Jaguar Land Rover (JLR) a annoncé la suppression de 500 postes de gestion, une décision qui survient malgré le meilleur bénéfice enregistré par l’entreprise en dix ans lors de son dernier exercice financier terminé en mars. Les départs se feront sur une base volontaire. JLR explique vouloir réaligner son leadership avec les besoins actuels et futurs de l’entreprise.

Le Defender en ligne de mire

Après une pause temporaire des expéditions vers les États-Unis en raison d’une hausse soudaine des tarifs douaniers sous l’administration Trump (passant à 27,5 %), JLR a vu ses ventes plonger de 11 % au trimestre suivant. Même si les droits sur les véhicules britanniques ont été réduits à 10 %, le Defender, assemblé en Slovaquie, reste soumis à la pleine taxe, ce qui mine sa rentabilité. Or, il s’agit du modèle le plus vendu de la marque.

Le dollar faible complique les choses

Le directeur financier Richard Molyneux souligne que la faiblesse du dollar, exacerbée par les politiques protectionnistes américaines, rend les véhicules JLR plus coûteux pour les consommateurs américains. L’entreprise est partiellement protégée à court terme grâce à des stratégies de couverture, mais elle s’attend à en souffrir à moyen terme.

Le marché chinois perd de sa vigueur

Autre nuage à l’horizon : le ralentissement marqué du marché chinois pour les marques de luxe occidentales. Les ventes de JLR y ont chuté de 15 %, faisant glisser la Chine de la première à la quatrième place de ses marchés mondiaux.

Jaguar Land Rover supprime 500 postes de gestion dans un contexte économique mondial difficile | Auto123.com

Explosion des coûts et marges en déclin

En deux ans, JLR a ajouté près de 6000 employés, faisant grimper sa masse salariale annuelle de 3,7 à 6,3 milliards CAD. Bien que cela reflète une volonté de croissance, l’entreprise a averti que ses marges bénéficiaires passeraient de 8,5 % à un intervalle de 5 à 7 % cette année, en raison des multiples pressions financières.

Un virage stratégique prolongé

Face à l’incertitude entourant l’adoption des véhicules électriques, JLR a décidé de prolonger la production de ses modèles à moteur thermique. Pour soutenir cette approche, son budget d’investissement sur cinq ans est passé de 15 à 18 milliards de livres sterling.

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Les véhicules assemblés aux États-Unis ont vu leur part de marché diminuer au Canada au deuxième trimestre de 2025, alors que les tarifs réciproques entre Ottawa et Washington commencent à affecter sérieusement les transactions.

Selon le consultant automobile DesRosiers (DesRosiers Automotive Consultants), la part des véhicules fabriqués aux États-Unis est passée de 41 % à 39 % des ventes canadiennes entre avril et juin. Une baisse modeste, mais qui pourrait s’accélérer.

Des hausses de prix jugées intenables

Avec des surtaxes canadiennes de 25 % imposées depuis le 9 avril, les constructeurs évaluent si l’importation de certains modèles américains vaut toujours la peine. « La seule autre option, c’est d’augmenter les prix, et une hausse de 25 % est difficilement envisageable pour la majorité des segments », affirme Andrew King, associé directeur chez DesRosiers.

Mazda CX-50
Mazda CX-50 | Auto123.com

Mazda (CX-50) et Nissan (Pathfinder, Murano, Frontier) ont temporairement suspendu leurs exportations vers le Canada. Plusieurs attendent une éventuelle entente commerciale, mais si rien ne bouge, davantage de modèles américains pourraient disparaître des salles d’exposition canadiennes.

Les modèles étrangers gagnent du terrain

Les véhicules assemblés au Canada ont gagné un peu de terrain, mais ce sont surtout les produits importés d’Europe et d’Asie qui profitent de la situation. La tendance à la baisse des véhicules fabriqués aux États-Unis au Canada n’est pas nouvelle : ils représentaient 66 % de la valeur des importations en 2004, mais seulement 48,9 % en 2024, selon Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE).

