L’entente tarifaire avec le Royaume-Uni critiquée

  • Les géants de l’auto nord-américains furieux après l’accord USA-Royaume-Uni.

Une récente entente commerciale entre les États-Unis et le Royaume-Uni enflamme les dirigeants de l’industrie automobile nord-américaine.

Selon les termes d’un accord annoncé le 8 mai par l’administration Trump, les véhicules britanniques importés aux États-Unis se verront imposer un tarif douanier réduit à 10 %, contre jusqu’à 25 % pour les véhicules en provenance du Canada et du Mexique.

Cette décision passe mal chez les grands constructeurs américains — Ford, GM et Stellantis — dont les chaînes de production sont hautement intégrées à travers l’Amérique du Nord. Selon eux, ce favoritisme tarifaire déstabilise les avantages compétitifs conférés par l’Accord Canada-États-Unis–Mexique (ACEUM).

Un coup dur pour la filière nord-américaine

Actuellement, les véhicules du Canada et du Mexique doivent répondre à des règles strictes de contenu nord-américain pour éviter les pleins tarifs de 25 %. Un véhicule de 50 000 $ US du Canada ou du Mexique, dont moins de 60 % des pièces proviennent des États-Unis, sera taxé davantage qu’un modèle équivalent venu du Royaume-Uni, qui paiera 10 %, peu importe sa composition.

Le Royaume-Uni applaudit, Détroit fulmine

Du côté britannique, la réaction a été tout autre. Mike Hawes, président de la Society of Motor Manufacturers & Traders, a salué l’entente comme un soulagement bienvenu pour l’industrie automobile du Royaume-Uni, qui risquait des surtaxes immédiates. Mais à Détroit, l’American Automotive Policy Council, qui représente les trois grands constructeurs, a vivement critiqué l’accord.

Une renégociation de l’ACEUM à l’horizon

Bien que l’ACEUM ait été une priorité initiale de l’administration Trump, les négociations actuelles avec d’autres blocs économiques semblent l’avoir relégué au second plan. Or, un examen de l’entente tripartite est prévu pour 2026, ce qui laisse présager une renégociation plus musclée, notamment sur les règles d’origine dans le secteur automobile.

Des concessions à venir pour le Canada et le Mexique ?

Selon Michael Robinet, vice-président chez S&P Global Mobility, il est probable que les tarifs pour les véhicules canadiens et mexicains soient revus à la baisse dans les prochains mois, suivant le modèle accordé au Royaume-Uni.

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