Le libre-échange nord-américain sauvé par… Hyundai, Nissan et Toyota?

On le sait, les États-Unis en ont contre l’accord de libre-échange nord-américain. L’ACÉUM pourrait d’ailleurs être réévalué au courant de l’été. Les politiciens américains menacent de le déchirer. Un sauveur inattendu pourrait se pointer à l’horizon, et il arrive avec quatre roues et un volant.

Le Wall Street Journal a sorti cette nouvelle il y a quelques jours. En gros, sans ACÉUM, il n’y aura plus de voitures abordables aux États-Unis. C’est le genre de choses qui pourrait faire très mal au président Trump, qui est critiqué de tous les côtés ces jours-ci vu ses politiques qui, dans l’ensemble, continuent de faire augmenter le coût de la vie pour tout le monde, aux États-Unis, au Canada, et ailleurs dans le monde.

En gros, l’industrie automobile veut préserver le traité de libre-échange nord-américain. On le sait, le Canada, les États-Unis et le Mexique doivent se rencontrer cet été pour déterminer si ça vaut la peine de renégocier le traité.  Les constructeurs étrangers jouent un rôle clé dans l’économie nord-américaine. Évidemment, ils utilisent les termes de cet accord Canada-États-Unis-Mexique pour maximiser leurs profits nord-américains.

La stratégie des marques européennes et asiatiques est très simple. Elles assemblent leurs véhicules les moins chers au Mexique et les vendent partout sur le continent. Cela respecte les règles d’origine complexes de l’ACÉUM. Elle permet surtout de contourner les barrières tarifaires des États-Unis.

Selon le Wall Street Journal, Nissan, Hyundai et Toyota ont le plus à perdre si l’ACÉUM tombe à l’eau. Ils ne sont pas les seuls. Volkswagen aussi, notamment, produit beaucoup de ses véhicules au Mexique. Les constructeurs américains, eux, ont abandonné le créneau des voitures abordables. Ils vendent surtout des grosses camionnettes, et des VUS.

Ce qu’ils ont communiqué aux négociateurs de Trump, c’est que des tarifs douaniers, ou n’importe quelle mesure qui changerait le modèle actuel, signerait la fin de ces véhicules aux États-Unis, où le prix moyen payé pour un véhicule neuf est présentement de 68 000 $. C’est insoutenable à long terme, disent les experts, surtout avec l’essence qui a atteint les 6 dollars le gallon en Californie.

Le texte Le libre-échange nord-américain sauvé par… Hyundai, Nissan et Toyota? provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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