Raymond Desfossés était riche et passionné d’automobiles. Il rêvait de créer sa propre marque. Et il l’a fait. Ainsi naquit l’imposante Ray Desf en 1990. Cette histoire aurait pu prendre une tournure similaire à celle d’autres marques d’exception, n’eût été que son créateur soit un criminel notoire.

Un nouveau balado d’enquêtes retrace le parcours fascinant de ce célèbre trafiquant de drogues trifluvien. Intitulé Le roi de la cocaïne : Raymond Desfossés, il est disponible depuis aujourd’hui sur le site de Radio-Canada Ohdio.

Histoire du « Gentleman »

La journaliste Mylène Moisan rappelle l’ascension fulgurante de Raymond Desfossés dans le monde criminel. De ses humbles débuts comme voleur de voitures, il s’est hissé à la tête d’un vaste réseau de trafic de cocaïne lié au Gang de l’Ouest, l’un des groupes criminels les plus influents du Canada.

Celui qu’on surnommait « le Gentleman » avait su cultiver une image de mari, de père de famille et d’homme d’affaires respectable. Cette enquête nous fait toutefois découvrir l’envers de ce personnage impitoyable, qui a commandé de nombreux assassinats, dont un contrat avorté contre Maurice « Mom » Boucher.

Balado en 5 épisodes

Constitué de cinq épisodes de 30 minutes, ce nouveau balado animé par Mylène Moisan Réalisation a été réalisé par Cédric Chabuel.

Journaliste au quotidien Le Soleil depuis un quart de siècle, dans le premier épisode de ce balado, Mylène Moisan admet qu’elle a une « étrange fixation » sur le monde du crime dans la région de Trois-Rivières, un milieu qu’elle observe depuis plus de 20 ans.

C’est un message envoyé par un ancien agent source de la GRC qui lui a donné l’idée de ce balado. Surnommé « C44 », cet informateur venait de publier à compte d’auteur un roman biographique sur Desfossés, personnage qu’il avait lui-même livré à la police aux débuts des années 2000. Ce livre s’intitule : A1 L’Invisible – Le dernier leader du Gang de l’Ouest.

Un roman biographique passionnant

Mme Moisan et C44 s’accordent pour dire que jusqu’ici peu de choses avaient été écrites dans la presse sur cet homme d’affaires et criminel, de ses débuts à l’arrestation de 1992 qui a mis fin à ses activités. Le livre vient combler ce vide. Paru en septembre 2023, il décrit le contexte qui en fait un important caïd, il retrace ses origines humbles et sa jeunesse, sa carrière, ses pratiques, ses activités criminelles, notamment celles liées à l’automobile.

Livre “A1 l’invisible”.

« Issu d’une grande famille, Raymond a dû rapidement se mettre au travail pour aider ses parents à nourrir ses 14 frères et sœurs », nous a appris C44, avec qui j’ai pu communiquer. « Mais l’appât du gain l’a rapidement propulsé dans les magouilles familières à l’époque. C’est par son charisme et sa force de caractère qu’il s’est vite hissé au niveau de chef auprès des gens qui le côtoyaient. Que ce soit dans le monde du crime ou dans les nombreuses initiatives légales de son quotidien, il a toujours innové et su trouver les solutions les plus inventives pour mener à bien ses projets », raconte C44.

L’atelier de carrosserie qu’il avait ouvert à Grand-Mère est un bon exemple de cela. « Au départ, ce commerce devait lui donner une forme de respectabilité au sein de sa communauté, dit C44, mais en réalité c’était une devanture pour faire fructifier l’argent de ses crimes. Il a découvert rapidement qu’il pouvait gagner bien plus en volant des voitures similaires à celles qu’il devait réparer, pour économiser sur les pièces à changer. La plupart des voleurs de voitures au Québec de l’époque se vantaient d’avoir livré leurs butins au ‘‘Gentleman’’, le surnom qu’on lui avait attribué parce qu’il payait toujours plus que quiconque. »

Brève histoire de la Ray Desf

Naturellement, un chapitre de ce roman biographique est consacré à la fameuse Ray Desf Italia. Conçue à partir de 1989, elle a été dévoilée par Raymond Desfossés en personne au Salon de l’auto de Montréal, en janvier 1990.

