L’Alberta testera une limite de vitesse de 120 km/h sur certaines autoroutes.

Le gouvernement de l’Alberta s’apprête à lancer un projet pilote visant à augmenter la limite de vitesse à 120 km/h sur certaines autoroutes divisées de la province. Le premier essai débutera dès le mois prochain sur un tronçon de la Highway 2 (Alberta), au sud de Leduc. Cette initiative marque une étape importante dans la stratégie du gouvernement dirigé par la première ministre Danielle Smith, qui souhaite moderniser les limites de vitesse sur certaines grandes routes de la province.

Un projet pilote sur la Highway 2

Le projet pilote sera lancé lorsque les conditions printanières le permettront, une fois l’hiver terminé et les pneus d’hiver retirés. Le test se déroulera pendant l’été et se poursuivra jusqu’à l’automne sur un tronçon de la Highway 2 situé au sud de Leduc. Cette autoroute constitue l’un des principaux corridors routiers de la province puisqu’elle relie Calgary à Edmonton. Toutefois, la nouvelle limite ne s’appliquera pas à certaines routes urbaines très fréquentées, notamment Deerfoot Trail.

D’autres autoroutes pourraient être visées

Si l’expérience s’avère concluante, le gouvernement envisage d’étendre la limite de 120 km/h à plusieurs autres autoroutes divisées de la province. Parmi les axes potentiellement concernés figurent la Trans-Canada Highway (Highway 1), la Yellowhead Highway, la Highway 63 (Alberta) menant vers Fort McMurray, la Highway 43 (Alberta) ainsi que la Highway 4 (Alberta), qui relie l’Alberta à la frontière américaine. Selon le gouvernement, ces routes disposent souvent de larges accotements, de fossés profonds et d’emprises importantes, ce qui les rend théoriquement adaptées à des vitesses plus élevées.

Un projet surveillé de près

Le ministre des Transports Devin Dreeshen affirme que les ingénieurs considèrent déjà plusieurs de ces autoroutes comme conçues pour supporter des vitesses de 120 km/h. Pendant la période d’essai, le gouvernement analysera attentivement le comportement des automobilistes. Les autorités veulent notamment vérifier si les conducteurs respectent la nouvelle limite ou s’ils adoptent une conduite plus agressive en considérant ces routes comme des autoroutes sans restriction de vitesse, à l’image de l’Autobahn.

Les données recueillies permettront d’évaluer l’impact réel de cette hausse sur la sécurité routière.

Un appui notable des automobilistes

Selon un sondage mené par le gouvernement albertain, près de sept Albertains sur dix seraient favorables à une augmentation de la limite de vitesse sur les autoroutes divisées.Le soutien serait particulièrement marqué dans les régions rurales, où les automobilistes parcourent régulièrement de longues distances. Plusieurs conducteurs qui empruntent des routes menant vers Grande Prairie ou Fort McMurray ont notamment demandé que leurs corridors routiers soient également inclus dans le projet. Le gouvernement estime que cette mesure pourrait réduire le temps de déplacement pour les habitants des régions éloignées.

Une réglementation envisagée pour les camions

Parallèlement à l’augmentation de la limite de vitesse, la province envisage aussi une nouvelle règle concernant les véhicules lourds. Sur les autoroutes divisées comportant trois voies ou plus dans la même direction, les camions pourraient être interdits dans la voie de gauche. Cette mesure vise à améliorer la fluidité du trafic et à réduire les situations de dépassement prolongé. Cette proposition semble faire presque l’unanimité auprès des répondants au sondage gouvernemental.

Une comparaison avec les États-Unis

Face aux critiques craignant que cette hausse transforme certaines autoroutes en routes dangereuses, le ministre Dreeshen rappelle que certains États américains, dont le Montana, autorisent déjà des limites de vitesse encore plus élevées. Selon lui, l’objectif n’est pas de favoriser la vitesse excessive, mais d’adapter les limites de vitesse à la conception réelle des infrastructures routières modernes. Il rappelle également qu’en Alberta, conduire trop lentement sur une autoroute peut aussi entraîner une contravention lorsque cela nuit à la circulation.

Conclusion

D’un point de vue technique, plusieurs autoroutes nord-américaines sont effectivement conçues pour supporter des vitesses supérieures aux limites actuellement affichées. Toutefois, l’impact réel dépend souvent davantage du comportement des conducteurs, de la densité de circulation et des conditions climatiques que de la conception de la route elle-même. 120 km/hDans le cas de l’Alberta, où les distances sont vastes et la circulation souvent moins dense qu’au Québec ou en Ontario, une limite de 120 km/h pourrait être réaliste sur certains axes ruraux. La véritable question sera de vérifier si cette hausse n’entraîne pas une augmentation disproportionnée des vitesses réelles, phénomène souvent observé lorsque la limite officielle est relevée.

Avec des renseignements de Driving.ca

Le texte L’Alberta testera une limite de vitesse de 120 km/h sur certaines autoroutes. provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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