Trois géants chinois qui s’en viennent au Canada
Les constructeurs chinois préparent leur offensive au Canada. Il y en a au moins trois qui sont pratiquement prêts.
BYD vient de dévoiler ses cartes. Selon Bloomberg, l’entreprise chinoise prévoit ouvrir 20 concessionnaires au Canada très bientôt. BYD domine déjà son marché intérieur. Il vend plus de voitures électriques que Tesla à l’échelle planétaire. Ses dirigeants ciblent maintenant l’Amérique du Nord. On a hâte de voir quels modèles seront lancés chez nous pour débuter l’opération charme.
Geely adopte une approche tout aussi agressive. Ce groupe doublera ses projets de véhicules en Europe l’an prochain. L’entreprise possède déjà des marques connues chez nous comme Volvo et Polestar, mais des véhicules de marque Geely et Zeekr feraient partie des plans à court terme.
Une troisième marque s’en viendrait : Leapmotor. Bloomberg a sorti cette nouvelle-là également. Stellantis, la maison mère du groupe Chrysler, est partenaire avec la société chinoise Leapmotor. Elle aurait en tête de finir l’assemblage de ses petites voitures électriques chinoises à son usine de Brampton, en Ontario, qui est vacante à l’heure actuelle.
Forcément, tout ça inquiète l’industrie canadienne. Les entreprises chinoises contrôlent toute leur chaîne d’approvisionnement, et pour le moment, aucune annonce d’investissement au pays n’a été faite. Même à Brampton, on craint des coupures massives dans la main-d’œuvre, puisqu’il ne faudrait qu’assembler les derniers composants sur des véhicules assemblés en Chine.
Les marques chinoises envisagent aussi d’autres chemins pour percer le marché. Ils regardent du côté du Mexique pour construire leurs usines. Une usine mexicaine contournerait les tarifs douaniers nord-américains. Le libre-échange continental ouvrirait la porte du Canada tout grand.
Le portefeuille des acheteurs dicte souvent les choix finaux et au Québec, on le sait, le patriotisme économique a ses limites, surtout que l’industrie automobile est concentrée à l’extérieur de la province. Un prix d’achat inférieur risque de remporter la mise assez rapidement.
L’arrivée de trois nouvelles marques pourrait attirer d’autres constructeurs par la suite. Les limites fixées par Ottawa sur l’importation de véhicules chinois vont se relâcher chaque année jusqu’en 2029.
L’industrie automobile mondiale vit un choc brutal depuis quelques années et apparemment, c’est au tour du Canada d’être au cœur de ce changement.
Le texte Trois géants chinois qui s’en viennent au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
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