Des exemptions pour les constructeurs locaux

Ottawa a toutefois mis en place un programme discret de remise tarifaire pour les cinq constructeurs ayant une production locale : Ford, GM, Honda, Stellantis et Toyota. Cette mesure permet de limiter les impacts sur leurs gammes. En revanche, Hyundai, Kia, Mazda et Nissan, qui n’ont aucune usine au pays, sont les plus vulnérables.

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Uber a annoncé un investissement de 300 millions $ US dans Lucid, fabricant américain de véhicules électriques de luxe, dans le cadre d’un partenariat visant à lancer une flotte de robotaxis à partir de 2026. Ces véhicules autonomes, des VUS Lucid Gravity électrifiés, seront équipés de la technologie de conduite autonome développée par Nuro, une jeune entreprise fondée par d’anciens ingénieurs de Waymo.

Une flotte de 20 000 VUS autonomes en déploiement progressif

L’entente prévoit le déploiement de plus de 20 000 VUS Lucid Gravity sur une période de six ans, à commencer par une grande ville américaine dès la fin de 2026. Un prototype du robotaxi circule déjà sur une piste fermée au centre d’essai de Nuro à Las Vegas, une ville qui s’impose comme carrefour de l’expérimentation autonome.

Le retour d’Uber dans l’arène robotaxi

Après avoir quitté le secteur de la conduite autonome en 2020, Uber revient en force avec des partenariats ciblés, dont Aurora, Waymo, Volkswagen (ID.Buzz) et maintenant Lucid-Nuro. Cette nouvelle stratégie lui permet de réduire les risques tout en misant sur l’innovation. L’investissement annoncé comprend des fonds pour Nuro, mais 300 millions seront directement injectés chez Lucid, selon un dépôt officiel à la SEC.

Les défis de la conduite autonome toujours présents

Malgré les progrès technologiques, la commercialisation des véhicules autonomes demeure difficile : coûts élevés, réglementations complexes et surveillance fédérale freinent plusieurs projets. Cruise de GM a suspendu ses activités, alors que Zoox (Amazon) et Tesla poursuivent leurs essais à Las Vegas et Austin. Waymo, plus prudent, exploite déjà environ 1 500 véhicules dans plusieurs villes américaines.

Lucid et Nuro veulent aller plus loin

Marc Winterhoff, PDG par intérim de Lucid, affirme que l’entreprise étend son savoir-faire au-delà du simple VÉ de luxe pour s’impliquer davantage dans les partenariats technologiques. De son côté, Dave Ferguson, cofondateur de Nuro, a mentionné que l’entreprise explore aussi l’intégration de son système de conduite autonome dans des véhicules destinés aux particuliers.

Une transformation boursière à l’horizon

En parallèle, Lucid a proposé un regroupement d’actions à raison de 1 pour 10 pour ses actions ordinaires de catégorie A, signe que l’entreprise cherche aussi à stabiliser sa position sur les marchés. Après l’annonce, le titre de Lucid a bondi de 26 %, bien qu’il affiche toujours une baisse de 24 % depuis le début de l’année.

Avec des renseignements de Reuters

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Subaru a travaillé de pair avec Toyota pour présenter un nouveau véhicule 100 % électrique et lève le voile sur l’Uncharted 2026, un multisegment électrique de gabarit similaire au Crosstrek et basé sur le Toyota C-HR 2026. Il viendra enrichir la gamme de véhicules électriques du constructeur au Canada et aux États-Unis dès le début l’an prochain. Doté de la traction intégrale symétrique et d’une autonomie estimée à 467 km, il se positionne comme une alternative plus polyvalente et abordable au Solterra.

Retour de la traction avant après 30 ans

Fait marquant : Subaru proposera une version à traction avant seulement pour la première fois depuis 1996. Cette version “premium”, au positionnement plus abordable, offrira même plus de 300 milles d’autonomie (482 km) grâce à un moteur de 221 chevaux, contre 338 chevaux pour les versions Sport et GT à deux moteurs et AWD.