Cette 2+2 décapotable avait une carrosserie en fibre de verre rappelant la Ferrari Testa Rossa, un châssis « F-Body » qu’elle partageait avec les Camaro et Firebird, et un V8 de 5,7 L « Street Legal Performance » de GM développant 300 ch.

Une dotation cossue comprenant, entre autres, une sellerie de cuir, des boiseries d’acajou et un téléphone cellulaire logé au centre du volant servaient à anoblir ce bolide, qu’on disait capable d’abattre les 100 km/h en 5,7 s. C’est sans oublier l’écusson rectangulaire ornant le capot arborant un lion rampant héraldique, clin d’œil évident au célèbre cheval cabré de Ferrari.

De son propre aveu, Raymond Desfossés aurait investi six millions de dollars dans le développement et la construction des trois premières Ray Desf, nous apprend C44. « L’argent ne manquait pas, de même que le génie et les associés compétents. Où en serions-nous si cet homme avait su canaliser ses efforts dans la bonne direction ? », conclut l’ex-informateur.

Ses méfaits le rattrapent

Mais les années fastes de Raymond Desfossés — et la brève histoire de la Ray Desf — ont soudainement pris fin lorsque ses méfaits, notamment un crime commis en Floride en 1985, l’ont rattrapé en mars 1992.

À partir de ce moment-là, les Québécois ont découvert l’ampleur de son implication dans le monde du crime à travers les médias canadiens et étatsuniens : affaires de meurtres, vols à main armée, voies de fait, possession d’armes et trafic de stupéfiants à grande échelle — ce qui lui a valu le surnom de « roi de la cocaïne ». Raymond Desfossés est décédé en août 2024. Il avait 73 ans.

On peut se procurer le livre A1 L’Invisible – Le dernier leader du Gang de l’Ouest en format imprimé ou numérique en consultant la boutique en ligne de Bouquinbec. Il est également disponible chez quelques membres de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Même Amazon.ca l’offre !

Photos : Archives Luc Gagné et C44

Le texte Un balado sur Raymond Desfossés, le « roi de la cocaïne » qui voulait fabriquer des autos provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les plus récentes données publiées par Équité Association dévoilent l’état du vol automobile au pays en 2024. Même si le nombre global de vols diminue, l’ampleur du problème demeure immense, particulièrement pour certains modèles prisés des criminels. Et pour les Ontariens qui magasinent un Lexus TX, attachez votre tuque : les chiffres sont renversants.

Lexus TX : un risque de vol quasi inimaginable

En Ontario, 142 des 598 Lexus TX enregistrés ont été volés en 2024. Ça représente un risque de 1 sur 4 — du jamais vu dans l’industrie. Les voleurs raffolent littéralement du tout nouvel utilitaire de luxe de Toyota/Lexus.

Québec et Ontario : des reculs importants… mais jamais assez

Si le Lexus TX explose les statistiques, les provinces les plus touchées historiquement, soit le Québec et l’Ontario, affichent néanmoins d’importantes baisses grâce à des efforts policiers accrus et un meilleur partage d’information.

Exemples au Québec :

  • Toyota RAV4 : de 1 470 vols en 2023 → 921 en 2024

  • Honda CR-V : de 1 291 → 398

  • Honda Civic : de 609 → 392

Comme l’explique Bryan Gast d’Équité Association, ces provinces combinent forte concentration de véhicules recherchés, grande population et proximité des ports, terrains de chasse idéaux pour les réseaux criminels.

Le RAV4 prend la tête du palmarès national

Le Toyota RAV4 devient le véhicule le plus volé au pays en 2024 avec 2 080 vols, bien que ce nombre soit en baisse par rapport aux 2 690 de 2023.

Parmi les autres modèles très ciblés mais en recul

  • Dodge Ram 1500 : 3 078 → 2 018

  • Lexus RX : 3 037 → 1 124

  • Honda CR-V : 2 988 → 1 911

  • Toyota Highlander : 3 414 → 1 141 (chute du 1er au 8e rang)

Malgré ces baisses encourageantes, le coût des véhicules neufs explose et le vol automobile reste un problème d’un milliard de dollars chaque année — un argent qui alimente aussi le crime organisé et, selon Gast, parfois même le financement d’activités terroristes.

Nouveaux venus et disparus dans le Top 10

  • Nouveau dans le classement : Toyota Tundra, avec 1 129 vols.

  • Stable : Chevrolet Silverado / GMC Sierra 1500, à 1 192 vols.

  • Curiosité : malgré une baisse au Québec, la Honda Civic grimpe à l’échelle nationale (1 654 → 1 797 vols).

  • Grandes sorties : Range Rover, autrefois au sommet, disparaît du Top 10 grâce à une réduction de moitié de ses vols.

La statistique qui compte vraiment : la fréquence de vol

Les experts le répètent : ce n’est pas le nombre de véhicules volés qui importe, mais la probabilité qu’un modèle soit ciblé.

Exemple :

  • Toyota RAV4 : 0,38 % de risque de vol

  • Jeep Wrangler : 1,03 % (trois fois plus), malgré un nombre de vols similaire

Et lorsque l’on évalue la fréquence plutôt que le volume, les modèles de luxe dominent.

Top 10 des véhicules les plus à risque au Canada en 2024 (fréquence de vol)

  1. Lexus TX Series — 14,89 %

  2. Toyota Grand Highlander — 4,29 %

  3. Land Rover Defender — 2,95 %

  4. Mercedes-Benz G-Class — 2,73 %

  5. Land Rover Range Rover — 2,44 %

  6. Lexus GX — 1,88 %

  7. Acura TLX — 1,78 %

  8. Jaguar F-Pace — 1,60 %

  9. Toyota Tundra — 1,52 %

  10. Jeep Gladiator — 1,45 %

 

Source: Équité Canada

Le texte Les 10 véhicules les plus volés au Canada en 2024 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

C’est jeudi de cette semaine (le 20 novembre) que se tiendra la journée des médias au Salon de l’auto de Los Angeles. L’ouverture au public aura lieu le lendemain et s’étendra jusqu’au dimanche 30 novembre.

  • Hyundai va présenter un concept hors route au Salon de Los Angeles
  • Les croquis dévoilés montrent un modèle complètement déjanté
  • La motorisation de cette étude pourrait être tout électrique

La compagnie vient de donner un aperçu de ce dernier avec la publication de sketches montrant le caractère de ce véhicule complètement déjanté. Les véhicules présentant un caractère aventurier sont à la mode et Hyundai est active en la matière avec son approche XRT (et XRT Pro). Avec le concept qu’elle entend révéler, elle fait la preuve qu’elle peut aller encore plus loin, du moins si l’on se fie à ce que l’on voit.

Le modèle porte le nom de Crater (cratère). Vous le voyez, il est équipé d’une suspension surélevée et d’immenses passages de roues. On remarque aussi de très courts porte-à-faux, ce qui se traduit habituellement par de grandes capacités hors route, car la carrosserie ne vient pas freiner les élans des conducteurs sur des terrains accidentés.

En fait, on a l’impression de regarder un VTT (véhicule tout-terrain) grandeur nature.

Les roues traduisent aussi des intentions claires.

Des phares sur le toit, des plaques de protection, un porte-bagages, voilà d’autres éléments que l’on peut discerner à la vue des croquis.

Pour le reste, nous allons prendre le temps d’aller analyser ce monstre hors route d’un peu plus près une fois qu’il sera dévoilé. Soyez certains de nous revenir pour plus de détails, y compris ce qui va animer ce modèle plutôt particulier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le texte Hyundai va dévoiler un concept baptisé Crater au Salon de Los Angeles provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Stellantis vient de présenter les nouveautés apportées au Jeep Wrangler pour l’année-modèle 2026. Pour la plupart, il ne s’agit pas de changements radicaux, mais plutôt de petits ajustements. 

On se rappellera que la génération JL a été introduite en 2017 pour l’année-modèle 2018. Des changements de mi-mandat ont été apportés en 2024.

