Ford Motor Company lance l’un des plus importants rappels de son histoire récente : 4,3 millions de camionnettes et de VUS aux États-Unis sont visés par un problème logiciel pouvant affecter les freins et l’éclairage d’une remorque. Selon les autorités américaines, une erreur dans le module de gestion de remorque pourrait compromettre la communication entre le véhicule et la remorque lors du remorquage.

Quels modèles sont touchés ?

Le rappel couvre plusieurs modèles populaires des années-modèles 2021 à 2026, notamment :

  • Ford F-150 (2021 à 2026)

  • Ford F-250 Super Duty (2022 à 2026)

  • Lincoln Navigator (2022 à 2026)

  • Ford Expedition (2022 à 2026)

  • Ford Maverick (2022 à 2026)

  • Certains Ford Ranger

  • Certains Ford E-Transit

On parle ici de véhicules très répandus, particulièrement les F-150 et Super Duty, piliers des ventes nord-américaines.

Quelle est la nature du problème ?

Le souci provient du Integrated Trailer Module (ITM). En situation de remorquage, ce module pourrait perdre la communication avec le véhicule. Les propriétaires risquent une perte des feux de freinage de la remorque, une défaillance des clignotants et dans certains cas, une perte de la fonction de freinage de la remorque. Selon la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), une défaillance des feux ou des freins de remorque réduit la capacité du conducteur à contrôler l’ensemble véhicule-remorque, augmentant ainsi le risque d’accident.

Une correction par mise à jour à distance

Bonne nouvelle : il ne s’agit pas d’un problème mécanique. Ford Motor Company prévoit corriger la situation par mise à jour logicielle à distance (OTA), sans visite obligatoire en concession dans la majorité des cas. C’est l’un des avantages de l’architecture électronique moderne : les correctifs peuvent être déployés rapidement et à grande échelle.

Incidents rapportés

Ford indique être au courant de 407 incidents potentiellement liés à ce problème. Le constructeur précise toutefois qu’aucun accident n’a été confirmé et aucune blessure signalée à ce jour. Le dossier aurait été discuté en décembre lors d’une rencontre mensuelle avec la NHTSA. En janvier, Ford aurait rouvert son enquête interne afin de tenir compte des préoccupations de l’agence fédérale.

Avec des renseignements d’Automotive News

 

Le texte Ford rappelle 4,3 millions de camionnettes et VUS pour un problème logiciel affectant les freins de remorque provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Chrysler lève le voile sur la version actualisée de sa Pacifica 2027. Sans tambour ni trompette, le constructeur a publié sur ses réseaux sociaux des images officielles de sa fourgonnette restylée, mettant essentiellement l’accent sur une nouvelle face avant nettement modernisée.

Une signature lumineuse transformée

La Pacifica abandonne ses phares aux formes arrondies et sa calandre ovale au profit d’une signature plus affirmée. On découvre désormais des blocs optiques en forme de boomerang, une signature lumineuse en cascade qui descend vers le centre du pare-chocs et une présence visuelle plus large et plus anguleuse L’ensemble rappelle, dans son exécution, le langage stylistique adopté récemment par Cadillac pour ses modèles électriques, avec un effet visuel plus technologique et plus statutaire.

Une calandre redessinée

La calandre ovale, discrète sur le modèle sortant, cède sa place à une configuration en deux sections avec une partie supérieure plus mince et une ouverture inférieure élargie et plus marquée. Les panneaux de carrosserie autour du pare-chocs reçoivent également des détails embossés qui ajoutent un relief intéressant, sans tomber dans l’exubérance.

Un nouveau logo lumineux

L’élément le plus symbolique de cette mise à jour reste sans doute l’intégration du nouveau logo ailé de Chrysler au centre de la calandre. Ce badge modernisé, inspiré du concept Chrysler Halcyon Concept, fait ici sa première apparition sur un modèle de production. Il est illuminé et s’intègre dans une bande lumineuse pleine largeur, accentuant l’effet technologique et la signature nocturne du véhicule.