Design compact, mais techno généreuse

Plus court que le Solterra de 7 pouces (18 cm), l’Uncharted offre 708 litres d’espace de chargement derrière la banquette arrière. Son habitacle propose un écran tactile de 14 pouces, la compatibilité sans fil Apple CarPlay/Android Auto, deux chargeurs sans fil à l’avant, deux ports USB-C à l’arrière, ainsi qu’une interface conviviale.

Recharge rapide et prise Tesla

Équipé d’un port NACS (compatible avec les bornes Tesla) et d’un système de préchauffage de la batterie, l’Uncharted peut se recharger de 10 à 80 % en 30 minutes, même par temps froid. Une borne de recharge à domicile (niveau 1 ou 2) est aussi compatible grâce au chargeur embarqué de 11 kW.

Une dotation technologique bien fournie

De série, le Subaru Uncharted reçoit la suite de sécurité EyeSight, incluant le régulateur de vitesse adaptatif, la prévention de collision, le système d’alerte de trafic croisé à l’avant, l’aide au maintien de voie et plus encore. Un ensemble “climat nordique” est aussi offert de série : sièges avant chauffants, miroirs dégivrants, gicleurs chauffants et hayon électrique.

Versions Sport et GT bien équipées

La version Sport ajoute un volant chauffant et une caméra à 360°, tandis que la version GT propose un toit panoramique à pare-soleil motorisé, des jantes de 20 pouces, des sièges avant ventilés, un rétroviseur intelligent et un système audio haut de gamme.

Source Subaru Canada et Automotive News

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Malgré une performance robuste au cours des six premiers mois de l’année, le marché automobile canadien pourrait frapper un mur d’ici la fin de 2025, alors que les tarifs douaniers imposés par les États-Unis et les mesures de rétorsion canadiennes vont commencer à faire effet.

Selon les données du centre de données et de recherche d’Automotive News (Automotive News Research & Data Center), 958 214 véhicules neufs ont été vendus au Canada durant les six premiers mois de l’année, une hausse de 4,3 % par rapport à la même période en 2024. Le deuxième trimestre a vu le marché progresser de 6,4 %. Et les prix moyens de transaction ont continué de grimper, atteignant 48 900 $, contre 48 300 $ l’an dernier.

Des ventes stimulées par des incitatifs et un financement alléchant

Selon J.D. Power Canada, les ventes ont profité de programmes incitatifs généreux, avec une moyenne stable de 5500 $ par véhicule. De plus, la baisse des taux d’intérêt de la Banque du Canada a permis le retour du financement à 0 %, gardant les paiements mensuels autour de 870 $, en moyenne.

« On voit encore beaucoup de véhicules bien équipés quitter les concessions, mais les constructeurs réussissent à proposer des offres attrayantes », a souligné Robert Karwel, directeur principal chez J.D. Power.

Les VUS compacts compensent le ralentissement des camionnettes pleine grandeur

Le segment des VUS compacts continue de croître, malgré un marché plus frileux du côté des camionnettes pleine grandeur. Ce « glissement de prix » dans chaque segment généraliste maintient les marges, mais pourrait masquer les premiers signes de ralentissement.

Hausse des ventes au Canada pour la première moitié de 2025 | Auto123.com

Les tarifs : la tempête est à venir

Selon Robert Karwel, les véritables effets des tarifs douaniers imposés par l’administration Trump sur l’acier, l’aluminium, certaines pièces et même l’assemblage n’ont pas encore été pleinement ressentis. Le mois de juin marque le début d’une période critique : « On commence tout juste à voir les répercussions. Ce n’est pas encore mesurable, mais ça s’en vient », dit-il.

Les constructeurs répartiront les coûts des tarifs sur plusieurs modèles, tout en absorbant une partie des hausses, du moins pour le moment.

Des prévisions moins reluisantes pour le reste de l’année

Selon Scotiabank Économie, le rythme de vente ralentira lors de la seconde moitié de l’année. La banque prévoit des ventes de 1,88 million de véhicules en 2025, puis 1,81 million en 2026, citant une croissance économique faible, un marché du travail plus fragile, et l’incertitude entourant les tarifs et les prix.

