Les constructeurs automobiles qui fabriquent des véhicules au Canada et au Mexique commencent à ressentir la pression des nouvelles règles commerciales américaines. Une récente étude montre que nombre de ces véhicules contiennent moins de pièces d’origine américaine que requis pour bénéficier des allégements tarifaires prévus par l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC/USMCA). Résultat : des factures salées à la frontière. Selon les données de la U.S. International Trade Commission, analysées par T.D. Cowen, les voitures importées des deux pays ont subi en juillet un tarif moyen de 19 %, bien au-delà de ce que prévoyaient les constructeurs.
Pourquoi les chiffres font sourciller
Le système actuel impose 25 % de tarif sur les pièces non fabriquées aux États-Unis. Ainsi, une moyenne de 19 % suggère que les constructeurs ont du mal à prouver que leurs véhicules contiennent suffisamment de pièces américaines — ou qu’ils ne sont tout simplement pas capables de le démontrer à cause d’un suivi inefficace des composantes. « Il y a énormément de complexités dans le secteur automobile, particulièrement en ce qui concerne le suivi des pièces, les véhicules, l’AEUMC et la manière dont s’appliquent les tarifs », explique Angela Gamalski, experte en conformité commerciale internationale chez Honigman, à Automotive News.
Des exigences claires, mais difficiles à atteindre
Pour se conformer à l’AEUMC, un véhicule doit :
être composé à au moins 75 % de pièces nord-américaines ;
utiliser 70 % d’acier et d’aluminium produits en Amérique du Nord ;
et avoir 40 % ou plus de ses composantes issues d’usines où le salaire minimum est de 16 $ US/heure.
Si ces seuils ne sont pas atteints, le véhicule se voit imposer un tarif complet de 25 % sur sa valeur totale, un coup dur pour les modèles produits au nord et au sud de la frontière américaine.
Les grands constructeurs dans la ligne de mire
Des marques comme GM, Ford, Stellantis et BMW, qui produisent des véhicules en Amérique du Nord mais hors du territoire américain, pourraient avoir surestimé la proportion de contenu étranger dans certains modèles. Une erreur coûteuse : la pénalité de 25 % s’applique non seulement au véhicule concerné, mais aussi à chaque exemplaire identique importé depuis le 3 avril.
Un casse-tête administratif plus qu’un manque de patriotisme industriel
Ce problème ne reflète pas nécessairement une dépendance accrue envers les pièces étrangères, mais plutôt un défi administratif colossal. Le traçage précis de l’origine de milliers de pièces par véhicule est devenu un enjeu logistique majeur, même pour les géants de l’industrie. En attendant, les constructeurs nord-américains paient la note — et les États-Unis récoltent des recettes tarifaires records.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/11/GM-Fairfax-Plant1.jpg9381500Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-11-03 07:37:172025-11-03 07:44:49Les constructeurs paient cher pour ne pas savoir ce qu’il y a dans leurs voitures
Oubliez l’Escalade, le Yukon Denali et tous les autres gros VUS cossus du genre. Ces mastodontes de luxe pourraient bientôt être supplantés par une fourgonnette arborant l’étoile à trois branches de Mercedes-Benz… ou plutôt deux. Ces nouveautés en devenir appelées VLS et VLE offriront le faste et la spaciosité que réclament les consommateurs bien nantis, affirme le constructeur. Pour préparer ces derniers à leur arrivée, le constructeur de Stuttgart a réalisé un prototype spectaculaire les préfigurant. Il s’appelle Vision V.
Si les fourgonnettes s’apprêtent à effectuer un retour en force, ce ne sera donc pas sous la forme de véhicules utilitaires bon marché conçus pour faciliter les déplacements de votre troupe de louveteaux. Comme le suggère ce prototype, on pense plutôt à de petits palaces sur quatre roues. C’est ce qui fait dire à Alex Messinger : « la Vision V offre un aperçu d’un nouveau créneau unique : celui des limousines de luxe. C’est l’aube d’une nouvelle ère ! ».
Alex est le directeur de produits chez Mercedes-Benz Vans North-America, la division nord-américaine du constructeur allemand qui est responsable de la commercialisation des fourgons Sprinter, eSprinter et Metris sur notre continent. Alors qu’il était de passage à Montréal le mois dernier pour présenter la Vision V à des clients privilégiés, AutoFocus.ca l’a rencontré pour découvrir ces fourgonnettes qu’il qualifie aussi de « grandes limousines ». Ça dit tout.
Quand une fourgonnette se fait limousine
On le sait, en Amérique du Nord, les grands véhicules ont la cote auprès des automobilistes. «Aux yeux de l’acheteur, plus c’est gros, mieux c’est », rappelle Alex en évoquant le succès obtenu par des modèles comme le Cadillac Escalade et le GMC Yukon Denali. Toutefois, le créneau desservi par ces deux modèles populaires et les autres du genre, Mercedes n’a pas réussi à le percer jusqu’ici, admet-il.