Motorisations du Jeep Wrangler 2026

Alors que Stellantis avait retiré le moteur V8 Hemi de 6,4 litres de son catalogue au Canada au terme de l’année 2024, voilà qu’il est de retour pour 2026. On peut donc conclure que l’édition finale n’était pas si finale que ça finalement. 

Au menu pour 2026, Jeep ajoute donc la version Moab 392 qui se situe au sommet de la gamme. Elle est animée par ce puissant moteur V8 Hemi, qui produit 470 chevaux et autant de livres-pied de couple. Cette déclinaison se distingue aussi par ses roues de 17 pouces et ses pneus tout-terrain de 35 pouces. 

 

Jeep Wrangler Moab 392 2026
Jeep Wrangler Moab 392 2026 | Auto123.com

Cette stratégie du constructeur américain s’inscrit dans une série de mesures visant à étendre l’éventail d’offre des moteurs à huit cylindres. En ce sens, le Dodge Durango est désormais livré de série avec le moteur V8 Hemi de 5,7 litres et le Ram 1500 est à nouveau disponible avec cette cylindrée. 

En plus du moteur Hemi, la sélection de motorisations comprend le bloc turbocompressé à quatre cylindres de 2,0 litres ainsi que le V6 Pentastar de 3,6 litres. Ce dernier peut encore être jumelé à une boîte manuelle à six rapports en remplacement de la traditionnelle transmission automatique à huit rapports. 

Parmi les autres changements, soulignons que les charnières des portières ont été retravaillées. Le tout a pour objectif de faciliter le retrait des portières. 

À la palette de couleurs s’ajoutent également de nouvelles teintes: Reign (violet), Goldilocks (ocre), Joose (orange), Earl Grey (gris-bleu) et Tuscadero (rose). 

 

Jeep Wrangler 2026 : le Moab 392 arrive, le V8 Hemi de 6,4 litres revient | Auto123.com

Les versions du Jeep Wrangler 2026

Au total, sept versions sont disponibles: Sport, Sport S, Willys, Sahara (quatre portes seulement), Rubicon, Rubicon X et Moab 392 (quatre portes seulement). 

Et les versions 4xe ? 

Dans le communiqué présentant les nouveautés apportées au Jeep Wrangler pour 2026, aucune mention ne fait état des versions 4xe dotées de la technologie hybride rechargeable. Bradley Horn, directeur des communications pour les produits chez Stellantis Canada, a confirmé que les versions 4xe font toujours partie des plans du constructeur. Plus d’informations seront partagées ultérieurement. 

Le Jeep Wrangler 2026 continue d’être assemblé à Toledo en Ohio. Il est disponible chez les concessionnaires du Canada dès maintenant. 

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Le texte Jeep Wrangler 2026 : le Moab 392 arrive, le V8 Hemi de 6,4 litres revient provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Volkswagen se retrouve dans une position délicate. Entre des ventes qui ralentissent, des coûts qui grimpent et les répercussions toujours présentes des tarifs imposés sous l’administration américaine, le géant allemand doit serrer les vis. 

Le conseil de surveillance du Groupe Volkswagen a même repoussé l’approbation d’un vaste plan d’investissements de plusieurs milliards d’euros, un plan pourtant essentiel pour financer les futurs modèles et moderniser son imposant réseau d’usines à travers le monde.

Des investissements reportés et une confiance ébranlée

Le feu vert pour ce plan était attendu la semaine dernière, mais les membres du conseil hésitent. Selon des sources proches du dossier, la confiance est faible et l’incertitude financière plane lourdement. Les décisions qui concernent près de 100 usines à l’échelle mondiale sont maintenant en suspens. 

Bild rapporte d’ailleurs que l’approbation pourrait prendre plusieurs mois, tant la situation financière du constructeur demeure fragile. Sans ce plan, Volkswagen ne peut confirmer quels modèles avanceront vers la production ni quelles installations recevront les mises à niveau nécessaires, ce qui risque de ralentir les projets de développement et d’affecter l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.

L'usine de Volkswagen à Puebla, au Mexique
L’usine de Volkswagen à Puebla, au Mexique | Auto123.com

Un énorme trou financier

Pour son plan 2026, Volkswagen ferait face à un manque à gagner d’environ 11 milliards d’euros — soit près de 12,7 milliards de dollars américains. L’entreprise avait prévu consacrer environ 160 milliards d’euros sur les cinq prochaines années pour soutenir ses opérations et le développement de nouveaux produits. Or, ce budget semble désormais trop serré. 

Les retards d’investissement touchent aussi Audi, qui pourrait grandement bénéficier d’une usine aux États-Unis. Ses deux principaux concurrents, BMW et Mercedes-Benz, disposent déjà d’importants sites de production américains, ce qui les protège davantage des tarifs imposés sur les véhicules importés. Audi envisage depuis longtemps une implantation industrielle aux États-Unis, mais la situation actuelle rend le projet encore plus difficile à concrétiser.

Un avenir encore flou

Le conseil de surveillance pourrait convoquer une rencontre spéciale en décembre si la situation s’améliore, mais plusieurs sources estiment que les discussions pourraient facilement se prolonger jusqu’en 2025. D’ici là, l’un des plus grands constructeurs automobiles du monde demeure en attente de sa propre autorisation, incapable de confirmer ses futurs projets industriels et commerciaux.

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Le texte Les difficultés financières de VW pourraient compromettre le lancement de nouveaux modèles provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ford fait officiellement son entrée dans l’univers de la vente automobile sur Amazon. Dès lundi, des consommateurs américains peuvent parcourir et acheter des véhicules d’occasion certifiés de la marque directement sur la plateforme du géant du commerce en ligne.

Cette initiative suit celle de Hyundai et vise à moderniser le parcours d’achat pour une clientèle de plus en plus réfractaire aux longues visites chez le concessionnaire.

Un programme lancé dans trois grandes métropoles

Pour le moment, le programme se concentre sur Los Angeles, Seattle et Dallas. Les modèles offerts seront exclusivement des véhicules d’occasion certifiés, inspectés selon des normes strictes et accompagnés de garanties spécifiques. 

Amazon affichera l’inventaire des concessionnaires participants, permettant aux acheteurs de magasiner comme ils le feraient pour n’importe quel autre produit sur la plateforme.

Ford vend maintenant des véhicules d’occasion sur Amazon aux États-Unis | Auto123.com

Une réponse à la demande croissante pour l’achat en ligne

Depuis quelques années, les constructeurs tentent de simplifier l’expérience d’achat en misant sur le numérique, un secteur où Tesla domine déjà grâce à son modèle de vente directe. Ford et General Motors, toutefois, doivent composer avec les lois américaines qui les obligent à passer par un réseau de concessionnaires franchisés.

Jim Farley, PDG de Ford, a souvent souligné l’avantage financier de la stratégie de Tesla. Sous sa direction, Ford a d’ailleurs fait progresser ses offres en ligne, surtout pour ses modèles électriques.

Après Hyundai, Ford devient le deuxième constructeur sur Amazon

Hyundai avait annoncé à la fin de 2023 la possibilité d’acheter certains modèles neufs directement sur Amazon, devenant le premier constructeur automobile à occuper cet espace numérique. Un porte-parole d’Amazon Autos confirme que Ford est maintenant le deuxième manufacturier à offrir une sélection de véhicules sur la plateforme.

Des concessionnaires déjà prêts à embarquer

Ford affirme que de 160 à 180 concessionnaires ont manifesté leur intérêt pour le programme, et qu’une vingtaine d’entre eux sont déjà en voie de lancer leurs ventes via Amazon. Les clients pourront compléter l’ensemble du processus d’achat en ligne, mais devront tout de même récupérer leur véhicule directement chez le concessionnaire choisi.

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Le texte Ford vend maintenant des véhicules d’occasion sur Amazon aux États-Unis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Akio Toyoda a joué la carte américaine à fond lors d’un événement NASCAR haut en couleur tenu au Fuji Speedway. Avec un large sourire, une casquette rouge MAGA et un t-shirt « Trump-Vance », le président du conseil de Toyota a livré un message clair : le Japon aime la culture automobile américaine, et Toyota veut le démontrer.

Aux côtés de l’ambassadeur américain George Glass, Toyoda a accueilli six voitures NASCAR expédiées spécialement pour l’occasion, pilotées par des vedettes comme Jimmie Johnson, John Hunter Nemechek et Kamui Kobayashi. L’objectif était autant diplomatique que symbolique dans un climat marqué par les tensions commerciales et les tarifs imposés par Washington.

Avant le défilé, Toyoda a rappelé que les tarifs peuvent être un outil politique, mais que l’industrie ne doit jamais oublier ses consommateurs : « Nous cherchons des façons de faire des tarifs un mécanisme gagnant pour tout le monde. Les gagnants doivent être nos clients. »

Un rapprochement stratégique alors que Toyota évalue l’exportation de Camry américaines

Cette démonstration tombe à un moment clé. Après l’accord de l’été réduisant le tarif américain sur les véhicules japonais de 27,5 % à 15 %, Toyota multiplie les gestes d’ouverture envers les États-Unis. Le constructeur a confirmé qu’il examine la possibilité d’exporter vers le Japon des Toyota Camry assemblées à Georgetown, au Kentucky. Sur place au Fuji Speedway, la Camry américaine était exposée aux côtés des Highlander et Tundra produits aux États-Unis.

Kerry Creech, président de Toyota Motor Manufacturing Kentucky, affirme que Georgetown pourrait produire des Camry à conduite à droite en moins de six mois si l’entreprise recevait le feu vert, l’usine disposant encore d’une capacité excédentaire pouvant atteindre 100 000 unités par année. Parallèlement, Toyota a annoncé un investissement de 10 milliards $ US dans ses opérations américaines axées sur la mobilité du futur — un geste qui s’inscrit dans les discussions politiques en cours sur les échanges automobiles.

Promouvoir la voiture américaine auprès du public japonais

La journée avait des airs de festival américain : menu BBQ, hymne national chanté par une artiste originaire de la Caroline du Nord, et drapeaux américains agités délicatement par les spectateurs japonais. L’endurance Super Taikyu a même inauguré une nouvelle « ST-USA Class » dédiée aux voitures de course fabriquées aux États-Unis. Kamui Kobayashi, vétéran du sport automobile, a salué l’idée d’introduire davantage de véhicules américains au Japon : « Il y a d’excellentes voitures aux États-Unis. Avoir plus de modèles, comme le Tundra un jour, ce serait une excellente nouvelle. »

Le clou de la journée est survenu lorsque Toyoda et l’ambassadeur ont grimpé dans un Ford F-150 — le véhicule le plus vendu aux États-Unis — pour mener la meute NASCAR sur la longue ligne droite du Fuji Speedway. « Ne vous inquiétez pas, je suis très bon conducteur », a blagué Toyoda avant de s’élancer.

Un message clair : réduire les tensions et multiplier les gagnants

Derrière le spectacle se cache un message politique limpide : Toyota veut démontrer sa bonne foi envers l’industrie automobile américaine en pleine négociation tarifaire. « Les tarifs sont l’outil utilisé pour le moment, mais le but n’est pas de créer un seul gagnant », a résumé Toyoda. « Nous voulons que les clients, et tout ceux impliqués, sortent gagnants. »

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Akio Toyoda habillé en partisan MAGA à un événement NASCAR au Japon provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Audi repositionne ses opérations américaines en développant un VUS de grande taille pensé pour les besoins du marché nord-américain. Le constructeur compte le produire directement aux États-Unis, mais sans construire sa propre usine. Plutôt que d’investir dans de nouvelles installations, Audi profitera de la plateforme de Scout Motors, également propriété du groupe Volkswagen. Scout construit présentement une usine à Blythewood, en Caroline du Sud, où la production devrait démarrer vers la fin de 2027. C’est là qu’Audi fabriquerait son nouveau modèle : un VUS électrique muni d’un prolongateur d’autonomie, calibré pour les préférences des conducteurs américains. Cette stratégie permet à Audi de réduire ses coûts, d’éviter les lourds tarifs d’importation américains et d’entrer plus facilement dans un segment où la marque peine à s’imposer.

Une solution qui évite une usine Audi

L’idée d’implanter une usine Audi aux États-Unis circule depuis des mois. On avait évoqué le Texas ou même l’usine Volkswagen de Chattanooga, au Tennessee. Mais les coûts astronomiques d’un tel projet et l’opposition interne ont refroidi la marque. Le président du comité des travailleurs d’Audi, Jörg Schlagbauer, ne s’est pas gêné pour critiquer ouvertement le projet, le jugeant « difficile à comprendre », surtout que plusieurs usines européennes tournent déjà en dessous de leur capacité.

Scout prêt à accueillir des modèles Audi

Du côté de Scout Motors, l’ouverture est claire. Son PDG, Scott Keogh, a souligné que l’usine pourrait assembler d’autres modèles du groupe Volkswagen. Le futur VUS d’Audi reposerait sur la plateforme robuste à châssis en échelle de Scout, misant sur la durabilité et une approche très « américaine ». L’usine devrait dépasser les 200 000 unités de capacité annuelle, avec une possibilité d’expansion.

Il faut relancer les ventes d’Audi aux États-Unis

Audi cherche désespérément un moyen de redresser ses résultats chez nos voisins du Sud. Les ventes ont chuté de 8 % dans les neuf premiers mois de l’année, pour atteindre à peine 130 000 unités. Les tarifs d’importation, renforcés sous l’administration Trump, pèsent lourdement sur la rentabilité : le CFO Jürgen Rittersberger estime que ces coûts atteindront 1,3 milliard d’euros cette année seulement.

Un grand VUS produit localement pourrait devenir un levier crucial pour reprendre du terrain dans un marché en quête de modèles costauds et électrifiés.

Une gamme de VUS Audi en expansion

Le futur modèle basé sur Scout viendrait compléter la montée en puissance du catalogue de VUS Audi. Le constructeur prépare déjà l’arrivée du Q9, un modèle encore plus imposant, prévu pour 2026. Il sera assemblé en Slovaquie, à Bratislava, aux côtés du remplaçant du Q7. Quand on lui a demandé si l’idée d’un modèle pour concurrencer le Land Rover Defender ou le Mercedes-Benz G-Class était morte, le PDG Gernot Döllner a répondu avec optimisme : « On n’a pas abandonné ce rêve. »

Avec des renseignements d’Automotive News Europe

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Le climat est extrêmement tendu à l’usine CAMI d’Ingersoll, en Ontario. Plus de 1 100 travailleurs mis à pied — tous membres d’Unifor Local 88 — menacent d’occuper l’usine si General Motors Canada tente de retirer la moindre pièce d’équipement. Selon Mike Van Boekel, président de la section locale, les employés sont prêts à empêcher physiquement tout déplacement de machinerie, un bras de fer qui pourrait rapidement se transporter devant les tribunaux.

L’occupation comme dernier levier

« C’est le seul moyen de pression qu’il nous reste », affirme Van Boekel, qui assure que les membres ne quitteront pas les lieux si GM tente d’extraire du matériel. Selon lui, si l’entreprise peut commencer à retirer l’équipement, l’usine pourrait être mise sous scellés et ne jamais rouvrir. L’objectif de l’union : forcer GM et le gouvernement fédéral à trouver un nouveau projet industriel pour CAMI.

La production du BrightDrop cesse et déclenche la crise

La situation découle de l’annonce, le mois dernier, de l’arrêt de la production du fourgon électrique BrightDrop, assemblé à CAMI. Les ventes n’étaient pas au rendez-vous, poussant GM à suspendre le programme et à mettre à pied plus de 1 100 travailleurs. Cette décision a ravivé les craintes de voir l’usine perdre son avenir manufacturier.

Rencontre avec Ottawa et pression politique croissante

Mardi, Van Boekel a rencontré la ministre de l’Industrie Mélanie Joly, le secrétaire d’État au Travail John Zerucelli, ainsi que le maire d’Ingersoll, Brian Petrie. Selon lui, Joly aurait demandé à GM de revenir avec un engagement clair pour l’usine, indiquant que les discussions se poursuivent.

Unifor a publié un bulletin sur son site résumant la rencontre et réaffirmant sa position : « Rien n’entre, rien ne sort. Si GM tente de retirer la moindre chose de l’usine, nous sommes prêts à prendre le contrôle. »

Le député d’Oxford, Arpan Khanna, a lui aussi mis la pression cette semaine, réclamant à Joly une mise à jour sur la « crise qui touche les travailleurs de CAMI ». Cette demande survient après un message publié par Joly le 23 octobre où elle indiquait avoir rencontré GM, la province et Unifor pour discuter des « prochaines étapes » et qu’elle exigeait un rapport complet dans un délai de 15 jours.

GM Canada tente de calmer le jeu

Dans une déclaration officielle, GM Canada affirme ne pas avoir l’intention, pour l’instant, de retirer l’équipement de CAMI. L’entreprise soutient travailler avec Unifor et les gouvernements pour évaluer les possibilités de redonner un avenir au site.

La tension, toutefois, demeure palpable. Tant que le futur de CAMI n’est pas clarifié, le spectre d’une occupation plane toujours au-dessus de l’usine.

Avec des renseignements de GM Canada

Le texte Les travailleurs menacent de saisir l’usine CAMI si GM tente de retirer l’équipement provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Nissan ramène une formule bien connue, mais sous un nouveau nom. Le nouveau Rogue Plug-In Hybrid 2026, qui fera sa grande première au Salon de l’auto de Los Angeles, risque de donner une impression de déjà-vu à quiconque connaît le Mitsubishi Outlander PHEV. Nissan reprend le VUS hybride rechargeable de son partenaire d’alliance en y greffant une grille, des écussons et quelques détails esthétiques propres au Rogue.

Une stratégie différente pour l’hybride rechargeable

La génération actuelle du Rogue — vendue ailleurs sous le nom X-Trail — est sur le marché depuis 2020 et a reçu une légère mise à jour en 2023. Une autre révision arrive pour la version hybride auto-rechargeable, mais pour l’hybride rechargeable, Nissan a choisi une voie plus simple : reprendre directement l’Outlander PHEV au complet plutôt que de transplanter uniquement son groupe motopropulseur. Le Rogue PHEV reprend notamment les accents noirs et les roues de 20 pouces de la version Black Edition de Mitsubishi. Quelques inserts peints couleur carrosserie permettent de distinguer l’ensemble, mais on reste devant une parenté évidente.

Une mécanique héritée de Mitsubishi

Sous la carrosserie, rien de nouveau : le Rogue PHEV utilise le même ensemble électrifié que l’Outlander PHEV d’avant son récent rafraîchissement. On y retrouve un moteur à essence 2,4 litres jumelé à deux moteurs électriques et à un rouage intégral de série, pour une puissance combinée de 248 ch. La batterie de 20 kWh offre jusqu’à 61 km d’autonomie en mode électrique seulement.

Un intérieur à trois rangées et un équipement moderne

L’habitacle du Rogue PHEV propose toujours trois rangées de sièges et une configuration pour sept passagers. Le tableau de bord intègre un combiné numérique de 12,3 pouces et un écran central de 9 pouces, plus petit que celui du Rogue non électrifié. La version SL de base inclut l’éclairage DEL, les sièges chauffants, quatre ports USB et une suite complète d’aides à la conduite. La version Platinum ajoute un affichage tête haute de 10 pouces, des sièges en cuir, un système Bose à neuf haut-parleurs, un toit panoramique électrique, des sièges arrière chauffants, un volant chauffant, des pare-soleil intégrés et des prises de courant 120 volts. Extérieurement, les différences se limitent à des longerons de toit noirs lustrés, ce qui garde le modèle haut de gamme relativement sobre.

Arrivée prévue en 2026

Le Nissan Rogue Plug-In Hybrid 2026 fera ses débuts publics le 21 novembre au Salon de l’auto de Los Angeles. Les prix seront dévoilés plus tard, mais on s’attend à une échelle semblable à celle de l’Outlander PHEV, qui commence à 40 445 $ US avant frais et taxes. Les premiers exemplaires devraient arriver dans les concessions américaines au début de 2026.

Avec des renseignements de Carscoops

Le texte Nissan présente un Rogue Hybride rechargeable provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile