Une enquête inquiétante sur le système Autopilot de Tesla

Un ancien employé d’un centre d’annotation de données de Tesla a révélé que l’entreprise aurait encouragé ses voitures à « conduire comme un humain le ferait, et non comme un robot qui suit simplement les règles ». Selon ce témoignage, Tesla aurait demandé à ses employés d’Autopilot d’ignorer certains panneaux de signalisation, tels que « Pas de virage à droite » ou « Pas de demi-tour ».

Conditions de travail rigoureuses

Les travailleurs affectés à la tâche de programmation d’Autopilot doivent constamment naviguer entre les règles routières spécifiques de différents pays. Cependant, sept anciens et actuels employés ont affirmé que Tesla adoptait parfois une attitude plus laxiste envers ces règles. Cette approche, axée sur une mentalité de « priorité au conducteur », vise à former le système pour qu’il imite les comportements humains plutôt que de suivre rigidement les panneaux.

Conditions de travail sévères

Outre ces directives controversées, les conditions de travail des employés chargés de l’annotation des vidéos sont sévères. Les travailleurs dans trois centres Tesla aux États-Unis sont surveillés de près :

  • Surveillance stricte :Les employés sont suivis par deux systèmes logiciels différents. L’un, appelé HuMans, évalue le temps alloué à chaque vidéo. Ceux qui dépassent systématiquement le temps imparti risquent des évaluations de performance défavorables ou un plan d’amélioration de performance (PIP). Ce logiciel, conçu initialement pour les pilotes de l’US Air Force, peut également suivre les mouvements oculaires et enregistrer des audio, bien qu’il ne soit pas clair si Tesla utilise ces fonctionnalités pour surveiller ses employés.
  • Suivi du temps de travail : Le second système, « Flide Time », mesure le temps actif des annotateurs sur le logiciel d’annotation, en suivant les frappes clavier et la durée d’utilisation du logiciel, sans surveiller le temps passé sur d’autres outils informatiques. Les travailleurs doivent enregistrer entre cinq et sept heures et demie de Flide Time par jour.

Impact sur la sécurité routière

Le travail des annotateurs vise à améliorer la conduite autonome des véhicules Tesla, mais jusqu’à présent, le logiciel a été associé à de nombreux accidents sur les routes américaines, y compris des collisions avec des voitures de police stationnées et des passages à niveau.

Avec des renseignements de Jalopnik

Le texte Une enquête inquiétante sur le système Autopilot de Tesla provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

Lire la suite sur Annuelauto.ca

 

Autres articles de Benoit Charette:

Deux assureurs québécois réclament 72 M$ à Honda, Toyota et Stellantis

Le vent tourne dans la lutte contre le vol automobile au Canada. Après des années où les assureurs absorbaient les pertes, certains passent désormais à l’offensive — et visent directement les constructeurs. Le 13 avril 2026, les assureurs…

CATL confirme que les batteries sodium-ion sont prêtes pour le grand public

Le géant chinois CATL, déjà leader mondial des batteries, vient de franchir une étape déterminante en signant une entente colossale de 60 GWh avec HyperStrong. Il s’agit tout simplement de la plus importante commande de batteries sodium-ion…

Land Rover rappelle 14 000 modèles hybrides au Canada

Land Rover est visé par un rappel d’envergure au Canada touchant plusieurs de ses modèles équipés d’une motorisation hybride légère (mild-hybrid). Selon Transport Canada, le problème provient du convertisseur DC/DC, un composant clé…

Merci à notre partenaire Benoit Charette pour sa contribution à Canada Motor Jobs