C’est là qu’entrent en jeu les fourgonnettes VLS et VLE. Avec ces deux nouveautés, Mercedes entend corriger cette situation, dit-il. Avec leur intérieur très spacieux, elles pourront servir, selon la version, de navettes exclusives pour VIP ou de voitures familiales flexibles et luxueuses. Leur dévoilement aura lieu durant le premier semestre de 2026 et elles entreront en production avant la fin de l’année.
En attendant, la Vision V préfigure ce duo de « grandes limousines » et le nec plus ultra qu’elles offriront. Créé pour faire saliver les foules, ce prototype se distingue d’abord par sa silhouette fluide mise en valeur d’une façon particulièrement… lumineuse.
DEL à profusion
Ses roues de 24 pouces chaussées de pneus à taille ultra-basse sont munies de lamelles éclairées, alors que sa proue et sa poupe sont abondamment illuminées par des diodes électroluminescentes. L’avant utilise pas moins de 440 DEL : 250 d’entre elles définissent la forme familière de la calandre chromée, alors que les 190 autres sont logées dans une ouverture sous le capot et s’étendent sur toute la largeur du véhicule en encadrant les phares, qui adoptent la forme iconique de l’étoile de Mercedes. C’est sans oublier cette autre étoile posée sur le capot. Également lumineuse, c’est la première du genre chez Mercedes. Mais ce n’est pas tout, puisqu’à l’arrière, 450 autres lamelles tridimensionnelles lumineuses encadrent la lunette du hayon et servent à la fois de feux de position et de feux de freinage.
« Lorsqu’on aperçoit ce véhicule la nuit, sur la route, il est immanquable », s’exclame Alex. Alors, lorsqu’on lui demande si des particularités pareilles pourraient aboutir sur une version de série, sans hésiter, le jeune directeur répond avec un sourire en coin : « Everything is maybe ! » (tout est un peut-être).
Intérieur somptueux
Ce prototype consacre l’essentiel de son habitacle aux deux passagers. C’est comme un petit salon offrant un « luxe spacieux », dit Alex, en pointant la soie blanche chatoyante qui recouvre le ciel de pavillon, le cuir Nappa blanc cristal servant aux sièges à structure tubulaire d’allure futuriste et aux panneaux intérieurs de l’habitacle, sans oublier les garnitures de loupe de noyer et d’aluminium brossé ou poli.
Pour les divertir, le constructeur a prévu des sièges « 0 gravité », qu’on peut incliner à plat, un écran numérique souple de 65 po à résolution 4K logé dans le plancher. Il est jumelé à un système à sept projecteurs qui élargissent le champ de vision en faisant du vitrage latéral des « écrans » supplémentaires. À cela s’ajoute une chaîne audio à 42 haut-parleurs avec fonction Dolby Atmos produisant un son tridimensionnel immersif.
Les deux passagers peuvent ainsi se détendre et profiter du trajet de multiples façons : en visionnant un film, en se délectant du concerto pour violon de Brahms, en chantant à tue-tête avec un système de karaoké ou plus simplement en s’amusant avec des jeux vidéo.
Par ailleurs, l’avant de l’habitacle qu’on destine à un chauffeur a une apparence plus humble, avec ses deux sièges à fonctions simplifiées et une planche de bord dépouillée surmontée d’un écran numérique à triples sections étalé sur toute la largeur du véhicule. Une cloison vitrée sépare distinctement l’espace du chauffeur et celui des passagers. Et pour cause, cette cloison dispose d’un vitrage électrochrome qu’on peut rendre parfaitement opaque en quelques millisecondes pour plus de discrétion.
Pas que du tape-à-l’œil
Bien qu’on ne sache rien de sa motorisation, ce prototype est loin d’être un vulgaire objet de tape-à-l’œil. En effet, il présente certaines innovations dont pourraient éventuellement bénéficier des modèles de série, et ce plus vite qu’on le pense. D’ailleurs, une photo annonçant le duo VLS/VLE diffusée par le constructeur montre une proue éclairée, comme celle du prototype. Mais il y a aussi à cet écran numérique intégré aux portes coulissantes de la Vision V. Dans le cas où ce véhicule servirait de limousine d’aéroport, par exemple, ces écrans pourraient afficher le nom du passager à qui le véhicule est destiné ou tout autre message pertinent.
Alex Messinger nous a également appris que ces deux écrans servent à tester l’usage d’un système de verrouillage utilisant les empreintes digitales, mais aussi la reconnaissance faciale. De plus, outre la cloison séparatrice dans l’habitacle, tout le vitrage entourant l’aire occupée par les deux passagers dispose d’une capacité électrochrome permettant de réduire son niveau d’opacité jusqu’à le rendre complètement opaque.
Après la Vision V, les VLS et VLE
La Vision V est donc un hors-d’œuvre. Elle annonce des modèles de série en devenir afin de séduire la clientèle cible. Pour y arriver, le constructeur évite le terme « fourgonnette ». Limousine, c’est mieux, mais on se permet aussi d’employer l’acronyme « MPV » (pour Multi-Purpose Vehicle), ce qui se traduit par véhicule tout usage dans la langue de Molière.
En attendant de découvrir les deux nouveautés qui serviront de plat principal, voici ce qu’on sait à leur sujet. La VLS sera la plus cossue des deux. Elle permettra à Mercedes-Benz d’offrir un véhicule ultra haut de gamme très spacieux et que pourra conduire un chauffeur. Pour sa part, la VLE pourra être dotée de deux ou trois rangées de sièges, et ainsi accueillir jusqu’à huit personnes. Avec son habitacle modulable, elle ciblera plutôt une clientèle familiale ayant une vie active, de même que des entreprises offrant des services de navettes et de limousines.
« En alliant le meilleur de deux mondes, la VLS et la VLE associeront le comportement routier d’une limousine à la polyvalence d’un grand monospace », explique le constructeur dans un communiqué récent.
Ce seront d’ailleurs les premiers véhicules de Mercedes qui utiliseront sa nouvelle architecture modulaire « Van.XA – EA/CA » (EA pour Electric Architecture et CA pour Combustion Architecture). Cette architecture « adaptable et évolutive », dit le constructeur, permettra aux deux nouveautés de partager environ 70 % de leurs composants et d’être produites sur la même chaîne d’assemblage.
Le constructeur offrira donc des fourgonnettes à motorisation électrique et d’autres à motorisation thermique, mais pas d’hybride, affirme Alex. Ce dernier nous a également appris qu’il y aura des versions à deux et à quatre roues motrices, sans toutefois préciser si les 2RM seront des tractions ou des propulsions. « Il est trop tôt pour le confirmer », nous a-t-il dit.
En revanche, le constructeur fait miroiter une autonomie dépassant les 500 kilomètres pour ses versions électriques; une cible atteinte par des prototypes de présérie testés entre Stuttgart et Rome, en juillet dernier.
Montréal, un arrêt dans une tournée mondiale
La Vision V a été dévoilée dans le cadre d’Auto Shanghai, en avril. Le choix du lieu n’avait rien de fortuit. C’est dans ce pays qu’on retrouve les automobilistes les plus friands de fourgonnettes. En 2024, les Chinois en ont acheté 1,05 million, d’après l’Association des constructeurs d’automobiles de Chine. Même si cela ne représente que 3,3 % des quelque 31,4 M de véhicules de promenade vendus dans ce pays, ce million de fourgonnettes suffit à faire saliver les constructeurs, surtout lorsqu’on sait qu’une part importante de ces véhicules sert de limousines; des véhicules qui sont donc richement équipés et donc très profitables pour un constructeur.
Après le faste de la présentation de Shanghai et ses 1,3 million de visiteurs, la Vision V a entamé une tournée mondiale avec, pour première étape, Dubaï aux Émirats arabes unis, à la fin de mai. Là aussi, on prise également les voitures de fonction.
Puis, en septembre, elle s’est retrouvée en Californie, où les photographes de Mercedes s’en sont donné à cœur joie en l’immortalisant devant des lieux emblématiques évocateurs de la clientèle visée : Rodeo Drive, la rue des boutiques de luxe de Beverly Hills, le parc Elysean et l’incontournable colline d’Hollywood, sans oublier le Walt Disney Concert Hall et le Musée automobile Petersen, des complexes à l’architecture hors du commun.
La visite étatsunienne s’est ensuite poursuivie avec une exposition au Mercedes-Benz Star Lounge au Concours d’élégance de Pebble Beach, dans le cadre de la Semaine de l’automobile de Monterey organisée en août. Enfin, avant d’aller à New York, la Vision V a traversé le 49e parallèle pour deux brefs arrêts à Toronto et à Montréal, pour être présentée à quelques membres privilégiés des médias automobiles et à des clients de la marque. Après la « grosse pomme », elle a fait un arrêt au Japon, pour étonner les visiteurs du Salon de l’auto de Tokyo, rebaptisé Japan Mobility Show en 2023. Elle ira ensuite en Corée du Sud avant de retourner sur le territoire européen, où les stratèges de la marque s’apprêtent à braquer les projecteurs sur le duo VLS/VLE.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/11/Mercedes-Benz-Vision-V-Concept-2025-LG-8.jpg6831024Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-11-03 07:24:382025-11-03 07:30:53Mercedes-Benz Vision V : un pari lumineux
Tesla tente de raviver l’intérêt pour ses véhicules électriques aux États-Unis, alors que la disparition du crédit d’impôt fédéral de 7 500 $ risque de ralentir sérieusement les ventes. Le constructeur californien propose désormais 2 000 milles de recharge gratuite sur ses Superchargeurs à tout client qui échange une voiture à essence ou hybride pour un nouveau modèle Tesla. L’offre s’applique à toute la gamme, de la Model 3 Standard à 38 630 $ US jusqu’aux Model S Plaid, Model X Plaid et Cybertruck Cyberbeast, dépassant les 110 000 $ US.
Une économie qui semble plus généreuse qu’elle ne l’est
À première vue, 2 000 milles gratuits paraissent attrayants. Mais en y regardant de plus près, les économies sont modestes. Selon les calculs, la Model 3 à propulsion affiche une cote de 4 milles/kWh, ce qui équivaut à environ 500 kWh de recharge gratuite. Pour le Cybertruck, qui consomme davantage (2,3 milles/kWh), on parle plutôt de 870 kWh. Avec un coût moyen de 0,40 $ US/kWh, la valeur réelle de cette offre tourne autour de 200 $ US pour une Model 3 et 350 $ US pour un Cybertruck.
Des conditions à ne pas négliger
L’échange de véhicule doit se faire directement chez Tesla, qui évaluera et rachètera l’ancienne voiture à essence ou hybride. Contrairement à Lucid, par exemple, il ne suffit pas de prouver la possession du véhicule : il faut réellement le céder à Tesla. Une fois la transaction complétée, les milles gratuits apparaissent dans le compte Tesla du propriétaire. Ils ne sont pas transférables et expirent après deux ans. De plus, les frais d’attente et de congestion dans les stations Superchargeurs demeurent à la charge du client.
Une offre temporaire dans un contexte de marché fragile
Cette campagne s’ajoute à la récente réduction des prix de location sur plusieurs modèles Tesla, assortie d’un avertissement : les tarifs augmenteront à partir du 4 novembre. En clair, Tesla cherche à tout prix à stimuler la demande et à attirer les conducteurs d’essence vers l’électrique. Mais pour l’acheteur moyen, l’offre de 2 000 milles gratuits ressemble davantage à un geste symbolique qu’à un véritable incitatif financier.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/11/tesla-model-y-2025.jpg10801920Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-11-03 07:20:222025-11-03 07:31:07Tesla offre 2 000 milles de recharge gratuite pour les échanges de voitures à essence
Dodge semble prête à réécrire une partie de son histoire. Selon plusieurs sources proches du constructeur, le Charger pourrait bientôt retrouver un moteur V8 Hemi sous son capot. La tentative de Dodge de transformer le Daytona électrique en icône moderne du muscle car n’a pas eu l’effet escompté auprès des puristes, et l’arrivée d’un nouveau PDG chez Stellantis offrirait désormais plus de latitude aux marques américaines du groupe pour redéfinir leur avenir. Lors d’une conférence de presse plus tôt cette année, le président de Dodge, Matt McAlear, a d’ailleurs lancé une phrase lourde de sens : « Ne soyez pas surpris si un moteur Hellcat rentre sous le capot du nouveau Charger. »
Un retour du Hemi, version 5,7 litres
Si Dodge suit la stratégie de Ram, qui a récemment ramené le V8 Hemi 5,7 litres dans son pick-up 1500, le Charger pourrait lui aussi en bénéficier. Ce moteur, déjà adapté à la nouvelle plateforme STLA Large de Stellantis, développe 395 chevaux et 410 lb-pi de couple. Ce serait toutefois un positionnement étonnant, puisque le Charger R/T Sixpack à six cylindres en ligne biturbo produit déjà 420 chevaux et 468 lb-pi de couple, tandis que la version haute puissance grimpe à 550 chevaux. Quant à la variante électrique Daytona, elle offre jusqu’à 670 chevaux. Le Hemi V8, s’il revient, pourrait donc être le moteur le moins puissant de la gamme — une première dans l’histoire de Dodge.
Quel nom et quel style pour ce nouveau Charger V8 ?
Les appellations Scat Pack et R/T étant déjà réservées aux versions six cylindres, Dodge pourrait faire revivre des noms mythiques comme SRT8 ou Super Bee. Et si les fans ont leur mot à dire, c’est le retour du Hellcat qu’ils espèrent tous. Visuellement, le Charger V8 devrait reprendre la face avant du Sixpack, avec une grille conventionnelle et un capot musclé à la place de l’aérodynamique « R-Wing » du Daytona électrique. À l’arrière, on s’attend à un diffuseur massif, deux sorties d’échappement rondes et un style plus agressif rappelant les modèles SRT.
Et pourquoi pas un moteur Hellcat ?
Le légendaire moteur Hellcat — un V8 suralimenté de 6,2 litres — pourrait techniquement s’intégrer au nouveau châssis. Cependant, selon plusieurs sources, cette version ne serait pas encore prête. Le PDG de Ram, Tim Kuniskis, aurait recruté l’ancien ingénieur en chef de SRT, Daryl Smith, pour adapter le V8 Hemi à la plateforme STLA. Une étape cruciale qui ouvre la porte à des variantes plus extrêmes à moyen terme.
Prix et arrivée sur le marché
Le Charger Sixpack R/T actuel débute à 51 990 $ US en version coupé, et la variante à quatre portes à 53 990 $ US. Si l’on se fie au supplément facturé pour le V8 sur les camions Ram, le retour du Hemi pourrait ajouter environ 1 200 $ au prix de base. Reste à voir si Dodge en fera une option haut de gamme… ou le moteur de base, ce qui serait une belle revanche pour les amateurs de performance à l’ancienne.
Une stratégie thermique assumée
Même si Dodge n’a encore rien confirmé officiellement, Matt McAlear a laissé entendre que la production de moteurs à combustion interne est loin d’être terminée chez la marque. Avec le vent qui tourne chez Stellantis, tout indique que le V8 reviendra rugir sous le capot du Charger, et que Dodge compte bien conserver son titre de constructeur le plus bruyant d’Amérique.
Lorsque nous faisons une balade qui permet au moteur de tourner à haut régime ou lorsqu’on est dans un embouteillage, le moteur dépasse sa température d’opération normale. Ensuite, si vous arrêter votre moteur pour quelques instants (faire le plein par exemple), il ne peut se remettre en marche, il faut attendre au moins 5 minutes. Ça vous dit quelques choses?
Dans cet exemple ci-haut, en actionnant le démarreur, celui-ci avait beaucoup de difficulté à faire tourner le moteur. Il tournait si lentement que le moteur n’avait pas assez de vitesse de rotation pour se mettre en marche. Pourtant, quand il était froid ou tiède, le démarreur le lançait rapidement avec une vitesse de rotation normale pour un 6 volts.
Naturellement, un système 6 volts pour le démarrage n’est pas reconnu pour sa vitesse de rotation rapide. Cependant, nous devons quand même avoir un rendement satisfaisant et cela, même si le moteur est chaud.
Il y a quelques facteurs qui nous empêchent de mettre le moteur en marche quand il est bien chaud :
Un carburateur qui déborde aussitôt que le moteur vient d’être arrêté causera un surplus d’essence qui noiera les cylindres. Ainsi, le démarreur devrait y faire tourner le moteur plus longtemps pour admettre assez d’air et allumer le carburant.
Un calage de l’allumage trop en avance causera un allumage du mélange beaucoup trop tôt, avant que le piston ne soit rendu en haut. Le démarreur aura à combattre l’allumage précoce et la vitesse de rotation au démarrage sera ralentie.
Une bobine d’allumage défectueuse pourrait empêcher l’allumage lorsqu’elle est chaude. Souvent la bobine n’est pas défectueuse froide ou tiède, cependant une fois chaude, elle coupe l’allumage. Après quelques minutes d’arrêt, en actionnant la clef de contact, elle se remet en marche et autorise l’allumage.
Une batterie défectueuse peut être incommodé par la chaleur dégagée par le moteur et ainsi ne pas fournir tout le courant nécessaire au démarreur.
Dans un moteur, la bougie permet l’étincelle qui allume le mélange air/essence, avant que le piston ne soit rendu au point mort haut, à la fin de la phase de compression. L’essence qui brûle progressivement met un certain temps avant de déployer toute sa puissance, donc nous devons allumer le mélange un peu d’avance pour que lorsque le piston commence à redescendre, il soit poussé par le maximum de chaleur produit par la combustion.
On peut ajuster le moment d’allumage de l’étincelle; cet ajustement s’appelle le calage de l’allumage (timing).
Dans le cas de la mise en marche à chaud difficile, la qualité du distributeur est prioritaire de s’en assurer. L’avance mécanique doit bien bouger, et l’avance au vacuum doit bien tirer le plateau de pointes, et le retenir si le vacuum suffisant est présent. Un avance mécanique coincé, sera pour la majorité du temps en position avancé, et provoquera une étincelle trop tôt. Le démarreur devra combattre la combustion débutée trop tôt. Votre distributeur a besoin d’entretien, lui aussi, comme bien des pièces de votre ancienne.
Nous vous invitons à participer à nos Ateliers Mécaniques d’hiver, en novembre, décembre, janvier et février. Contactez-nous à l’atelier.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/11/sorley1.jpg480640Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-11-01 19:50:292025-11-01 19:59:50Mise en marche difficile à chaud, avec voiture en 6 volts.
Nissan a décidé de montrer que la marque était toujours bien active au SEMA Show 2025 à Las Vegas, dévoilant pas moins de quatre concepts spectaculaires, chacun incarnant une facette différente du savoir-faire technique de l’entreprise.
Pour cette édition du plus célèbre salon de la personnalisation automobile, le constructeur japonais pousse ses modèles vers des horizons uniques : du sable du désert aux pistes de course, des aventures forestières jusqu’aux défis de rallye extrême.
Concept Dune Patrol | Auto123.com
Nissan Dune Patrol
La vedette du groupe s’appelle Dune Patrol, un Armada Pro-4X métamorphosé pour affronter les environnements les plus extrêmes. Décrite comme un « véhicule de soutien ultra-confortable » par Nissan, cette version surprend : jantes beadlock Nismo de 18 pouces chaussées de pneus à boue de 37 pouces, suspensions à long débattement, ailes élargies et pare-chocs d’acier montrent le côté extrême du Dune Patrol.
Concept Dune Patrol | Auto123.com
L’éclairage DEL complémentaire transforme la nuit en plein jour sur les dunes, tandis que la structure sur le toit et les multiples points d’arrimage permettent un usage polyvalent pour toutes les aventures dans le désert.
À bord, l’organisation est totalement pensée pour le transport de l’équipement.
Le concept Frontier Rapid Runner | Auto123.com
Nissan Frontier Rapid Runner
Le Rapid Runner repose sur une base de Frontier Pro-4X revisitée par l’équipe de Powernation TV. L’objectif ? Créer le pickup idéal pour accompagner les adeptes de kayak en eaux vives.
Le secret de ce véhicule réside dans le mariage avec la suspension et les essieux du Titan, offrant une stature nettement plus imposante et une garde au sol accrue. Les jantes Ascend Nismo de 16 pouces accueillent, ici aussi, des pneus de 37 pouces. Des portes tubulaires laissent l’habitacle à demi exposé.
Le Rapid Runner se distingue également par son équipement : support de toit et de caisse adaptés au transport de matériel nautique, espaces de rangement pour les pagaies et les combinaisons, douche portative et panneaux. Les sièges imperméables Covercraft et les planchers doublés viennent compléter les éléments de robustesse et de fonctionnalité.
Le concept Patrol Y60 Forsberg Racing | Auto123.comLe concept Patrol Y60 Forsberg Racing | Auto123.com
Nissan Patrol Y60 Forsberg Racing
Pour les amateurs de rallye et de performances pures, Nissan sort le Patrol Y60 revisité par Forsberg Racing. Ce classique aventurier reçoit un moteur turbo TB48 de 4,8 litres développant quelque 1000 chevaux ! Une suspension surélevée, des jantes de 17 pouces et des pneus de 35 pouces, des ailes élargies et un ensemble de projecteurs DEL supplémentaires peaufine la panoplie de ce véritable monstre, prêt pour les courses les plus exigeantes.
Le concept Nismo GT-Z | Auto123.com
Nissan Nismo GT-Z
Enfin, Nissan conclut cette démonstration avec le Nismo GT-Z, également une conception Forsberg Racing, clairement tournée vers la piste. Doté d’une livrée exclusive aux couleurs Nismo, d’éléments aérodynamiques de grandes dimensions et d’un imposant aileron arrière, ce coupé promet des performances.
L’équipement technique impressionne : jantes Nismo LM-RS1 de 18 pouces, pneus Advan, suspension ajustable et un V6 biturbo de 3 litres couplé à un échappement de compétition.
Ce bolide ne restera pas une simple étude de style, puisqu’il participera en 2026 à la série Gridlife GLGT.
Du 4 au 7 novembre, ces créations seront les stars du kiosque Nissan au Las Vegas Convention Center.
Ram s’apprête à franchir une étape historique : la marque lancera son tout premier véhicule utilitaire sport (VUS) en 2028. Fabriqué à Warren, au Michigan, ce VUS s’ajoutera à une nouvelle camionnette intermédiaire produite à Toledo, en Ohio, la même année.
Actuellement, les camionnettes pleine grandeur représentent environ 85 % des ventes de Ram aux États-Unis.
Un investissement massif de 13 milliards $ US
Le projet s’inscrit dans le cadre d’un investissement de 13 milliards $ US annoncé par Stellantis pour ses installations américaines au cours des quatre prochaines années. Le nouveau VUS sera offert avec deux motorisations : un moteur à essence traditionnel et une version hybride à autonomie prolongée, une solution qui combine moteur thermique et générateur électrique pour réduire la consommation.
Chaque usine concernée bénéficiera d’environ 900 nouveaux emplois, signe que le constructeur mise gros sur cette expansion.
Ram veut redevenir un joueur dominant
Depuis son arrivée à la tête de Stellantis en juin, Filosa répète que le marché américain est la clé du succès mondial du groupe. Lors d’une présentation aux analystes, il a rappelé que la marque Ram est en pleine transformation, avec plusieurs nouveautés à venir.
Parmi elles : le retour du légendaire V8 Hemi dans la Ram 1500, deux modèles SRT (Street and Racing Technology) attendus d’ici trois mois, et une version de la 1500 vendue à moins de 50 000 $ US. Ces initiatives visent à regagner des parts de marché et à renforcer la notoriété de Ram auprès des consommateurs nord-américains.
Un marché en légère baisse, mais une marque solide
Même si les ventes globales de Ram ont reculé de 0,7 % sur les neuf premiers mois de l’année, les livraisons de la Ram 1500 ont progressé de 4 %, et les ventes des modèles légers ont bondi de 10 % au troisième trimestre. Le segment de détail, quant à lui, a grimpé de 26 %. Pour Sam Fiorani, vice-président chez AutoForecast Solutions, ce futur VUS est une décision logique.
« Ford et Chevrolet offrent déjà des camionnettes et des utilitaires costauds. Il est temps que Ram occupe aussi cet espace. »
Surveillance du dossier Nexperia : l’enjeu des micropuces
En parallèle, Stellantis garde un œil sur une possible pénurie de micropuces provenant du fournisseur néerlandais Nexperia, au cœur des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Le gouvernement néerlandais a récemment pris le contrôle de Nexperia, propriété chinoise, par crainte de fuite de propriété intellectuelle. La Chine a répliqué en limitant certaines exportations critiques pour les constructeurs européens.
Selon Filosa, Stellantis a mis en place une « war room » (salle de crise) interfonctionnelle pour gérer la situation « au jour le jour », un enjeu majeur pour toute l’industrie automobile mondiale.
Le mot de la fin
Avec son premier VUS, Ram vise à fidéliser sa clientèle tout en attirant de nouveaux acheteurs qui recherchent la robustesse d’une camionnette dans un format plus polyvalent. Cette stratégie marque un tournant pour la marque et confirme l’ambition de Stellantis de reconquérir le marché américain à grand renfort d’innovation et de diversité de produits.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/11/2024_Ram_1500fr.jpg8001200Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-11-01 14:17:472025-11-01 14:31:28Ram se lance dans les VUS : un premier modèle en 2028
Jim Farley, PDG de Ford Motor Company, n’y va pas par quatre chemins : les constructeurs chinois représentent aujourd’hui la plus grande menace pour l’industrie automobile américaine, bien plus encore que ne l’ont été les Japonais il y a 40 ans. Dans une entrevue accordée à Business Insider, Farley a affirmé que les marques chinoises ont désormais une avance technologique considérable dans le domaine des véhicules électriques (VÉ) et qu’elles disposent de la capacité de production nécessaire pour inonder le marché nord-américain.
Une puissance industrielle impossible à ignorer
Au début des années 1980, le Japon produisait plus de 11 millions de véhicules par an, ce qui avait poussé l’administration Reagan à imposer des limites d’importation volontaires. Mais aujourd’hui, la situation est bien plus critique, selon Farley. La Chine possède une capacité de production et une avance technologique sans précédent, soutenue par des géants comme BYD, Geely, Xiaomi et Huawei. Même si les véhicules électriques chinois sont bannis du marché américain en raison de tarifs douaniers élevés et de restrictions sur les composants électroniques, le patron de Ford estime que ce bouclier commercial ne pourra pas durer éternellement.
La supériorité technologique des constructeurs chinois
Farley admet sans détour avoir testé une Xiaomi SU7 au quotidien — non pas comme un coup de pub, mais par réelle admiration pour la qualité de son interface et son intégration technologique.
Le marché américain reste protégé… pour l’instant
Grâce aux tarifs douaniers imposés durant l’ère Trump et à l’interdiction de certaines technologies chinoises, les constructeurs américains bénéficient encore d’une certaine protection. Cependant, Farley prévient que le protectionnisme ne suffira pas à long terme. Les marques chinoises exportent déjà massivement en Europe, en Amérique latine et en Afrique, construisant une avance commerciale et technologique difficile à rattraper.
Les véhicules électriques : une croissance inévitable
Aux États-Unis, la demande pour les VÉ a ralenti à cause du retrait du crédit d’impôt fédéral de 7 500 $, mais Ford prévoit un rebond à court terme. Farley estime que les VÉ représenteront bientôt 5 % du marché américain, un chiffre appelé à grimper à mesure que les modèles plus abordables feront leur entrée et que les consommateurs réaliseront la maturité de la technologie.
Conclusion
Le message du PDG de Ford est clair : l’industrie automobile nord-américaine doit se réveiller. La Chine n’est plus un simple concurrent émergent, mais un géant industriel capable de renverser l’équilibre mondial. Pour survivre, Ford et les autres marques américaines devront accélérer leur virage technologique, réduire leurs coûts de production et miser sur l’innovation logicielle autant que sur la mécanique.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/10/Jim_Farley_Headshot-scaled-1.jpg13672048Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-10-31 09:11:342025-10-31 09:15:29Le président de Ford, Jinm Farley, affirme que la Chine peut mettre à mal l’industrie automobile américaine
GM annonce une importante réduction de sa production de véhicules électriques et de batteries, une décision qui entraînera la mise à pied d’environ 3 300 employés aux États-Unis. Ce ralentissement découle directement d’une demande plus faible pour les VÉ, alors que les consommateurs réévaluent leurs priorités et que les incitatifs fiscaux fédéraux s’amenuisent.
Factory Zero en pause temporaire avant une réduction de quarts
L’usine Factory Zero de Detroit, qui assemble les Chevrolet Silverado EV, GMC Sierra EV, GMC Hummer EV (camion et VUS) ainsi que le Cadillac Escalade IQ, sera fermée jusqu’au 24 novembre. La production reprendra ensuite sur deux quarts de travail, avant de passer à un seul quart dès le 5 janvier 2026. Cette décision provoquera des mises à pied permanentes pour environ 1200 employés à Detroit.
Suspension prolongée dans les usines de batteries Ultium Cells
La réduction touche aussi les usines Ultium Cells de Warren (Ohio) et Spring Hill (Tennessee), opérées en partenariat avec LG Energy Solution. Selon les informations obtenues par Automotive News, environ 1560 travailleurs seront temporairement mis à pied pendant l’arrêt de la production de batteries, qui durera près de la moitié de 2026. GM prévoit de suspendre complètement la production dans ces installations de janvier jusqu’à la mi-2026 pour effectuer des mises à niveau techniques et rendre les chaînes de production plus flexibles.
Cela touchera 710 employés au Tennessee et 850 en Ohio pendant cette période de transition.
Un ajustement stratégique face à un marché en mutation
GM réévalue sa capacité de production de VÉ alors que le marché américain réagit à plusieurs changements réglementaires, dont la perte du crédit d’impôt fédéral de 7 500 $ US applicable à certains modèles électriques. En octobre, le constructeur a déjà inscrit 1,6 milliard de dollars US en charges liées à la restructuration de sa production électrique et s’attend à d’autres coûts au quatrième trimestre.
Malgré tout, GM affirme demeurer « engagée envers sa présence manufacturière aux États-Unis » et croit que ses investissements dans des opérations plus flexibles renforceront sa résilience face aux fluctuations du marché.
Autres suppressions d’emplois dans le réseau GM
Ces compressions surviennent quelques jours après l’annonce de la fermeture d’un centre informatique en Géorgie, où 900 postes seront supprimés d’ici la fin de l’année. GM a également aboli 200 postes de cadres et employés salariés dans la région de Detroit. Enfin, la réduction de production à Factory Zero aura un effet domino sur la chaîne d’approvisionnement : 45 employés du centre d’estampage de Pontiac (Michigan) et 75 à Rochester (New York) seront aussi mis à pied temporairement.
Un signal clair du ralentissement du marché des VÉS
Ces mesures illustrent le ralentissement tangible du marché des véhicules électriques en Amérique du Nord. Après une période d’expansion rapide, les grands constructeurs comme GM ajustent maintenant leur cadence pour éviter une surproduction coûteuse, tout en préparant le terrain pour une deuxième génération de VÉ plus rentables et plus matures.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/10/GM-Factory-Zero-Plant-Logo-Blue-On-White-Backgroundfr.jpg6751200Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-10-31 08:45:152025-10-31 08:59:573 300 mises à pied dans les usines de VÉS de GM
Le constructeur Volkswagen traverse une zone de turbulence majeure : il affiche une perte opérationnelle de 1,3 milliard d’euros (1,5 milliard $ US) au troisième trimestre, attribuable à la fois à la marche arrière stratégique de Porsche dans l’électrification et à l’impact des tarifs américains sur ses exportations.
Le groupe allemand estime que ces droits de douane et leurs effets secondaires pourraient lui coûter jusqu’à 5 milliards d’euros (5,8 milliards $ US) en 2025, une véritable onde de choc pour l’un des plus grands constructeurs automobiles au monde.
Porsche Macan EV | Auto123.com
Porsche change de cap sur les véhicules électriques
En septembre, Porsche – détenue à 75,4 % par Volkswagen – a annoncé un revirement de stratégie concernant les véhicules électriques, préférant miser à court terme sur les hybrides et les moteurs à combustion pour reconquérir sa clientèle traditionnelle. Ce virage forcé a entraîné des charges de 4,7 milliards d’euros, plombant les résultats du groupe.
Ce coup dur survient alors qu’Oliver Blume, PDG de Volkswagen et de Porsche, s’apprête à céder la direction de cette dernière en 2026. Il sera remplacé par Michael Leiters, ancien patron de McLaren.
Les tarifs américains aggravent la facture
Les tarifs imposés par les États-Unis sur les importations européennes pèsent lourdement sur Volkswagen, qui parle d’au moins 4 milliards d’euros de coûts directs et de pertes additionnelles dues à des marges rognées.
Pour limiter les dégâts, le groupe envisage de déplacer une partie de sa production vers les États-Unis, notamment via sa marque Audi. Une décision concernant une nouvelle usine américaine est attendue avant la fin de l’année.
Résultats mitigés malgré une demande solide en Europe
Malgré ces défis, le directeur financier Arno Antlitz souligne une demande robuste en Europe qui compense partiellement la faiblesse en Chine. Toutefois, les véhicules électriques de Volkswagen, plus coûteux à fabriquer, continuent d’éroder les marges.
L’entreprise a tout de même enregistré une perte moindre que prévu : les analystes anticipaient un déficit de 1,7 milliard d’euros, contre 1,3 milliard réellement observé. L’action Volkswagen a d’abord grimpé de 2 % avant de redescendre de 1,1 % en fin de séance, signe d’une confiance mitigée des marchés.
La Volkswagen ID.3 | Auto123.com
Prévisions maintenues, mais inquiétudes sur les puces électroniques
Malgré ce trimestre difficile, Volkswagen maintient ses prévisions financières pour l’année 2025. Cependant, le constructeur souligne que cette stabilité dépend d’un approvisionnement suffisant en semi-conducteurs. Un nouveau risque plane alors qu’un conflit commercial autour du fabricant néerlandais Nexperia menace l’approvisionnement mondial en puces automobiles.
Arno Antlitz affirme que le groupe gère la situation « jour après jour et semaine après semaine » pour éviter toute interruption de production.
Une période charnière pour Volkswagen
Entre les pressions tarifaires américaines, la transition électrique plus coûteuse que prévu et les tensions internes chez Porsche, Volkswagen se trouve à un carrefour délicat.
Malgré tout, le constructeur persiste à croire en sa capacité à ajuster son modèle d’affaires et à renforcer sa présence sur le marché nord-américain grâce à des investissements locaux.
https://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2025/10/porsche-macan-ev-2025_18-4.jpg8001200Benoit Charettehttps://news.canadamotorjobs.com/wp-content/uploads/2021/06/logo-canada-motor-jobs-white-1.pngBenoit Charette2025-10-31 08:45:142025-10-31 09:00:11Volkswagen encaisse 5,8 milliards $ US de pertes au 3e trimestre
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