Une mise à jour attendue

La Pacifica commençait à accuser le poids des années face à une concurrence renouvelée. Ce rafraîchissement arrive donc à point nommé pour maintenir la pertinence du modèle dans un segment des minifourgonnettes qui, bien que plus restreint qu’autrefois, demeure stratégique. Chrysler ne dévoile pour l’instant aucun détail technique concernant la motorisation ou l’habitacle. On peut toutefois s’attendre à la poursuite de l’offre hybride rechargeable, un créneau où la Pacifica s’est taillé une solide réputation.

Conclusion

Le design ne fera pas l’unanimité — il est plus audacieux, plus graphique — mais il redonne une identité claire à la Pacifica. Dans un marché où l’image joue un rôle croissant, même pour une familiale, ce repositionnement visuel était nécessaire. Surtout, il est rassurant de voir Chrysler maintenir la Pacifica au catalogue pour les prochaines années. Dans un contexte où plusieurs constructeurs désertent le segment, la continuité a aussi une valeur stratégique.

Avec des renseignements de Motor1

Le texte Chrysler Pacifica : un nouveau visage pour 2027 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur américain procède au rappel de 412 774 exemplaires du Ford Explorer des années-modèles 2017 à 2019 en raison d’un défaut potentiel à la suspension arrière. Deux accidents seraient liés au problème, sans blessé rapporté jusqu’ici.

Un bras de pincement arrière susceptible de rompre

Au cœur du rappel : les bras de pincement arrière (rear toe links). Selon les documents déposés auprès de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), ces composantes pourraient se fissurer ou se rompre sous contrainte. Une telle défaillance peut entraîner une roue arrière désalignée, un bruit sourd provenant du train arrière, un comportement routier anormal et une une diminution du contrôle directionnel Dans les cas extrêmes, la rupture complète du bras pourrait augmenter les risques d’accident. Ford confirme être au fait de deux collisions liées à ce problème, sans qu’aucune blessure n’ait été signalée.

Une cause encore sous enquête

Ford poursuit son analyse technique, mais pointe déjà du doigt un possible grippage du joint à rotule transversal (cross-axis ball joint). Celui-ci pourrait se bloquer, forcer la déformation du bras de pincement, puis provoquer sa rupture. On parle ici d’un phénomène possiblement aggravé par la corrosion — un enjeu particulièrement pertinent dans les régions nordiques où l’utilisation d’abrasifs et de sel est fréquente.

Correctif

Les propriétaires concernés devront se présenter chez un concessionnaire autorisé afin de faire remplacer les bras de pincement arrière d’origine par une version révisée qui offre une conception plus robuste, une meilleure résistance à la corrosion et une tolérance accrue en cas de grippage du joint.

Conclusion

Le Ford Explorer de cette génération demeure un VUS très répandu en Amérique du Nord, notamment dans les flottes gouvernementales et policières. Un rappel d’une telle ampleur n’est pas anodin, surtout lorsqu’il touche un élément clé du comportement dynamique. Même si les incidents rapportés sont limités, la nature du problème — perte potentielle de contrôle — justifie pleinement une intervention préventive.

Avec des renseignements de Car and Driver

Le texte Ford rappelle près de 413 000 Explorer pour un problème de suspension arrière provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les acheteurs du Mustang Mach-E 2026 risquent d’avoir une surprise en consultant la fiche de commande : le coffre avant — ou frunk — n’est plus inclus de série. Ford Motor Company facture désormais 495 $ pour conserver cet espace de rangement situé sous le capot. Une décision qui tranche avec les millésimes 2025 et antérieurs, où le frunk faisait partie de l’équipement standard.