Juin en hausse, essoufflement en vue

Les ventes de juin ont augmenté de 5,3 %, pour environ 178 000 unités, selon le consultant automobile DesRosiers (DesRosiers Automotive Consultants [DAC]). Toutefois, le taux annuel désaisonnalisé (SAAR) est tombé à 1,81 million, le plus bas de l’année. « La dynamique du marché s’essouffle après un début d’année fort », a expliqué Andrew King, associé directeur chez DAC.

Les marques gagnantes… et perdantes

Parmi les 10 marques qui rapportent encore mensuellement :

  • • Genesis (+41,3 %) mène la hausse.
  • • Acura grimpe de 28,7 %, Lexus de 4,3 %, Honda de 19,6 %.
  • • Subaru est la seule à enregistrer un recul (-4,3 %).

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Le Mitsubishi Outlander PHEV 2026, qui est toujours le VUS hybride rechargeable à traction intégrale le plus vendu au Canada, profite d’une mise à jour de mi-cycle d’envergure. Les changements, dictés par les rétroactions de clients, de concessionnaires et de journalistes, améliorent autant le confort que la technologie, selon le constructeur.

Habitacle revu pour plus de confort

L’habitacle profite d’une révision complète : insonorisation accrue, nouveaux matériaux et couleurs, sièges avant chauffants et ventilés, ainsi qu’une console centrale redessinée avec des accoudoirs plus vastes, des porte-gobelets plus gros et un espace de recharge mieux pensé.

L’interface multimédia gagne un écran de 12,3 pouces et une chaîne audio Dynamic Sound de Yamaha, exclusive au Canada.

Mitsubishi rafraîchit son Outlander PHEV pour 2026 | Auto123.com

Design du Mitsubishi Outlander PHEV 2026

L’extérieur n’est pas en reste : calandre remodelée, nouveaux pare-chocs, nouvelles jantes de 18 et de 20 pouces et feux plus sombres. La version NOIR, de retour en 2026, propose un style distinctif encore plus affirmé.

Motorisation du Mitsubishi Outlander PHEV 2026

Sous le capot, l’Outlander PHEV 2026 conserve sa motorisation hybride rechargeable, mais avec une batterie améliorée, promettant une autonomie électrique accrue. La direction et la suspension ont aussi été recalibrées pour une conduite plus précise et rassurante.

L’Outlander à essence adopte un moteur hybride

Parallèlement, l’Outlander régulier voit son moteur 4-cylindres atmosphérique de 2,5 litres être remplacé par un nouveau 4-cylindres turbo de 1,5 litre hybride conçu par Mitsubishi. Le résultat ? Une meilleure accélération, un couple électrifié et un rendement optimisé.

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Ford procède au rappel de près de 770 000 VUS aux États-Unis et au Canada à la suite d’une enquête d’un an menée par la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) américaine, l’équivalent de Transports Canada, en lien avec un problème d’injecteurs de carburant qui pourraient se fissurer. Ces fissures peuvent entraîner une fuite d’essence dans le compartiment moteur, augmentant le risque d’incendie.

Les véhicules concernés sont les Ford Bronco Sport des années 2021 à 2024, ainsi que les Ford Escape des millésimes 2020 à 2022, tous équipés du moteur 3-cylindres turbo de 1,5 litre. Précisément, 70 618 véhicules au Canada sont affectés par le rappel.

Ford Escape 2022
Ford Escape 2022 | Auto123.com

Le problème

Le problème d’injecteurs de carburant fissurés pourrait entraîner une fuite d’essence dans le compartiment moteur, augmentant le risque d’incendie.

Selon la NHTSA, les conducteurs pourraient détecter une forte odeur d’essence, de la fumée, des flammes sous le capot ou apercevoir un témoin au tableau de bord. Bien que Ford estime que seulement 0,3 % des véhicules rappelés présentent effectivement le défaut, le risque est jugé suffisant pour justifier une action immédiate.

Un problème déjà connu… mais mal résolu

Ce rappel élargit deux campagnes précédentes (2022 et 2024) qui se limitaient à des mises à jour logicielles sans le remplacement des injecteurs potentiellement défectueux. Dumarey Flowmotion Technologies, une entreprise italienne, est identifiée comme le fournisseur des pièces en cause.

