L’institut économique de Montréal demande la fin des quotas pour les véhicules électrique
Les ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables ont connu un net ralentissement au Québec en 2025, selon les plus récentes données publiées par Statistique Canada. Au total, 75 262 véhicules électriques ou hybrides rechargeables neufs ont été immatriculés dans la province l’an dernier. Il s’agit d’une baisse de 49,1 % par rapport à 2024. Malgré ce recul, ces modèles représentent tout de même 16,7 % des nouvelles immatriculations au Québec. Pour Gabriel Giguère, analyste senior en politiques publiques à l’Institut économique de Montréal (IEDM), ces chiffres témoignent d’un ralentissement marqué de l’intérêt des consommateurs pour l’électrification.
Québec assouplit ses cibles d’électrification
Face au ralentissement du marché, le gouvernement du Québec avait annoncé en septembre dernier un assouplissement de ses quotas imposés aux constructeurs automobiles. La cible officielle prévoit désormais que 90 % des ventes de véhicules neufs soient électriques d’ici 2035, tout en incluant désormais les hybrides non rechargeables dans les objectifs. Cependant, même avec cet élargissement, les ventes de véhicules visés par ces quotas ont reculé. En incluant les hybrides conventionnels, 117 699 véhicules ont été immatriculés en 2025, comparativement à 173 856 en 2024, soit une baisse de 32,3 %. Avec ces critères élargis, les véhicules concernés représentent 21,4 % des nouvelles immatriculations dans la province.
Un coût d’achat encore plus élevé
Selon l’IEDM, l’un des freins majeurs à l’adoption des véhicules électriques demeure le prix d’achat. D’après les projections du Directeur parlementaire du budget, une voiture électrique coûtera encore en moyenne 6 720 $ de plus qu’un modèle à essence en 2026. L’écart serait encore plus marqué pour les véhicules utilitaires : VUS, minifourgonnettes et camionnettes : environ 11 490 $ de plus Ces différences de prix devraient persister au cours des prochaines années.
Pression possible sur le réseau électrique
L’IEDM souligne également que l’électrification rapide du parc automobile pourrait accentuer la pression sur le réseau électrique québécois en augmentant la demande énergétique, un enjeu évoqué dans une publication de l’organisme en février 2025.
Laisser le choix aux consommateurs
Pour Gabriel Giguère, le gouvernement devrait revoir son approche et laisser le marché évoluer plus librement. « Le rôle du gouvernement ne devrait pas être d’imposer des objectifs d’électrification, mais de laisser les consommateurs choisir les véhicules qui répondent le mieux à leurs besoins et à leur budget », conclut-il.
Avec des renseignements de statistiques canada
Le texte L’institut économique de Montréal demande la fin des quotas pour les véhicules électrique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
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