Mesdames et messieurs, en direct du Salon de l’auto de New York : la berline compacte K4 2025 en primeur mondiale !

La nouvelle a de l’importance parce que l’actuel portfolio canadien de Kia ne croule pas sous les sedans depuis que la sous-compacte Rio et la berline intermédiaire K5 ont tiré leur révérence l’an dernier. Ne restait plus que la Forte. Et, pardon, la Forte5, la version à hayon disparue des États-Unis depuis 2018.

Il revient donc à la K4 l’immense responsabilité de remplacer la Forte tout en justifiant le départ de la Rio et de la K5. Mais comment ? En étant aguichante et surprenante.

À vrai dire, l’équipe responsable de sa conception avait-elle le choix de claquer rien de moins qu’un coup de circuit ? Pas vraiment. Dans un marché nord-américain où le véhicule utilitaire domine outrageusement, il faut être très optimiste pour miser sur une berline. Ou alors fin stratège en calculant que plusieurs constructeurs négligent ce segment ou l’ont carrément abandonné.

À L’Annuel de l’automobile, un contact basé en Félonie orientale nous a remis une vidéo clandestine montrant la présentation finale de la K4 aux grands patrons de Kia Motors avant son dévoilement à New York. Dans un repaire secret bien approvisionné en pop-corn aux anchois, nous l’avons visionnée. Nous pouvons aujourd’hui vous dévoiler l’essentiel de la discussion menée par nul autre que Karim Habib, vice-président exécutif responsable du design mondial de Kia et, rappelons-le avec fierté, un Montréalais d’adoption.

  • Chers membres du conseil, vous le savez, notre défi était colossal : offrir aux Québécois une berline qu’ils convoiteraient davantage qu’un VUS.
  • Ça ressemble à un suicide commercial, non ?
  • Pas pour Kia. Depuis que vous avez consenti un pont d’or au designer Peter Schreyer en 2006, le papa de l’Audi TT nous a donné le « Tiger Nose », la grille distinctive qui unit désormais tous nos véhicules. Herr Schreyer jouit aujourd’hui d’une retraite amplement méritée, vous m’avez fait l’honneur de lui succéder et j’ai signé le nouveau code esthétique de Kia que j’ai baptisé « Opposites United ».
  • Les contraires qui s’attirent ?
  • Disons plutôt les contrastes qui se stimulent les uns les autres. Examinez cette K4 en face de vous. Voyez les LED verticaux des phares et des feux arrière qui s’unissent à des bandes lumineuses horizontales. Ou le pilier C qui se dresse sur une surface plate en plus d’accueillir les poignées des portières. Autrement dit, mes amis, de l’audace, beaucoup d’audace !
  • J’aime bien ce style fastback à l’arrière.
  • Ça tombe bien, nous aussi. Il confère le dynamisme d’un coupé à l’auto. Quant à sa prestance, nous avons déposé sur les jantes en alliage de 18 po des dimensions plus généreuses que celles de la Forte. Les plus généreuses du segment en fait.
  • Je dois avouer que cette K4 dégage une impression de luxe qui échappait à la Forte.
  • C’était exactement l’un des objectifs de notre mission. De toute façon, Kia s’est forgé une réputation d’en donner plus pour son argent au consommateur. Notre K4 poursuit cette tradition mais en élevant la barre.
  • La motorisation de cette traction ?
  • La même que la Forte. Notre 4-cylindres 2,0 litres de 147 chevaux associé à une CVT pour les versions LX, EX et EX+, puis le 1,6L turbocompressé de 190 chevaux couplé à une transmission automatique qui passe de 7 à 8 rapports pour les GT-Line et GT Tech. Ces deux modèles suralimentés héritent d’une suspension multibras à l’arrière axée sur l’agilité sportive.
  • Dans la Forte, le 1,6L développait 201 chevaux. Pourquoi la diminution de puissance ?
  • Nos ingénieurs l’expliqueraient mieux que moi mais je dirais à cause du poids et du calibrage du moteur pour optimiser le silence à bord, le meilleur du créneau à notre avis.
  • Si vous vous êtes donnés autant de mal pour personnaliser la silhouette, j’imagine que l’habitacle a mérité les mêmes attentions ?
  • Bien sûr. Voici un intérieur moderne, épuré, chic et truffé de technologies.
  • Par exemple ?
  • De série, la K4 sera livrée avec 11 aides électroniques à la conduite, comme le régulateur de vitesse intelligent et le maintien assisté de la voie. Mais il sera possible au client d’en ajouter une vingtaine d’autres. De plus, au fur et à mesure que nous améliorerons ces systèmes, les rehaussements parviendront à l’auto via Internet.
  • L’écran ?
  • En combinant le bloc des instruments à la zone d’infodivertissement, ça nous donne un pavé tactile de presque 30 pouces !
  • Des boutons traditionnels ? J’aime les boutons traditionnels…
  • Nous y avons pensé. Vous trouverez à bord de la K4 le meilleur des deux mondes. Des icones aux fonctions intuitives et des interrupteurs classiques pour les actions élémentaires. Pourquoi compliquer quand on peut faire simple ? Apple Play et Android Auto sans fil, une sono Harman Kardon et il suffira de dire « Hey Kia ! » pour passer des commandes de façon naturelle à une intelligence artificielle qui deviendra chaque jour plus familière avec nos préférences.
  • De l’espace pour les bagages ?
  • À peine plus petit que celui de la Forte, i.e. 413 litres versus 434. La longueur supplémentaire de 69 mm dont jouit la K4 profite avant tout au confort de ses occupants. Ça et les sièges chauffants et ventilés.
  • Le prix ?
  • Nous y travaillons. Nous jonglons avec plusieurs facteurs. Par exemple, en ce moment, le consommateur québécois peut se procurer une Forte à partir de 23 662$, une Volkswagen Jetta pour 26 160$ et une Hyundai Elantra pour 24 496$. La K4, plus longue et plus large que ces trois véhicules, sera forcément plus chère que la Forte mais pas tellement si nous voulons rester compétitifs et fidèles à notre réputation. Chose certaine, le consommateur sera fixé d’ici le dernier trimestre de 2024, alors que la K4 2025 sera disponible chez nos concessionnaires.
  • Vous n’oubliez pas un détail ?
  • Quoi donc ?
  • La Forte5. Aura-t-elle aussi une remplaçante ? Une K4 à hayon ?
  • Même qu’elle existe déjà. Mais nous ne savons pas encore quels marchés l’accueilleront. Si nous décidons d’importer cette variante hatchback au Canada, probable qu’elle sera assemblée au Mexique, comme la berline K4. À suivre.
  • Beau travail, Karim.
  • Merci, patron.

Le texte Kia K4 2025 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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