Volvo XC40 2028 : un bon coup de Botox
Le Volvo XC40 est parmi nous depuis 2018 (modèle de 2019). Il a rapidement conquis le cœur des amateurs, notamment grâce à son style, l’un des plus réussis de la marque depuis longtemps. Ajoutez à ça un format qui plaît à tout le monde, le VUS compact étant la catégorie la plus populaire au pays. Une recette gagnante que Volvo n’a aucune envie de bouleverser. Voilà pourquoi, avec ce XC40 2028, on ne bouleverse rien. On peaufine. Volvo parle d’une nouvelle génération. Permettez-moi d’en douter. Le châssis reste le même, la mécanique aussi. On est plutôt face à une mise à jour importante. Les mots ont un sens, et disons que Volvo étire un peu l’élastique du marketing ici. N’empêche, il y avait assez de nouveautés pour que la compagnie nous convie à Londres, histoire de voir le modèle en chair et en os avant les premiers essais routiers, prévus plus tard cette année.
Et la version électrique ?
Ce qu’on vous présente ici, c’est la version à essence du XC40, la seule confirmée pour le moment pour notre marché. Disons qu’on opte pour la complexité plutôt que pour la simplicité. En gros, la production du nouveau XC40 débutera vers la fin de l’année en cours. Son arrivée chez les concessionnaires canadiens va se faire au début de 2027. Pour l’EX40, la version électrique, c’est plus flou. Officiellement, il n’y aura pas de modèle 2027 au Canada. Ce qui va se produire, c’est qu’on va écouler les versions de 2026 encore en stock. Si l’EX40 effectue un retour pour 2028, on peut deviner qu’il nous arrivera quelque part en 2027. Pour le moment, c’est silence radio chez Volvo. Dans le contexte actuel, où l’électrification avance puis recule au gré des politiques et de la demande, il est difficile de mettre la main au feu sur quoi que ce soit. Ce qu’on a pu voir à Londres, c’est que la variante électrique profite des mêmes retouches esthétiques et technologiques que la variante à essence.
Sous le capot : statu quo
La mécanique ne change pas. Le XC40 2028 conserve son 4-cylindres turbo de 2,0 litres, bon pour 247 chevaux et 258 livres-pieds de couple, jumelé à une boîte automatique à huit rapports. Un doute plane sur le couple, cela dit. On a évoqué 266 livres-pieds lors de la présentation londonienne, mais visiblement, même les gens de Volvo semblaient hésiter entre les mesures européennes et nord-américaines. Entre 258 et 266, franchement, personne n’y verra une différence au volant. On tranchera quand les fiches techniques canadiennes seront officielles. Une déception, par contre : toujours pas de version hybride rechargeable au catalogue, alors que d’autres modèles de la gamme Volvo en profitent. Dommage.
Même gueule, nouveaux habits
La signature stylistique de Volvo demeure reconnaissable avec ce XC40, et c’est tant mieux. On reconnaît le VUS à ses proportions et à ses traits bien ancrés. Les phares de jour, en marteau de Thor, s’allongent et passent maintenant en surface, alors que les phares réguliers sont en retrait. Une approche toute simple, qui évite l’écueil dans lequel trop de constructeurs tombent ces temps-ci : la surenchère visuelle à l’avant. Ici, ça reste propre, sympathique, sans grimace. Tout ce qui se trouve devant le pare-brise a été refait : capot, pare-chocs, grille, ailes avant. Rien n’est épargné. À l’arrière, même chanson : nouveau hayon, nouveau pare-chocs et une signature lumineuse qui reprend la logique de l’avant. Les jantes, offertes de 18 à 20 pouces, sont également nouvelles. Ce qui ne bouge pas : les quatre portières, les panneaux latéraux arrière et les dimensions générales.
L’IA s’installe dans l’habitacle
À bord, l’écran central passe de 9,0 à 11,2 pouces. Il n’est plus encastré, mais flottant, un choix qui ne fera pas l’unanimité sur le plan esthétique. Ce changement de format accompagne surtout l’arrivée d’une nouvelle interface, propulsée par Google Gemini et l’intelligence artificielle : on jure que la réactivité sera plus impressionnante et que l’on pianotera moins pour arriver à ses fins. On a bien hâte de voir ça. On promet aussi des interactions en langage naturel, comme si l’on jasait avec un ami plutôt que de négocier avec une machine. Deux pavés de recharge sans fil pour cellulaires s’ajoutent également. Pour le reste, les retouches restent mineures : pourtour des buses d’aération, choix de matériaux. Rien pour écrire à sa mère.
La sécurité, toujours
Impossible de parler de Volvo sans passer par la case sécurité, un terrain où la marque refuse de céder un poil à qui que ce soit. Le XC40 2028 hérite d’une nouvelle plateforme de capteurs et de logiciels dédiés aux aides à la conduite, avec de nouveaux radars et une nouvelle caméra à l’avant. Le freinage d’urgence a également été retravaillé pour offrir une meilleure détection des obstacles et une réaction plus vive en situation critique. Le genre de technologie qu’on espère ne jamais avoir à tester en conditions réelles. Volvo, en coulisses, ne lésine pas sur les essais, jusqu’à simuler des collisions avec un mannequin représentant… un orignal.
Conclusion
On ne sera pas dépaysé avec ce XC40 2028. Avec une mécanique et un châssis identiques, le comportement routier ne devrait pas surprendre. Il faudra prendre le volant pour confirmer, mais les surprises devraient être minimes.
Le texte Volvo XC40 2028 : un bon coup de Botox provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile




