elles sont beaucoup plus grandes que les fissures et peu nombreuses. Les fissures se caractérisent elles, par une très grande quantité répartie généralement également sur les flancs. On peut les voir sur la semelle aussi. Ces fissures dénotent une grande exposition au soleil, ou un âge avancé du pneu. Ces fissures se remarquent beaucoup plus sur les pneus radiaux que sur les pneus conventionnels (nylon).
3 : La date de fabrication.
Depuis 2000 les fabricants sont tenus d’inscrire la date de fabrication sur chaque pneu vendu ici, en Amérique. Certains fabricants, inscrivaient la date avant 2000 sans y être obligé. Nous avons reçu une Corvette à l’atelier avec des pneus de 1967..! Comment les identifier? Plutôt facile. Il y a deux façons de savoir l’âge de vos pneus.
A : les 4 derniers chiffres du numéro de série.
B : une petite case avec 4 chiffres inscrit à l’intérieur. Souvent cette case se trouve tout près du numéro de série.
Ces 4 chiffres se décodent de la même façon soit : les 2 premiers chiffres indiquent la semaine, les 2 derniers, l’année. Voici comment est présenté ces chiffres sur les pneus.
Façon -A : XXXXXXXXX2421
Façon -B : 24 21
Dans ces deux cas la réponse se décode comme suit : 24 pour la 24ième semaine et 21 pour l’année 2021.
Pour aller se promener à la crémerie du coin, un vieux pneu causera pas de soucis, mais en plein mois de juillet et 30c de chaleur, sur l’autoroute, un vieux pneu risque de fouiller dans votre portefeuille bien plus qu’il en coûte de l’avoir remplacé. Avez-vous pensé aux dommages qu’un pneu qui éclate peut causer? Risque de dérapage, aile déformée, rayure sur la peinture… je continue? Allez, j’en ajoute un autre : journée de balade perdue… Ok j’arrête.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/05/vintage-tire-mobile-img.jpg348614Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-05-03 09:33:562025-05-03 09:44:22Les pneus et la sécurité
Le géant canadien des pièces automobiles Magna International a reçu le feu vert pour déployer des véhicules électriques autonomes dans les rues de Toronto d’ici la fin de l’année. Le Ministère des Transports de l’Ontario (MTO) a récemment approuvé la demande de Magna dans le cadre du programme pilote ontarien sur les véhicules automatisés (AVPP), permettant ainsi à l’entreprise de tester des véhicules de livraison sans conducteur dans certains quartiers de la plus grande ville du pays
Un programme rigoureux et encadré
L’Ontario a lancé ce programme pilote en 2016, avec des règles strictes imposant notamment la présence d’un conducteur humain. Il a été mis à jour en 2019 pour refléter les progrès rapides dans le domaine des véhicules autonomes.
Le projet de Magna consiste à déployer de petits véhicules à trois roues, conçus pour livrer des colis légers sur de courtes distances — une solution de « dernier kilomètre » adaptée au contexte urbain dense de Toronto.
Selon un rapport soumis au conseil municipal le 24 avril, chaque véhicule sera surveillé en tout temps par un véhicule suiveur avec un superviseur prêt à intervenir immédiatement, ainsi qu’un opérateur à distance capable de reprendre le contrôle en cas de situation complexe.
Les véhicules de livraison autonomes de Magna seront :
– Limités à une vitesse maximale de 32 km/h;
– Autorisé sur routes à 40 km/h ou moins;
– Interdits d’effectuer des virages à gauche;
– Conformes aux normes internationales en matière de cybersécurité et de protection de la vie privée.
Le projet commencera avec un petit nombre de véhicules au deuxième trimestre 2025, sans date exacte annoncée. Magna prévoit en déployer jusqu’à 20 au total pendant la durée du programme.
Système conduite autonome | Auto123.com
Une expérience urbaine inédite au Canada
Alors que la majorité des déploiements de véhicules autonomes aux États-Unis se font dans des États au climat plus clément (comme la Californie, l’Arizona ou la Floride), l’essai de Magna représente une opportunité unique d’adaptation aux réalités urbaines canadiennes, notamment l’hiver et les précipitations fréquentes.
Ce projet s’inscrit dans la vision de Magna de réduire les coûts et les émissions liés à la livraison urbaine. En mars 2022, l’entreprise avait déjà lancé un robot-livreur avec un restaurant de pizza à Detroit. Quelques mois plus tard, lors du Salon de l’auto de Détroit, elle dévoilait sa volonté d’accélérer l’adoption de cette technologie en ville.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/05/MagnaInternational2.jpg422750Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-05-03 08:52:272025-05-03 08:59:00Des VÉ autonomes de Magna dans les rues de Toronto
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