La Chine utilise les tarifs de Trump pour séduire l’Europe (et le Canada?)

Ça y est. Les droits de douane du président américain Donald Trump commencent à faire leur effet… mais peut-être pas de la façon que l’espère le milliardaire américain. Car ce qu’on apprend ces jours-ci, c’est que la Chine et l’Union européenne sont en discussions pour rapprocher leur industrie automobile respective et faciliter, la vente de véhicules électriques chinois partout en Eurasie.

Un porte-parole de la Commission européenne a confirmé il y a quelques jours au journal allemand Handelsblatt que des négociations avaient lieu pour fixer un prix plancher pour les véhicules chinois vendus en territoire européen. En échange, les taxes européennes sur l’importation sur le Vieux Continent de véhicules électriques fabriqués en Chine seraient abandonnées.

En ce moment, la taxe européenne sur les véhicules électriques chinois peut atteindre 45% de leur prix de détail. On imagine que le prix plancher serait moins élevé que l’équivalent de cette taxe, ce qui élargirait le choix pour les consommateurs européens sans complètement inonder un marché qui échappe de plus en plus aux constructeurs européens.

Si l’Europe et la Chine s’entendent, ce ne sera pas la première fois que les deux économies fixent un prix plancher sur des biens chinois vendus en Europe. Sauf que dans le passé, ce plancher était établi sur des biens de consommation moins complexes que des automobiles, dont les composants peuvent être fabriqués dans plusieurs pays différents.

Bref, on verra comment tout ça va se régler, mais parions qu’on va entendre parler d’une entente plus tôt que tard, et que cette entente va réduire encore un peu plus la place des véhicules nord-américains dans le marché automobile mondial. Tout ça grâce au protectionnisme de Donald Trump.

On peut aussi imaginer que si l’Europe arrive à fixer un prix plancher sur les véhicules électriques chinois, cela va peut-être donner matière à réfléchir au gouvernement canadien, quand les élections fédérales auront eu lieu. Une Chine prête à négocier, c’est déjà mieux que des États-Unis qui changent d’humeur deux ou trois fois par jour…

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