Une case à cocher à 495 US $

Pour 2026, le frunk figure dans la section « Options extérieures » du configurateur, aux côtés d’accessoires comme des bavettes garde-boue, des protecteurs de pare-chocs, un ensemble antivol de roues, une trousse de gonflage de pneu et un support de plaque avant. Une façon détourner de faire un peu plus de profits avec ce modèle.

Une tendance dans l’industrie

Ford n’est pas le premier constructeur à monnayer un équipement déjà physiquement présent sur le véhicule. BMW avait suscité la controverse en imposant un abonnement mensuel pour activer les sièges chauffants via son programme « Functions on Demand ». Bien que la marque ait ajusté sa stratégie depuis, certains services demeurent verrouillés derrière des abonnements payants.

Dans le cas du Mach-E, il ne s’agit pas d’un logiciel, mais bien d’un espace de rangement physique. Ce choix pourrait être perçu comme plus difficile à justifier auprès des consommateurs.

Conclusion

Du point de vue industriel, retirer un équipement de série permet d’afficher un prix d’appel plus compétitif. Mais dans un segment aussi concurrentiel que celui des VUS électriques, la perception joue un rôle clé. Le frunk est devenu un symbole distinctif des véhicules électriques modernes. Le transformer en option payante risque d’écorner l’image d’un modèle qui s’est imposé comme l’un des piliers électriques de Ford en Amérique du Nord.

Reste à voir si cette décision influencera réellement les ventes ou si elle passera inaperçue dans un marché où la sensibilité au prix demeure élevée.

Avec des renseignements de Car and Driver

Le texte Ford Mustang Mach-E 2026 : le coffre avant devient une option payante provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le constructeur britannique de voitures de luxe annonce une nouvelle vague de compressions représentant 20 % de ses 3 000 employés, dans la foulée d’une année 2025 marquée par une baisse de 36 % de ses profits. Cette restructuration d’envergure intervient alors que la marque tente de redresser une situation financière fragilisée par des tarifs américains jugés « extrêmement perturbateurs » et par une demande qualifiée de « très atone » en Chine.

Une année noire sur le plan financier

Aston Martin a enregistré une perte totale de 493 millions de livres sterling ( 912 millions canadien)  l’an dernier. Son chiffre d’affaires a reculé de 21 %, à 1,26 milliard de livres. La dette demeure lourde, atteignant 1,38 milliard de livres (environ 2,53 milliard $ CAD), un fardeau qui continue de peser sur la performance malgré plusieurs injections de capitaux ces dernières années. Le constructeur prévoit encore une sortie de trésorerie nette en 2026. La direction affirme vouloir « améliorer sensiblement » le déficit de 410 millions de livres enregistré en 2025, sans toutefois préciser d’échéancier pour un retour aux flux positifs.

Les tarifs américains dans la mire

Les États-Unis constituent le principal marché d’Aston Martin. Le système de quotas tarifaires imposé par Washington a compliqué les opérations du constructeur. Le président-directeur général Adrian Hallmark a reconnu que l’administration de Donald Trump avait joué un rôle important dans les difficultés récentes, même s’il ne lui impute pas l’ensemble des problèmes. En parallèle, le ralentissement du marché chinois — autre pilier stratégique — a freiné les ventes. Résultat : trois avertissements sur résultats au cours de la dernière année, dont le plus récent le 20 février.

Redressement freiné malgré Lawrence Stroll

Le plan de relance piloté par Lawrence Stroll, qui a sauvé l’entreprise en 2020, visait un retour à l’équilibre en 2025. L’objectif n’a pas été atteint. Les livraisons devraient se maintenir autour de 5 448 unités en 2026, un volume comparable à l’an dernier — insuffisant pour transformer radicalement la structure financière.

Miser sur la Valhalla pour remonter la moyenne

Aston Martin compte sur une montée en cadence des livraisons de la supercar hybride rechargeable Aston Martin Valhalla pour améliorer son prix de transaction moyen. En 2025, le prix moyen de vente a chuté de 15 %, à 209 000 livres. L’introduction plus soutenue de modèles à forte valeur ajoutée devrait soutenir la rentabilité unitaire.

Des économies de 40 millions de livres

Les compressions de personnel devraient générer environ 40 millions de livres d’économies annuelles, pour un coût de restructuration estimé à 15 millions.

Conclusion

Dans le segment ultra-luxe, la volatilité géopolitique et la dépendance à quelques marchés clés peuvent rapidement fragiliser un constructeur à faible volume. Aston Martin demeure dans une phase critique : forte dette, trésorerie négative et pression tarifaire. Le pari repose désormais sur une discipline financière accrue et sur des produits à marge élevée comme la Valhalla. Mais dans un contexte mondial incertain, la marge d’erreur reste mince.

Avec des renseignements de Bloomberg

Le texte Aston Martin sabre 20 % de ses effectifs provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

La fiabilité demeure l’argument massue dans l’achat d’un véhicule neuf. Dans ce contexte, le classement annuel de Consumer Reports est scruté de près par l’industrie. Pour 2026, le podium change de visage : Toyota reprend la première place, reléguant Subaru au deuxième rang. Lexus glisse quant à elle en troisième position.

Toyota en pleine remontée

Contrairement à ce que pourrait laisser croire ce changement, Subaru et Lexus n’ont pas connu d’effondrement. C’est surtout Toyota qui a corrigé le tir. En 2025, certains modèles redessinés avaient pénalisé la marque. Pour 2026, les ajustements semblent avoir porté fruit.

Camry : les problèmes corrigés

Toyota Camry de neuvième génération, lancée en 2025, affichait une fiabilité jugée moyenne. Pour 2026, Consumer Reports prévoit désormais une fiabilité supérieure à la moyenne. Les ajustements techniques ont visiblement réglé les pépins de jeunesse.

Tacoma et Tundra : retour à la normale

Le Toyota Tacoma, redessiné en 2024, était initialement sous la moyenne en matière de fiabilité. Le modèle 2026 remonte au niveau moyen. Même scénario pour le Toyota Tundra de troisième génération. Son V6 biturbo avait connu des débuts difficiles, avec rappels et problèmes mécaniques. Les données les plus récentes indiquent une stabilisation. Il faut toutefois rappeler qu’aucun constructeur n’est à l’abri : même chez Toyota, certains modèles affichent des performances plus inégales.

Subaru et Lexus : solides, mais dépassées

Fait intéressant, seules Toyota et Subaru se situent dans la catégorie « fiabilité supérieure à la moyenne ». Lexus, malgré sa réputation enviable, se classe simplement dans la moyenne — à un seul point de mieux faire. Toyota détient environ 20 % de Subaru, et les deux marques partagent certains modèles comme le duo électrique bZ/Solterra et les sportives GR86/BRZ. Une synergie industrielle qui contribue sans doute à une certaine homogénéité technique.

Tesla en forte progression

Tesla réalise la plus forte remontée, passant du 17e au 9e rang. Les Tesla Model Y et Tesla Model 3 dominent désormais leurs catégories respectives en matière de fiabilité parmi les véhicules électriques. Consumer Reports note une baisse significative des problèmes liés à la carrosserie, à la peinture et aux accessoires électriques — des talons d’Achille historiques de la marque.

Mazda chute lourdement

À l’inverse, Mazda passe du sixième au quatorzième rang, devenant la marque japonaise la moins bien classée dans l’édition 2026 (Infiniti et Mitsubishi ne figurent pas au palmarès).

Les versions hybrides rechargeables des Mazda CX-70 et Mazda CX-90 présentent des problèmes selon les sondages propriétaires. Le Mazda CX-90 PHEV 2026 obtient une cote de fiabilité prévisionnelle particulièrement faible, se classant 18e sur 20 parmi les VUS intermédiaires à trois rangées.

Autre facteur : l’exclusion du Mazda CX-5 2026. Consumer Reports retire systématiquement la première année d’un tout nouveau modèle de ses projections de fiabilité.

Conclusion

Ce classement illustre une réalité connue dans l’industrie : la fiabilité dépend souvent du cycle produit. Les modèles en fin de carrière sont généralement plus stables que les générations fraîchement redessinées. Toyota récolte aujourd’hui les fruits de corrections rapides. Mazda paie le prix d’une transition technologique plus complexe, notamment avec l’électrification.

Pour le consommateur nord-américain, ces données demeurent un indicateur clé. Mais elles doivent être lues à la lumière des cycles produits et non comme un verdict absolu.

Avec des renseignements de Jalopnik

Le texte Toyota détrône Subaru au sommet de la fiabilité selon Consumer Reports provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Alors que le gouvernement fédéral multiplie les incitatifs pour accélérer l’adoption des véhicules électriques et hybrides rechargeables, la Nouvelle-Écosse prend une direction opposée. Son dernier budget prévoit l’imposition de nouveaux frais pour les propriétaires de véhicules électrifiés, soulevant un débat sur la cohérence des politiques climatiques au pays.

Des frais de 500 $ pour les électriques

Le budget provincial déposé lundi instaure un frais de 500 $ pour les véhicules 100 % électriques et de 250 $ pour les hybrides. Ces montants seront exigés tous les deux ans. Pendant ce temps, à Ottawa, le gouvernement fédéral maintient des subventions pouvant atteindre 5 000 $ pour l’achat d’un véhicule électrique neuf et jusqu’à 2 500 $ pour un hybride rechargeable.

Deux visions diamétralement opposées : l’une mise sur l’accélération de la transition, l’autre invoque l’équité fiscale.

L’argument du gouvernement : payer pour les routes

Les autorités provinciales défendent la mesure en affirmant que les conducteurs de véhicules électriques doivent, eux aussi, contribuer à l’entretien du réseau routier. Les automobilistes à essence le font déjà par le biais de la taxe provinciale sur le carburant. La province estime que ces nouveaux frais généreront 1,6 million de dollars en 2026-2027, puis 3,3 millions en 2027-2028.

Kurt Sampson, directeur général de l’Electric Vehicle Association of Atlantic Canada, qualifie toutefois la décision de « myope et irresponsable ». Selon lui, les études démontrent que les camions lourds commerciaux causent une usure nettement supérieure aux voitures particulières.

Il soutient qu’un frais fixe imposé aux véhicules électriques cible injustement des véhicules à faible impact sur l’infrastructure, tout en négligeant la contribution disproportionnée du transport de marchandises.

Fin des rabais provinciaux aux particuliers

En 2021, sous l’ancien gouvernement libéral provincial, la Nouvelle-Écosse avait mis en place un programme de rabais pouvant atteindre 3 000 $ pour un véhicule électrique neuf, 2 000 $ pour un électrique d’occasion ou un hybride neuf, 1 000 $ pour un hybride d’occasion et 500 $ pour un vélo électrique admissible Ce programme, dont le coût était estimé à 9,5 millions de dollars, a pris fin. Les derniers paiements ont été effectués en mai 2025.

Le gouvernement progressiste-conservateur du premier ministre Tim Houston a toutefois lancé en avril 2024 un programme de rabais destiné aux véhicules commerciaux moyens et lourds zéro émission (plus de 3 856 kg). Une enveloppe de 500 000 $ était prévue pour un an, bien que les demandes soient toujours acceptées.

Une incohérence stratégique?

Sur le plan automobile, cette décision illustre un débat grandissant en Amérique du Nord : comment financer les infrastructures routières à l’ère de l’électrification? Plusieurs juridictions envisagent des formules alternatives — tarification au kilomètre, frais variables selon le poids ou taxation universelle à l’immatriculation — afin d’éviter de cibler uniquement les véhicules électriques.

Dans le cas présent, la mesure néo-écossaise risque d’envoyer un signal contradictoire au moment même où les constructeurs accélèrent leur offre électrifiée et où le fédéral investit massivement dans la décarbonation des transports. À court terme, l’impact financier demeure modeste. Mais symboliquement, la décision pourrait freiner l’élan d’adoption dans une province où la pénétration des véhicules électriques demeure encore limitée.

Avec des renseignements de la Presse Canadienne

Le texte La Nouvelle -Écosse impose une taxe aux propriétaires de VÉS provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

General Motors procède au rappel de 43 732 VUS pleine grandeur de l’année-modèle 2022 en raison d’un défaut potentiel lié à la transmission automatique à 10 rapports. Selon les documents déposés auprès de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), une usure excessive d’une soupape de contrôle pourrait, dans certains cas, entraîner le blocage des roues arrière.

Modèles visés par le rappel

Les véhicules concernés sont le Chevrolet Tahoe, le Chevrolet Suburban, le GMC Yukon (empattement court et XL) et le Cadillac Escalade (incluant Escalade ESV) Il s’agit d’un sous-ensemble des modèles 2022 équipés de la boîte automatique à 10 vitesses.

Nature du problème technique

La NHTSA indique que l’usure prématurée de la soupape de contrôle peut provoquer une fuite de liquide de transmission. Cette perte de pression hydraulique pourrait entraîner des mouvements inattendus des soupapes internes, occasionnant des changements de rapports anormalement brusques. Dans les cas les plus graves, la transmission pourrait provoquer un blocage momentané ou permanent des roues arrière, notamment lors d’un rétrogradage de la huitième à la septième vitesse. Un tel phénomène augmente évidemment le risque de perte de contrôle et d’accident.

Solution logicielle et mesures correctives

Les concessionnaires installeront un nouveau logiciel du module de commande de transmission (TCM). Cette mise à jour permettra de surveiller l’usure de la soupape environ 16 000 km (10 000 miles) avant qu’un blocage potentiel ne survienne. Si une usure excessive est détectée, le système limitera automatiquement la transmission à la cinquième vitesse afin d’éviter le verrouillage des roues. Un témoin lumineux du moteur ainsi qu’un message de puissance réduite s’afficheront au tableau de bord. À noter que les VUS pleine grandeur GM des années-modèles 2023 et suivantes sont déjà dotés d’un logiciel capable de détecter ce type d’usure. Les lettres d’avis aux propriétaires seront expédiées à compter du 30 mars.

Conclusion

Ce rappel touche des modèles stratégiques et très rentables pour GM, particulièrement en Amérique du Nord où les VUS pleine grandeur représentent une part importante des marges bénéficiaires. Bien que la solution repose sur une mise à jour logicielle plutôt qu’un remplacement mécanique systématique, le risque potentiel de blocage des roues arrière demeure sérieux du point de vue de la sécurité.

Pour les propriétaires canadiens — nombreux dans les segments Tahoe, Yukon et Escalade — il sera essentiel de vérifier si leur véhicule est concerné dès réception de l’avis officiel.

Le texte General Motors rappelle près de 44 000 Tahoe, Suburban, Escalade et Yukon provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Longtemps symbole de l’excellence manufacturière allemande, la région de Bade-Wurtemberg fait face à un ralentissement brutal. Cette région du sud-ouest, berceau de Mercedes-Benz et de Porsche, subit de plein fouet la crise structurelle qui frappe l’industrie automobile européenne. À Moessingen, au sud de Stuttgart, le petit équipementier Dostech en est un exemple révélateur. Spécialisée dans les technologies d’étanchéité, l’entreprise avait misé dès 2018 sur l’électrification, portée par la vague de projets liés aux véhicules électriques. Croissance rapide, nouveaux investissements, acquisition d’un siège social : le pari semblait gagnant. Aujourd’hui, les commandes liées à l’automobile reculent, des postes ont été supprimés et les investissements sont gelés.