Un comité interne chez Ford avait initialement recommandé une mise à jour du logiciel moteur pour détecter les fuites et réduire la puissance en cas d’anomalie, combinée à l’ajout d’un tube de drainage pour rediriger le carburant loin des sources d’inflammation. Cette solution temporaire couvrait environ 42 000 véhicules.

Or, en 2024, la NHTSA a ouvert une enquête pour évaluer la pertinence de cette approche. Le résultat ? Huit véhicules ayant subi des réparations ont quand même pris feu, dont six qui n’avaient pas reçu la mise à jour logicielle. Ce rappel inclut également des véhicules qui avaient déjà été réparés, ainsi que des modèles plus récents équipés du même moteur, même s’ils avaient reçu les mises à jour recommandées.

La solution

Pour le moment, Ford n’offre qu’une solution temporaire. Transports Canada explique que : « Comme mesure corrective provisoire, un concessionnaire doit mettre à jour le logiciel de contrôle du moteur pour détecter les fuites des injecteurs de carburant. Les propriétaires qui ont déjà reçu cette mise à jour seront informés que la mesure corrective provisoire n’est pas nécessaire. Lorsque les mesures correctives finales seront disponibles, vous devrez retourner chez un concessionnaire. Les mesures correctives pour le présent rappel sont en cours d’élaboration. »

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Les constructeurs automobiles peuvent souffler un grand coup. Une nouvelle loi signée par Donald Trump au début juillet exempte officiellement les manufacturiers d’automobiles de toute amende liée au non-respect des normes d’économie de carburant (CAFE) aux États-Unis depuis l’année-modèle 2022. Dans une lettre adressée aux constructeurs et obtenue par Reuters, la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) a confirmé que les sanctions prévues par la loi sur l’énergie de 1975 ne seront plus appliquées pour les années où les règles finales n’avaient pas encore été publiées.

Un gros cadeau pour GM et Stellantis

Par le passé, ces amendes ont coûté cher aux constructeurs. Stellantis (maison-mère de Chrysler) a versé 190,7 M$ US pour 2019 et 2020, après avoir payé près de 400 M$ US entre 2016 et 2019. GM, de son côté, a réglé 128,2 M$ US pour 2016 et 2017. Avec cette loi, les républicains estiment que l’industrie automobile économisera environ 200 M$ US, une décision vivement critiquée par des groupes environnementaux. « L’administration Trump offre un cadeau obscène aux pollueurs en annulant des amendes que GM et Stellantis méritaient amplement », a dénoncé Dan Becker du Center for Biological Diversity.

Fin d’une époque pour les véhicules sobres ?

Cette décision s’inscrit dans une série de reculs réglementaires amorcés par Washington. Le mois dernier, Trump a aussi annulé la tentative de la Californie de bannir les véhicules à essence d’ici 2035. Le gouvernement américain avait initialement prévu des amendes pouvant atteindre 14 G$ US d’ici 2032, dont 6,5 G$ pour GM, 3 G$ pour Stellantis et 1 G$ pour Ford. Mais la règle finale, adoptée en 2024, a abaissé la facture à 1,83 G$ US pour l’ensemble de l’industrie entre 2027 et 2031.

Tesla perd un levier de revenus

Tesla, qui avait récolté 2,8 G$ US en crédits de conformité zéro émission en 2023 en les revendant à d’autres constructeurs, pourrait aussi voir cet avantage compétitif s’effriter. Le sénateur républicain Bernie Moreno a qualifié ces coûts de « scandaleux » pour les manufacturiers acheteurs.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Les États-Unis annulent les amendes pour non-respect des normes de consommation provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Tesla passe à la vitesse supérieure en Chine avec la production d’un nouveau Model Y à six places à l’usine Giga Shanghai. Ce modèle à empattement allongé (LWB) se distingue non seulement par une carrosserie retravaillée à l’arrière, mais aussi par une configuration trois rangées pensée pour les familles chinoises à la recherche de confort et d’espace. Selon des fuites publiées sur Weibo par le réputé leakster chinois Fat Tiger Shawn, ce nouveau Model Y est environ 15 à 20 cm plus long que la version régulière. Le design à l’arrière, plus carré, augmente l’espace pour la tête des passagers de troisième rangée. La deuxième rangée adopte des sièges perforés, tandis que la troisième rangée se contente de sièges plus simples.

Un design sur mesure pour la Chine

Les premières images officielles proviennent du ministère chinois de l’Industrie (MIIT), qui a validé ce nouveau modèle. En réponse, Tesla a aussi publié une image officielle du Model Y LWB, confirmant la forme distincte du hayon et de nouveaux designs de roues. Dès 2024, des sources de l’industrie en Chine annonçaient qu’un Model Y allongé à sept places serait lancé avec de nombreuses modifications. Désormais, Tesla confirme deux variantes : une à six places, plus luxueuse, et une à sept places, plus familiale. Le six places cible directement le marché chinois, réputé pour son goût du raffinement.

Une arrivée possible en Amérique du Nord

Même si Tesla n’a pas encore confirmé la commercialisation nord-américaine du Model Y à empattement long, des indices sont apparus dans le code source de l’application Tesla ainsi que dans des courriels promotionnels en juin dernier, évoquant une version à sept places et grande autonomie. Toute version vendue aux États-Unis devra toutefois être produite localement, notamment pour éviter les tarifs douaniers prohibitifs sur les importations chinoises. En Europe, où les gros VUS se vendent moins bien, l’arrivée de cette version est jugée peu probable.

Avec des renseignements de Auto Evolution

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Volvo Cars, propriété du chinois Geely, réagit aux tarifs douaniers imposés par les États-Unis en coupant drastiquement dans son catalogue destiné au marché américain. Le constructeur abandonne plusieurs berlines et familiales peu rentables, et concentre ses efforts sur ses modèles à forte marge comme les VUS hybrides. Depuis l’entrée en vigueur, en avril, de tarifs atteignant 27,5 % sur les véhicules européens et plus de 100 % sur ceux fabriqués en Chine, Volvo est l’un des constructeurs les plus affectés, avec la majorité de sa production en dehors des États-Unis.

La moitié du catalogue mondial retirée du marché américain

Volvo a confirmé à Reuters qu’il ne proposera désormais que sept de ses treize modèles mondiaux sur le marché américain, essentiellement des VUS. Exit donc les berlines S60 et S90 ainsi que les familiales V60 et V90. Même la nouvelle ES90, prévue pour le marché américain, a été jugée trop coûteuse à vendre. Même le populaire EX30, destiné à concurrencer la Tesla Model 3, n’est offert qu’en version à deux moteurs au prix de 46 195 $ US, bien au-dessus du prix d’entrée initialement promis de 35 000 $. La variante plus abordable a été retirée du plan de lancement.

Le EX90 peine à décoller malgré l’assemblage local

La production du VUS électrique haut de gamme EX90 a débuté en Caroline du Sud, mais la majorité de ses composants sont européens, ce qui le rend vulnérable aux nouvelles taxes. Résultat : moins de 2 000 unités vendues aux États-Unis au premier semestre de 2025, alors que l’usine peut en produire jusqu’à 150 000 par année.

Un pari sur le XC60 hybride en 2026

Pour compenser, Volvo ajoutera en 2026 la production nord-américaine du populaire XC60 hybride, modèle bien adapté à la demande actuelle. Une décision stratégique qui vise à minimiser les impacts tarifaires tout en répondant aux préférences des consommateurs pour les VUS.

Une stratégie à double tranchant

Selon Andy Palmer, ex-PDG d’Aston Martin, cette stratégie de se concentrer sur les modèles à forte marge peut pousser des clients à aller voir ailleurs. Même son de cloche chez Bill Wallace, concessionnaire Volvo en Floride : « Les clients comparent. Si la Volvo coûte plus cher qu’un BMW ou Lexus équivalent, on perd la vente. »

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Volvo retire ses berlines du marché américain et mise sur les VUS provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile