Le syndicat Unifor canadien envisage de négocier une participation aux bénéfices avec Ford, GM et Stellentis.

  • Le bonus des travailleurs de Ford, GM et Stellentis aux États-Unis n’a jamais été aussi élevé
  • Ces négociations au Canada concernent 22 000 travailleurs
  • Les pourparlers débutent en août prochain

Le syndicat Unifor envisage de négocier une participation aux bénéfices au Canada avec Ford, GM et Stellantis. Ce possible changement de paradigme fait suite à l’annonce de chèques de participation aux bénéfices sans précédent que les travailleurs horaires aux États-Unis devraient recevoir cette année.

Un boni record

Cette année, les travailleurs de Stellantis aux États-Unis devraient recevoir en moyenne 14 760 dollars en chèques de participation aux bénéfices, un record. Les travailleurs de GM recevront en moyenne 12 750 dollars et ceux de Ford 9 176 dollars. Chaque constructeur automobile a sa propre formule pour calculer le montant de la compensation, mais en général, les montants sont basés sur le nombre d’heures travaillées.

Une première au Canada

Unifor étudie les mérites de la négociation d’un accord de participation aux bénéfices pour la première fois de son histoire au Canada, alors qu’il se prépare à négocier avec les trois constructeurs automobiles de Detroit au mois d’août.

Les négociations, qui concernent 22 000 travailleurs horaires des usines d’assemblage et de groupes motopropulseurs de Ford, General Motors ainsi que de Stellantis. Unifor a récemment envoyé des questionnaires à ses membres en vue des négociations de l’automne, leur demandant de mettre en évidence leurs priorités ; la participation aux bénéfices est un point qu’ils aimeraient voir examiné par leur comité de négociation.

Une prime annuelle intéressante

Les chèques de participation aux bénéfices, qui équivalent à une prime annuelle liée aux performances financières des entreprises, ont été négociés dans les années 1980 par l’UAW. L’homologue canadien de l’UAW s’est longtemps opposé à la participation aux bénéfices, préférant accorder des augmentations de salaire annuelles.

Le diable est dans les détails

Il faudra maintenant s’entendre sur la manière de procéder. Par exemple, les travailleurs canadiens de l’automobile auraient-ils droit à des primes de participation aux bénéfices basées sur les profits canadiens ou sur les profits nord-américains ? Si les primes sont basées sur l’assiduité, les semaines où les usines sont fermées sont-elles incluses dans l’équation ? Le syndicat est en train d’examiner les “nombreuses demandes qui existent (…) et de faire des recherches et de la paperasserie pour valider notre meilleure approche, puis nous suivrons notre processus”.

Avec des renseignements d’Automotive News Canada

Le texte Le syndicat Unifor canadien envisage de négocier une participation aux bénéfices avec Ford, GM et Stellentis. provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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