Un modèle industriel sous pression

Le Bade-Wurtemberg représente 16 % des exportations allemandes et l’industrie manufacturière pèse 38,1 % de sa valeur ajoutée brute — bien au-dessus de la moyenne nationale (28,5 %). Mais la région est particulièrement exposée aux bouleversements actuels avec une concurrence accrue de la Chine, une transition électrique plus lente et inégale que prévu, une hausse des coûts énergétiques et salariaux et des droits de douane américains pénalisant les exportateurs. En 2024, l’économie régionale s’est contractée de 0,4 %, davantage que le recul national de 0,2 %. Les indicateurs suggèrent un nouveau repli.

Effet domino chez les fournisseurs

Les difficultés des constructeurs se répercutent sur tout l’écosystème. Les procédures d’insolvabilité ont grimpé à 2 445 en 2024, en hausse de 30 %, un sommet depuis 2010. L’organisation patronale des PME allemandes évoque un « effet domino » : la crise des industries phares s’infiltre lentement dans l’ensemble du tissu économique. Le taux de chômage régional demeure inférieur à la moyenne allemande, mais il est passé de 3,9 % en janvier 2023 à 4,8 % en janvier 2026. Plusieurs entreprises conservent leurs employés malgré la baisse d’activité, par crainte de pénuries futures de main-d’œuvre qualifiée.

L’électrification, pari coûteux

Les fournisseurs ont massivement investi dans l’électromobilité. Or, la demande ne suit pas toujours le rythme prévu, ce qui met les bilans financiers sous pression. Le puissant syndicat IG Metall multiplie les négociations pour réduire les heures de travail et préserver les emplois, alors que des milliers de postes liés à l’automobile pourraient disparaître d’ici 2030. Cette crise frappe autant les grandes villes industrielles comme Stuttgart que les petites municipalités, où la fermeture ou la réduction d’activité d’un fournisseur peut fragiliser les finances locales.

Des poches de croissance… mais asymétriques

Tout n’est pas sombre. Le Bade-Wurtemberg demeure un pôle majeur d’innovation : plus du quart des dépenses totales en recherche et développement de l’Allemagne y sont concentrées. Les investissements en R&D représentent 5,7 % du PIB régional, presque le double de la moyenne nationale. Des secteurs comme l’automatisation, la robotique, la medtech et les technologies logicielles affichent une croissance soutenue. Mais cette dynamique ne compense pas entièrement le poids historique de l’automobile.

Subventions ou restructuration ?

Le débat politique est vif à l’approche des élections régionales du 8 mars. Plusieurs économistes estiment que maintenir artificiellement en vie des entreprises par des subventions serait une erreur stratégique. Ils prônent plutôt un processus de transformation industrielle assumé, quitte à accélérer la disparition de modèles d’affaires dépassés. Le gouvernement fédéral dirigé par Friedrich Merz a approuvé un fonds d’infrastructure de 500 milliards d’euros. Sur les 100 milliards destinés aux Länder, le Bade-Wurtemberg recevra 13 milliards d’euros, dont 8,7 milliards pour les municipalités. Un montant jugé insuffisant par plusieurs experts pour combler deux décennies de retard en infrastructures numériques, routières et ferroviaires.

Une région à l’avant-garde… de la mutation allemande

Le Bade-Wurtemberg se retrouve en première ligne de la transformation industrielle allemande. Sa dépendance historique à l’automobile — jadis une force — devient aujourd’hui un facteur de vulnérabilité. La question n’est plus seulement de préserver l’héritage industriel, mais de réussir une transition rapide vers un modèle plus diversifié, plus numérique et moins dépendant d’un secteur en mutation profonde. Pour l’automobile européenne, le message est clair : même les bastions les plus solides ne sont plus à l’abri des secousses structurelles.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Le cœur de  l’automobile de l’Allemagne traverse une zone de turbulence provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le gouvernement fédéral confirme officiellement qu’un éventuel contrat de sous-marins militaires sera conditionnel à des investissements majeurs dans l’industrie automobile canadienne. La ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, a déclaré sans détour qu’Ottawa souhaite obtenir une usine d’assemblage automobile en contrepartie d’un contrat estimé à 12 milliards $ US — soit environ 16,4 milliards $ CA — pour la construction d’une flotte pouvant aller jusqu’à 12 sous-marins diesel destinés à la Marine royale canadienne.

Deux prétendants en lice

Les finalistes du processus sont la sud-coréenne Hanwha Ocean Co. et l’allemande ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS). Lors d’un discours prononcé au Empire Club de Toronto le 19 février, Joly a été explicite : le Canada veut tirer un maximum de retombées industrielles de ses achats militaires, notamment dans le secteur automobile. L’objectif est clair : utiliser les dépenses en défense comme levier pour attirer des investissements structurants au pays, particulièrement dans un contexte où plusieurs usines d’assemblage tournent au ralenti ou sont à l’arrêt.

Hyundai et Volkswagen dans la mire

Des sources indiquent que la stratégie fédérale inclut des pressions afin d’obtenir des engagements d’investissement de la part de Hyundai Motor Group et de Volkswagen Group. Hyundai, qui regroupe les marques Hyundai, Kia et Genesis, ne possède aucune usine d’assemblage au Canada malgré des ventes totalisant 249 028 véhicules en 2025, ce qui en fait le quatrième constructeur en importance au pays — et le plus important sans production locale. À lui seul, Hyundai Auto Canada (Hyundai et Genesis) a écoulé 154 406 unités en 2025, tandis que Kia en a vendu 94 622. Volkswagen, pour sa part, ne produit pas de véhicules au Canada, bien que sa filiale PowerCo ait lancé en 2023 un projet d’usine de cellules de batteries de 7 milliards $ US (environ 9,6 milliards $ CA) à St. Thomas, en Ontario.

Contexte difficile pour l’assemblage automobile

La stratégie d’Ottawa survient alors que plusieurs installations canadiennes subissent des compressions importantes :

  • L’usine d’assemblage de Brampton de Stellantis est à l’arrêt depuis décembre 2023, touchant environ 3 000 travailleurs.

  • General Motors a supprimé un quart de travail à Oshawa en janvier, affectant près de 700 employés.

  • L’usine CAMI d’Ingersoll a été mise en pause après l’abandon du fourgon électrique Chevrolet BrightDrop.

Dans ce contexte, Joly qualifie la stratégie industrielle de défense de « stimulant économique très important » pour le Canada, en offrant de nouvelles perspectives aux travailleurs touchés par les pertes d’emplois dans l’automobile.

Appui syndical et rencontres diplomatiques

La présidente d’Unifor, Lana Payne, appuie l’approche gouvernementale, estimant qu’un constructeur sud-coréen devrait déjà produire localement compte tenu de son volume de ventes au Canada. Les ministres sud-coréens de la Défense et des Affaires étrangères doivent d’ailleurs rencontrer leurs homologues canadiens à Ottawa le 25 février, un rendez-vous qui pourrait faire avancer le dossier.

Conclusion

D’un point de vue stratégique, Ottawa joue une carte industrielle musclée. Lier un contrat militaire à un investissement automobile représente un signal fort : le Canada ne veut plus être uniquement un marché de consommation, mais un territoire de production. Reste à voir si les groupes étrangers accepteront cette condition. Monter une usine d’assemblage représente un investissement de plusieurs milliards de dollars et un engagement à long terme. Dans un marché nord-américain marqué par l’incertitude tarifaire et la transition électrique, la décision ne sera pas prise à la légère.

Avec des renseignements d’Automotive News Canada

Le texte Mélanie Joly lie le contrat de sous-marins à une nouvelle usine automobile au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile