Nissan annonce une restructuration majeure de ses activités aux États-Unis en raison d’une baisse des ventes. L’entreprise réduira la production de ses modèles phares et proposera des départs volontaires à plus de 1500 employés.

Fermeture d’une équipe sur les chaînes d’assemblage

Dès avril, Nissan supprimera le deuxième quart de travail sur les chaînes de montage des Rogue et Altima à Smyrna (Tennessee) et Canton (Mississippi). L’usine de moteurs de Decherd (Tennessee) verra également sa production diminuer, mais sans suppression de postes.

Selon AutoForecast Solutions, cette restructuration entraînerait une baisse de production d’environ 63 000 véhicules en 2025, soit 12 % de la production américaine de Nissan.

Le Nissan Rogue 2024
Le Nissan Rogue 2024 | Auto123.com

Chute des ventes du Rogue et de l’Altima

Les Rogue et Altima ont représenté 42 % des 865 938 véhicules vendus par Nissan aux États-Unis en 2023. Toutefois, les ventes du Rogue ont chuté de 9,5 %, tandis que l’Altima a enregistré une baisse de 11 %. Un retard dans le lancement du Rogue 2024 et l’absence de version hybride ont freiné la demande.

Au Canada, les ventes de Nissan ont suivi une tendance similaire.

Impact sur les fournisseurs et l’industrie automobile

Les fournisseurs de Nissan ressentiront rapidement cette baisse de production. Certains dépendent fortement de ces deux modèles pour maintenir leur rentabilité. Nissan a annoncé qu’elle renégocierait ses contrats avec ses fournisseurs au cas par cas en fonction des volumes de production.

L'usine de Smyrna, au Tennessee
L’usine de Smyrna, au Tennessee | Auto123.com

Réduction d’effectifs : des départs volontaires sans licenciements forcés

Pour limiter les licenciements, Nissan propose des indemnités de départ aux employés les plus anciens. L’entreprise assure qu’aucune suppression forcée de poste n’est prévue et que les travailleurs qui ne souhaitent pas partir seront réaffectés à d’autres fonctions.

Production future : Nissan mise sur l’électrique

Malgré cette réduction de production, Nissan maintient ses plans de fabrication de véhicules électriques. L’usine de Canton devrait commencer à assembler des VUS d’ici 2028, suivis de berlines. En parallèle, un Rogue hybride rechargeable sera produit à Smyrna en 2027, marquant un retour à un fonctionnement à deux équipes dans cette usine.

Face à un marché automobile en mutation, Nissan ajuste sa production et ses effectifs tout en préparant la transition vers l’électrification. Ces changements impacteront non seulement les employés, mais aussi l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Reste à voir comment le marché réagira à cette stratégie.

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Le texte Nissan réduit sa production et ses effectifs aux États-Unis face à un marché difficile provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Polestar repousse les limites de la performance en conditions extrêmes avec une nouvelle série de véhicules électriques inspirés du rallye. Après le succès de la Polestar 2 Arctic Circle en 2022, la marque suédoise dévoile des versions exclusives Arctic Circle des Polestar 3 et Polestar 4. Ces modèles uniques feront leurs débuts le 1er février 2025 lors de la FAT Ice Race à Zell am See, en Autriche.

Une préparation de rallye pour des performances extrêmes

Conçus sous la supervision de Joakim Rydholm, chef de la dynamique de conduite chez Polestar, ces véhicules adoptent une approche inspirée du rallye. Fort de plus de 30 ans d’expérience en sport automobile et plusieurs podiums en rallye suédois, Rydholm a appliqué son expertise pour perfectionner ces modèles dans les conditions arctiques.

« Nous avons créé quelque chose d’exceptionnel avec la Polestar 2 Arctic Circle. Étendre cette formule à nos deux nouveaux VUS a été un défi passionnant. Grâce à nos partenaires technologiques, nous avons développé des solutions d’ingénierie sur mesure qui accentuent notre ADN de performance et rendent ces véhicules incroyablement amusants à piloter. »

– Joakim Rydholm, chef de la dynamique de conduite chez Polestar

Le Polestar 2 Arctic Circle
Le Polestar 2 Arctic Circle | Auto123.com

Des équipements sur mesure pour dominer la glace

Construits dans l’un des centres de recherche et de développement de Polestar en Suède, ces véhicules profitent d’une attention particulière :

  • • Suspensions rehaussées avec amortisseurs Öhlins réglables en trois voies et réservoirs de gaz externes
  • • Pneus Pirelli cloutés, conçus pour une adhérence maximale sur la glace
  • • Jantes OZ Racing Rally Legend (première mondiale)
  • • Sièges baquets Recaro Pole Position pour un maintien optimal
  • • Feux de rallye Stedi Quad Pro à DEL et barres lumineuses pour une visibilité accrue
  • • Accessoires spécialisés, dont supports de ski Thule, coffres de rangement et équipements de récupération

Le Polestar 3 Arctic Circle
Le Polestar 3 Arctic Circle | Auto123.com

Caractéristiques techniques des modèles Arctic Circle

Polestar 2 Arctic Circle (Génération 2021) — Long Range Dual Motor + Performance Pack, 469 chevaux, 502 lb-pi (350 kW), hauteur de caisse +30 mm, pneus Pirelli Scorpion All Terrain Plus (19 pouces », 250 clous 4 mm), contrôle de lancement à l’aide de palettes, panier de toit Thule, Blackcrow.

Polestar 3 Arctic Circle (Génération 2024) — Long Range Dual Motor + Performance Pack, 517 chevaux, 671 lb-pi (380 kW), hauteur de caisse +40 mm, pneus Pirelli Scorpion All Terrain Plus (20 pouces, 300 clous 4 mm), barre lumière Stedi ST4K, panier de toit Thule, Pelle Fiskars SnowXpert.

Polestar 4 Arctic Circle (Génération 2024) — Long Range Dual Motor + Performance Pack, 544 chevaux, 506 lb-pi (400 kW), hauteur de caisse +20 mm, pneus Pirelli Scorpion All Terrain Plus (20 pouces », 300 clous 4 mm), frein à main hydraulique inspiré du rallye, supports de ski spécialisés.

Avec cette collection Arctic Circle, Polestar veut mettre en lumière son expertise en performance sous conditions extrêmes. Ces modèles uniques devraient faire sensation lors de la FAT Ice Race 2025, un événement incontournable célébrant la culture automobile et l’expérience de conduite sur glace.

Le Polestar 4 Arctic Circle
Le Polestar 4 Arctic Circle | Auto123.com
Le Polestar 2 Arctic Circle, roue
Le Polestar 2 Arctic Circle, roue | Auto123.com
Le Polestar 4 Arctic Circle, avant
Le Polestar 4 Arctic Circle, avant | Auto123.com
Le Polestar 3 Arctic Circle, sur la glace
Le Polestar 3 Arctic Circle, sur la glace | Auto123.com
Le Polestar 3 Arctic Circle, intérieur
Le Polestar 3 Arctic Circle, intérieur | Auto123.com
Le Polestar 2 Arctic Circle, sièges
Le Polestar 2 Arctic Circle, sièges | Auto123.com

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Le texte Polestar dévoile une série exclusive de véhicules électriques « Arctic Circle » provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Ford doit procéder au rappel de quelque 150 000 exemplaires de son VUS Bronco (des années 2021-2024) en raison d’un problème potentiel avec les amortisseurs arrière. Ce sont les unités dotées d’un réservoir externe qui sont concernées.

Le problème

Ces réservoirs externes sont à risque de se rompre en raison de la corrosion. Leur séparation du corps de l’amortisseur principal peut entraîner leur rupture et créer ainsi un danger pour les autres usagers de la route. Et pour les propriétaires qui vivent à des endroits où la corrosion est une réalité en raison des rigueurs de l’hiver, leur véhicule est encore plus à risque.

Les amortisseurs à réservoir externe ne sont pas présents sur tous les Bronco. De fait, si votre véhicule n’est pas une version Badlands ou n’est pas équipé de l’ensemble Sasquatch, il n’est pas concerné par cette campagne.

