L’Europe pourrait repousser la fin des voitures à essence et diesel

Quand l’Union européenne a annoncé en 2022 qu’à partir de 2035, toutes les nouvelles voitures et fourgonnettes devraient atteindre une réduction de 100 % des émissions de CO₂, l’industrie a interprété cela comme la fin inévitable des moteurs à essence et diesel. Ce règlement a rapidement influencé les plans des constructeurs automobiles non seulement en Europe, mais aussi en Amérique du Nord et en Asie. Les investissements se sont massivement déplacés vers les véhicules électriques, et les fournisseurs ont adapté leur stratégie de développement. La règle est devenue un référentiel mondial, plusieurs marques concevant leurs gammes en fonction des normes européennes.

L’Union européenne revoit son calendrier

Initialement, une révision officielle de cette interdiction était prévue pour 2026. Or, sous la pression de plusieurs États membres et de grands constructeurs, la Commission européenne a décidé d’accélérer l’échéancier. Selon Reuters, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a rencontré la semaine dernière à Bruxelles des dirigeants de l’industrie automobile lors d’un dialogue stratégique. Une nouvelle rencontre est prévue avant décembre. L’évaluation portera sur la faisabilité d’un passage complet au 100 % électrique d’ici 2035, surtout dans un contexte de déploiement lent des bornes de recharge et d’une demande des consommateurs plus faible que prévu dans certaines régions.

Des ajustements possibles au règlement

Plusieurs scénarios sont sur la table :

  • Permettre la vente de nouveaux véhicules à moteurs thermiques s’ils roulent uniquement avec des carburants neutres en carbone (biocarburants ou e-fuels).

  • Réintroduire certains hybrides rechargeables ou véhicules électriques dotés d’un petit prolongateur d’autonomie à essence.

  • Adapter les exigences pour les fourgonnettes, dont les versions électriques ne représentent que 8,5 % des ventes dans l’UE, soit environ la moitié de la part des voitures électriques particulières.

Un débat suivi de près en Amérique du Nord

Cette révision, prévue avant la fin de 2025, aura un impact bien au-delà de l’Europe. Les politiques de Bruxelles influencent directement les choix stratégiques des constructeurs présents au Canada et aux États-Unis, où l’adoption des véhicules électriques demeure inégale selon les marchés. La décision de l’Union européenne pourrait donc redéfinir l’avenir des moteurs thermiques et offrir une nouvelle vie aux carburants synthétiques, à un moment où l’industrie cherche un équilibre entre écologie, innovation et réalités du marché.

Avec des renseignements d’autobloq

Le texte L’Europe pourrait repousser la fin des voitures à essence et diesel provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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