N’empêche, on parle de près de 150 000 véhicules visés, ce qui démontre que l’ensemble Sasquatch, livrable à travers la gamme, a été et demeure une option populaire.

Selon la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) américaine, l’équivalent de Transports Canada, Ford a reçu 551 demandes de garanties en lien avec ce problème.

Ford Bronco Badlands 2025
Ford Bronco Badlands 2025 | Auto123.com

La solution

La compagnie travaille toujours sur une solution à ce problème. Toutefois, des lettres seront envoyées aux propriétaires à partir du 3 février prochain pour leur expliquer les risques s’ils conduisent leur Bronco. Lorsque la solution aura été trouvée et qu’une réparation sera possible, Ford va envoyer alors une deuxième lettre aux propriétaires.

Selon le rapport du rappel, aucun accident ou de blessure n’a été associé à ce problème.

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Le texte Ford rappelle 150 000 Bronco en raison d’un problème d’amortisseurs provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

C’est avec une pointe de tristesse que nous assistons à la métamorphose définitive de l’Alfa Romeo Giulia. La berline au charme latin, symbole du plaisir de conduire à l’italienne, abandonne ses racines sportives pour renaître sous la forme d’un VUS. Un destin scellé par la stratégie du constructeur, qui privilégie désormais les silhouettes surélevées pour séduire une clientèle avide de polyvalence.

L'Alfa Romeo Giulia, arrière
L’Alfa Romeo Giulia, arrière | Auto123.com

Un dernier regard sur une icône

La Giulia, dans son habit de berline racée, fut l’incarnation du dynamisme et de l’élégance depuis son retour en 2016. Avec ses lignes affûtées, son châssis inspiré, et son ADN Alfa pur jus, elle a su conquérir les puristes. Mais la page se tourne. Santo Ficili, nouveau PDG d’Alfa Romeo, a confirmé que la prochaine génération de Giulia changera radicalement de silhouette, partageant la plateforme STLA Large de Stellantis avec le futur Stelvio.

Difficile d’imaginer une Giulia sans son assise basse, son train arrière joueur et son moteur rugissant. Pourtant, ce changement n’est pas un abandon total du style Alfa Romeo. Selon les premières fuites, ce VUS coupé s’inspirera de modèles comme la Peugeot 408, la Citroën C5 X et la future Lancia Gamma, avec un design fluide et sportif.

Un hommage modernisé : technologie et électrification

L’ère du carbone et de l’essence pure laisse place à celle du numérique et de l’électrification. La nouvelle Giulia bénéficiera d’un système multimédia à intelligence artificielle, d’aides à la conduite et de caractéristique de sécurité plus sophistiquées et d’une calandre « scudetto » repensée pour les besoins des motorisations électriques.

Sous le capot, les options 100 % électriques et hybrides devraient coexister, Alfa Romeo ayant renoncé à son projet de transition vers une gamme exclusivement électrique. Une stratégie dictée par le pragmatisme, alors que le marché européen montre, à court terme, des signes de ralentissement pour les véhicules électriques.

L'Alfa Romeo Giulia, de profil
L’Alfa Romeo Giulia, de profil | Auto123.com

Un au revoir, mais pas un adieu

La production des nouvelles Stelvio et Giulia restera dans les murs du site historique de Cassino, en Italie. Le Stelvio ouvrira le bal en juillet 2025, suivi par le VUS Giulia en 2026. Le changement est inévitable, mais une question demeure : cette nouvelle formule saura-t-elle préserver l’âme d’Alfa Romeo ou signer son entrée définitive dans l’uniformisation des VUS modernes ?

L’avenir nous le dira. Mais aujourd’hui, prenons un instant pour saluer la Giulia telle que nous l’avons connue : passionnée, vibrante, intemporelle. Repose en paix, chère berline.

L'Alfa Romeo Giulia, avant
L’Alfa Romeo Giulia, avant | Auto123.com
L'Alfa Romeo Giulia, écussons Alfa Romeo et Giulia
L’Alfa Romeo Giulia, écussons Alfa Romeo et Giulia | Auto123.com

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Le texte Alfa Romeo Giulia : requiem pour une berline légendaire provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Selon la firme d’études Rho Motion, les ventes mondiales de véhicules électriques et hybrides rechargeables vont augmenter d’au moins 17 % en 2025 pour atteindre plus de 20 millions d’unités.

La Chine

Un des éléments qui va y contribuer est la prolongation du programme de subventions chinoises qui est prévu lorsqu’un consommateur échange son vieux véhicule à l’achat d’un neuf hybride rechargeable ou tout électrique.

L'Audi Q6 e-tron
L’Audi Q6 e-tron | Auto123.com

L’Europe

Le deuxième marché mondial pour les véhicules électriques renouera avec la croissance de ses ventes au fur et à mesure que les objectifs en matière d’émissions de CO2 entreront en vigueur et que des modèles moins chers seront accessibles au public. Toutefois, prévient Lola Hughes, responsable de la recherche chez Rho Motion, le rythme sera plus lent qu’en 2023.

Une année clé

Les constructeurs considèrent l’année 2025 comme une de transformation alors que l’Europe introduit de nouveaux objectifs pour encourager l’adoption des modèles électriques et que la Chine prolonge son programme de subventions, alors que du côté des États-Unis, on revient sur les objectifs d’électrification sous la nouvelle administration.

Rho Motion estime que les ventes de véhicules électriques en Chine pourraient augmenter plus rapidement que la prévision de 17 % de croissance en 2025 et renforceront sa position dominante sur le marché. En 2024, elles ont fait un bond record de 40 % pour atteindre 11 millions d’unités.

Les ventes de véhicules électriques fabriqués en Chine confirmeront les tendances de 2024 en Amérique latine, où elles ont représenté 80 % des parts de marché. Elles continueront d’augmenter dans la région de l’Asie-Pacifique et sur les marchés émergents, selon la firme.

En Europe, la croissance des véhicules électriques permettra d’éviter les amendes de l’UE pour les émissions. Le groupe prévoit une augmentation globale des ventes de 15 % par rapport aux trois millions de modèles électriques et hybrides rechargeables vendus l’année dernière.

Les constructeurs risquent encore des amendes d’environ 10 milliards d’euros pour ne pas avoir atteint les objectifs de l’Union européenne en matière d’émissions, même s’ils achètent des crédits aux fabricants de véhicules électriques.

Le Cadillac Lyriq Sport
Le Cadillac Lyriq Sport | Auto123.com

Les États-Unis

Enfin, malgré la situation politique aux États-Unis, Rho Motion prévoit une croissance des ventes de véhicules électriques de 16 % en 2025. Toutefois, elle s’attend à des conséquences à long terme, notamment une chute de 47 % de la demande de VÉ d’ici à 2040, dans le pire des scénarios.

On avoue candidement que la situation est plus difficile à prédire aux États-Unis, car on ne sait pas trop comment le marché va réagir aux nouvelles politiques.

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Le texte Les ventes de véhicules électrifiés pourraient atteindre 20 millions d’unités en 2025 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Les amateurs de voitures sportives devront patienter : Polestar repousse le lancement de son roadster électrique Polestar 6. Initialement prévu pour 2026, le modèle sera retardé afin de donner la priorité au VUS Polestar 7.

Un changement de stratégie pour Polestar

L’information, d’abord révélée par le site australien CarExpert, a été confirmée au site Motor Authority par un porte-parole de Polestar. « Le très attendu Polestar 6 arrivera à une date ultérieure », a déclaré Mike Ofiara, précisant que la marque poursuivra d’abord le déploiement des modèles Polestar 3 et 4, suivi du coupé Polestar 5, du VUS Polestar 7, puis enfin de la Polestar 6.

Le concept Polestar 6
Le concept Polestar 6 | Auto123.com

Un roadster électrique prometteur

Le Polestar 6 avait été présenté sous forme de concept (O2) en mars 2022, avec une confirmation de production dans la foulée. Ce roadster devait intégrer plusieurs innovations :

  • • le toit rigide rétractable qui avait été vu sur le concept.
  • • La plateforme en aluminium collé raccourcie, issue du Polestar 5.
  • • Une capacité de recharge ultrarapide en 800 volts.
  • • Un groupe motopropulseur de 884 chevaux et 664 lb-ft de couple, offrant un 0 à 100 km/h en 3,2 secondes et une vitesse de pointe de 250 km/h.

Le Polestar 7 : un VUS stratégique

À l’inverse, le Polestar 7 sera un VUS compact, potentiellement destiné à remplacer le Polestar 2 comme modèle d’entrée de gamme. Son principal atout ? Une fabrication en Europe, lui permettant d’échapper à la taxe de 102,5 % imposée aux véhicules produits en Chine.

Ce VUS électrique a un potentiel commercial nettement supérieur à la Polestar 6, grâce à :

  • – Un format plus populaire auprès du grand public ;
  • – Une production locale optimisant les coûts ;
  • – Des volumes de ventes attendus plus élevés, garantissant une meilleure rentabilité.

Polestar fait un choix stratégique en favorisant le volume et la rentabilité avec le Polestar 7 avant de lancer son exclusive Polestar 6. Si ce report peut décevoir les passionnés de sportives électriques, il illustre les priorités du marché actuel des véhicules électriques.

Les Polestar 2, 3, 4, 5 et 6
Les Polestar 2, 3, 4, 5 et 6 | Auto123.com

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Le texte La Polestar 6 est reportée : priorité au Polestar 7 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Polestar a dévoilé aujourd’hui un trio de voitures-concepts qui en dit long sur cette marque à plus d’un égard. Ces Polestar 2, 3 et 4 qui partagent l’appellation « Arctic Circle » s’apparentent à une autre voiture-concept similaire présentée en 2022 : la première Polestar 2 Arctic Circle. Inspiré par l’univers des rallyes d’hiver, une discipline populaire en Scandinavie, ce trio « exprime l’ADN de performance de la marque suédoise », affirme le constructeur dans un communiqué publié aujourd’hui. Mais, puisqu’il y a cette fois trois concepts arctiques plutôt qu’un, ils évoquent surtout le développement récent, de cette marque qui a été aussi rapide que spectaculaire. Un développement qui s’exprime au Canada, par exemple, par la gamme de produits qui devient de plus en plus étoffée.

Les trois voitures-concepts feront leurs débuts publics lors des épreuves de courses sur glace organisées par FAT International à l’aéroport de Zell am See, en Autriche, le 1er février 2025. On ne les verra peut-être jamais au Québec. Par contre, ce mois-ci, les Québécois ont pu assister à une première locale de cette marque suédoise qui s’avère beaucoup plus éloquente. Pour la première fois de sa courte histoire, la marque de véhicules électriques Polestar était présente au Salon de l’auto de Montréal, et là aussi avec trois modèles de série plutôt qu’un. Un an plus tôt, il n’y en aurait eu qu’un seul.

Pendant quatre ans, Polestar n’avait qu’un seul produit à offrir : le modèle 2, une berline à quatre portes d’allure traditionnelle. Depuis la fin de l’année dernière, la nature de la gamme a beaucoup changé. Deux autres modèles se sont ajoutés : le modèle 3, un utilitaire d’allure classique dont les premiers exemplaires ont été livrés à des Canadiens durant le dernier trimestre de l’année, et le modèle 4, une berline au style plus moderne avec son toit arqué et un hayon sans lunette arrière (Polestar parle plutôt de « VUS coupé »). Les premiers exemplaires de cette nouveauté feront leurs débuts sur les routes québécoises plus tard cette année.

Le Canada, marché numéro 1 en Amérique

Bien sûr, avec une aussi petite gamme de produits, les chiffres de ventes sont aux antipodes de General Motors du Canada, premier constructeur au palmarès des ventes au pays en 2024. L’an dernier, 2 900 Polestar ont trouvé preneurs au Canada comparativement aux 294 315 véhicules de GM. N’empêche que les ventes de la marque suédoise ont affiché une hausse de 22 % par rapport à 2023. Et tout porte à croire que cette progression va se poursuivre en 2025, affirme Hugues Bissonnette.

« Les ventes ont été très bonnes au pays en 2024 et Montréal est demeuré le marché numéro 1 en Amérique du Nord », nous a confirmé le directeur de Polestar au Canada, lors d’un entretien réalisé au Salon de l’auto de Montréal, confortablement assis à l’arrière d’une Polestar 4.

« Les trois concessionnaires canadiens ont aussi été parmi les ‘‘Top 5-6’’ en Amérique du Nord. L’année a été très bonne malgré les tarifs qui ont été imposés [ndlr : aux véhicules importés de la Chine] et le lancement du Polestar 3 qui a été retardé, deux imprévus qui ont eu une incidence sur les ventes », admet M. Bissonnette.

L’importance du Canada dans l’échiquier mondial de la marque se confirme d’ailleurs par ces 2 900 ventes réalisées par les détaillants locaux en 2024, puisqu’elles représentent à elles seules 7 % des ventes (44 851 unités) réalisés par Polestar à l’échelle mondiale l’an dernier.

Réseau de concessionnaires et gamme en développement

La progression des ventes sera naturellement appuyée par l’ouverture de nouveaux points de vente. En plus des trois concessions établies au pays à Toronto, Laval et Vancouver entre décembre 2020 et décembre 2021, on en trouve une seconde dans le Grand Toronto (à Markham), une à Québec et une autre à Ottawa, qui dessert à la fois l’Est ontarien et la région de Gatineau.

« Actuellement, nous étudions la possibilité d’ouvrir deux autres nouveaux points de vente : un sur la Rive-Sud de Montréal et un second à Vancouver. Le développement du réseau de détaillants va bon train avec des partenaires qui s’investissent beaucoup », affirme M. Bissonnette.

L’expansion du réseau de détaillants va de pair avec l’ajout de nouveautés au catalogue de la marque. Le jour où cette entrevue s’est déroulée à Montréal, l’Allemand Michael Lohscheller, le chef de la direction de Polestar, annonçait une stratégie actualisée pour la marque lors d’une conférence de presse présentée à Göteborg, en Suède.

À cette occasion, ce vétéran de l’industrie et ex-patron d’Opel et de VinFast a confirmé l’arrivée prochaine de la Polestar 5 sur le marché mondial. Les premiers exemplaires de cette berline haut de gamme à quatre places dotée d’une plateforme en aluminium et d’une technologie à 800 volts seront livrés au cours du deuxième semestre de 2025. Pour sa part, Hugues Bissonnette attend ses premières Polestar 5 d’ici la fin de 2025 avec enthousiasme. Cette future rivale des Porsche Taycan et Audi E-tron GT permettra à Polestar d’accéder à un nouveau créneau du marché des VÉ.

Nouveau VUS d’entrée de gamme

Son grand patron en Suède a également annoncé l’arrivée prochaine du Polestar 7. Cet utilitaire compact qu’on dit cossu ciblera le créneau du marché haut de gamme ayant la croissance la plus rapide et la plus profitable sur le marché mondial, expliquait Lohscheller. « Par son prix, il sera naturellement notre nouveau modèle d’entrée de gamme. C’est très positif de pouvoir offrir à notre clientèle un choix plus vaste », estime M. Bissonnette.

Le modèle 7 devrait être fabriqué en Europe, ce qui évitera au constructeur l’écueil des tarifs compensatoires imposés aux véhicules provenant de la Chine. De plus, avec le modèle 7, Polestar passera progressivement d’une approche multi-plateforme à une architecture unique, une stratégie de fabrication destinée à réduire la complexité dans la fabrication et, du même coup, les coûts et les investissements qui s’y rattachent.

Enfin, les changements récents qui ont affecté les programmes d’incitatifs gouvernementaux à l’achat de véhicules électriques n’inquiètent guère le patron de Polestar au Canada. « On a toujours su que les incitatifs étaient des mesures temporaires, tout comme les tarifs d’ailleurs. Ce ne sont pas des mesures permanentes : ça arrive et ça repart. On ne peut donc pas bâtir un modèle d’affaires sur des mesures temporaires, quelles qu’elles soient. De toute façon, les marchés canadiens et américains sont très importants pour la marque à l’échelle globale. Alors, on est là pour rester. »

Photos : Luc Gagné, Salon de l’auto de Montréal et Polestar

Le texte Polestar cible la profitabilité en 2025 et le Canada va continuer d’y contribuer provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, plusieurs politiques environnementales ont été révisées, notamment celles favorisant les véhicules électriques. Parmi les mesures phares, l’administration Trump a annulé le décret présidentiel de Joe Biden qui visait une adoption à 50 % des véhicules électrifiés d’ici 2030.

Cette décision, combinée à l’abolition des crédits d’impôt pour l’achat de voitures électriques, pourrait ralentir leur adoption en raison d’une hausse des coûts et d’une diminution des investissements des constructeurs.

Québec pourrait ajuster sa cible de 2035

L’impact de ces changements se fera ressentir au Canada, et particulièrement au Québec, où l’électrification des transports est une priorité. La province a adopté un règlement interdisant la vente de nouveaux véhicules à essence à partir de 2035, une cible parmi les plus ambitieuses au pays.

Cependant, le ministre québécois de l’Environnement, Benoit Charette, a reconnu que la province devra s’adapter aux conditions du marché. Interrogé par CBC, il a ouvert la porte à une réévaluation des objectifs, soulignant que des ajustements étaient déjà prévus pour 2026 et 2030 afin d’assurer la faisabilité du plan.

En plus des décisions américaines, l’évolution des subventions aux véhicules électriques au Québec jouera un rôle clé dans ces révisions. En effet, le programme Roulez Vert, qui offre des incitatifs financiers de 3 500 $ à 7 500 $ pour l’achat ou la location d’un véhicule électrifié, sera suspendu temporairement à compter du 1er février.

2025 : une année charnière pour l’électrification

Bien que les ventes de véhicules électriques aient atteint un sommet en 2024, le ministre Charette admet que 2025 sera une année d’ajustement. Malgré le fait que le Québec soit le plus grand marché canadien pour les véhicules électrifiés, son influence demeure limitée face aux décisions des États américains, qui dictent en grande partie les stratégies des constructeurs automobiles.

« Nous ne pouvons pas être seuls sur notre île », a déclaré le ministre, insistant sur la nécessité d’un cadre réglementaire aligné avec les réalités du marché nord-américain.

Reste à voir comment le Québec adaptera sa stratégie d’ici 2035, alors que les politiques environnementales et économiques continuent d’évoluer.

Avec des renseignements de Motor Illustrated

Le texte Québec pourrait revoir l’interdiction des véhicules à essence en 2035 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le géant japonais Toyota conserve sa couronne, mais son règne vacille. Avec 10,8 millions de véhicules vendus en 2024, le constructeur demeure le plus grand vendeur mondial pour une cinquième année consécutive. Pourtant, derrière cette victoire apparente, les fissures se multiplient.

Un trône ébranlé par les scandales

Si Toyota reste au sommet, c’est au prix d’un recul global de 3,7 % de ses ventes, une baisse marquée par un effondrement au Japon, son propre territoire. En cause ? Un scandale de certifications frauduleuses, principalement chez Daihatsu, la filiale spécialisée dans les voitures compactes.

Alors que Toyota vacille, Volkswagen, son éternel rival, enregistre lui aussi un déclin avec 9 millions d’unités vendues (-2,3 %). L’allemand doit faire face à une guerre des prix en Chine et des coûts élevés en Europe, mais reste un concurrent redoutable.

L’hybride en sauveur, la Chine en bourreau

Si Toyota limite la casse, c’est en grande partie grâce à ses véhicules hybrides, qui ont représenté un record de 40,8 % de ses ventes mondiales. Le marché américain a été particulièrement réceptif, offrant un second souffle au constructeur.

Mais l’Empire du Milieu ne pardonne rien. En Chine, où la guerre des prix fait rage, Toyota enregistre une chute brutale de 6,9 % de ses ventes. Un signal d’alarme pour la marque, qui peine à rivaliser avec des constructeurs locaux de plus en plus agressifs sur le segment électrique.

Un avenir sous tension

Si Toyota domine encore, le vent tourne. Son hégémonie repose désormais sur une stratégie hybride payante, mais son retard dans l’électrique pur (1,4 % de ses ventes seulement) pourrait lui coûter cher. L’histoire retiendra que Toyota a maintenu son trône en 2024, mais le sceptre tremble. Jusqu’à quand ?

avec des renseignements de Reuters

Le texte Toyota conserve son titre de plus grand constructeur automobile de la planète provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Le vent de l’incertitude souffle sur l’économie canadienne. Les minéraux critiques, colonne vertébrale de l’industrie des véhicules électriques (VÉ), de la défense et de l’énergie, sont-ils les derniers remparts du Canada dans une potentielle guerre commerciale avec les États-Unis ?

Alors que Donald Trump brandit la menace de tarifs de 25 % sur les importations canadiennes, la réalité du commerce nord-américain s’impose comme une épitaphe à ses déclarations. Le Canada fournit chaque année pour 40 milliards de dollars de minéraux critiques aux États-Unis, incluant le nickel, le cuivre et l’aluminium, essentiels aux chaînes d’approvisionnement industrielles américaines.

Une dépendance impossible à ignorer

Si le président américain affirme que son pays peut se passer des ressources canadiennes, les chiffres racontent une tout autre histoire. Les États-Unis importent plus de la moitié de leur nickel, zinc, tellure et vanadium du Canada, selon un rapport de la TD Bank. Plus encore, la Chine demeure leur premier fournisseur de minéraux critiques, une situation que Washington tente d’atténuer.

Le Canada, riche en cobalt, graphite, lithium et terres rares, représente une alternative stratégique à cette dépendance chinoise. Une donnée que l’administration Trump ne peut ignorer, malgré ses discours protectionnistes.

Les menaces tarifaires : un jeu risqué pour les États-Unis

L’administration Trump, entrée en fonction le 20 janvier 2025, a rapidement agité le spectre des tarifs punitifs contre le Canada. Pourtant, l’idée d’une rupture brutale des échanges commerciaux semble plus rhétorique que réaliste.

En coulisses, des voix américaines s’élèvent pour rappeler que le Canada n’est pas une menace, mais un partenaire clé. Matthew Fortier, PDG d’Accelerate, une alliance industrielle du VÉ, insiste sur le fait que les États-Unis ne peuvent se permettre d’ignorer la valeur canadienne :

« Peu importe ce que quelqu’un pense pouvoir faire seul, nous leur rappelons que nous avons les ressources pour les aider à atteindre leurs objectifs. »

Une riposte canadienne en préparation

Face à la menace tarifaire, le Canada ne reste pas les bras croisés. Le ministre des Ressources naturelles, Jonathan Wilkinson, a confirmé que le pays prépare une liste de contre-mesures, qui pourrait inclure des restrictions sur les minéraux critiques destinés aux États-Unis.

Dans cette bataille commerciale imminente, le défi du Canada sera de renforcer son industrie minière. Actuellement, seule une mine de lithium à grande échelle est en production, et une dizaine d’autres projets avancés peinent à obtenir des financements. L’urgence imposée par Trump pourrait cependant accélérer le développement de ces mines, offrant ainsi au Canada une arme de négociation supplémentaire.

Un ultimatum pour l’avenir

L’heure n’est plus aux hésitations. Comme le souligne Fortier,

« Peu importe comment nous le faisons, l’essentiel est que nous devons le faire. »

Les décisions prises aujourd’hui détermineront si le Canada restera un fournisseur incontournable des minéraux critiques mondiaux, ou s’il laissera d’autres nations dicter les règles du jeu.

Dans cette lutte pour l’indépendance économique et stratégique, les minéraux critiques sont plus qu’une ressource : ils sont le testament de la place du Canada dans l’échiquier mondial.

Avec des renseignements d’Automotive News Canada

Le texte Les minéraux critiques du Canada face aux menaces de Trump provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile